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03/10/21

Exposition Lumières du Liban : Art moderne et contemporain de 1950 à aujourd’hui @ Institut du monde arabe, Paris

Lumières du Liban  
Art moderne et contemporain 
de 1950 à aujourd’hui
Institut du monde arabe, Paris  
21 septembre 2021 – 2 janvier 2022

Saliba Douaihy 
Beyrouth, Méditerranée, 1976 
Acrylique sur toile, 205,5 x 205,5 cm 
© Musée de l’Institut du monde arabe 

Ayman Baalbaki 
The End, 2016-2020
Toile libre et néon, 220 x 400 cm 
Donation Claude & France Lemand 
© Musée de l’Institut du monde arabe


Anas Albraehe 
Dream Catcher, Self-Portrait, 2020 
(Attrapeur de rêve, autoportrait) 
Huile sur toile, 114 x 146 cm 
Donation Claude & France Lemand 
© Musée de l’Institut du monde arabe

Lumières du Liban est une exposition d’art moderne et contemporain du Liban transfrontière. Elle retrace en filigrane sept décennies d’histoire de l’art que scandent l’effervescence après l’indépendance du Liban en 1943 et l’après-Deuxième Guerre mondiale, les déchirures de la guerre civile (1975-1990) et de l’exil, le bouillonnement artistique de la mondialisation... , témoignant de la grande créativité de trois générations d’artistes du Liban et de ses diasporas.

L’histoire parfois chaotique du pays ne doit pas occulter son rôle de creuset culturel majeur, toujours bien vivant aujourd’hui : un rôle joué par ce pays depuis l’Antiquité, ainsi qu’en témoignait l’exposition « Liban, l’autre rive » présentée à l’IMA en 1998-1999.

Tout en éclairant l’originalité et l’universalité de ces créations et la place singulière occupée par la scène libanaise des arts plastiques, l’exposition met en valeur les formes, les personnalités et les prises de positions esthétiques les plus remarquables, avec une attention particulière au dialogue ininterrompu entre Beyrouth et Paris.

Plus d’une centaine d’oeuvres réalisées par 55 artistes est révélée pour l’occasion. Elles ont été sélectionnées parmi la collection d’art moderne et contemporain arabe de l’IMA, la plus importante en Occident (avec son fonds de près de 600 oeuvres libanaises) depuis sa fusion avec la donation majeure de Claude et France Lemand en 2018, donation constamment enrichie depuis lors.

Shafic Abbdoud 
Cinéma Christine, 1964
Boîte peinte 
Prêt de Christine Abboud, fille de l’artiste 
Shafic Abbdoud 
Cinéma Christine, 1964
Boîte peinte 
Prêt de Christine Abboud, fille de l’artiste 

L’exposition se déploie dans trois grandes salles d’exposition : le nouvel Espace des donateurs (niveau -2) et les salles d’exposition des niveaux -2 et -1, ainsi que dans la salle Hypostyle (niveau -2), « chemin » entre les deux premières salles, où sont installées des sculptures.

La scénographie est confiée à l’architecte libanais Carl Gerges, qui a mis un point d’honneur à faire réaliser l’intégralité de sa fabrication au Liban, par des Libanais. Le parcours est conçu selon un principe chronologique clair : l’âge d’or de Beyrouth, les années de guerre civile, et les années 2000 de la mondialisation ; il est émaillé de citations et de documents historiques permettant aux visiteurs de recontextualiser la période pendant laquelle les oeuvres exposées ont été créées. Établir un dialogue entre les oeuvres d’une même période permet de souligner combien les préoccupations des artistes, leurs tendances artistiques et leurs thématiques peuvent être riches et multiples.

Cet ordre chronologique a été volontairement inversé, pour mieux traduire la plongée du Liban dans le chaos depuis la désespérance qui s’est abattue sur tous les Libanais aujourd’hui. Cette scénographie invite donc le visiteur à remonter le temps, à partir des oeuvres d’art et des événements les plus récents jusqu’aux années 1950.

Etel Adnan 
Paysage, 2014 
Huile sur toile, 32 x 41 cm 
Donation Claude & France Lemand 
© Musée de l’Institut du monde arabe 

Bokja :
 Huda Baroudi + Maria Hibri
Arab Fall, 2011
Tenture à décor appliqué, pièces de tissus 
imprimés et brodés sur des jeans découpés
© Musée de l’Institut du monde arabe 

Tagreed Darghouth 
The Tree Within. A Palestinian Olive Tree, 2020
(A l’intérieur d’un arbre : un olivier palestinien)
Acrylique sur toile, 200 x 200 cm
Don de l’artiste, Fonds Claude & France Lemand-IMA
© Musée de l’Institut du monde arabe

LUMIÈRES DU LIBAN : PARCOURS DE L'EXPOSITION

2005-2021 | Le Liban, pays des perpétuelles reconstructions

Le Liban est le pays des perpétuelles reconstructions. Porteurs de blessures et d’espoirs, les artistes de toutes les générations et de tous les exils racontent ce pays aux multiples renaissances, d’un peuple si proche de nous.

Depuis les années 2000, les artistes de la région ont atteint une notoriété mondiale. Beyrouth s’est doté d’une pléthore de nouvelles et dynamiques institutions culturelles. Pourtant, la guerre n’est jamais loin : depuis 2006 entre le Hezbollah et Israël, et depuis 2013 avec l’afflux massif de réfugiés syriens fuyant la guerre civile dans leur pays. De plus, une politique de spéculation et d’endettement a abouti à la banqueroute. Lors de la « révolution d’Octobre » 2019, les Libanais manifestent tous ensemble pour crier leur révolte contre les dirigeants. Le 4 août 2020, une explosion cataclysmique dévaste la ville de Beyrouth, causée par un entrepôt portuaire de nitrate d’ammonium. Un an plus tard, le pays traverse une crise économique sans précédent.

Talentueuse et combative, la scène artistique témoigne de ces réalités violentes et transcendent chaque histoire singulière, pour offrir un message universel, avec un saisissant renouveau de la peinture et de toutes les autres techniques artistiques, anciennes et nouvelles.

