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02/06/24

Exposition Martine Barrat @ La Galerie Rouge, Paris - "Soul of the City"

Martine Barrat 
Soul of the City 
La Galerie Rouge, Paris 
24 mai – 7 septembre 2024

Martine Barrat
MARTINE BARRAT
These are the breakers, Block Party, Harlem, 1984
(“Photographie de l’année”, Life Magazine, 1984)
© Tous droits réservés à Martine Barrat / 
Courtesy La Galerie Rouge

La Galerie Rouge présente une exposition personnelle de la photographe et vidéaste Martine Barrat. “Soul of the city” a pour thème un des sujets principaux de son œuvre : New York et ses habitants. Arrivée dans cette ville en 1968, Martine Barrat va rapidement filmer puis photographier des personnes qu’elle croise au sein des quartiers du Bronx et d’Harlem. Son regard, loin d’être uniquement documentaire, est porté par un engagement total vis à vis des personnes qu’elle photographie et dont elle partage bien souvent le quotidien - l’aspect participatif et collectif étant une dimension fondamentale de son œuvre. Chaque scène, personne ou geste enregistré sur la pellicule est une célébration de la vie et des relations humaines. La rue, ses règles et ses modes de vie, devient sous le regard de Martine Barrat un monde à part entière, joyeux et grave en même temps, fait de luttes et de bonheurs, que l’on a envie d’explorer. Artiste aux multiples vies, Martine Barrat a toujours revendiqué une grande indépendance dans sa vie comme dans son œuvre. L’exposition s’articule autour de différentes séries et points de vue sur New York. 

Martine Barrat - South Bronx 

Une sélection de ses premières photographies du South Bronx des années 1970 est d’abord présentée. Au début des années 1970, Martine Barrat commence en effet à filmer de manière collaborative et participative les membres des gangs du Bronx, quartier complètement abandonné par la municipalité de New York. En 1976, alors que sa caméra lui est dérobée chez elle par un voisin, le chef du gang des Roman Kings, Pearl, lui offre son premier appareil photographique. Elle commence à photographier de manière rapprochée, presque cinématographique, les corps et les gestes des habitants du quartier. Plutôt que de photographier la pauvreté et la violence qui existent dans le South Bronx, Martine Barrat met en avant la beauté de ses habitants, l’amour qui unit les couples, la joie des enfants qui jouent et trouvent de la fraîcheur les jours de canicule dans des rues souvent délabrées. 

Martine Barrat
MARTINE BARRAT
La communion, South Bronx, 1981
© Tous droits réservés à Martine Barrat / 
Courtesy La Galerie Rouge

Martine Barrat - Harlem in my Heart 

Les scènes de rues et de vies d’Harlem prolongent l’exposition. A partir des années 1980, fascinée par le quartier afro-américain de Harlem, Martine Barrat y photographie les joueurs de dominos, les musiciens des clubs de Blues et de Jazz, les breakers des blocks party (“fêtes de quartier”) au début de la révolution culturelle et musicale que représentera le hip-hop. 

La seconde salle de la galerie présente un focus sur les femmes de Harlem, proches et amies de Martine Barrat, avec notamment Love, et Mabel, deux figures majeures de son oeuvre et de sa vie dont elle réalise des portraits puissants, lumineux et facétieux.

Martine Barrat
MARTINE BARRAT
Love at the Harlem Moon, we were on 
the way to go dancing, Harlem, 1994
© Tous droits réservés à Martine Barrat / 
Courtesy La Galerie Rouge
A propos de Love, Martine Barrat écrit : 
 “Love était une amie très chère que j’ai photographiée pendant de nombreuses années. Elle était aimée et admirée par tant de gens à Harlem. Quand elle marchait dans la rue, elle arrêtait les voitures parce qu’elle était si belle. Elle est également l’une des deux femmes admises au Rhythm Club, un endroit où les musiciens se rencontrent jour et nuit pour jouer aux cartes sur la 143ème rue. Tous les musiciens étaient si heureux quand elle venait.” 
Martine Barrat - Do or Die 

Martine Barrat
MARTINE BARRAT
Waiting to spar, Uptown Gym, Harlem, 1981
© Tous droits réservés à Martine Barrat / 
Courtesy La Galerie Rouge

La dernière partie de cette exposition est dédiée à sa série Do or Die consacrée aux clubs qui forment les jeunes boxeurs à Harlem, Bed-Stuy et dans le Bronx. Cette série, remarquée à l’époque par le réalisateur Martin Scorcese et le photographe Gordon Parks, propulse Martine Barrat sur la scène internationale. Loin de représenter un monde de masculinité toxique, Martine Barrat photographie la boxe comme un rite fraternel où tendresse et adversité se rencontrent.

LA GALERIE ROUGE 
3 rue du Pont Louis-Philippe, 75004 Paris

22/12/17

Mohamed Bourouissa @ MAM, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris - Exposition Urban Riders

Mohamed Bourouissa, Urban Riders
Musée d'Art moderne de la Ville de Paris
26 janvier - 22 avril 2018 

Le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris consacre la première exposition institutionnelle en France à Mohamed Bourouissa. Remarqué dans les expositions prospectives Younger than Jesus au New Museum à New York (2009) et Dynasty au Palais de Tokyo et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (2010), le plasticien franco-algérien, né à Blida en 1978, est aujourd'hui l'un des artistes majeurs de sa génération. Dès les premières séries photographiques Périphérique (2005-2008) et Temps mort (2008) se dégagent les principes de son travail : l'observation de la société par ses marges et les pratiques collectives où la dimension humaine occupe une place centrale.

L'exposition Urban Riders, s’articule autour du film Horse Day réalisé à Philadelphie, dans le quartier défavorisé de Strawberry Mansion, au Nord de la ville et dont la réalisation a marqué une étape décisive dans son évolution.

Durant huit mois, le temps d’une résidence, il s’est intéressé aux écuries associatives de « Fletcher Street » qu’il a découvertes grâce aux images de Martha Camarillo, une photographe américaine. Territoire de réparation et de cristallisation des imaginaires, fondé par des cavaliers afro-américains, les écuries de « Fletcher Street » accueillent les jeunes adultes du quartier et offrent un refuge aux chevaux abandonnés. Sans pour autant documenter une réalité, l’artiste s’est emparé de l’histoire du lieu, de l’imagerie du cowboy et de la conquête des espaces.

Au fil des mois, Mohamed Bourouissa s’est attaché à créer des conditions d’échange et de partage avec la communauté locale. Le film, de facture cinématographique, retrace ce projet. Il rend compte avec force d’une utopie urbaine. Fasciné par l’histoire de la représentation des cowboys noirs, il synthétise des questionnements récurrents : l’appropriation des territoires, le pouvoir, la transgression.

