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22/12/17

Mohamed Bourouissa @ MAM, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris - Exposition Urban Riders

Mohamed Bourouissa, Urban Riders
Musée d'Art moderne de la Ville de Paris
26 janvier - 22 avril 2018 

Le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris consacre la première exposition institutionnelle en France à Mohamed Bourouissa. Remarqué dans les expositions prospectives Younger than Jesus au New Museum à New York (2009) et Dynasty au Palais de Tokyo et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (2010), le plasticien franco-algérien, né à Blida en 1978, est aujourd'hui l'un des artistes majeurs de sa génération. Dès les premières séries photographiques Périphérique (2005-2008) et Temps mort (2008) se dégagent les principes de son travail : l'observation de la société par ses marges et les pratiques collectives où la dimension humaine occupe une place centrale.

L'exposition Urban Riders, s’articule autour du film Horse Day réalisé à Philadelphie, dans le quartier défavorisé de Strawberry Mansion, au Nord de la ville et dont la réalisation a marqué une étape décisive dans son évolution.

Durant huit mois, le temps d’une résidence, il s’est intéressé aux écuries associatives de « Fletcher Street » qu’il a découvertes grâce aux images de Martha Camarillo, une photographe américaine. Territoire de réparation et de cristallisation des imaginaires, fondé par des cavaliers afro-américains, les écuries de « Fletcher Street » accueillent les jeunes adultes du quartier et offrent un refuge aux chevaux abandonnés. Sans pour autant documenter une réalité, l’artiste s’est emparé de l’histoire du lieu, de l’imagerie du cowboy et de la conquête des espaces.

Au fil des mois, Mohamed Bourouissa s’est attaché à créer des conditions d’échange et de partage avec la communauté locale. Le film, de facture cinématographique, retrace ce projet. Il rend compte avec force d’une utopie urbaine. Fasciné par l’histoire de la représentation des cowboys noirs, il synthétise des questionnements récurrents : l’appropriation des territoires, le pouvoir, la transgression.

Horse Day s'accompagne d'un corpus d’environ quatre-vingt pièces. Un ensemble d’œuvres graphiques traduit la liberté et la richesse du langage plastique de l’artiste. Croquis sur le vif, dessins préparatoires, story-board du film, collages, encres, aquarelles relatent l’origine du projet et son élaboration. En regard de cet ensemble, sont présentés des portraits de cavaliers et les costumes des chevaux. Prolongeant la métaphore du « tuning » des éléments de carrosseries sont agencés et deviennent le support des images du film.

Montré sous différentes versions notamment au Stedelijk Museum (Amsterdam) et à la Fondation Barnes (Philadelphie), l’exposition se réinvente au Musée d’Art moderne sous une forme amplifiée. À travers un programme de workshops invitant des artistes, Mohamed Bourouissa prolonge une réflexion sur l'histoire collective et la représentation des identités.

Avec ce projet, le musée renouvelle son soutien à l’artiste dont la série photographique Temps mort et le film Legend figurent dans les collections permanentes. Un livre d’artiste rassemblant l’ensemble de ses œuvres sur papier sera publié par Paris Musées à l’occasion de l’exposition.

Commissaires de l'exposition : Odile Burluraux, Jessica Castex

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson - 75116 Paris

02/10/15

Exposition Picasso.mania, Grand Palais, Paris

Picasso.mania
Grand Palais, Paris 
7 octobre 2015 - 29 février 2016 

La vingtaine d’expositions (monographiques ou collectives) qui, depuis 1973 se sont attachées à l’étude de la postérité de l’œuvre de Pablo Picasso témoignent de son impact sur la création contemporaine. A la fois chronologique et thématique, le parcours de l’exposition du Grand Palais retrace les moments de la réception critique et artistique de l’œuvre de Picasso, les étapes de la formation du mythe associé à son nom.

Des natures mortes cubistes aux Mousquetaires des expositions d’Avignon de 1970 et 1973, le parcours de l’exposition est ponctué d’œuvres de Picasso, issues des collections du Musée national Picasso-Paris, du Musée National d’art Moderne, ainsi que des collections de la famille de l’artiste. Leur présentation s’inspire des accrochages réalisés par l’artiste dans ses ateliers, et des expositions qu’il a lui-même supervisées (Galerie Georges Petit à Paris en 1932, Palais des Papes à Avignon en 1970 et 1973).

Aux grandes phases stylistiques (cubisme, œuvre tardif...), aux œuvres emblématiques de Pablo Picasso (Les Demoiselles d’Avignon, Guernica) répondent des créations contemporaines présentées dans des salles monographiques (David Hockney, Jasper Johns, Roy Lichtenstein, Martin Kippenberger...) ou thématiques, regroupant des œuvres mêlant techniques et supports les plus variés (vidéos, peintures, sculptures, arts graphiques, films, photographies, installations…).

Les montages Polaroïd, les images vidéos multi-écrans de David Hockney font écho au cubisme de Picasso, à son exploration d’un espace polyfocal. Au début des années 60, les artistes Pop, de part et d’autre de l’Atlantique (Lichtenstein, Errό…) s’emparent des portraits des années 30 par lesquels s’est fixée l’image archétypale de la peinture de Picasso. L’Ombre (1954) est à l’origine de la série de quatre tableaux qu’entreprend Jasper Johns en 1985 (Les Quatre saisons rassemblées, sont présentées dans l’exposition). Témoignant de l’impact de l’image publique de Picasso sur l’imaginaire des artistes du XXe siècle, à deux reprises, en 1988 et en 1995, Martin Kippenberger interprète les portraits photographiques de Picasso et de Jacqueline réalisés par David Douglas Duncan.

Les variations, inspirées par Les Demoiselles d’Avignon et par Guernica, démontrent la place occupée par ces peintures dans l’histoire de l’art moderne et, au-delà, dans l’imaginaire collectif (ces deux œuvres ne sont pas présentées dans l’exposition compte tenu de leur déplacement impossible). Acte de naissance du modernisme pictural, Les Demoiselles d’Avignon ont fait l’objet de variations, (par Faith Ringgold, Robert Colescott…), qui commentent la dimension ethnocentrée, masculine, de cette modernité dont l’œuvre est devenu l’emblème.

D’une lecture historique de Guernica par Emir Kusturica à la révélation du rôle symbolique joué par sa transposition en tapisserie ornant les murs du conseil de sécurité des Nations Unies (Goshka Macuga, The Nature of the Beast, 2009), de l’utilisation du tableau de Picasso dans la lutte des artistes américains opposés à la guerre du Vietnam aux manifestations de rue qui en brandissent l’image, une salle montre comment Guernica s’est muée en icône sociale et politique universelle.

A la faveur d’expositions qui l’ont réinscrit au cœur de la création contemporaine (A New Spirit in Painting, Royal Academy of Arts, 1981) ou qui en ont éclairé le sens (Das Spätwerk. Themen :1964-1972, Bâle, 1981 ; The Last Years, Guggenheim Museum, 1984), les œuvres des dernières années de Pablo Picasso sont redevenues sources d’inspiration. Son éclectisme stylistique, son « cannibalisme » des maîtres anciens, la libre facture des peintures tardives ont inspiré la génération d’artistes révélée au début des années 80 (Georg Baselitz, Jean-Michel Basquiat, George Condo, Julian Schnabel, Vincent Corpet…).

L’installation vidéo de Rineke Dijkstra, I see a Woman Crying (Weeping Woman, 2009-2010) illustre la présence de l’œuvre de Pablo Picasso dans l’imaginaire actuel, dans ses expressions les plus variées, du cinéma aux images numériques, de la vidéo à la bande dessinée.

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, le Centre Pompidou et le Musée national Picasso-Paris.