Mona Saudi
Géométrie de l'esprit 
Don du Royaume de Jordanie à l’IMA, 1987
© Musée de l’Institut du monde arabe 

Adonis 
Ibn Al-Mu’taz, 2000
Poème manuscrit et collage sur papier, 22 x 28 cm 
Donation Claude & France Lemand 
© Musée de l’Institut du monde arabe

Etel Adnam
Le Retour de Lilit, 2004
Leporello, encre de Chine et aquarelle 
sur cahier japonais, 33 x 567 cm 
Donation Claude & France Lemand 
© Musée de l’Institut du monde arabe 

1975-2005 | Les années de plomb

En 1975, la guerre civile, ponctuée d’interventions étrangères, dévaste Beyrouth et paralyse la vie du pays. Le Liban se transforme en poudrière durant quinze ans. Dans la ville meurtrie, les acteurs culturels s’adaptent à la situation au royaume de la débrouille. Face au vide laissé par les autorités, ils emploient des stratégies telles que la collecte d’archives, l’archéologie et le recueil de témoignages, pour soutenir des actions socialement engagées. Une pratique consiste à organiser des expositions itinérantes. En 1989, l’exposition « Liban : Le regard des peintres » a lieu au Barbican Centre à Londres puis à l’Institut du monde arabe à Paris. C’est la première manifestation de grande ampleur consacrée à la production artistique libanaise à l’étranger.

En 1990, lorsque les combats s’interrompent, tout est à refaire. La plupart des espaces culturels n’existent plus, nombre d’artistes ont émigré, certains sont morts. Une nouvelle génération d’acteurs culturels émerge. En 1992 ont lieu les premières élections législatives depuis 1972 : Rafiq Hariri est désigné Premier ministre. Le pays se reconstruit laborieusement. En 2005, son assassinat déclenche la « Révolution du Cèdre » contre les Syriens, dont l’armée occupait encore une partie du Liban : ils se retirent enfin. Une renaissance de la scène artistique s’amorce au Liban comme à l’international.

Paul Guiragossian,
Groupe familial, 1968
Huile sur toile, 98,5 x 100 cm
Donation Claude & France Lemand.
© Musée de l’Institut du monde arabe

1943-1975 | L’âge d’or

Bien que le terme « âge d’or » soit un lieu commun pour qualifier cette période de troubles continuels, force est de constater la vitalité de Beyrouth entre l’indépendance du Liban (1943) et le début de la guerre civile (1975). Au coeur d’une zone de turbulences pendant la Guerre froide, c’est un creuset multiconfessionnel et interculturel unique dans cette région du monde, un lieu de rencontres accueillant artistes et intellectuels venus des pays voisins où sévissent occupations, guerres et oppressions. Le Liban a toujours accueilli les Arméniens échappés du génocide, les Palestiniens après 1948, les Syriens, les Irakiens et tous ceux qui recherchaient la liberté.

Avec l’éclosion de l’industrie touristique, ce jeune pays étoffe son offre culturelle, dont la vitrine la plus prestigieuse est le Festival international de Baalbeck. Célébrités et grands noms de l’art y séjournent tandis que les artistes d’origine libanaise ou établis au Liban, à Paris ou ailleurs, participent activement à l’essor d’une brillante école moderne. L’âge d’or de Beyrouth doit beaucoup à ces riches dialogues entre Orient et Occident. C’est la capitale de la liberté et de la modernité, là où il fallait vivre, exposer, publier.

Cas remarquable, artistes, galeristes, critiques, intellectuelles, pionnières, les femmes imposent leurs voix puissantes et libres. Ce petit pays qui a donné naissance à une école artistique diversifiée, multiple et internationale, continue de parler au reste du monde : « As-tu une réponse, Horizon, et que lis-tu ? Je lis ce qui s’écrit maintenant et ce qui se peint dans la lumière de Beyrouth », écrit aujourd’hui son penseur, le poète et plasticien Adonis.

Khaled Takreti
 
Baluchons 3, 2017 
Acrylique sur toile, 146 x 114 cm 
Donation Claude & France Lemand 
© Musée de l’Institut du monde arabe 

Abdul Rahman Katatani 
Autoportrait et ombre, 2020
Plaques de métal et de bois, 180 x 200 x 60 cm
Donation Claude & France Lemand 
© Musée de l’Institut du monde arabe 

LE LIBAN DANS LA DONATION 
CLAUDE ET FRANCE LEMAND 

La donation Claude & France Lemand au musée de l’IMA est conclue en 2018. Grâce à elle, au sein du musée, les oeuvres des XXe et XXIe siècles passent de 600 à 1900 (sur un fonds total de 2800), avec des oeuvres plus diversifiées dans leurs supports, leurs techniques, et représentant davantage d’artistes.

Cette donation initiale comprend 1300 oeuvres de 94 artistes dont, pour le seul Liban, des oeuvres de Farid Aouad (1923-1982), Etel Adnan (1925), Shafic Abboud (1926-2004), Elie Kanaan (1926-2009), Paul Guiragossian (1926-1993), Adonis (1930), Amin El-Bacha (1932-2019), Nadia Saïkali (1936), Hussein Madi (1938), Assadour (1943), Ali Chams (1943-2018), Chaouki Choukini (1946), Mohammad El-Rawas (1951), Fatima El-Hajj (1953), François Sargologo (1955), Elsa Ghossoub, Khaled Takreti (1964), Marwan Sahmarani (1970), Zeina Assi (1974) et Ayman Baalbaki (1975).

Cette donation est assortie du « Fonds Claude & France Lemand-IMA », dont le but est de poursuivre les acquisitions, organiser des expositions, étudier les oeuvres, publier des catalogues, enseigner et diffuser, faisant de la donation tout le contraire d’une « collection morte ».

Ainsi, aux 1300 oeuvres de la donation initiale, Claude et France Lemand en avaient déjà ajouté 200 fin 2019. En janvier-février 2020, 32 nouvelles oeuvres viennent enrichir la collection, en prévision de l’exposition « Mémoires partagées. Photos et vidéos de la Donation Lemand », les donateurs ayant pris l’habitude d’enrichir les collections à chaque nouvelle exposition du musée.

