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07/10/25

Wolfgang Laib @ Kunsthaus Zürich - Exposition "Toucher l'essentiel" - Oeuvres de Wolfgang Laib et de la collection du musée

Wolfgang Laib. Toucher l’essentiel 
Kunsthaus Zürich 
3 octobre 2025 - . . .

Wolfgang Laib - Installation au MoMa
Wolfgang Laib en train de tamiser du pollen de
noisetier, 2013
Installation au Museum of Modern Art, New York
© Wolfgang Laib

Wolfgang Laib Installation
Wolfgang Laib
 
La montagne inaccessible, 2017
Pollen du noisetier, 600 x 700 cm
Installation au MASI, Lugano
© Wolfgang Laib

Wolfgang Laib - Installation Pollen de noisetier
Wolfgang Laib 
Pollen du noisetier, 1992
Pollen du noisetier, 400 x 500 cm
Installation au MOCA - The Museum of Contemporary Art, 
Los Angeles
© Wolfgang Laib

Wolfgang Laib - Maison de Riz
Wolfgang Laib 
Reishaus (Maison de riz), 1993/1994
Marbre blanc, riz, 32 × 40 × 125 cm
Collection Cristina et Thomas Bechtler
© Wolfgang Laib

Le Kunsthaus Zürich présente actuellement, dans le cadre de la série «ReCollect!», une exposition organisée en collaboration avec l’artiste allemand Wolfgang Laib (*1950 Metzingen). Elle associe les créations de Wolfgang Laib et une sélection d’oeuvres issues de la collection du Kunsthaus Zürich. Wolfgang Laib, qui compte parmi les artistes majeurs de notre époque, a exposé dans nombre de musées, lieux d’exposition et bâtiments historiques prestigieux d’Europe, des États-Unis et d’Asie.

Depuis la fin des années 1970, Wolfgang Laib développe un langage artistique bien à lui. A partir de matériaux naturels tels que le pollen, la cire, le lait ou la pierre, il crée des oeuvres avec lesquelles il «révèle, par des gestes sculpturaux infimes, des espaces intérieurs infiniment vastes» soulignait Harald Szeemann.

Sur le plan du contenu, son art s’est développé sur fond de diverses traditions littéraires, philosophiques et spirituelles, surtout d’Europe et d’Asie. Sur le plan formel, Wolfgang Laib recourt à une esthétique claire et dépouillée, étroitement liée au développement de l’art moderne, principalement en Europe et aux Etats-Unis.

Ces dernières années, Wolfgang Laib a souvent exposé ses oeuvres dans d’importants édifices religieux d’Italie, où elles ont rencontré de l’architecture et des oeuvres d’art allant du 6e siècle à la Renaissance. Dans le cadre de «ReCollect!», ce type de rencontres «transhistoriques» se produit maintenant dans un contexte muséal: les oeuvres de Wolfgang Laib côtoient des chefs-d’oeuvre de la collection, du Moyen Âge au 20e siècle. Ces confrontations permettent de poser un regard neuf sur les deux volets de l’exposition: l’art de Laib et la collection du Kunsthaus.

Wolfgang Laib - Installation
Wolfgang Laib
Pierre de lait, 1987–1989
Marbre blanc, lait, 2 × 122 × 130 cm
Atelier de l’artiste, sud de l’Allemagne
© Wolfgang Laib

Wolfgang Laib Installation
Wolfgang Laib 
Zikkurat, 2000
Cire d’abeille, structure en bois, 460 × 150 × 130 cm
Installation au Toyota Municipal Museum of Art,
Toyota City, Japon 
© Wolfgang Laib

Wolfgang Laib
Wolfgang Laib 
Brahmanda, sans date
Granite noir indien, huile de tournesol, suie
Atelier de l’artiste, sud de l’Inde
© Wolfgang Laib

Wolfgang Laib Installation
Wolfgang Laib 
Tombe près de Badami, sud de l’Inde, 2001
Gélatine argentique sur papier baryté, 40,6 × 30,4 cm
Collection privée 
© Wolfgang Laib

AVEC WOLFGANG LAIB DANS LA COLLECTION DU KUNSTHAUS ZÜRICH

L’exposition se tient au premier étage du bâtiment Müller, un espace qui sera systématiquement utilisé dans les années à venir pour créer des dialogues entre la collection et l’art contemporain. Wolfgang Laib connaît la collection du Kunsthaus depuis son enfance – ce lieu l’a marqué tout autant que le Musée Rietberg, qu’il a également souvent visité. Conformément au concept de «ReCollect!», Wolfgang Laib est à la fois artiste et commissaire. Il a préparé l’exposition en dialogue avec Philippe Büttner, conservateur senior de la collection, qui dès 2005 avait organisé une grande rétrospective consacrée à Wolfgang Laib à la Fondation Beyeler.

