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05/04/24

Valérie Belin @ MUsBA - Musée des Beaux-Arts de Bordeaux - Exposition "Les visions silencieuses"

Valérie Belin - Les visions silencieuses
MUsBA - Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
24 avril - 28 octobre 2024

Répondant à l’invitation du musée des Beaux-Arts de Bordeaux – qui convie régulièrement un/e artiste contemporain/e à porter un regard personnel sur ses collections – Valérie Belin propose Les visions silencieuses, une exposition monographique d’envergure organisée en partenariat avec la Galerie Nathalie Obadia (Paris, Bruxelles).

L'exposition consacrée à Valérie Belin (née en 1964), considérée comme l'une des plus importantes de sa génération et comme l'une des rares représentantes de la photographie plasticienne, s’inscrit aussi dans le prolongement des expositions dédiées par le musée des Beaux-Arts aux artistes femmes, de l’artiste contemporaine Suzanne Lafont en 2018 à Rosa Bonheur en 2022. 

Valérie Belin - Florilège et affinités électives

Rassemblant une centaine de pièces couvrant toute la production de l’artiste, de la fin des années 1990 aux séries les plus récentes dont une inédite, l'exposition se déploie sur les deux sites du musée des Beaux-Arts, mettant en lumière la dimension singulière de son travail.

A la Galerie des Beaux-Arts, sont réunies les séries les plus emblématiques de l’artiste (Robes, Modèles II, Michael Jackson, Black Women, Mariées marocaines, Têtes couronnées, Still Life, Bouquets, Corbeilles de fruits, Intérieurs, Bodybuilders…) auxquelles s’ajoutent les plus récentes (Painted Ladies, Reflection, Modern Royals, All Star et Heroes) ainsi que cinq œuvres inédites issues de la nouvelle série intitulée Lady Stardust (2023).

Les nombreuses références de l’artiste à l’histoire de l’art, à travers les genres de la nature morte, du portrait, du nu ou du culte du corps, permettent un dialogue stimulant et inédit avec les collections bordelaises. Ainsi, dans les deux ailes du musée, onze photographies viennent converser avec les collections de peintures. Centré surtout sur le portrait féminin – sujet de prédilection de l'artiste –, le choix de ces correspondances repose sur des rapports avant tout formels.

Valérie Belin - Jeux de dupes

A travers des images saturées de signes visuels pour les plus récentes, Valérie Belin joue sur les codes de la représentation et trouble les frontières entre réalité et imaginaire. Elle accompagne ainsi les mutations technologiques et ontologiques de la photographie, de l’analogique au numérique, tout en s’inscrivant dans la tradition des avant-gardes de l’entre-deux-guerres en s’appropriant des techniques de surimpression ou de solarisation. Son passage à la couleur, à partir de 2006, apporte à ses photographies une dimension plus picturale et parfois un aspect de « collages » pleinement assumé.

Valérie Belin brouille ainsi les pistes entre réel et virtuel, nature et artifice, objets inanimés et êtres vivants, présence et absence, hyperréalisme et métaphore. L’artiste se plaît ainsi à dire qu’elle ne fait pas des « photographies d’objets » mais des « portraits d’objets », voyant en eux une « métaphore du corps traversé par la lumière ». Aux Bodybuilders, aux corps cabossés et huilés, répondent les carcasses métalliques des Voitures accidentées tandis que les Mannequins de vitrines semblent souvent plus humains que leurs doubles de chair. 

Valérie Belin - Éléments biographiques 

Valérie Belin est diplômée de l’École nationale supérieure d'art (ENSA) de Bourges et de la Sorbonne (philosophie de l’art). Tout d’abord influencée par différents courants minimalistes et conceptuels, Valérie Belin s’est intéressée au medium photographique, qui est à la fois le sujet de son œuvre et son moyen de réflexion et de création. La lumière, la matière et le « corps » des choses et des êtres en général, ainsi que leurs transformations et représentations, constituent le terrain de ses expérimentations et l’univers de son propos artistique. Le travail se manifeste sous la forme de séries photographiques, chacune étant réalisée dans le cadre d’un projet.