Horse Day s'accompagne d'un corpus d’environ quatre-vingt pièces. Un ensemble d’œuvres graphiques traduit la liberté et la richesse du langage plastique de l’artiste. Croquis sur le vif, dessins préparatoires, story-board du film, collages, encres, aquarelles relatent l’origine du projet et son élaboration. En regard de cet ensemble, sont présentés des portraits de cavaliers et les costumes des chevaux. Prolongeant la métaphore du « tuning » des éléments de carrosseries sont agencés et deviennent le support des images du film.

Montré sous différentes versions notamment au Stedelijk Museum (Amsterdam) et à la Fondation Barnes (Philadelphie), l’exposition se réinvente au Musée d’Art moderne sous une forme amplifiée. À travers un programme de workshops invitant des artistes, Mohamed Bourouissa prolonge une réflexion sur l'histoire collective et la représentation des identités.

Avec ce projet, le musée renouvelle son soutien à l’artiste dont la série photographique Temps mort et le film Legend figurent dans les collections permanentes. Un livre d’artiste rassemblant l’ensemble de ses œuvres sur papier sera publié par Paris Musées à l’occasion de l’exposition.

Commissaires de l'exposition : Odile Burluraux, Jessica Castex

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson - 75116 Paris

02/12/17

Thomas Paquet @ Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Thomas Paquet, Fragments #1
Galerie Thierry Bigaignon, Paris

25 janvier - 10 mars 2018


Portrait de Thomas Paquet
THOMAS PAQUET
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thierry Bigaignon, Paris

« On n'a jamais bien vu le monde si l'on n'a pas rêvé ce que l'on voyait ». C’est avec cette citation du philosophe Gaston Bachelard que THOMAS PAQUET présente l’essence-même de son travail. Une invitation à la rêverie, un voyage vers l’inconnu, un jeu de lumière poétique.

Comment retracer l'émoi de la vie dans la matière ? Comment représenter ce qui nous dépasse, nous contient, sans que nous n’en voyions les contours ? Comment distinguer le vivant de l’inerte ?

Pour Thomas Paquet, photographe franco-canadien basé à Paris, « la photographie constitue à la fois un extrême de certitude, parce qu’elle représente une réalité qui a existé, et un extrême d’incertitude, parce qu’on n’a jamais vu ce qu’elle représente de la même façon qu’elle le représente ».

Qu’elle soit mystique ou scientifique, la photographie est un jeu de construction permettant de peindre une expérience. Un jeu des perceptions et des interprétations, un voyage dont la finalité laisse la réflexion en flottement devant un monde parfois impalpable.


Thomas Paquet - Photographie serie Horizon
THOMAS PAQUET
Série Horizon
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thierry Bigaignon, Paris

En exploitant nos croyances et nos représentations du monde, en déjouant les rapports d’échelles et les protocoles de fabrication des images, Thomas Paquet attise notre curiosité pour l’immensité de l’univers et tente de révéler chez le spectateur l’émotion que procure l’évocation d’une forme familière.

L’utilisation de films à développement instantané ou de plans films 4x5 inch comme support argentique, la volonté de laisser apparent le filet noir au moment du tirage et les traces de pinces dans l’émulsion lors du développement des films, et cette envie constante de (re)présenter l’objet, témoignent ici d’une approche documentaire de la photographie, d’un désir de fixer le réel : ces images existent.

Pourtant la réalité du sujet n’est qu’un leurre, malgré la preuve physique du papier. Ces paysages imaginaires ne sont que le produit d’une construction intuitive et arbitraire, d’un agencement de couleurs et de surfaces captées par l’appareil photo.

En ayant recours à des procédés traditionnels (Polaroid, tirage à l’agrandisseur, gomme bichromatée, collodion), Thomas Paquet a de la photographie une approche artisanale. Il travaille la matière, prend son temps et se joue de la vitesse à laquelle évoluent au quotidien nos sociétés contemporaines. Il ne tente pas simplement d’extraire une portion d’espace mais cherche également à en fixer la durée elle-même.

Débarrassons-nous de nos préoccupations, prenons le temps de nous émerveiller et de rêver le monde. Laissons briller la curiosité. Et Thierry Bigaignon d’ajouter : « Thomas Paquet est un poète. Il construit ses vers avec la lumière et fait rimer la couleur. A l’instar de Verlaine qui préférait la musique des vers impairs, ces compositions polychromiques s’apparentent à des ennéasyllabes enivrantes ! ».

L’exposition « Fragments #1 » présente la série « Horizon » du 25 janvier au 10 mars 2018. Vernissage le 25 janvier 2018, de 18h à 21 h
Une autre série de Thomas Paquet, intitulée « Éclipses » viendra la compléter en 2019, dans le cadre de l’exposition « Fragments #2 ».

GALERIE THIERRY BIGAIGNON
Hôtel de Retz, Bâtiment A
9 rue Charlot 75003 Paris
www.thierrybigaignon.com

18/10/16

Alain Cornu @ Galerie Thierry Bigaignon, Paris

« Sur Paris »
Les toits de Paris sublimés par Alain Cornu

Galerie Thierry Bigaignon, Paris

9 novembre - 24 décembre 2016


Alain Cornu
ALAIN CORNU
Sur Paris n° 78, 2012
© Alain Cornu
Courtesy Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Paris. Paris et ses lumières. Paris et ses toits de zinc à perte de vue. Le romantisme à l'état pur, les symboles les plus vivaces de l'imaginaire collectif. On rêve de ces ombres et de ces traits de lumière que l'on peut voir s'échapper des fenêtres à la nuit tombée. Toute la poésie du paysage urbain s'exprime dans la photographie d'Alain Cornu. Si elle semble à première vue figurative, la série se révèle être force d’abstraction, le photographe resserrant le cadre de sa prise de vue aux détails venus bouleverser ses émotions.

Depuis plus de 7 ans, presque chaque semaine, le photographe, tel un alpiniste, grimpe sur un nouveau toit et y installe son matériel - une chambre 4x5. D’une pose longue sous un ciel généralement couvert, il capture le côté théâtral de la ville romantique, à la faveur de la lune et des lumières de la ville. Là où certains artistes ont choisi de peindre ou de dépeindre une vue panoramique, comme l’ont fait de leurs pinceaux Cézanne et Van Gogh, Alain Cornu expose les angles et les recoins cachés, les lanterneaux et les alcôves habituellement négligés.

« J’ai débuté cette série de photographies car je voulais rendre hommage à la ville que j’aime et la regarder différemment. Photographier les toits, c’est montrer ce qui est caché au passant de la rue, redécouvrir les immeubles et les monuments parisiens sous un nouvel angle. C’est aussi s’extraire du quotidien pour devenir témoin plus qu’acteur », explique le photographe. Et d’ajouter : « J’ai choisi de travailler à la nuit tombée parce que ce moment renvoie à l’imaginaire et à l’intime. Chaque lucarne, chaque fenêtre allumée est une vie que l’on peut se représenter. Esthétiquement, la lumière artificielle structure la composition de mes images ». Son projet en effet, né d'une nuit d'insomnie qui l'a conduit à explorer le toit de son propre immeuble, est un voyage initiatique au coeur du Paris poétique et secret.