Commissaire général : Didier Ottinger, conservateur général du Patrimoine, directeur adjoint du Musée national d’Art moderne - Centre Pompidou
Commissaires : Diana Widmaier-Picasso, historienne de l’art
Emilie Bouvard, conservatrice du Patrimoine au Musée national Picasso-Paris

Picasso.mania : Les artistes exposés

Adel Abdessemed (1971, Constantine, Algérie)
Leonce Raphael Agbodjelou (1965, Porto-Novo, Bénin)
Pierre Alechinsky (1927, Bruxelles, Belgique)
Arman (1928, Nice, France - 2005, New York, Etats-Unis)
Art Workers Coalition (collectif américain actif de 1969 à 1971)
Enrico Baj (1924, Milan, Italie - 2003, Vergiate, Italie)
Rudolf Baranik (1920, Lithuanie - 1998, El Dorado, Etats-Unis)
Miquel Barceló (1957, Félanitx, Espagne)
Georg Baselitz (1938, Deutschbaselitz, Allemagne)
Jean-Michel Basquiat (1960, Brooklyn, Etats-Unis -1988)
Joseph Beuys (1921, Krefeld, Allemagne - 1986, Düsseldorf, Allemagne)
Mike Bidlo (1953, Chicago, Etats-Unis)
Pol Bury (1922, Haine-Saint-Pierre, Belgique - 2005, Paris, France )
Maurizio Cattelan (1969, Padoue, Italie)
Christo Javacheff (1935, Gabrovo, Bulgarie)
Robert Colescott (1925, Oakland, Etats-Unis - 2009, Tucson, Etats-Unis)
George Condo (1957, Concord, Etats-Unis)
Vincent Corpet (1958, Paris, France)
Equipo Crónica (collectif espagnol actif de 1964 à 1981)
Alan Davie (1920, Grangemouth - Royaume-Uni-2014)
Walter De Maria (1934, Albany, Etats-Unis - 2013, New York, Etats-Unis)
Niki De Saint Phalle (1930, Neuilly-sur-Seine, France - 2002, San Diego, Etats-Unis)
Rineke Dijkstra (1959, Sittard, Pays-Bas)
Erró (Gudmundur Gudmundsson) (1932, Olafsvik, Islande)
Öyvind Fahlström (1928, São Paulo, Brésil -1976, Stockholm, Suède)
Zeng Fanzhi (1964, Wuhan, Chine)
Dan Flavin (1933, New York, Etats-Unis - 1996, New York, Etats-Unis)
Jean-Luc Godard (1930, Paris, France)
Leon Golub (1922, Chicago, Etas-Unis - 2004, New-York, Etats Unis)
Renato Guttuso (1911, Bagheria, Italie - 1987, Rome, Italie)
Richard Hamilton (1922, Pimlico, Royaume - Uni-2011, Londres, Royaume-Uni)
Romuald Hazoumé (1962, Porto-Novo, République du Bénin)
David Hockney (1937, Bradford, Royaume-Uni)
Thomas Houseago (1972, Leeds, Royaume-Uni)
Jean-Olivier Hucleux (1923, Chauny, France - 2012, Paris, France)
Robert Indiana (1928, New Castle, Etats-Unis)
Jasper Johns (1930, Augusta, Etats-Unis)
Donald Judd (1928, Excelsior Springs, Etats-Unis - 1994, New York, Etats-Unis)
Martin Kippenberger (1953, Dortmund, Allemagne - 1997, Vienne, Autriche)
Ronald B. Kitaj (1932, Chagrin Falls, Etats-Unis - 2007, Los Angeles, Etats-Unis)
Jeff Koons (1955, York, Etats-Unis)
Emir Kusturica (1954, Sarajevo, Yougoslavie)
Wifredo Lam (1902, Sagua La Grande, Cuba - 1982, Paris, France)
Bertrand Lavier (1949, Châtillon-sur-Seine, France)
Roy Lichtenstein (1923, New York, Etats Unis - 1997, New York, Etats Unis)
Goshka Macuga (1976, Varsovie, Pologne)
André Masson (1896, Balagny-sur-Thérain, France - 1987, Paris, France)
Paul Mc Carthy (1945, Salt Lake City, Etats-Unis)
Joan Miró (1893, Barcelone, Espagne - 1983, Palma de Majorque, Espagne)
Malcolm Morley (1931, Londres, Royaume-Uni)
Robert Motherwell (1915, Aberdeen, Etats-Unis-1991, Provincetown, Etats-Unis)
Wangechi Mutu (1972, Nairobi, Kenya)
Louise Nevelson (1899, Perislav, Ukraine -1988, New York, Etats-Unis)
Claes Oldenburg (1929, Stockholm, Suède)
Eduardo Paolo (1924, Leith, Royaume-Uni - 2005, Londres, Royaume-Uni)
Richard Pettibone (1938, Los Angeles, Etats-Unis)
Pablo Picasso (1881, Malaga, Espagne - 1973, Mougins, France)
Edouard Pignon (1905, Bully-les-Mines, France - 1993, La Couture-Boussey, France)
Sigmar Polke (1941, Oels, Pologne - 2010, Cologne, Allemagne)
Richard Prince (1949, Panama)
André Raffray (1925, Nonancourt, France - 2010, Paris, France)
Robert Rauschenberg (1925, Port Arthur, Etats-Unis - 2008, Captiva, Etats-Unis)
Faith Ringgold (1930, New-York, Etats-Unis)
Larry Rivers (1923, New York, Etats-Unis - 2002, New York, Etats-Unis)
James Rosenquist (1933, Grand Forks, Etats-Unis)
Chéri Samba (1956, Kinto M’Vuila, Congo)
Antonio Saura (1930, Huesca, Espagne - 1998, Cuenca, Espagne)
Julian Schnabel (1951, New York)
Frank Stella (1936, Malden, Etats-Unis)
Rudolf Stingel (1956, Merano, Italie)
Antoni Tàpies (1923, Barcelone, Espagne - 2012, Barcelone, Espagne)
Hervé Télémaque (1937, Port-au-Prince, Haïti)
Jean Tinguely (1925, Fribourg, Suisse - 1991, Berne, Suisse)
Cy Twombly (1928, Lexington, Etats-Unis - 2011, Rome, Italie)
Francesco Vezzoli (1971, Brescia, Italie)
Andy Warhol (1928, Pittsburgh, Etats Unis - 1987, New York, Etats Unis)
Yan Pei-Ming (1960, Shanghai, Chine)

Picasso.mania : Catalogue de l’exposition


Editions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2015
24,5 x 29 cm, autour de 340 pages, 390 illustrations - 49 €
parution le 14 septembre

Sommaire :
Sollers vers Picasso recueilli par Stéphane Guégan et Didier Ottinger
Les féministes chez Barbe Bleue par Catherine Millet
Salut l’artiste! : œuvres exposées
Les linogravures de Picasso par Céline Chicha-Castex
Picasso et les arts ( cinéma, danse, théâtre et art vidéo) par Diana Widmaier-Picasso
Le Cubisme, un espace polyfocal (dépliant)
David Hockney par Didier Ottinger
Les Demoiselles africaines par Émilie Bouvard
Les Demoiselles (dépliant)
Les Demoiselles d’ailleurs : œuvres exposées
Guernica et la New Left artistique par Émilie Bouvard
Guernica (dépliant)
Guernica, icône politique : œuvres exposées
Picasso goes pop par Annabelle Ténèze
C’est du Picasso (dépliant)
Picasso Pop : œuvres exposées
Rineke Dijkstra par Émilia Philippot
Applaudimètre étalon par Didier Semin
L’atelier du minotaure (dépliant)
Jasper Johns par Joachim Pissarro
Et l’étoile se mit à filer… par Stéphane Guégan
Star system : œuvres exposées
Martin Kippenberger par Didier Ottinger
Picasso : un héritage embarrassant par Didier Ottinger
Un jeune peintre en Avignon (dépliant)
La sculpture de Picasso et après… par Diana Widmaier-Picasso
Un accueil mondial par Michael C. FitzGerald
Bad painting : œuvres exposées
Annexes
Réception artistique et critique 1960-2015 par Camille Chenais
Bibliographie
Liste des œuvres exposées
Index

Autres publications (sélection)

• L’album de l’exposition
par Didier Ottinger
éditions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2015
10 €, 21 x 26,5 cm, Broché, 48 pages, 40 illustrations
parution le 14 septembre


L’album, tout en suivant le parcours de l’exposition, confronte des oeuvres de Picasso et celles des artistes qu’il a inspirés : Picasso - Hockney, Picasso - Johns, Picasso - Kippenberger, Picasso - Rineke Dijkstra et surtout une confrontation Picasso - Duchamp dont l’oeuvre « résonne dans l’esprit, met en question les processus de jugements de l’esprit lui-même (...) un art critique qui explore les mythes de la culture, face à l’oeuvre de Picasso, fait «d’exubérance et d’émotion directe», qui vise « un maximum d’émotion et de plénitude visuelle » ( R. Morris, « American Quarter », Art in America, New York, 1981).

