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09/02/25

Exposition "Sens dessus dessous" @ Musée La Piscine, Roubaix

Sens dessus dessous 
Musée La Piscine, Roubaix
1er mars - 8 juin 2025

Lolita Lempicka
Cardigan et robe, automne-hiver 1998-1999
Dentelle de viscose, polyamide et élasthanne,
 jersey damassé de polyamide et d’élasthanne
La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent 
Don de la Société 3Suisses en 2016 
Photo : Joëlle Rousseau

Ni coiffée, ni maquillée, un ample chapeau de paille simplement posé sur la tête, vêtue d’une robe de mousseline au tissu vaporeux et transparent : c’est ainsi (non) apprêtée que la reine Marie- Antoinette se fait portraiturer par Elisabeth Vigée-Le Brun en 1783. Le scandale est total : une reine « négligée », portant une chemise de nuit et posant dans son intimité, cela est inconcevable. Pourtant, à la Cour, nombreuses sont celles qui adoptent cette silhouette jugée provocante. Le vêtement de dessous devient alors officiellement tenue de dessus. Vêtements de dessous, vêtements de dessus, habits de l’intimité se révélant au grand public : la confusion règne au fil des époques. Les textiles, les coupes, les palettes et les matières associées aux sous-vêtements glissent à la surface des corps et se jouent des codes moraux de la pudeur. 

A l’occasion de l’exposition des formes intimes et organiques réalisées par la céramiste Elsa Sahal, les cabines Mode de La Piscine se peuplent d’objets de la collection du musée illustrant les propos de l’écrivain français du XVIIIe siècle Louis Antoine Caraccioli : « il y a souvent plus d’art dans le déshabillé que dans la grande parure ».

Commissariat scientifique et régie : Amélie Boron, chargée de la collection Mode, La Piscine - Musée d'art et d'industrie André Diligent

LA PISCINE, ROUBAIX
Musée d'art et d'industrie André Diligent

04/01/25

Tailleurs de volumes @ Musée La Piscine, Roubaix - Musée d'art et d'industrie André Diligent

Tailleurs de volumes
Musée La Piscine, Roubaix
Jusqu'au 26 février 2025

« Tailleur : nom masculin (de tailler) : Artisan qui fait des vêtements sur mesure. Ouvrier spécialisé dans la taille de certains matériaux. » Dictionnaire Larousse, 2024.

Nombreuses sont les similitudes pouvant être relevées entre le sculpteur et le couturier. Outillés d’un ciseau à graver et d’un marteau ou bien d’une aiguille à coudre et d’épingles, tous deux ont la capacité de développer dans l’espace leur matière première afin de créer silhouettes, corps et réalités nouvelles. 



Comme des Garçons 
Manteau, 2009
Sergé de coton et de
polyamide, tulle de fibres synthétiques 
La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent 
Achat du musée en 2009 
© Musée La Piscine - Photo : Alain Leprince

Que ce soit à travers certaines de ses techniques, dont la plus évidente est le moulage, ou bien par une exploration des jeux de textures, de palettes et de volumes, la mode s’illustre comme art majeur appliqué au vivant.

Conçu pour protéger, parer et signifier, le vêtement est le lieu d’expression d’une créativité sans bornes, défiant parfois la morphologie du porteur à l’aide d’artifices tels que le corset à baleines, les tournures et autres matières gaînantes. Remodeler le corps, la mode s’y est évertuée et s’y attelle encore, dotant celui-ci d’un double statut : être support de la création ainsi que matériau malléable.

L'exposition « Tailleurs de volumes » présente un florilège de tenues issues des collections du musée. Par les plis, fronces, smocks et volants, le textile sculpté investit les cabines Mode de La Piscine, faisant de Jean-Paul Gaultier, Comme des Garçons ou encore Popy Moreni, les maîtres du volume. 

Commissariat scientifique et régie : Amélie Boron, chargée de la collection Mode, La Piscine - Musée d'art et d'industrie André Diligent

Tailleurs de volumes - Exposition du 12 octobre 2024 au 16 février 2025

LA PISCINE, ROUBAIX
Musée d'art et d'industrie André Diligent

16/11/23

Africa Fashion @ Portland Art Museum

Africa Fashion
Portland Art Museum
November 18, 2023 – February 18, 2024

Models holding hands, Lagos, Nigeria, 2019 by Stephen Tayo
Courtesy Lagos Fashion Week

Sanlé Sory 'Je Vais Décoller, 1977' 
© Sanlé Sory / Tezeta. Courtesy David Hill Gallery

Self-portrait, Gouled Ahmed, Addis Foam, Ethiopia

Mbeuk Idourrou collection, Imane Ayissi, Paris 
Autumn/Winter 2019. 
Photo: Fabrice Malard / Courtesy of Imane Ayissi

Africa Fashion opens at the Portland Art Museum after acclaimed runs at London’s Victoria and Albert Museum and the Brooklyn Museum. This first-of-its-kind exhibition, making its only West Coast stop at PAM, honors the irresistible creativity, ingenuity, and unstoppable global impact of contemporary African fashions. Garments and textiles dating from the mid-twentieth century to the present day, contextualized by a range of cultural touchstones such as Drum magazines, Fela Kuti and Miriam Makeba record albums, and studio photography from Sanlé Sory, celebrate the transformative and liberatory power of self-fashioning. The New Yorker’s art critic Hilton Als called Africa Fashion a “vital and necessary exhibition.”

The exuberance and cosmopolitan nature of the contemporary African fashion scene unfolds through more than 50 outfits designed by over 40 designers hailing from 21 countries, who are shifting the geography of the global fashion world. Elegant minimalist garments by Mmusomaxwell, Katush, and Moshions push back on stereotypes that African fashions are exclusively colorful and brightly patterned; knitwear by Maxhosa echoes traditional Xhosa beadwork patterns; shimmering silk and layers of raffia combine in a fuchsia pink couture outfit by Imane Ayissi; and striking ensembles by Selly Raby Kane and Bull Doff reference Afrofuturism.
Africa Fashion means the past, the future and the present at the same time,” said fashion designer Artsi, founder of Moroccan design house Maison ArtC. “The joy of life and the joy of colour is completely different and very particular to the continent. It’s a language of heritage, it’s a language of DNA, it’s a language of memories.” 
Design by Chris Seydou 
© Nabil Zorkot

Kofi Ansah 'Indigo' Couture 1997 - Narh & Linda 
Photo © 1997 Eric Don-Arthur www.EricDonArthur.com

Alchemy collection, Thebe Magugu, 
Johannesburg, South Africa, Autumn/Winter 2021 
Photography: Tatenda Chidora
Styling + Set: Chloe Andrea Welgemoed
Model: Sio

Africa Fashion employs a cross-cultural and cross-continental approach throughout the exhibition galleries, centering multiple and varied African voices and perspectives. Starting with the African independence and the liberation years that sparked a radical political and social reordering across the continent, the exhibition explores how fashion, alongside music and the visual arts, formed a key part of Africa’s cultural renaissance, laying the foundation for today’s fashion revolution. A section on textiles presents vintage woven kente cloth alongside printed kanga cloths and Dutch Wax cottons, showing how the making and wearing of traditional textiles in the moment of independence became a strategic political act.