De la même manière, Claude et France Lemand acquièrent, à l’occasion de « Lumières du Liban », des oeuvres de 32 nouveaux artistes : Moazzaz Rawda (1906-1986), Michel Basbous (1921-1981), Laure Ghorayeb (1931), Simone Fattal (1942), Jamil Molaeb (1948), Missak Terzian (1949), François Sargologo (1955), Hanibal Srouji (1957), Hady Sy (1964), Zad Moultaka (1967), Serwan Baran (1968), Anachar Basbous (1969), Hala Matta (1970), Hiba Kalache (1972), Zena Assi (1974), Mazen Kerbage (1975), Ayman Baalbaki (1975), Joseph ElHourany (1976), Tagreed Darghouth (1979), Abdul Rahman Katanani (1983), Abed AlKadiri (1984), Tarek ElKassouf (1985), Sara Chaar (1986), Sara Abou Mrad (1988), Ieva Saudargaité Douaihi (1988), Philippe Audi-Dor (1989), Hala Ezzeddine (1989), Anas AlBraehe (1991), Layal Nakhlé (1992), Nader Bahsoun (1995), Marc Guiragossian (1995), Elias Nafaa (1997).

La collection du musée de l’IMA compte à ce jour 62 artistes du Liban et 611 oeuvres : peintures, dessins, sculptures et objets, livres d’artiste, photographies et vidéos, lithographies et gravures, textiles, céramiques et installations.

Ieva Saudargaité Douaihi
Le Dernier Temps, 2020
Photographie sur mousseline, 135 x 195 cm 
Donation Claude et France Lemand 2021 
© Musée de l’Institut du monde arabe

Laure Ghorayeb
La Maternité, 2017
Encre de Chine sur toile, 150 x 100 
Don de l’artiste, Fonds Claude et France Lemand-IMA 2021
© Musée de l’Institut du monde arabe

Zena Assi
Tenir à un fil, 2012
Technique mixte sur toile, 190 x 280 cm . 
Donation Claude et France Lemand 2018 
© Musée de l’Institut du monde arabe

LUMIÈRES DU LIBAN : LES ARTISTES EXPOSÉS 

Shafic ABBOUD Liban, 1926-2004 | Sara ABOU MRAD Liban, née en 1988 | Etel ADNAN Liban, née en 1925 | ADONIS Syrie, né en 1930 | Maliheh AFNAN Palestine, 1935-2016 | Anas ALBRAEHE Syrie, né en 1991 |Abed ALKADIRI Liban, né en 1984 | ASSADOUR Liban, né en 1943 | Zena ASSI Liban, née en 1974 | BOKJA (Huda Baroudi + Maria Hibri, Liban) | Philippe AUDI-DOR Liban, né en 1989 | Ayman BAALBAKI Liban, né en 1975 | Nader BAHSOUN Liban, né en 1995 | Serwan BARAN Iraq, né en 1968 | Michel BASBOUS Liban, 1921-1981 | Anachar BASBOUS Liban, né en 1969 | Doris BITAR Iraq, née en 1959 | Sara CHAAR États-Unis, née en 1986 | Chaouki CHOUKINI Liban, né en 1946 | Tagreed DARGHOUTH Liban, née en 1979 | Ieva Saudargaité DOUAIHI Lituanie, née en 1988 | Saliba DOUAIHY Liban, 1910-1994 | Amin EL-BACHA Liban, 1932-2019 | Fatima EL-HAJJ Liban, née en 1953 | Mohammad EL-RAWAS | Liban, né en 1951 | Joseph ELHOURANY Liban, né en 1976 | Tarek ELKASSOUF Liban, né en 1985 | Hala EZZEDDINE Liban, née en 1989 | Simone FATTAL Syrie, née en 1942 | Laure GHORAYEB Liban,née en 1931 | Elsa GHOSSOUB Liban | Paul GUIRAGOSSIAN Palestine, 1926-1993 | Marc GUIRAGOSSIAN Liban, né en 1995 | Hiba KALACHE Liban, née en 1972 | Yazan HALWANI Liban, né en 1993 | Abdul Rahman KATANANI Palestine, né en 1983 | Mazen KERBAJ Liban, né en 1975 | Hussein MADI Liban, né en 1938 | Hala MATTA Liban, née en 1970 | Jamil MOLAEB Liban, né en 1948 | Zad MOULTAKA Liban, 1967 | Elias NAFAA Liban, né en 1997 | Layal NAKHLE Côte d’Ivoire, née en 1992 | Moazzaz RAWDA Iraq, 1906-1986 | Marwan SAHMARANI Liban, né en 1970 | Nadia SAÏKALI Liban, née en 1936 | François SARGOLOGO Liban, né en 1955 | Mona SAUDI Jordanie, née en 1945 | Mouna SEHNAOUI Égypte, née en 1945 | Hanibal SROUJI Liban, né en 1957 | Hady SY Liban, né en 1964 | Khaled TAKRETI Liban, né en 1964 | Missak TERZIAN Liban, né en 1949 | Jean-Pierre WATCHI Mali, né en 1952.

Commissariat : 
Nathalie Bondil, directrice du département du musée et des expositions de l’IMA 
Eric Delpont, conservateur du musée de l’IMA 
Claude Lemand, collectionneur et donateur au musée de l’IMA 

INSTITUT DU MONDE ARABE - IMA - PARIS 
1, rue des Fossés-Saint-Bernard
Place Mohammed V, 75005 Paris

10/01/15

Le Fresnoy, mémoire de l’imagination, BnF, Paris

Le Fresnoy, mémoire de l’imagination 
BnF, Paris
3 mars - 12 avril 2015

Manon Le Roy
Continuum © Manon Le Roy
Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains (DR)
Capture d’écran film de la donation Le Fresnoy

La BnF propose de découvrir, du 3 mars au 12 avril 2015, une sélection emblématique de films du Fresnoy - Studio national des arts contemporains, à la suite du don remarquable de plus de six cents de ses films réalisés entre 1998 et 2013. Cette donation vient enrichir les collections exceptionnelles du département de l’Audiovisuel riches de plus de 1 500 000 enregistrements sonores, documents vidéo, documents multisupports, jeux vidéo et logiciels.

Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains est un établissement de formation et de recherche artistique et audiovisuelle unique en France : pôle d’excellence accueillant de jeunes artistes du monde entier, il produit chaque année une cinquantaine d’œuvres dans les domaines du cinéma, de la photographie, des arts numériques, de la vidéo, du spectacle vivant, de la création sonore.

Le Fresnoy a ouvert ses portes à une première promotion d’étudiants en octobre 1997, dans un bâtiment situé dans l’agglomération lilloise, entièrement réhabilité par l’architecte Bernard Tschumi. C’était l’aboutissement d’un processus qui avait commencé par une mission du ministère de la Culture et de la Communication, confiée à Alain Fleischer pour la conception d’une école d’art d’un type nouveau – « Bauhaus de l’électronique », « Villa Médicis high-tech » ou « Ircam des arts plastiques »… –, multidisciplinaire et orientée vers les technologies numériques, destinée à créer un pôle d’excellence dans le Nord de la France.

« Si ce projet s’est réalisé, c’est grâce au caractère utopique dont il s’était fait un impératif : paradoxe ? Exception à la règle ? En tout cas, il ne fait aucun doute que toute inflexion du projet pour le rendre raisonnable et réalisable l’aurait condamné à n’être jamais réalisé » note Alain Fleischer dans un livre de souvenirs.

JungHee Seo
Sing under © JungHee Seo
Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains (DR)
Capture d’écran film de la donation Le Fresnoy

Aujourd’hui, Le Fresnoy est une utopie active qui attire des étudiants d’une cinquantaine de pays à travers le monde et qui conduit bon nombre d’entre eux à de brillantes carrières dans les domaines du cinéma, de la vidéo, de la photographie, des arts plastiques et de la création numérique. Citons parmi eux Anri Sala, Mohamed Bourouissa, Neil Beloufa, Hicham Berrada, Bertille Bak, Enrique Ramirez, Laurent Pernod, Laurent Grasso, Fabien Giraud, Laura Henno ou Sebastian Diaz Morales.

La direction artistique des projets est assurée pour chaque promotion par des artistes-professeurs invités qui réalisent eux-mêmes un projet personnel auquel sont associés les étudiants. Depuis octobre 1997 sont intervenus, entre autres, Chantal Akerman, Mathieu Amalric, Pier Paolo Calzolari, Claire Denis, Arnaud des Pallières, Bruno Dumont, Jean-Luc Godard, Miguel Gomes, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, Ryoji Ikeda, Benoit Jacquot, Tsai Ming-liang, Avi Mograbi, Nicolas Moulin, Valérie Mréjen, Antoni Muntadas, Hans Op de Beeck.

Le Fresnoy ne prétend pas avoir créé un style ou un type d’œuvres reconnaissables à certaines options esthétiques ou à certains thèmes. Il offre à de jeunes artistes l’accompagnement culturel, théorique et pratique ainsi que les moyens techniques de niveau professionnel pour leur permettre de réaliser, avec une grande liberté et hors du formatage des industries audiovisuelles des œuvres qui contribuent à l’incessante et passionnante exploration du monde qu’est l’art aujourd’hui. 

« L’accueil par la Bibliothèque nationale de France d’un don de toutes les œuvres cinématographiques et vidéographiques produites au Fresnoy par de jeunes artistes, ou par de prestigieux créateurs qui furent professeurs invités, constitue une reconnaissance de la place prise par cette institution dans le paysage de l’enseignement artistique en France en vue du renouvellement en profondeur des langages et des techniques » souligne Alain Fleischer, directeur du Fresnoy.

Meryll Hardt
Une vie radieuse © Meryll Hardt
Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains (DR)
Capture d’écran film de la donation Le Fresnoy

L’exposition présentée dans la Galerie des donateurs proposera de découvrir 19 films courts, diffusés en continu sur un écran réservé à chaque artiste. Sélectionnés en fonction de leur écriture novatrice, ces films témoignent d’une recherche narrative et plastique qui s’empare en particulier de la question du corps, sa représentation et son inscription dans l’espace.

Cette présentation sera complétée par un week-end événement : le samedi 7 mars, un après-midi de rencontres réunira Alain Fleischer et ses invités, les artistes, penseurs, critiques et commissaires d’exposition qui ont marqué l’histoire du Fresnoy.

Le dimanche 8 mars, un autre ensemble de films, exceptionnellement projetés sur grand écran dans l’auditorium, complètera la sélection proposée en Galerie des donateurs, programme ensuite diffusé dans la salle audiovisuelle de la BnF. Brouillant les pistes entre les genres établis, cette sélection questionne les frontières entre le réel et sa scénographie à travers une très large palette de moyens d’expression, du super-8 aux dernières techniques du cinéma numérique.

Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains est financé par le Ministère de la Culture et de la Communication et la Région Nord-Pas-de-Calais avec la participation de la Ville de Tourcoing.

Commissariat de l'exposition : Julien Farenc, chargé de collections, département de l’Audiovisuel, BnF

02/11/13

Deux nouvelles oeuvres de Matisse au Centre Pompidou, Paris

Une donation historique de deux chefs-d'oeuvres de Henri Matisse au Centre Pompidou, Paris

Le Centre Pompidou vient de recevoir, le 23 octobre dernier, deux chefs-d’oeuvre d’Henri Matisse en donation de la part de Madame Claude Duthuit, en mémoire de son mari Claude Duthuit, petit-fils d’Henri Matisse.

Le portrait de Marguerite au chat noir (1910, huile sur toile, 94 x 64 cm) grand chef-d’oeuvre d’une période majeure du peintre et La Jérusalem céleste, une imposante composition en papiers gouachés et découpés (1948, 270 x 130cm), rejoignent ainsi la collection du musée national d’art moderne du Centre Pompidou.

