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16/10/16

Nicolas Alquin @ Galerie Maeght, Paris

Nicolas Alquin
De toutes pièces
Galerie Maeght, Paris

Jusqu'au 26 novembre 2016


Nicolas Alquin
NICOLAS ALQUIN
Cavalier, pièce gagnante
Bronze, 2016
71 x 32 x 32 cm
Photo : Arnaud Gaertner
© Galerie Maeght, Paris.

La Galerie Maeght présente « De toutes pièces », la deuxième exposition personnelle du sculpteur français NICOLAS ALQUIN. Cette dernière regroupe des oeuvres inédites en bronze, en bois, des encres sur papier ainsi que de nouvelles gravures signées et numérotées.

La figure statuaire est au centre des recherches plastiques de Nicolas Alquin qui revendique l’influence du sculpteur Eugène Dodeigne comme celle des flamands Roel et ReinHound D’Haese, et reconnaît une profonde admiration pour l’oeuvre du basque Edouardo Chillida. « De toutes pièces » est une ode à cet art : Nicolas Alquin édifie un jeu d’échecs dans lequel les figures hiératiques – tours, fous, cavaliers, dames, rois et pions – prennent vie, notamment grâce à la force des bronzes. En 1987, Nicolas Alquin avait créé pour la Galerie Maeght un petit jeu d’échecs en bronze. Avec cette nouvelle exposition, il reprend la partie là où ils l’avaient laissée.


Nicolas Alquin
NICOLAS ALQUIN
Pion, pièce de garde
Bronze, 2016
40 x 21 x 21 cm
Photo : Arnaud Gaertner.
© Galerie Maeght, Paris.

Nicolas Alquin cherche les correspondances entre les matières, les thèmes, les échelles. Il provoque les contrastes et les oppositions. Dans cette exposition, toutes les pièces s’opposent et s’unissent finalement dans leur diversité. Les oeuvres sur papier et les gravures inédites prolongent ce dialogue. Un parcours utopique dans lequel les figures de l’échiquier s’inscrivent dans des paysages oniriques : la reine devient brume, le roi devient falaise. Nicolas Alquin introduit pour la première fois la couleur dans son oeuvre sur papier avec des bruns, des bleus, des verts, inspirés des paysages bretons, des roches et de l’immensité de la mer.


Nicolas Alquin
NICOLAS ALQUIN
Encres sur papier, 2016
35,5 x 22,5 cm
© Galerie Maeght, Paris

A propos de NICOLAS ALQUIN
A la fois sculpteur, dessinateur et illustrateur, Nicolas Alquin est notamment connu du grand public pour ses sculptures monumentales. Son oeuvre se développe à travers trois techniques : le bronze, le bois et l’encre. Nicolas Alquin modèle chaque oeuvre, il y imprime ses gestes et marque le mouvement de ses propres mains. Depuis ses débuts, il affectionne l’édition d’art et les techniques de l’imprimerie. Il a notamment publié des ouvrages de bibliophilie ainsi que réalisé des oeuvres gravées, signées et numérotées. Son oeuvre a reçu des distinctions internationales et fait l’objet de plusieurs expositions en France comme à l’étranger.

GALERIE MAEGHT
42 rue du Bac, 75007 Paris
www.maeght.com

05/09/16

Eiko Fukagawa - Olivier Gagnère @ Galerie Maeght, Paris

Regards sur la porcelaine
Eiko Fukagawa - Olivier Gagnère
Galerie Maeght, Paris

8 septembre - 8 octobre 2016


Eiko Fukagawa
Eiko Fukagawa
Square Shizuku, 2016
16,5 x 7 x 16,5 cm

L’exposition Regards sur la porcelaine à la Galerie Maeght réunit le designer français Olivier Gagnère et la designer japonaise Eiko Fukagawa qui expose pour la première fois en France. La puissance graphique et colorée du parisien dialoguera avec les compositions élégantes et raffinées de l’héritière de la célèbre manufacture Fukagawa-Seiji. Les liens étroits qu’entretiennent la Galerie Maeght, Olivier Gagnère et Eiko Fukagawa remontent au début des années 1990. Le designer est alors captivé par la pâte et la polychromie si particulières qui font la renommée de la manufacture japonaise. Il réalise ainsi dans leurs ateliers des porcelaines éditées par La Galerie Maeght. Pour Isabelle Maeght, directrice de la Galerie : « tous deux puisent dans l’expertise ancestrale des plus grandes manufactures une immense liberté de création. Ils partagent une exigence et une audace formelle rares. » Par cette exposition, c’est à la fois la porcelaine et le dialogue entre ces deux designers qui sont célébrés.

Eiko Fukagawa

Eiko Fukagawa
Portrait d’Eiko Fukagawa

Depuis 1650, la famille Fukagawa perpétue et enrichit une tradition exigeante. Au coeur de la région d’Arita, berceau de la porcelaine japonaise au XVIIe siècle, la manufacture Fukagawa-Seiji est reconnue dans le monde entier pour l’extrême finesse de ses décors, la tension de ses lignes, la pureté de ses couleurs.