During this period, groundbreaking designers worked fluidly both on the continent and internationally. Garments included in the exhibition by vanguard creatives Alphadi (b.1957), Kofi Ansah (1951-2014), Naïma Bennis (1940-2008), Shade Thomas-Fahm (b.1933), and Chris Seydou (1949-1994), embody the artistic expression of the cultural renaissance.
“I feel like there’s so many facets of what we’ve been through as a continent that people don’t actually understand,” said South African designer Thebe Magugu. “Now more than ever, African designers are taking charge of their own narrative and telling people authentic stories, not the imagined utopias.”
'Chasing Evil' collection, IAMISIGO, Kenya, 
Autumn/Winter 2020
Courtesy IAMISIGO 
Photo: Maganga Mwagogo

DAKALA CLOTH ensemble, 
'Who Knew' collection, 
Abuja, Nigeria, Spring/Summer 2019
Image courtesy Nkwo Onwuka 
© Kola Oshalusi

The sophisticated fashions at the heart of Africa Fashion simultaneously celebrate long-held traditions of cultural self-expression through clothing and the significant contributions of contemporary designers of African descent to the international fashion scene.

Portland’s creative community also takes a turn on the catwalk for this presentation of Africa Fashion as well. Togo-born designer Komi Jean Pierre Nugloze of N’Kossi Couture is included in the exhibition, showcasing two of his contemporary designs. And Portland-based LEVER Architecture collaborated with the Museum on an innovative exhibition design, including a single organic display platform that welcomes visitors to admire the contemporary garments from all angles.

Africa Fashion is accompanied by a catalog published by V&A Publishing.

Africa Fashion
Africa Fashion
- Exhibition book
Christine Checinska (Editor)
Published by V&A
224 pages
ISBN : 9781838510275

Curated by the Victoria & Albert Museum’s Christine Checinska, Ph.D., Senior Curator of African and Diaspora Textiles and Fashion, with Project Curator Elisabeth Murray; curated for Portland by Julia Dolan, Ph.D., The Minor White Senior Curator of Photography.

PORTLAND ART MUSEUM
1219 SW Park Avenue Portland, OR 97205

08/11/23

Fashion folklore @ Mucem, Marseille - Costumes populaires et Haute couture

Fashion folklore
Costumes populaires et Haute couture
Mucem, Marseille
12 juillet — 6 novembre 2023
Prolongation jusqu'au 8 janvier 2024


Qu’y a-t-il de commun entre une coiffe tyrolienne et un chapeau Chanel ? Entre une blouse traditionnelle roumaine et un ensemble d’Yves Saint Laurent ? Ou encore entre une veste de Jean-Paul Gaultier et un plastron breton ? 

Les dialogues entre le costume traditionnel et la haute couture, rarement exposés, peuvent sembler fondés sur des contradictions : le costume traditionnel serait le fait d’un groupe, associé à un territoire et symbole de permanence ; là où la haute couture correspondrait à un phénomène globalisé, adossé à des principes comme l’éphémère et le renouvellement et lié à des individualités créatrices. Pourtant, force est de constater que, depuis Paul Poiret, les créateurs ne cessent de convoquer les formes et les imaginaires attachés au costume régional, invitant à une histoire croisée entre les deux domaines. 

Jeanne Lanvin
Jeanne Lanvin 
Album de dessins, robe Toutankhamon, Paris, été 1923. 
Gouache sur papier 
© Courtoisie du Patrimoine Lanvin, Paris

Aurélie Samuel (co-commissaire de l'exposition) souligne ainsi que :
Les créateurs s’inspirent depuis toujours de la mode ancienne et des archives existantes. De nombreux couturiers arpentent les musées, les collections privées ou visitent les archives patrimoniales des maisons de couture. C’est une source d’inspiration inépuisable. La plupart d’entre eux sont eux-mêmes collectionneurs ou tout au moins « collecteurs ». Ils ramènent de leurs voyages des échantillons ou des vêtements et puisent sur le terrain des idées qu’ils vont ensuite réinterpréter, comme tous les artistes.
Franck Sorbier
Franck Sorbier
Robe Larantuka
Collection haute couture Rien que du bonheur 2008 
Raphia, chanvre, macramé.
Mucem, Marseille, Inv. 2022.9.1.
Photo © Mucem / Marianne Kuhn
L’exposition s’ouvre sur une pièce de Franck Sorbier qui a été inspirée par les expéditions du musée d’Ethnographie du Trocadéro. Elle met en valeur des techniques de vannerie traditionnelle. Cette robe d’une grande technicité témoigne de la puissance créatrice du couturier, entre artiste et artisan. Franck Sorbier se nourrit particulièrement des savoir-faire traditionnels, de culture et de patrimoine et affectionne les costumes traditionnels dont il est connaisseur. Il a fait don de cette pièce au Mucem en 2022.
L’exposition Fashion folklore propose un panorama des dialogues entre costume traditionnel et haute couture, depuis la structuration de celle-ci en secteur professionnel dans la deuxième moitié du XIXème siècle jusqu’aux productions les plus contemporaines. Intimement lié aux évolutions de la pensée folkloriste ou de la notion d’exotisme, le sujet est aussi celui de la création artistique pour laquelle les emprunts, formels ou techniques, ne s’encombrent pas toujours d’intentions idéologiques. 

Tout en proposant une lecture historique et contextualisée des modèles exposés, l’exposition met l’accent sur les processus créatifs déployés par les couturiers dans une approche volontairement formaliste. Ce sera l’occasion de revenir sur des enjeux de définition complexes, propres à l’histoire du costume. Tantôt « régional », « traditionnel » ou « folklorique », celui-ci pourra être présenté dans toutes ses complexités terminologiques comme dans la diversité de ses usages et de ses fonctions, diversité bien souvent occultée par l’histoire des représentations. 

Au coeur du projet d’exposition se trouvent les collections textiles du Mucem, ainsi que les nombreux fonds iconographiques portant sur le costume et ses représentations. Mises en regard avec des pièces de haute couture, ces collections témoignent des continuités qui irriguent l’histoire de la mode comme de la porosité des frontières entre créations artistiques et cultures populaires. Au nouveau regard que la création contemporaine permet de poser sur les costumes répond la profondeur historique que ceux-ci offrent aux œuvres des couturiers, dans un dialogue fructueux entre patrimoine et contemporain. 

