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28/12/17

Rmn-Grand Palais : Collection littéraire Cartels

Art & Littérature
Rmn-Grand Palais : Nouvelle Collection littéraire Cartels




La Rmn-Grand Palais propose, depuis fin septembre 2017, pour la première fois de son histoire éditoriale une collection de littérature: Cartels qui propose des rencontres inédites entre des grands auteurs de fiction du XXIème siècle et des artistes majeurs de l’histoire de la peinture.

Cartels. Dans un musée, placé sur le mur tout près d'une œuvre d'art, un cartel vient dire qui a peint, sculpté, fait naître cette œuvre d'art. Ses dimensions, aussi, sa provenance, sa matière... Un cartel explique. La collection "Cartels", elle, fait davantage qu'expliquer : elle donne à vivre l'œuvre d'art, sa genèse, l'univers dans lequel elle prend sa source, les histoires qu'elle porte ou suscite, grâce au regard d'un écrivain. Confrontée à ce regard, jamais innocent, toujours étonnant elle se livre ou résiste, défie son imaginaire ou se laisse porter par lui, ses obsessions, ses rêveries, donne matière à fiction. Cartels, ou quand les mots des écrivains se mettent à l'œuvre.

Nouvelle collection dans le paysage littéraire, Cartels offre la rencontre entre deux artistes de grande envergure, un écrivain reconnu et un peintre majeur.

La collection commence avec Philippe Forest (Rubens) et Zoé Valdés (Gauguin).

Dans Cartels les pages de gardes sont utilisées pour déployer les œuvres auxquelles le texte fait écho. Le brillant du papier comme la mise en page reprennent les codes des éditions d’art, et mettent en abîme le travail de l’artiste, au sein même de cet ouvrage littéraire.

Editions Rmn-Grand Palais, Paris 2017, en vente dans toutes les librairies.

Rmn - Grand Palais
www.grandpalais.fr

31/01/12

Exposition Cézanne et Paris, Musée du Luxembourg. L'artiste entre Provence et Paris, Bords de Marne...


Cézanne et Paris 
Musée du Luxembourg, Paris
Jusqu'au 26 février 2012

Si Paul Cézanne (1839-1906) est à juste titre associé à la Provence, l'exposition Cézanne et Paris nous rappelle qu'on ne saurait l'y restreindre. En effet, plus de la moitié de son temps, à partir du moment où il se consacre à la peinture, se passe à Paris et en région parisienne. Il fait le voyage Aix-en-Provence - Paris plus de vingt fois. Bien entendu, les raisons de sa venue ne sont pas les mêmes à vingt et soixante ans. Après 1890, l’artiste déjà âgé, encore incertain de son œuvre (« je fais de lents progrès » écrit-il à la fin de sa vie)  se retire sur les bords de la Marne ou du côté de Fontainebleau pour peindre quelques paysages apaisés ainsi que des portraits. Il n’est plus le jeune homme, ambitieux  de « conquérir » Paris avec la volonté d’entrer à l’école des Beaux-Arts et de présenter des œuvres au Salon. 

A Paris, Cézanne se confronte tout autant à la tradition qu’à la modernité. Pour employer le vocabulaire de Zola,  il trouve  les « formules » de la nouvelle peinture avant de les exploiter en Provence. Le va-et-vient entre Provence et Ile de France devient constant même si les rythmes évoluent. En tout cas après 1890, les critiques, les marchands, les collectionneurs commencent à s’intéresser à son œuvre et Cézanne se montre attentif à cette reconnaissance parisienne qui facilite celle de son oeuvre de génie de la peinture. Ainsi imprime-t-il plus que tout autre sa marque dans l’art moderne : des post-impressionnistes à Kandinsky, l’avant-garde le considèrera comme un précurseur, « notre père à tous », selon la formule de Pablo Picasso. 

Cette exposition du Musée du Luxembourg (Sénat) est organisée par la Rmn-Grand  Palais, en collaboration avec le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Elle bénéficie en particulier de prêts exceptionnels du Musée d’Orsay.


Paul Cézanne, Le Quartier du Four à Auvers-sur-Oise (détail), vers 1873 
Philadelphia Museum of Art, Philadelphie, USA 
The Samuel S. White 3rd and Vera White Collection, 1967 
Huile sur toile - 46,3 x 55,2 cm 
© The Philadelphia Museum of Art 