Grand Prix de l’exposition universelle de Paris de 1900 pour un grand vase de fleurs réalisé par Rokuro Wheel, la célèbre maison est fournisseur officiel de la famille impériale japonaise depuis 1910.

Produisant tous ses matériaux, glaçures et teintures en interne, la manufacture compte aujourd’hui sept maîtres-artisans. Auprès d’Eiko Fukagawa comme auprès des designers invités, ces ouvriers mettent la précision de leur savoir-faire au service de la création pour inventer le futur de la porcelaine.

A la fois designer et directrice de la manufacture, Eiko Fukagawa maîtrise toutes les possibilités de la technique. Elle offre au regard vases, théières et tasses dans une harmonie où se mêlent brillant, mat, lisse, nuances colorées traditionnelles ou modernes.

Pour sa première exposition en France, Eiko Fukagawa présentera ses porcelaines mais aussi d’inédites oeuvres graphiques sur papier ainsi que des diptyques sur biscuit (porcelaine non cuite, peinte avec des pinceaux traditionnels de calligraphie). À l’invitation d’Isabelle Maeght, la designer a en effet accepté de créer ses toutes premières oeuvres uniques dans lesquelles son coup de pinceau s’avère aussi délicat et fort que ses porcelaines.

« Inspirée par la nature, l’eau, la terre, le vent, j’aime peindre sur la porcelaine, avant comme après cuisson. À mes yeux, chacune de ces techniques offre ses propres contraintes et d’innombrables possibilités. En peignant sur biscuit et sur papier, j’ai eu le sentiment de repousser des limites et d’atteindre de nouveaux territoires d’expression », explique la designer.

Olivier Gagnère

Olivier Gagnère
Portrait d’Olivier Gagnère, 2014
Photo : Eric Alexandre
© Galerie Maeght, Paris.

Designer inclassable, classique contemporain, Olivier Gagnère cultive les échanges avec les plus grands ateliers et manufactures mondiaux. Isabelle Maeght a souhaité rendre hommage, par cette exposition, à ses diverses collaborations, soulignant la richesse du dialogue entre artiste et maitres-artisans. De Quimper à Arita, de Limoges aux ateliers Parigi en passant par Gien, Olivier Gagnère observe, expérimente, se laisse surprendre. Toujours plus curieux des techniques et des savoir-faire, le designer trouve dans les ateliers de véritables sources d’inspiration. L’ensemble sélectionné pour cette exposition retracera ce riche parcours et dévoilera les dernières créations de l’artiste.

Les amateurs auront ainsi le plaisir de découvrir :
- les créations réalisées par Olivier Gagnère à Arita en 1992 dans les ateliers Fukagawa-Seiji,
- les pièces créées en 1989 à l’invitation de la faïencerie Henriot-Quimper pour son tricentenaire comme les vases récemment rhabillés aux couleurs de Gauguin,
- la collection culte dessinée pour la maison Bernardaud en 1994,
- la collection Parigi réalisée dans l’intimité des célèbres ateliers florentins et éditée par la Galerie Maeght en 2014,
- ainsi que les nouvelles éditions signées l’an passé pour les faïenceries de Gien.

En dessinant, décomposant, rebâtissant à coups de carrés, de cercles, de cônes, de couleurs, de vides, de contrastes, de reliefs, en utilisant les couleurs traditionnelles propres à chacune des manufactures tout en se les appropriant, le designer a inventé un vocabulaire qui est devenu le « style Gagnère ».

Olivier Gagnère et la Galerie Maeght : dès 1989, le designer réalise pour la Galerie Maeght un premier ensemble de verreries à Murano, avant de créer en 1992 le fameux ensemble de porcelaines à la Manufacture Fukagawa d’Arita et en 2014 l’étonnante série Parigi. Ces expositions s’accompagnent de dessins et de linogravures originales réalisés à l’imprimerie ARTE-Adrien Maeght.

Galerie Maeght, Paris
www.maeght.com

Expositions 2016-2017 à la Galerie Maeght :
Regards sur la porcelaine Eiko Fukagawa - Olivier Gagnère, 8 septembre - 8 octobre 2016
Nicolas Alquin, 13 octobre - 26 novembre 2016
Gravures et éditions, 1er décembre 2016 - 7 janvier 2017
François Lamore, 12 janvier - 18 février 2017

18/01/15

Bronzes, Galerie Maeght, Paris

Bronzes
Galerie Maeght, Paris
23 janvier - 7 mars 2015

Georges Braque, Pur-sang, 1956. 
Bronze sur pierre. 35 x 29 cm. 
© Galerie Maeght, Paris

La Galerie Maeght met à l’honneur le bronze dans une exposition où les oeuvres sculptées des plus grands maîtres dialoguent avec celles, récentes, d’artistes contemporains : de Georges Braque, Eduardo Chillida, André Derain, Alberto Giacometti, Roger de La Fresnaye, Joan Miró, Paul Rebeyrolle, Jean-Paul Riopelle et Raoul Ubac, à Ruth Adler, Nicolas Alquin, Marco Del Re, Joanet Gardy-Artigas, François Lamore, Daniel Milhaud et Manolo Valdès.