Wolfgang Laib - Installation Kunsthaus Zurich
Wolfgang Laib 
Blütenstaub von Haselnuss, 2020–2023 
Installation view Kunsthaus Zürich, 2025
© Wolfgang Laib, 
Photo: Franca Candrian, Kunsthaus Zürich

Wolfgang Laib - Installation Kunsthaus Zurich
Wolfgang Laib  
Schiffe, 2012
with Claude Monet, Le Bassin aux nymphéas, le soir, 1914/1922
Installation view Kunsthaus Zürich, 2025
Works Wolfgang Laib: © Wolfgang Laib, 
Photo: Franca Candrian, Kunsthaus Zürich

Wolfgang Laib - Installation Kunsthaus Zurich
Wolfgang Laib
  
Für einen anderen Körper, 1988/2025
Beeswax, wood construction
Installation view Kunsthaus Zürich, 2025
© Wolfgang Laib, 
Photo: Franca Candrian, Kunsthaus Zürich

OEUVRES DE L’EXPOSITION

L’exposition présente une cinquantaine d’oeuvres centrales de Wolfgang Laib. Y figurent des oeuvres de presque tous les ensembles majeurs de son travail, notamment une grande oeuvre de pollen, un «Brahmanda» (grande sculpture ovoïde en pierre), une pierre de lait, une ziggourat (tour pyramidale à étages), une chambre de cire dans laquelle on peut entrer, des maisons de riz, un escalier en laque ainsi que d’autres sculptures, dessins et photographies.

Elles sont complétées par quelque 30 oeuvres de la collection du Kunsthaus Zürich datant du 14e au 20e siècle. Laib a procédé lui-même à leur sélection, et fait dialoguer ses travaux avec des oeuvres importantes de l’histoire de l’art. Parmi les oeuvres sélectionnées figurent des peintures de Fra Angelico (entourage), Matteo di Giovanni, Philippe de Champaigne, Heinrich Freudweiler, Ludwig Hess, Claude Monet, Ferdinand Hodler ainsi que des travaux d’Alberto Giacometti, Constantin Brancusi, Giorgio de Chirico, Max Ernst, Wassily Kandinsky, Verena Loewensberg, Piet Mondrian, Barnett Newman, Mark Rothko, Robert Ryman, Sophie Taeuber-Arp et Lee Ufan.

Wolfgang Laib - Installation Kunsthaus Zurich
Touching the Essential. Wolfgang Laib and 
the Collection of the Kunsthaus Zürich
Installation view Kunsthaus Zürich, 2025
Photo: Franca Candrian, Kunsthaus Zürich

Wassily Kandinsky
Wassily Kandinsky 
Schwarzer Fleck, 1921 
Huile sur toile, 138 x 120 cm
Kunsthaus Zürich, 1947

Claude Monet - Meule au soleil
Claude Monet 
Meule au soleil, 1891
Huile sur toile, 60 x 100 cm
Kunsthaus Zürich, Acquisition du legs Otto Meister 
grâce à une contribution du Crédit Suisse, 1969

Jina Rishabha
Artiste inconnu, Jina Rishabha
Inde, Rajasthan, Chandravati, XIe/XIIe siècle
Marbre, dimensions totales: 161 × 57 × 25 cm
Musée Rietberg, collection Eduard von der Heydt
Photo: Rainer Wolfsberger, Musée Rietberg

Par ailleurs, l’exposition présente certaines oeuvres d’art asiatique qui ont également influencé le travail de Laib. Elles proviennent surtout d’Inde. On notera en particulier un important prêt du Musée Rietberg: une statue en marbre issue de la tradition jaïne indienne, dont la philosophie de non-violence a profondément marqué Wolfgang Laib. Elle représente Jina Rishabha, le premier des 24 grands maîtres du jaïnisme, et provient à l’origine d’un contexte architectural religieux et rituel.

WOLFGANG LAIB : UNE RELATION DE LONGUE DATE AVEC LE KUNSTHAUS ZÜRICH

La relation personnelle qu’entretient Laib avec le Kunsthaus Zürich est un élément central de l’exposition – tout comme celle qui le lie au Musée Rietberg. Ces deux institutions ont joué un grand rôle dans son évolution. Le Kunsthaus lui offre donc un cadre idéal pour nouer un dialogue vivant entre ses oeuvres et celles d’autres époques.

C’est aussi au Kunsthaus Zürich qu’a exercé, à partir de 1981, Harald Szeemann (1933-2005), conservateur de renom et compagnon de route de Wolfgang Laib. Harald Szeemann a apporté un soutien décisif à Wolfgang Laib et à son oeuvre. Dans un rapport annuel de la Zürcher Kunstgesellschaft, il écrivait à propos de l’artiste: « Wolfgang Laib n’est pas un Européen aux influences indo-tibétaines qui utilise le contexte de l’art; c’est plutôt un artiste résolument contemporain qui, par de minuscules gestes sculpturaux, révèle des espaces intérieurs immensément vastes. […] Ses oeuvres sont d’une beauté absolue et sans détour qui permet de respirer autrement. »

A l’intérieur du musée, les oeuvres de Wolfgang Laib dégagent une force spirituelle tranquille. Dans leur dépouillement radical, elles nouent un dialogue passionnant avec la collection – non pour la concurrencer, mais pour la compléter de leur présence intemporelle.