Marit Ilison 
Cape n°5, collection Longing For Sleep, Estonie, 2013 
Couverture d’enfant vintage, laine jacquard, perles cristal 
© Courtoisie de Marit Ilison ; photo Maiken Staak

Givenchy par Riccardo Tisci
Givenchy par Riccardo Tisci 
Robe longue, chapeau et sandales, 
collection haute couture printemps-été 2011, passage no 1. 
Robe : tulle stretch rebrodé, paillettes, tubes de verre, zip ; 
chapeau : fibre de verre laquée ; 
sandales : broderies de roues en métal cuivré. 
Givenchy Patrimoine, Paris. 2011_SS_HC_RT_W_0000001.
© Courtoisie de Givenchy ; photo : Willy Vanderperre

Victor Weinsanto
Victor Weinsanto
Sans titre, Alsace, 2021.
Crin
Weinsanto, Paris
© Courtoisie de Weinsanto

« Fashion Folklore » présente près de 300 pièces issues des fonds du Mucem et de collections françaises et étrangères : Palais Galliera, musée des Arts décoratifs de Paris ; Musée de Quimper ; Musée Yves Saint Laurent – Paris ; Musée de la Mode de Marseille ; Musée municipal de Bucarest. Les plus grands couturiers et maisons de haute couture sont présents : Balenciaga, Gabrielle Chanel, Chloé, Dior, John Galliano, Jean Paul Gaultier, Philippe Guilet, Hermès, Simon Porte Jacquemus, Pascal Jaouen, Kenzo Takada, Christian Lacroix, Karl Lagerfeld, Jeanne Lanvin, Givenchy par Alexander McQueen, Martin Margiela, Val Piriou, Paul Poiret, Yves Saint Laurent, Paco Rabanne, Elsa Schiaparelli, Franck Sorbier, Givenchy par Riccardo Tisci, Valentino, Giambattista Valli, Dries Van Noten, Victor and Rolf, Clare Waigth Keller, Victor Weisanto, Bernard Wilhelm.

Commissariat

Marie-Charlotte Calafat, conservatrice du patrimoine, responsable du département des collections et des ressources documentaires du Mucem
Aurélie Samuel, conservatrice du patrimoine, commissaire indépendante

MUCEM, Marseille
Mucem J4, Niveau 2 (1200 m2)

06/11/23

Paul Kooiker @ Paris Photo 2023 - Exposition présentée par la galerie Tegenboschvanvreden, Amsterdam

Paul Kooiker
Tegenboschvanvreden
Paris Photo 2023 
9 - 12 Novembre 2023 

Les photos récentes de Paul Kooiker (né en 1964) se situent à l'intersection de la mode et de l’art. L’intemporalité caractérise son travail. 
« Paul Kooiker exagère souvent la forme des corps à l'extrême. Utilisant des extensions corporelles artificielles, des perruques, ainsi que la lumière, l'ombre et la fragmentation, il crée un langage visuel unique dont la nuance surréaliste rappelle les icônes de la photographie et de l'histoire de l'art. Des thèmes sociaux tels que la diversité, body positivity ou la fétichisation des corps, que le monde de la mode reprend, se traduisent également dans la production d'images de Paul Kooiker. Entre les créations queer et avant-gardistes des designers et le regard nostalgiquement anarchique de ses photographies, se dégage une puissance effective typique de Paul Kooiker. » - Thomas Seelig
La présentation à Paris Photo 2023 rassemble une variété d'images de ses commandes de mode pour créer une installation qui fonctionne comme un palais miroir.

TEGENBOSCHVANVREDEN 
Bloemgracht 57, 1016 KE Amsterdam
www.tegenboschvanvreden.com

PARIS PHOTO 2023
Grand Palais Ephémère
www.parisphoto.com

24/10/22

Livre de photographies de Kiki Xue, Potraits - Éditions Skira - Essai et entretien par Denise Wendel-Poray

Livre de photographies de Kiki Xue, Portraits
Éditions Skira - Parution Novembre 2022

Kiki Xue
Kiki Xue
, Portraits
© Éditions Skira 2022

KIKI XUE est né en 1986 en Chine dans la province du Sichuan. Il vit et travaille à Paris. Alors étudiant en mathématiques, c’est par hasard qu’il s’est tourné vers la photographie en collectionnant les livres des « grands maîtres de la photo » avant d’apprendre les techniques de la photographie. Depuis 2010, il s’est imposé comme l’une des principales figures émergentes de la photographie de mode. Il a notamment remporté le prix PhotoVogue à Milan et collabore avec les magazines Vogue et L’Officiel en Italie, ainsi qu’avec Harper’s Bazaar en Chine.
« Je travaille comme un réalisateur de film : je pense mon script avant ma création. Mais je suis à la fois réalisateur et scénariste », explique Kiki Xue. Également peintre, Kiki Xue est très sensible à l’art de la Renaissance. « J’apprécie ses couleurs vives, ses effets de profondeurs et de jeu d’ombres, et les lumières de ces chefs-d’œuvre (…) J’expérimente d’ailleurs des combinaisons de couleurs en peinture, pour pouvoir un jour les utiliser en photographie ». 
Dans ses décors picturaux, ses modèles – souvent des femmes – évoluent, « sensibles, et pleins d’émotion ». Son art mêle noblesse et modernité dans une interrogation sur la beauté à travers ses multiples formes temporelles, culturelles et ethniques, ou à travers ses troubles, ce qui l’a amené, dans ses nouvelles séries, à s’extraire de la mode pour se diriger vers l'art contemporain. 

Ainsi, ses photographies révèlent-t-elle un travail de composition, de mise en scène et d’attention au détail. Loin de considérer la photographie de mode comme une pratique mineure, l’artiste y puise inspiration et stimulation pour créer en parallèle de véritables tirages d’art. Ses séries se concentrent autour du nu, du portrait et du costume traditionnel auxquels s’ajoutent un intérêt croissant pour les fleurs. 

Cet ouvrage, qui comprend un essai approfondi de Denise Wendel-Poray et un entretien entre l'autrice et l’artiste, se propose d’explorer la pratique de Kiki Xue dont la connaissance de l’art et de son histoire infuse l'œuvre. 

Édition trilingue en français, en anglais et en chinois - Reliée -
25 x 32 cm - 160 pages - 63 illustrations - ISBN 978-2-37074-197-4
Parution novembre 2022

22/11/21

Exposition Vogue Paris @ Palais Galliera, Paris - Les 100 ans du magazine, 1920-2020

Vogue Paris, 1920-2020
Palais Galliera, Paris
Jusqu'au 30 janvier 2022

Catherine Deneuve par David Bailey
Catherine Deneuve par David Bailey 
Vogue Paris 1966 
© David Bailey 

Le Palais Galliera présente une exposition d’envergure inédite qui célèbre les 100 ans du magazine Vogue Paris.

