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08/06/19

Fantaisies. Jacques Henri Lartigue, décors et haute couture, Musée d'Art et d'Histoire Louis-Senlecq, L'Isle-Adam, Val d'Oise

Fantaisies. Jacques Henri Lartigue, décors et haute couture
Musée d'Art et d'Histoire Louis-Senlecq, L'Isle-Adam, Val d'Oise
Jusqu'au 22 septembre 2019

Jacques Henri Lartigue
Fantaisies. Jacques Henri Lartigue, décors et haute couture
Affiche de l'exposition au Musée d'Art et d'Histoire Louis-Senlecq, L'Isle-Adam
© Musée d'art et d'histoire Louis Senlecq

L’exposition Fantaisies. Jacques Henri Lartigue, décors et haute couture organisée par le musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq de L’Isle-Adam propose de découvrir une partie méconnue de l’oeuvre de Jacques Henri Lartigue, réalisée en marge de sa production en tant que peintre et photographe. L’important fonds d’oeuvres peintes et dessinées par Jacques Henri Lartigue, fruit de la donation de l’artiste et de son épouse à la ville de L’Isle-Adam, ainsi que le dépôt de la Fondation de France en 2001 au musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq, constituent le point de départ de ce projet d’exposition.

Jacques Henri Lartigue
Jacques Henri Lartigue décorant la salle des Ambassadeurs
pour le gala "Marché aux fleurs", Casino de Cannes, avril 1936
Photographie anonyme
Paris, AAJHL
Collection Jacques Henri Lartigue
© Ministère de la Culture - France / AAJHL / DR

Jacques Henri Lartigue
L’Officiel, n° 173, Janvier 1936
Couverture illustrée par Jacques Henri Lartigue
32.5 x 25.5 cm
L’Isle-Adam, archives du musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq
© Musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq, L’Isle-Adam – Henri Delage

L'événement entend montrer pour la première fois l’œuvre graphique de forme libre et originale de Jacques Henri Lartigue. Elle montre l’artiste comme un créateur touche-à-tout, davantage intéressé par le processus créatif que par l’objet final, passant avec légèreté et en même temps avec une grande rigueur d’une technique à une autre.

Regroupant près de 170 pièces, sous le titre de « fantaisies », l’exposition présente une série de croquis de mode et dessins décoratifs de jeunesse, des photographies de décors de galas éphémères et grandioses réalisés par l’artiste dans les années trente, des tissus de la maison Bianchini Férier en 1937-1938 exécutés d’après des dessins de Jacques Henri Lartigue, ou encore des variations libres autour de motifs de fleurs, de ballons, d’oiseaux. Seront également évoqués les liens d’amitiés de Jacques Henri Lartigue avec la couturière Carven et les collaborations de l’artiste avec la presse de mode et la maison italienne de tissus d’art Fede Cheti.

L’exposition réunie ainsi des pièces des trois collections dédiées à l’oeuvre de Jacques Henri Lartigue: la collection du musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq de L’Isle-Adam, le dépôt de la Fondation de France au musée Louis-Senlecq et la collection de la Donation Jacques Henri Lartigue (AAJHL). De généreux prêts du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon et du Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, viennent par ailleurs enrichir la sélection des pièces exposées.

Jacques Henri Lartigue
Jacques Henri Lartigue
Carven 48, 1948. Huile sur bois. 41 x 33 cm
L’Isle-Adam, musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq 
Dépôt de la Fondation de France
© Musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq, L’Isle-Adam – J.M. Rousvoal

Jacques Henri Lartigue
Jacques Henri Lartigue
Sans-titre - Non daté, Gouache sur papier. 25 x 32 cm
L’Isle-Adam, musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq 
Dépôt de la Fondation de France
© Musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq, L’Isle-Adam

Jacques Henri Lartigue
Jacques Henri Lartigue
Sans-titre - Non daté, Gouache sur papier. 65 x 50 cm
L’Isle-Adam, musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq 
Dépôt de la Fondation de France
© Musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq, L’Isle-Adam

Commissariat de l'exposition : Caroline Oliveira, directrice du musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq ; Marianne Le Galliard, historienne de l’art.

Catalogue de l’exposition : Lienart Editions – Paris,
21x27 cm, 160 pages, 112 ill., 25 €

Introduction
Caroline Oliveira, directrice du musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq, L’Isle-Adam

« Je suis un peintre (un peu décorateur au besoin) »
Marianne Le Galliard, historienne de l’art

Les dessins de Lartigue pour Bianchini Férier
Pierre Vernus, maître de conférences en histoire contemporaine, Université Lumière, Lyon 2

Carven et Jacques Henri Lartigue - Les gens heureux n’ont pas d’histoire…
Laurent Cotta, conservateur chargé du département des arts graphiques, Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

Fede Cheti et le tissu d’art dans l’Italie des années cinquante et soixante
Chiara Lecce, docteur en Design et Architecture d’Intérieur, École Polytechnique de Milan

MUSÉE D'ART ET D'HISTOIRE LOUIS-SENLECQ
31 Grande Rue – 95290 L’Isle-Adam
www.musee.ville-isle-adam.fr

17/06/10

Yves Saint Laurent - Exposition à l’IMEC - L’Abbaye d’Ardenne


Yves Saint Laurent
Archives de la création 1962 - 2002

IMEC, L'abbaye d'Ardenne, 14280 Saint-Germain
Jusqu’au 31 octobre 2010

Depuis ses débuts, la maison Yves Saint Laurent conserve les vêtements créés dans ses ateliers. Petit à petit, une véritable collection s’est constituée. Elle comporte aujourd’hui plus de 5000 vêtements auxquels s’ajoutent tous les accessoires, les dessins, les fiches d’atelier et de manutention... Quarante ans de création sont désormais répertoriés, conservés, abrités et mis en valeur par la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent.