La représentation déjà très riche de l’oeuvre d’Henri Matisse dans la collection du musée national d’art moderne, une des deux plus importantes collections d’art moderne et contemporaine au monde, se trouve aujourd’hui spectaculairement renforcée par l’arrivée de ces deux oeuvres essentielles.

Geste d’une grande générosité, cette donation vient consacrer les liens d’amitiés et de confiance noués entre l’artiste, sa famille et le musée national d’art moderne, à travers ses directeurs successifs notamment Dominique Bozo et aujourd’hui Alfred Pacquement, ainsi qu’Isabelle Monod-Fontaine, ex-directrice adjointe et co-commissaire avec Dominique Fourcade de la mémorable exposition de 1993 consacrée à l’oeuvre de Matisse. L’exposition récente Matisse, paires et séries présentée au Centre Pompidou l’an dernier a encore contribué à renforcer cette proximité. 

L’artiste avait fait lui-même plusieurs dons au musée dont La Blouse roumaine (1940) en 1949. Depuis les années 1970, ses héritiers ont à plusieurs reprises très généreusement enrichi les collections nationales par leurs dons, comme en témoignent les collections du Centre Pompidou.

Serviteur inlassable de l’oeuvre de Matisse, Claude Duthuit a conseillé et accompagné le musée dans les différents projets menés par le Centre Pompidou autour de l’oeuvre de Matisse, expositions et publications, notamment par l’accès privilégié qu’il réservait à sa propre collection. Cette relation exemplaire se trouve scellée par ces deux dons d’exception consentis par Barbara Duthuit. 

Henri Matisse, Marguerite au chat noir, 1910
Huile sur toile, 94 x 64 cm
Donation 2013
Collection Centre Pompidou, musée national d’art moderne
Photo : Georges Meguerditchian, Centre Pompidou / Dist. RMN-GP
© Succession H. Matisse
Marguerite au chat noir (1910, huile sur toile, 94 x 64 cm) représente la fille de l’artiste alors âgée de quinze ans, et fait partie de la série des grands portraits des années 1908-1911, période « radicale » dans l’oeuvre de l’artiste : le modèle est peint de face, sur fond plat, coloré, parfois très travaillé. Le tableau était jusqu’à ce jour la dernière grande peinture de cette période à être conservée dans une collection particulière. Peint par Henri Matisse au début de l’année 1910, ce chef-d’oeuvre a été très rarement montré au public.
Il a été exposée pour la dernière fois en 1993 dans l’exposition « Henri Matisse. 1904 -1917 » au Centre Pompidou. Ce type de portrait est pour l’artiste le territoire d’expérimentations plastiques très audacieuses. On trouve dans cette composition hiératique et imposante une intensité affective, magnifiée par une approche ambitieuse, des dimensions importantes et un parachèvement du traitement pictural.
A travers le travail de simplification et le chromatisme acidulé, Matisse amplifie ici la stylisation à l’oeuvre dans des portraits antérieurs. 

Henri Matisse, La Jérusalem céleste, 1948
Papiers gouachés et découpés, 270 x 130 cm
Donation 2013
Collection Centre Pompidou, musée national d’art moderne
Photo : Philippe Migeat, Centre Pompidou / Dist. RMN-GP
© Succession H. Matisse
La Jérusalem céleste, papiers gouachés et découpés (1948, 270 x 30cm), est issue des travaux préparatoires de Matisse pour la Chapelle du Rosaire à Vence qui sera inaugurée en 1951. Il s’agit de la première maquette, réalisée par l’artiste à demi-grandeur, pour le grand vitrail qui connaît trois versions successives. Ce premier projet forme l’un des très importants papiers gouachés découpés par sa composition géométrique et son chromatisme lumineux aux dominantes jaunes et rouges. Témoignage essentiel de la dernière période de l’artiste, cette oeuvre vient en complément de l’ensemble des maquettes pour la chapelle précédemment entrée dans la collection du Musée par la générosité de la famille Matisse.

29/06/13

Geneviève Asse, Centre Pompidou, Beaubourg, Paris

Geneviève Asse
Centre Pompidou, Beaubourg, Paris
26 juin - 9 septembre 2013

Le Centre Pompidou consacre une importante exposition à l’une des artistes majeures de la scène artistique française de l’après-guerre, GENEVIÈVE ASSE (née en 1923), « peintre de la lumière et de l’espace », identifiée aujourd’hui par le « bleu Asse », couleur emblématique de l’artiste d’origine bretonne.

L’exposition s’organise autour de la donation faite par l’artiste au Centre Pompidou en 2012, constituée de onze peintures datées de 1948 à 1999, qui permettent de présenter son oeuvre à différentes époques de son parcours. Cet ensemble est complété par une sélection d’oeuvres, de grand format pour la plupart, appartenant déjà aux collections nationales. Un large choix de carnets peints à partir de 1970 sera présenté pour la première fois, ainsi que des peintures de petit format, elles aussi inédites.

Dans une scénographie qui ne manquera pas de susciter une stimulante réflexion sur la notion d’échelle picturale, l’exposition déroulera, à travers 68 oeuvres, l’ensemble de la recherche créatrice de l’artiste, depuis les premières natures mortes des années 1940 jusqu’aux abstractions rigoureuses des années 1990, en passant par l’exploration de l’espace, rendu par les seules vibrations atmosphériques de la lumière, des années 1960. Geneviève Asse qui a régulièrement illustré l’oeuvre d'écrivains tels que Samuel Beckett, Yves Bonnefoy, Francis Ponge ou Jorge Luis Borges, exprime en poète l’apparence du monde : « Derrière l’horizon, l’aube, les gris ombrés, bleus noirs d’outremer transparent, des blancs qui disparaissent dans le grain de la toile, rien d’extérieur en dehors du temps » (Notes de travail, 1974).

Geneviève Asse
GENEVIÈVE ASSE, PEINTURES
Catalogue de l’exposition sous la direction de Christian Briend
Coproduction Somogy-Centre Pompidou
160 pages, 170 illustrations couleurs

L’exposition est accompagnée d’un catalogue publié par les Éditions du Centre Pompidou en co-édition avec les Éditions Somogy, sous la direction de Christian Briend, conservateur au cabinet d'art graphique du MNAM-CCI, commissaire de l’exposition.