Fondé par Condé Nast en 1920, Vogue Paris est aujourd’hui le plus ancien des magazines de mode français toujours publié, et le seul titre du groupe à porter le nom d’une ville et non celui d’un pays. Capitale de la mode, Paris y est figurée comme le coeur de la vie culturelle et artistique et la Parisienne y incarne la femme Vogue.

Miroir de son époque, défenseur de la création, Vogue Paris est un acteur majeur de la mode, questionnant les notions de goût, de beauté et d’élégance. L’exposition témoigne de la capacité de création, d’adaptation et d’anticipation qui, pendant 100 ans, a caractérisé le magazine.Vogue Paris 1920-2020 retrace l’histoire du magazine à travers les rédactrices et rédacteurs en chef qui l’ont façonné par leurs choix éditoriaux et artistiques, de Michel de Brunhoff à Emmanuelle Alt, en passant par Edmonde Charles-Roux, Francine Crescent et Carine Roitfeld. Leur personnalité, la durée de leur collaboration, leur engagement, font la spécificité et la cohérence de Vogue Paris.

L’exposition met en lumière le talent des grands illustrateurs, et particulièrement des photographes, que Vogue Paris a promus : Hoyningen-Huene, Horst, Bourdin, Klein, Newton, Watson, Lindbergh, Testino, Inez & Vinoodh… y ont réalisé leurs plus belles pages. 

Au sein du parcours chronologique, plusieurs focus rendent hommage aux complices fidèles du magazine. L’exposition évoque les collaborations exceptionnelles avec de grands couturiers, Yves Saint Laurent d’une part et Karl Lagerfeld d’autre part, que Vogue Paris a soutenus tout au long de leur carrière. La femme Vogue est ici incarnée par Catherine Deneuve et Kate Moss, qui ont posé pour le plus grand nombre de couvertures.

Vogue Paris 1920-2020 rassemble près de 400 œuvres issues principalement des archives du magazine – photographies, illustrations, magazines, documents, films – ainsi qu’une quinzaine de modèles de haute couture et de prêt-à-porter.

COMMISSARIAT
Sylvie Lécallier, chargée de la collection photographique du Palais Galliera,
assistée de Juliette Chaussat
CONSEIL SCIENTIFIQUE
Marlène Van de Casteele, historienne en art contemporain
et Alice Morin, chercheuse en histoire des médias
DIRECTION ARTISTIQUE
Adrien Rovero

Vogue Paris, 1920-2020
Vogue Paris 1920-2020
Sous la direction de Sylvie Lécallier
Conception graphique : Lisa Sturacci
Textes de : Jérôme Gautier, Sophie Kurkdjian, Sylvie Lécallier, 
Shonagh Marshall, Alice Morin, Alexis Romano et Marlène Van de Casteele
24,5 x 31 cm, Format relié, 324 pages, 300 illustrations
Éditions Paris Musées

PALAIS GALLIERA
MUSÉE DE LA MODE
DE LA VILLE DE PARIS
10 Avenue Pierre Ier de Serbie, 75016 Paris

16/10/21

CinéMode par Jean Paul Gaultier, Cinémathèque française, Paris

CinéMode par Jean Paul Gaultier 
La Cinémathèque française, Paris 
6 octobre 2021 - 16 janvier 2022 

CaixaForum Madrid, 17 février 2022 - 5 juin 2022
CaixaForum Barcelone, 5 juillet 2022 - 23 octobre 2022 
CaixaForum Séville, 24 novembre 2022 - 19 mars 2023
CaixaForum Saragosse, 19 avril 2023 - 20 août 2023
CaixaForum Palma, 21 septembre 2023 - 24 janvier 2024 

CinéMode par Jean Paul Gaultier
CinéMode par Jean Paul Gaultier
à la Cinémathèque française, Paris
Affiche de l'exposition

Jean Paul Gaultier à la Cinémathèque française
Jean Paul Gaultier à la Cinémathèque française 
Photographie © Capucine Henry

Funny Face, Marlene Dietrich, Yves Saint Laurent : certains films, quelques comédiens et couturiers renommés nous rappellent immédiatement ce que le cinéma et la mode ont pu engendrer en termes de collaborations fécondes, de magie, de renouveau des corps et de leurs images. Jean Paul Gaultier fait partie de ces incontournables. Régulièrement, il place ses collections sous le signe du 7e art. Et Dieu créa l'Homme, Le Charme coincé de la bourgeoisie, James Blonde, Sleepy Hollow : leurs titres témoignent d'un mélange de genres, d'humour, de sexualisation, de cinéphilie et de pop culture. Un esprit dans lequel s'est retrouvé Pedro Almodóvar, auquel Jean Paul Gaultier est souvent associé en tant que costumier de cinéma. La pénétration de sa griffe dans l'espace diégétique de cinéastes s'est pourtant opérée à bien d'autres occasions et sous différentes formes : pour la première fois dans Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (1989) de Peter Greenaway, à travers Catherine Deneuve dans Au plus près du paradis (2002) de son amie et réalisatrice Tonie Marshall (1951-2020), à qui l'exposition est dédiée. Mais encore de manière explosive dans Le Cinquième Élément de Luc Besson (1997), où des créatures intergalactiques hors normes font tout particulièrement état de la vision de l'humanité du couturier. Il est peu de dire que les tenues de Jean Paul Gaultier sous-tendent en elles-mêmes tout un univers, incarné sur les podiums par des mannequins aux fortes personnalités et de tout type physique, comme autant de personnages sortant d'une intrigue. À l'instar d'autres couturiers stars des années 1980, le couturier a ainsi transformé le défilé de mode – construit sur un scénario, une orchestration sonore et une scénographie élaborés en un spectacle proprement cinématographique.

Nacho Pinedo
Pedro Almodóvar, Victoria Abril et Jean Paul Gaultier 
sur le tournage de Kika, 1994 
© Nacho Pinedo

William KLein
William Klein
Photographie en coulisses du film
Qui êtes-vous Polly Maggoo ?, 1966
© William Klein/ Films Paris New York

CinéMode par Jean Paul Gaultier : La mode vue par le grand écran

Deux films trouvent une place particulièrement importante dans l'exposition. En tout premier lieu Falbalas, mélodrame de Jacques Becker (1945) dont l’histoire se situe dans l’effervescence d’une maison de couture d’après-guerre. Première école, film séminal par excellence, dont Jean Paul Gaultier transformera les images découvertes à l'âge de 13 ans en créations de mode. « Sans le défilé de Falbalas, je n'aurais jamais fait ce métier », a-t-il souvent répété. Le deuxième long métrage est Qui êtes-vous Polly Maggoo ? (1966) du photographe américain basé en France, William Klein. Regard aigu sur son époque, mise à nu de la téléréalité naissante, satire des délires égocentriques du milieu de la couture alors dominé par le Space Age : personne – du couturier misanthrope à la rédactrice en chef versatile – n'y est épargné. En 1970, Pierre Cardin, connu pour ses créations futuristes unisexes et précurseur de la figure du couturier-vedette, est alors au sommet de sa gloire. Il accueille le jeune Jean Paul Gaultier dans sa maison : c'est sa deuxième école de mode.