Un catalogue en allemand, reproduisant l’intégralité des oeuvres, paraît à l’occasion de l’exposition. Avec des contributions de Wolfgang Laib, Philippe Büttner, Johannes Beltz (directeur adjoint du Musée Rietberg), Mami Kataoka (directrice du Mori Art Museum de Tokyo) et la réimpression d’un texte de Harald Szeemann sur une oeuvre de Wolfgang Laib acquise en 1991 par le Kunsthaus Zurich.

KUNSTHAUS ZURICH
Heimplatz 1/5, 8001 Zurich

17/08/25

Antoni Clavé @ Galerie Minsky, Paris

Antoni Clavé
Galerie Minsky, Paris
18 septembre - 18 octobre 2025

Photographie : Antoni Clavé à Montparnasse
Antoni Clavé à Montparnasse 
© Archives Antoni Clavé

Antoni Clavé
Antoni Clavé 
Nature morte au compotier, 1945 
Huile sur panneau d'Isorel, 81 cm x 65 cm
Photo Courtesy Galerie Minsky

Antoni Clavé
Antoni Clavé
Guerrier, c. 1962 
Technique mixte sur papier marouflé 
sur panneau, 74,5 x 54,5 cm
Photo Courtesy Galerie Minsky

La Galerie Minsky souhaite accompagner la redécouverte de l’artiste catalan Antoni Clavé. Elle présente à Paris une lecture sensible et incarnée de l’oeuvre d’un artiste entre deux mondes : l’Espagne et la France, le théâtre et la peinture, l’intime et le monumental. Alors qu’une rétrospective d’envergure se prépare au centre d’art Palau Martorell à Barcelone, la Galerie Minsky présente à Paris pour la première fois une vingtaine d’oeuvres d’Antoni Clavé (1913–2005). Cette exposition couvre les années 1945 à 1975, une période qui témoigne de ses différentes évolutions.

L’exposition présente l’univers de Clavé, à la fois théâtral, lyrique, intuitif et symbolique. Dès les années 40, le peintre catalan installé récemment à Paris développe un style singulier, entre raffinement intimiste et expérimentation formelle. Inspiré par les Nabis et profondément marqué par sa rencontre avec Picasso en 1944, Clavé explore un large registre de médiums : peinture, collage, gravure où s’entremêlent décors et costumes. En 2015, le Musée Picasso de Münster lui a dédié une exposition intitulée Antoni Clavé - Ein Spanier in Paris.

L’exposition réunit une vingtaine d’oeuvres majeures, de la Nature morte au compotier (c. 1945) à la série emblématique des Rois et Guerriers des années 60, en passant par le triptyque de paravents conçu en 1949 pour la pièce de théâtre Carmen dans les Ballets de Roland Petit. Ce volet scénographique, essentiel dans sa pratique, est mis en lumière ici : Antoni Clavé reste en dialogue avec le théâtre, et ce, tout au long de sa carrière.

Ses oeuvres deviennent des objets-théâtres, où lettres, mots, fragments et textures agissent comme des personnages silencieux. On y retrouve un goût marqué pour les techniques mixtes et l’assemblage, dans un désordre bouillonnant, proche de celui de son atelier.

Antoni Clavé joue sur les tensions : entre figuration et abstraction, entre brutalisme et poésie, entre ordre et chaos. Les matériaux pauvres qu’il emploie tels que le carton, bois, tissu ou des encore objets usés prennent une force symbolique inattendue.

Ses oeuvres, comme son atelier, sont des juxtapositions vibrantes, riches de résonances intimes et collectives.

Antoni Clavé — Biographie

Né à Barcelone en 1913, Antoni Clavé débute très tôt dans le dessin : à 18 ans, il crée des bandes dessinées et des affiches publicitaires. Son premier métier est celui de peintre en bâtiment, une expérience qui façonne son approche artisanale de l’art. Entre 1934 et 1936, alors qu’il réalise des affiches de cinéma dans sa ville natale, il s’initie au collage et aux assemblages : papiers, cartons, matériaux de récupération, lithographies, plâtre, tissus, textures sales ou accidentées deviennent ses terrains d’exploration.

Exilé en France à la suite de la guerre civile espagnole, il s’installe à Paris, ville où il entre dans l’histoire de l’art moderne. Il est exposé dès 1957 par Ernst Beyeler dans sa mythique galerie de Bâle, puis en 1978 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. En 2006, une exposition d’Antoni Clavé a eu lieu à l’Espace d’Art Contemporain Fernet Branca.

Photographie : Antoni Clavé dans son atelier
Antoni Clavé dans son atelier, Saint-Tropez, 1968 
Photographie © Jacques Gomot
« Mon atelier à moi, c’est mon cocon, mon village, ma rue, mon quartier »
— Antoni Clavé
En 1963, Antoni Clavé s’installe au Cap-Saint-Pierre à Saint-Tropez, où il se fait construire une maison et un vaste atelier, bientôt complété par un second espace dédié à la gravure. Les estampes d’Antoni Clavé ont d’ailleurs été exposées en 2018 à la BnF à Paris.