CENTRE POMPIDOU
BEAUBOURG, PARIS

maj 07.01.2021

12/06/11

La Fondation du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Présentation de la Fondation du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

La Fondation du Musée des beaux-arts du Canada dont la création date de 1997 est un organisme philanthropique constitué d'un conseil d'administration bénévole et de bienfaiteurs de toutes les régions du Canada voué à assurer la viabilité à long terme et le succès du Musée des beaux-arts du Canada. Sa principale mission consiste à recueillir des dons et à administrer des fonds de dotation pour le Musée des beaux-arts du Canada. Ses bureaux se situent au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa. La Fondation apparaît ainsi comme un organisme traduisant l'institutionnalisation des différents aspects du travail autour du mécénat et des donations antérieurement effectués dans le cadre du MBAC sans ce statut spécifique de Fondation.

Au travers du mécénat la Fondation du MBAC offre ainsi un appui constant au Musée. Grâce aux donateurs des différentes régions du Canada mais aussi quelques uns de l'étranger, les fonds recueillis par la Fondation ont permis la mise en place d'un programme de rayonnement de la collection permanente et l'organisation d'expositions itinérantes. Son action a ainsi permis l'accès d'un plus grand nombre de visiteurs aux oeuvres de la riche collection permanente du MBAC. La Fondation a aussi contribué à l'enrichissement de cette collection permanente du Musée.

La Fondation du Musée des beaux-arts du Canada est présidée par Thomas d'Aquino. Il notait récemment : « Nous sommes des bénévoles dévoués et nous sommes fiers de travailler avec l'équipe de professionnels du Musée qui comptent parmi les plus accomplis du monde. Le Musée des beaux-arts du Canada est à la fois un trésor national et un centre d'excellence artistique international. Grâce à la Fondation, nous sommes déterminés à faire valoir les remarquables réalisations du Musée, tant au Canada que sur la scène internationale » (Communiqué de presse daté du 10 juin 2011).

Son vice-président est le président du Musée, Michael Audain. Il souligne également l'importance du mécénat en soulignant : « Les Mécènes distingués jouent un rôle de premier plan dans les efforts déployés par le Musée pour atteindre ses objectifs. Par leur leadership et leur générosité, ils inspirent les Canadiens à appuyer cette grande institution et favorisent une appréciation toujours plus grande des arts visuels. » (Communiqué de presse déjà cité) 

Actualité de la Fondation du MBAC : la Fondation rend hommage à ses principaux donateurs et mécènes 

Les bienfaiteurs du Musée des beaux-arts du Canada se réunissent à Ottawa le 13 juin 2011 à l'invitation de la Fondation du Musée des beaux-arts du Canada et en présence de David Johnston, gouverneur général du Canada. Plus de 100 invités venus des quatre coins du Canada et de l'étranger prendront part à cette réception organisée par le Musée des beaux-arts du Canada pour les remercier. C'est la juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, qui présidera la soirée à titre de marraine de l'événement. 

« Nous sommes très honorés d'accueillir au Musée les amis et admirateurs de notre précieux trésor national, a souligné Thomas d'Aquino, président du conseil d'administration de la Fondation du Musée et président des Mécènes distingués. Mes collègues administrateurs de la Fondation se joignent à moi pour saluer les loyaux bienfaiteurs du Musée qui reconnaissent l'importance des arts visuels dans la vie culturelle canadienne. » De même, le directeur général du Musée, Marc Mayer, a déclaré : « La Fondation est un exemple éloquent de bénévolat. La Fondation nous soutient financièrement et nous aide à mieux faire connaître le Musée, sa collection permanente et ses expositions temporaires. Les Mécènes distingués à qui nous rendront hommage le 13 juin sont une illustration des initiatives philanthropiques qui permettront au Musée de réaliser ses objectifs ambitieux. »

FONDATION DU MUSEE DES BEAUX-ARTS DU CANADA
www.fondationmbac.ca

19/04/11

Musée Jean Cocteau Menton Collection Séverin Wunderman - Ouverture le 6 novembre 2011

LE MUSEE JEAN COCTEAU - COLLECTION SEVERIN WUNDERMAN, MENTON

L'ouverture du Musée aura lieu le 6 novembre 2011 

Grâce à l’exceptionnelle donation de Séverin Wunderman, et trois ans après la pose de la première pierre, le Musée Jean Cocteau Collection Séverin Wunderman sera inauguré cet automne. Le Musée Jean Cocteau à Menton devient la première et la plus importante ressource publique mondiale de l’œuvre de Jean Cocteau.

JEAN COCTEAU ET MENTON

Durant l’été 1955, alors qu’il séjourne chez son amie Francine Weissweiller à Saint-Jean Cap-Ferrat, Jean Cocteau découvre Menton et a un véritable « coup de cœur » pour la ville. Il y séjourne dès lors régulièrement.

En 1956, à la demande du maire de l’époque, Jean Cocteau entreprend de décorer la Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville, ouvrage achevé en 1958, et devient citoyen d’honneur de Menton.

L’une de ses promenades le conduit un jour à découvrir le Bastion, un fortin abandonné datant du XVIIème siècle et inséré dans la jetée du port qu’il transforme en petit musée orné d’œuvres in situ.

Le musée du Bastion ouvre ses portes en 1966, trois ans après sa mort, il abrite aujourd’hui encore une partie des œuvres méditerranéennes du poète datant de la période de 1950 à 1963.

SEVERIN WUNDERMAN : BIOGRAPHIE 

Né en Belgique en 1938, exilé aux Etats-Unis durant la seconde guerre mondiale, Séverin Wunderman a fait carrière dans l’horlogerie de luxe.

Amateur d’art et passionné de Jean Cocteau, c’est par hasard, qu’à 19 ans, il acquiert la première pièce de sa collection - un dessin original consacré aux Enfants terribles - il y dépensera l’intégralité de son premier salaire d’apprenti-horloger.

