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21/04/13

Dalou (1938 - 1902). Le sculpteur de la République, Petit Palais, Paris

Dalou (1938 - 1902) 
Le sculpteur de la République 
Petit Palais, Paris
18 avril - 13 juillet 2013

L’exposition « Dalou. Le sculpteur de la République » au Petit Palais est la première exposition monographique consacrée à Jules Dalou (1838-1902). Elle devrait rendre à l’artiste sa place majeure dans l’extraordinaire mouvement qui porta la sculpture française du XIXe siècle au sommet, à l’égal d’un Rude, d’un Carpeaux ou d’un Rodin. 

Après une enfance parisienne modeste Dalou débute sa carrière sous le Second Empire. Mais elle est vite interrompue par la guerre de 1870 et la Commune de Paris à laquelle Dalou prend part. Contraint à l’exil, le sculpteur s’installe à Londres où il obtient un vif succès auprès des amateurs anglais. Il rentre en France en 1879, à la faveur de l’amnistie des communards. La Ville de Paris lui commande alors son œuvre la plus célèbre, le Triomphe de la République à l’esthétique révolutionnaire. Ce chef-d’œuvre qui trône à présent au centre de la place de la Nation, le Triomphe de la République est le premier d’une longue série de monuments publics conçus par Dalou pour la capitale. Par ailleurs, comme tous les sculpteurs de son temps, il fournit pour une clientèle privée des bustes et des œuvres décoratives très appréciées.

Près de quatre cents œuvres seront présentées au Petit Palais : des sculptures, mais aussi des peintures, des dessins, des photographies et des documents en grande partie inédits. La majorité des sculptures provient du fonds d’atelier de l’artiste, acquis en 1905 par la Ville de Paris. Il offre un panorama sans équivalent de la création de Jules Dalou et permet de retracer l’évolution de sa carrière. Des prêts provenant de collections publiques et privées en France et à l’étranger complètent l’ensemble et permettent d’évoquer toutes les étapes de la fabrique d’un monument et les « secrets d’atelier » d’un sculpteur du XIXe siècle.

La visite se prolonge au musée Cognacq-Jay avec l’exposition « Dalou. Regards sur le XVIIIe siècle » qui rassemble environ trente œuvres de Jules Dalou, librement inspirées par le XVIIIe siècle français. Elle les confronte aux œuvres d’artistes présentées dans les salles du musée Cognacq-Jay (Pigalle, Lemoyne, Houdon, Clodion…) et montre comment Dalou, bien que républicain convaincu, réinterprète l’héritage du dernier siècle de l’Ancien Régime.

L’exposition accompagne la parution du catalogue des œuvres de Jules Dalou conservées au Petit Palais, sous la direction d’Amélie Simier (éditions Paris-Musées).

Commissariat : Amélie Simier, conservateur en chef et directrice des musées Bourdelle et Zadkine Cécilie Champy-Vinas, Conservateur du patrimoine au Petit Palais 

PETIT PALAIS
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

11/12/11

Fantin-Latour, Manet, Baudelaire : L’Hommage à Delacroix, Musée national Eugène-Delacroix, Paris

Fantin-Latour, Manet, Baudelaire 
L’Hommage à Delacroix 
Musée national Eugène-Delacroix, Paris 
7 décembre 2011 - 19 mars 2012 

Si 1863 est l’année du scandale du Déjeuner sur l’herbe d'Edouard Manet au Salon des Refusés, c’est aussi celle de la mort d’Eugène Delacroix dans son appartement de la place de Fürstenberg. Choqué par la tiédeur des hommages officiels rendus à l’artiste lors de sa disparition, Henri Fantin-Latour, encouragé par Manet et Baudelaire, se lança dans la réalisation de son fameux Hommage à Delacroix pour le Salon suivant : grande toile-manifeste qui rassemblait une nouvelle génération d’artistes novateurs et de critiques comme Baudelaire et Champfleury, autour de l’austère effigie du maître disparu. L’exposition du musée Delacroix retrace l’aventure de cette toile, sa conception, les variantes, les élus et les exclus parmi les figurants. Grâce aux prêts exceptionnels de nombreuses institutions françaises et étrangères, elle relate cette fraternité artistique à travers les œuvres croisées des artistes en présence et celles qui les rattachent à l’héritage de Delacroix.

La réception du tableau par la critique de l’époque fut assez vive : on dénonça une captation d’héritage, usurpé par une bande de Réalistes. L’admiration de la plupart pour l’œuvre de Delacroix est pourtant indéniable, même si l’exposition explore les compromis et les alliances de circonstance : une histoire qui commence par une camaraderie d’atelier et de café d’artistes – la « Société des Trois » formée par Fantin-Latour, Legros et Whistler – et s’achève bien après l’exposition du tableau en 1864. Mais en 1889, lorsque Henri Fantin-Latour brosse une nouvelle allégorie à la gloire de Delacroix, Immortalité (musée de Cardiff), les temps ont changé. L’artiste s’est détaché du courant Impressionniste et il choisit de ne représenter cette fois qu’une femme évanescente semant des pétales de fleurs sur le tombeau du maître. L’exposition se conclut sur l’hommage officiel confié finalement au sculpteur Jules Dalou dont le grand monument de bronze est inauguré officiellement en 1889, dans les jardins du Luxembourg.

Commissaire de l’exposition : Christophe Leribault, directeur du musée national Eugène-Delacroix et adjoint au directeur du département des Arts graphiques du musée du Louvre.

Publication : Catalogue de l’exposition, sous la direction de Christophe Leribault. Textes de Stéphane Guégan, Christophe Leribault, Marie-Pierre Salé, Amélie Simier. Coédition Le Passage / musée du Louvre Editions. 168 p., 104 ill., 28 €

Musée national Eugène-Delacroix
6 rue de Fürstenberg, 75006 Paris