GALERIE MINSKY
37 rue Vaneau, 75007 Paris

14/06/25

Exposition Wolfgang Tillmans @ Centre Pompidou, Paris - "Rien ne nous y préparait – Tout nous y préparait"

Wolfgang Tillmans 
Rien ne nous y préparait – Tout nous y préparait
Centre Pompidou, Paris 
13 juin - 22 septembre 2025

Wolfgang Tillmans Portrait
Wolfgang Tillmans à la Bpi, janvier 2025
© Centre Pompidou

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
Moon in Earthlight, 2015
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
it's only love give it away, 2005
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
paper drop (star), 2006
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Le Centre Pompidou donne carte blanche à l’artiste allemand Wolfgang Tillmans qui imagine un projet inédit pour clôturer la programmation du bâtiment parisien. Il investit les 6000 m2 du niveau 2 de la Bibliothèque publique d’information (Bpi) et y opère une transformation de l'espace autour d’une expérimentation curatoriale qui met en dialogue son œuvre avec l’espace de la bibliothèque, le questionnant à la fois comme architecture et comme lieu de transmission du savoir.

L’exposition explore près de 40 ans de pratiques artistiques à travers divers genres photographiques, une rétrospective dont l’ordre et la logique se réalisent en réagissant à l’espace de la bibliothèque. Son œuvre s’y décline en des formes très variées et joue sur la verticalité des murs et l’horizontalité des tables, défiant ainsi toute tentative de catégorisation. Outre son travail photographique, Wolfgang Tillmans intègre dans cette vaste installation des œuvres vidéo, musique, son et textes, dans une scénographie qui joue avec les dispositifs d’une bibliothèque pour y découvrir enfin des analogies entre son travail d’artiste et ce lieu des savoirs. Plus que jamais l’artiste fera preuve de son don d’intervenir dans l’espace – une qualité qui distingue ces expositions depuis 1993.

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
Empire (US/Mexico border), 2005
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
My 25 Year Old Cactus, 2023
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
Intermodal Container In Mongolian Landscape, a, 2023
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
Silver 258, 2017
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Au cours de sa carrière artistique, Wolfgang Tillmans (né en 1968 à Remscheid, en Allemagne) a repoussé les frontières du visible, captant et révélant la beauté fragile du monde physique. Proposant de nouvelles façons de faire des images, il explore la profonde transformation des médiums et supports d’information de notre époque. Il a ainsi façonné un univers esthétique distinctif, né de l’esprit de la contre-culture du début des années 1990. Une œuvre multiple, par laquelle il s’est engagé dans la quête d’un nouvel humanisme et de voies alternatives du vivre ensemble, influençant durablement la création contemporaine. Son travail est profondément ancré dans l’« Ici et Maintenant » : il dresse un panorama des formes de savoir et propose une expérience sincère et libre du monde, scrutant la condition contemporaine de l’Europe tout en explorant les techniques de reproduction mécanique.

En rapprochant les archives de l’artiste de ses œuvres les plus récentes, l’exposition du Centre Pompidou met en exergue les dialectiques qui traversent le monde depuis 1989 : les avancées sociales et les libertés autrefois établies, aujourd’hui en péril, les nouvelles manières de faire communauté ou encore les évolutions des expressions de la culture populaire et modes de diffusion de l’information. Wolfgang Tillmans conçoit cette exposition comme un ensemble et crée des œuvres spécifiquement pour le lieu.

L’un des aspects les plus originaux du travail de Wolfgang Tillmans est son regard égalitaire sur le monde. Alors que l’histoire de l’art repose souvent sur une hiérarchie des genres (le portrait noble, la nature morte modeste, la grandeur du paysage, etc.), Tillmans renverse cette logique. Dans ses expositions, des portraits d’amis ou d’amants côtoient des natures mortes banales, des photos de manifestations politiques ou encore des vues abstraites de plis de tissus, de corps ou de ciel.

Ce geste est profondément démocratique : chaque sujet, aussi ordinaire ou marginal soit-il, mérite d’être montré. Il adopte souvent un style documentaire, mais sans jamais céder à la tentation du sensationnalisme ou du voyeurisme. Il s'agit d'une photographie qui regarde avec respect, qui observe avec attention, sans juger. Cette approche sensible produit une éthique de l’image fondée sur la proximité plutôt que sur la domination.

Ce qui distingue également  Wolfgang Tillmans, c’est sa manière de questionner le médium photographique lui-même. Il ne se contente pas de produire des images : il interroge ce que signifie faire une image, ce que c’est qu’une photographie. Il explore les possibilités techniques et matérielles du médium. Dans sa série Freischwimmer, par exemple, il crée des œuvres sans appareil photo : il expose directement du papier photo à des sources lumineuses en chambre noire. Le résultat : des formes organiques, flottantes, abstraites, qui évoquent des corps ou des fluides, sans jamais les représenter.

Il assume également les erreurs techniques : poussières, traces, flous, surexpositions deviennent des éléments esthétiques à part entière. Il refuse ainsi l’illusion d’une image parfaite, contrôlée, lisse. Chez Tillmans, la photographie n’est pas une fenêtre transparente sur le monde, mais une surface haptique, matérielle, expressive.

Chez Wolfgang Tillmans, l’image ne se limite jamais à elle-même : elle s’inscrit toujours dans une composition spatiale, dans une mise en relation. Ses expositions ne suivent ni une logique thématique, ni chronologique. Il joue avec les formats, les échelles, les supports. Certains tirages sont accrochés à même le mur avec de simples bandes adhésives, d’autres sont encadrés, parfois surdimensionnés.

