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22/01/11

Expo Maibritt Ulvedal Bjelke, Paris, Galerie Maria Lund - L'exposition Twist & Tease présente de nouvelles peintures de l'artiste


Exposition : Maibritt Ulvedal Bjelke 

Twist & Tease. Peintures Nouvelles
Galerie Maria Lund, Paris 
22 janvier - 5 mars 2011 


MAIBRITT ULVEDAL BJELKE, Parisian fifty-fifty 02, 2010 
Huile acrylique papier toile - 20 x 20 cm 
Courtesy Galerie Maria Lund, Paris 

Maibritt Ulvedal Bjelke pratique depuis vingt ans une peinture où seuls comptent le processus, la couleur, la matière ainsi que l’engagement corporel et intellectuel de sa personne. Son œuvre témoigne tout à la fois d’une rigueur et d’une grande liberté, où l’acte même de peindre, d’étaler la matière lumineuse, devient respiration. 

TANGRAM – NOUVELLES PEINTURES DE MAIBRITT ULVEDAL BJELKE

Invitée par la Fondation Rothko (Lettonie) à un workshop en 2009, Maibritt Ulvedal Bjelke y crée étude-for-tangram qui s’inspire du Tangram - jeu solitaire de « casse-tête » chinois dont le nom d’origine Tchi’i Tchi’iao pan signifie « plaquette de sagesse » ou « la plaquette aux sept astuces ». Suivant le système d’imbrication de formes géométriques de ce jeu*, elle réalise une série d’œuvres carrées de petit format, chacune constituée de deux triangles. De la diagonale centrale jusque vers les bords, l’artiste appose de fines coulures de peinture effectuées tout en retenue, par petits mouvements concentrés, volontaires et maîtrisés. On est bien loin des grands gestes et des larges traits qui prédominaient dans l’œuvre antérieure. 

La série étude-for-tangram marque un tournant dans l’œuvre de Maibritt Ulvedal Bjelke : alors que les coulures étaient jusque-là « les témoins non-intentionnels » de ses grands gestes, elles sont désormais l’expression même, remplaçant la touche qui cherche liberté et élan. Leurs juxtapositions et leurs rencontres dessinent une grille dense et vibrante ; l’application de la couleur arrive par la pesanteur qui entraîne la matière lâchée vers la formation d’une coulure plus au moins longue. Si le choix des couleurs utilisées reste spontané et libre, le cadre de leur jeu est déterminé par le « tangram » de Maibritt Ulvedal Bjelke. Celui-ci ne se limite pas aux triangles et aux carrés ; il inclue aussi des rectangles, présentés tantôt en superposition - pour former un carré rayé de coulures à partir du centre, vers le haut et vers le bas – tantôt en juxtaposition, dans une composition horizontale. Par ce système de combinaisons, l’œuvre peut se déployer, théoriquement, à l’infini. 

L’artiste réussit, de nouveau, à défier l’espace pictural, par un processus à la fois systématique et ouvert. Le résultat attire et intrigue ; l’intensité de la lumière qui se dégage des tableaux déclenche un sentiment jubilatoire. L’expérimentation de la forme, le jeu d’optique de la couleur et les surfaces denses, parfois impénétrables, constituent un challenge pour la vue et l’esprit. 

* La base du Tangram est un carré formé par sept morceaux dont cinq triangles, un carré et un parallélogramme, qui permet de composer diverses figures. Il sert à évaluer la flexibilité, la fluidité et l’originalité créative du joueur.

