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14/11/07

50 artistes de Rhone-Alpes, Musée Paul Dini à Villefranche-sur-Saone

Exposition : 50 artistes de Rhône-Alpes 
Quelle actualité ? 
Musée Paul Dini, Villefranche-sur-Saône 
Commissaires : Sylvie Carlier, Damien Chantrenne 
10 novembre 2007 - 10 février  2008 

Le musée municipal Paul-Dini de Villefranche-sur-Saône prend part au questionnement de la Biennale d’art contemporain de Lyon 2007 : « Quel est selon vous l’artiste qui a ou a eu un rôle essentiel dans les années 2000 ? ». Le parcours « 50 artistes de Rhône-Alpes : quelle actualité ? » met en valeur la production récente d’artistes ayant un lien de vie ou de travail avec la Région. Ils s’inscrivent dans une certaine  histoire de l’art régional, française et internationale. Leurs oeuvres interrogent l’actualité et le regard du présent. Elles prendront place ou non dans l’histoire de l’art en train de s’écrire ou de s’annuler. 

Cette exposition ne s’attache pas à classifier l’œuvre d’art « contemporaine », encore moins de lui trouver de nouvelles classifications. Nous avons cherché à rendre compte, au travers des œuvres choisies et présentées ici, la pluralité des expressions plastiques. Panorama large de la création actuelle en Rhône-Alpes, l’exposition propose au visiteur une photographie non exhaustive d’une diversité artistique qui se manifeste avec des mediums traditionnels et avec les nouvelles techniques (vidéo, assemblages ou installations). 

Les artistes présentés : Georges Adilon, Jean-Philippe Aubanel, Armand Avril, Jean-Noël Bachès, Damien Beguet, Carole Benzaken, Stéphane Braconnier, Jean-Marc Cerino, Franck Chalendard, Alain Chevrette, Christine Crozat, Jacques Damez, Marc Desgrandchamps, Hilary Dymond, Philippe Favier, Daniel Firman, Patrice Giorda, Gordon Hart, Isabelle Jarousse, Ernst Kapatz, Jackie Kayser, Denis Laget, Gilles Lecoffre, Guy Limone,  Mister Helic, Pierre Montheillet, Patrice Mortier, Hubert Munier, Kacem Noua, Olivier Nord, Numa-Droz, Agnès Petri, Bernard Piffaretti, Pierre  Pinoncelli, Alain Pouillet, Paul Raguénès, Samuel Rousseau, Eric Roux-Fontaine, Jacqueline Salmon, Jean-Marc  Scanreigh,  Max Schoendorff, Denis Serre, Djamel Tatah, Cristina Tavarès, Isabelle Thé, Daniel Tillier, Guillaume Treppoz, Jacques Truphémus, Henri Ughetto, David Wolle. 

Commissaires de l'exposition : Sylvie Carlier conservateur du musée Paul-Dini et Damien Chantrenne, chargé du service des publics 


MUSEE PAUL DINI 
2 place Faubert 
69400 Villefranche-sur-Saône 

www.musee-paul-dini.com 

15/03/07

Michel Parmentier : Peintures 1962 - 1994, Galerie Jean Fournier, Paris

Michel Parmentier : Peintures 1962 - 1994 
Galerie Jean Fournier, Paris
15 mars - 21 avril 2007

La galerie Jean Fournier expose un ensemble inédit de peintures sur toile et sur papier de MICHEL PARMENTIER (1938-2000) datant de 1962 à 1965. Cet ensemble est confronté, dans l’exposition, avec une bande grise peinte en 1967 et une peinture sur calque datant de 1994.

Au cours de l’année 1966, Michel Parmentier adopte le pliage et travaille à partir de toiles de grandes largeur (environ 250 cm) achetées au Marché Saint-Pierre qu’il plie au sol après les avoir préparées sur un châssis et qu’il peint, à la bombe ou au pistolet. La surface peinte est laquée, brillante, d’une facture totalement impersonnelle. La couleur employée changera selon les années : bleu en 1966, gris en 1967 et rouge en 1968.

Les peintures qui précèdent l’année 1966 montrent que Michel Parmentier « cherche un temps à produire une synthèse singulière de la peinture américaine et d’une certaine histoire française. S’il est, comme tous ceux qui, dans sa génération, formèrent la véritable avant-garde, d’une défiance absolue à l’égard de ce qui évoque l’Ecole de Paris et son abstraction bien tempérée, et si, à cet égard, il préfère ce qui se délite à ce qui est composé, il y a pourtant quelque chose de Nicolas de Staël qui passe dans sa façon, un temps, de construire l’espace par la couleur. Mais aussi – et c’est là un autre monde – quelque chose d’Henri Michaux qui traverse les toiles les plus sombres, où le gris et le noir balayent la quasi-totalité de la surface.

Mais l’essentiel est ailleurs, dans ce que Michel Parmentier fait subir à son travail : une démarche qui s’apparente à un processus délibéré et systématique de dégradation. Dégradation symbolique, qui le conduit à n’utiliser que des matériaux sans noblesse, c’est-à-dire étrangers au monde des beaux-arts : papiers d’emballage ou journaux, pour importer du motif déjà fait ; papier d’argent et peinture industrielle en guise de couleur. Mais aussi dégradation matérielle, car Michel Parmentier colle, recouvre, arrache autant si ce n’est plus qu’il ne peint, et ses toiles ressemblent parfois à de vastes repentirs qui conservent en leur sein la moindre trace des hésitations qui les ont constituées. Comme des espaces feuilletés dont chaque strate avoue plus qu’elle ne dissimule ce qu’elle recouvre. Singulièrement la peinture de Parmentier tend progressivement vers la maigreur alors même qu’il multiple les ajouts et collages.

Des premières toiles blanches composées de 1962 aux dernières toiles laquées et quasiment blêmes de 1965, c’est l’appauvrissement, la dématérialisation de l’œuvre que vise l’artiste. S’il existe une forme de continuité entre les travaux d’avant et ceux d’après 1966, elle réside dans ce mouvement vers le moins. Car là où il appauvrit peu à peu sa matière picturale de 1962 à 1965, Michel Parmentier fera subir plus tard un même sort à son support qui, à la fin des années 1980, passera de la toile au papier pour finir dans la translucidité du calque. Peinture toute entière tendue entre affirmation et négation. » (extrait du texte de Pierre Wat, « Parmentier, au seuil de la peinture » publié dans le catalogue de l’exposition)

Michel Parmentier est né à Paris en 1938, est mort à Paris en 2000. Il cesse de peindre de 1968 à 1983.

GALERIE JEAN FOURNIER, PARIS
www.galerie-jeanfournier.com

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