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03/09/25

Tursic & Mille @ Galerie Max Hetzler, Paris - Exposition "Lavis en Rose"

Tursic & Mille - Lavis en Rose
Galerie Max Hetzler, Paris
6 Septembre – 11 Octobre 2025

Tursic & Mille
Tursic & Mille 
Lavis en Rose, 2025 
© Tursic & Mille, photo: I & W, 2025

« Le sujet, dans la peinture de Tursic & Mille, est un leurre à tous les sens du terme : il trompe et il appâte... Car le véritable sujet de leurs œuvres est la peinture, dans une tradition classique qui va de Picabia à Christopher Wool. » 1 
Eric Troncy

La galerie Max Hetzler, Paris, présente Lavis en Rose, une exposition de Tursic & Mille, la sixième avec la galerie Max Hetzler et la première dans la galerie parisienne.

Avec un partenariat artistique qui s'étend sur plus de deux décennies, les peintres Tursic & Mille, mènent une réflexion profonde sur la peinture et sur la notion de représentation. À travers une pratique empirique d’une peinture ouverte à toutes les possibilités conceptuelles et matérielles, aux accidents constitutifs du médium, ils abordent la peinture, aussi bien en tant qu’objet que comme sujet. Réinventant sans cesse leur pratique, s’intéressant autant au concept, au process, à la matérialité de la peinture, qu’à l’utilisation de l’imagerie, ils développent une manière singulière de penser en peinture aujourd’hui.

Lavis en Rose, commence donc, avec son titre, par une homophonie, un jeu de mot, un malentendu : Lavis / La vie. Ainsi, un cliché, une promesse du bonheur se transforme en simple procédé technique à dominance rose (rose étant l’anagramme d’Éros). Ce malentendu est peut-être aussi celui qu’ils traquent dans l’idée même de peinture figurative, avec l’éternelle conflictualité interne image/peinture.

Le Rose, ici, agit comme élément perturbateur, tel un filtre à double usage : physiquement, il ajoute une couche matérielle au tableau (le poussant parfois à la limite du monochrome), sémantiquement enfin, en instillant une distance, une sensation d’instabilité qui agit tel un voile qui simultanément perturbe tout en affirmant le caractère complexe de la perception et de la représentation. Lavis en Rose est une traversée, aussi douce qu’incendiaire, d’un monde en tension.

L’exposition commence par un tableau programmatique. Un portrait d’une jeune femme, qui regarde ses doigts tachés de peinture rose. Mi-surprise, mi-dégoutée, elle semble se demander ce qu’elle va en faire, quoi en faire. « Ce tableau pourrait servir de portrait à n'importe quel peintre au travail, confronté à son démon, ces pigments dilués dans l'huile, incontrôlables, collés aux doigts, corps et âme, entêtants et rebelles aux coups de pinceau qui prétendent avoir tout pouvoir sur eux. Et pourtant, la peinture fait ce qu'elle veut : elle surgit de nulle part, gâchant l'image autant qu'elle la trace ». 2

Dans la première salle, deux paysages se font face. Un paysage lointain, un ciel étoilé rose, l’infiniment grand, en vis-à-vis, un ciel plus proche, ciel traversé par des fusées, l’infiniment humain. Sur les murs latéraux, deux petits panneaux de bois peints, deux natures mortes où figurent des mégots de cigarettes.

Au centre de l’exposition, l’Hallali inversé, se déroule sur trois tableaux. Utilisant plusieurs sources iconographiques, différents imaginaires, différents styles de peinture, différentes temporalités, comme si la scène provenait d’un souvenir parsemé de confusion. Dans un sous-bois en proie à des flammes symboliques, des animaux, ensemble, cèdent à une fuite panique, face à une menace non identifiée, qui n’est plus localisée, mais qui infuse au-delà de la composition. En opposition à ce mouvement, statique, une femme peintre est assise devant son chevalet, palette à la main, pinceau suspendu. À côté d’elle, un homme en costume, cigarette à la main, observe nonchalamment, comme s’il assistait à une scène ordinaire. Tursic & Mille interrogent la nature anachronique du medium en opposant la frénésie et l’urgence au temps long de la peinture.

Paysage Rose, un diptyque dans lequel une maison pavillonnaire est dévorée par des flammes qui s’élèvent dans un ciel rose délavé. Cette œuvre s’inscrit dans une série initiée en 2005, où le feu, omniprésent, devient une figure métaphysique : moins un évènement qu’un état latent, il habite le paysage et altère la lumière. Le lavis rose qui recouvre toute la surface adoucit et voile l’image, le rendant quasiment irréel et plus troublant. Le tableau est ici divisé en deux, scindant ainsi la temporalité interne de la composition en deux événements possibles.