Isabelle Maeght, directrice de la Galerie Maeght, rend hommage au matériau noble et exigeant qu’est le bronze par une sélection de très belles oeuvres d’artistes majeurs du XXe et XXIe siècle. L’exposition est l’occasion de (re)découvrir ce matériau à travers un ensemble d’oeuvres originales ou inédites comme l’un des rares bronzes qu’Ubac ait réalisé. Couleurs, formes, toucher, classicisme et contemporanéité : Isabelle Maeght a choisi de montrer la fascinante diversité offerte par ce médium.

« Le bronze, matériau aussi mythique qu’exigeant techniquement, offre aux artistes des possibilités immenses en même temps qu’il leur permet de renouveler leur langage artistique. L’oeuvre sculpté de Miró a révolutionné ce champ artistique. Le « Pur-Sang » de Braque qui semble jaillir de fouilles archéologiques revendique un héritage classique en même temps qu’une intense modernité », précise Isabelle Maeght.

Joan Miró, Femme, 1968 
Bronze, 69,5 x 32 x 23,5 cm. 
© Galerie Maeght, Paris

Joan Miró, Tête de Tériade, 1975 
Bronze, 32 x 39 x 25 cm. 
© Galerie Maeght, Paris

Miró, sculpteur. L'exposition présente une dizaine d’oeuvres sculptées de Miró. D’une puissance exceptionnelle, ses bronzes témoignent de l’importance qu’il accorde au rendu des matières et aux textures. Recouverts d’une patine naturelle, ses bronzes gardent une certaine rugosité comme ils incitent à la caresse. Sans cesse à la recherche de nouvelles formes et supports, Miró transgresse avec le bronze les règles établies et traditionnelles de la sculpture. Il ira jusqu’à se l’approprier et en faire une peinture. Chacune de ses créations est le résultat d’un dialogue étroit et complice avec les maîtres-artisans. Attentif au travail des fondeurs, Miró surveille avec minutie l'élaboration de ses bronzes, guide la main des artisans ou crée lui-même sa patine. « Le travail que je réalise avec plusieurs fonderies me donne à chaque fois des nouvelles idées », avait-il déclaré.

Manolo Valdès, Dama de Barajas I, 2004 
Bronze, 22 x 12 x 7 cm. 
© Galerie Maeght, Paris 

Manolo Valdès, Dama de Barajas II, 2004 
Bronze, 18 x 10 x 8,5 cm. 
© Galerie Maeght, Paris 

Manolo Valdès, Dama de Barajas III, 2004 
Bronze, 20,5 x 10,5 x 6,5 cm. 
© Galerie Maeght, Paris 

« Les dames de Barajas » de Manolo Valdès. L’oeuvre de Valdès, que ce soit ses peintures, ses sculptures ou son oeuvre graphique, éveille le toucher. Plus particulièrement avec le bronze, Valdès part à la recherche de textures informelles. Il décide de ne pas polir les défauts de fonte. Il recherche la texture, l’éveil des sens. Conçues comme des icônes qui dialoguent à trois, « Les dames de Barajas » se parlent, se regardent, se répondent. Le bronze devient le support tant de la forme que de la voix. Les personnages, qu’il réalise en taille réelle ou surdimensionnée, sont figés, immobiles, et en même temps, profondément humains. Ils traduisent l’éternité de la matière. Leurs coiffures, volumineuses, étonnantes, renvoient à des expériences plastiques antérieures. La rêveuse, la coquette, la réaliste, les qualifiait l’écrivain Marco Vargas Llosa dans les poèmes accompagnant ce trio de têtes féminines « grands formats » installé dans le nouvel aéroport de Madrid réalisé par Lord Richard Rogers en 2004.

Marco Del Re, Assyrien moderne, 2009. 
Bronze, 110 x 70 x 63 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

« Assyrien moderne » de Marco Del Re offre avec le bronze une nouvelle lecture de son travail. Son oeuvre sculpté est un voyage où se réinventent et se côtoient la tradition classique et le contemporain. Ses bronzes patinés imitent la couleur de la pierre des temples romains et évoquent les héritages grec et étrusque en même temps qu’ils témoignent d’une grande liberté. Escargots de mer, animaux, bateaux de guerre s’y croisent comme autant clins d’oeil à un univers aussi poétique qu’onirique.

La sélection proposée par Isabelle Maeght rassemble plus de cinquante bronzes, de petits comme de grands formats, édités par Maeght Éditeur. Chaque pièce témoigne du soutien sans faille des Maeght aux artistes d’hier et d’aujourd’hui dans leur création.

« C’est aujourd’hui un enjeu pour les artistes contemporain de redécouvrir ce médium. Les pièces les plus récentes qui sont présentées aujourd’hui, avec François Lamore et Nicolas Alquin par exemple, en témoignent », déclare Isabelle Maeght.

