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09/11/25

Resistance. The Power of the Image @ SMAK Gand - Exposition dans le cadre de EUROPALIA ESPAÑA

Resistance. The Power of the Image 
EUROPALIA ESPAÑA
S.M.A.K. Gand
29 novembre 2025 - 8 mars 2026

Avelino Sala Oeuvre
Avelino Sala
'4,33 minutes of silence', 2021
Film still 
© Avelino Sala

Dans le cadre d’EUROPALIA ESPAÑA, S.M.A.K. présente l’exposition collective Resistance. The Power of the Image, dans laquelle vingt artistes espagnols explorent le pouvoir de l’image dans la lutte pour la défense des valeurs démocratiques.

Artistes participants :  Carlos Aires, Xavier Arenós, Pilar Aymerich, Alán Carrasco, Colita, Lúa Coderch, Eli Cortiñas, Daniel G. Andujar, Ana García Pineda, Eulàlia Grau, Núria Güell, Agustín Ibarrola, José Ortega, Joan Rabascall, Josep Renau, María Ruido,  Avelino Sala, Fernando Sánchez Castillo, Diego del Pozo Barriuso, Darío Villalba 

L’exposition étudie comment, à compter de l’avènement de la Deuxième République (1931-1939) – qui sera renversée pendant la Guerre d’Espagne –, les artistes espagnols ont utilisé l’art comme moyen de protestation, pour revendiquer de nouveaux droits et mettre en avant des situations intolérables. Le pavillon espagnol à l’Exposition universelle de Paris en 1937 a joué un rôle crucial dans ce contexte. La dénonciation des atrocités de la guerre civile espagnole a trouvé là une plateforme internationale où s’exprimer sous les formes artistiques les plus diverses. C’est à cette occasion que Picasso a peint son tableau Guernica, qui est aujourd’hui encore le symbole de la résistance et du rôle que l’art peut jouer dans celle-ci.

L’exposition invite les visiteurs à jeter un regard neuf sur le sens à donner à la démocratie, sur sa raison d’être et sur les défis qu’elle est amenée à relever. Dans le même temps, elle ouvre la voie à une réflexion critique sur la façon dont nous formons notre identité en tant que société. 

Augustin Ibarralo Oeuvre
Augustin Ibarralo
 
Paisajes de Euskadi series, ca. 1970-1979
Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía
© Augustin Ibarralo
Courtesy Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía

Augustin Ibarralo Oeuvre
Augustin Ibarralo 
Paisajes de Euskadi series, ca. 1970-1979
Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía
© Augustin Ibarralo
Courtesy Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía

Resistance. The Power of the Image se concentre sur deux moments importants du processus de démocratisation de l’Espagne, au cours desquels l’art s’est manifesté en tant qu’instrument politique. D’une part les années 1970, période de l’ultime opposition à la dictature de Franco (1939-1975) et de la transition vers la démocratie. 

Ana Garcia Pineda Oeuvre
Ana García Pineda 
‘La Curva del Olvido [The curve of Forgetting]’, 2015
Film still
© Ana Garcia Pineda 

Xavier Arenos Oeuvre
Xavier Arenós
Teorética del pan (El pueblo español tiene 
un camino que conduce a una estrella), 2019
© Xavier Arenós. Courtesy of the artist

L'exposition porte ensuite sur ces dix dernières années (2015-2025), marquées par une nouvelle vague de protestation initiée par l’Espagne – avec notamment le mouvement des Indignados — en réaction contre la crise bancaire et immobilière et plus largement contre l’atteinte aux principes mêmes de la démocratie. Dans le contexte actuel, les artistes espagnols invités poursuivent le dialogue visuel avec des œuvres qui, à travers divers médias et des techniques variées, abordent toutes sortes de formes d’injustice. Ils prennent la relève de ceux qui veulent se faire entendre – une voix qui dénonce la violence structurelle et révèle des histoires oubliées. Dans le même temps, ils s’interrogent sur les modes d’expression de la protestation : par de nouveaux langages visuels, par l’opposition silencieuse ou par le remaniement d’images existantes.

Chaque oeuvre soulève des questions à propos de l’identité collective, et fait le lien entre le passé et les thèmes sociétaux pressants d’aujourd’hui.

Dans le cadre de EUROPALIA ESPAÑA

Commissaires de l’exposition : Marta Ramos-Yzquierdo et Sam Steverlynck 

S.M.A.K
Jan Hoetplein 1, 9000 Gand

04/11/25

Aziz Hazara: Bow Echo @ SMAK Gand - Installation vidéo sur cinq écrans géants

Aziz Hazara: Bow Echo 
S.M.A.K. Gand
29 novembre 2025 – 3 mai 2026

Aziz Hazara Bow Echo
Aziz Hazara 
Bow Echo, 2019 
Collection S.M.A.K

Bow Echo est une puissante installation vidéo en cinq parties de l’artiste afghan Aziz Hazara. Depuis sa donation à S.M.A.K. en 2022, l’oeuvre est exposée pour la première fois dans le musée.

L’installation Bow Echo (2019) est composée de cinq écrans géants sur lesquels on voit cinq jeunes garçons qui affrontent un vent violent pour escalader un gros rocher. Une fois arrivés au sommet, ils jouent presque solennellement du kazoo, un petit instrument à vent qui produit un son nasillard. Le contraste entre la rigueur des conditions climatiques sur le haut plateau près de Kaboul et le maigre son du kazoo est une métaphore poétique de l’âpre situation de guerre qui règne en Afghanistan. 

Aziz Hazara dévoile les mécanismes du pouvoir sous-jacents qui sont à l’œuvre et montre comment une population traumatisée tente de s’accommoder du conflit et de l’oppression. Dans ce contexte, les notes qui sortent du kazoo résonnent comme une bande son ténue et macabre au-dessus d’un territoire occupé et en même temps comme un puissant appel à l’expression individuelle, l’espoir et la vie. 

AZIZ HAZARA (né en 1992, Wardak, Afghanistan) vit et travaille à Kaboul et à Berlin. À travers son art – dans lequel il combine photographie, vidéo, son, langages de programmation, texte et installations multimédias –, il étudie des thèmes tels que l’identité, le souvenir, les archives, le conflit, l’occupation et la migration, invariablement dans une perspective plus large, à la fois géopolitique et critique envers le pouvoir.

S.M.A.K
Jan Hoetplein 1, 9000 Gand

05/09/25

Alexia Fabre, directrice du Centre Pompidou Francilien - fabrique de l'art, à Massy

Alexia Fabre, directrice du Centre Pompidou Francilien - fabrique de l'art, à Massy

Alexia Fabre
Alexia Fabre
 
Photographie © Blandine Soulage

Le Centre Pompidou vient d’annoncer la nomination d’Alexia Fabre au poste de directrice déléguée du Centre Pompidou Francilien - fabrique de l'art, à Massy, dont l'ouverture est prévue dans un an, à l'automne 2026.

Conservatrice en chef du patrimoine, Alexia Fabre possède une solide expérience à la tête d’institutions culturelles majeures. Elle a dirigé le musée départemental de Gap (1993-1998), le Musée d’Art contemporain du Val-de-Marne – MAC VAL (1998-2022), puis les Beaux-Arts de Paris (2022-2025). Elle a également été directrice artistique de la Nuit Blanche en 2009 et 2011, et commissaire invitée de la 17e Biennale d’art contemporain de Lyon (2024-2025).