Au fil des années, il constitue ainsi sa collection et fonde en 1985 à Irvine (Californie) un  premier musée dédié à Jean Cocteau. Son souhait le plus cher reste néanmoins de faire revenir en France une grande partie de sa collection où un musée pourrait l’accueillir. Sous le charme de Menton, lieu symbolique de la vie de Jean Cocteau, Séverin Wunderman rencontre Jean-Claude Guibal, député-maire de la ville, qui l’accompagne pour concrétiser ce projet.

Le 27 juin 2005, suite à la donation de la collection, la ville de Menton s’engage à construire un musée public. La première pierre est posée le 29 décembre 2008, lors d’une cérémonie à laquelle n’assiste pas Séverin Wunderman, disparu quelques mois auparavant.

En septembre 2005 le Ministère de la Culture et de la Communication approuve l’inscription de la collection Séverin Wunderman à l’inventaire du Musée Jean Cocteau qui a le label « Musée de France » depuis 2003. 

LA COLLECTION SEVERIN WUNDERMAN : UNE DONATION DE 1800 OEUVRES

La donation de Séverin Wunderman compte 1800 œuvres dont 990 œuvres de Jean Cocteau.

Elle offre une vision très complète de l’œuvre de Jean Cocteau : toutes les périodes y  sont représentées, depuis les premiers autoportraits des années 1910 jusqu’à la période « méditerranéenne » de la fin de sa vie, peu connue du grand public.

Le musée présentera ainsi tableaux, dessins, céramiques, tapisseries, bijoux, photographies, documents sonores, extraits de films, mais également 450 œuvres de grands maîtres de l’art moderne de l’entourage de Jean Cocteau : Picasso, Modigliani, De Chirico, Miro, Foujita… ainsi qu’un fonds exceptionnel de 360 œuvres liées à Sarah Bernhardt qui fut le premier « monstre sacré » de Jean Cocteau.

Outre les chefs-d’œuvre représentatifs des multiples facettes du génie de Jean Cocteau, la collection révélera aussi l’homme grâce à de très nombreux portraits et témoignages de ses amis artistes.

LE MUSEE JEAN COCTEAU - COLLECTION SEVERIN WUNDERMAN : MUSEOGRAPHIE 

Celle-ci suit le fil de la vie de Jean Cocteau. Un parcours de visite chronologique et thématique, s’articulant autour des arts graphiques et des arts du spectacle, retrace, en 7 séquences, les grandes étapes et rencontres de la vie et de l’œuvre de Jean Cocteau :

# Le théâtre de la chambre (1899-1911)
# La mue (1912-1919)
# L’esprit de contradiction (1920-1923)
# Jean L’Oiseleur (1924-1929)
# Le Sang d’un poète (1930-1937)
# Mystères (1937-1948)
# Testaments (1949-1963)

Chaque année, un accrochage renouvelé constitué de 150 à 200 œuvres vise a mieux se rendre compte du génie pluriel de Cocteau et de la densité de son œuvre.

L'ARCHITECTURE DU MUSEE JEAN COCTEAU : RUDY RICCIOTTI

Face au rivage de Menton et intégré au site, le bâtiment conçu par Rudy Ricciotti peut accueillir sur 2700 m2, l’ensemble des œuvres issues de la donation Séverin Wunderman. Inspirée par les multiples facettes du génie de Jean Cocteau qui qualifiait son œuvre d’ « objet difficile à ramasser », l’architecture du musée se veut multiple, morcelée, parfois insaisissable à l’image de la façade extérieure du bâtiment.

Outre les collections permanentes, le musée comprend des espaces qui accueilleront des expositions temporaires dédiées au dessin contemporain, une librairie boutique et un café. Il sera un nouveau lieu de vie au cœur de la ville de Menton.

Architecte et ingénieur, Grand Prix national d'Architecture, RUDY RICCIOTTI est représentatif de cette génération d'architectes qui allient puissance de création et véritable culture constructive. Basé à Bandol, il s'affiche comme le militant du combat contemporain sur des terres minées par le régionalisme néo-provençal. Auteur de réalisations marquantes en France, avec notamment le Centre Chorégraphique National d'Aix-en-Provence, il a également su gagner une stature internationale, comme en témoignent ses œuvres en dehors de nos frontières : la passerelle pour la Paix à Séoul, le Philharmonie de Postdam, le Palais des Festivals de Venise ou le futur Musée d’Art Contemporain de Liège 

LE MUSEE JEAN COCTEAU - COLLECTION SEVERIN WUNDERMAN: CHRONOLOGIE

1er décembre 2003 : La création d’un nouveau musée dédié à Jean Cocteau et à la collection de Séverin Wunderman est adoptée par le Conseil Municipal de la ville de Menton

17 juin 2005 : Séverin Wunderman est décoré de la Légion d’honneur par Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication

27 juin 2005 : Signature de l’acte de donation

25 juillet 2005 : Séverin Wunderman est fait citoyen d’honneur de la ville de Menton

1er septembre 2005 : Mise en place de la mission de préfiguration du musée, recrutement de Célia Bernasconi, conservateur en charge du projet

Décembre 2006 : Fin de l’inventaire et inscription des œuvres de la donation à l’inventaire du musée Jean Cocteau 

15 mai 2007 : Lancement du concours de maîtrise d’œuvre sur le programme élaboré par SA17, architectes et programmateurs, Frédéric Ladonne, architecte et muséologue, et la société Parica.

12 octobre 2007 : Vernissage de la première exposition de préfiguration du Musée Jean Cocteau Collection Séverin Wunderman au musée du Bastion.

27 juin 2008 : Rudy Ricciotti, lauréat du concours d’architecture / Choix du projet de l’équipe de maîtrise d’œuvre : Rudy Ricciotti, Agence Elizabeth de Portzamparc, agence aps.