Cette diversité crée une polyphonie visuelle, une narration ouverte, fragmentaire. Le spectateur ne suit pas un parcours imposé, il doit tisser lui-même des connexions entre les images, inventer son propre chemin. En ce sens, la mise en exposition fait partie intégrante de son œuvre : elle devient un acte de création à part entière, et non un simple dispositif de présentation. Par ce geste, Wolfgang Tillmans remet en question les conventions muséales et propose une nouvelle manière de faire l’expérience de la photographie dans l’espace.

Bien qu’il ne se revendique pas comme un artiste politique au sens classique du terme, l’œuvre de Wolfgang Tillmans est profondément engagée. Son engagement passe par les sujets qu’il aborde : la communauté LGBTQ+, la sexualité, l’épidémie du sida, la jeunesse, les migrations, l’Europe, le climat. Mais il ne traite jamais ces sujets sur un mode spectaculaire ou militant. Il les évoque avec délicatesse, à travers des gestes simples, des regards, des fragments de vie.

Son activisme devient plus explicite lors du référendum sur le Brexit : en 2016, il lance sa propre campagne visuelle (“Say you’re in if you’re in”), mêlant graphisme et photographie pour défendre le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Dans les années suivantes, il continue à mêler images et textes dans des installations qui prennent position sans dogmatisme, avec un souci constant de nuance et de proximité humaine. Ainsi, Wolfgang Tillmans pense le politique comme une affaire de sensibilité, comme un art de la relation, de l’écoute, de la présence au monde.

Ces dernières années, Wolfgang Tillmans a fait l’objet de rétrospectives majeures dans de grandes institutions, notamment à la Tate Modern de Londres en 2017 et au MoMA de New York en 2022. Il a également présenté une importante exposition itinérante sur le continent africain intitulée « Fragile » (2018 − 2022 à Kinshasa, Nairobi, Johannesburg, Addis Ababa, Yaoundé, Accra, Abidjan, Lagos). L’exposition au Centre Pompidou est la première monographie institutionnelle à Paris depuis son ambitieuse installation au Palais de Tokyo en 2002. Elle est accompagnée d’un catalogue et de la publication d’une version augmentée et traduite en français du Tillmans’Reader, regroupant divers textes et entretiens de l’artiste.

Commissariat de l'exposition : Florian Ebner, conservateur en chef, cabinet de la photographie, Musée national d’art moderne − Centre Pompidou

Commissaires associés
Olga Frydryszak-Rétat, Matthias Pfaller, attaché(e)s de conservation au cabinet de la photographie, Musée national d’art moderne − Centre Pompidou

ACCÈS LIBRE PAR CELINE
Partenaire Principal de l’exposition, la maison CELINE s’associe au Centre Pompidou, pour la première fois, au travers des journées « ACCÈS LIBRE par CELINE » : plusieurs journées d’accès gratuit imaginées comme une invitation ouverte à tous les publics. Ce projet a été pensé comme une initiative unique de partenariat qui offre à chacun l’occasion de découvrir l’univers de Wolfgang Tillmans tout en profitant, avant sa fermeture, du Centre Pompidou et de ses espaces.

CENTRE POMPIDOU, BEAUBOURG, PARIS
Niveau 2

21/03/25

Rinko Kawauchi, M/E, Delpire & Co - Livre de Photographies

Rinko Kawauchi
M/E 
Delpire & Co, 2025 

Rinko Kawachi
Rinko Kawauchi
M/E
© Edité par Delpire & Co
Relié, toilé avec marquage argent
216 pages, 22 x 28,5 cm
EAN: 979-10-95821-80-9
Ouvrage bilingue français – anglais
En librairie le 27 mars 2025

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi
Abeille et les dieux

Abeille au cœur des fleurs
Fleurs dans les jardins
Jardins entourés de murs en terre
Murs dans les villages
Villages au cœur du Japon
Japon dans le monde
Monde au sein des dieux
Puis, puis… les dieux
Au cœur des frêles abeilles

Misuzu Kaneko
Ce poème de Misuzu Kaneko, poétesse japonaise du début du XXe  siècle injustement oubliée et redécouverte par le grand public japonais au moment de la catastrophe de Fukushima (ses poèmes étaient lus à la télévision), a inspiré à Rinko Kawauchi ce nouveau livre. Rendant hommage à cette autrice, la photographe explore notre rapport au monde nous incitant à reconsidérer nos liens en tant qu’êtres humains avec la nature.

Rinko Kawauchi a baptisé son livre M/E en référence à Mother/Earth mais n’en a gardé que les initiales (me en anglais) pour souligner le lien qu’elle entretient avec la terre-mère. Elle pose son regard singulier, empreint de douceur, sur le monde vivant pour en capter la beauté fragile : celle d’une goutte de rosée sur une feuille ou le front gigantesque d’un glacier devant lequel lévite le halo blanc d’un nuage de vapeur provoqué par l’effondrement de la glace dans la mer.