Blow-Up de Michelangelo Antonioni (1966), Barbarella de Roger Vadim (1968) et 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick (1968), entre autres, témoignent de ce mouvement utopique à la croisée du design, de la science et de la musique. Bien d'autres films s'amuseront à caricaturer les mannequins frivoles, la presse people ou les riches clientes des premiers rangs du catwalk : certains inoubliables comme The Women de George Cukor (1939), où le défilé de mode surgit comme une pause émerveillée en couleurs dans un film encore en noir et blanc.

CinéMode par Jean Paul Gaultier : Femme fatale, macho man

Loin d'une histoire exhaustive des relations entre la mode et le cinéma – l'exercice eût été difficile – CinéMode par Jean Paul Gaultier est aussi une plongée dans les représentations genrées, sur le grand écran et à travers les vêtements. Défilent ainsi les femmes fatales ultra-féminisées d'Hollywood, telles Mae West et Marilyn Monroe, dans leurs tenues ajustées aux décolletés vertigineux. Mais aussi la star française Brigitte Bardot, maintes fois accusée d'outrages aux bonnes mœurs et à l'avant-garde d'une mode prêt-à-porter simple, jeune et insouciante. Face à elles, les gangsters, cowboys et superhéros s'incarnent dans des virilités conquérantes : profondément macho chez John Wayne, brutalement musculaire chez Sylvester Stallone, plus ingénu chez les premiers interprètes de Superman au célèbre justaucorps. Parmi eux, Marlon Brando fait figure de véritable rupture : avec Un tramway nommé désir (Elia Kazan, 1951), il reste la figure la plus célèbre d'une nouvelle masculinité prolétaire à la fois menaçante et fortement érotisée, déplaisante et désirable. Icône de cinéma, l'acteur influence la mode de la rue masculine des années 1950 et toute une génération de jeunes férus de rock'n'roll qui – pour la première fois dans l'histoire des vêtements – ne s'habillent plus comme leurs parents.

CinéMode par Jean Paul Gaultier : Et tous les autres « freaks »

Sexualiser les corps, féminiser les silhouettes masculines, valoriser les femmes puissantes : tel est le credo du couturier empreint de culture camp anglo-américaine (de Rocky Horror Picture Show à Divine), en phase avec les avant-gardes émergentes et les mouvements d'émancipation. « Quand, en 1976, j'ai présenté ma première collection à Paris, j'ai été considéré comme un iconoclaste, en marge du bon chic parisien. D'ailleurs, seuls les journalistes anglais et japonais ont parlé et écrit de façon positive sur mon défilé. C'est vrai que je n'étais pas d'accord avec le diktat selon lequel les femmes doivent être à tout prix « hyper-féminines » (d'ailleurs ça veut dire quoi, au juste : porter des robes à volants, ou à motifs, avec des fleurs ou des petits oiseaux imprimés ? Pas mon genre !). À Londres, c'était l'inverse, je voyais des femmes aux attitudes rebelles. Il y en avait aussi au Palace, à Paris, mais à Londres, cette excentricité était partout : dans la rue, les allures étaient incroyables, avec un goût appuyé de la différence et toujours le sens de l'humour en plus ». À l'image de la marinière de Querelle (Rainer Werner Fassbinder, 1982), symbole homo-érotique, ou du look androgyne bohème de Jane Birkin, exacerbé dans Je t'aime moi non plus (Serge Gainsbourg, 1976), CinéMode par Jean Gaultier raconte comment les vêtements trouvent une magnifique chambre d'écho dans le cinéma, qui n'a cessé lui-même de briser des tabous. Le tout dans un grand brassage de références, de détournement de codes et de dissolution des frontières.

Texte de Florence Tissot 

Jean Paul Gaultier par Peter Lindbergh
Jean Paul Gaultier par Peter Lindbergh 
© Peter Lindbergh

Commissaire général de l’exposition : Jean Paul Gaultier
Avec la collaboration de Matthieu Orléan et Florence Tissot, commissaires associés

CinéMode par Jean Paul Gaultier
CinéMode par Jean Paul Gaultier
Couverture du catalogue de l’exposition
Coédition Flammarion / La Cinémathèque Française
Sous la direction artistique de Jean Paul Gaultier
et la direction d’ouvrage de Matthieu Orléan et Florence Tissot.
24 x 32 cm et 17,5 x 32, 300 images – 240 pages
Jean Paul Gaultier s’exprime avec impertinence et émotion sur les liens croisés entre la mode et le cinéma et se confie sur les films qui ont inspiré sa vocation de créateur couturier. Le livre réunit également des entretiens avec Pedro Almodóvar, William Klein et Josiane Balasko et des essais inédits de Hannah Morelle, Gérard Lefort, Nicole Foucher, Raphaëlle Stopin et Valerie Steele. Avec une bio-filmographie de Jean Paul Gaultier : « Ma vie en films ».
LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE
51 rue de Bercy, 75012 Paris

A lire également sur ce blogzine :
Jean Paul Gaultier, Grand Palais, Paris, 1er avril - 3 août 2015

04/11/20

Gabrielle Chanel @ Palais Galliera, Paris - Manifeste de mode

Gabrielle Chanel : Manifeste de mode
Palais Galliera, Paris
Jusqu'au 14 mars 2021


GABRIELLE CHANEL
A gauche : Robe, automne-hiver 1964-1965
Paris, Palais Galliera
A droite : Robe, printemps-été 1960
Paris, Patrimoine de CHANEL
© Julien T. Hamon

A la faveur de sa réouverture après des travaux d’extension, le Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, présente la première rétrospective à Paris d’une couturière hors normes : GABRIELLE CHANEL (1883-1971).

Dans ces années où Paul Poiret domine la mode féminine, Gabrielle Chanel, va dès 1912, à Deauville, puis à Biarritz et Paris, révolutionner le monde de la couture, imprimer sur le corps de ses contemporaines un véritable manifeste de mode.

Chronologique, la première partie évoque ses débuts avec quelques pièces emblématiques dont la fameuse marinière en jersey de 1916 ; elle invite à suivre l’évolution du style de Chanel à l’allure chic : des petites robes noires et modèles sport des Années folles jusqu’aux robes sophistiquées des années 30. Une salle est consacrée au N°5 créé en 1921, quintessence de l’esprit de « Coco » Chanel.