EVOLUTION DE L'OEUVRE DE MAIBRITT ULVEDAL BJELKE 

Depuis ses débuts, Maibritt Ulvedal Bjelke a cherché à garder une ouverture maximale pendant la réalisation d’une œuvre : au départ, elle travaillait sur des fragments d’affiches de rue, s’offrant ainsi la liberté d’agrandir ou de réduire sa surface de travail. En trempant ces papiers dans la peinture, elle créait de grandes plages irrégulières de couleur. Par la suite, elle s’est mise à travailler la couleur par couches superposées et en larges bandes horizontales. C’est en 2003 que le désir d’un geste de pinceau plus rapide et plus puissant la pousse à coller le papier sur des toiles tendues sur châssis. Ce nouveau procédé entraine un changement majeur : les traits de pinceaux « se mettent debout », du haut vers le bas et inversement, et l’artiste explore les infinies possibilités de la surface en tournant le support dans un sens ou dans un autre. Quelques années plus tard, se sentant limitée par les dimensions prédéfinies du châssis, Maibritt Ulvedal Bjelke débute l’emploi de formats plus étroits qu’elle travaille individuellement au départ pour les réunir ensuite, créant ainsi des rencontres modulaires et modifiables. Cette démarche trouve un nouvel élan en 2008, année où l’artiste bénéficie d’une résidence à la Josef and Anni Albers Foundation dans le Connecticut : les traits de pinceaux s’allongent, s’affinent et s’imbriquent, faisant naître un filigrane qui résonne dans l’espace du papier blanc, resté nu et très ouvert. 

MAIBRITT ULVEDAL BJELKE - BIOGRAPHIE : Parcours artistique

L’exposition de Maibritt Ulvedal Bjelke (née en 1967 à Copenhague), sa cinquième à la GALERIE MARIA LUND (2004, 2005, 2006 et 2008), s’inscrit dans un beau parcours initié à l’ENSBA (1988-1993) avec les professeurs Pierre Matthey, Jan Voss, Claude Viallat et l’indien Navajo Joe Ben Junior. Le travail de Maibritt Ulvedal Bjelke a fait l’objet de nombreuses expositions en France, en Suisse, aux Etats-Unis et au Danemark d’où elle est originaire - dans des galeries (Galerie Suzanne Tarasiève, Galerie Véronique Smagghe, Galerie Zürcher, Galerie Weinberger, DCA Gallery, Galerie Proarta et Galerie Frédéric Storme) – et dans des institutions (Galerie Municipale de Vitry - lauréate du Prix Vitry en 1999 - et Kunstcentret Silkeborg Bad avec Paper revisioned). Nombreux sont aussi les articles parus dans la presse (entre autres Connaissances des Arts, AZART, le Nouvel Observateur, Politiken, Jyllandsposten et Børsen). En 2004, une émission lui a été consacrée sur France Culture (interview par Marie du Bouchet dans Etats d’art). 

Un catalogue retraçant le travail de Maibritt Ulvedal Bjelke des dix dernières années est paru en 2007. Avec des textes du philosophe Yves Michaud et de Bent Petersen, éditeur et rédacteur en chef de North Art Magazine.

GALERIE MARIA LUND 
48, rue de Turenne
75003 PARIS - France

Site web de la galerie : www.marialund.com

Site web de Maibritt Ulvedal Bjelke : www.ulvedalbjelke.com

Prochaine exposition à la galerie Maria Lund : exposition de peintures de YOO Hye-Sook, 12 mars - 30 avril 2011.

La galerie Maria Lund participera à DRAWING NOW 2011 Salon du dessin contemporain, 25 - 28 mars 2011 où elle présentera l'exposition PAYSAGES FEMININS avec des oeuvres des artistes Catherine- Maria CHAPEL, Elle-Mie EJDRUP HANSEN, MIN Jung-Yeon, Lyndi SALES, YOO Hye-Sook.

Précédentes expositions à la galerie Maria Lund : exposition de photographies d' Helene Schmitz (22 oct.-4 déc. 2010) ; exposition de sculptures de Bente Skjottgaard (2 sept.-16 oct. 2010).

19/10/10

Expo Photo Helene Schmitz, Paris, Galerie Maria Lund

Exposition de photographies : Helene Schmitz 
Jardins engloutis & Carnivores 
Mois de la Photo OFF 
Galerie Maria Lund, Paris 
22 octobre - 4 décembre 2010 

Tout un volet de l’art et de la littérature occidentale attribue à la nature une « bonté innocente ». Ainsi, quand elle prend la forme du jardin, elle est souvent la métaphore du Paradis perdu… Dans les séries Jardins engloutis et Carnivores, HELENE SCHMITZ place la trame symbolique au cœur de sa démarche. Mais, loin de cette vision idyllique, elle s’est penchée sur le côté plutôt obscur de la nature, sur ce qu’elle a d’insatiable, de menaçant, - parfois - de cruel, et traite des représentations que nous nous en faisons, des projections que nous lui associons.