Habitué à travailler les paysages, Alain Cornu sait transformer ses sujets en objets fascinants. Ses séries précédentes mettent en scène tour à tour arbres, menhirs, brindilles, fenêtres, murs, portes et rues. Cette fois, couvertures en zinc, pignons et cheminées, baignés d’une douce lumière, prennent sous son objectif une dimension nouvelle, source d'inspiration inépuisable.


Alain Cornu
ALAIN CORNU
Sur Paris n° 77, 2012
© Alain Cornu
Courtesy Galerie Thierry Bigaignon, Paris


Alain Cornu
ALAIN CORNU
Sur Paris n° 100, 2012
© Alain Cornu
Courtesy Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Sa passion première pour le dessin et la peinture se révèle nettement dans la finesse de ses compositions. La photographie, dont il a appris la technique à l’Ecole des Gobelins, devient rapidement son moyen d’expression favori. Alternant en studio projets de natures mortes, portraits et travaux de commande, il s'attarde par ailleurs, en extérieur, sur le paysage, dont il réalise des clichés à la chambre.

Récompensées en 2007 par la Bourse du talent Kodak et le prix du public au festival de Montpellier 2010, exposées à la biennale de Canton (Chine), au musée des Arts décoratifs de Paris, à la Bibliothèque Nationale de France ainsi que dans plusieurs villes françaises, ses oeuvres sont présentes dans les collections de la Bibliothèque Nationale de France et du Fonds National d’Art Contemporain.

A l’heure où il est question de classer les toits de Paris au Patrimoine mondial de l’UNESCO, totalement séduit par la beauté et la profondeur de ses images, Thierry Bigaignon n'a pas hésité un instant avant d'ajouter Alain Cornu à la programmation de sa galerie : « Grâce à son oeil aiguisé, à sa ténacité et à sa maîtrise picturale, Alain Cornu nous offre son écriture de la lumière, et nous donne à voir la ville selon une formule qui plairait à Verlaine : 'pardessus le toit' ». Véritable coup de coeur du galeriste, tant pour ses images que pour sa personnalité, Alain Cornu signe là sa première collaboration avec la galerie.

Un livre sortira à l'occasion de l'exposition. Une séance de signature est prévue durant la foire parisienne Fotofever, au Carrousel du Louvre, samedi 12 novembre, de 12h à 14h, sur le stand de la galerie (#204).

GALERIE THIERRY BIGAIGNON
Hôtel de Retz – Bâtiment A - 9 rue Charlot 75003 Paris
www.thierrybigaignon.com

08/05/14

Musée Carnavalet : Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé

Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé 
Musée Carnavalet, Paris 
11 juin 2014 - 8 février 2015

A l’occasion du 70e anniversaire de la libération de Paris et dans le cadre du Mois de la Photographie, le musée Carnavalet présente l’exposition Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé. 

Affiche de l’exposition de 1944 
© Musée Carnavalet 

Le 25 août 1944, Paris est libéré par la 2e Division blindée du général Leclerc et les Alliés. Deux mois et demi après, alors que la France et les Alliés se battent encore contre les nazis, le musée Carnavalet écrit déjà l’histoire en ouvrant le 11 novembre 1944 une exposition sur la Libération. En effet, dès septembre, François Boucher, conservateur du musée Carnavalet et résistant, souhaite « réunir les documents indispensables à l’historien de l’avenir ». Il lance alors un appel dans la presse afin de « constituer une documentation très complète sur les journées de la libération de Paris » et sollicite de nombreuses institutions. Cette exposition, réalisée sur le vif et portée davantage sur l’émotion que sur la véracité historique, rencontre alors un véritable succès populaire. 

Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé revient sur l’exposition de 1944 en reprenant des photographies de Robert Doisneau, René Zuber, Jean Séeberger… que viennent enrichir et contextualiser des tirages, des films d’époque, des entretiens vidéos avec des témoins de la Libération, des livres publiés à chaud ou encore divers objets attestant de l’engagement des résistants parisiens pour leur cause… Cet ensemble inédit de témoignages variés permet de comprendre la fabrique de l’image en temps de guerre. Dans un face à face où photographies et films se répondent, le parcours montre que les mémoires individuelles et collectives se sont construites grâce aux images qui, avec le temps, font l’objet d’interprétations variées. Une installation audio-visuelle de l’artiste Stéphane Thidet illustre le lien complexe qui nous lie aux photographies et le médecin généticien Axel Kahn nous explique comment notre cerveau les mémorise. 

Le musée Carnavalet propose un programme d’animations pendant toute la durée de l’exposition, disponible sur le site du musée www.carnavalet.paris.fr à partir du 1er juin. 

Par ailleurs le Département des expositions de la Direction de l’Information et de la Communication, et le musée du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – musée Jean Moulin, présentent l’exposition Libérer Paris, août 1944, de juin à septembre 2014 salle Saint-Jean à l’Hôtel de ville. Hors les murs, des promenades parisiennes invitent à poursuivre la découverte de l’histoire de l’Insurrection et de la libération de Paris dans la ville. 

Commissariat de l'exposition : Catherine Tambrun, musée Carnavalet – Histoire de Paris 
Assistée de Cyril Colin 
Conseillère scientifique : Christine Lévisse-Touzé

Un catalogue de 400 pages environ / 270 illustrations environ est édité en français, anglais et allemand.

Musée Carnavalet – Histoire de Paris 
16, rue des Francs-Bourgeois - 75003 Paris
www.carnavalet.paris.fr

01/02/14

Festival Photo Circulation(s) 2014, Paris

Circulation(s), festival de la jeune photographie européenne
CentQuatre-Paris 
7 février - 16 mars 2014

Le festival photo Circulation(s) en est à sa 4e édition et a connu un succès croissant. Ce festival de la jeune photographie européenne à lieu cette année, pour le première fois, au CENTQUATRE-PARIS. 

Photographie (c) Todd Antony

Circulation(s) 2014 propose une riche programmation permettant de prendre la mesure de la diversité de la jeune photographie européenne et qui s'articule autour de différents volets présentant chacun des photographies de jeunes photographes talentueux et prometteurs :

Circulation(s) 2014 : La sélection du jury
Ce volet présente des oeuvres de photographes sélectionnées à la suite d'un appel à candidature. 22 photographes ont été retenus pour présenter leur travail parmi les 1000 dossiers envoyés cette année (contre 800 en 2013).