La démarche de l’artiste est très intuitive, ses images ne sont pas construites, elles « arrivent ». Le résultat : des images presque méditatives, comme issues d’un rêve. Elles peuvent être poétiques, mystérieuses, voire même bizarres. D’ailleurs elles ne sont pas parfaitement nettes. Rinko Kawauchi cherche l’éphémère, elle capture cet instant fugace qui précède l’accommodation de l’œil.

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi

L’artiste saisit aussi bien son environnement immédiat et sa famille que des sujets plus spectaculaires. Elle propose dans ce livre un dialogue entre des images d’Islande et du Japon, principalement autour de l’eau : nuages, pluie, arc-en ciel, glace, neige, torrents, brume... L’ouvrage est construit en jouant avec l’idée de transparence qui lui est chère. Les images sont imprimées sur un papier japonais très fin et se dévoilent progressivement. Des pages blanches, comme des silences, ponctuent les séquences. La couverture est, quant à elle, comme éclaboussée d’éclats d’argent qui reflètent la lumière.

Pour citer Teju Cole, l’auteur du texte qui clôt le livre : « les grands livres de photographie sont ceux qui modifient nos perceptions ». Celui-ci en fait assurément partie.

La photographe japonaise Rinko Kawauchi (née en 1972), connue pour ses images aux couleurs douces et lumineuses s’attache à dévoiler le mystère, la fragilité et la force de la vie sous toutes ses formes. Connue en France depuis son exposition à la fondation Cartier pour l’art contemporain en 2005, son œuvre fait partie de nombreuses collections publiques et privées à travers le monde. Son travail a été présenté cet été aux Rencontres d’Arles dans le cadre de l’exposition « Femmes photographes japonaise ». Attachant une grande importance au livre, elle a publié une vingtaine d’ouvrages. M/E est le cinquième à paraître en France.

DELPIRE & CO
13, rue de l’Abbaye - Paris

09/03/25

Marc Riboud, Vietbam 1966-1976 @ Musée Guimet, Paris

MARC RIBOUD 
VIETNAM 1966-1976
Musée Guimet, Paris
5 mars - 12 mai 2025

Marc Riboud, La jeune fille à la fleur
MARC RIBOUD 
La Jeune fille à la fleur,
Manifestation contre la guerre au Vietnam, Washington,
Etats-Unis, 1967
© Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

Marc Riboud, Vietnam
MARC RIBOUD
Hué, Dans la rue principale de
la citadelle, Sud Vietnam, 1968
© Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

Marc Riboud, Vietnam
MARC RIBOUD
Famille réfugiée dans une école à Hué
après la bataille du Tet, Sud Vietnam, 1968
© Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

A l’occasion des 50 ans de la fin de la guerre du Vietnam, l’association Les amis de Marc Riboud et le musée Guimet (qui conserve le fonds du grand photographe français) s’associent pour présenter les photographies et documents d’archives retraçant le travail de Marc Riboud au Vietnam entre 1966 et 1976.

En octobre 1967, Marc Riboud photographie à Washington la jeunesse américaine qui manifeste devant le Pentagone en criant sa révolte contre la guerre et réalise La Jeune fille à la fleur, cliché mondialement célèbre et symbole du désir de paix. En 1970, le photographe éditera Face of North Vietnam un reportage qui montrera pour la première fois aux Américains le visage de ceux qu’ils combattent.

Profondément touché par le drame vietnamien, Marc Riboud se rend près d’une dizaine de fois au Vietnam entre 1966 et 1976, s’arrêtant à Hanoi, à Saigon, dans la ville d’Hué bombardée, mais aussi sur les routes, dans les rizières comme dans les usines, dans les camps de réfugiés et de rééducation. Il y réalise de longs reportages, admirant le courage d’un peuple qui se bat avec des moyens misérables contre la plus grande puissance du monde.

A travers ses reportages, qui documentent le Vietnam pendant près de dix ans, transparait la « méthode » de Marc Riboud et son regard singulier qui s’attache aux lieux et aux personnes qu’il rencontre. Lui qui n’a jamais été photographe de guerre ne montre pas les combats mais la vie qui continue dans les ruines, les corps qui tentent de se reposer dans les refuges de fortune, les amoureux qui se retrouvent près des abris anti-bombes, la vivacité des enfants, la vie bouleversée, blessée, mais une vie qui continue, tenace, envers et contre tout.

Commissariat :
Lorène Durret et Zoé Barthélémy
Association Les amis de Marc Riboud

Musée national des arts asiatiques – Guimet
6 place d’Iéna, 75116 Paris
www.guimet.fr   #museeguimet   @museeguimet

01/03/25

Salon Complément Design 2025, Montréal, placé sous le thème Générative — Génération : Design en processus

Complément Design 2025, Montréal
Générative — Génération : 
Design en processus
Grand Quai du Port, Montréal
1 — 3 avril 2025

Complètement Design 2025
générative-génération, design en processus

Imaginé par Index-DesignComplètement Design est un événement annuel qui rassemble la communauté de pratiques professionnelles et éducatives de l’architecture et du design pour célébrer la création. Complément Design 2025 est la troisième édition de ce salon d'un genre particulier. Offrant une programmation dynamique mêlant exposition, conférences, rencontres et formations, l’événement invite à explorer le design sous toutes ses facettes. Complément Design 2025 est placé sous le thème Générative — Génération : Design en processus, est présentée par Tafisa Canada et se tiendra du 1er au 3 avril à Montréal, avec son point culminant, le salon-conférence du 3 avril au Grand Quai du Port de Montréal. Ce sont plus de 2000 professionnels qui sont attendus au Grand Quai du Port de Montréal pour un événement unique, présenté par Tafisa Canada avec une scénographie signée Ivy Studio. Au programme : 22 conférenciers de renom, 70 exposants, mêlant fabricants locaux et grandes marques internationales, ainsi que 36 créateurs québécois indépendants. En amont, les 1er et 2 avril, des séances de formation en petit groupe permettront d’approfondir la compréhension des enjeux actuels du design.