Son parcours reconnu, à la croisée de la création contemporaine, de la gestion d’institutions culturelles et du développement des politiques culturelles territoriales, témoigne de son engagement en faveur d’un art ouvert sur le monde et ancré dans les territoires. Son expérience au sein des collectivités locales, notamment à Gap et à Vitry-sur-Seine, et sa capacité à créer du lien entre les artistes et les habitants, sont considérés comme des atouts essentiels pour animer et faire rayonner le Centre Pompidou Francilien.

CENTRE POMPIDOU

19/11/24

Vidéoprojecteur mono DPL Panasonic RQ7

Vidéoprojecteur mono DPL Panasonic RQ7 

Vidéoprojecteur mono DLP Panasonic série RQ7
Pour des expositions immersives
Image © Courtesy Panasonic Connect

Présenté en début d'année lors de l'ISE 2024, le vidéoprojecteur mono DLP Panasonic série RQ7 est un ajout à la gamme 4K de Panasonic qui rend les expériences visuelles 4K immersives accessibles à tous.  Positionnée entre la série FRQ60 (6 000 lm) et la série REQ12 (12 000 lm), la série RQ7 (7 500 lm) offre une plus grande flexibilité et un plus grand choix de solutions de projection vidéo pour les galeries, les musées et les attractions de divertissement géolocalisé (LBE). Il s’agit également du premier vidéoprojecteur Panasonic de moins de 8000 lm à être compatible Intel SDM pour une intégration facile dans l’infrastructure existante et l’AVoIP (en janvier 2024). 

Rendre les visuels 4K immersifs accessibles + Mode Musée

Le nouveau projecteur RQ7/RQ6 offre des images 4K qui expriment fidèlement des détails nuancés tels que les coups de pinceau grâce à sa puce DLP de 0,65 pouce (16:9) et à la technologie Quad Pixel Drive de Panasonic. Il peut projeter du contenu 240 Hz/1080p avec un flou de mouvement minimal et une latence de 8 ms ou moins et fonctionne avec le système de projection en temps réel ET-SWR10, en option, pour fusionner le contenu numérique et le mouvement analogique dans les attractions interactives.

L’impact visuel est renforcé grâce à l’amélioration du contraste dynamique. Le mode Rich Colour Enhancer offre des tons rouges éclatants pour la reproduction d’œuvres d’art, avec une qualité d’image encore optimisée par un nouveau mode « Musée ». Pour le mapping, le réglage du niveau de noir basé sur les points permet une fusion transparente sur les écrans incurvés. Le format grand écran 21:9 des logiciels de visioconférence et vidéo est également pris en charge.

Conception compacte pour un flux de travail sans effort

Pour faciliter le transport, le stockage et l’installation, la conception miniaturisée et l’emballage réduit de la série RQ7 réduisent les ressources et l’empreinte carbone. Le rétroprojecteur s’intègre de manière transparente à l’infrastructure système à l’aide de l’emplacement Intel SDM pour les cartes de fonctions propriétaires ou tierces en option, y compris le prochain processeur multimédia ET-SBFMP10 de Panasonic. La série RQ7 utilise les optiques de la gamme actuelle DLE des projecteurs mono DLP Panasonic, minimisant ainsi l’investissement initial et favorisant la durabilité. La résistance de la fixation de l’optique a également été améliorée, éliminant le besoin d’un support supplémentaire lors de l’utilisation de l’objectif zoom à ultra-courte focale DLE020 ainsi que pour le décalage de l’objectif. Les kits de mise à niveau préactivés pour Geo Pro automatisent la fusion des bords via une caméra.

Projection stable, fiable et efficace

La série Panasonic RQ7 offre un fonctionnement durable et respectueux de l’environnement. Son moteur optique et son module de source lumineuse laser offrent des performances élevées en matière de protection contre la poussière, conformément à la norme IP5X Dust Protected (IEC 60529), tandis que le système de refroidissement perfectionné élimine le besoin d’un filtre, ce qui réduit les déchets et permet un fonctionnement sans entretien pendant 20 000 heures. Le moteur d’entraînement multi-laser limite la perte de luminosité dans le cas peu probable d’une défaillance de la diode, tandis que l’entrée de secours peut passer à un signal de secours sans effacement de l’écran. Un mode ECO réduit la consommation d’énergie et prolonge considérablement la durée de vie.

La série RQ7 est disponible au 3e trimestre 2024

PANASONIC CONNECT EUROPE

07/07/24

Chefs-d’oeuvre du Musée Langmatt, Boudin, Renoir, Cézanne, Gauguin… @ Fondation de l'Hermitage, Lausanne

Chefs-d’oeuvre du Musée Langmatt
Boudin, Renoir, Cézanne, Gauguin…
Fondation de l'Hermitage, Lausanne
28 juin - 3 novembre 2024

En 2024, la Fondation de l’Hermitage fête ses 40 ans et présente une exposition exceptionnelle en partenariat avec le Museum Langmatt de Baden. Constituée des trésors – majoritairement impressionnistes – rassemblés pour l’essentiel entre 1908 et 1919 par le couple de collectionneurs Jenny et Sidney Brown, cette somptueuse collection, habituellement montrée à la Villa Langmatt, fera escale à l’Hermitage pour sa première présentation hors-les-murs. Quarante ans après son exposition inaugurale L’impressionnisme dans les collections romandes, la Fondation dévoiler ainsi l’une des plus prestigieuses collections impressionnistes de Suisse allemande. Cette présentation-événement permet aussi de célébrer les 150 ans de l’impressionnisme, qui s’est cristallisé en 1874 autour de la première exposition collective d’un groupe de jeunes artistes indépendants, adeptes d’une « nouvelle peinture ».

Tous deux issus de familles de grands entrepreneurs basés à Winterthour, Jenny Sulzer (1871-1968) et Sidney Brown (1865-1941) se marient en 1896. C’est pendant leur voyage de noces à Paris qu’ils achètent leur première oeuvre, un paysage d’Eugène Boudin représentant des lavandières près de Trouville. Ce tableau scelle d’emblée un attrait pour la peinture française, et en particulier pour la couleur et les effets de lumière.

Au tournant du 20e siècle, les Brown effectuent maints voyages pour découvrir la création de leur temps et soutenir des artistes. Dominée par les paysages et les natures mortes, la collection réunit des oeuvres de Pierre Bonnard, Eugène Boudin, Mary Cassatt, Camille Corot, Paul Cézanne, Edgar Degas, Henri Fantin-Latour, Paul Gauguin, Henri Matisse, Claude Monet, Camille Pissarro, Odilon Redon, Pierre-Auguste Renoir, ou encore Alfred Sisley, constituant ainsi l’une des premières et plus significatives collections impressionnistes de Suisse.