- Sandra Calligaro, Afghan dream (France)
- Elena Chernyshova, Jours de nuit, Nuits de jour (France)  
- Victoria J. Dean, The fortified coastlines (Irlande) 
- Przemek Dzienis, I Cant speak I’m sorry (Pologne)  
- Massimiliano Gatti, Lampedusa or the extended desert (Italie)  
- Zacharie Gaudrillot-Roy, Façades (France)  
- Vincent Gouriou, Singularités (France)  
- Magda Hueckel, ANIMA. Images from Africa (Pologne)  
- Karolina Jonderko, Lost (Pologne)  
- Andreas Kauppi, Strange days (Suède)  
- Katherine Longly, Abroad is too far (Belgique)  
- Samuel Lugassy, Gymnast and Wrestler (France) 
- Luca Lupi, Landscapes (Italie) 
- Erica Nyholm, A room of one’s own (Finlande) 
- Ruben Plasencia, Obscure (Espagne) 
- Collectif Put Put, Assembly (Danemark)
- Julie Rochereau, L’Autre nuage (France) 
- Delphine Schacher, Petite robe de fête (Suisse) 
- Ulrike Schmitz, Museum of your memory (Allemagne) 
- Clément Val, Breathe (France) 
- Marlous Van der Sloot, Le corps vécu (Pays-Bas) 
- Marc Wendelski, Beyond the forest (Belgique) 

Circulation(s) 2014 : La carte blanche de Xavier Canonne
Ce volet présente les oeuvres de quatre photographes belges retenus par le parrain de cette 4e édition du festival. Les artistes qui présenteront leur travail sont :

- Aurore Dal Mas – « Figures »
- Pierre Liebaert – « Macquenoise ».
- Jean-François Spricigo – « ROMANZA »
- Zoé van der Haegen – « Battlefield » 

Circulation(s) 2014 : La galerie et l'école invitées
Ce volet présente les photographies de membres de deux structures européennes dédiées à l'image. Cette année, l’école invitée est la Belfast School of Art, University of Ulster (Irlande) et la galerie est la Galerija Fotografija à Ljubljana (Slovénie).

Les artistes invités par l’école :
- Jan McCullough – « Portrait as a Building »
- Aisling Kane - « Virgin Territory »

Les artistes invités par la galerie :
- Matej Andraž Vogrinčič - « When on a winter’s night a traveler »
- Uroš Abram – « Sexy East »

Circulation(s) 2014 : Les artistes invités
Coups de coeur, découvertes, clins d’oeil... Plusieurs artistes invités et projets spéciaux sont accueillis sous forme d’expositions, de projections et d’installations au sein du festival.

- Marie Hudelot (France) - Exposition
- Bruno Fert (France) - Exposition
- Virginie Plauchut (France) - Exposition
- Marina Poliakova (Ukraine) - Exposition
- Thomas Rousset (France) - Exposition
- Gabriel Orlowski (Pologne) - Exposition
- Christiane Seiffert (Allemagne) - Exposition
- Todd Antony (Angleterre) - Exposition
- Marcel Meyer (Allemagne) - Projection
- Cowboy Noir / Lucas Olivet (Suisse) - Projection
- Anne Ransquin/collectif Caravane (Belgique) - Projection (hommage)
- Les coups de coeur des festivals européens - Projection
- Jeune photographie italienne #2 - Projection
- Sylvain Granjon (France) - Installation

Circulation(s) 2014 : Les projets spéciaux
Un projet spécial porté par le collectif polonais Sputnik (www.sputnikphotos.com) investira le château d’eau du CENTQUATRE-PARIS, ouvert exceptionnellement au public pour le festival Circulation(s). 

Circulation(s) 2014 : Projections
Deux projections présenteront chacune des séries photographiques de jeunes photographes talentueux. 

La première projection présente des artistes sélectionnés par d'autres festivals également centrés sur la jeune photographie européenne :

- Festival de photographie (Suisse/ Switzerland) : collection MAANANTAI
- Backlight Photo Festival (Finlande/Finland) : Clare Gallagher
- Les Boutographies (France) : Camille de Maffei
- Encontros da Imagem (Portugal) : Sanne de Wilde
- Format Festival (Royaume-Uni/ United Kingdom) : David Favrod
- f/stop (Allemagne/Germany) : Sebastian Komnick
- GRID photo Festival (Pays-Bas/ Netherlands) : Marijke Groeneveld
- Journées Photographiques de Bienne (Suisse/ Switzerland) : Prune Simon-Vermot et Michal Florence Schorro
- Noorderlicht (Pays-Bas/ Netherlands) : Xiaoxiao Xu
- Photo Levallois (France) : Johan Rosenmunthe

La seconde projection présente une sélection de la jeune photographie italienne proposée par GAI - Giovani Artisti Italiani qui a retenu 12 photographes : 

- Giulia Agostini, Padoue
- Samanta Braga, Reggio Emilia
- Annalisa Brambilla, Lecce
- Annalisa Califano, Reggio Emilia
- Francesca Cirilli, Turin
- Giuseppe De Mattia, Bologne
- Massimiliano Gatti, Pavie
- Giuseppe Maldera, Bari
- Francesco Merlini, Milan
- Guido Meschiari, Modène
- Valentina Scaletti, Parma
- Anna Trento, Padoue

Des informations sur chaque photographes sur le site du festival : www.festival-circulations.com 

18/01/14

Amélie Chassary & Lucie Belarbi, Galerie Rauchfeld, Paris

Amélie Chassary & Lucie Belarbi, Résonance 
Galerie Rauchfeld, Paris 
6 - 23 février 2014

Amélie Chassary et Lucie Belarbi 
Résonance, Le Bouquet 
Photo (c) Amélie Chassary et Lucie Belarbi ; Courtesy Galerie Rauchfeld, Paris 

La Galerie Rauchfeld présente la nouvelle série Résonance du duo d’artistes Amélie Chassary & Lucie Belarbi. Remarquées par la critique en 2012, durant le festival Circulation(s) – festival de la Jeune Photographie Européenne – elles se sont fait connaître par leur série Huis-Clos sur le thème de la famille où elles proposaient une vision des us et coutumes de notre société contemporaine abordée avec ironie. 

Amélie Chassary, 33 ans, est artiste photographe, diplômée de l'ESAG Penninghen. Lucie Belarbi, 29 ans, est artiste plasticienne. Suite à leur rencontre en 2009, les deux artistes ont vite eu envie de partager leurs univers créatifs aux inspirations communes. Elles sont aujourd’hui membres de Hans Lucas et soutenues par la galerie Rauchfeld.

« L'histoire de chacune des photographies, est scénarisée. Sans cesse en train de préciser nos intentions, le travail de préparation prend une part importante dans le temps de la réalisation. Rassurant, il nous permet de visualiser notre idée et de se projeter pour être au plus proche de ce que sera la photographie finale. Nous travaillons à l'argentique. De la réalisation de [notre] première série découle le désir de poursuivre notre écriture commune. »

Le projet de photographies Résonance est la deuxième série qu' Amélie Chassary & Lucie Belarbi développent ensemble. 