• Picasso, 25 chefs-d’oeuvre expliqués aux enfants
par Elisabeth de Lambilly, auteur à la Rmn-GP de A comme Abécédaire de l’art et de A comme
Abécédaire des animaux... et de nombreux autres titres aux Editions Palette notamment.
Editions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2015
13,50 €, 18 x 22 cm, Relié, 64 pages, 25 illustrations
parution le 7 octobre


Cette nouvelle collection, les Incontournables de l’Art, propose d’entrer dans l’univers d’un peintre à partir d’un choix de 25 œuvres emblématiques d’un artiste, d’une manière très didactique et ludique. Guidé par des textes courts et très descriptifs le jeune lecteur «entre» véritablement dans le processus de création de l’artiste. Destiné aux lecteurs de 9 ans et plus, ce titre permet aux enfants d’aborder l’univers et de s’approprier l’œuvre du peintre. Il constitue ainsi une superbe et ludique introduction au monde de Picasso.

Grand Palais, Paris
Galeries nationales
Entrée square Jean Perrin
Informations et réservations : www.grandpalais.fr

01/10/15

Expo Une brève histoire de l'avenir, Musée du Louvre, Paris

Une brève histoire de l’avenir 
Musée du Louvre, Paris 
Jusqu'au 4 janvier 2016

Thomas Cole, Le Destin des empires. La Destruction (détail), 1836
Collection de la New York Historical Society 
© The New York Historical Society

Evénement majeur de la programmation de l’automne du musée du Louvre, cette exposition est inspirée du livre éponyme de Jacques Attali, Une brève histoire de l’avenir (Fayard, 2006). Pluridisciplinaire, elle fait dialoguer des œuvres insignes du passé avec des créations contemporaines afin de retracer au présent un récit du passé susceptible d’éclairer notre regard sur l’avenir. Le parcours se déroule autour de quatre thématiques : l’ordonnancement du monde, les grands empires, l’élargissement du monde et le monde d’aujourd’hui. Deux cents œuvres sont ainsi réunies dans une lecture subjective et poétique du passé, imaginée et portée par la création artistique des millénaires précédents mais aussi par quinze œuvres d’artistes contemporains du monde entier, dont des commandes spécifiques. Mark Manders, Tomás Saraceno, Wael Shawky, Camille Henrot, Isabelle Cornaro, Chéri Samba et Ai Weiwei ont ainsi répondu à l’invitation du Louvre.

Une brève histoire de l’avenir associe les contemporains et les anciens, les artistes, les sciences, l’architecture ou encore le cinéma, pour discerner ce qui, dans l’histoire des sociétés disparues, nous renseigne sur les chances et les périls du futur. Au cœur de sa conception figure le dialogue, continu ou discontinu, qu’entretient la pensée de notre temps avec l’avenir, ainsi qu’avec les arts de différentes époques et civilisations.

Ces œuvres illustrent la succession de moments historiques d’expansion et de repli, la construction d’échanges entre individus ou communautés, et la création de divers moyens de communication pour rendre possibles ces échanges.

Conçue par Juan-Felipe Alarçon, architecte muséographe au Louvre, la scénographie offre de valoriser un récit thématique, autour de grandes scansions. Elle ménage aussi des temps de respiration, comme autant de chemins de traverse, créant ainsi des contrepoints poétiques et méditatifs. La mise en lumière, le choix des couleurs, valorisent œuvres anciennes et créations contemporaines.

Une place particulière sera donnée à la médiation des œuvres et à leur mise en perspective, notamment grâce à la création d’un lieu de débats au sein de la dernière salle.

Au même moment, à Bruxelles, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique interprètent le même essai dans l’exposition « 2050. Une brève histoire de l’avenir » (11/09/2015 - 24/01/2016). Celle-ci s’attache à l’actualité de la création artistique pour interroger une série de thématiques sociétales ─ de la globalisation à la marchandisation du temps, de la surconsommation au devenir de la planète. Indépendantes mais complémentaires, les deux expositions interrogent donc l’avenir ─ par un regard sur le passé et le présent à Paris, par une approche prospective à Bruxelles ─ et analysent les grandes dynamiques qui traversent et animent les sociétés, depuis les origines jusqu’à l’horizon 2050.

Commissaires de l’exposition : Dominique de Font-Réaulx, conservateur général au musée du Louvre, directrice du musée national Eugène-Delacroix et Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo, avec la collaboration de Sandra Adam-Couralet et Martin Kiefer.

Conseiller scientifique : Jacques Attali.

Musée du Louvre 
www.louvre.fr

22/02/15

Exposition Velazquez, Grand Palais, Paris

Velazquez
Grand Palais, Paris 
25 mars - 13 juillet 2015

Né à Séville en 1599, Diego Velázquez est l’une des plus importantes figures de l’histoire de l’art, tout style et toute époque confondus. Chef de fil de l’école espagnole, peintre attitré du roi Philippe IV, au moment où l’Espagne domine le monde, il est le strict contemporain de Van Dyck, Bernin et Zurbaran, bien que son art ne l’élève à une intemporalité que seuls peuvent lui disputer les noms de Léonard, Raphaël, Michel-Ange, Titien, Caravage et Rembrandt.

Diego Velázquez, Portrait de Pablo de Valladolid (détail), vers 1635
huile sur toile, 209 x 125 cm,
Madrid, Museo Nacional del Prado 
© Madrid, Museo Nacional del Prado

Formé très jeune dans l’atelier de Francisco Pacheco, peintre influent et lettré de la capitale andalouse, il ne tarde pas à s’imposer et, encouragé par son maître devenu aussi son beau-père, décide de tenter sa chance à la cour de Madrid. Après une première tentative infructueuse, il est finalement nommé peintre du roi en 1623 marquant le début d’une ascension artistique et sociale qui le mène aux plus hautes charges du palais et au plus près du souverain. Sa carrière est rythmée par deux voyages déterminants en Italie, le premier autour de 1630, le second autour de 1650, et par les naissances et décès successifs des héritiers au trône. Maître dans l’art du portrait, dont il libère et renouvelle le genre, il n’excelle pas moins dans le paysage, la peinture d’histoire ou, dans sa jeunesse, la scène de genre et la nature morte.

Bien qu’il soit l’un des artistes les plus célèbres et admirés hier comme aujourd’hui, aucune exposition monographique n’a jamais montré en France le génie de celui que Manet a consacré « peintre des peintres ». La rareté de ses tableaux (à peine plus d’une centaine) et leur légitime concentration au musée du Prado (Madrid) rendent particulièrement difficile l’organisation d’une rétrospective complète. C’est cependant le défi relevé par le musée du Louvre et le Grand Palais qui joignent leur force en collaboration avec le Kunsthistorishes Museum de Vienne et avec l’appui généreux du musée du Prado. Certains prêts tout à fait exceptionnels ont ainsi pu être obtenus à l’instar de la Forge de Vulcain (Prado) et de la Tunique de Joseph (Escorial), de même que des chefs d’œuvre absolus comme la Vénus au miroir (Londres, National Galery) ou le Portrait d’Innocent X (Rome, Palais Doria Pamphilj) - si cher à Francis Bacon -, deux icônes universelles de l’histoire de l’art.

L’exposition entend présenter un panorama complet de l’œuvre de Diego Velázquez, depuis ses débuts à Séville jusqu’à ses dernières années et l’influence que son art exerce sur ses contemporains. Elle se donne en outre pour mission de porter les principales interrogations et découvertes survenues ces dernières années, exposant, dans certains cas pour la première fois, des œuvres récemment découvertes (L’Education de la Vierge [New Haven, Yale Art Gallery] ; Portrait de l’inquisiteur Sebastian de Huerta [collection particulière]).

Une première section s’attache à évoquer le climat artistique de l’Andalousie au début du XVIIe siècle, mettant en perspective les premières œuvres de Velázquez et restituant l’émulation de l’atelier de Pacheco autour de peintures et de sculptures d’Alonso Cano et Juan Martinez Montañés. 

