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30/04/22

Color Field Painting 60 Years: 1958-2018 @ Barbara Mathes Gallery, New York

Color Field Painting 60 Years: 1958-2018
Barbara Mathes Gallery, New York
April 26 - July 1, 2022

Barbara Mathes Gallery presents Color Field Painting 60 Years: 1958-2018. Featuring works by Ed Clark, Thomas Downing, Sam Francis, Sam Gilliam, Charles Hinman and Kenneth Noland, the exhibition explores the history of the Color Field movement and its legacy in the 21st Century. From the 1960s onwards, a generation of American artists began to rethink postwar gestural abstraction. Retaining an interest in color, artists such as Ed Clark, Kenneth Noland, and Thomas Downing began to experiment with framing and shaped canvases, while Sam Gilliam and Charles Hinman abandoned the traditional frame altogether, breaking the boundaries between the space of the painting and the space of the viewer. Driven by technical innovation, the artists presented here expand the definitions of their medium while exploring the effects of light and luminous color.

Experimentation with color and the question of the frame were central concerns of Ed Clark. In the 1960s Clark became the first artist to exhibit a shaped canvas which appeared in a group exhibition at the Brata Gallery in New York. Ed Clark was already known for his rethinking of gestural abstraction: in the 1950s he began to apply paint with a push broom, a technique he termed “the big sweep.” In Untitled (1996) Ed Clark reinterprets the oval forms that had preoccupied him in his early canvases, presenting curved shapes not as virtuosic brushstrokes, but rather as glowing clouds of atmospheric color.

Ceaseless invention is a hallmark of Sam Gilliam’s career. In his canonical Drape series, begun in 1968, he suspended unstretched canvases from the walls and ceiling. Freeing the canvas from its frame allowed Gilliam to push the boundaries between painting and sculpture while establishing the artist as leading innovator in the Color Field movement. In B Series II (2015) Gilliam uses pigment-based ink on handmade paper, manipulating the material to create sharp vertical folds within which the luminous pigment pools and smears. Gilliam cites Jazz as an influence and the tension between improvisation and structure –between the ink’s liquidity and the linear structure of the paper’s folds—is characteristic of his experiments with media.

The picture frame was of equal interest to Kenneth Noland, an artist who defined the “post-painterly abstraction” of a generation that reacted against the gestural qualities of Abstract Expressionism. A key member of the Washington Color School, Kenneth Noland reduced his compositions to geometric shapes such as circles, chevrons, and lines which he painted on unprimed canvases. Through these simple forms he explored geometry and color relationships. In Walk (1964) he plays with the limits of the frame – turning the painting on its side and both echoing and mirroring its corners in spare ninety-degree angles.

BARBARA MATHES GALLERY
22 East 80th Street, New York, NY 10075
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12/11/10

Une peinture de Basquiat pour 970400 EUR - Résultat Vente de prestige d’Art contemporain Octobre 2010

Résultat Vente aux enchères de prestige d’Art contemporain
SVV Cornette de Saint Cyr
Drouot Montaigne
23 et 24 octobre 2010

Les samedi 23 et dimanche 24 octobre à Drouot Montaigne,  la société de ventes volontaires Cornette de Saint Cyr organisait une vente de prestige d’Art contemporain. Les deux jours de vacations ont totalisé un produit vendu de 6.526.400 € frais compris. 15 enchères ont dépassé 100.000 €.

La plus haute enchère a été portée sur le lot 39, un diptyque de 1981 par JEAN-MICHEL BASQUIAT (1960-1988), qui s’est envolé à 970.400 € frais compris. Il s’agissait d’une peinture aérosol, mine de plomb, marqueur, feutre, acrylique et peinture émaillée sur panneau. Ce diptyque était signé SAMO en bas à droite du panneau gauche. Il avait figuré dans une collection privée new-yorkaise, puis japonaise (depuis 1985). Une autre oeuvre de Jean-Michel Basquiat, une peinture aérosol, mine de plomb, feutre, acrylique, feutre et peinture émaillée sur panneau datée de 1981, lot 41, a été acquise à 412.500 € frais compris. Elle provenait de la même collection. Un fusain sur papier de 1983, lot 40, a pour sa part trouvé preneur à 125.000 € frais compris. Il provenait d’une collection particulière parisienne et avait été acquis à la Galerie Yvon Lambert, Paris.

On a pu également noter une belle enchère pour le lot 33, Naked Spotless Mirror (SFP80-47), une acrylique sur toile de SAM FRANCIS (1923-1994), qui a été adjugé 400.000 € frais compris. Datée 1980, elle portait le numéro SFP 80 47 sur le rabat. Elle avait notamment pour provenances : Collection Mako Idemitsu, Japon ; Natenshi Gallery, Tokyo ; Collection particulière, Tokyo ; Collection particulière, New York. Du même artiste, le lot 36, SFP 89-13, une autre acrylique sur toile datée 1989, a trouvé preneur à 150.000 € frais compris. Elle était signée et datée au dos et provenait de la Galerie Jean Fournier.

La Grande Rambaud, un bronze soudé par CESAR (1921-1998), est parti à 300.000 € frais compris. Il était signé en bas à droite sur la base, numéroté 8/8, et portait le cachet du Fondeur Bocquel.