Reconnu aujourd’hui comme le plus important éditeur de lithographies et de gravures originales au monde, Maeght Editeur travaille depuis longtemps avec la Fonderie Susse, véritable entreprise du patrimoine vivant au service de la sculpture depuis plus de 200 ans qui a collaboré avec les plus grands : de Matisse à Giacometti, en passant par Miró, Braque, Ubac. L’exposition est l’occasion de mettre en lumière les relations amicales qui ont existé entre eux.

« La Fonderie Susse a depuis toujours bénéficié de notre confiance, de notre passion pour l’art et le bronze. Chaque pièce exposée porte en elle toute cette histoire, ces rapports très étroits avec les artisans et leur savoir-faire », ajoute Isabelle Maeght.

GALERIE MAEGHT
42, rue du Bac
75007 PARIS
www.maeght.com

03/12/14

Editions limitées, Galerie Maeght, Paris

Editions limitées
Galerie Maeght, Paris 
5 décembre 2014 - 17 janvier 2015 

La Galerie Maeght met à l’honneur la richesse du métier d’éditeur d’art. « Editions limitées » originales : gravures, lithographies, phototypies et livres de bibliophilie des plus grands maîtres dialoguent avec les oeuvres récentes de jeunes artistes.

L’exposition présente des oeuvres rares de Valerio Adami, Jean Bazaine, Georges Braque, Pol Bury, Alexandre Calder, Marc Chagall, Eduardo Chillida, Jean Cortot, François Fiedler, Gérard Gasiorowski, Joan Miró, Jean-Paul Riopelle, Guy de Rougemont, Pierre Tal-Coat, Antoni Tapiès, Raoul Ubac, Manolo Valdès et Bram Van Velde. Leur répondront Enzo Cucchi, Marco Del Re, Luc Doerflinger, Cécile Granier de Cassagnac, Ra’anan Levy, Pierre Roy-Camille et W4.

Valerio Adami, Placard Derrida, 1976.
Lithographie originale, 74 x 100 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Des chefs d’oeuvre. L’exposition présentera des oeuvres gravées de Georges Braque ou Eduardo Chillida aux côtés de gravures ou lithographies originales de Joan Miró, Bram Van Velde ou encore Jean-Paul Riopelle.

L’ensemble réuni par Isabelle Maeght parcourt plus de cinquante années d’édition et témoigne de la richesse du dialogue entre artistes, poètes, imprimeurs, relieurs et graveurs. Ensemble, ils dépassent les limites de l’édition traditionnelle pour réaliser des oeuvres gravées et ouvrir de nouveaux horizons. « Un très bel ouvrage de bibliophilie, une gravure originale de Joan Miró ou une lithographie originale de Georges Braque, ce sont des années de patience et de ferveur, des techniques virtuoses, une immense poésie : des oeuvres d’art à part entière », précise Isabelle Maeght. Avec plus de 12 000 titres publiés, Maeght Éditeur est aujourdhui reconnu comme le plus important éditeur de lithographies et de gravures originales au monde.

La collection des « Placards » porte l’empreinte de ces échanges entre arts graphiques, littérature et poésie. Ainsi, à l’initiative de la Galerie Maeght, poètes, écrivains et artistes collaboré étroitement sur des lithographies originales de grand format : Valerio Adami et Jacques Derrida, Jean Bazaine et André Frénaud, Pol Bury et Honoré de Balzac, Eduardo Chillida et Edmond Jabes, Jean Cortot et Guillaume Apollinaire, Gérard Gasiorowski et Gilbert Lascault, Pierre Tal-Coat et Jean Daive, Antoni Tapiès et Brossa Joan Brossa, etc. A redécouvrir.

Pierre Tal-Coat, Placard Daive, 1978.
Lithographie originale, 55,7 x 76,2 cm.
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Bazaine, Placard Frénaud, 1977.
Lithographie originale, 65 x 85 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Cortot, Placard Apollinaire,1996. 
Lithographie originale, 68 x 99 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Eduardo Chillida, Placard Jabes, 1975. 
Lithographie originale, 60 x 96,5 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

La série des eaux-fortes originales de Jean Cortot témoigne du lien étroit entre artistes, écrivains et poètes. Dès 1974, Jean Cortot réalise une oeuvre singulière, fondée sur une étonnante symbiose entre écriture et peinture. Dans cette série, l’artiste rend hommage aux grands écrivains, philosophes, poètes et musiciens qu'il aime, notamment Guillaume Apollinaire, Jacques Audiberti, Blaise Cendrars, René Char, Michel Déon, Paul Éluard, Max Jacob, Pierre-Jean Jouve, Mallarmé, Fernando Pessoa, Pétrarque, Raymond Queneau et Jean Tardieu.