Vient ensuite le moment d’aborder la veine naturaliste et picaresque de la peinture de Velázquez autour de ses scènes de cuisine et de taverne, en insistant particulièrement sur les concepts de variation et de déclinaison des motifs. Autour de 1620, le style du peintre évolue vers un caravagisme plus franc. Cette période correspond aux premiers contacts de l’artiste avec Madrid et la peinture qu’on y trouve et qui s’y produit. Cette partie de l’exposition, assurant la transition entre les années de formation à Séville et la première époque madrilène, présente ainsi les œuvres du peintre parmi celles de ses contemporains, espagnols ou italiens, qui partagèrent cette adhésion à une peinture plus « moderne ». Enfin, les débuts du peintre à la cour voient évoluer sa conception du portrait, passant d’un naturalisme bouillonnant à des formules plus froides et solennelles en accord avec la tradition du portrait de cour espagnol.

Tournant important de son art comme de sa carrière, le premier voyage en Italie de l’artiste est illustré par des œuvres qui pourraient avoir été exécutée à Rome ou immédiatement à son retour (Vue des jardins de la Villa Médicis, Rixe devant une auberge…). Ces chefs-d’œuvre de la première maturité offrent en outre l’occasion d’aborder un aspect peu exploré de son œuvre : le paysage. Stimulé par l’exemple de Rubens, Velázquez confère une fraîcheur et une liberté aux arrières plans de ses portraits en extérieur réalisés pour les différentes résidences royales. La partie centrale de cette deuxième section est consacrée à la figure de Balthazar Carlos. Fils chéri et héritiers attendu de la Couronne, il incarne tous les espoirs dynastiques des Habsbourg d’Espagne au moment où le règne de Philippe IV est lui-même à son apogée. A mi-parcours, l’exposition s’arrête sur la peinture mythologique, sacrée et profane de Velázquez dont la Vénus au miroir constituera le point d’orgue.

La troisième et dernière partie est dédiée à la dernière décennie du peintre et à son influence sur ceux que l’on appelle les vélazquésiens (velazqueños). Cette section consacre largement l’importance du peintre en tant que portraitiste, à la Cour de Madrid dans un premier temps, puis à Rome autour du pape Innocent X à l’occasion de son second voyage italien. A cette occasion seront évoqués deux de ces collaborateurs importants et demeuré dans l’ombre du maître : l’Italien Pietro Martire Neri et Juan de Pareja, esclave affranchi et assistant du peintre.

Il s’agit enfin de présenter les derniers portraits royaux exécutés par le maître espagnol, en regard de ceux de son gendre et plus fidèle disciple : Juan Bautista Martinez del Mazo. Une salle, dédiée à ce dernier, témoigne des derniers feux du styles de Velázquez, autour du tableau de La Famille du peintre de Vienne et de la version réduite des Ménines de Kingston Lacy, avant que d’autres influences, celle de Van Dyck notamment, ne s’exerce sur les peintres de la génération suivante dont le plus virtuose, Carreño de Miranda, nous livre les impressionnantes dernières images des derniers Habsbourg d’Espagne.

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais et le musée du Louvre, Paris en collaboration avec le Kunsthistorisches Museum, Vienne. Une première étape de la manifestation, dans un format réduit, a été présentée à Vienne, au Kunsthistorisches Museum, du 28 octobre 2014 au 15 février 2015

Commissaire d'exposition : Guillaume Kientz, conservateur au département des Peintures du musée du Louvre.

Publications aux éditions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2015 :
• catalogue de l’exposition, 24,5 x 29 cm, 432 p., 300 ill., 49 €
• album de l’exposition, 21 x 26,5 cm, 48 p., 40 ill., 10 €
• Velázquez l’Expo, 15 x 20 cm, 304 p., 120 ill., 18,50 €
• le film de l’exposition, réalisé par Karim Aïnouz, 52 mn, 19,95 €

Informations et réservations :
www.grandpalais.fr

31/01/15

Expo Jean Paul Gaultier, Grand Palais, Paris

Jean Paul Gaultier 
Grand Palais, Paris
1er avril - 3 août 2015

Cette première grande exposition consacrée au couturier français Jean Paul Gaultier, a déjà conquis près d’un million et demi de visiteurs depuis Montréal, où elle a été créée en 2011, Dallas, San Francisco, Madrid, Rotterdam, Stockholm, New York, Londres et jusqu’à Melbourne. Pour sa dixième étape, l’exposition s’enrichit d’installations spécialement conçues pour Paris. 

William Baker, Kylie Minogue, X Tour 2009, 
modèle “Immaculata”, robe en filet brodé à grands motifs en lin découpés blancs, 
collection Les Vierges, Haute couture printemps-été 2007 
© Roc Nation / Kylie Minogue

Jean Paul Gaultier débute avec le prêt-à-porter en 1976 avant de fonder sa maison de haute couture en 1997. Surnommé « l’enfant terrible de la mode » par la presse dès ses premiers défilés dans les années 1970, il est incontestablement l’un des créateurs les plus importants de ces dernières décennies.

Sa mode avant-gardiste a saisi très tôt les préoccupations et les enjeux d’une société multiculturelle, bousculant avec humour les codes sociologiques et esthétiques établis. Au-delà de la virtuosité technique résultant de l’exceptionnel savoir-faire des différents métiers de la haute couture, d’une imagination débridée et de collaborations artistiques historiques, il offre une vision ouverte de la société, un monde de folie, de sensibilité, de drôlerie et d’impertinence où chacun peut s’affirmer comme il est, un monde sans discrimination, une « couture fusion » unique. Il y a chez Jean Paul Gaultier une vraie générosité et un message social très fort, sous couvert d’humour et de légèreté.

Curieux de toutes les cultures et contre-cultures, Jean Paul Gaultier s’empare de l’air du temps, revendique le droit à la différence, concevant ainsi une nouvelle manière de faire et de porter la mode : détournements, métamorphoses, transgressions, réinterprétations. Il efface les frontières entre les cultures, mais aussi entre les sexes : il crée une nouvelle androgynie ou s’amuse au contraire à renverser les codes d’une mode hypersexualisée.

L’exposition – que le couturier considère comme une création à part entière et non simplement comme une rétrospective – rassemble 175 ensembles accessoirisés essentiellement de haute couture, mais aussi de prêt-à-porter créées entre 1976 et 2014. La star de la coiffure Odile Gilbert (Atelier 68) a inventé spécialement pour chaque mannequin des créations en cheveux. De nombreux objets et documents d’archives sont également révélés au public pour la première fois. Croquis, costumes de scène, extraits de films, de défilés, de concerts, de vidéoclips, de spectacles de danse, et même d’émissions télévisées illustrent ses collaborations artistiques les plus emblématiques : cinéma (Pedro Almodóvar, Peter Greenaway, Luc Besson, Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet), danse contemporaine (Angelin Preljocaj, Régine Chopinot, Maurice Béjart), sans oublier le monde de la variété française (Yvette Horner, Mylène Farmer…) et la pop internationale (Madonna, Kylie Minogue…). Une place importante sera également accordée à la photographie de mode grâce aux prêts de tirages souvent inédits de photographes et d’artistes contemporains renommés (Andy Warhol, Cindy Sherman, Peter Lindbergh, David LaChapelle, Richard Avedon, Mario Testino, Steven Meisel, Steven Klein, Pierre et Gilles, Paolo Roversi, Robert Doisneau…).

Cette exposition multimédia célèbre l’audace et l’invention de sa mode avant-gardiste et explore ses sources d’inspiration, aussi éclectiques qu’impertinentes, au travers d’un parcours thématique en sept sections, traçant l’itinéraire imaginaire du couturier qui puise son inspiration depuis le pavé parisien jusqu’à l’univers de la science-fiction : Le Salon, avec la collaboration exceptionnelle du designer hollandais Jurgen Bey et son atelier Makkink & Bey (Rotterdam) ; L’Odyssée ; Punk Cancan ; Les Muses, avec une installation immersive créée pour le Grand Palais par le Studio Moment Factory (Montréal) dans laquelle chaque visiteur sera « Gaultiérisé » ; À fleur de peau ; Metropolis et Jungle urbaine, avec une installation vidéo créée spécialement pour cette étape parisienne par les artistes français Lucie & Simon.