Complètement Design 2025 : Des visionnaires du design mondial à Montréal pour inspirer les pratiques 

matali crasset
Photo @Julien Jouanjus

matali crasset, L’échappée quotidienne
Photo @Atmosphera

matali crasset, La maison des petits, Cent quatre Paris
Photo © Jérôme Spriet

matali crasset, Ferme hibride, Villelaure
Photo @Anthony Lanneretonne

Complètement Design 2025 invite plusieurs figures majeures du design international, dont Matali Crasset (France), icône mondiale qui explore le design comme un projet humain, social et écologique. À travers des exemples concrets, elle illustrera comment la pensée écologiste inspire une nouvelle approche de la création. 

Harry Nuriev
Photo @Andrew Jacobs System

Crosby Studios, Harry Nuriev, Alexander Wang Store
Photo © Pauline Shapiro

Crosby Studios, Harry Nuriev
Photo © Benoit Florencon

Crosby Studios, Harry Nuriev, Balenciaga Sofa
Photo © Inna Kablukova

De son côté, Harry Nuriev (France), prodige du design et fondateur de Crosby Studios, interrogera notre rapport à l’espace et aux objets à travers son esthétique audacieuse et « transformiste ». Ses réalisations virales, immédiatement reconnaissables, façonnent certains des intérieurs les plus marquants de notre époque, faisant de lui l’une des voix les plus influentes du design contemporain. 

Christopher Dessus
Christopher Dessus
Photo © Paul Rousteau

Christopher Dessus, Paf-Atelier, Collectible
Christopher Dessus, Paf-Atelier, Collectible
Photo © Ligia-Poplawska

Sonia Gagné
Sonia Gagné
Photo @Frédérique Ménard Aubin

Sonia Gagné, Tour du Port de Montréal
Provencher_Roy, Tour du Port de Montréal
Photo © James Brittain

Michel Dallaire
Michel Dallaire
Photo © François Brunelle

Michel Dallaire, Le caquelon à fondue Abénakis
Michel Dallaire, Le caquelon à fondue Abénakis
Photo © François Brunelle

Talia Dorsey
Talia Dorsey
Photo © Guillaume Simoneau

D’autres sommités du secteur enrichiront le programme, parmi lesquels : Thomas Balaban (TBA), Manuel R. Cisneros (Sid Lee Architecture), Christopher Dessus (Paf Atelier, France), Justin Dubé-Fahmy et Marie-Anne Miljours (Rümker), Talia Dorsey (Phi), Maude Fafard (Ateliers Buissonnières), Sonia Gagné (Provencher_Roy), Lauren Goodman, Renée Mailhot, Sébastien Parent et Yannick Laurin (La Shed Architecture), Louis-Philippe Pratte (À Hauteur d’homme), Karine Touzel (Atelier Touzel, Canada).

Sid Lee Architecture, Bassin Wellington
Sid Lee Architecture, Bassin Wellington
Photo © Sid Lee Architecture + Bolide Studio

Lauren Goodman
Fresh Catch chair
, Lauren Goodman
Photo © PJCouture

Complément Design 2025 : Générative — Génération : Design en processus

Complètement Design 2025 explore le thème « Générative — Génération : Design en processus ». Elle met en évidence la richesse des itinéraires créatifs et les pratiques transdisciplinaires du design. Au-delà de la réalisation finale, c’est le parcours qui y mène qui sera mis à l’honneur, illustrant comment le design s’enrichit de l’expérimentation, de la collaboration et des avancées humaines et technologiques.

Les exposants, conférenciers et partenaires du salon seront invités à explorer ce fil conducteur à travers installations, produits, conférences et performances en direct. L’approche scénographique souligne l’évolution du design comme discipline en constante transformation, où innovation, engagement durable et transmission sont au cœur des réflexions.
« Complètement Design est un catalyseur pour l’industrie, un espace où se multiplient les rencontres et où circulent les idées prometteuses ; un temps fort annuel qui nourrit les échanges entre designers, fabricants et prescripteurs. » — Sandra Heintz, directrice d’Index-Design.
Complément Design 2025 : Le Prix Index-Design 2025 et L’Encan des créateurs locaux 

Une distinction honorant la création locale sera remise par Matali Crasset le 3 avril à un créateur exposant, sélectionné par un jury d’experts : Pierre-Luc Bérubé (Tafisa), Benoit Chapellier (Montoni), Rachel Gotlieb (Musée des beaux-arts de Montréal), Thibault Lerailler (Punctuate), Tania Morrison (Lovaco), Kristina Panzera (CIOT), Guillaume Sasseville (École de design UQAM), Vanessa Sicotte, et Ève St-Jean (NÓS Architectes). 