En regard du parcours articulé en dix chapitres, dix portraits photographiques de Gabrielle Chanel ponctuent la scénographie et affirment combien la couturière a incarné sa marque. Puis vient la guerre, la fermeture de la maison de couture ; seule subsiste à Paris au 31, rue Cambon la vente des parfums et des accessoires. Viennent ensuite Christian Dior et le New Look, ce style corseté qu’elle conteste ; Gabrielle Chanel réagit avec son retour à la couture en 1954 et, à contre-courant, réaffirme son manifeste de mode.

Thématique, la seconde partie de l’exposition invite à décrypter ses codes vestimentaires : tailleur en tweed gansé, escarpin bicolore, sac matelassé 2.55, couleurs noir et beige bien sûr, mais aussi rouge, blanc et or... sans oublier les bijoux fantaisie et de haute joaillerie indispensables à la silhouette de Chanel.

Gabrielle Chanel. Manifeste de mode occupe une surface de près de 1 500 m2 – dont les nouvelles galeries ouvertes en rez-de-jardin. Sur un parcours jalonné de plus de 350 pièces issues des collections de Galliera, du Patrimoine de CHANEL, de musées internationaux – le Victoria & Albert Museum de Londres, le De Young Museum de San Francisco, le Museo de la Moda de Santiago du Chili, le MoMu d’Anvers... - et de collections particulières, cette exposition est une invitation à découvrir un univers et un style intemporels.

PALAIS GALLIERA
Musée de la Mode de la Ville de Paris
10 av. Pierre Ier de Serbie, 75016 Paris 

08/03/15

Jeanne Lanvin, Palais Galliera. Musée de la Mode de la Ville de Paris

Jeanne Lanvin
Palais Galliera, Paris
8 mars - 23 août 2015

Le Palais Galliera, en étroite collaboration avec Alber Elbaz, directeur artistique de Lanvin, célèbre la plus ancienne maison de couture française encore en activité. Consacrée à Jeanne Lanvin (1867-1946), cette première exposition parisienne réunit, en une centaine de modèles, les fonds exceptionnels du Palais Galliera et du Patrimoine Lanvin.

Jeanne Lanvin, manteau, 1937
© Patrimoine Lanvin. Photo © Katerina Jebb

Mademoiselle Jeanne débute comme modiste en 1885. Dès 1889, elle ouvre une boutique « Lanvin (Melle Jeanne) Modes » au 16 rue Boissy d’Anglas, avant d’obtenir son pas de porte en 1893 au 22 rue du Faubourg Saint-Honoré. En 1897 sa fille unique, Marguerite, naît et devient sa première source d’inspiration, sa muse... La modiste entrevoit soudain un nouvel horizon en 1908 : le vêtement d’enfant. Elle crée, l’année suivante, un département jeune fille et femme. Jeanne Lanvin adhère alors au Syndicat de la couture et entre dans le monde très fermé des « Maisons de couture ». Suivent les départements mariée, lingerie, fourrure et dès le début des années 1920, ouvrent les départements décoration et sport... En 1926, la femme d’affaires part à l’assaut de la mode masculine. Elle ouvre aussi des succursales à Deauville, Biarritz, Barcelone, Buenos-Aires, Cannes, Le Touquet… Le bleu Quattrocento ravi à Fra Angelico devient sa couleur fétiche... Pour célébrer les trente ans de sa fille, elle compose Arpège en 1927, le plus grand des parfums Lanvin. Le logo de la maison dessiné par Paul Iribe, représentant la couturière et Marguerite, est apposé sur le flacon boule réalisé par Armand Albert Rateau. C’est ce même logo qui continue d’accompagner les créations Lanvin aujourd’hui.

Carnets de voyages, échantillons de tissus ethniques, bibliothèque d’art, Jeanne Lanvin n’aura de cesse de cultiver sa curiosité pour créer ses tissus, motifs et couleurs exclusifs. Jeanne Lanvin, c’est l’art de la matière et de la transparence, des broderies, surpiqûres, entrecroisés, spirales, découpes : la virtuosité du savoir-faire. C’est un parfait classicisme à la française avec des robes de style très XVIIIe buste affiné, taille basse, jupe gonflée dialoguant avec la ligne « tube » de l’Art déco, ses géométries en noir et blanc, ses profusions de rubans, cristaux, perles, fils de soie...

Travail, intuition, compréhension du monde moderne, le succès de cette femme discrète au destin exceptionnel est au rendez-vous. Alber Elbaz et le Palais Galliera vous invitent à rencontrer cette grande dame de la couture : Jeanne Lanvin.

Exposition réalisée avec le soutien de Swarovski

Palais Galliera. Musée de la Mode de la Ville de Paris
www.palaisgalliera.paris.fr

31/01/15

Expo Jean Paul Gaultier, Grand Palais, Paris

Jean Paul Gaultier 
Grand Palais, Paris
1er avril - 3 août 2015

Cette première grande exposition consacrée au couturier français Jean Paul Gaultier, a déjà conquis près d’un million et demi de visiteurs depuis Montréal, où elle a été créée en 2011, Dallas, San Francisco, Madrid, Rotterdam, Stockholm, New York, Londres et jusqu’à Melbourne. Pour sa dixième étape, l’exposition s’enrichit d’installations spécialement conçues pour Paris. 

William Baker, Kylie Minogue, X Tour 2009, 
modèle “Immaculata”, robe en filet brodé à grands motifs en lin découpés blancs, 
collection Les Vierges, Haute couture printemps-été 2007 
© Roc Nation / Kylie Minogue

Jean Paul Gaultier débute avec le prêt-à-porter en 1976 avant de fonder sa maison de haute couture en 1997. Surnommé « l’enfant terrible de la mode » par la presse dès ses premiers défilés dans les années 1970, il est incontestablement l’un des créateurs les plus importants de ces dernières décennies.

Sa mode avant-gardiste a saisi très tôt les préoccupations et les enjeux d’une société multiculturelle, bousculant avec humour les codes sociologiques et esthétiques établis. Au-delà de la virtuosité technique résultant de l’exceptionnel savoir-faire des différents métiers de la haute couture, d’une imagination débridée et de collaborations artistiques historiques, il offre une vision ouverte de la société, un monde de folie, de sensibilité, de drôlerie et d’impertinence où chacun peut s’affirmer comme il est, un monde sans discrimination, une « couture fusion » unique. Il y a chez Jean Paul Gaultier une vraie générosité et un message social très fort, sous couvert d’humour et de légèreté.