Ces chefs-d’oeuvre sont désormais conservés à la Villa Langmatt, que le couple a fait construire dans le style Art nouveau par l’architecte Karl Moser (1860-1936) entre 1899 et 1901. La demeure, inspirée de l’architecture rurale anglaise, est actuellement fermée pour d’importants travaux de rénovation. L’exposition de la collection Langmatt à la Fondation de l’Hermitage réunit plus de 60 oeuvres parmi les plus remarquables de cet ensemble : une occasion unique d’admirer ces trésors hors de leur écrin habituel. L’exposition fera ensuite étape au Wallraf-Richartz-Museum & Fondation Corboud, à Cologne, puis à la Österreichische Galerie Belvedere, à Vienne.

ARTISTES EXPOSÉ·E·S

Pierre BONNARD (1867-1947)
Eugène BOUDIN (1824-1898)
Eugène CARRIÈRE (1849-1906)
Camille COROT (1796-1875)
Mary CASSATT (1844-1926)
Paul CÉZANNE (1839-1906)
Gustave COURBET (1819-1877)
Edgar DEGAS (1834-1917)
Julius EXTER (1863-1939)
Henri FANTIN-LATOUR (1836-1904)
Jean-Honoré FRAGONARD (1732-1806)
Paul GAUGIN (1848-1903)
Henri MATISSE (1869-1954)
Claude MONET (1840-1926)
Max OPPENHEIMER (1885-1954)
Camille PISSARRO (1830-1903)
Odilon REDON (1840-1916)
Pierre-Auguste RENOIR (1841-1919)
Alfred SISLEY (1839-1899)
Victor VIGNON (1847-1909)

COMMISSARIAT
Sylvie Wuhrmann, Directrice de la Fondation de l’Hermitage
Aurélie Couvreur, Conservatrice de la Fondation de l’Hermitage
Corinne Currat, Conservatrice adjointe de la Fondation de l’Hermitage

CATALOGUE
L’exposition est accompagnée d’un ouvrage richement illustré, placé sous la direction de Markus Stegmann, directeur du Musée Langmatt, et publié en co-édition avec les éditions Snoek à Gand.

FONDATION DE L’HERMITAGE 
Route du Signal 2, 1018 Lausanne 

06/06/24

Collection de M Leuven - Museum Leuven - Musée de Louvain

La Collection de M  
Museum Leuven - Musée de Louvain
29 juin 2024 - 29 avril 2029

‘Moerassen van Genk’ (detail), Rodolphe de Lexhy, 1894,
Collection M Leuven, CC0, photo: M Leuven
/
‘I Sea’ (detail), Tina Gillen, 2018,
Collection Flemish Community M Leuven, photo: © the artist

« La Collection de M » couvre plusieurs siècles, elle comprend des œuvres de maîtres anciens, d'artistes contemporains et de créateurs de toutes les époques intermédiaires. La présentation au musée met en valeur cette collection abondante et vous incite à la regarder de près. Les pièces majeures et les joyaux inconnus font apparaître des correspondances inattendues ou mettent en lumière des sujets sociétaux d'une actualité brûlante.

La présentation fait ressortir la diversité captivante de la collection. Sculpture, peinture, vidéo, céramique, art du verre… quasiment toutes les disciplines y sont représentées. Vous y retrouvez des objets du patrimoine médiéval, des œuvres d'aujourd'hui et des pièces de haut niveau de bien d'autres époques. Pour un certain nombre d'entre elles, il s'agit même de la première présentation dans nos salles.

Si certaines œuvres évoquent clairement et manifestement des thématiques et des récits, d'autres en sont curieusement dénuées. Que montrent-elles aux visiteurs, en fait ? Et que ne montrent-elles pas – mais le racontent, peut-être ?

Comment la lumière et la matière entrent-elles en interaction ? Comment peut-on représenter le passage du temps ? Et comment les artistes se révèlent-ils dans leur travail ? Que se passe-t-il lorsqu'on est face à une œuvre d'art ? Que voit-on, qu'est-ce qui fait défaut, quel complément apporte-t-on soi-même ? Et est-ce qu'une œuvre créée il y a 800 ans peut nous éclairer sur la société actuelle ?

Près de 300 pièces de la collection vous proposent de nouvelles façons de regarder le monde et invitent à vous attarder à ce que vous inspirent les représentations anciennes et d'aujourd'hui.

MUSEUM LEUVEN
L. Vanderkelenstraat 18, 3000 Leuven 

16/05/24

Exposition When We See Us : Un siècle de peinture figurative panafricaine @ Kunstmuseum Basel | Gegenwart

When We See Us
Un siècle de peinture figurative panafricaine
Kunstmuseum Basel | Gegenwart
25 mai - 27 octobre 2024

Sungi Mlengeya
Sungi Mlengeya
Constant III, 2019
Acrylic paint on canvas, 140 x 140 cm
Courtesy of the Ditau Collection

Zéh Palito
Que Se Chama Amor, 2022
Acrylic on canvas, 162 x 125 cm
Courtesy the artist, Simões de Assis and Luce Gallery

Avec l’exposition When We See Us, le Kunstmuseum Basel présente un kaléidoscope qui raconte un siècle de peinture figurative noire. Il s'agit d’une reprise de l’exposition organisée au Zeitz Museum of Contemporary Art of Africa au Cap. Installée dans les espaces du Gegenwart, elle réunit plus de 150 peintures d’environ 120 artistes, jamais exposées en Suisse pour la plupart, et apporte un éclairage sur la puissance et la dimension politique de la « Black Joy ».

Le titre de l’exposition s’inspire de la mini-série de Netflix When They See Us (2019). La réalisatrice afro-américaine Ava DuVernay y aborde la manière dont des Blancs perçoivent indifféremment de jeunes Noirs innocents comme de potentiels criminels constituant une menace. En remplaçant « They » par « We », l’exposition opère un changement de perspective et offre ainsi un espace aux artistes pour montrer la manière dont il voient leur condition. Elle accorde une place centrale à leur perception propre et révèle comment la vie des Noirs ne cessa d’être représentée par d’autres de manière biaisée et fausse.

When We See Us est le résultat de recherches approfondies menées par Koyo Kouoh, directrice et cheffe curatrice du Zeitz MOCAA au Cap, et son équipe. De novembre 2022 à septembre 2023, ce musée dédié à l’art contemporain africain le plus grand au monde a présenté cette vaste exposition. Celle-ci est représentative d’une nouvelle perception de soi et de l’autodétermination d’artistes noir.e.s qui, après des siècles de domination par le canon artistique blanc, écrivent leur propre histoire de l’art. Au Kunstmuseum Basel, elle succède à une série d’expositions monographiques consacrées à des artistes afro-américain.e.s : Theaster Gates, Sam Gilliam, Kara Walker et dernièrement Carrie Mae Weems. Ces expositions et bien d’autres explorent la « Blackness » dans le monde, notamment au regard des traumatismes et des aspects du colonialisme. D’après les commissaires Koyo Kouoh et Tandazani Dhlakama, When We See Us se concentre quant à elle sur le quotidien ainsi que sur la « puissance de la joie », éliminant ainsi les stéréotypes liés au racisme, à la violence ou aux crises. L’exposition s’attache à proposer aux individus un nouvel angle de vue tour à tour solennel, puissant et digne : « Il faut que nous parlions beaucoup plus de nous-mêmes, d’une manière qui stimule notre esprit » disent-elles. 

