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29/10/21

Jan Van Imschoot @ Galerie Templon, Paris - La présentation des Absents

Jan Van Imschoot
La présentation des Absents
Galerie Templon, Paris
6 novembre - 24 décembre 2021

Après l’exposition de 2020 Le bouillon de onze heures, hommage au néerlandais Willem Claeszoon Heda, le peintre flamand JAN VAN IMSCHOOT, dévoile le deuxième volet d’une trilogie consacrée aux grands maîtres de la peinture occidentale. Avec « La Présentation des absents », l’artiste confronte son imaginaire à celui qu’il considère comme le grand maître de la peinture moderne française : Édouard Manet.

Avant tout, Jan Van Imschoot souhaitait saluer la profonde connaissance de Manet de l’école traditionnelle du Nord et son admiration pour la peinture flamande, peut-être catalysée par sa relation avec la pianiste néerlandaise Suzanne Leenhoff, qui deviendra sa femme. Jan Van Imschoot a entrepris d’étudier la langue de Manet comme on apprendrait celle de Shakespeare, et s’est particulièrement attardé sur sa palette intrigante qui oscille inlassablement entre « le gris de l’Inquisition » et « le taupe clair de la religion hollandaise ».

Dans L’échange des bêtises, la Présentation des Absents, ou L’empire se trompe, on retrouve en filigrane les mises en scènes du moderniste, du Déjeuner sur L’herbe au Bar des Folies Bergères, ou encore aux séries de marines et de natures mortes aux asperges.

Comme Manet l’a fait avec ses prédécesseurs, Jan Van Imschoot s’amuse et prend des libertés avec l’histoire de l’art. « Le déjeuner sur l’herbe, par exemple, est un écho à Suzanne et les Vieillards, du Tintoret, allusion d’autant plus drôle que son épouse s’appelait Suzanne. Sa malice m’a parue très proche de ma démarche. » raconte Jan Van Imschoot dans la préface du catalogue d’exposition.

Il s’empare de l’œuvre du maître sous toutes ses coutures : « Je suis convaincu que l’art peut et doit être remis en question, et qu’il en va de même de la peinture occidentale. » Tantôt il interpelle par l’absence, comme celle de la serveuse dans son ode aux Folies Bergères ou celle de la nature dans son Déjeuner sur l’Herbe. Tantôt il trouble par le foisonnement de connotations absurdes, érotiques, ou historiques comme ses silhouettes de poires, symbole d’adultère, flottant en apesanteur sur le fond noir, ou ce portrait de femme s’admirant nue dans un miroir, le pied ensanglanté.

Comme toujours chez Jan Van Imschoot, la peinture devient un terrain de jeux propice à une réflexion sur la relation triangulaire entre trois de ses plus grandes passions : l’art, le langage et la vérité. Les bateaux-mouches de la ville lumières sont représentés en insectes éponymes dans Le Pari de Paris ; alors que quelques « Trahisons des Images » de Magritte réinvestissent la surface des Fameux Paresseux Heureux.

Pour Jan Van Imschoot, la beauté de l’art pictural réside en ce que lui seul peut faire éclater les codes du langage et de la vérité. « Qu’est ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est pensé et qu’est-ce qui est rêvé ? Autant de questions qui me confirment que la réalité et la vérité n’ont rien à faire dans l’art. Le rapport qu’entretiennent la langue et l’image reste un territoire ouvert ; les mots y rencontrent leurs propres limites, alors que l’art, tel un oiseau, le survole en toute liberté. »

Un catalogue est publié à l’occasion de l’exposition :

Jan Van Imschoot
JAN VAN IMSCHOOT
La présentation des absents
Textes de Michèle Deghilage
Editions Galerie Templon, 2021, 96 pages
ISBN : 978-2-917515-42-6
Disponible sur store.templon.com