Jean Cortot, Paul Eluard, 2008. 
Eau-forte originale éditée à 35 exemplaires, 25 x 33 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Cortot, Guillaume Apollinaire, 2002. 
Eau-forte originale éditée à 35 exemplaires, 25 x 33 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Cortot, Max Jacob, 2008. 
Eau-forte originale éditée à 35 exemplaires, 25 x 33 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Cortot, Audiberti, 2002. 
Eau-forte originale éditée à 35 exemplaires, 25 x 33 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

La Galerie Maeght propose également des oeuvres récentes de Marco Del Re, Luc Doerflinger, Cécile Granier de Cassagnac, Ra'anan Levy, Pierre Roy-Camille et W4, témoignant de l’intérêt sans cesse renouvelé des artistes pour l’édition. De grandes eaux-fortes originales de Pierre Roy-Camille dialogueront avec des linogravures originales de Marco Del Re, des gravures originales rehaussées à l’aquarelle de Cécile Granier de Cassagnac, des impressions numériques sur plexiglas originales de W4 ainsi que des monotypes originaux de Luc Doerflinger et des gravures originales de Ra’anan Levy.

Pierre Roy-Camille, Bouliki 
Lithographie, 2014. 51,5 x 76 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Ra’anan Levy, Mains III 
Gravure, 2014, 53 x 56,5 cm 
© Galerie Maeght, Paris.

Arianna d’Enzo Cucchi et Nanni Ballestrini. Depuis 1998, poètes et artistes se rencontrent à travers la collection de bibliophilie « Duos ». Ces ouvrages de poésie, illustrés de lithographies, eaux-fortes ou phototypies originales, sont édités en un nombre limité d’exemplaires. Le dernier de ces livres-objets, Arianna, est le fruit du dialogue entre l’artiste Enzo Cucchi et le poète Nanni Ballestrini.

Enzo Cucchi et Nanni Ballestrini, Arianna, 2014.
Collection de bibliophilie « Duos ». 
© Galerie Maeght, Paris.

Programmation de la Galerie Maeght, Paris :
Jean-François Spricigo, « Carnets du ciel » : 7 - 29 novembre 2014
« Éditions limitées » : 5 décembre 2014 - 17 janvier 2015
« Bronzes » : 22 janvier - 7 mars 2015
Ra’anan Levy : 13 mars - 16 mai 2015

19/01/14

Obras Gráficas, Galerie Maeght, Paris - Oeuvres graphiques

Obras Gráficas (Oeuvres graphiques)
Galerie Maeght, Paris 
Jusqu'au 1er mars 2014 

Joan Miró, Pablo Palazuelo, Antoni Tàpies, Eduardo Chillida, Antonio Saura, Eduardo Arroyo, Joanet Gardy-Artigas, Manolo Valdès et Equipo Crónica, José Manuel Broto, Xavier Grau, Susana Solano : la Galerie Maeght célèbre son amitié avec de grands artistes espagnols, qu’elle a accompagnés et édités, en consacrant une exposition à leur oeuvre gravé. Des oeuvres d’une grande diversité et d’une étincelante puissance graphique dont plusieurs chefs-d’oeuvre de Joan Miró notamment.

Joan Miro 
Cap i cua, 1979 
Lithographie originale, 99,5 x 72,5 cm 
75 exemplaires signés et numérotés 
© Galerie Maeght Paris

Jaillissement artistique. 1947 : Joan Miró rejoint la Galerie Maeght nouvellement créée par Aimé Maeght. Cette rencontre historique, après celle de Pierre Bonnard ou Henri Matisse, marque durablement l’avenir et les choix artistiques de la Galerie Maeght. « Plusieurs générations d’artistes espagnols ont été accompagnées par notre famille depuis sept décennies. A leurs côtés, nous avons vécu les bouleversements politiques de l’Espagne et de la Catalogne, mais aussi une intense créativité artistique » précise Isabelle Maeght, nommée en 2011, Commandeur dans l’Ordre d’Isabelle la Catholique pour sa contribution à favoriser les échanges artistiques entre la France et l’Espagne. Une distinction qui souligne ses attaches particulièrement fortes, tant artistiques que personnelles, avec de nombreux artistes espagnols.

Puissance graphique. Joan Miró, Pablo Palazuelo, Antoni Tàpies, Eduardo Chillida, Antonio Saura, Eduardo Arroyo, Joanet Gardy-Artigas, Manolo Valdès, Equipo Crónica, José Manuel Broto, Xavier Grau… : si la Galerie Maeght a exposé ces grands artistes, elle a également été leur imprimeur et leur éditeur. Tous ont développé, dans ses ateliers, un travail gravé d’une grande énergie graphique. « Les artistes ont très souvent pratiqué gravure ou lithographie comme champ d’expérimentation avec une grande liberté dans nos ateliers » commente Isabelle Maeght. 

Depuis quelques années, nous constatons un regain d’intérêt pour les éditions originales signées, rencontres entre art et technique. La Galerie Maeght a un grand rôle à jouer car elle possède un fond d’oeuvres gravées important et varié. De très nombreux amateurs d’art souhaitent voir et revoir ces grands artistes et, à travers leurs oeuvres imprimées, connaître leur approche des techniques employées.