Wangari Mathenge
Wangari Mathenge
Sundials and Sonnets, 2019
Oil on canvas, 137.2 x 172.7 cm
Credit : Pascale M. Thomas and Tayo E. Famakinwa

Six sections du quotidien

Plus de cent cinquante oeuvres d’art sont réparties en six chapitres d’exposition : Le quotidien, Joie et allégresse, Repos, Sensualité, Spiritualité et Triomphe et émancipation. Les salles ne sont pas aménagées de manière chronologique, ni selon le pays d’origine ou le lieu de travail des artistes.

La déclinaison en des thèmes universels indique également pour la première fois que les artistes ont travaillé aux mêmes thématiques à différents endroits en Afrique et au sein de la diaspora africaine. Ainsi, des parallèles iconographiques s’esquissent entre les oeuvres de Romare Bearden (1911–1988), artiste afro-américain, et de George Pemba (Afrique du Sud, 1912–2001), ou entre le Congolais Chéri Samba (*1956) et l’Afro-Américain Barkley L. Hendricks (1945–2017).

When We See Us occupe l’ensemble des espaces du Kunstmuseum Basel | Gegenwart. Comme au Zeitz MOCAA, Ilze Wolff, associée de l’agence Wolff Architects au Cap, a été chargée de la scénographie, tandis que le musicien Neo Muyanga a conçu les stations sonores. Une frise chronologique précise le contexte de création des oeuvres exposées et un audioguide adapté pour le Kunstmuseum Basel fournit des informations sur les oeuvres.

Le programme qui accompagne l’exposition met en avant différentes voix noires à travers la musique, la littérature, des ateliers, des visites guidées, des groupes de discussion et des événements universitaires. Au rez-de-chaussée, une salle spécialement conçue pour accueillir ce programme sert de lounge public ainsi que de lieu de rassemblement et d’événements pour les ateliers, séminaires, concerts et autres.

Chapitres d’exposition et liste des artistes

Triomphe et émancipation

Le sentiment de fierté envers sa propre histoire et ses réussites malgré l’adversité et une oppression longue de plusieurs siècles figure au coeur de ce chapitre. Au rez-de-chaussée du musée, les visiteur.euse.s croisent des icônes mondialement connues, à l’instar du tableau de Chéri Chérin Obama Revolution (2009), sur un pied d’égalité avec des figures certes anonymes, mais fortes, comme dans le Portrait of a Sudanese Gentleman (1951) d’Ibrahim El-Salahi. Les personnes représentées s’occupent des biens culturels des ancêtres ou sont des hommes et des femmes politiques engagés et des individus ayant obtenu le succès et la reconnaissance sociale.

Chéri Samba
Chéri Samba 
Hommage aux anciens créateurs, 2000 
Acrylic on canvas, 135 x 200 cm 
Private Collection, courtesy of MAGNIN-A Gallery, Paris 

Artistes : Benny Andrews, Margaret Taylor Burroughs, Chéri Chérin, Kudzanai Chiurai, Aboubacar Diané, Ibrahim El-Salahi, Ben Enwonwu, Gherdai Hassell, Wifredo Lam, Akinola Lasekan, Mustafa Maluka, Eria Nsubuga ‘Sane’, Augustin Okoye, George Pemba, Chéri Samba, Mmapula Mmakgabo Helen Sebidi, Gerard Sekoto, Katlego Tlabela, Cyprien Tokoudagba

Sensualité

Sensualité présente des corps noirs de manière intime et avec aplomb comme ne l’avait guère permis le canon visuel occidental. Le modèle noir, d’après Félix Vallotton (2019) de Roméo Mivekannin fait directement écho à ce canon, de même que Reclining Nude with Lemon (2021) de Sahara Longe. Ce chapitre montre toute la palette de la sensualité, de l’amour et des relations intimes. L’ensemble des oeuvres ont en commun l’autodétermination des protagonistes. 

Chris Ofili
Chris Ofili 
Within Reach 7, 2002 
Gouache, India ink, charcoal and gold leaf on paper, 114 x 69 cm 
© Courtesy of Jochen Zeitz Collection 

Artistes : Nina Chanel Abney, Olusegun Adejumo, Tunji Adeniyi-Jones, Maxwell Alexandre, Tiffany Alfonseca, Dominic Chambers, Somaya Critchlow, Njideka Akunyili Crosby, Elladj Lincy Deloumeaux, Aboubacar Diané, Ibrahima Kébé, Yoyo Lander, Sahara Longe, Danielle McKinney, Roméo Mivekannin, Moké, Geoffrey Mukasa, Chris Ofili, Kambui Olujimi, Tschabalala Self, Monsengo Shula, Mickalene Thomas, Bob Thompson, Kehinde Wiley.

Spiritualité

Selon les commissaires de l’exposition, il est difficile d’imaginer un quotidien noir sans spiritualité. Cette section représente le « triple héritage » décrit par l’écrivain kenyan et américain Ali Mazrui (1933-2014) dans son livre The Africans: A Triple Heritage : la "Black Life" perméable aux rituels et traditions locales, islamiques et chrétiennes. Les oeuvres présentées ici montrent une spiritualité vivante, à l’instar de Genesis Creation (1989) de Jacob Lawrence et The Dumb Oracle (2019) de Michael Armitage.

Michael Armitage
Michael Armitage
You, Who Are Still Alive, 2022
Oil on Lubugo barkcloth, 150 x 200 cm
Kunstmuseum Basel, purchase with funds from the Efren Fund,
Freiwillige Akademische Gesellschaft Basel
Photo : Max Ehrengruber 
© Michael Armitage 

Cassi Namoda
Cassi Namoda 
To Live Long Is To See Much (Ritual Bathers III), 2020 
Oil on canvas, 152.4 x 233.6 cm 
Courtesy of Jorge M. Pérez Collection, Miami 

Artistes : Michael Armitage, Gerard Bhengu, Wilson Bigaud, Edouard Duval-Carrié, Aaron Douglas, Scherezade García, Jacob Lawrence, Cassi Namoda, Malangatana Ngwenya, Kambui Olujimi, Emma Pap’, Naudline Pierre, Prosper Pierre-Louis, María Magdalena Campos Pons, Cinga Samson, Gerard Sekoto, Devan Shimoyama, Alex Shyngle, Sthembiso Sibisi, Olivier Souffrant, Pamela Phatsimo Sunstrum, Nirit Takele.

Le quotidien

Des tableaux à l’instar de Boy with a Toy Plane (1938) d’Aaron Douglas, The Reader (1939) de William H. Johnson, Gisting in the Kitchen (2018) de Joy Labinjo ou encore l’affiche publicitaire de Johnny Arts pour Ozor International Barber also Specialist in Hair Dying and Shamporing (1962) montrent la beauté de la vie quotidienne. Ce chapitre présente des scènes de la vie publique et privée avec des moments de joie ou de contemplation, que ce soit au sein de la famille ou de la communauté, à l’occasion de jeux, à l’école, lors du portage de l’eau ou de la réalisation de tresses.