Décembre 2008 : Début des travaux de démolition

29 décembre 2008 : Pose de la première pierre du musée

Septembre 2009 : Choix de l’entreprise Campenon-Bernard pour le gros œuvre

Octobre 2009 : Début des travaux de construction

6 novembre 2011 : Inauguration et ouverture au public

Le financement du projet a été assuré principalement par la ville de Menton (46 % du financement) ainsi que par le Conseil Général  des Alpes-Maritimes (34 %). Les 20 % restant ont été pris en charge, à part égale, par la Région Provence-Alpes Côte d’Azur et par l'Etat via la DRAC, la direction régionale des affaires culturelles.

19/01/03

Treasures of Modern Art: The Legacy of Phyllis Wattis at SFMOMA, San Francisco Museum of Modern Art

Treasures of Modern Art: The Legacy of Phyllis Wattis at SFMOMA
San Francisco Museum of Modern Art 
January 30 - June 24, 2003

The San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA) presents Treasures of Modern Art: The Legacy of Phyllis Wattis at SFMOMA. This special exhibition highlights and celebrates works of art acquired by SFMOMA due to the vision and generosity of devoted trustee and patron, Phyllis Wattis, who passed away in June 2002 at the age of 97. The exhibition features more than 80 of her most important gifts—including works by Robert Rauschenberg, Piet Mondrian, René Magritte, Marcel Duchamp, Andy Warhol, and Barnett Newman, among others—offering a unique look at the lasting impact Phyllis Wattis had on SFMOMA. It focuses on works acquired between the years 1995 and 2002, the most significant period of Wattis’s philanthropic activity.  Treasures of Modern Art: The Legacy of Phyllis Wattis at SFMOMA is an exclusive SFMOMA presentation; the exhibition is co-organized by Madeleine Grynsztejn, the Elise S. Haas Senior Curator of Painting and Sculpture, and John S. Weber, the Leanne and George Roberts Curator of Education and Public Programs. 

Phyllis Wattis received national recognition late in life as her gifts of major works of contemporary and modern art helped transform the Museum’s permanent collection. Leading the way for SFMOMA’s unprecedented acquisition campaign of the late 1990s, Wattis worked closely with SFMOMA’s curatorial staff to acquire works that would have an immediate impact on the collection and its significance in the art world. Wattis keyed her donations to the collection’s gaps and needs, always asking the SFMOMA curatorial staff whether a proposed acquisition was of such importance that it could, in and of itself, spark a museum visit. In Phyllis Wattis’ words, taking a cue from the Michelin travel guides, she wanted to bring artworks to SFMOMA that would rank as “Four Stars, Worth a Detour.”
“SFMOMA owes a great debt to Phyllis Wattis. Her gifts have come to occupy key places in the art historical narrative the Museum presents,” states Madeleine Grynsztejn. “The caliber of the more than 80 works in this exhibition speaks to Mrs. Wattis’s belief that the Museum’s collection should be built around masterpieces and we’re excited by the opportunity to see them all together. Phyllis was one of those rare individuals whose vision made a difference to the San Francisco Museum of Modern Art and to the cultural life of San Francisco.”
The following are among the most significant works featured in the exhibition:

Marcel Duchamp’s Fountain, 1917/1964, one of the 20th century’s most iconic and controversial works of art, is a cornerstone of SFMOMA’s permanent collection. An edition produced in 1964 by the artist and the Milanese scholar/collector Arturo Schwartz from the destroyed 1917 original, Fountain is the first of Duchamp’s “ready-made” objects to enter the SFMOMA collection.

Red Liz, 1963 (also titled Liz No. 6), by Andy Warhol, is a classic early portrait of Elizabeth Taylor, painted in lavender, black and turquoise against a stunning red background. It is among the signature portraits Warhol created of such celebrities as Taylor, Jacqueline Kennedy and Marilyn Monroe. 

Les valeurs personelles (Personal Values), 1952, a painting from René Magritte’s mid-career, displays the signature style of the artist in one of his most extraordinary and refined images. Les valeurs personelles is one of the artist’s seminal works and includes many of the objects we associate with Magritte: the cloud-filled sky, the goblet, the box-like interior space with a crack in the ceiling. The painting creates the sensation that we are standing in an ambiguous space that is both open and confining, creating a sense of radical change in scale that represents one of the most potent aspects of Magritte’s works.

The donation of 14 iconic works by Robert Rauschenberg, purchased by Phyllis Wattis directly from the artist, made SFMOMA a destination point for lovers of postwar art. Included among those gifted are Erased de Kooning Drawing, 1953; Automobile Tire Print, 1953; and an accompanying group of key early paintings, sculptures and photographs. These works give SFMOMA an unmatched range and depth in Rauschenberg’s work. Phyllis Wattis developed a friendship with the artist during this period and they remained in contact until her death.

Phyllis Wattis: “The Patron Saint of San Francisco Arts”

Phyllis Cannon Wattis, a great granddaughter of Brigham Young, was born in 1905 in Salt Lake City, Utah. She was the daughter of a sugar company executive and the third of six children. Raised in Salt Lake City, she started college at the University of Utah and moved in 1927 to attend UC Berkeley, where she graduated with a degree in Economics. Following graduation, she returned to Salt Lake City and met Paul Wattis, whose father was a founder of the Utah Construction Company. They were married in 1934 and three years later moved to San Francisco, where they raised two children.

Phyllis Wattis became interested in art relatively late in life. Though she first visited SFMOMA in the 1940s, it wasn’t until 1964, while visiting the international art exhibition Documenta in Kassel, that her interest in modern art developed. 

In 1958 the couple established the Paul L. and Phyllis Wattis Foundation to formalize their philanthropic activities, which were aimed at educational, artistic and scientific Bay Area institutions. After 30 years, Phyllis Wattis dissolved the organization and promptly gave $26 million to several Bay Area institutions, including $5 million to SFMOMA’s New Building Campaign.

Phyllis Wattis served as a Trustee of SFMOMA beginning in 1973 and was elected a Lifetime Trustee in 1988.

Treasures of Modern Art: The Legacy of Phyllis Wattis at SFMOMA is organized by the San Francisco Museum of Modern Art.

SAN FRANCISCO MUSEUM OF MODERN ART