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25/06/19

L'équilibriste, André Kertész : 1912-1982 @ Jeu de Paume – Château de Tours

L'équilibriste, André Kertész : 1912-1982
Jeu de Paume – Château de Tours
26 juin - 27 octobre 2019

Cet été au Jeu de Paume – Château de Tours, l’exposition rétrospective L'équilibriste, André Kertész : 1912-1982 est consacrée au grand photographe hongrois naturalisé américain (1894-1985). Son oeuvre fut à l’unisson de sa vie et de ses sentiments : de ses débuts en Hongrie à l’épanouissement de son talent en France, de ses années d’isolement à New York à sa reconnaissance internationale. Acteur majeur de la scène artistique parisienne durant l’entre-deux-guerres, André Kertész, dont la carrière s’étend sur plus de soixante-dix ans, est aujourd’hui reconnu comme l’un des photographes les plus marquants du XXe siècle. Cette exposition d’une centaine de tirages retrace le lien que Kertész a tissé tout au long de sa vie entre ses pratiques photographiques et éditoriales.

Autodidacte, André Kertész (Budapest, 1894-New York, 1985) se voit offrir son premier appareil en 1912. Mobilisé en 1914, il photographie la vie quotidienne des soldats, l’attente dans les tranchées, les longues marches. Après la guerre, il cherche à faire de la photographie son métier et publie ses premières images dans la presse en 1925.

Il arrive à Paris et fréquente alors les milieux artistiques d’avant-garde. Dès 1926, il publie dans de nombreux magazines français et allemands comme VU, Art et Médecine ou Uhu. Ses images empreintes d’émotion, aux cadrages imaginatifs, saisissent ses amis hongrois, les ateliers d’artistes de Montparnasse, des scènes de rue et des déshérités. En 1932-1933, il réalise sa célèbre série des Distorsions où les corps nus de deux modèles se reflètent dans un miroir déformant.

En 1936, il signe un contrat avec Keystone, la plus grande agence photographique américaine de portée internationale de l’époque et émigre à New York. Toutefois, il peine à s’imposer sur le marché de la photographie. Les rues, l’enchevêtrement des buildings ou les toits le fascinent et lui offrent de nouveaux sujets.

A partir de 1944, année de sa naturalisation américaine, il collabore avec des revues telles que Vogue et House and Garden. A partir de 1962, André Kertész cesse de répondre à toute commande et voit son oeuvre reconnue par les institutions et le grand public : il est exposé à New York, Paris, Londres, Tokyo et Venise.

Cette exposition d’une centaine de tirages modernes argentiques réalisés en 1995 par Yvon Le Marlec, tireur avec lequel André Kertész collaborait à Paris, est organisée autour des ouvrages majeurs que le photographe a publié de son vivant.

Des maquettes originales comme celle de Distorsions (1976) et des reproductions d’ouvrages issues de Day of Paris (1945), où il avait restitué le Paris des années 1930, Sixty Years of Photography (1972), J’aime Paris (1974), Of New York… (1976) et Hungarians Memories (1982) témoignent de sa réflexion sur son œuvre à la fin de sa vie. Alors qu’il pratique la couleur depuis les années 1940, l’utilisation du Polaroid SX-70 lui offre un nouveau champ d’expérimentation à partir de 1979.

Une sélection d’une quinzaine de tirages modernes en référence à l’ouvrage From My Window (1981) permet de découvrir la dernière série du photographe. Ces tirages respectent le format et la sélection d'une série de reproductions que Kertész a effectuée à la fin de sa vie. 

Un album est édité à l'occasion de l'exposition.

André Kertész
L'équilibriste : André Kertész
Album de l’exposition
Textes de Pia Viewing et Matthieu Rivallin
Broché, 22 × 31 cm ; 48 pages, 43 ill. coul. et n. et b.
Jeu de Paume / Médiathèque de l’architecture et du patrimoine
ISBN : 978-2-915704-87-7

Commissaires de l'exposition : Matthieu Rivallin et Pia Viewing

Cette exposition est coproduite par le Jeu de Paume et la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, en collaboration avec la Ville de Tours. 

JEU DE PAUME - CHATEAU DE TOURS
25 avenue André-Malraux, 37000 Tours
www.jeudepaume.org

07/12/12

Expo Photos Lartigue au Château de Tours, 2013


Lartigue, l'émerveillé (1894-1986)
Exposition au Château de Tours
Jusqu'au 26 mai 2013


JACQUES HENRI LARTIGUE
Jacques Henri LartigueRouzat. Charly, Rico et Sim
Septembre 1913
Tirage gélatino argentique.
© Ministère de la Culture-France/AAJHL
Courtesy Jeu de Paume, Paris

Une très intéressante sélection de photographies de Jacques Henri Lartigue sont exposées au Château de Tours jusqu'en mai 2013. L'exposition est organisée par le Jeu de Paume et la Ville de Tours, en collaboration avec l'Association des Amis de Jacques Henri Lartigue.