L’exposition bénéficie en outre du talent de nombreux artistes et experts de renom. La scénographie originale conçue par l’agence parisienne d’architectes-scénographes Projectiles et adaptée à Paris par Sandra Gagné du Musée des beaux-arts de Montréal, met en scène les tenues du couturier ainsi que les tirages et extraits audiovisuels illustrant les fructueuses collaborations artistiques de Jean Paul Gaultier. La compagnie avant-gardiste théâtrale montréalaise UBU dirigée par Denis Marleau et Stéphanie Jasmin a collaboré à l’élaboration d’une création audiovisuelle à part entière, en animant les visages d’une trentaine de mannequins de Jolicoeur International grâce à une projection, ponctuant le parcours de leurs présences aussi poétiques que ludiques. Plusieurs personnalités, dont Jean Paul Gaultier, les mannequins Ève Salvail et Francisco Randez, la chanteuse et réalisatrice Melissa Auf der Maur (Smashing Pumpkins et Hole), la soprano Suzie Leblanc, ont accepté de prêter leur visage et parfois leur voix pour la réalisation de ce projet unique, la dixième étape de la tournée de l’exposition avec une édition spéciale pour Paris.

Exposition réalisée par le Musée des beaux-arts de Montréal avec la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, et la collaboration de la Maison Jean Paul Gaultier, Paris. 

Commissaire de l’exposition : Thierry-Maxime Loriot

Informations et réservations :

25/01/15

Expo Indigo, Bibliothèque Forney, Paris

Indigo, un périple bleu
Bibliothèque Forney, Paris
27 janvier - 18 avril 2015

Dans l’histoire de la teinture des textiles, l’indigo occupe une place prépondérante. La couleur indigo, obtenue à partir des feuilles des plantes indigofères présentes dans les régions chaudes et tropicales du globe, a fait l’objet de bien des recherches. Transformer la feuille verte en un pigment bleu relève autant de la magie que de la chimie, d’où l’engouement que suscite cette teinture universelle.

Plus qu’une simple exposition, c’est une immersion dans le bleu, un voyage autour du monde dans des pays où le quotidien se teint en indigo, du Japon en Amérique, en traversant la Chine, l’Asie centrale, le Moyen Orient et l’Afrique.

Au fil du parcours, on découvre combien les techniques utilisées pour décorer, tisser, broder, imprimer, laquer les textiles, sont universellement partagées à travers le monde. Quatre-cent pièces, vêtements et accessoires d’origines géographiques très diverses, interpellent le regard du visiteur par de flagrantes similitudes. Ainsi la jupe des Miao chinoises est aussi finement plissée que celle que portaient les Hongroises il y a cinquante ans et la toile de coton indigo rendue brillante grâce à un calandrage. Les lés assemblés par une broderie polychrome sont une caractéristique des jupes portées par les indiennes du Guatemala. Une technique de montage similaire se retrouve sur les tabliers slovaques. On pourrait prolonger cette liste à l’infini.

L’exposition a pour ambition de réunir des univers que souvent l’on oppose, le folklorique et l’ethnique, l’Occident et les Pays du Sud, et considérer avec la même curiosité une blouse berrichonne ou un pagne dogon.

Commissaire de l'exposition : Styliste, Catherine Legrand a d’abord créé sa marque « À La Bonne Renommée » et la boutique éponyme dans le Marais. Aujourd’hui son amour des textiles l’entraîne dans des voyages au cours desquels elle collectionne tissus, costumes, parures et photos. C’est à travers ses livres et ses expositions qu’elle souhaite partager ses passions.

Bibliothèque Forney
Bibliothèque des arts graphiques et des métiers d’art de la Ville de Paris
www.paris-bibliotheques.org

10/01/15

Le Fresnoy, mémoire de l’imagination, BnF, Paris

Le Fresnoy, mémoire de l’imagination 
BnF, Paris
3 mars - 12 avril 2015

Manon Le Roy
Continuum © Manon Le Roy
Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains (DR)
Capture d’écran film de la donation Le Fresnoy

La BnF propose de découvrir, du 3 mars au 12 avril 2015, une sélection emblématique de films du Fresnoy - Studio national des arts contemporains, à la suite du don remarquable de plus de six cents de ses films réalisés entre 1998 et 2013. Cette donation vient enrichir les collections exceptionnelles du département de l’Audiovisuel riches de plus de 1 500 000 enregistrements sonores, documents vidéo, documents multisupports, jeux vidéo et logiciels.

Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains est un établissement de formation et de recherche artistique et audiovisuelle unique en France : pôle d’excellence accueillant de jeunes artistes du monde entier, il produit chaque année une cinquantaine d’œuvres dans les domaines du cinéma, de la photographie, des arts numériques, de la vidéo, du spectacle vivant, de la création sonore.

Le Fresnoy a ouvert ses portes à une première promotion d’étudiants en octobre 1997, dans un bâtiment situé dans l’agglomération lilloise, entièrement réhabilité par l’architecte Bernard Tschumi. C’était l’aboutissement d’un processus qui avait commencé par une mission du ministère de la Culture et de la Communication, confiée à Alain Fleischer pour la conception d’une école d’art d’un type nouveau – « Bauhaus de l’électronique », « Villa Médicis high-tech » ou « Ircam des arts plastiques »… –, multidisciplinaire et orientée vers les technologies numériques, destinée à créer un pôle d’excellence dans le Nord de la France.

« Si ce projet s’est réalisé, c’est grâce au caractère utopique dont il s’était fait un impératif : paradoxe ? Exception à la règle ? En tout cas, il ne fait aucun doute que toute inflexion du projet pour le rendre raisonnable et réalisable l’aurait condamné à n’être jamais réalisé » note Alain Fleischer dans un livre de souvenirs.

JungHee Seo
Sing under © JungHee Seo
Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains (DR)
Capture d’écran film de la donation Le Fresnoy

Aujourd’hui, Le Fresnoy est une utopie active qui attire des étudiants d’une cinquantaine de pays à travers le monde et qui conduit bon nombre d’entre eux à de brillantes carrières dans les domaines du cinéma, de la vidéo, de la photographie, des arts plastiques et de la création numérique. Citons parmi eux Anri Sala, Mohamed Bourouissa, Neil Beloufa, Hicham Berrada, Bertille Bak, Enrique Ramirez, Laurent Pernod, Laurent Grasso, Fabien Giraud, Laura Henno ou Sebastian Diaz Morales.

La direction artistique des projets est assurée pour chaque promotion par des artistes-professeurs invités qui réalisent eux-mêmes un projet personnel auquel sont associés les étudiants. Depuis octobre 1997 sont intervenus, entre autres, Chantal Akerman, Mathieu Amalric, Pier Paolo Calzolari, Claire Denis, Arnaud des Pallières, Bruno Dumont, Jean-Luc Godard, Miguel Gomes, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, Ryoji Ikeda, Benoit Jacquot, Tsai Ming-liang, Avi Mograbi, Nicolas Moulin, Valérie Mréjen, Antoni Muntadas, Hans Op de Beeck.

Le Fresnoy ne prétend pas avoir créé un style ou un type d’œuvres reconnaissables à certaines options esthétiques ou à certains thèmes. Il offre à de jeunes artistes l’accompagnement culturel, théorique et pratique ainsi que les moyens techniques de niveau professionnel pour leur permettre de réaliser, avec une grande liberté et hors du formatage des industries audiovisuelles des œuvres qui contribuent à l’incessante et passionnante exploration du monde qu’est l’art aujourd’hui. 

« L’accueil par la Bibliothèque nationale de France d’un don de toutes les œuvres cinématographiques et vidéographiques produites au Fresnoy par de jeunes artistes, ou par de prestigieux créateurs qui furent professeurs invités, constitue une reconnaissance de la place prise par cette institution dans le paysage de l’enseignement artistique en France en vue du renouvellement en profondeur des langages et des techniques » souligne Alain Fleischer, directeur du Fresnoy.

Meryll Hardt
Une vie radieuse © Meryll Hardt
Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains (DR)
Capture d’écran film de la donation Le Fresnoy

L’exposition présentée dans la Galerie des donateurs proposera de découvrir 19 films courts, diffusés en continu sur un écran réservé à chaque artiste. Sélectionnés en fonction de leur écriture novatrice, ces films témoignent d’une recherche narrative et plastique qui s’empare en particulier de la question du corps, sa représentation et son inscription dans l’espace.

