Showing posts with label Galerie Eric Dupont. Show all posts
Showing posts with label Galerie Eric Dupont. Show all posts

08/12/13

Didier Mencoboni, Galerie Eric Dupont, Paris : Episode X Génération ...Etc...

Didier Mencoboni, Episode X : Génération ...Etc... 
Galerie Eric Dupont, Paris 
Jusqu'au 22 février 2014



DIDIER MENCOBONI est un artiste surprenant qui ne cesse de séduire les amoureux de démarches artistiques conceptuelles originales. Cette exposition à la galerie Eric Dupont qui le représente en est un nouvel exemple et une vrai réussite. Chacune des dernières expositions de Didier Mencoboni est un épisode et nous en sommes au 10e, d'où le début du titre de l'exposition. Comme chez tout artiste où le concept est aussi important que l'esthétisme, il faut prendre le temps de rentrer dans la logique de l'artiste afin d'en savourer pleinement l'oeuvre. Ceci est d'autant plus vrai si vous n'êtes pas un familier du travail de Didier Mencoboni. Plutôt que de réécrire maladroitement le texte, je vous laisse lire le communiqué de presse qui présente cette nouvelle exposition :

Ce dixième épisode à la galerie Eric Dupont est une exposition qui ressemble à un récit où le personnage central serait absent.

Toutes les pièces présentées dans l'exposition sont une émanation de cette œuvre centrale intitulée ...Etc..., une peinture constituée de 2132 tableaux à ce jour. Dans cette exposition, aucune de ces toiles n'apparaît, seulement quelques uns des avatars construits par ce projet pictural, au fil des années. 

L'exposition va de ce que la peinture a de plus matériel à l'immatérialité de sa reproduction.

Pour la première fois Didier Mencoboni présente des photos, photographies de matières picturales trouvées au fond de son évier. Ce sont les rebuts d'…Etc… qui n'ont pas trouvé leur place sur la toile. Fixés par la photographie dans une composition qui sublime leur caractère, ces restes d'...Etc... trouvent ici un nouveau sens et acquièrent un autre statut. 

Entre le plan et l'espace et dans le prolongement des mobiles, sont présentées de nouvelles structures qui sont une nouvelle façon d'étoiler la couleur et de faire sortir la peinture de « l’objet tableau » . Si les mobiles présentés dans les expositions précédentes occupaient l’espace, les pièces présentées ici sont plus discrètes. Elles vont se piquer dans le mur et trouver ainsi une frontalité mouvante, flottant entre plan et volume.

Deux nouveaux tableaux de la série Random remake sont présentés, ces toiles sont constituées de fragments de papiers colorés et découpés, projetés à la surface du tableau puis collés à l'endroit de leur chute. Initialement, ces papiers sont des tentatives qui cherchent à retrouver des tableaux disparus ou à trouver des toiles à venir. Là encore, des papiers voués à la destruction gagnent une nouvelle vie par l'action des ciseaux. Ils trouvent, dans une composition où le hasard est convoqué, une ultime visibilité.

Poursuivant le récit de l'absence d'...Etc... sont également présents des dessins issus de la série intitulée Projection. Chacun d'eux représente un espace où la peinture, ...Etc... , cherche à inventer son architecture. Commencée en 1993, cette série n'a eu de cesse de développer, entre réel et songe, un lieu labyrinthique où prolifère et s'étend la peinture. 

Pour enrichir ces propositions, un nouveau territoire - numérique cette fois - complète le dispositif. A partir de la série ...Etc..., des milliers d’éléments qui font partie de cette série ont été extraits et inventoriés. Les matières, les formes et les couleurs de cet ensemble constituent une gigantesque base de données. De ces données, analysées et traitées par des logiciels conçus pour ce projet, résulte une production d’images au-delà de l'action physique de l'artiste. Le dispositif trouve une autonomie garante d’une capacité à s'auto générer, sans fin, pour créer des images de peinture à l’infini.

Pour visualiser ce principe, plusieurs modes d'apparitions sont possibles, de la projection à l'impression. Pour cette première présentation, c'est par l'image numérique que le projet Génération ...Etc... se révélera. Généré par un ordinateur, durant toute la durée de l’exposition et au rythme d'une image toutes les vingt secondes, des dizaines de milliers de nouvelles images de peintures vont apparaître, des images uniques, sauf à attendre plusieurs millénaires pour espérer les revoir ; chaque nouvelle apparition venant faire disparaître la précédente sans limite sinon l'épuisement et les interrogations de celui qui regarde.