Un portrait d’une jeune femme fixe le spectateur d’un regard vague, elle pose dans un canapé au milieu d’une clairière embrasée, habitant étrangement la composition. La forêt qui l’entoure est en flammes, pourtant, la scène reste étonnamment calme, tout est placé avec soin, comme dans un catalogue de décoration. Cette fusion de l’espace domestique à l'espace sauvage, cette uniformisation créée par le recouvrement d’une couche transparente rose, installe un trouble, une ambiguïté existentielle.

En parallèle, au 46 rue du Temple, est présenté une sélection de peintures sur papier issues de Papers 2018-2022, révélant l’aspect empirique de leur pratique. Ces œuvres accidentelles et inconscientes accumulées pendant plus de vingt ans donnent à voir le travail en train de se faire et créent in fine des peintures abstraites involontaires, des matérialisations de la pratique même de la peinture, un émerveillement constant et brut de la couleur. Les pigments dilués dans l'huile, incontrôlable. Et pourtant, la peinture fait ce qu'elle veut.

Ida Tursic (née en 1974 à Belgrade, en Serbie) et Wilfried Mille (née en 1974 à Boulogne-Sur-Mer, en France) vivent et travaillent à Mazamet, en France. Les œuvres de Tursic & Mille ont été présentées, entre autres, dans des expositions personnelles le FRAC – Fonds régional d'art contemporain de Normandie, Caen (2023); le Musée Consortium, Dijon (2022); Le Portique, Le Havre (2021); le Muzeum Sztuki, Łodz (2020); la Fondation d'Entreprise Ricard, Paris (2017); le Musée des Beaux-Arts, Dole (2011); le FRAC Auvergne, Clermont-Ferrand (2011) et le Musée de Serignan (2008-2009). Le duo d'artistes a reçu le prix de la Fondation Simone et Cino Del Duca en 2020 et le prix de la Fondation d'Entreprise Ricard en 2009. Ils ont été nominés pour le prix Marcel Duchamp en 2019.

Les oeuvres de Tursic & Mille font partie des collections permanentes de la Collection Berardo, Lisbonne; du Centre Pompidou, Paris; de la Fondation Louis Vuitton, Paris; le FNAC – Fonds National d'Art Contemporain, Paris; le FRAC – Auvergne, Clermont-Ferrand; le FRAC – Bourgogne, Dijon; le FRAC – Le Plateau, Paris; Le Consortium, Dijon; le Musée des Beaux-Arts de Dôle; et le Musée Régional d'Art Contemporain de Sérignan, entre autres.

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1 Eric Troncy dans le dossier de presse pour Tursic & Mille - Tenderness, Consortium Museum
2 Judicaël LavradorLibération, 15 mars 2022 

GALERIE MAX HETZLER, PARIS
46 & 57, rue du Temple, 75004 Paris

10/06/10

Summertime Love – Galerie Michel Rein, Paris

SUMMERTIME LOVE 
Galerie Michel Rein, Paris 
12 juin - 24 juillet 2010

Exposition collective d'artistes représentés par la galerie Michel Rein :

Jean-Pierre Bertrand, Delphine Coindet, Jean-Charles Hue, Didier Fiuza Faustino, Hans-Peter Feldmann, Sylvie Fleury, Didier Marcel, ORLAN, Franck Scurti, Ida Tursic & Wilfried Mille, Christian Ward, Raphaël Zarka.

Voici une brève note biographique sur chaque artiste ainsi qu'un présentation des oeuvres exposées par la galerie Michel Rein.

Biographie de JEAN-PIERRE BERTRAND
Né en 1937, travaille à Paris. Son art ne cesse de s’emparer de toutes sortes de matériaux et de surfaces d’inscriptions avec lesquels il constitue tant des tableaux que des installations. Chacun de ses tableaux est un écran en soi qui fonctionne de façon autonome, un lieu cadré à la fois surface et volume infra-mince jouant d’effets de matières et de textures, qui en appellent notamment à des mélanges substantiels et organiques peu communs. Chaque peinture est la mise à vif d’humeurs, de fusions, de traces, de taches, de tout un lot de qualités tant plastiques que sensibles qui renvoient le fait de peinture à l’ordre du vivant, mieux, de l’incarné.

Acid Juicy, 2006, est une association de deux ensembles de lettres-mots en néons, placés l’un sous l’autre dont l’un est en lettres blanches et l’autre en lettres jaunes. Pour Jean-Pierre Bertrand, "ces ensembles de lettres accompagnent les surfaces, les somment de révéler leur jouissance à apparaître qui n’a d’égal que l’effet de leur propre disparition à l’intérieur du cadre. Ils sont en résonance avec le phénomène du vivant dans une dualité énigmatique".