Artistes : Johnny Arts, Malang Badji, Romare Bearden, Aaron Douglas, Gervais Emmanuel Ducasse, Ben Enwonwu, Ablade Glover, Gavin Janties, William H. Johnson, Kangudia, Ibrahima Kébé, Joy Labinjo, Petson Lombe, Marvelous Mangena, Luis Meque, Moké, Meleko Mokgosi, Richard Mudariki, Theresa Mungure, Lavar Munroe, Chemu Ng’ok, Nicholous Njau, Boris Nzebo, Antoine Obin, Télémaque Obin, Bruce Onobrakpeya, George Pemba, Horace Pippin, Kingsley Sambo, Gerard Sekoto, Ancent Soi, Moustapha Souley, Edward Saidi Tingatinga, Zandile Tshabalala, Sane Wadu, Richard Witikani

Joie et allégresse

Cette section est consacrée aux moments d’allégresse et de loisir : d’après les commissaires, il reste toujours du temps pour une chanson ou une danse. Dans The Birthday Party (2021) d’Esiri Erheriene-Essi, on chante pour Steve Biko ; dans Un mardi de Carnaval (1960) de Philomé Obin, on participe aux célébrations au sein d’un défilé ; dans Jazz Rhapsody (1982) de Romare Bearden, on écoute les rythmes musicaux.

Esiri Erheriene-Essi
Esiri Erheriene-Essi
The Birthday Party, 2021
Oil, ink and Xerox transfer on linen, 150 x 200 cm
Courtesy of Jorge M. Pérez Collection, Miami

Cinthia Sifa Mulanga
Cinthia Sifa Mulanga
Wait your turn – Competitive Sisterhood, 2021
Mixed media on canvas, 76 x 101 cm
Courtesy of Serge Tiroche and the Africa First Collection 
© Courtesy African Arty Gallery

Moké
Moké
Kin oyé ou Couloir Madiokoko à Matonge, 1983
Oil on canvas, 67 x 87 cm
André Magnin Collection, 
Courtesy of MAGNIN-A Gallery, Paris

Artistes : Romare Bearden, Esiri Erheriene-Essi, Barkley L. Hendricks, Clementine Hunter, Jacob Lawrence, Arjan Martins, Moké, Cinthia Sifa Mulanga, Eric Ndlovu, Nicholous Njau, Nestor Vuza Ntoko, Philomé Obin, George Pemba, Chéri Samba, Matundu Tanda, Katlego Tlabela, Charles White.

Repos

Le troisième étage du Gegenwart réserve une place aux moments de repos, équivalents à ceux d’allégresse. Ici, on s’étire dans un canapé dans Sundials and Sonnets (2019) de Wangari Mathenge, on se promène dans la campagne dans Surveying the Family Seat (2017) de Toyin Ojih Odutola ou bien on savoure simplement le calme assis sur une chaise comme dans An evening in Mazowe (2019) de Kudzanai-Violet Hwami. Partout, des personnes détendues, seules ou dans une atmosphère familière. 


Lynette Yiadom-Boakye
Lynette Yiadom-Boakye
A Culmination, 2016
Oil on canvas, 200.5 x 250 x 3.8 cm
Kunstmuseum Basel, purchase
Photo credit: Jonas Hänggi
© Lynette Yiadom-Boakye

Zandile Tshabalala
Zandile Tshabalala 
Two Reclining Women, 2020
Acrylic paint on canvas, 91.5 x 122 cm
Courtesy of the Maduna Collection 
© Zandile Tshabalala Studio

Artistes : Cornelius Annor, Gideon Appah, Firelei Báez, Amoako Boafo, Beauford Delaney, Kudzanai-Violet Hwami, Wangari Mathenge, Neo Matloga, Sungi Mlengeya, Ian Mwesiga, Thenjiwe Niki Nkosi, Toyin Ojih Odutola, Eniwaye Oluwaseyi, Marc Padeu, Zéh Palito, Otis Kwame Kye Quaicoe, Henry Taylor, Zandile Tshabalala, Kehinde Wiley, Lynette Yiadom-Boakye

A propos des commissaires de l'exposition

Koyo Kouoh

Depuis 2019, Koyo Kouoh est directrice et cheffe curatrice du Zeitz Museum of Contemporary Art Africa (Zeitz MOCAA) au Cap. Elle a grandi en Suisse puis s’est installée à Dakar, au Sénégal, dans les années 1990, où elle a fondé le RAW Material Company, un centre pour l’art, le savoir et la société en 2008. Elle en fut également la directrice artistique. Avant et parallèlement à cela, elle a organisé et assuré le commissariat d’expositions majeures et de biennales dans le monde entier (notamment Ataraxia au Salon Suisse de la Biennale de Venise en 2017). Koyo Kouoh a beaucoup publié sur la portée internationale de la communauté artistique panafricaine. En 2020, elle a reçu le Prix Meret Oppenheim et a été reconnue comme l’une des personnalités les plus importantes et influentes du monde artistique. En tant que curatrice et critique ainsi que fondatrice d’institutions culturelles, elle a proposé de nouvelles formes de médiation et a fortement contribué à porter l’art africain sur la scène internationale.

Tandazani Dhlakama

Née au Zimbabwe, Tandazani Dhlakama travaille depuis 2017 au Zeitz MOCAA comme curatrice et dans le domaine de la médiation artistique. Auparavant, elle a travaillé à la National Gallery of Zimbabwe et occupé différentes fonctions lors d’expositions, de conférences et de biennales en Afrique. Tandazani Dhlakama possède un master en Art Gallery and Museum Studies de l’université de Leeds au Royaume-Uni (2015) et un bachelor en Beaux-Arts et Sciences Politiques de l’université St. Lawrence de New York aux États-Unis (2011). Dernièrement, elle a assuré le commissariat de Witness: Afro Perspectives from the Jorge M. Pérez Collection à El Espacio 23 de Miami – une exposition consacrée à l’oppression systématique, aux traumatismes intergénérationnels, aux nouvelles visions du monde, à l’identité et au territoire.
Le Kunstmuseum remercie Kadiatou Diallo, Sindi-Leigh McBride et Lorena Rizzo du Centre d'études africaines de l'Université de Bâle pour leur regard critique sur l'adaptation de l'exposition au Kunstmuseum de Bâle.
KUNSTMUSEUM BASEL
St. Alban-Graben 8 - 4010 Basel

31/03/24

Exposition Man Ray @ Photo Elysée, Lausanne - "Man Ray : Libérer la photographie"

Man Ray : Libérer la photographie
Photo Elysée, Lausanne
29 mars - 4 août 2024

Photo Elysée, Lausanne
Vue de l'installation Man-Ray au Musée de l'Elysée
© Khashayar-Javanmardi - Photo-Elysée - Plateforme 10

Photo Elysée, Lausanne
Vue de l'installation Man-Ray au Musée de l'Elysée
© Khashayar-Javanmardi - Photo-Elysée - Plateforme 10

« Être totalement libéré de la peinture et de ses implications esthétiques », tel est le premier but avoué de Man Ray (États-Unis, 1890-1976) qui débute sa carrière en tant que peintre. La photographie constitue une des ouvertures importantes de l’art moderne. Elle suscite alors une remise en question des notions de représentation. C’est dans les années 1920 et 1930 que le médium photographique s‘impose dans les avant-gardes et que Man Ray se fait rapidement remarquer par sa virtuosité. Portraitiste de studio, photographe de mode, mais aussi artiste expérimental ayant exploré les potentiels de la photographie avec les personnalités de son entourage, Man Ray apparaît comme une figure aux facettes multiples. Considéré comme l’un des artistes majeurs du XXe siècle, proche de dada, puis du surréalisme, il photographie le cercle artistique présent à Paris dans l’entre-deux-guerres. 