Avec la poésie des Jardins engloutis et la beauté réaliste des Carnivores, l’artiste interroge ces espaces fascinants où nature et culture s’embrassent et s’imbriquent. Elle nous emporte vers des univers secrets, captivants, faisant naître un sentiment mêlé d’attirance et d’angoisse. L’ambiguïté qui émane de ses photographies se manifeste dans l’approche formelle, à travers la coexistence d’un grand dépouillement et d’une exaltation par la couleur et la lumière. 

HELENE SCHMITZ : PROJET JARDINS ENGLOUTIS

Ce projet est né durant un voyage qu’Helene Schmitz a fait dans la jungle du Surinam, sur les pas d’un naturaliste suédois du 18ème siècle. Il traite de quelque chose qui s’est perdu : les rares traces qui évoquent la présence humaine sont dominées, voire absorbées, par une nature sauvage. Ainsi, dans ses photographies, nous contemplons des lieux partiellement recouverts par la végétation où nous avons le sentiment d’être les témoins de quelque chose qui a été. 

HELENE SCHMITZ - PROJET CARNIVORES

Pendant deux ans Helene Schmitz a travaillé sur le projet les Carnivores. L’artiste a été fascinée par ces végétaux prédateurs qui vont à l’encontre de nos idées reçues sur la belle plante paisible et passive : au contraire, elles attirent, attrapent et dévorent leurs victimes. Dans le but de mieux saisir ces particularités, l’artiste a fait le choix de sortir les carnivores de leur élément naturel pour les photographier sous l’éclairage artificiel de l’atelier. 

HELENE SCHMITZ - BIOGRAPHIE

Helene Schmitz est née en 1960 en Suède, elle vit et travaille actuellement à Stockholm. 
Diplômée en histoire de l’art et en cinéma, elle enseigne la photographie puis se consacre à ses propres créations dans les années 1990. Depuis lors, elle montre régulièrement son oeuvre, principalement en Scandinavie. En France, ses photos ont déjà fait l’objet de plusieurs expositions : dans le cadre du Mois de la photo (1996), le Centre Culturel Suédois a montré la très émouvante série Livingrooms sur sa maison d’enfance dévastée par un incendie. En 2007, à Paris, le Jardin des Plantes a accueilli une exposition en plein air de ses œuvres. Ce printemps, le Palais Rameau de Lille, dans le cadre de Transphotographiques, a exposé sa série Blow Up - un portrait de fleurs en très gros plans où semble se révéler la personnalité de chaque spécimen. Des présentations du travail d’Helene Schmitz ont également eu lieu aux USA, en Amérique du Sud et au Japon. 
Une partie de son activité est consacrée à la publication d’ouvrages ; le livre A passion for Systems (System och passion - Linné och drömmen om Naturens Ordning, 2007) a été récompensé par la Bibliothèque Royale de Suède et le Publishing Prize de Suède.

L’exposition Jardins engloutis et Carnivores présentée à la GALERIE MARIA LUND du 22 octobre au 4 décembre 2010 a été sélectionnée pour participer au Mois de la Photo et a reçu le soutien de l’Institut Suédois.

GALERIE MARIA LUND 
LA GALERIE DANOISE
48, rue de Turenne
75003 PARIS - France

www.marialund.com

Précédente exposition à la Galerie Maria Lund : sculptures de Bente Skjottgaard, Dans les nuages, 2 sept.-16 oct. 2010 

01/09/10

Expo Bente Skjottgaard, Galerie Maria Lund, Paris

Exposition : Bente Skjøttgaard 
Dans les nuages 
Galerie Maria Lund, Paris 
2 septembre - 16 octobre 2010 

Entre ciel et terre, ou plus précisément entre nuages et boue, BENTE SKJOTTGAARD oeuvre depuis un moment au-dessus de nos têtes et sous nos pieds.

Dans les nuages est la quatrième exposition de l’artiste à Paris. Elle est le fruit d’une recherche quasi-contradictoire pour fixer dans la terre cuite les qualités légères et éphémères des nuages. Coïncidence plutôt drôle, ce travail s’est développé parallèlement à la commande publique d’une oeuvre monumentale, Traces, où elle s’inspire des empreintes de sabots bovins que l’on peut encore observer dans le sol de l’axe historique Hærvejen, qui reliait autrefois les éleveurs danois aux marchés allemands. 