JAN VAN IMSCHOOT

Né à Gand en 1963, exposé en Belgique comme à l’international, Jan Van Imschoot vit en France depuis 2013. Le SMAK de Gand lui a consacré une grande exposition personnelle en 2002. Ces dernières années, il a présenté son travail au Kunstpalast de Düsseldorf (2005), au Museum Dhondt-Dhaenens à Deurle (2008), au National Art Museum of China à Beijing (2010) et à la Fondazione Volume ! à Rome (2012). En 2018, il participe à l’exposition collective Sanguine/Bloedrood conçue par Luc Tuymans pour le MHKA à Anvers et pour la Fondazione Prada de Milan, et en 2019, à Feast of Fools, Bruegel Rediscovered au Château de Gaasbeek en Belgique. En 2020, le Roger Raveel Museum accueillait la 7e Biennale de la Peinture autour du thème des intérieurs. Jan Van Imschoot y présentait quatre grands tableaux de sa série Intérieurs.

Jan Van Imschoot est représenté par la Galerie Templon depuis 2015. C'est sa première exposition personnelle avec la galerie à Paris.

GALERIE TEMPLON
28 rue du Grenier Saint-Lazare, 75003 Paris

14/01/19

Jan Van Imschoot @ Galerie Templon, Bruxelles

Jan Van Imschoot, Amore Dormiente
Galerie Templon, Bruxelles
10 janvier - 23 février 2019

Jan Van Imschoot
JAN VAN IMSCHOOT
Tasting the color red, 2018 
Huile sur toile, 80 x 100 cm
(c) Jan Van Imschoot, Courtesy Galerie Templon, Paris & Bruxelles

La Galerie Templon présente la deuxième exposition personnelle de Jan Van Imschoot à Bruxelles. Maître autoproclamé de l’anarcho-baroque, ce peintre cinématographique revient en Belgique avec une nouvelle série inédite placée sous l’influence du Caravage.

« Je suis un enfant de la peinture et du cinéma, peintre flamand et latino-belge surréaliste, avec la langue et l'image comme partenaires. Merci Rik Wouters, merci René, merci Marcel » explique Jan Van Imschoot, qui s’interroge sans relâche sur les potentialités de la peinture.

Dans Amore Dormiente, Jan Van Imschoot aborde à coups de fonds noirs et de teintes flamboyantes, de corps nus et mouvants, de geste puissant, les thèmes de l’amour et du désir sexuel, de la convoitise et de la vengeance.

Hors des carcans académiques de l’art dont il dénonce les « croque morts », Jan Van Imschoot construit en aplats de couleur expressifs une iconographie singulière mêlant références autobiographiques, symboliques et historiques, dans des toiles radicales et fantasmagoriques peuplées de nains, d’anges, d’amants et de mourants.

« Il n’existe aucun chef d’oeuvre où les extrêmes n’ont pas soif les uns des autres. Sans enfer, pas de paradis ; sans corps, pas d’âme ; pas d’amour sans complaisance. Ne se débarrasse-t-on jamais de ces credo ? » questionne l’artiste.

Né à Gand en 1963, contemporain de Michaël Borremans dont il a contribué à faire connaître l’oeuvre, largement exposé en Belgique et à l’international, Jan Van Imschoot a quitté la Belgique en 2013 pour l’anonymat et l’inspiration de la campagne française. Le SMAK de Gand lui a consacré une grande exposition personnelle en 2002. Ces dernières années Jan Van Imschoot a montré son travail au Kunstpalast de Düsseldorf (2005), au Museum Dhondt-Dhaenens à Deurle (2008), au National Art Museum of China à Beijing (2010) et à la Fondazione Volume ! à Rome (2012). En 2018 il participe à l’exposition collective Sanguine/Bloedrood conçue par Luc Tuymans pour le M HKA à Anvers et pour la Fondazione Prada de Milan, qui oppose l’esprit des maîtres du baroque à la vision de grands artistes contemporains.

GALERIE TEMPLON 
13A rue Veydt, 1060 Bruxelles
www.templon.com