Réalisée à partir d’une collection privée, l’exposition explore les sociabilités multiples de l’artiste, tout en présentant certaines de ces oeuvres les plus emblématiques. En plus de présenter un éblouissant who’s who de l’avant-garde parisienne, les oeuvres mettent également en évidence les innovations en matière de photographie que Man Ray a réalisées à Paris dans les années 1920 et 1930.

Il réalise ses premières photographies à New York dans les années 1910, mais c’est à Paris que sa carrière décolle. Avant même d’ouvrir son studio en 1922 à Montparnasse, Man Ray opère durant une année dans sa chambre d’hôtel. La réputation du photographe grandit. Rapidement, l’atelier de l’artiste foisonne. Aux photographies de mode se mêlent les portraits des figures artistiques de l’époque qui font rayonner Paris : Marcel Duchamp, rencontré à New York en 1915 et qui l’introduit à l’élite artistique parisienne, Robert Delaunay, Georges Braque, Alberto Giacometti, Pablo Picasso, nombreux sont les peintres à poser pour le photographe. Parmi ses portraits, on trouve également les danseuses des Ballets russes ou les invités au bal du comte de Beaumont. Man Ray a su s’introduire, dès son arrivée à Paris en été 1921, au coeur de l’intelligentsia parisienne des Années folles. C’est ainsi qu’il rencontre Jean Cocteau, qui était lui-même très connecté, André Breton mais aussi Francis Picabia, Joan Miró, Salvador Dalí, Henri Matisse et Max Ernst. Il rencontre également Gertrude Stein, Virginia Woolf, Igor Stravinsky, Ernest Hemingway, Arnold Schoenberg et James Joyce qu’il photographie pour la librairie anglo‑américaine Shakespeare and Company. Man Ray ne s’est pas contenté de faire poser des célébrités dans son atelier ou d’explorer le genre du nu féminin en travaillant avec celles qu’il considère comme ses muses, Lee Miller, Kiki de Montparnasse, Meret Oppenheim ou Adrienne Fidelin.

Man Ray a aussi expérimenté dans la chambre noire, transformant le médium photographique en un puissant outil d’expression artistique, allant même jusqu’à supprimer l’usage de l’appareil photographique lorsqu’il se met à créer en 1921‑1922 des photogrammes, qu’il nomme d’après son nom « rayographes ». Il explique alors que ce travail en chambre noire avec la lumière lui permet de se libérer de la peinture tant il est convaincu de la puissance visuelle de ses expérimentations. Dans les années 1920 également, il s’essaie à l’image en mouvement et réalise quatre films. Le rythme et la liberté que le cinéma lui offre complètent alors sa production photographique, voyant en outre une relation étroite entre le film et la poésie. C’est la raison pour laquelle il donne à son film Emak Bakia (1926) le titre supplémentaire de « cinépoème ». Sans jamais abandonner le portrait, il s’essaie à d’autres techniques dans les années 1930 : la solarisation, la surimpression et autres distorsions.

Dès ses débuts, la photographie va au-delà d’un simple processus de reproduction. Chez lui, les images ne sont pas prises de manière fugace, mais minutieusement réalisées en intérieur. Contrairement à Henri Cartier-Bresson qui opte pour le geste spontané et qui voit dans la rue un terrain de jeu privilégié, Man Ray compose et met en scène ses photographies. Le studio lui fournit un espace qui lui permet d’explorer son imaginaire. On retrouve dans l’oeuvre certains thèmes chers aux surréalistes : la féminité, la sexualité, l’étrangeté, la frontière entre le rêve et la réalité. Ses études de nus s’inscrivent dans ses recherches artistiques qu’il développe en collaboration étroite avec ses compagnes appartenant comme lui à la scène artistique parisienne. Kiki de Montparnasse – la femme aux ouïes de violon dans le dos – s’appelait Alice Prin et était une danseuse, chanteuse, actrice et peintre, qui posait pour des artistes comme Chaïm Soutine et Kees van Dongen. Lee Miller, une compatriote arrivée comme lui de New York, avait commencé une carrière de mannequin aux États-Unis mais voulait passer de l’autre côté de l’appareil. Âgée de 22 ans, elle rencontre le photographe à Paris en 1929 et participe aux activités des surréalistes. Plus qu’une muse, elle devient sa collaboratrice, s’initiant à ses côtés à la photographie. Ensemble, ils découvrent la technique de la solarisation. Une autre artiste, avec qui Man Ray entretient une relation professionnelle et romantique, est la Suissesse Meret Oppenheim, qui était alors proche du cercle des surréalistes avant de poursuivre une carrière d’artiste en toute indépendance.

Man Ray aimait la liberté que lui offraient ses créations photographiques, les portraits et la photographie de mode lui permettaient de gagner sa vie. C’est au sein de son studio qu’il se lance dans différentes expérimentations visuelles. Ses portraits, de facture relativement classique, témoignent, outre de son succès commercial, de sa grande sociabilité. Les artistes de Montparnasse, les surréalistes, les gens de la mode ou de la nuit, les mécènes, les Américains à Paris, tout le gratin artistique passent par son atelier, comme ce fut le cas au XIXe siècle chez Nadar. Près de cinquante ans après la mort de Man Ray, ses photographies continuent de fasciner. Son impact sur l’histoire du médium est indéniable et des photographes aussi importants que Berenice Abbott, Bill Brandt ou Lee Miller vont apprendre la photographie à son contact. Man Ray reste l’un des photographes les plus célèbres du XXe siècle. Il n’a cessé de créer, sans préjugés ni contraintes.

PHOTO ELYSEE
Musée cantonal pour la photographie
Place de la Gare 17 –1003 Lausanne

21/11/23

Populaire ? Les trésors des collections du Mucem @ Mucem, Marseille - Exposition permanente

Populaire ? 
Les trésors des collections du Mucem
Exposition permanente
Mucem, Marseille
A partir du 13 décembre 2023

Mucem
Affiche Populaire ?, Mucem
Courtesy du Mucem

Alors que le Mucem fête cette année ses dix ans, l’occasion est belle de revenir sur ce qui constitue son cœur et son histoire : sa collection. Cette exposition permanente souhaite présenter sa collection dans toute sa diversité. Elle réunit en effet les fonds historiques du Musée national des arts et traditions populaires, les collections européennes du Musée de l’Homme et celles acquises depuis le début des années 2000 dans une volonté d’ouverture vers la Méditerranée et le monde contemporain. 