Cette présentation sera complétée par un week-end événement : le samedi 7 mars, un après-midi de rencontres réunira Alain Fleischer et ses invités, les artistes, penseurs, critiques et commissaires d’exposition qui ont marqué l’histoire du Fresnoy.

Le dimanche 8 mars, un autre ensemble de films, exceptionnellement projetés sur grand écran dans l’auditorium, complètera la sélection proposée en Galerie des donateurs, programme ensuite diffusé dans la salle audiovisuelle de la BnF. Brouillant les pistes entre les genres établis, cette sélection questionne les frontières entre le réel et sa scénographie à travers une très large palette de moyens d’expression, du super-8 aux dernières techniques du cinéma numérique.

Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains est financé par le Ministère de la Culture et de la Communication et la Région Nord-Pas-de-Calais avec la participation de la Ville de Tourcoing.

Commissariat de l'exposition : Julien Farenc, chargé de collections, département de l’Audiovisuel, BnF

08/01/15

Expo De Koning : Espace - Couleurs, CentQuatre, Paris

De Koning : Espace - Couleurs
CentQuatre, Paris
10 janvier - 5 avril 2015

© Krijn de Koning

Chaque oeuvre de l'artiste néerlandais Krijn de Koning est pensée pour un site spécifique. Ses installations, qui mêlent sculpture, peinture et architecture, déconstruisent géométriquement le lieu choisi en l'investissant, créent une mise en abyme, avec d'autres espaces dans l'espace, induisant ansi de nouvelles déambulations et perspectives. Les interventions de Krijn de Koning bouleversent l'esprit du lieu afin d'en révéler sa particularité, sa beauté et parfois même sa problématique.

Avec son architecture brute et monumentale, le CENTQUATRE-PARIS invite Krijn de Koning à remodeler ses espaces et ses volumes ouverts à tous. Exposition architecturale mystérieuse et protéiforme, l'oeuvre de Krijn de Koning sous la halle Aubervilliers veut épouser le bâtiment tout en le repoussant et lui donner une autre fonction que celle de simple porteur. Au travers d'une construction qui adopte parfois des couleurs pures, parfois une noirceur déstabilisante, parfois un espace vide, parfois un espace comble, Krijn de Koning interroge le public en le confrontant à des formes paradoxales.

Le spectateur devient acteur de l'oeuvre, se perd dans ce labyrinthe étonnant où la notion d'espace se floute pour laisser place à une divagation architecturale haute en couleur. Interactive, l'oeuvre de Krijn de Koning interpelle le visiteur et l'invite à participer à une réflexion contemplative sur la place de l'architecture dans notre perception de l'espace.

Ce que Krijn de Koning essaie surtout de mettre en exergue c'est la disparitions des murs centenaires du bâtiment derrière une construction éphémère. Les murs de Krijn de Koning s'émancipent de la structure principale pour créer leur propre délimitation du lieu et perdre le spectateur dan un jeu de questionnement abstrait : " qu'est-ce qui a été là avant ? Qu'est-ce qui a été construit après ? "

Krijn de Koning
Nieuwe Kerk Amsterdam 2010
© Krijn de Koning

Brève biographie de Krijn de Koning
Né en 1963 à Amsterdam, Krijn de Koning a étudié à l’Académie Gerrit Rietveld d’Amsterdam de 1983 à 1988, puis à l’Institut « De Atelier » au Pays-Bas d’où il sort diplômé en 1990. L’année suivante, il s’installe à Paris pour étudier à l’Institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques et y suit les enseignements de Daniel Buren et Portus Hultén (directeur du Centre Pompidou de 1977 à 1981). Il commence à exposer ses installations dans les années 1990, aussi bien dans son pays natal (Stedelijk Museum, Amsterdam, 1997, Centraal Museum Utrect, 1999) qu’en France ( FRAC Lorraine, Metz en 2001, Musée des Beaux Arts de Nantes en 2002, Beffroi de Béthune en 2004…). Krijn de Koning a notamment exposé ses oeuvres à Paris en 2008, à Ostend en 2009, à New York en 2010, à Edimbourg en 2013 et récemment son œuvre Dwelling au Turner Contemporary, Margate (UK) en 2014. En 2007, il reçoit le Silkens Prize par la Silkens Foundation, pour son utilisation originale de la couleur dans ses travaux, prix décerné par Gerrit Rietveld, Le Corbusier et Donald Judd avant lui. Actuellement), Krijn de Koning vit et travaille à Amsterdam.

Krijn de Koning est représenté à Paris par la galerie Jean Brolly et à Amsterdam par la Slewe Gallery.

Le CENTQUATRE-PARIS
5 rue Curial 75019 Paris
www.104.fr

06/01/15

Festival Photo Circulation(s) 2015, Paris

Circulation(s) 2015
Festival de la jeune photographie européenne
CentQuatre, Paris
24 janvier - 8 mars 2015



Marqué par l’incroyable succès de l’édition 2014 au CENTQUATRE-Paris avec plus de 43000 visiteurs le festival Circulation(s) revient pour sa cinquième édition avec encore plus de force et d’envie de partager sa passion. Dédié à la jeune photographie européenne, le festival Circulation(s) propose pour la cinquième année un regard croisé sur l’Europe à travers la photographie. Il a pour vocation de faire émerger les talents de la jeune photographie européenne et de faire découvrir au public la création artistique contemporaine innovante. La programmation s’articule autour de la sélection d’un jury suite à un appel à candidatures international, d’invités (une galerie et une école) et de la carte blanche de la marraine de cette édition, Nathalie Herschdorfer.

Circulation(s) 2015 : La sélection du jury 2015

Suite à l’appel à candidatures international diffusé auprès des structures européennes liées à l’image (institutions, festivals, écoles, galeries, médias), plus de 600 photographes ont envoyé leurs dossiers. Jugés sur leur qualité artistique, la pertinence de leur travail et la vision personnelle qu’ils expriment, les dossiers ont été examinés par un jury de professionnels du monde de l’image, réuni sous la houlette de José Manuel Gonçalvès, directeur du CENTQUATRE-PARIS et de la marraine Nathalie Herschdorfer, directrice du Musée des Beaux-Arts du Locle, en Suisse.

A l’issue du jury, 21 photographes européens ont été sélectionnés : 

- Kristoffer Axén (Suède)
- Christian Berthelot (France)
- Aladin Borioli (Suisse)
- Petros Efstathiadis (Grèce)
- Juliette-Andrea Elie (France)
- EPECTASE (France)
- Fabrice Fouillet (France)
- Anni Hanén (Finlande)
- Clément Huylenbroeck (Belgique)
- Wawrzyniec Kolbusz (Pologne)
- Catherine Leutenegger (Suisse)
- Romain Mader (Suisse)
- Nikola Mihov (Bulgarie)
- Tito Mouraz (Portugal)
- Alexandra Polina (Ouzbékistan)
- Rita Puig-Serra Costa (Espagne)
- Laurence Rasti (Suisse)
- Torsten Schumann (Allemagne)
- Ulysse & Darcoe (France)
- Lonneke Van Der Palen (Pays-Bas)
- Franky Verdickt (Belgique) 

Circulation(s) 2015 : La carte blanche de la marraine, Nathalie Herschdorfer : 

La marraine de cette année, Nathalie Herschdorfer a choisi d’inviter quatre jeunes photographes à participer au festival à travers une carte blanche :

- Salvi Danés (Espagne)
- Ola Lanko (Ukraine)
- Cyril Porchet (Suisse)
- WassinkLundgren (Pays-Bas)

Circulation(s) 2015 : La galerie et l’école invitées

Chaque année, le festival offre une visibilité particulière à deux structures européennes dédiées à l’image. Cette année, l’école invitée est la Focus Athens School of Art & Photography (Grèce) et la galerie est la galerie Breadfield (Suède).

Les artistes grecques invités par l’école :
- Xenia Naselou
- Ioannis Stefanidis

Les artistes suédois invités par la galerie :
- Erik Östensson
- Jenny Rova 

Circulation(s) 2015 : Les artistes invités

Coups de cœur, découvertes, clins d’œil ... Plusieurs artistes invités sont accueillis sous forme d’expositions et d’installations au sein du festival.