L’imprimerie ARTE, créée par Adrien Maeght en 1964 rue Daguerre, n’a depuis lors eu de cesse que de mettre à disposition des artistes toutes les techniques ou même de les adapter à leurs besoins, des plus anciennes - lithographie, phototypie, eau-forte - aux plus modernes ou innovantes dont Adrien Maeght sut souvent percevoir avant l’heure le potentiel considérable. Miró comme Tàpies réalisèrent grâce au procédé inédit du carborundum des oeuvres aujourd’hui considérées comme des chefs-d’oeuvre de l’édition d’art du XXème siècle.

Joan Miró (1893-1983). Miró écrivit au sujet des contraintes de la gravure, qui le passionna tant : « Il fallait y résister, les déborder, et alors un immense champ de possibilités s’offrait au regard et à la main.» Miró reçut en 1954 le grand prix de l’oeuvre graphique de la Biennale de Venise. Pour cette exposition, Isabelle Maeght a souhaité présenter plusieurs séries, telle l’étonnante Série Gossos, la puissante Série Commedia dell’arte, la respectueuse Série Hommage à Gaudi ou encore, en référence à Altamira, la Série Rupestres. 

Pablo Palazuelo 
Galerie Maeght Barcelone, 1984 
Lithographie originale sur Velin d’Arches, 84,5 x 59,5 cm 
150 exemplaires signés et numérotés 
© Galerie Maeght Paris 

Pablo Palazuelo (1916-2007) réalise sa première exposition personnelle à la Galerie Maeght en 1955, après avoir participé à l’exposition collective Tendances en 1952 qui présentait les jeunes artistes de l’époque tels Olivier Debré et Ellsworth Kelly, pour laquelle Palazuelo réalise la couverture du catalogue et l’affiche. 

Pablo Palazuelo étudie l’architecture à Oxford puis intègre l’Ecole des Arts et Métiers de Londres. Il développe ainsi un esprit d’analyse aiguisé qui lui permet de structurer singulièrement l’espace. Ses premières réalisations se fondent sur l’étude des éléments naturels : cristaux de neige, cellules vivantes… qu’il examine au microscope. D’esprit géométrique à ses débuts, son art évolue vers l’emploi de lignes plus sinueuses, tout en gardant ce tempérament austère qui le caractérise. Viendront les thèmes des pierres et des ondes qui s’accordent à sa gamme chromatique composée essentiellement d’ocres, de terres de Sienne et de rouges.

La Galerie Maeght présente la série de gravures originales Sigilla (1977) et la lithographie originale Inaugural (1974), des oeuvres fortes et sensibles, comme l’est tout l’oeuvre de Pablo Palazuelo. 

Antoni Tàpies 
Z, 1981 
50 x 65 cm, eau-forte originale et collage sur Vélin d’Arches signés et numérotés
© Galerie Maeght Paris

Antoni Tàpies (1923-2012) fait partie de ceux qui ont apporté au XXème siècle une vision nouvelle de la gravure. Son oeuvre gravé est intense et complexe, tant sur le plan symbolique que technique. Parfois il apporte des matériaux tels du crin, des cartes à jouer, du sable… et ainsi intervient sur chaque exemplaire.

Dans les ateliers de l’imprimerie ARTE, Antoni Tàpies se livre à un travail de recherche, considérant ce médium comme un champ d’expérimentation à part entière. Au travers des objets qui circulent entre sa peinture et sa gravure, l’artiste affirme que son oeuvre gravé est aussi important que son oeuvre peint. Les oeuvres Grande croix et collage (1977) et Z (1981) sont emblématiques des matériaux que Tàpies a superposés sur une gravure originale.

Eduardo Chillida (1924-2002), « sculpteur devenu forgeron » (Gaston Bachelard), est célèbre pour ses sculptures monumentales ou ses collages graphiques et poétiques. Son oeuvre graphique est tout de contrastes et d’équilibre, entre puissance et fragilité. Après sa première exposition personnelle à la Galerie Maeght, qui a lieu en 1956, il réalise dans l'atelier ARTE-Adrien Maeght de grandes gravures et eaux-fortes originales. Pour « Obras Gráficas », Isabelle Maeght a sélectionné notamment Hildokatu II (1982), eau-forte originale sur papier Japon.

Antonio Saura 
Gris, 1975 
47.5 x 58.5 cm. Lithographie originale sur Velin d’Arches 
75 exemplaires signés et numérotés 
© Galerie Maeght Paris

Antonio Saura (1930-1998), cofondateur du groupe El Paso dans les années cinquante après s’être éloigné du surréalisme, expose à la Galerie Maeght en 1975. Intellectuel très engagé, son écriture formelle si personnelle croise avec ses réflexions politiques et sa volonté de retravailler l’histoire et la mémoire espagnoles, se confrontant aux oeuvres de ses grands prédécesseurs comme aux icônes. C’est à son oeuvre sur papier, très riche, qu’est consacrée l’exposition de la Galerie Maeght en 1975. Pour « Obras Gráficas », Isabelle Maeght a notamment choisi d’exposer Gris (1975), Don (1984), Amasijo (1984) lithographies originales éditées par Maeght.