Biographie de DELPHINE COINDET
Née en 1969, vit et travaille à Lausanne. Depuis ses débuts, Delphine Coindet imagine une formule afin d’accomplir un travail de sculpture et de peinture sans les contraintes de l’atelier. Elle utilise le dessin numérique et donne ensuite à réaliser ses projets à des fabricants industriels. Les objets imaginés sont soit empruntés à la réalité, soit des formes plus abstraites sans fonction apparente. Au-delà de la sculpture, c’est l’installation d’un environnement qui nous est donnée, comme si l’univers du virtuel d’où ces projets sont nés se matérialisait dans notre espace réel, dans lequel chacun peut effectivement circuler.

Fontaine, 2000, l’eau se fige, au cœur du cliché, dans un bleu piscine ; le minimalisme radical de Delphine Coindet n’exclut pas la fiction dans la construction de la forme.   

Biographie de DIDIER FIUZA FAUSTINO
Né en 1968, vit et travaille à Paris. Il est le co-fondateur du "Bureau des Mésarchitectures". Sa démarche prend des formes variées : recherche expérimentale, aménagement d’espaces publics, installation, construction de maisons individuelles. Construction éphémère à Paris ou conception d'un terrain de basket pour un seul joueur à Porto, Didier Fiuza Faustino utilise l'architecture dans l’intention de créer une œuvre forte et dérangeante toujours en relation à l’homme.

Naked Lunch, 2010, est un objet ambigu à la fonction indéterminée et à l’esthétique sculpturale. Il invite le corps à adopter différentes postures jusqu’au point de total abandon. Introduit dans l’espace comme un objet-meuble, il brouille la distinction entre public et privé par sa valeur à la fois fonctionnelle et contemplative.

Heaven, 2010, est une perturbation infinitésimale d'une surface monochrome blanche, une apparition à la fois fragile et symbolique d'un idéal inaccessible.

Biographie de HANS-PETER FELDMANN
Né en 1941, vit et travaille à Düsseldorf. Depuis la fin des années soixante, il compose des éditions de carnets réalisés à partir d’images trouvées, comme des cartes postales, des coupures de journaux ou des affiches. Ces images, qui constituent une partie de son impressionante « Archive d’Images », sont classées selon un système de séries émminément personnel. En utilisant les techniques de reproduction ou la photographie, afin d’explorer les arcanes de la vie quotidienne, Feldmann donne une crédibilité aux formes artistiques déconsidérées telles que l’album photographique, et ne sous-estime pas le pouvoir des entreprises artistiques les plus communes.

Three Gracies, relief en plâtre peint, rejoint les œuvres de Feldmann inspirées par des sculptures classiques de l’histoire de l’art, à l’image de David et Venus. Peinte en couleurs artificielles, elle suggère quelque chose de bon marché, évoquant le kitsch.

Biographie de SYLVIE FLEURY
Née en 1961, vit et travaille à Genève. Reconnue pour ses installations et ses sculptures, elle se joue des codes et s'amuse à croiser les univers, entre le féminin et le masculin ou l'art et la mode dont elle explore les relations d’inversions multiples et emprunts. Ses œuvres s’appuient généralement sur l’exposition d’objets à priori investis d’une forte valeur esthétique et d’un attachement sentimental voire sexuel ou fétichiste. Le travail de Sylvie Fleury est l'illustration parfaite d'une société repue d'elle-même qui se satisfait de la superficialité qu'elle engendre.

ALAÏA Shoes, 2003, chaussures en bronze, montre plus d’amour que de haine pour les objets. L’artiste joue avec la fétichisation de la mode, des formes et des marques, consciente de leurs significations cachées et de leurs nuances.

Biographie de JEAN-CHARLES HUE
Né en 1968, vit et travaille à Paris. Ses films, entre chaleur érotique et violence larvée, évoquent l’atmosphère trouble des communautés gitanes. Jean Charles Hue a reçu le premier prix à Mulhouse 001, à LOOP à Barcelone en 2006, et a exposé à la Fondation Ricard en 2007.

“Alors que Parabellum girl enlace entre ses jambes Sunny boy, celui-ci passe une commande de puchkas (flingues). C’est un cérémonial qui unit la danse, une idole faite de « lipstick traces » et le spectre d’une arme. Les forces et les formes s’unissent pour ne former plus qu’une Parabellum girl, 2003.”  Jean-Charles Hue

Biographie de DIDIER MARCEL
Né en 1961, vit et travaille à Dijon. Fragments de nature détournés, objets usuels, maquettes architecturales, les dispositifs de Didier Marcel troublent les repères du spectateur. Le paysage, œuvre centrale, est prélevé en morceaux et mis à portée de main dans des sculptures destinées à l’espace intérieur. Premier lauréat du Prix Paul Ricard (1999), il est aujourd'hui l’un des artistes les plus respectés de sa génération. Une exposition personnelle au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris est programmée en octobre 2010.

Sans Titre, 2008, tronc d’arbre blanc à l’écorce poudreuse, repose sur un piètement chromé, un marquage fluorescent évoque le tag urbain et/ou le marquage forestier.