« Nous souhaitons y explorer une écriture plastique brute et instinctive pour élargir notre champ de connaissances en affirmant notre entité artistique. Nous avons choisi de nous questionner sur les interactions qui existent entre les différents degrés du visible.
En effet, les volumes et les couleurs perturbent la lisibilité et nous plongent dans le réel, la fiction et le non-sens ».

La Résonance fait écho à une métamorphose de la perception du monde réel, elle met en jeu, dans cette série, les rapports entre les individus et la nature.

Amélie Chassary & Lucie Belarbi ont choisi de nous questionner sur les interactions qui existent entre les différents degrés du visible. Pour cela, elles mettent en scène des anecdotes singulières où elles dénaturent avec dérision les codes formels créant volontairement un dysfonctionnement par une déformation de la perception, de la vibration des couleurs et des formes. L’intervention plastique sur le décor leur donne la possibilité, comme à un peintre, de donner de la couleur là où il n’y en a pas et fausser les perspectives.

Les volumes, la nature ou les corps sont partiellement ou totalement recouverts de matières, ils perturbent la lisibilité et peuvent nous plonger, à la fois dans le réel, la fiction et le non-sens.

Donner naissance à des scènes troublantes et magiques est le fil conducteur de cette série où l’harmonie échappe au raisonnement de la logique.

Dans ce processus de création les deux artistes recherchent au mieux l’équilibre entre les idées imaginées et leurs représentations. Elles font de leurs personnages les témoins de ces installations éphémères révélées par la photographie.

Galerie Rauchfeld
22 rue de Seine - PARIS 6ème
www.galerierauchfeld.com

14/12/13

Sebastiao Salgado, Galerie Polka, Paris

SEBASTIÃO SALGADO 
Galerie Polka, Paris 
Jusqu'au 18 janvier 2014

A l’occasion de l’exposition Genesis, présentée à la Maison Européenne de la Photographie, la galerie Polka propose une rétrospective de l’oeuvre de Sebastião Salgado.

Le photographe, économiste de formation, porte un regard pénétrant sur les paradoxes du progrès. Chacune de ses photographies constitue aujourd’hui un document. 

SEBASTIAO SALGADO
Travail sur une tête de puits de pétrole, Burhan, Koweit, 1991 
© Sebastião Salgado / Amazonas images

Servies par une écriture photographique personnelle, qui s’appuie sur le noir et blanc, beaucoup de ses images sont devenues des icônes dont la beauté plastique est toujours enrichie de sens. L’ensemble parle, avec respect, de la juste place de l’homme dans la vie et la société.

Menés avec rigueur sur le terrain, y compris dans les zones dangereuses, parfois difficiles d’accès, les travaux photographiques de Sebastião Salgado se succèdent, depuis presque quarante ans, telle une démonstration.

Autres Amériques et Sahel, l’Homme en détresse (1986), La main de l’Homme et Workers (1993), Terra (1997) ou Exodes (2000) ont précédé le vaste projet Genesis exposé à Lausanne, Paris et Rio.

Genesis est un portrait éclaté de la planète Terre où figure dans leur état originel la nature, les animaux et les êtres humains. Véritable plaidoyer pour que l’Homme retrouve, avant qu’il ne soit trop tard, l’équilibre fondateur qui le lie à l’univers et au vivant.

L’exposition présentée à la galerie Polka a été construite pour suivre, en revisitant l’oeuvre de cet artiste humaniste, la démarche d’un témoin engagé qui a pour unique objectif de contribuer à "comprendre le monde".

Les expositions de « Genesis » à Paris et dans le monde :
Jardin Botanique, Rio de Janeiro, Brésil, du 28 mai au 25 août 2013
SESC Belenzinho, São Paulo, Brésil, du 9 septembre à novembre 2013
Musée de l’Elysée, Lausanne, Suisse, du 21 septembre 2013 au 12 janvier 2014
Maison Européenne de la Photographie, Paris, France, du 25 septembre 2013 au 5 janvier 2014

Galerie Polka
12 rue Saint-Gilles - 75003 Paris
www.polkagalerie.com

12/10/13

Cinéma au Salon de la Photo 2013 : le 7ème Art à la 7ème édition du Salon de la Photo à Paris

POUR SA 7e ÉDITION,
LE SALON DE LA PHOTO
BRAQUE SES PROJECTEURS
SUR LE 7ème ART

7ème ART, avec des portraits de stars hollywoodiennes :
Exposition STARS AU FIRMAMENT D’HOLLYWOOD, COLLECTION DE LA MEP

La Maison Européenne de la Photographie a imaginé, spécialement pour le SALON DE LA PHOTO, une exposition de 26 portraits des stars les plus mythiques d’Hollywood des années 1930 à 1960, réalisés par de prestigieux photographes : Richard Avedon, Walter Carone, George Hurrell, Jean-Loup Sieff, Raymond Voinquel.

Walter CARONE
Marlon Brando, chez Hervé Mill, juin1949
© Serena Carone
Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris

Walter CARONE
Marilyn Monroe sur un éléphant rose, au cirque Barnum, mars 1955 
© Serena Carone
Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris

7ème ART, avec les photos de tournage de la Nouvelle Vague par le photographe Raymond Cauchetier à qui le salon consacre une rétrospective : « Flashback sur Raymond Cauchetier » où l’on retrouvera une vie de photographies: ses années en Indochine, ses voyages en Asie, ses quêtes d’Art médiéval…

Raymond CAUCHETIER
1964 - La Peau Douce (François Truffaut)
Haute coiffure. Nicole Félix semble surprise de l’essor de la coiffure de Françoise Dorléac
© Raymond CAUCHETIER

« J’ai fait mes débuts dans le monde du cinéma, sans me douter que j’allais bientôt illustrer à ma façon la révolution cinématographique que devait être la Nouvelle Vague. Le photographe de plateau est alors un technicien aux fonctions mal définies. On lui demande surtout de faire une photo, place caméra, à la fin d’un plan et de disparaître illico. (.…) On ne sait trop quoi faire de ses photos, qui n’intéressent guère que la script en quête de raccords. Pourtant, c’est à ce moment qu’apparaît Jean-Luc Godard, qui se lance dans le tournage d’A Bout de Souffle. Un souffle nouveau bouleverse le monde du cinéma… » -- Raymond Cauchetier

Raymond CAUCHETIER
1962 - La Baie Des Anges (Jacques Demy)
Jeanne Moreau et Claude Mann 
© Raymond CAUCHETIER

7ème ART, avec les Grandes Rencontres
Les appareils photo développent la fonction vidéo et les reflex sont utilisés pour le tournage de films, notamment, par le réalisateur Cédric Klapisch. II sera l’invité samedi 9 novembre des Grandes Rencontres. 