Galerie Eric Dupont 
13 rue Chapon - 75003 Paris
www.eric-dupont.com 

29/04/09

Pascal Convert, Galerie Eric Dupont, Paris

Pascal Convert
Galerie Eric Dupont, Paris
25 avril - 13 juin 2009

Dans l'oeuvre de PASCAL CONVERT, les questions de la mémoire et de l'oubli, d'abord attachées à l'histoire personnelle, se sont ouvertes depuis dix ans à  l'histoire collective. Cette ouverture a coïncidé logiquement avec une diversification de ses moyens d'expression. Ainsi son travail sculptural inspiré d'icônes de presse ("Madone de Bentalha", "Pietà du Kosovo", Mort de Mohamed Al Dura) s'est accompagné d'une production documentaire audiovisuelle. La réalisation du Monument à la Mémoire des Résistants et Otages fusillés au Mont Valérien entre 1941 et 1944 lui a donné l'opportunité de développer cette association entre sa pratique sculpturale et le champ du documentaire avec la réalisation du film Mont Valérien, aux noms des fusillés (Arte, histoire).

De 2003 à 2007, il a entrepris de révéler la figure oubliée de Joseph Epstein,  juif communiste polonais immigré en France dans les années trente, arrêté en 1943 lors d'un rendez-vous avec son adjoint Missak Manouchian. Alors que Joseph Epstein était responsable de la MOI et des Francs-Tireurs Partisans de la région parisienne, ni son nom ni son visage ne figurent sur la célèbre Affiche rouge. Il a été fusillé au Mont Valérien le  11 avril 1944 sans que son identité ait été découverte, ni plus tard son action reconnue.

Une sculpture, un film documentaire (Arte) et un livre (éd. Séguier) témoignent d'un travail de plusieurs années de recherches et d'engagement. Plus récemment, une oeuvre de Pascal Convert a rendu hommage à la journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée le 7 octobre 2006.

Dans l'exposition qu'il présente à la Galerie Eric Dupont, au travers des vies de Joseph Epstein, de Lucie et Raymond Aubrac, d'Anna Politkovskaïa, Pascal Convert nous parle de l'exigence nécessaire à celui qui veut faire le métier de vivre libre. L’exposition personnelle de Pascal Convert est présentée en parallèle à sa participation à  La Force de L’Art au Grand Palais.

Texte : Galerie Eric Dupont

Galerie Eric Dupont
13, rue Chapon, 75003 Paris

30/05/04

Kotscha Reist, Galerie Eric Dupont, Paris

Kotscha Reist
Galerie Eric Dupont, Paris
27 mai - 26 juin 2004

KOTSCHA REIST vit à Berne. Ses oeuvres ont comme sujet la peinture elle même, avec ses soucis de surface, de concentration, de détail, de nuance. Kotscha Reist possède une manière toute personnelle d’assembler la couleur, on y devine sans peine la lumière du nord. Que son geste soit le prétexte à des camouflages, des motifs ou bien des figures, sa palette montre un choix plutôt restreint de couleurs qu’il mélange principalement jusqu’à l’obtention de teintes apparemment sales dont le vert, presque omniprésent est exalté dans toutes ses nuances. 

En recouvrant ses peintures d’un voile transparent, il confère à chaque tableau une représentation spatiale et imprime le motif particulier dans un arrière-fond indéfinissable. Cette façon fugitive de peindre, elle a sans aucun doute quelques illustres prédécesseurs comme références, conduit Kotscha Reist non à illustrer mais à évoquer. Ce qui l’intéresse est peut-être de baigner ses images dans un monde de rêverie et de solitude, il laisse malgré tout au spectateur le soin de se mouvoir dans le sens qui lui apparaît. 

Tentant d’ordonner en cercles thématiques l’isolation, la proximité l’éloignement, il peint aussi bien des images complexes, des paysages, des architectures que des images de cow-boy, de sportifs ou d’enfants. On découvre aussi dans cette exposition deux tableaux horizontaux représentant plusieurs jambes de femmes cadrées du dessus du genou jusqu’aux pieds. Inspiré par un foisonnement de chaussures à haut talons, l’artiste nous offre une variation sur ce thème. Ces quatre jambes gauches et cette jambe droite n’ont rien à voir ensemble, sinon qu’elles sont des jambes, elles sont là comme mise en scène : offertes ou à prendre, on ne sait. Elles sont une occasion de plus pour nous plonger dans l’univers mélancolique de l’artiste. 

GALERIE ERIC DUPONT
13 rue Chapon, 75003 Paris