Autre nouveauté cette année : un encan des créateurs offrira aux visiteurs la chance d’acquérir des objets uniques ou en série limitée : luminaires, mobilier et objets signés.

Complément Design : Un salon montréalais qui va à contre-courant des salons conventionnels

À l’heure où les grands salons internationaux du design s’articulent souvent autour d’une logique commerciale et standardisée, Index-Design propose une posture différente pour cet événement contribuant à positionner Montréal comme capitale de design : montrer et raconter le design autrement. 

Chaque année, la scénographie est confiée à une firme québécoise différente. Après NÓS Architectes et Jean Verville Architectes, c’est au tour de IVY Studio de signer l’édition 2025. Complètement Design mise sur une scénographie épurée qui met en valeur les objets exposés : 
« En réduisant la saturation visuelle, l’aménagement offre une meilleure lisibilité des produits présentés, tout en favorisant des échanges plus qualitatifs entre exposants et prescripteurs », affirme Philip Staszewski, architecte, associé fondateur de IVY Studio, à l’origine de la scénographie 2025. 
Dans cette même logique, le salon-expo s’inscrit dans une démarche responsable depuis sa toute première édition : le mobilier de présentation conçu en 2024 est réintégré dans l’espace, et chaque nouvel élément est pensé dans une optique de réemploi et de cycle de vie prolongé.

Complément Design 2025 : Trois types d’accès pour une expérience immersive

1. ACCÈS MASTER (places limitées), 1-3 avril, divers lieux, Montréal (masterclasse, formations, conférences, salon-expo, soirée DJ set)

– Matamorphose : rencontrez Matali Crasset (masterclasse, 1er avril)

– Relevez les défis de la circularité en design intérieur (formation, 2 avril)

– Explorez les outils en IA générative pour la création visuelle (formation, 2 avril)

2. ACCÈS CONFÉRENCE (places limitées), 3 avril, Grand Quai du Port, Montréal (conférences, salon-expo, soirée DJ set)

3. ACCÈS SALON, 3 avril, Grand Quai du Port, Montréal. (salon-expo : présentations et performances, Prix Index-Design 2025, Encan des créateurs et soirée DJ set)

Complément Design 2025  - 
Conférenciers

Complément Design 2025 : Conférenciers

Matali Crasset (France), Harry Nuriev (Crosby Studios, France-USA), Michel Dallaire (Canada), Christopher Dessus (Paf Atelier, France), Talia Dorsey (PHI, Canada), Sonia Gagné (Provencher_Roy, Canada), Zébulon Perron (Atelier Zébulon Perron, Canada), Karine Touzel (Atelier Touzel, Canada), Lauren Goodman (Canada), Justin Dubé-Fahmy (Rümker, Canada), Marie-Anne Miljours (Rümker, Canada), Thomas Balaban (TBA, Canada), Manuel R. Cisneros (Sid Lee Architecture, Canada), Renée Mailhot, Sébastien Parent et Yannick Laurin (La Shed Architecture, Canada), Louis-Philippe Pratte (À Hauteur d’homme, Canada), Maude Fafard (Ateliers Buissonnières, Canada)

Complément Design 2025 : Exposants 

ALKEGEN, American Biltrite, Arancia Lighting, Atelier Arch, Atelier du Chef, Atelier Fomenta, Atelier MZO, BAINULTRA, Blaise Émilie, Blum, Brochette, Caesarstone, Centura, Céragrès, Ceratec Surfaces, Cime, Ciot, COSENTINO, CPL, Disamare, éclairage HITECH, Édition 8888, edp, Espace Cab Déco, Gabriel Page Mobiler, Garrett Leather, Ghauz Sofa, Gim Bert, HydroTuiles, Ināt, Jérémy Paguet, JETA, Johnstone Béton Architectural, KOHLER, L’Autre Atelier, La Fabrique Allwood, Laboratoire Textile, Lajoie, Le Tenon et la Mortaise, Lightbeans, Lixil, LumiGroup, MARdiROS, Marie Dooley, Mark Krebs, Matière Buissière, Mobico, Mohawk Group, National Energy, Planchers MIRAGE, Print International, Ramacieri Soligo, Reggy St-Surin, SANGARE, Shaw Contract, Anderson Tuftex, Studio Botté, SUPERGRAND, Tafisa Canada, Tarkett, Prosol, Taymor, Teknion, ToHook, Turf, Henderson, Typologie, Uniboard, Vicostone, Woodzco, XL Flooring

Complément Design 2025 : Partenaires de l’événement

Ville de Montréal, Montoni, Principal, Kollectif, Musée des Beaux-Arts de Montréal, Architecture sans frontières Québec, Association des Designers d’Intérieur du Québec, Association des Designers Industriels du Québec, Association des architectes en pratique privées du Québec, Ébénisterie CST, La Presse, Elle Décoration, v2com, Magazine Ligne, PLI, JTM, Hôtel W Montréal, Ogive Art, Édika. 

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