Commissariat : Valérie Belin et Sophie Barthélémy, directrice du MusBA

Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Jardin de la mairie, 20 cours d’Albret, 33000 Bordeaux 

Galerie du musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Place du Colonel Raynal, 33000 Bordeaux
Ouverture du 24 avril au 28 octobre 2024

15/01/15

Bissière, Figure à part, Galerie des Beaux-Arts, Bordeaux

Bissière, Figure à part 
Galerie des Beaux-Arts, Bordeaux 
Jusqu'au 15 février 2015 - Prolongation jusqu'au 15 mars 2015

     Affiche de l'exposition "Bissière, figure à part" 
     Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

L’exposition « Bissière, figure à part », réalisée en coproduction avec le Musée de Lodève et grâce à l’étroite collaboration de la famille de l’artiste, est proposée à l’occasion du cinquantenaire de la disparition du peintre Roger Bissière (Villeréal, Lot-et-Garonne, 1886 - Boissiérettes, 1964). A ce titre, elle s’inscrit dans le cadre des commémorations nationales 2014 du Ministère de la culture.

Originaire de la région Aquitaine et profondément attaché à son Lot natal, terre d’inspiration et de création autant que refuge au contact direct avec la nature, Roger Bissière débuta ses études artistiques à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux avant de les poursuivre à Paris où il exposa dans les plus grandes galeries d’avant-garde.

Bordeaux se devait donc d’honorer ce grand artiste encore mal connu du grand public bien qu’il ait représenté la France en 1964 lors de la Biennale de Venise : le succès avant l’oubli.

En 1965, la capitale girondine le célébrait déjà lors d’une exposition qui lui fut consacrée, à titre posthume, à la Galerie des Beaux-Arts.

Eloigné des circuits officiels mais cependant admiré, Roger Bissière a construit, au gré d’une longue maturation artistique et spirituelle, une oeuvre dense à caractère humaniste.

Pédagogue reconnu au sein de la célèbre Académie Ranson, il forma toute une génération de jeunes artistes (Manessier, Le Moal, Vieira da Silva, Arpad Szenes...) au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ouvrant la voie à la non-figuration.

La peinture de Bissière relève à la fois de l’ordre de l’intime et du poétique, mais elle est aussi tournée vers l’universel.

La figure humaine y occupe d’abord une place centrale pour ensuite disparaître soudainement au profit d’un univers fait de signes et de pictogrammes.

Centrée sur l’œuvre peint de l’artiste, l’exposition retrace, à travers une sélection de près de 100 œuvres issues de collections publiques et privées, l’ensemble de la carrière de Bissière, depuis sa période figurative et post-cubiste dans les années vingt jusqu’à la non-figuration de l’après-guerre. Le sous- titre, « Figure à part », évoque à la fois le parcours singulier et marginal de l’artiste ainsi que l’évolution de la place de la figure dans son œuvre.

L’exposition est répartie en 7 sections présentant selon un parcours à la fois chronologique et thématique les différentes périodes de production de l’artiste, des années 20 jusqu’au Journal en images qu’il réalisa de 1962 à 1964, au lendemain de la mort de sa femme.

Cette exposition est également l’occasion de mettre en lumière l’ensemble des œuvres de l’artiste conservées au musée et acquises entre 1940 et 2005. 

Commissariat général de l'exposition : 
Sophie Barthélémy, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Commissariat scientifique : 
Sophie Barthélémy, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Sandra Buratti Hasan, conservateur du patrimoine, musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Ivonne Papin-Drastik, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée de Lodève
Isabelle Bissière, petite-fille de l’artiste et auteure du catalogue raisonné de l’œuvre du peintre 

Catalogue de l'exposition
Bissière, figure à part. Editions Fage, 232 pages, illustrations couleurs. Avec les contributions de Sophie Barthélémy, Isabelle Bissière, Bernard Ceysson, Robert Fleck, Jean-François Jaeger, Richard Leeman, Yvonne Papin-Drastik. 30 €

Galerie des Beaux-Arts
Place du Colonel Raynal
33 000 Bordeaux