PARCOURS DE L'EXPOSITION AUTOUR DE 80 TABLEAUX DE PAUL CEZANNE

CEZANNE MONTE A PARIS SUR LES PAS DE ZOLA
Poussé et soutenu par Zola, ami rencontré à Aix-en-Provence au collège Bourbon, déjà installé à Paris, Paul Cézanne rejoint la capitale en 1861, contre la volonté de son père, pour devenir « artiste ». Il fréquente l’académie Suisse où il rencontre d’autres peintres tels Pissarro et  Guillaumin, avec lesquels il se lie d’amitié. Paris, où l’académisme s’impose par le Salon, est alors le lieu de la révolte et de l’avant-garde. Durant ces années d’études, Paul Cézanne s’approprie les traditions anciennes et modernes : ses carnets de dessin attestent d’un regard attentif sur les grands maîtres de la peinture, tels Rembrandt, Poussin, Delacroix…, et de la sculpture antique, classique et baroque, avec des copies de Michel Ange et Puget principalement. Dans le même temps, il participe au mouvement impressionniste sans vraiment y adhérer. Bien qu’il se soit construit picturalement à Paris, où il revient jusqu’en 1905, Cézanne a finalement peu représenté la ville dans son œuvre. Il n’évoque jamais les sites célèbres, mais dessine ce qu’il voit de sa fenêtre ou d’une terrasse sur les toits... Il faut une exception, ce sera le tableau  La Rue des Saules. Cézanne a posé son chevalet dans une rue de Montmartre mais la rue est déserte…  

CEZANNE ET PARIS HORS LES MURS, DU COTE D'AUVERS-SUR-OISE
Installé dans la capitale, Paul Cézanne ne cesse de s’y déplacer et d’en sortir.  Ainsi lui connaît-on près de vingt adresses différentes. Il travaille la peinture de paysage, en plein air, « sur le motif »,   se mettant à  l’école de peintres comme Pissarro et Guillaumin,  lesquels participent au mouvement impressionniste. Ils entendent reprendre la tradition du paysage après Courbet, Corot et les peintres de Barbizon qui voulaient représenter, à travers la campagne parisienne, une certaine identité française. Mais très vite Cézanne s’impose comme un maître faisant « de l‘impressionnisme une chose solide et durable comme l’art des musées ». Le tableau Le pont de Maincy en est l’expression autour des années 1880.  

CEZANNE ET LA TENTATION DE PARIS 
De même que chez Gustave Courbet ou Auguste Renoir, le nu est une préoccupation majeure de Paul Cézanne. Il peint plusieurs versions de La Tentation de saint Antoine entre 1870 et 1877, vraisemblablement après une lecture de Flaubert. Dans les mêmes années, les tableaux à caractère érotique se multiplient : Une Moderne Olympia,  L’Orgie, La Lutte d’amour… Plus tard, d’après le témoignage du marchand d’art Vollard, Cézanne travaille sur une grande toile de Baigneuses au moment où il exécute son portrait en 1899 : il ne recherche plus la dimension érotique du corps, mais construit une nouvelle expression du nu et invente son propre langage pictural.  

CEZANNE, LES NATURES MORTES ET LES PORTRAITS 
Pour Paul Cézanne, la « nature morte » est un motif comme un autre. Equivalent d’un corps humain ou d’une montagne, elle  se prête particulièrement bien à des recherches sur l’espace, la géométrie des volumes, le rapport entre couleurs et formes : « Quand la couleur est à sa richesse, la forme est à sa plénitude » disait  l’artiste. Sur quelque 1000 tableaux répertoriés, on compte près de 200 natures mortes. Parfois associées à des thèmes érotiques ou à des portraits, elles « disent » Paris autant que le ferait un paysage. Parmi ces portraits, dont les toiles de fond représentent souvent des papiers peints, figurent les amis emblématiques des séjours parisiens : Victor Chocquet, son premier collectionneur, ou Ambroise Vollard, « le » marchand qui organise ses premières expositions.  

CEZANNE ET LES VOIES DU SILENCE 
A partir de 1888, Paul Cézanne fait plusieurs séjours en région parisienne après être resté plusieurs années en Provence (de 1882 à 1888). S’il vient un été peindre au-delà d’Auvers, à Montgeroult, s’il rend visite à Monet à Giverny en 1894, ses lieux de prédilection dans les années 1890 sont les bords de la Marne vers Maison-Alfort ou Créteil, et la région de Fontainebleau  jusqu’à  Barbizon ou Marlotte. La rivière l’enchante, il y trouve fraîcheur, calme et sérénité et ses toiles expriment le « silence » de la nature. A Paris, les tons s’apaisent autour des bleus et des verts tandis qu’en Provence, il travaille la symphonie des ors des Sainte-Victoire. Ayant conquis sa place dans la capitale et acquis la maîtrise de son art, il se retire définitivement sur ses terres provençales pour lesquelles son attachement n’a cessé de grandir.  

Commissariat général de l'exposition : Gilles Chazal, directeur du Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Commissariat scientifique de l'exposition : Denis Coutagne, conservateur honoraire du patrimoine, Président de la Société Paul Cézanne ; Maryline Assante di Panzillo, conservateur du patrimoine  au département des Peintures, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

Publications :  
 - Catalogue de l’exposition Cézanne et Paris, Editions de la Rmn-Grand Palais, Paris, 2011, 25 x 29 cm, 224 pages, broché à rabats, 250 illustrations, 39 €
- Album de l’exposition, Editions de la Rmn-Grand Palais, Paris, 2011, 48 pages, 9 €
- Cézanne et l’argent, Editions Rmn-Grand Palais, Paris, 2011, 140 pages, broché, 9,90 € 