Au rez-de-chaussée du bâtiment, l’exposition permanente du Mucem est imaginée comme un espace de découverte visant à mettre en évidence le caractère profondément humain des objets et témoignages qui composent cette collection. Elle présente ce qui fait la « matière » du musée, elle témoigne du caractère à la fois sémiotique (ce que les objets disent de la société dans laquelle ils ont été produits) et esthétique de cette collection et permet de donner à lire toutes les histoires qui ont mené aux acquisitions, les parcours de vie des objets, ce qui a motivé leur entrée dans les réserves du musée, hier comme aujourd’hui.

Le parcours général propose un cheminement au gré de grandes catégories empruntées au vocabulaire de l’histoire des arts et des techniques (« peinture », « sculpture », « arts du métal », « céramique », etc.). Un parcours qui fait émerger les particularités de la collection du Mucem en rompant avec la hiérarchisation habituelle entre beaux-arts et arts populaires. On passe ainsi d’objets attendus dans un musée (par exemple des tableaux, des ex-voto, des icônes, etc.) à des éléments plus surprenants (comme des portes de ruche décorées), et d’objets familiers du grand public à des éléments plus inattendus voire mystérieux de prime abord. 

A côté des 1 200 objets et documents issus des fonds historiques du Mucem ou plus récemment acquis par le musée, un dispositif de médiation numérique immersive permet d’évoquer, à travers une sélection d’objets, l’idée de « culture populaire » qui irrigue ses collections.

Commissariat collectif
L’équipe de la conservation du Mucem : Justine Bohbote, Raphaël Bories, Marie-Charlotte Calafat, Caroline Chenu, Françoise Dallemagne, Camille Faucourt, Julia Ferloni, Émilie Girard, Vincent Giovannoni, Mireille Jacotin, Enguerrand Lascols, Édouard de Laubrie, Amélie Lavin, Hélia Paukner, Jean-Fabien Philippy.

+  +  +

Julie Cohen - Mucem
Au talent ! © Julie Cohen

Vendredi 15 décembre, l’exposition « Populaire ? » se visite en nocturne… Mais pas seulement !

« Au talent ! », c’est une soirée sous le signe de l’audace et de la créativité durant laquelle de jeunes médiateurs ont carte blanche pour vous parler de leurs plus belles découvertes au sein de l’expo.

 La soirée se prolonge dans l’auditorium avec une scène ouverte pluridisciplinaire animée par le Théâtre l’Art Dû. Au programme, danse, chant, beat box, impro, stand-up, et plus si affinités. Tout le monde peut participer (même vous !) et chacun dispose de 5 minutes sur la scène pour s’exprimer comme il le souhaite.

Pour conclure cette soirée plurielle, ambiance dancefloor avec une programmation musicale pensée avec l'agence Bi: Pole.

Entrée libre

MUCEM, MARSEILLE
Mucem J4, niveau Rdc (1 200 m²)

30/08/23

Didier Fusillier : Président de la Rmn et du Grand Palais

Didier Fusillier nommé président de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais

Sur proposition de Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, le Président de la République a nommé Didier Fusillier président de l’Etablissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Elysées pour un mandat de cinq ans à compter du 1er septembre 2023.

Rima Abdul Malak salue la nomination de ce grand professionnel de la culture, bouillonnant d’idées, qui saura mettre sa vision, son expérience, son talent pour les coopérations et son sens de l’innovation au service de la Rmn-GP et de ses multiples métiers.

Né en 1959, Didier Fusillier a commencé sa carrière à Maubeuge, en créant les festivals Les inattendus et le Via puis en prenant la tête du Manège, Scène Nationale à vocation transfrontalière reliant Maubeuge et Mons en Belgique. Directeur de la Maison des arts de Créteil (MAC), de 1993 à 2015, il a également piloté le projet de Lille capitale européenne de la culture 2004, et assuré ensuite la direction du programme culturel Lille 3000. Tout au long de son parcours, Didier Fusillier a profondément renouvelé les propositions et le modèle des structures qu’il a dirigées, faisant dialoguer toutes les formes d’art, s’ouvrant constamment à l’innovation et aux nouvelles technologies, et initiant de grands événements autant créatifs que festifs, à la fois internationaux et pleinement ancrés localement. Il n’a eu de cesse de rapprocher la culture de celles et ceux qui n’y ont pas accès, les invitant à vivre des aventures artistiques audacieuses.

Depuis 2015, Didier Fusillier était président de l'Établissement public du Parc et de la Grande Halle de La Villette où il a impulsé une dynamique d’ouverture et de transversalité, portée par une programmation foisonnante pour tous les publics, mêlant artistes confirmés et nouveaux talents, expérimentations pointues et grands événements populaires, fédérant un large réseau de partenaires.  

Didier Fusillier a également inventé et développé les « micro-folies », conçues par La Villette en collaboration avec 12 établissements culturels nationaux et les collectivités locales. Ce réseau de près de 400 implantations irrigue aujourd’hui tout le territoire national et rayonne à l’étranger, contribuant à rendre l’art accessible au plus grand nombre.

A la tête de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais, Didier Fusillier devra finaliser les travaux de restauration du Grand Palais en vue des Jeux olympiques et paralympiques, puis mener à bien la réouverture du site en renouant avec les grands événements et expositions emblématiques qui font son identité.

Il travaillera étroitement avec le Centre Pompidou autour d’un partenariat stratégique inédit, pendant la fermeture du site de Beaubourg de 2025 à 2030, qui permettra de déployer une programmation exceptionnelle dans six galeries du Grand Palais valorisant les collections du musée national d’art moderne en s’associant chaque fois que possible avec d’autres musées nationaux, territoriaux ou étrangers.

Dans la lignée de son histoire depuis l’Exposition universelle de 1900, le Grand Palais rénové sera un lieu majeur de valorisation des industries créatives. Qu’il s’agisse de la mode, des métiers d’art, de la gastronomie, du livre, des galeries d’art ou de la photographie, le Grand Palais amplifiera son rôle fédérateur pour les entreprises culturelles et contribuera à renforcer la place de Paris dans le paysage international.

Didier Fusillier entend tirer profit de la modularité des espaces rénovés, des jardins et espaces extérieurs, de tous les interstices du monument et du calendrier, mais aussi de tous les acteurs impliqués, au premier rang desquels Universcience qui opère le Palais de la découverte et le Centre Pompidou, ainsi que les organisateurs de foires et Salons, pour mettre en place une nouvelle dynamique de programmation, élargir les publics et attirer davantage les jeunes générations. Formations de musiques populaires, floralies contemporaines, fête de la gastronomie, projets d’écoles d’art ou nouvelles pratiques artistiques du Grand Paris : Didier Fusillier compte ouvrir grand le champ des possibles.

Fort de son expérience territoriale, il aura à cœur d’accompagner les seize musées nationaux « service à compétence nationale » gérés par la RMN-GP, mais également de tisser des partenariats avec divers acteurs publics et privés en région, autour d’expositions, fêtes, projets immersifs, ou encore ateliers de découverte artistique. La présidence de Didier Fusillier doit permettre de consolider les activités de boutiques de musées, d’édition, de médiation et d’agence photographique de la RMN-GP tout en construisant de nouvelles synergies avec le Centre des monuments nationaux pour renforcer les activités réalisées par les deux établissements au service des musées, des monuments et de leurs publics.