L’intérêt de Bente Skjøttgaard pour les « hautes sphères » a débuté il y a deux ans, lors de sa première visite en Corée du Sud où elle découvre la tradition céramique du pays, notamment les céladons et les jarres de lune. Peu après, ses premiers nuages voient le jour, sortes de croissances où des structures de colombins s’entrelacent et s’élèvent au sommet de « troncs » très fins. La palette combine des blancs immaculés et des bleus de cobalt, rappelant la tradition porcelaine du bleu/blanc. Puis, rapidement, les nuages vont s’étaler horizontalement ou, au contraire, prendre des formes plus dynamiques, tournantes, sur le point de s’étendre et de poursuivre un flottement paresseux, ou parfois vif… 

Un deuxième voyage au « pays du matin calme », en 2009, lui offre une étrange vision : des sphères à peine perceptibles semblent remplir l’air d’une soirée très brumeuse. Ces formes circulaires, tridimensionnelles et graphiques intègrent désormais ses constructions de nuages ; dans certaines sculptures, elles vont jusqu’à créer des structures organiques très libres, dans un enchaînement de rondeurs et de cavités. La recherche chromatique tend vers le psychédélique : Lucy in the sky n’en est pas si loin quand on contemple les bleus turquoises, les mauves et les variations de rose, les jaunes clairs et les verts acidulés qui se sont emparés des nuages. Tout le spectre céleste dans son incroyable diversité est représenté ici, par le jeu d’harmonies ou de contrastes forts créés par l’emploi d’oxydes de cuivre, de chrome et de stains. 

Dans ces oeuvres, si les couleurs sont une réjouissance pour la rétine, les glaçures invitent aussi à toucher, voire à savourer… denses et mates, soyeuses, parfois écumeuses, elles recréent la matière dodue des nuages. 

Tantôt de petites dimensions, accrochées ensemble pour former des champs de nuages (Cloud field), tantôt grandes solitaires, posées ou suspendues, ces sculptures reflètent le mélange de poésie, de démesure et d’humour qui caractérise l’univers de l’artiste. Bente Skjøttgaard est bien partie pour remplir l’espace de nuages, ces masses vaporeuses qui peuvent transporter loin le spectateur immobile.

La Galerie Maria Lund a présenté trois expositions (2004, 2006 et 2008) de Bente Skjøttgaard (née au Danemark en 1961) qui ont reçu un excellent accueil – autant par le public que par la presse (entre autres Art Press, Le Figaro, La Revue de la Céramique et du Verre) et les institutions.

Les deux premières expositions rendaient compte de l’évolution de son œuvre : de l’interrogation systématique des objets utilitaires traditionnels en grès à l’élaboration de formes où la fonction se perd totalement avec des références à l’organique, au végétal et à l’aquatique. La série Elements in white de 2008 a été un véritable tour de force qui a fait naître une vingtaine de sculptures de grande taille. Partant d’une recherche sur les origines géologiques de la céramique et d’une expérimentation sur la couleur blanche et les variations de textures, Bente Skjøttgaard a créé des fragments de paysages et de mouvements de masses. Deux de ces sculptures ont rejoint le Fond national d’art contemporain, Paris et le V&A, Londres. L’œuvre de l’artiste est également représentée au Musée National de la Céramique, Sèvres, ainsi que dans nombre de collections publiques dans le nord de l’Europe. 

Bente Skjøttgaard expose régulièrement en Europe, aux Etats-Unis ainsi qu’en Corée du Sud (Adventures of the Fire- World Contemporary Ceramics, 5ème Biennale de céramique, KIAF 2008, 2009 et 2010). En 2009, elle a participé à la Biennale de Chateauroux et en 2010, elle a été sélectionnée à la Biennale de Vallauris dans la section sculpture.

GALERIE MARIA LUND 
LA GALERIE DANOISE
48, rue de Turenne
75003 PARIS - France

www.marialund.com

Exposition suivante à la galerie Maria Lund : Helene Schmitz, Jardins engloutis et Carnivores (dans le cadre du Mois de la Photo OFF), 22 oct.- 4 déc. 2010