- Hellena Burchard (France)
- Nicoò Degiorgis (Italie)
- Philippe Dollo (France)
- David Fathi (France)
- Dionisio Gonzalez (Espagne)
- Audrey Laurans (France)
- Grzegorz Loznikow (Pologne)
- Jan Maschinski (Allemagne)
- Dita Pepe (République Tchèque)
- Camilla Pongiglione (Italie)
- Jan Rosseel (Belgique)
- Aldo Soligno (Italie)
- The Cool Couple (Italie)
- Catrine Val (Allemagne) 

Circulation(s) 2015 : Hors les Murs

Découvrez les séries inédites de trois photographes de Circulation(s) exposés à la Gare de Paris-Nord ainsi qu’une sélection des photographies exposées au CENTQUATRE-PARIS. Exposition réalisé en partenariat avec Gares & Connexions.

- Karolin Klüppel (Allemagne)
- Charlotte Lybeer (Belgique)
- Guillaume Martial (France)

Site internet du  festival : www.festival-circulations.com

03/12/14

Editions limitées, Galerie Maeght, Paris

Editions limitées
Galerie Maeght, Paris 
5 décembre 2014 - 17 janvier 2015 

La Galerie Maeght met à l’honneur la richesse du métier d’éditeur d’art. « Editions limitées » originales : gravures, lithographies, phototypies et livres de bibliophilie des plus grands maîtres dialoguent avec les oeuvres récentes de jeunes artistes.

L’exposition présente des oeuvres rares de Valerio Adami, Jean Bazaine, Georges Braque, Pol Bury, Alexandre Calder, Marc Chagall, Eduardo Chillida, Jean Cortot, François Fiedler, Gérard Gasiorowski, Joan Miró, Jean-Paul Riopelle, Guy de Rougemont, Pierre Tal-Coat, Antoni Tapiès, Raoul Ubac, Manolo Valdès et Bram Van Velde. Leur répondront Enzo Cucchi, Marco Del Re, Luc Doerflinger, Cécile Granier de Cassagnac, Ra’anan Levy, Pierre Roy-Camille et W4.

Valerio Adami, Placard Derrida, 1976.
Lithographie originale, 74 x 100 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Des chefs d’oeuvre. L’exposition présentera des oeuvres gravées de Georges Braque ou Eduardo Chillida aux côtés de gravures ou lithographies originales de Joan Miró, Bram Van Velde ou encore Jean-Paul Riopelle.

L’ensemble réuni par Isabelle Maeght parcourt plus de cinquante années d’édition et témoigne de la richesse du dialogue entre artistes, poètes, imprimeurs, relieurs et graveurs. Ensemble, ils dépassent les limites de l’édition traditionnelle pour réaliser des oeuvres gravées et ouvrir de nouveaux horizons. « Un très bel ouvrage de bibliophilie, une gravure originale de Joan Miró ou une lithographie originale de Georges Braque, ce sont des années de patience et de ferveur, des techniques virtuoses, une immense poésie : des oeuvres d’art à part entière », précise Isabelle Maeght. Avec plus de 12 000 titres publiés, Maeght Éditeur est aujourdhui reconnu comme le plus important éditeur de lithographies et de gravures originales au monde.

La collection des « Placards » porte l’empreinte de ces échanges entre arts graphiques, littérature et poésie. Ainsi, à l’initiative de la Galerie Maeght, poètes, écrivains et artistes collaboré étroitement sur des lithographies originales de grand format : Valerio Adami et Jacques Derrida, Jean Bazaine et André Frénaud, Pol Bury et Honoré de Balzac, Eduardo Chillida et Edmond Jabes, Jean Cortot et Guillaume Apollinaire, Gérard Gasiorowski et Gilbert Lascault, Pierre Tal-Coat et Jean Daive, Antoni Tapiès et Brossa Joan Brossa, etc. A redécouvrir.

Pierre Tal-Coat, Placard Daive, 1978.
Lithographie originale, 55,7 x 76,2 cm.
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Bazaine, Placard Frénaud, 1977.
Lithographie originale, 65 x 85 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Cortot, Placard Apollinaire,1996. 
Lithographie originale, 68 x 99 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Eduardo Chillida, Placard Jabes, 1975. 
Lithographie originale, 60 x 96,5 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

La série des eaux-fortes originales de Jean Cortot témoigne du lien étroit entre artistes, écrivains et poètes. Dès 1974, Jean Cortot réalise une oeuvre singulière, fondée sur une étonnante symbiose entre écriture et peinture. Dans cette série, l’artiste rend hommage aux grands écrivains, philosophes, poètes et musiciens qu'il aime, notamment Guillaume Apollinaire, Jacques Audiberti, Blaise Cendrars, René Char, Michel Déon, Paul Éluard, Max Jacob, Pierre-Jean Jouve, Mallarmé, Fernando Pessoa, Pétrarque, Raymond Queneau et Jean Tardieu.

Jean Cortot, Paul Eluard, 2008. 
Eau-forte originale éditée à 35 exemplaires, 25 x 33 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Cortot, Guillaume Apollinaire, 2002. 
Eau-forte originale éditée à 35 exemplaires, 25 x 33 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Cortot, Max Jacob, 2008. 
Eau-forte originale éditée à 35 exemplaires, 25 x 33 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Jean Cortot, Audiberti, 2002. 
Eau-forte originale éditée à 35 exemplaires, 25 x 33 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

La Galerie Maeght propose également des oeuvres récentes de Marco Del Re, Luc Doerflinger, Cécile Granier de Cassagnac, Ra'anan Levy, Pierre Roy-Camille et W4, témoignant de l’intérêt sans cesse renouvelé des artistes pour l’édition. De grandes eaux-fortes originales de Pierre Roy-Camille dialogueront avec des linogravures originales de Marco Del Re, des gravures originales rehaussées à l’aquarelle de Cécile Granier de Cassagnac, des impressions numériques sur plexiglas originales de W4 ainsi que des monotypes originaux de Luc Doerflinger et des gravures originales de Ra’anan Levy.

Pierre Roy-Camille, Bouliki 
Lithographie, 2014. 51,5 x 76 cm. 
© Galerie Maeght, Paris.

Ra’anan Levy, Mains III 
Gravure, 2014, 53 x 56,5 cm 
© Galerie Maeght, Paris.

Arianna d’Enzo Cucchi et Nanni Ballestrini. Depuis 1998, poètes et artistes se rencontrent à travers la collection de bibliophilie « Duos ». Ces ouvrages de poésie, illustrés de lithographies, eaux-fortes ou phototypies originales, sont édités en un nombre limité d’exemplaires. Le dernier de ces livres-objets, Arianna, est le fruit du dialogue entre l’artiste Enzo Cucchi et le poète Nanni Ballestrini.

Enzo Cucchi et Nanni Ballestrini, Arianna, 2014.
Collection de bibliophilie « Duos ». 
© Galerie Maeght, Paris.

Programmation de la Galerie Maeght, Paris :
Jean-François Spricigo, « Carnets du ciel » : 7 - 29 novembre 2014
« Éditions limitées » : 5 décembre 2014 - 17 janvier 2015
« Bronzes » : 22 janvier - 7 mars 2015
Ra’anan Levy : 13 mars - 16 mai 2015

29/04/14

Le printemps des Maîtres d'art - 20 ans de transmission de savoir-faire

Le printemps des Maîtres d'art - 20 ans de transmission de savoir-faire 
Palais Royal, Paris 
Jusqu'au 25 mai 2014 

Initié et créé par le ministère de la Culture et de la Communication en 1994, le titre de Maître d’art est attribué à des professionnels des métiers d’art reconnus pour leurs savoir-faire remarquables et rares. Cette année, le dispositif fête ses 20 ans et à cette occasion, une exposition intitulée « Le Printemps des Maîtres d'art – vingt ans de transmission de savoir-faire » est présentée au grand public dans les vitrines du Palais Royal à Paris. 26 créations de Maîtres d'art ou d’Élèves y sont pour l'occasion exposées.