"Depuis que je suis petit, j’ai une espèce de maladie : toutes les choses qui m’émerveillent s’en vont sans que ma mémoire les garde suffisamment", constate Jacques Henri Lartigue dans son journal de l’année 1965. Emerveillement et mémoire qui flanche, passion pour la vie et blessure secrète devant l’impermanence des choses, il n’en faut pas plus à Lartigue pour glaner et collectionner pendant 80 ans ces milliers d’instants fugitifs dont il saura nous montrer la beauté. 

L’exposition présente, en grands formats, plus de 100 photographies qui ont contribué à construire la célébrité de Jacques Henri Lartigue. Elles ont été choisies dans les 135 grands albums qu’il a mis en page et légendés (un journal en images qui couvre le XXe siècle avec ses 14 423 pages), et sont complétées par des citations extraites de son journal et une sélection de fac-similés de documents (albums, agendas illustrés de croquis, journal manuscrit, plaques négatives et positives), permettant d’approcher la démarche de Lartigue au plus près.

JACQUES HENRI LARTIGUE
Jacques Henri LartigueBibi au restaurant d’Eden Roc
Cap d’Antibes, 1920
Plaque autochrome stéréoscopique. Format 6 x 13 cm.
© Ministère de la Culture-France/AAJHL
Courtesy Jeu de Paume, Paris

On est peu habitué a voir des photographies de Lartigue en couleur. Le procédé autochrome le permettait à l'époque. La photo ci-dessus est un agrandissement tiré d'une plaque photographique en verre sur laquelle l'image en couleur apparaît en positif comme sur une diapositive. S'agissant d'une plaque stéréoscopique, l'original comprend deux photos identiques mais très légèrement décalées qui avec une visionneuse dédiée permet de voir la scène avec une impression de relief.


JACQUES HENRI LARTIGUE

Jacques Henri LartigueRenée à l’Eden Roc
Cap d’Antibes, août 1931
Tirage gélatino argentique.
© Ministère de la Culture-France/AAJHL
Courtesy Jeu de Paume, Paris


La photographie, Jacques Henri Lartigue l’a apprise, dès 1900, au contact de son père qui lui offre son premier appareil photographique, à l’âge de 8 ans, en 1902. Dès lors, il n’a de cesse de photographier sa vie d’enfant rythmée par les voyages en automobile, les vacances en famille et surtout par les inventions de son frère aîné surnommé Zissou. Les deux frères sont passionnés par l’automobile, l’aviation et tous les sports alors en plein essor. Jacques les enregistre grâce à son appareil photographique. Il continuera adulte à fréquenter les manifestations sportives et à pratiquer lui-même quelques sports réservés à l’élite : ski, patinage, tennis, golf... 

Cependant, pour cet enfant si soucieux de retenir le temps qui passe, la photographie est insuffisante. Comment en effet, tout dire et tout retenir dans une image prise en quelques secondes ? C’est pourquoi parallèlement, il entreprend la rédaction d’un journal qu’il poursuivra toute sa vie.


JACQUES HENRI LARTIGUE
Jacques Henri Lartigue, Picasso et Jeanne Creff à “La Californie”
Cannes, août 1955
Tirage gélatino argentique.
© Ministère de la Culture-France/AAJHL
Courtesy Jeu de Paume, Paris

Deux films sont projetés : Un portrait complice réalisé par son ami François Reichenbach en 1980, et Le Siècle en positif, portrait romancé à partir des photographies de Jacques Henri Lartigue, réalisé en 1999 par Philippe Kohly.

Commissaire de l'exposition : Martine d’Astier, directrice de la Donation Jacques Henri Lartigue.

Exposition organisée conjointement par le Jeu de Paume www.jeudepaume.org – et la Ville de Tours, en collaboration avec l'Association des Amis de Jacques Henri Lartigue – www.lartigue.org  (dite Donation JH Lartigue) sous tutelle de la direction générale des Patrimoines - ministère de la Culture et de la Communication.

Château de Tours
25 avenue André Malraux – 37000 Tours
Tél. : 02 47 70 88 46
Horaires : du mardi au vendredi de 14h à 18h, samedi et dimanche 14h15 à 18h