Biographie de ORLAN
ORLAN vit et travaille à Paris. Artiste historique, elle questionne la pression sociale et culturelle exercée sur le corps des femmes. ORLAN brise les murs entre cultures, pratiques artistiques, âges, espace et temps, réel et irréel. Son travail photographique commence en 1964-1965. Elle utilise aussi l’installation, la vidéo, la performance, la sculpture, les nouvelles technologies. ORLAN a reconstruit son image, loin des standards conventionnels, dans le but de produire des images nouvelles qui sont le processus de prise de possession de son corps libre. Elle expose actuellement une série de Robes sans Corps au Musée Bourdelle.

Les œuvres de la série Skaï and Sky and Video, 1983, empruntent leur iconographie à l'histoire de l'art occidental. Quête de l'identité féminine et critique des pressions religieuses.

Biographies de IDA TURSIC & WIELFRIED MILLE
Nés en 1974 à Belgrade et à Boulogne-Sur-Mer, vivent et travaillent à Dijon. Depuis la naissance de leur oeuvre commune au début des années 2000, les peintures figuratives d'Ida Tursic et Wilfried Mille interrogent le fantasme et la réalité, le visible et sa représentation, le sujet reste le même : l'image et son support. Leurs grandes toiles recyclent des images préexistantes extraites de magazines, de films ou d’autres médias, mélangeant le glamour, la pornographie, la mode, le luxe et la mort. La qualité de leur travail vaut à Ida Tursic et Willfried Mille de remporter le 11e Prix Ricard en 2009.

Facial Abstract 4, 2010, met en scène un visage de femme et l’érotisme qui s’en dégage, en utilisant une image typique de la pornographie, dans une explosion somptueuse des sens et par une mise en scène luxuriante et baroque.

Biographie de FRANCK SCURTI
Né en 1965, vit et travaille à Paris. Vide et plein, contenu et contenant, espaces courbes et complexes, déchirures : l’objet interroge les limites de sa propre forme, de son essence et de son usage, comme la nature de ses modes de production. Selon l’artiste, Broodthaers, Picabia, Manzoni, mais aussi Francis Ponge lui ont appris à « mieux regarder les objets, à essayer de les comprendre ». Déconcertant autant par sa diversité que par une apparente absence d'unité stylistique, son œuvre est une entreprise de mise en situation de soi, entre le réel et ses représentations, par rapport à des enjeux esthétiques, historiques ou économiques mais aussi par rapport aux choses et aux événements.

I Love you = UNO, 2000, fleurs en tissus peintes aux couleurs et emblèmes de différents pays. Comme une pousse émergeant du sol, chaque drapeau se divise en un nombre de bourgeons territoriaux et semble être absorbé par cette forme naturelle, ce qui dénonce leur construction artificielle. Rassemblées en bouquet, ces fleurs présentent un univers géopolitique satirique.

Biographie de CHRISTIAN WARD
Né en 1977 au Japon, vit et travaille à Londres. « De 1999 à 2002, Christian Ward étudie à Londres, à la prestigieuse Royal Academy of Arts. C’est là qu’il entame les séries de peintures qui le feront rapidement connaître sur la scène londonienne puis internationale. Sur de très grands formats horizontaux sont représentés de vastes paysages imaginaires, franchement psychédéliques, dont la construction par étagement de plans successifs renvoie ouvertement à la peinture sino-japonaise. Chez Christian Ward, les infinies possibilités de l’imaginaire sont contraintes par une peinture de précision, une grammaire picturale qu’il a pris soin d’élaborer, de complexifier au fil des années.» *

Untitled (Love), 2009 est un dessin, au principe géométrique, réalisé au crayon de couleurs.

Biographie de RAPHAEL ZARKA
Né en 1977 à Montpellier, vit et travaille à Paris. Raphaël Zarka s’inscrit dans la chronologie de l’objet, en procédant par la transformation de celui-ci, jouant des processus de dérivation, contamination de formes et de sens. Il duplique et décline les objets, historiques, artistiques ou pratiques. Comme un moyen de déployer leur rapport au monde, et d’assurer leur permanence s’ils devaient être voués à l’oubli.

Ptolémaïques 2, 2009, est une oeuvre composée de trois bilboquets posés sur une étagère en merisier et en cuivre, évoquant la terre magnétique de Galilée que l’on retrouve dans les tirages photographiques que Raphaël Zarka a réalisés au Musée d’Histoire de la Physique de l'Université de Padoue, ainsi qu’une référence à la collection de bilboquets de son père.

*Raphaël Zarka à propos de Christian Ward, Balanced Rock, mars 2010, Galerie Michel Rein, Paris.

GALERIE MICHEL REIN 
42 rue de Turenne, 75003 Paris
www.michelrein.com