Susana Solano 
Entre tres, 1986 
94,5 x 76 cm, eau-forte originale sur Vélin d’Arches 
50 exemplaires signés et numérotés 
© Galerie Maeght Paris

Susana Solano. Née en 1946, cette artiste catalane intègre l’école des Beaux-Arts de Barcelone où elle étudie la peinture. Dans les années 1980, elle s’initie aux techniques de ferronnerie et consacre une grande partie de son oeuvre à la sculpture. Elle rencontre alors une reconnaissance internationale.

Lauréate de plusieurs prix, le travail de Susana Solano s’articule autour de la relation entre l’espace et la matière. Elle crée notamment des formes libérées, quasi-aériennes, ou à l’inverse cloisonnées par des armatures métalliques où grillages en fer, plomb, aluminium et acier inoxydable viennent structurer le vide.

Les oeuvres gravées de Susana Solano intègrent son processus de recherche : dessins analytiques, planches préparatoires… Elles sont un moyen pour l’artiste de laisser des traces évidendes de ses expérimantations plastiques. La Galerie Maeght présente Entre tres, créée en 1986.

José Manuel Broto et Xavier Grau, tous deux nés en 1949, incarnent dans les années 1970 une jeune génération d'abstraits ; leurs oeuvres sont exposées par la Galerie Maeght dès 1976. Les oeuvres gravés de José Manuel Broto et celles de Xavier Grau méritent une attention très particulière pour la complémentarité qu’ils ont su déployer, chacun à leur manière, avec leur peinture, très gestuelle, marquée par l’abstraction américaine. Leurs gravures sont quant à elles marquées par la luminosité.

Joanet Gardy-Artigas 
Thoracique jaune, 1977 
65 x 49.5 cm. Lithographie originale sur Velin d’Arches 
75 exemplaires signés et numérotés
© Galerie Maeght Paris

Joanet Gardy Artigas est le fils Josep Llorens Artigas, célèbre céramiste et grand ami de Miró. Il grandit en plein coeur de l’émulsion artistique parisienne d’après-guerre. Très vite, il suit les traces de son père et ouvre un atelier de céramique à Paris dans lequel il travaille avec Braque, Chagall et Miró. Avec ces artistes, il prend goût à la sculpture monumentale, à l’architecture et découvre les techniques de la lithographie et de l’eau-forte qu’il expérimente pour la première fois à l’imprimerie ARTE. Ces moyens d’expression deviendront complémentaires et essentiels à l’ensemble de son travail. Son oeuvre gravé se nourrit particulièrement de sa sculpture : son goût pour les couleurs, les jeux de lumière et les tracés voluptueux éclatent dans ses gravures. Explicites ou suggérées, ses créations sont des odes au corps féminin.

Eduardo Arroyo, cofondateur du mouvement de la Figuration narrative, réalise ses premières lithographies originales pour la Galerie Maeght dès 1977, année de sa première exposition Parmi les peintres. « Obras Gráficas » est l’occasion de redécouvrir Parmi les peintres (1977) ou Pont d’Arcole (1977). 

Equipo Crónica 
Las bolas, 1978 
47 x 61 cm. Lithographie originale sur Velin d’Arches 
© Galerie Maeght Paris

Equipo Crónica. De 1964 à 1981, le collectif espagnol formé par Rafael Solbes, Manolo Valdès et Juan Antonio Toledo crée une oeuvre à la fois jubilatoire et sarcastique. Marqué par le franquisme, leur art est avant tout un art de dénonciation et, demeure, à ce titre, très politisé. Pour illustrer les thèmes de la violence, de la dictature, de la censure, de l’injustice sociale, ils ont recours à toutes les données culturelles de l’histoire de l’art, de Velázquez à Picasso, de Mondrian à Lichtenstein. L’exposition présente la lithographie originale Las bolas illustrant la série des Billards, exposée pour la première fois à la Galerie Maeght en 1978. 

Manolo Valdes 
Affiche “Galerie Maeght Barcelone”: “Reina Mariana” avant, 1982 
79 x 54 cm, Sérigraphie originale sur Guarro 
© Galerie Maeght Paris

Manolo Valdès. La Galerie Maeght présente, dès 1982, la première exposition de Valdès en solo. Son oeuvre rencontre un grand succès international, confirmé par l’enthousiasme du public lors de l’exposition que lui a consacrée la Fondation Maeght en 2006. Peintre autant que sculpteur, Manolo Valdès s’est passionné pour la gravure. Il s’intéresse de près à la texture de la surface, il prend plaisir à expérimenter les différents types de papiers qu’il rehausse souvent avec des collages. Ses assemblages lui permettent de réinterpréter l’histoire de l’art, reprenant des éléments emblématiques des grands maîtres. A l’occasion de « Obras Gráficas », Isabelle Maeght propose de redécouvrir les lithographies d’Equipo Crónica comme les sérigraphies originales des premières années de Valdès « en solo ». Citons notamment Lluvia en el puerto (1982) ou Reina Mariana (1982), qui peut être interprétée tant comme un hommage à Velasquez et ses Ménines qu’à Kandinsky.