Pour son film Ma Part du Gâteau, Cédric Klapisch a, en plus des images tournées en cinémascope traditionnel, réalisé environ un quart des images avec des appareils photo reflex : 

« C’était assez improbable, on a vite vu qu’en nuit, l’appareil photo était bien meilleur que la pellicule. Nous avons obtenu des images qui étaient pratiquement impossibles en film. Outre leur taille très réduite, qui permet de les embarquer dans des endroits inaccessibles, les appareils photo permettent surtout de laisser beaucoup de liberté aux acteurs, car on n’a plus à se soucier ni de la durée ni du coût de la pellicule. Et vu le prix réduit des appareils, on peut aussi en utiliser plusieurs pour une même prise. Cela a été une nouvelle façon de travailler, qui permet plus de naturel, voire même qui nous rapproche du documentaire. Au final, l’image est différente à la fois dans le rendu technique, mais aussi dans la mise en scène. » -- Cédric Klapisch



LE SALON DE LA PHOTO
07 - 11 NOVEMBRE 2013
PARIS EXPO - PARIS - PORTE DE VERSAILLES

08/10/13

Expo photo Simone Kappeler, Galerie Esther Woerdehoff, Paris

Simone Kappeler : Through America 
Galerie Esther Woerdehoff, Paris 
Jusqu'au 2 novembre 2013

SIMONE KAPPELER, Erie-See, 10.6.1981, 1981
Tirage Ilfochrome, 50 x 50 cm ou 100 x 100 cm
© Simone Kappeler, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Née en 1952, SIMONE KAPPELER commence à prendre des photographies dès l’âge de 11 ans. Après des études en littérature allemande et en histoire de l’art, elle étudie la photographie à l’Ecole de Design de Zurich. 

En 1981, Simone Kappeler entreprend un voyage de quatre mois à travers les Etats-Unis au volant d’une vieille Gran Torino. Durant ce road trip, elle prend des clichés, en noir et blanc ou en couleurs avec des appareils photos bon marché, dont un Diana. 

SIMONE KAPPELER, Elk City-Oklahoma-Pool-III, 23.6.1981, 1981
Tirage Ilfochrome, 50 x 50 cm ou 100 x 100 cm
© Simone Kappeler, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Ces images, redécouvertes seulement en 2010, nous plongent dans un univers de sensations, une représentation personnelle de ce qu’étaient les Etats-Unis il y a trente ans, bien avant l’ère Bush, l’invention d’internet et les téléphones portables. L’aspect aléatoire et les défauts liés à l’usage de ces appareils photos apportent une qualité particulière aux photographies de Simone Kappeler, images de l’intime plus proche de l’évocation que du documentaire. 

Vibrantes de lumière et de couleur, certaines photographies rappellent l’univers de Robert Frank ou de William Eggleston, et Simone Kappeler parsème ces images, pourtant très personnelles, de références subtiles à l’histoire de la photographie.

La photographe possède des dizaines d’appareils différents, Hasselblad, Leica, Diana, Brownie ou Polaroid dont elle explore les spécificités techniques. Elle utilise un stock de films qui ne sont désormais plus produits et apporte un soin extrême aux tirages, réalisés sur des papiers également en fin de production.

SIMONE KAPPELER, Los Angeles II, 18.7.1981, 1981
Tirage argentique, 50 x 50 cm ou 100 x 100 cm
© Simone Kappeler, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

SIMONE KAPPELER, Niagara Falls XII, 10.6.1981, 1981
Tirage argentique, 50 x 50 cm ou 100 x 100 cm
© Simone Kappeler, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Galerie Esther Woerdehoff, Paris 
Site web : www.ewgalerie.com

07/09/13

Expo Raymond Depardon, Grand Palais, Paris : Un moment si doux autour de la couleur

Raymond Depardon, Un moment si doux 
Grand Palais, Paris 
14 novembre 2013 - 10 février 2014 

RAYMOND DEPARDON 
Sur la route avant La Paz, Bolivie, 2005 
© Raymond Depardon / Magnum Photos 

Depuis le milieu des années 2000, Raymond Depardon est secrètement engagé dans une intense expérience de la photographie liée à la couleur. C’est à ces images inédites que le Grand Palais consacre une importante exposition. Libéré de toutes les contraintes propres au reportage, Raymond Depardon vagabonde selon ses désirs, dans les lumières et les couleurs des routes, des grands espaces et des villes, des terrasses de café ou des chambres d’hôtel. Il revient sur ses pas, déambule dans les lieux qu’il affectionne, les paysages de ses obsessions, de ses joies ou de ses douleurs, en Ethiopie et au Tchad. Il photographie obstinément Paris, il marche le long des plages et des bords de Loire et s’envole loin d’ici vers les terres australes, la Bolivie ou Hawaï. Raymond Depardon porte sur le monde un regard dépaysé, un regard à l’état simple, à l’état pur, qui est une recherche de la vérité - la vérité de soi -, une quête du lieu idéal et du bonheur liée à la couleur et à la douceur. 

La couleur apparaît dès les origines de l’oeuvre de Raymond Depardon, dès la naissance de sa vocation dans les années 60 lorsque jeune homme il photographie la cour de la ferme de ses parents près de Villefranche-sur-Saône. Elle réapparaît ensuite ici et là dans divers reportages pour des magazines puis, notamment, dans deux commandes célèbres, l’une consacrée à la Ferme du Garet et l’autre à la France et elle trouve dans ses photographies d’aujourd’hui son plein épanouissement. L’exposition au Grand Palais présente une centaine de photographies récentes de grand format, ainsi que de plus anciennes, pour la plupart elles aussi inédites, permettant de montrer l’attachement particulier que Raymond Depardon porte à la couleur.

Commissaire de l'exposition : Hervé Chandès, Directeur de la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Cette exposition est réalisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais en collaboration avec Magnum Photos. 

Grand Palais, Galerie sud-est
entrée avenue Winston Churchill
Renseignements et réservations sur : www.grandpalais.fr

21/06/13

Regards sur les ghettos, Mémorial de la Shoah, Paris - Exposition de photographies, 2013-2014

Exposition REGARDS SUR LES GHETTOS
Mémorial de la Shoah, Paris
13 novembre 2013 - septembre 2014

Groupe d'hommes juifs ôtant leur chapeau devant le photographe allemand. Ghetto de Varsovie, été 1941.
Photo: Willy Georg. © United States Holocaust Memorial Museum

Pour la première fois en France, près de 500 photographies peu connues des ghettos sont exposées au Mémorial de la Shoah. Photographes juifs, soldats allemands, propagande nazie... une exposition aux regards pluriels.

L’invasion de la Pologne en septembre 1939, marque le début de la Seconde Guerre mondiale. Dans les territoires annexés à l’Est, l’armée allemande rassemble les habitants juifs dans des ghettos très vite surpeuplés et insalubres. Un nombre considérable de photographies de ces ghettos est conservé aujourd’hui à travers le monde dans des centres d’archives ou chez des collectionneurs privés. Que sont ces images ? Propagande ? Témoignage ? Dénonciation pour l’Histoire ? Les réponses sont en partie données par le contexte de leur réalisation, les personnalités de leurs auteurs et bien sûr dans la lecture précise des clichés.