Rima Abdul Malak tient à saluer l’action de Chris Dercon à la tête de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais, de 2019 à 2023. Sous son impulsion, le chantier du Grand Palais a pris une nouvelle orientation, plus sobre, plus écologique et plus respectueuse de l’histoire du monument. Surmontant les conséquences de la crise sanitaire, Chris Dercon a su donner un nouvel élan à la programmation, à la politique de médiation, tisser de nouveaux partenariats et initier une nouvelle approche des événements accueillis au Grand Palais éphémère et, prochainement, dans la nef du Grand Palais. Le succès de Paris+ par Art Basel, de l’exposition consacrée à Anselm Kiefer, du Grand Palais immersif, des parcours MUSE déployés à Saint Dizier, Maubeuge et Barentin, ou encore de l’ambitieux projet EuroFabrique, qui a réuni 400 élèves d’écoles d’art françaises et européennes, témoignent de cette dynamique. La ministre de la culture souhaite par ailleurs remercier Christophe Chauffour, le directeur général délégué de la Rmn-GP, pour avoir assuré l’intérim de la présidence ces dernières semaines.

MINISTERE DE LA CULTURE
www.culture.gouv.fr

13/06/18

Vivitek DH768Z-UST : Projecteur laser à ultra courte focale

Vivitek DH768Z-UST : Projecteur laser à ultra courte focale

Vivitek DH768Z-UST, Projecteur laser à ultra courte focale
© Courtesy Vivitek

Le Vivitek DH768Z-UST est un projecteur laser à ultra courte focale. Ce modèle vient s’ajouter aux DH765Z-UST et DW763Z-UST afin d’offrir aux utilisateurs une gamme complète en fonction de leurs besoins. Grâce à leur forme compacte et leur ultra courte focale, ils peuvent facilement remplacer un projecteur traditionnel dans un espace restreint ou dans un lieu avec une installation au plafond potentiellement contraignante.

Le Vivitek DH768Z-UST propose une résolution native Full HD 1080p. Il est doté d'une source lumineuse laser garantissant l’intensité et l’uniformité des couleurs et propose une luminosité de 3 100 lumens ANSI et un taux de contraste de 12 000:1. Son miroir réfléchissant intégré permet de projeter une image de 80 à 150’’ de diagonale à seulement 40 cm de la surface de projection, évitant également l’ombre d’une personne se tenant près de l’écran.

Grâce à sa technologie assurant une concordance parfaite des couleurs, le Vivitek DH768Z-UST est idéal pour les espaces à la recherche d’un produit capable de reproduire parfaitement les couleurs et la subtilité des ombres, comme un musée ou une galerie d’art qui souhaite projeter des images d’œuvre d’art à l’identique des originaux.

Comme tous les projecteurs fabriqués par Vivitek, le DH768Z-UST est conçu avec un bloc optique scellé et un système de ventilation intelligent pour minimiser l’impact de la poussière sur les composants et ainsi assurer sa longévité et ses performances. De plus, le projecteur ne nécessite aucun entretien puisque sa source lumineuse laser sans lampe offre jusqu’à 20 000 heures de fonctionnement.

En termes de configuration, le zoom et la mise au point manuels offrent à la fois un réglage facile et une flexibilité d’installation. Le Vivitek DH768Z-UST propose également une connectique complète, incluant deux ports HDMI et des entrées/sorties composant, vidéo composite, s-vidéo et VGA. Un haut-parleur de 10 W est intégré et plusieurs ports audio permettent de connecter plusieurs périphériques externes.

Le Vivitek DH768Z-UST est compatible 3D et peut être intégré et géré en réseau via le port RJ45. Une encoche Kensington et un clavier de verrouillage à code PIN complètent astucieusement la configuration afin de garantir une sécurité optimale.

VIVITEK

19/10/15

Les 10 ans du LAAC à Dunkerque

J’ai 10 ans !
LAAC, Dunkerque

17 octobre 2015 - 3 avril 2016

Cette année, le LAAC de Dunkerque souffle ses dix bougies ! Pour l’occasion, une rétrospective anniversaire présentée du 17 octobre 2015 au 3 avril 2016 et intitulée J’ai 10 ans ! revient sur cette première décennie, riche en événements et en émotions.

Le LAAC est l’héritier du musée d’art contemporain né en 1982 d’une démarche privée, celle de Gilbert Delaine (1934-2013), ingénieur et « collectionneur sans propriété ». Alors qu’à l’époque tous les regards se tournaient vers les États-Unis, Gilbert Delaine, dès les années 1970, s’est concentré sur le travail d’artistes ayant exercé ou exerçant en France, des années 1940 jusqu’au milieu des années 1980. Cet homme, animé d’une passion hors norme, a ainsi réuni plus de 1000 oeuvres qu’il a offertes à la Ville de Dunkerque.

Abritée dans un bâtiment en céramique blanche situé à proximité immédiate de la mer, cette collection constitue l’un des rares témoignages de l’art de la seconde moitié du XXe siècle en France. Quelques ensembles significatifs se distinguent : le groupe CoBrA (Circus de Karel Appel entre autres) ; l’art abstrait (Soulages, Hartung, Manessier, Joan Mitchell...) ; les Nouveaux Réalistes (oeuvres d’Arman, de César et de Niki de Saint-Phalle) ; la Figuration narrative (Rancillac, Télémaque, Klasen...) ; les écoles du Nord (oeuvres d’Eugène Leroy, Eugène Dodeigne, Édouard Pignon...) ainsi que l’abstraction géométrique, lyrique, l’art concret, Supports/Surfaces...

Le fonds historique a été considérablement enrichi depuis 2005. 550 oeuvres, peintures, sculptures et surtout oeuvres d’arts graphiques (photographie, estampe, dessin) sur lesquels le LAAC a prioritairement axé sa politique d’acquisitions, ont ainsi rejoint la collection et conforté le fonds d’origine.

Au travers d’un parcours qui donne à voir ou à deviner la totalité des oeuvres acquises depuis 2005, l’exposition évoque la vie d’un musée en évolution et en action. Comment une collection est-elle constituée ? Achats, dons, dations, dépôts sont évoqués au fil des salles avec des oeuvres de différents mouvements composant la collection. Comment le musée donne-t-il vie à cet ensemble ? Retour sur dix ans d’expositions, de rendez-vous culturels de collaborations scientifiques et de très nombreux partenariats.

En regard des oeuvres, quelques témoignages filmés de personnes qui ont marqué la vie du musée rythment le parcours. Chacun partage ses meilleurs souvenirs ! Une salle rend également hommage aux artistes Gérard Duchêne et Bernard Guerbadot, artistes de la région entrés dans les collections ces dernières années. Enfin, une salle revient sur les commandes photographiques réalisées par des artistes comme William Eggleston, Bernard Moninot, Jurgen Nefzger ou Honoré D’O, invités par le LAAC à interpréter le territoire.

Commissariat de l'exposition : Sophie Warlop, conservatrice et directrice des musées de Dunkerque par intérim, accompagnée de Richard Schotte, responsable du département Art et Médiation des musées et Cathy Christiaen, chargée de projets de médiation.

LAAC - Lieu d’Art et Action contemporaine

Jardin de sculptures
302 avenue des Bordées - 59140 Dunkerque
www.musees-dunkerque.eu