Curieux de toutes les cultures et contre-cultures, Jean Paul Gaultier s’empare de l’air du temps, revendique le droit à la différence, concevant ainsi une nouvelle manière de faire et de porter la mode : détournements, métamorphoses, transgressions, réinterprétations. Il efface les frontières entre les cultures, mais aussi entre les sexes : il crée une nouvelle androgynie ou s’amuse au contraire à renverser les codes d’une mode hypersexualisée.

L’exposition – que le couturier considère comme une création à part entière et non simplement comme une rétrospective – rassemble 175 ensembles accessoirisés essentiellement de haute couture, mais aussi de prêt-à-porter créées entre 1976 et 2014. La star de la coiffure Odile Gilbert (Atelier 68) a inventé spécialement pour chaque mannequin des créations en cheveux. De nombreux objets et documents d’archives sont également révélés au public pour la première fois. Croquis, costumes de scène, extraits de films, de défilés, de concerts, de vidéoclips, de spectacles de danse, et même d’émissions télévisées illustrent ses collaborations artistiques les plus emblématiques : cinéma (Pedro Almodóvar, Peter Greenaway, Luc Besson, Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet), danse contemporaine (Angelin Preljocaj, Régine Chopinot, Maurice Béjart), sans oublier le monde de la variété française (Yvette Horner, Mylène Farmer…) et la pop internationale (Madonna, Kylie Minogue…). Une place importante sera également accordée à la photographie de mode grâce aux prêts de tirages souvent inédits de photographes et d’artistes contemporains renommés (Andy Warhol, Cindy Sherman, Peter Lindbergh, David LaChapelle, Richard Avedon, Mario Testino, Steven Meisel, Steven Klein, Pierre et Gilles, Paolo Roversi, Robert Doisneau…).

Cette exposition multimédia célèbre l’audace et l’invention de sa mode avant-gardiste et explore ses sources d’inspiration, aussi éclectiques qu’impertinentes, au travers d’un parcours thématique en sept sections, traçant l’itinéraire imaginaire du couturier qui puise son inspiration depuis le pavé parisien jusqu’à l’univers de la science-fiction : Le Salon, avec la collaboration exceptionnelle du designer hollandais Jurgen Bey et son atelier Makkink & Bey (Rotterdam) ; L’Odyssée ; Punk Cancan ; Les Muses, avec une installation immersive créée pour le Grand Palais par le Studio Moment Factory (Montréal) dans laquelle chaque visiteur sera « Gaultiérisé » ; À fleur de peau ; Metropolis et Jungle urbaine, avec une installation vidéo créée spécialement pour cette étape parisienne par les artistes français Lucie & Simon.

L’exposition bénéficie en outre du talent de nombreux artistes et experts de renom. La scénographie originale conçue par l’agence parisienne d’architectes-scénographes Projectiles et adaptée à Paris par Sandra Gagné du Musée des beaux-arts de Montréal, met en scène les tenues du couturier ainsi que les tirages et extraits audiovisuels illustrant les fructueuses collaborations artistiques de Jean Paul Gaultier. La compagnie avant-gardiste théâtrale montréalaise UBU dirigée par Denis Marleau et Stéphanie Jasmin a collaboré à l’élaboration d’une création audiovisuelle à part entière, en animant les visages d’une trentaine de mannequins de Jolicoeur International grâce à une projection, ponctuant le parcours de leurs présences aussi poétiques que ludiques. Plusieurs personnalités, dont Jean Paul Gaultier, les mannequins Ève Salvail et Francisco Randez, la chanteuse et réalisatrice Melissa Auf der Maur (Smashing Pumpkins et Hole), la soprano Suzie Leblanc, ont accepté de prêter leur visage et parfois leur voix pour la réalisation de ce projet unique, la dixième étape de la tournée de l’exposition avec une édition spéciale pour Paris.

Exposition réalisée par le Musée des beaux-arts de Montréal avec la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, et la collaboration de la Maison Jean Paul Gaultier, Paris. 

Commissaire de l’exposition : Thierry-Maxime Loriot

Informations et réservations :

06/07/14

Les années 50, La mode en France, 1947-1957, Palais Galliera, Paris

Les années 50, La mode en France, 1947-1957
Palais Galliera, Paris
12 juillet - 2 novembre 2014

Guêpières, jupons, jupes à corolle, escarpins pointus, imprimés fleuris ou rayés de couleurs vives, tailleurs à jupe « crayon » et taille de guêpe, robes bustiers-fourreaux, robes de cocktail, broderies rocailles de cristaux : telle est la couture des années 1950. A la même époque, une mode décontractée – pulls moulants, pantalon corsaires et jeans – est portée par la génération du baby-boom.

Début 1947, Christian Dior lance la première collection de sa maison de couture. Il jette aux orties l’image de la « femme-soldat à la carrure de boxeur » : la guerre est finie ! Apparaissent, chics et féminines, les femmes fleurs à la poitrine marquée, à la taille soulignée et au ventre creusé, aux hanches arrondies et à la jupe ample… Aussitôt, Carmel Snow, rédactrice en chef de Harper’s Bazaar, baptise cette collection « New Look ». Cette silhouette « sablier » si généreuse en tissu fait scandale en même temps qu’elle connaît un succès fulgurant et devient emblématique de la décennie.

D’autres styles concurrents sont tout aussi remarquables : la ligne Balenciaga, dite « tonneau », au volume s’évasant dans le dos et autour de la taille ou encore, à l’opposé du New Look, la ligne Chanel au tailleur droit et strict qui crée la rupture dès 1954.

Ces années 1950 sont décisives pour la haute couture française qui, fragilisée depuis la crise de 1929 et la guerre, renaît pour devenir éternelle… Il suffit d’égrener le chapelet mythique des noms de maisons parisiennes devenues « patrimoine national » : Jacques Heim, Chanel, Schiaparelli, Balenciaga, Jacques Fath pour les plus anciennes ; Pierre Balmain, Christian Dior, Jacques Griffe, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin nouvellement apparues... Paradoxalement, cette puissance de la mode française repose autant sur le prestige de ces noms synonymes de luxe, d’élégance et d’innovation que sur la capacité de la profession à se convertir au révolutionnaire prêt-à-porter. Dès 1950, « Les Couturiers Associés » – Jacques Fath, Robert Piguet, Paquin, Carven et Jean Dessès – fondent la première société spécialisée dans la diffusion sous licence de prêt-à-porter de couturiers.

Issues des collections du Palais Galliera, griffées des plus célèbres couturiers ou de maisons aujourd'hui tombées dans l'oubli (Jean Dessès, Madeleine Vramant, Lola Prusac), les pièces exceptionnelles de cette exposition retracent, en quelque 100 modèles et accessoires, l'évolution de la silhouette de 1947 à 1957, de la naissance du New Look à la disparition de Christian Dior et l’avènement d’Yves Saint Laurent.