Le « temps des ghettos » est considéré comme la première étape du processus génocidaire de la population juive d’Europe centrale. Ils furent liquidés en 1942-1943 et leur population conduite vers les centres de mise à mort pour y être assassinée. Allant à l’encontre de la volonté des autorités nazies de garder le secret sur le processus de mise à mort des Juifs d’Europe, cette première étape a été beaucoup documentée visuellement.

Si beaucoup des images ont été prises par des photographes dépendant du département du ministère de la Propagande allemande, souvent mises en scène à dessein de propagande antisémite, d’autres ont été prises par des civils juif ou polonais, photographes amateurs ou professionnels. La diversité de cet ensemble photographique et de ses auteurs concourt à en faire un apport documentaire exceptionnel pour l’Histoire, en permettant de retracer les étapes de la vie dans les ghettos. La lecture de cet ensemble se doit d’être abordée avec précision et nuance, et amène à questionner l’ambiguïté qui parfois présida à leur réalisation.

Issues de plusieurs collections réparties en Europe, en Amérique du Nord ou en Israël, elles ont été prises dans différents ghettos (plus de 400 ghettos existèrent). Parmi le fonds présenté, les photographies couleur ou noir et blanc des allemands Max Kirnberger, Willy Georg ou Heinrich Jöst, des photographes juifs Henryk Ross, Mendel Grossman ou George Kadish, et aussi de nombreuses images anonymes. A travers une approche analytique et historique des photographies, il s’agit de retracer l’histoire de ce que furent l’enfermement et la mort lente de plusieurs millions de Juifs dans les ghettos entre 1939 et 1943.

Autour de l’exposition : Un cycle de projections et rencontres, des visites guidées gratuites certains jeudis à 19h30, un catalogue d’exposition (éd. Mémorial de la Shoah, novembre 2013).

Cette exposition a été réalisée par le Mémorial de la Shoah.

Commissariat scientifique : Daniel Blatman, professeur au département d'histoire juive et de la communauté juive contemporaine à l'Université hébraïque de Jérusalem.

Commissariat général : Sophie Nagiscarde, Marie-Edith Agostini assistées d’Anne Bernard, Mémorial de la Shoah

Recherches et documentation : Sophie Nagiscarde, Marie-Edith Agostini, Anne Bernard, Mémorial de la Shoah, Jean-Yves Potel, Lior Smadja.

Les textes de l'exposition ont été rédigés par Daniel Blatman, Judith Cohen, directrice de la Section photographies au Musée du Mémorial de la Shoah à Washington, Daniel Uziel, directeur du département photographie à Yad Vashem et professeur à YV International School for Holocaust Studies, Johann Chapoutot, maître de conférences en Histoire contemporaine à Grenoble II, membre de l’Institut Universitaire de France, Simon Perego, attaché temporaire d'enseignement et de recherche à Sciences Po Paris, Sophie Nagiscarde, Marie-Edith Agostini.

Mémorial de la Shoah
17, rue Geoffroy-l’Asnier  75004 Paris 
Site internet : www.memorialdelashoah.org

Horaires : Ouverture tous les jours sauf le samedi, de 10 h à 18 h, et le jeudi jusqu’à 22 h
Entrée libre

Mise à jour 10-2013

11/06/13

Expo Photo Nicolas Dubreuil, Galerie Akié Arichi, Paris

Nicolas Dubreuil : Au bout du monde - Le dernier hiver
Galerie Akié Arichi, Paris
Jusqu'au 20 juillet 2013

NICOLAS DUBREUIL
Halo Polaire - Baie de Melville, Mars 2013, photo numérique
Courtesy Nicolas Dubreuil et Galerie Akié Arichi, Paris

Chef d’expédition Polaire Arctique et Antarctique, depuis 25 ans, Nicolas Dubreuil explore à pied, en kayak, à ski et en traineau les régions les plus extrêmes de notre planète. Son expérience du terrain l’a amené à se rapprocher peu à peu des peuples autochtones de l’Arctique, jusqu’à s’installer à Kullorsuaq le village le plus extrême du Groenland duquel il ramène des témoignages photographiques sur la vie quotidienne des derniers chasseurs traditionnels du pôle. Il est également l’auteur d’Aventurier des Glaces et de Mystères Polaires.

Au delà du réchauffement climatique, les régions polaires sont en plein bouleversement économique et politique. J’ai voulu témoigner de la vie quotidienne d’un des derniers villages de chasseurs de l’Arctique dont la culture et les traditions sont amenées à évoluer rapidement.

La nostalgie naturelle du noir et blanc des images de chasseurs et de leur famille illustre le fait qu’une page de l’histoire du Groenland se tourne. En opposition, la puissance des couleurs de la glace, source de vie des régions polaires, nous montre que pour ces peuples du froid, elle nous survivra toujours !

La galerie Akié Arichi présente une quarantaine de photographies de l'Arctique.

Galerie Akié Arichi
26 rue Keller
75011 Paris
http://galeriearichi.com/

15/11/12

Festival Photo Circulation(s) 2013, Bagatelle et galerie Côté Seine, Paris


Troisième édition de Circulation(s), festival de la jeune photographie européenne 
Galerie Côté Seine et Trianon du parc de Bagatelle, Paris
22 février - 31 mars 2013

Circulation(s) #3 festival de la jeune photographie européenne organisé par l’association Fetart, se déroulera durant un mois dans deux lieux différents, la galerie Côté Seine et le Trianon du parc de Bagatelle à Paris. Présidé cette année par François Cheval, il présentera une exposition de plus de 40 photographes européens ainsi que de nombreuses autres manifestations.

Circulation(s) 2013
Photo © Cristina De Middel, de la série The Afronauts

Le festival Circulation(s) 2013 propose pour la troisième année un regard croisé sur l’Europe à travers la photographie. La seconde édition en 2012 qui a accueilli près de 25.000 visiteurs et connu un grand succès. Ce festival a pour vocation de présenter un panorama de la nouvelle génération de photographes européens et de mettre en synergie des initiatives culturelles européennes autour de l'image. 

La programmation s’articule autour de la sélection d’un jury suite à un appel à candidatures international, d’invités (une galerie et une école) et de la carte blanche de 4 artistes du parrain de l’édition 2013, François Cheval. Autour d’une exposition réunissant une trentaine de photographes européens, des activités pédagogiques (visites commentées par les artistes, projections,...) et des ateliers (lectures de portfolios,...) 
sont mis en place à destination du grand public et des jeunes photographes. 

Les quatre artistes auxquels François Cheval a donné carte blanche sont : Morgane Denzler, Stan Guigui, Philippe Pétremant, Manon Recordon.