MUSEE DU LUXEMBOURG, PARIS

02/04/11

Odilon Redon: Prince of Dreams, 1840-1916 - Exhibition in Paris and Montpellier at the Grand Palais and Fabre Museum

Odilon Redon: Prince of Dreams, 1840-1916 
Grand Palais - Galeries nationales, Paris 
23 March - 20 June 2011 
Musée Fabre, Montpellier 
7 July - 16 october 2011 



The exhibition ODILE REDON: PRINCE OF DREAMS, 1840-1916 is on view in France in Paris through June 2011 and will be on view in Montpellier (South of France) at Fabre museum from July to October 2011. An exhibition organised by the Rmn-Grand Palais, the Musée d’Orsay and the musée Fabre de Montpellier Agglomération. With special support from the Bibliothèque nationale de France.  

Although he was a contemporary of the Impressionists (he took part in the group’s last exhibition in 1886), ODILON REDON (Bordeaux 1840 - Paris 1916) remains the champion of mystery and the subconscious in a period which focused on reality and objectivity. One of the leaders in the art world at the turn of the nineteenth and twentieth centuries, he was a key figure in early symbolism, with his charcoals and lithographs (the famous noirs -blacks) before being admired for his pastels and paintings by the young generation of artists in love with colour, the Nabis and the Fauves. He was then regarded as one of the precursors of surrealism. 

The exhibition in the Galeries nationales-Grand Palais is a real rediscovery of this artist. A number of major exhibitions have recently been devoted to him in other parts of the world -Chicago and London, 1994; Frankfurt, 2007-, but this retrospective is the first in Paris since the exhibition in the Orangerie in 1956. It is based on the study of many unpublished documents which shed new light on Redon’s work. In particular it makes systematic use of his “book of reason” (Paris, Bibliothèque littéraire Jacques Doucet), in which he jotted down the titles and dates of his works. The book is on display and was published in the appendix to the catalogue. 

Some hundred and eighty paintings, pastels, charcoals and drawings, many unpublished, and a major set of engravings and lithographs (about a hundred prints, courtesy of the Bibliothèque nationale de France-French National Library, Paris) are arranged in chronological  order to emphasise the development in Redon’s style and themes, from the anguished period of the Noirs to the explosion of colour in his last works, in a gradual progression from shade to light. For the first time, the great mural that he painted for his patron Robert de Domecy will be displayed in its original size and layout. Redon’s work in the decorative arts will also be on show, thanks to major loans from the Mobilier national. 

ODILON REDON BIOGRAPHY

Despite the overall continuity of Odilon Redon' style throughout his career, three periods can be distinguished.  

Odilon Redon: Early years to 1890 

From Odilon Redon’ youth and his training in etching under the mysterious Rodolphe Bresdin (1822-1885) in Bordeaux, until the beginning of the Noirs [Blacks] (charcoal drawings, lithographs) which, from his first collection of lithographs (Dans le Reve [In the Dream], 1879), made his reputation in the budding symbolism movement, particularly in literary circles. Joris-Karl Huysmans (1848-1907) paid homage to him in his famous novel A rebours (Against the Grain, 1884), whose archetypal refined, decadent hero fervently collected Redon’s  work. His references are Darwin and the mysteries of the origins of the world but also the sumptuous macabre works of Edgar Allen Poe and Goya. The extraordinary beauty of his lithographs is due to an accomplished technique and velvety blacks, which were said to be inimitable. 

Odilon Redon: From 1892 the end of the century 

This is the period when the dreams of the Noirs were gradually transposed into colour. Yeux clos (Closed Eyes 1890, Paris, Musée d’Orsay), of which there is a painting and a lithograph, is a turning point after which Redon approached colour in a new spirit. He used pastel with startling originality and, alongside Degas, is still one of the great masters of this medium. He became a major figure in symbolism, and mixed with Mallarmé and Gauguin.  

Odilon Redon in the twentieth century 

After 1899, Redon gave up lithography and charcoal drawing. Black and white gave way to vivid colour in increasingly large formats. Collectors competed for his mythological themes and brightly coloured flower paintings, a sign of his new peace of mind. It was during this period that Redon produced some of the great decorations which number among the lesser known masterpieces of the twentieth century, including the one in the Fontfroide abbey, which will be open to the public while the exhibition is showing at the Musée Fabre (Fabre museum) in Montpellier, in summer 2010. He won the admiration of Bonnard, Vuillard, Matisse and the Fauves and in his last years he designed tapestry cartoons for the Manufacture des Gobelins. 

Head curator: Rodolphe Rapetti, general heritage curator, associate researcher at the Institut national d’histoire de l’art [National Institute of Art History, Paris]

Curators: 
Marie-Pierre Salé, chief curator at the Musée d’Orsay [Orsay Museum, Paris]
Valérie Sueur-Hermel, curator of the Print and Photography department of the Bibliothèque nationale de France [French National Library, Paris], head of the 19th century collections 

Exhibition design: Hubert Le Gall  

RMN - GRAND PALAIS, PARIS 
Information, tickets, download of audioguides on the website