L’objectif de ce dispositif original, reconnu par l’Unesco, est de préserver et transmettre ces savoir-faire et de mettre en œuvre de véritables « contrats de générations » entre un professionnel, maître dans sa discipline, le Maître d’art, et un jeune professionnel ayant au moins cinq ans d’expérience, l’Élève. La formation se déroule dans l’atelier du Maître d’art pendant trois ans avec pour but d’inscrire cette transmission de gestes et de procédés dans un développement économique viable : au terme de sa formation, l’Élève développe son projet professionnel, soit aux côtés du Maître d’art, soit en reprenant son atelier, ou en créant sa propre entreprise.

A chacune de ses promotions, cette initiative portée par l’Institut national des métiers d’Art (INMA), démontre sa pertinence. 8 maîtres d’art ont ainsi été nommés en 2013 pour former désormais un groupe de 115 Maîtres d’art.

Pour cette exposition, le ministère de la Culture et de la Communication a sélectionné, après appel à proposition à l’ensemble des Maîtres d'art et à leurs 90 Élèves, 26 créations qui reflètent la diversité des métiers d'art, des techniques et des matériaux.

La grande voyageuse, Passage, Songe, Silence, Bestiaire d'amour, matin Bourgogne, Diane au jardin d'Eden... sont les titres de certaines de ces créations qui sont autant d'invitations à la rêverie et au voyage dans l'univers de ces « orfèvres » des techniques et des matières que sont les Maîtres d'art et leurs Élèves.

Les Maîtres d'art sont les « passeurs » d'un patrimoine immatériel exceptionnel qui contribue fortement au rayonnement de la France. L'ambition de cette exposition est de donner une image profondément renouvelée de ces professionnels et de ces métiers qui font aussi bien appel aux outils traditionnels qu'aux technologies les plus avancées.

Les créations présentées lors du Printemps de Maîtres d'art ont été réalisées par :

Gérard Adde, sérigraphe
Georges Alloro, facteur d'instruments
Serge Amoruso, maroquinier-designer
Marianne Anselin, créatrice de bijoux
Germain Benoît, gaufreur sur velours
Renato Baoretto, créateur d'automate
Sylvie Deschamps et Marlène Rouhaud (Le Bégonia d'or), brodeuses au fil d'or
Annie Bocel, graveur
Marie-Annick Bresson, mouleur statuaire
Jean-Pierre Baquère, verrier flaconneur, et Isabelle Emmerique, laqueuse
Gérard Borde (CRAFT-centre de recherche sur les arts du feu et de la terre) et Hélène Delépine, céramistes
Julie Decubber, créatrice de bijoux
Yves Dorget et Anne-Valérie Blézot, passementiers
Gabriel Goerger, forgeron d'art
Marcelle Guillet-Lubrano, parurière florale
Jean Girel, céramiste
Françoise Hoffmann, feutrière
Gilles Jonemann, créateur de bijoux
Jacques Loire (en collaboration avec Jean-Michel Othoniel), verrier
Emilie Moutard-Martin, plumassière
Francine Nicolle et Muriel Perez, brodeuses de boutis
Laurent Nogues et Clément Vinot-Battistoni, gaufreur sur papier
Olivia Oberlin, éventailliste
Philippe Rault et Naoya Miyake, facteurs et restaurateurs d'instruments en cuivre
Marie de la Roussière, laqueuse
Nelly Saunier, plumassière.

Ces œuvres sont accessibles gratuitement tous les jours dans les vitrines du Palais Royal depuis le 7 rue de Valois, Paris 1er, de 8h à 20h.

04/01/14

Les Impressionnistes en privé, Musée Marmottan Monet, Paris : Cent chefs-d'oeuvre de collections particulières

Les Impressionnistes en privé. Cent chefs-d'oeuvre de collections particulières 
Musée Marmottan Monet, Paris
13 février - 6 juillet 2014 

Ouvert pour la première fois au public en 1934, le musée Marmottan Monet célèbrera son quatre-vingtième anniversaire en 2014. En moins d’un siècle, le musée a bénéficié de legs et de donations d’une envergure sans égale faisant de lui le dépositaire du premier fonds mondial d’œuvres de Claude Monet et de Berthe Morisot. Sans la générosité des collectionneurs et des descendants d’artistes, il ne serait pas devenu un haut lieu de l’impressionnisme. Conscient de cet héritage, le musée souhaite débuter les cérémonies de son anniversaire en rendant hommage aux collections privées.

Berthe Morisot
Berthe MORISOT 
Le Piano, 1888 
Collection particulière

Le musée Marmottan Monet présente ainsi du 13 février au 6 juillet 2014 une exposition intitulée : Les Impressionnistes en privé. Cent chefs-d'oeuvre de collections particulières, réunissant exclusivement des œuvres en provenance de collections particulières. L’historienne de l’art, Claire Durand-Ruel Snollaerts et Marianne Mathieu, adjointe au directeur du musée Marmottan Monet chargée des collections, assurent le commissariat de cette exposition.

Cinquante prêteurs se sont associés avec enthousiasme à ce projet et ont accordé des prêts en provenance de France, des Etats-Unis, du Mexique, de Suisse, de Grande-Bretagne et d’Italie. Cette exposition offre l’opportunité unique au public de découvrir des tableaux pour la plupart jamais vus. Une centaine de chefs-d’œuvre impressionnistes constituent un ensemble d’exception. Quatre-vingt peintures et une vingtaine d’œuvres graphiques par Jean-Baptiste-Camille Corot, Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind, Edouard Manet, Frédéric Bazille, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Edgar Degas, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte, Berthe Morisot, Armand Guillaumin, Paul Cézanne, Mary Cassatt, Eva Gonzalès et Auguste Rodin permettent de retracer une histoire de l’impressionnisme à travers des œuvres inédites. 

Armand Guillaumin
Armand GUILLAUMIN 
Quai de la Rapée, 1873 
Collection particulière

Le parcours de l’exposition présente d’abord les prémices de l’impressionnisme. Il continue avec son éclosion vers 1874, puis avec les années 1880-1890 quand le groupe des impressionnistes se disloque pour laisser place au génie créatif de chacun de ses membres. Enfin, l’œuvre ultime de maîtres tels Pierre-Auguste Renoir, Camille Pissarro, Alfred Sisley et Claude Monet, qui, par bien des égards se situe au-delà de l’impressionnisme, ouvre une fenêtre sur l’art moderne et clôt la manifestation.  

L’accrochage, chronologique, commence par des paysages de Jean-Baptiste-Camille Corot, Johan Barthold Jongkind et Eugène Boudin, dont, de ce dernier, La Plage de Bénerville, d’un format hors du commun.  Le Bar aux Folies Bergères d’Édouard Manet d’une part, et La Terrasse à Méric de Frédéric Bazille d’autre part concluent cette première partie. Chaque impressionniste est ensuite représenté à travers une dizaine de peintures couvrant l’ensemble de sa carrière. 

Edgar Degas
Edgar DEGAS 
Mary Cassat au Louvre, 1879-1880 
Collection particulière

Sur les planches de Trouville, hôtel des Roches Noires de Claude Monet (1870), en passant par cette jeune inconnue portraiturée par Berthe Morisot en 1871,  une Meule de Camille Pissarro (1873)  ou Le Jardin de Maubuisson de Paul Cézanne (c. 1874), sont quelques exemples éblouissants de la section dévolue aux années 1870. 

Le Tournant du Loing à Moret d’Alfred Sisley (1886), Les Jeunes filles au bord de la mer d’Auguste Renoir (vers 1890), le double portrait de Pagans et le père de l’artiste d’Edgar Degas (vers 1895) ou Les Dahlias, le jardin du Petit-Gennevilliers de Gustave Caillebotte (1893), sont en revanche des travaux typiques de la fin du XIXème siècle. 

Auguste Renoir
Pierre-Auguste RENOIR 
Le chapeau épinglé, première planche, 1897 
Collection particulière

Paul CEZANNE 
Les grands baigneurs, Vers 1896-1898 
Collection particulière

A côté de ces toiles, l’exposition dévoile deux exceptionnelles sculptures, La Petite danseuse de 14 ans par Edgar Degas et Le Penseur, en terre cuite, d’Auguste Rodin, représentatifs d’une sélection digne des plus grands musées.

Cette exposition, unique et incontournable, témoigne de la présence et de l’engouement toujours vifs des maîtres impressionnistes au sein des collections privées.

MUSEE MARMOTTAN MONET 
2 rue Louis-Boilly - 75016 Paris
www.marmottan.fr