L’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), dont la mission est de conserver l’archéologie de l’oeuvre des grands créateurs contemporains, a reconnu dans ce patrimoine inestimable un ensemble passionnant, à la fois pour le public curieux de découvrir le mélange d’art et d’artisanat précédant le défilé, et plus généralement pour tous ceux que l’histoire de l’art et les processus de la création intéressent. A travers les archives d’Yves Saint Laurent, ce sont bien, en effet, des archives tout à fait uniques, tant dans leur originalité que dans leur complétude, qui sont rassemblées dans ce corpus exceptionnel.

C’est pourquoi la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent et l’IMEC ont choisi de s’associer pour présenter une sélection des croquis illustrant le travail d’Yves Saint Laurent dans le cadre de l’abbaye d’Ardenne, lieu d’étude où sont abritées les collections de plus de 400 créateurs contemporains (écrivains, cinéastes, peintres, éditeurs, etc.)

Présentée dans la continuité de la rétrospective Yves Saint Laurent inaugurée en mars 2010 au Petit Palais de Paris, cette exposition donne à voir, pour la première fois, la genèse de la création. Elle en constitue le prolongement idéal.

Exposition réalisée en partenariat par la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent et l'IMEC.
Grange aux dîmes, tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h.

YVES SAINT-LAURENT
Archives de la création 1962 - 2002
8 juin - 31 octobre 2010

IMEC
Institut Mémoires de l'édition contemporaine

L'abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe

En train, au départ de la gare Saint Lazare (Paris), plusieurs trains desservent la gare de Caen.
Transports en commun depuis Caen : Le bus 10 (direction Authie) et le bus 21 (direction Saint-Germain) desservent tous les deux l'arrêt Ardenne.
Autre message récent sur ce thème : Le Grand Bal Dior - Exposition au Musée Christian Dior à Granvillle (jusqu'au 26 septembre 2010)

11/06/10

Exposition Le Grand Bal Dior au Musée Christian Dior, Granville

 

Exposition Le Grand Bal Dior au Musée Christian Dior à Granville, 2010.Le Grand Bal Dior

Les Rhumbs

Musée Christian Dior

Granville

Jusqu'au 26 septembre 2010

 

Au travers de la Haute Couture, des accessoires et des parfums de la Maison Dior mais aussi de peintures, de photographies, de films d’archives et d’oeuvres littéraires…, l’exposition inscrit l’univers et les créations de Christian Dior dans une perspective culturelle et artistique : celle de l’histoire des bals, du XVIIIe siècle à nos jours. L’exposition rend hommage à Christian Dior lui-même et notamment à son goût du costume qui s’exprimèrent à l’occasion des plus grands bals de l’Après-guerre. Le couturier participa notamment au Bal des Rois et Reines en 1949 où il apparut déguisé en « Roi des Animaux », au Bal des Artistes de 1956 où il se costuma en dandy ou encore au Bal des Masques et Dominos donné par Charles de Beistegui au Palais Labia, à Venise, en 1951. Plusieurs robes et costumes de parade réalisés par Christian Dior pour ce bal mythique - souvent qualifié de « bal du siècle » - ont été prêtés par le Musée des Arts Décoratifs et le Musée Galliera.

La première partie de l’exposition évoque les sources d’inspiration et l’imaginaire de Christian Dior lui-même : sa jeunesse, rythmée par les bals du casino de Granville puis marquée par la découverte à Paris des costumes des ballets de l’Opéra et des ballets russes ; ses amitiés avec le musicien Henri Sauguet et le décorateur Christian Bérard ; sa passion pour la création artistique et pour les artistes de son temps… A l’image de Kees Van Dongen dont L’Autoportrait en Neptune (1922) inspira à Christian Dior la création de son tout premier costume de bal. Le prêt de cette oeuvre qui fait partie des collections du Centre Georges Pompidou constitue l’une des pièces majeures de l’exposition.

La seconde partie de l’exposition couvre la période des années 1980 à nos jours. Elle évoque la renaissance de certains grands bals, comme le « Bal des Débutantes », et présente les « nouveaux bals » donnés par la Maison Dior ces dernières décennies. Sont ainsi évoqués le « Bal des Artistes » pour lequel John Galliano s’inspira des grands Maîtres - Goya, Velasquez, Rembrandt, Vermeer… - à l’occasion du soixantième anniversaire de la Maison Dior au Château de Versailles, en 2007 ; le « Bal en l’honneur de la Marquise Cassati » qui inspira la collection Haute Couture Printemps-Eté 1998… Les fêtes données par les Parfums Christian Dior s’inscrivent également dans la grande tradition du bal : les bals « Poison » (1985) et « Dune » (1991) au Château de Vaux-le-Vicomte et la soirée « Midnight Poison », organisée à l’Opéra de Paris en 2007 et immortalisée par le film publicitaire du metteur en scène Wong Kar-wai, sont également largement évoqués dans l’exposition.

La scénographie de l’exposition réalisée par Frédéric Beauclair restitue au coeur de la Villa « Les Rhumbs » - la maison d’enfance de Christian Dior - l’esprit de rêve et de faste lié aux grands bals, notamment au travers d’une mise en lumière originale, de musiques et de documents audiovisuels, pour permettre au visiteur de devenir, le temps d’une visite, l’acteur éphémère du « Grand Bal Dior ».