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19/12/23

Tania Mouraud @ MAMCO Genève - Exposition "Da Capo"

Tania Mouraud: Da Capo
MAMCO Genève
4 octobre 2023 - 28 janvier 2024

Certaines des productions de TANIA MOURAUD (*1942) sont marquées par la Shoah, dette envers un père résistant tombé dans le Vercors sous les balles allemandes qui lui trace une destinée : celle de toujours prendre le parti des opprimés – et, de manière générale, celui des femmes. Une façon aussi d’être une citoyenne avertie, de parler de la vie, de ses contradictions et bouleversements tout en se déplaçant entre plusieurs cultures. Car, son œuvre est un creuset où se mélangent des influences musicales (John Zorn, la « noise » japonaise, les sonorités Klezmer, le manifeste « bruitiste » de Luigi Russolo), les chorégraphies de l’art martial indien, des références à l’histoire de l’art (du Journal de Léonard de Vinci aux avant-gardes russes) et aux figures historiques de la résistance (Gandhi, Mandela, Martin Luther King...).
 
L’exposition consacrée à Tania Mouraud se concentre sur ses travaux des décennies 1970 -1980 et notamment les « chambres de méditation ». Ces dispositifs psychosensoriels sonores ou silencieux répondent à un objectif ambitieux : celui d’intégrer une pièce supplémentaire dans les nouvelles constructions. Une forme d’organisation spatiale dans laquelle se recentrer, exister mentalement hors de toute contrainte, faisant le lien entre espace de méditation (« en Inde tout le monde a sa Prayer Room » dit volontiers l’artiste) et Une chambre à soi de Virginia Woolf.
 
A partir de 1977, Tania Mouraud recouvre les murs intérieurs ou extérieurs de mots dont elle agrandit au maximum les lettres à l’échelle du mur. Ainsi augmentés, les textes sont plus à déchiffrer qu’à lire, leur compréhension est ralentie ; une façon de se défaire des modes de lecture instantanés imposés par les médias.
 
« DCLLDF » (DIEUCOMPTELESLARMESDESFEMMES), phrase tirée de la Kabbale ou 
« STOPONYOURWAYHOMEJUSTTOLOOKATAFLOWER » prélevée dans Le dit du Genji, premier monument de la littérature japonaise et mondiale écrit par une femme au 11e siècle, comptent parmi les phrases ou expressions qu’elle propose à la réflexion des visiteurs et passants.

L’exposition du MAMCO, intitulée Da Capo, est aussi l’occasion de redécouvrir une œuvre qui appartient à la collection d’art minimal et conceptuel du musée, réunie dans l’Appartement : MENTATION qui renvoie à l’action en cours, au présent de l’expérience, à l’acte même de sentir. Elle est, pour l’occasion, restituée dans sa version originale, celle d’un texte imprimé sur bâche.

L’exposition est organisée par Sophie Costes et a reçu le soutien de la galerie Ceysson & Bénétière

MAMCO GENEVE
MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN
10 Rue des Vieux Grenadiers, 1205 Genève

27/02/15

Tania Mouraud. Rétrospective, Metz

Tania Mouraud. Une rétrospective
Centre Pompidou-Metz
4 mars - 5 octobre 2015

Le Centre Pompidou-Metz présente, en partenariat avec 9 sites culturels de Metz, la première exposition monographique d’envergure dédiée à l'artiste française Tania Mouraud.

TANIA MOURAUD
Affiche de l'exposition au Centre Pompidou-Metz

Amorcé à partir du 4 mars 2015 au Centre Pompidou-Metz, et pensé à l'échelle de la ville et de son agglomération, l'événement prendra toute son ampleur à partir de la fin juin 2015, déployant ainsi une rétrospective sans précédent dans sa forme et inédite dans son déploiement.

Artiste refusant tout rattachement à un courant ou à un dogme, Tania Mouraud n’a cessé de faire évoluer son œuvre depuis la fin des années 1960, explorant alternativement toutes sortes de disciplines – peinture, installation, photographie, performance, vidéo, son – autour d’un principe constant : interroger les rapports entre l’art et les liens sociaux. Elle propose ainsi de rajouter dans les habitations standardisées une chambre de méditation (1968). Elle affiche dans l’espace public sur les panneaux 4 x 3 m son désaccord avec une société glorifiant l’avoir au dépend de l’humain (1977). Elle réfléchit aux rapports esthétiques entre l’art et la guerre, et se penche avec l’aide de l’écriture sur les limites de la perception, en créant des « mots de forme » (1989). À partir de 1998, elle se sert de la photographie, de la vidéo et du son en lien étroit avec la peinture pour questionner différents aspects de l’histoire et du vivant.

Un catalogue accompagne l’exposition. Il constitue une monographie de référence sur l’artiste, faisant une large place à ses écrits et incluant des documents inédits. 

Commissaires : Hélène Guenin, Responsable du pôle Programmation, Centre Pompidou-Metz Élodie Stroecken, Chargée de coordination du pôle Programmation, Centre Pompidou-Metz 

Centre Pompidou Metz
1 parvis des droits de l’homme – 57000 Metz
www.centrepompidou-metz.fr