Galerie Maeght
42 rue du Bac, 75007 Paris
www.maeght.com

09/10/13

Expo Marco Del Re, Galerie Maeght, Paris

Marco Del Re : Fables, contes et métamorphoses 
Galerie Maeght, Paris 
18 octobre - 14 décembre 2013 

MARCO DEL RE 
L'ours et les deux compagnons — L V F XX, 2010 
Gouache sur papier, 76 x 56 cm 
© Galerie Maeght Paris 

« Marco Del Re, est un artiste qui dans une société en crise, choisit de s’opposer à la présence de l’inquiétude et des périls, par un contre-pied esthétique et éthique : l’exercice, dans son œuvre, d’une légèreté et d’une joie permettant, non d’oublier mais de trouver, dans l’art, un plaisir spirituel et joueur comme une réponse à la mélancolie. » C’est en ces termes qu’Olivier Kaeppelin préface le catalogue de l’exposition que la Galerie Maeght propose du 17 octobre au 14 décembre 2013. 

Les gouaches, encres et huiles que Marco Del Re consacre aux Fables de La Fontaine, à la Cendrillon napolitaine ou aux Métamorphoses d’Ovide sont autant de prétextes à faire vivre autrement les contes et légendes. Marco Del Re crée par la littérature. Ses œuvres se détachent de la logique fonctionnelle du récit ; la peinture s’échappe de la narration pour créer des fictions purement picturales. Elle ne raconte ni ne nomme, elle capte l’essentiel des mouvements, le cœur des métamorphoses. Les œuvres de Marco Del Re, parfois illustratives et souvent énigmatiques, ont pour objet d’énoncer autrement ces histoires qui font vivre son imaginaire et notre inconscient collectif. Ces personnages, qui pourtant sont là de toute éternité, créent un sentiment paradoxal d’une familiarité inconnue. 

MARCO DEL RE 
L'homme et son image — L I F XI, 2010 
Huile sur toile, 46 x 65 cm 
© Galerie Maeght Paris 

Dans cette exposition, Marco Del Re a créé un moment de liberté et de peinture. Les créatures prennent forme, l’essentiel étant la naissance de figures nouvelles, la transformation, le déroulement ininterrompu. Les outils du peintre : l’imaginaire, la couleur, la mémoire et la danse, au rythme des différentes techniques et surfaces que Marco Del Re utilise avec gourmandise − gouaches et encres sur papier, épurées, huiles sur papier Népal, profondes et envoutantes, huiles sur toile. 

MARCO DEL RE 
Cendrillon XV, 2011 
Encre sur papier, 75 x 110 cm 
© Galerie Maeght Paris 

« Les formes surgissent rapidement pour conserver l’impulsion de la fable » précise Marco Del Re, qui réenchante la littérature par le regard et, notamment, l’emploi de la couleur. Elle se dilate, recouvre, figure par une tache ou une trajectoire libre ; parfois assourdie, parfois éclatante, elle joue avec la profondeur des papiers et de la toile. Gris, bruns, roses, éclats de jaunes et de rouges, composent un mouvement léger, une rêverie, disent l’essentiel. 

Ainsi, avec une façon singulière de poser le lavis, la tempera, Marco Del Re cherche les surfaces liquides, transparentes ; la métamorphose prend alors un sens nouveau. 

MARCO DEL RE 
Les Métamorphoses d'Ovide I, 2011 
Gouache sur papier, 90 x 63 cm 
© Galerie Maeght Paris 

MARCO DEL RE 
Les Métamorphoses d'Ovide XXX, 2011 
Gouache sur papier, 106 x 76 cm 
© Galerie Maeght Paris 

Le catalogue de l’exposition, préfacé par Olivier Kaeppelin, met en regard les œuvres de Marco Del Re avec quelques uns des textes originaux, toujours à redécouvrir et plus que jamais de notre temps. 

Marco Del Re : Editions 

MARCO DEL RE 
Côte d'Azur III, 2013 
Linogravure originale sur Népal, 70 x 50 cm 
18 exemplaires 
© Galerie Maeght Paris 

Lors de son dernier séjour dans les ateliers Maeght à Saint Paul, Marco Del Re a enrichi son Œuvre gravé de 8 pointes sèches et 12 linogravures originales. Ces œuvres gravées seront présentées dans la librairie pendant l’exposition. Dans la continuité de son travail pictural, Marco Del Re se libère de ses intérieurs. Des jardins plantureux et expansifs, révèlent la nature toute entière. Dans cette nouvelle série, intérieurs, paysages méditerranéens et l’atelier du peintre forment l’espace de l’artiste, tel un théâtre et ses décors. La réplique est donnée par des références picturales, historiques, mythologiques ou encore statuaires. Un patrimoine culturel que l’artiste s’approprie dans ces œuvres. Marco Del Re nous invite ainsi à prendre part à un dialogue dont l’enrichissement est permanent. 

GALERIE MAEGHT
42, rue du Bac
75007 PARIS
www.maeght.com