PHILIPPE PETREMANT, Les sept mercenaires
Photo © Philippe Pétremant. Courtesy galerie Le Réverbère, Lyon

Né en 1976, Philippe Pétremant vit et travaille à Lyon. Après avoir étudié à l’École des beaux-arts de Saint-Etienne, il obtient son DNSE en 2001, autour des toutes premières images de la série Vacuité(s). En 2002, il entre à la galerie Le Réverbère, qui présente son travail lors de la foire Paris Photo, après avoir exposé à Amsterdam à la maison Descartes (Institut français des Pays-Bas) et participé à la Villette au salon Jeune Création. Outre les collectionneurs privés qui découvrent son univers à Paris Photo en 2002, 2004, 2006 et 2010, le FNAC, le musée de la Roche-sur-Yon, le musée Nicéphore Niépce et les artothèques d’Angers, d’Annecy, de Brest et le Conseil Régional Rhône-Alpes ont déjà acquis ses photographies.

Les photographes invités : Chaque année le festival offre une visibilité particulière à deux structures européennes dédiées à l’image. Cette année, l’école invitée est l’École Supérieure des Arts Saint-Luc à Liège, (Belgique) et la galerie Anzenberger (Autriche). Les artistes invités par l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc à Liège, Belgique : Maxence Dedry, Elodie Ledure Les artistes invités par la galerie Anzenberger, Autriche : Thomas Herbrich, Klaus Pichler.

Plusieurs projets spéciaux sont accueillis sous forme d’exposition, de projection et d’installation :
- 16ème Prix de Jeunes Talents vfg en photographie, Suisse - Projection
- Les coups de cœur des festivals européens - Projection
- Isabelle Blanc - Installation
- Jean-Jacques Calbayrac - Installation
- Joël Curtz - Installation
- Cristina De Middel - Photographie et installation
- Françoise Michaud - Installation
- Susanna Pozzoli - Installation
- Chantal Vey - Installation

Le catalogue de l'exposition Circulation(s) 
L’édition d’un catalogue de référence bilingue (anglais/français) en couleurs présentant l’ensemble des artistes et des intervenants de Circulation(s) # 3 sera édité par Trans Photographic Press. Il sera vendu 22 € dans toutes les librairies spécialisées et sur place durant tout le festival. 

Plus d'informations sur http://www.festival-circulations.com 

Parc de Bagatelle, route de Sèvres à Neuilly 75016 Paris
Ou Parc de Bagatelle, Allée de Longchamp 75016 Paris
De 11h à 17h du 22 février au 1er mars 2013, puis de 11h à 18h30 à partir du 2 mars
Accès libre et gratuit

22/10/12

Expo Photo La Jeune Fille dans la ville, Collection photographique agnès b. au Salon de la Photo 2012


La Jeune Fille dans la Ville
Collection photographique d’agnès b. au Salon de la Photo 2012, Paris
8 - 12 novembre 2012

La collection photographique d’agnès b. est réputée, composée à la fois de signatures prestigieuses et de talents nouveaux soutenus par la styliste qui est également mécène et galeriste. Le Salon de la Photo, partenaire du Mois de la Photographie 2012, lui rend hommage à travers une sélection d’œuvres qu’Agnès Troublé, dite agnès b., a choisies sur le thème de « La jeune fille dans la ville ».


DIANE ARBUS
Two girls in matching bathing sits. 
Coney Island, NY, 1967

Une soixantaine de photographies, courant du début du 20e siècle à aujourd’hui et confrontant des œuvres de Brassaï, Walter Evans, Diane Arbus, ou encore Martin Parr, Martine Barrat,… pour ne citer très arbitrairement que quelques noms parmi les dizaines exposés, les autres n’étant pas de moindre importance ou notoriété ! Et s’il faut résumer de A à Z, ce sera de l’Américaine Berenice Abbott à l’Italien Franco Zecchin. 


STEVE HIETT
Cecelia. Thanksgiving. 
West Side Highway, New York, 1993


« Les photos qui composent ma collection - si c’en est une - racontent un peu l’histoire de ma relation à la photographie et sans doute aussi, en partie, l’évolution de celle-ci. Je crois que c’est le travail de Henri Cartier-Bresson qui le premier m’a fait prendre conscience de tout ce qui pourrait être dit par ce médium. A partir de là, j’ai appris la photographie, avec gourmandise. J’ai avec elle une relation intime, très suivie, très exigeante ; mon cheminement et mes choix se font sans complaisance. Je suis heureuse d’observer son évolution, de la voir se diversifier à toute vitesse.» -- Agnès b. 


HENRI CARTIER-BRESSON 
Chez Lipp, Paris, 1968


En outre, le Salon de la Photo a offert un don au Fonds de Dotation agnès b. pour la photographie, qui l’a attribué à deux de ses découvertes : Amélie Debray et Marion Poussier qui auront, chacune, une photo exposée au Salon de la Photo. 


Site web du Salon de la Photo : 

19/10/12

Paris Photo 2012, Grand Palais, Paris


PARIS PHOTO 2012
Grand Palais, Paris
15 -18 novembre 2012

Pour sa 16ème édition - Paris Photo accueillera en novembre sous la nef du Grand Palais 140 exposants provenant de 23 pays, et propose à nouveau cette année une programmation inédite : l’exposition « Acquisitions Récentes » des grandes institutions, l’exposition « Collection Privée », le Prix du livre (Paris Photo – Aperture Foundation Photobook Awards), l’exposition « Livre Ouvert » et la Plateforme de débats et d’entretiens. 

Cette année Paris Photo accueille sous la nef du Grand Palais 128 galeries et 23 spécialistes du livre de photographie.

L’exposition « Acquisitions récentes »  présentera les nouvelles collections photographiques du LACMA (Los Angeles), du Fotomuseum de Winterthur (Suisse) et de Huis Marseille (Amsterdam).

L’exposition « Livre ouvert » mettra à l’honneur les publications (livres et éphémeras) de Bernd & Hilla Becher (quelques photos ici), rendant ainsi compte de l’importance du support imprimé dans la formalisation de leurs typologies. Cette exposition a été organisée par le Musée de l'Elysée à Lausanne. Le visuel officiel de Paris Photo 2012, reproduit ci-dessus, se base sur une des photos classiques du couple de photographes. 

La Plateforme  proposera 4 jours d’événements live : entretiens, tables rondes et performances sous la direction de Roxana Marcoci, commissaire du département de photographie du MoMA de New York. Hilla Becher, Rem Koolhaas ou David Lynch y prendront la parole.

Enfin, pour la première fois, Paris Photo met en place un parcours inédit au cœur des galeries : « Paris Photo vu par… ». Ce parcours sera confié à une personnalité différente chaque année. En 2012, c’est à David Lynch que Paris Photo confie le soin de faire son choix parmi les œuvres exposées par les galeristes. Le parcours résultant de cette sélection sera identifié dans la Foire et pourra être suivi notamment sur l’application mobile Paris Photo. Une façon originale pour le public de contempler les œuvres tout en découvrant l’univers esthétique de David Lynch.