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20/05/19

Paris romantique @ Musée la de Vie romantique, Paris - Les salons littéraires

Paris romantique, 1815 – 1848
Les salons littéraires
Musée de la Vie romantique, Paris
22 mai – 15 septembre 2019

Paris romantique, 1815 – 1848
Affiche de l'exposition

Le musée de la Vie romantique et le Petit Palais s’associent pour présenter l’exposition « Paris romantique 1815 – 1848 », un véritable panorama culturel de la capitale entre 1815 et 1848.

Au musée de la Vie romantique les visiteurs sont invités à découvrir Les salons littéraires de cette période, grâce à la présentation de plus d’une centaine d’oeuvres : peintures, sculptures, dessins, costumes et manuscrits.

Durant la première moitié du XIXe siècle, les plus grands noms de la littérature – parmi lesquels Honoré de Balzac, Victor Hugo, Alfred de Musset, Théophile Gautier– se réunissent dans des salons en compagnie d’autres artistes pour échanger sur leurs créations. Cette camaraderie, éloignée de l’image habituelle de l’écrivain solitaire, a contribué à l’affirmation du mouvement romantique, fondé sur un dialogue incessant entre la musique, la littérature et les beaux-arts.

Pour en rendre compte, l’exposition propose d’abord une immersion au coeur d’un salon de l’époque. Dans l’atelier-salon d’Ary Scheffer, la bibliothèque, le piano et un accrochage de peintures inspirées notamment de références littéraires, à l’instar du Combat du Giaour et du Pacha d’Eugène Delacroix, évoquent cette atmosphère propre au romantisme. Le public découvre ensuite les « cénacles », ces cercles plus restreints d’hommes et de femmes de lettres, dont ceux initiés par Charles Nodier, Victor Hugo ou Delphine de Girardin, où l’on débat aussi bien de poésie, d’art et de littérature que de l’actualité politique. Le parcours se termine par l’évocation de la postérité des écrivains et poètes qui deviennent au milieu du XIXe siècle, des figures publiques et populaires. Ils sont célébrés par les médaillons et bustes de David d’Angers et caricaturés par le graveur Jean-Jacques Grandville ou le sculpteur Jean-Pierre Dantan.

Cette exposition s’accompagne d’une médiation spécifique : un cabinet d’écoute propose des textes de l’époque lus par des comédiens, une sonorisation d’ambiance est réalisée par la médiathèque musicale de Paris et des dispositifs numériques sont à la disposition du public. Une carte interactive situe les salons littéraires emblématiques de la capitale tandis qu’une application mobile invite les visiteurs à prolonger le parcours en partant dans Paris sur les traces toujours palpables de cette période. En complément de l’exposition, une riche programmation culturelle propose des visites animations, des conférences, concerts et spectacles rendant hommage à cette fraternité des arts si chère aux artistes et écrivains romantiques.

Commissariat général
Christophe LERIBAULT, Directeur du Petit Palais
Jean-Marie BRUSON, Conservateur général du patrimoine honoraire, musée Carnavalet

Commissariat scientifique
Gaëlle RIO, Directrice, musée de la Vie romantique
Elodie KUHN, Directrice adjointe, musée de la Vie romantique

MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE
Hotel Scheffer-Renan
16 rue Chaptal - 75009 Paris
www.museevieromantique.paris.fr

20/02/05

Richard Lindner (1901 - 1978) au Musée de la Vie romantique, Paris

Richard Lindner (1901 - 1978), Adults only. Peintures, aquarelles et dessins
Musée de la Vie romantique, Paris
15 février - 12 juin 2005

Le musée de la Vie romantique rend hommage à RICHARD LINDNER, figure emblématique de la modernité européo-américaine. Cet évènement est le premier consacré à Paris à ce peintre figuratif majeur (mort en 1978) depuis sa rétrospective au musée national d’art moderne en 1974.

En marge des courants du XXème siècle, Richard Lindner, d’origine juive, né en 1901 à Hambourg, s’est formé à l’école des arts appliqués de Nuremberg. Il s’impose comme graphiste d’abord à Berlin en 1927, puis à Munich en 1929. L’expressionnisme germanique de ses aînés George Grosz, Otto Dix, Christian Schad etc. ainsi que le théâtre de Berthold Brecht et Kurt Weill, le marquent profondément, comme en témoignent ses premières caricatures et affiches. En 1933, il fuit l’Allemagne nazie et s’installe à Paris, foyer fondateur où il découvre l’oeuvre fondamentale de Fernand Léger. Citoyen allemand, il est interné (comme le fut Max Ernst) par la police française dans un camp près de Blois, avant de pouvoir s’enfuir pour l’Amérique, en mars 1941.

Installé désormais à New York, Richard Lindner, illustrateur reconnu, choisit, à partir de 1950, de se consacrer à la peinture. Pendant quelques trente années, il va donner à voir un monde imaginaire fortement expressif et coloré qui sera déterminant, dès les années soixante, pour de nombreux jeunes artistes contemporains, d’Andy Warhol à Helmut Newton, des nouveaux réalistes à Niki de Saint-Phalle.

L’Amérique, sa nouvelle patrie, et la ville de New York en particulier, sont les inspiratrices fécondes de son imagerie plastique. Son imaginaire personnel très solitaire se nourrit d’abord de réminiscences européennes des années vingt et trente. Naissent ainsi les étranges enfants de la série des « wunderkinder » Boy with machine, des walkyries héroïques sanglées en corset, The corset et quelques portraits de figures emblématiques américaines (Marilyn Monroe, Allen Ginsberg…). Fasciné par le monde de la nuit il fréquente les night-clubs de Broadway et Times Square… « A New York tout le monde est acteur, la ville est une énorme scène 24 heures par jour » (1969).

Participant de la « beat generation », il affirme avec éclat son goût du fétichisme à l’endroit du corps de la femme masquée : provocante call-girl dominatrice en cuissardes et talons aiguilles, délibérément sexy, mystérieuse Vénus à la fourrure, jouant d’accessoires en vinyle aux couleurs stridentes. L’image de la femme apparaît tout à la fois séductrice et prédatrice, en quête d’un érotisme policé sans vulgarité. Comme dans certains plans cinématographiques, il cadre des couples, étrangement murés dans leur incommunicabilité.

Dix ans après sa première exposition à la galerie de Betty Parsons à New York en 1954, Richard Lindner est enfin pleinement reconnu. Il partage alors son temps entre ses ateliers de New York et Paris, jusqu’à sa mort en 1978.

Sur les cimaises du musée de la Vie romantique claquent les couleurs éclatantes d’une vingtaine de toiles, depuis les premières peintures des années cinquante jusqu’aux larges compositions des années soixante dix. Une trentaine de grandes aquarelles complètent cet ensemble chromatique puissamment évocateur. Des dessins préparatoires révèlent enfin le processus de création de ce grand artiste du XXème siècle, applaudi à l’étranger et trop méconnu, en France, sa deuxième patrie d’adoption.

La passion charnelle de Richard Lindner a renouvelé complètement, il y a déjà un demi siècle, la question ambiguë d’un romantisme moderne qui trouve aujourd’hui sa place dans l’histoire.

Commissariat de l'exposition :
Daniel Marchesseau, Directeur du musée de la Vie romantique
Catherine de Bourgoing, Adjointe au directeur

Musée de la Vie romantique
Hôtel Scheffer-Renan
16 rue Chaptal - 75009 Paris