Une partie de la vente était consacrée à la dispersion d’un important ensemble d’œuvres de SAYED HAIDER RAZA (né en 1922), provenant de la collection de Monsieur X. (troisième vente). Quatorze tableaux sur quinze ont trouvé preneur pour un montant de 1.583.750 € frais compris. Le lot 1, une huile sur toile de 1956, Village provençal, a été emporté à 225.000 € frais compris. Elle était signée et datée en bas à droite. Cette œuvre provenait de la Galerie Lara Vincy, Paris, et avait été exposée à la Biennale de Venise en 1956. On a pu noter également une belle enchère pour le lot 6,  Village, une huile sur toile de 1966, acquise à 218.750 € frais compris. Signée et datée en bas à droite, elle était contresignée, annoté P-683’66, et titrée au dos. Le lot 5, une huile sur toile signée et datée 1962 en bas à droite, Eglise, a été vendue 156.250 € frais compris. Elle était contresignée, titrée et annotée P-415’62 au dos. La Terre, une huile sur toile de 1968, lot 9, et Eglise, lot 2, une huile sur toile 1956, partaient chacune à 137.500 € frais compris.

www.drouot.com

Sam Francis, Prints 1975-1978 Exposition à la Galerie Jean Fournier, Paris

Sam Francis, Prints 1975-1978 Galerie Jean Fournier, Paris Jusqu'au 20 novembre 2010  

La galerie Jean Fournier présente actuellement, jusqu'au 20 novembre, une exposition en hommage à SAM FRANCIS (San Mateo, Californie 1923 - Santa Monica, Californie 1994). Cette exposition regroupe pour la première fois un ensemble de lithographies réalisées entre 1975 et 1978 dans lesquelles le noir et le blanc sont travaillés de manière essentielle, certaines étant rehaussées par des tons de brun, mauve, vert olive et bleu marine. L’ensemble de ces éditions fut réalisé à l’atelier Litho Shop à Santa Monica, Californie et imprimé par George Page avec qui Sam Francis réalisa de nombreuses éditions. 

Jean Fournier découvre le travail de Sam Francis en 1956 sur les recommandations de Simon Hantaï. Fasciné par les oeuvres de l’artiste américain, il présente en 1957 une de ses peintures à l’occasion de l’exposition L’exemplaire dans l’aventure picturale des dix dernières années. A la suite de cet événement Sam Francis entre à la galerie où ses œuvres seront régulièrement exposées. Se succèderont ainsi, pendant presque quarante ans, une quinzaine d’expositions personnelles de Sam Francis. En 1979, la galerie rue Quincampoix sera inaugurée avec Des toiles nouvelles, exposition personnelle de Sam Francis. 

Plus connu pour ses qualités de coloriste remarquable, Sam Francis explore à travers ces lithographies l’étonnante intensité lumineuse que peuvent révéler les variations de noirs et de gris travaillés en regard de la réserve de la feuille. Les lithographies détiennent une place très importante dans l’oeuvre de l’artiste qui appréciait tout particulièrement ce médium. « What has happened is that I have found a way to get into that machine (the printing press). When I am working with these prints, I am the paper, I am the paint, I am the machine, I am not trying to `make something´. »[1] 

Ces lithographies présentent en leur centre des formes géométriques. Le triangle, le carré et la grille sont récurrents ainsi qu’au même moment dans ses peintures et œuvres sur papier. Sam Francis pense chaque suite en convoquant ces trois médiums. De plus petit format que les peintures, les lithographies lui fournissent l’occasion d’une recherche d’un espace plus intime révélant une autre intensité. 

A l’instar de ces toiles, nous retrouvons ici les dripping qui recouvrent les formes géométriques. Ce réseau de coulures colorées, semblables à des fils, relie les taches entre elles. Parfois le dessin envahit le papier, l’absence de marge offre alors la possibilité de dépasser la notion de cadre et propose un paysage se déployant à l’infini. Les formes géométriques semblent flotter dans un univers chaotique, comme suspendues à une voûte céleste. Nous pouvons observer le tour de force de l’artiste que constituent ces dripping, même dans le chaos il continue de composer et d’organiser. En apparence si spontanées ces lithographies ont en réalité fait l’objet d’études préparatoires. Ces éditions alternent entre des moments d’expansion et de concentration ; moment de blancheur et de densité noire. 

Dans les années 70, Sam Francis réalise régulièrement des tirages noir et blanc de lithographies très colorées. La galerie Jean fournier présente deux de ces éditions. Cette opposition des lithographies colorées et dans des nuances de noir et de blanc donne une vraie présence à l’univers pictural de Sam Francis. Ces tonalités de gris, très rapprochées les unes des autres modifient l’espace créé, le plus souvent en donnant une densité et une étroitesse à la composition de la structure qui s’oppose à la profondeur et à l’impression aérée des couleurs brillantes des autres versions imprimées de ces mêmes dessins. 

[1] Sam Francis, in The Prints of Sam Francis, A Catalogue Raisonné 1960-1990, 2ème de couverture, Hudson Hills Press, 1992. 

GALERIE JEAN FOURNIER
22, rue du Bac
75007 Paris 
www.galerie-jeanfournier.com 

Prochaine exposition à la Galerie Jean Fournier :
Michel Parmentier, Peintures 1961-1968, 25 novembre 2010 - 8 janvier 2011 

Précédentes expositions :
Nicolas Guiet, otrtreotrpoto, 2 septembre - 9 octobre 2010
Pierre Mabille, Récits, 27 mai - 26 juin 2010