Dans les années 1950, couture et prêt-à-porter sont non seulement l’un des premiers secteurs économiques en France mais aussi un laboratoire de la mode. C’est l’âge d’or de la haute couture et Paris regagne son titre de capitale mondiale de la mode.

Commissariat de l'exposition :
Olivier Saillard, directeur du Palais Galliera
Alexandra Bosc, conservateur du patrimoine

PALAIS GALLIERA
MUSÉE DE LA MODE DE LA VILLE DE PARIS
10 avenue Pierre Ier de Serbie, 75016 Paris

24/06/13

Expo Folie Textile, Palais de Compiègne - Mode et décoration sous le Second Empire

Folie textile, Mode et décoration sous le Second Empire
Musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne
Jusqu'au 14 octobre 2013

« Visite » de la princesse Mathilde (détail), 1869, Second Empire
Soie brodée, laine
Musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne
© Palais de Compiègne, Marc Poirier

Dans la décoration comme dans la mode, le textile a connu un remarquable engouement sous le Second Empire (1852-1870), encouragé tant par les fastes de la cour de Napoléon III et Eugénie que par le développement sans précédent de l'industrie. Tandis que les robes à crinoline requièrent des mètres de tissu et des accessoires toujours plus nombreux, la décoration intérieure des palais impériaux ou des hôtels particuliers fait elle aussi la part belle aux textiles, qui tapissent les murs et le mobilier comme en attestent les photographies de l'époque. Le textile devient symbole de richesse et de confort... Cette surenchère, portée par les innovations techniques et les premiers grands magasins, est telle que l'on peut parler d'une véritable « folie » textile. L'exposition du Palais de Compiègne se propose d'explorer l'originale profusion de ces textiles du Second Empire, et met en regard de façon inédite les correspondances entre textile d'habillement et textile d'ameublement.

Manufacture Thierry-Mieg & Cie
Robe d’intérieur imprimée, à motif cachemire et fond violet, vers 1865
Laine, sergé imprimé à la planche à dispositions
Mulhouse, Musée de l’Impression sur Etoffes
© Musée de l'Impression sur Etoffes / Photo David Soyer

Manufacture Thierry-Mieg & Cie
Echantillon avec oiseaux, coraux, coquillages et flore
Coton, toile imprimée à la planche
Mulhouse, Musée de l’Impression sur Etoffes
© Musée de l'Impression sur Etoffes / Photo David Soyer

Alors que le Second Empire voit la création des premiers colorants artificiels et la diffusion de l'impression sur étoffe, l'exposition s'attache à faire découvrir les couleurs et les motifs à la mode : fleurs, rayures et ornements orientalistes envahissent le textile. Une évocation des ateliers du tapissier et de la couturière présente les étapes de mise en forme des textiles et leurs indispensables accessoires (passementeries, dentelles, broderies et rubans...). Le visiteur peut aussi découvrir les multiples applications du textile dans la vie des contemporains de la haute société du Second Empire, à travers une série de panoramas mettant en scène les textiles dans la diversité de leurs usages : reconstitution d'un appartement d'un invité de la cour, évocation de la chambre de l'impératrice Eugénie à l'Elysée, autour de son lit somptueux, présenté pour la première fois depuis sa restauration.

Robe du soir, vers 1860
Soie, reps de soie, taffetas imprimé sur chaîne
Château-Chinon, musée du costume
© Conseil Général de la Nièvre

Grand frères (Lyon, 1807-1869)
Rideau d’inspiration chinoise pour l’hôtel de la marquise de Païva, 1865
Soie, satin Rose de Chine, doublé avec bordure brochée à dessin chinois, 293 x 158 cm
Paris, Tassinari et Chatel
© Photo Carole Damour pour Tassinari et Chatel

L'exposition Folie textile, Mode et décoration sous le Second Empire présente près de deux cents œuvres, vêtements, textiles d'ameublement mais aussi peintures, aquarelles et photographies montrant l'attention accordée par les artistes à la représentation du textile. Les visiteurs peuvent découvrir la fascinante collection de vêtements liés à l'impératrice Eugénie et à la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, que le Palais de Compiègne n'expose qu'exceptionnellement pour des raisons de conservation. La création textile du Second Empire est abordée dans toute sa variété et son extraordinaire qualité, grâce aux prêts remarquables consentis notamment par le Musée de l'Impression sur Etoffes de Mulhouse, partenaire de l'exposition, le musée des Tissus de Lyon, le Mobilier national, le château de Fontainebleau, le musée du costume de Château-Chinon, les Arts Décoratifs, Galliera - musée de la Mode de la Ville de Paris, ainsi que les maisons Prelle et Tassinari & Chatel.

L’exposition Folie textile, Mode et décoration sous le Second Empire est organisée par les musées nationaux du Palais de Compiègne et le Musée de l'Impression sur Etoffes de Mulhouse.

Commissariat général : Emmanuel Starcky, directeur des musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne et de Blérancourt, et Isabelle Dubois-Brinkmann, conservatrice au musée de l'Impression sur 
Etoffes de Mulhouse.
Commissaires de l'exposition: Brigitte Hedel-Samson, conservateur en chef, Laure Chabanne et Marie-Amélie Tharaud conservateurs du patrimoine, aux musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne

Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 18 h (dernière admission à 17 h15). 

Catalogue de l’exposition Folie textile, Mode et décoration sous le Second Empire
22 x 28 cm, 144 pages, 180 illustrations, broché
Editions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2013

Sommaire : Introduction, Emmanuel Starcky, Isabelle Dubois-Brinkmann ; Thèmes et motifs des textiles, Isabelle Dubois-Brinkmann ; Du fabricant à l’artiste : la soierie lyonnaise, Maximilien Durand ; L’impression des étoffes, Anne-Rose Bringel ; L’industrie du textile imprimé, Isabelle Dubois-Brinkmann ; Chez la couturière, Françoise Tétart-Vittu ; Luxe, mode et fantaisie. Le textile dans le décor intérieur, Laure Chabanne ; Les textiles des appartements impériaux du palais de Compiègne, Marc Desti ; Le lit à colonnes des appartements de l’impératrice Eugénie au palais de l’Elysée, Laure Chabanne ; L’utilisation des tissus dans l’ameublement des résidences impériales. L’exemple du palais de Fontainebleau, Vincent Cochet ; Les appartements d’invités 33 et 34 du palais impérial de Compiègne, Marc Desti ; S’habiller à la cour, les règles de l’apparence, Marie-Amélie Tharaud ; glossaire ; bibliographie.

Auteurs : Emmanuel Starcky, Directeur des musées et domaine nationaux du palais de Compiègne et de Blérancourt, Isabelle Dubois-Brinkmann, Conservateur au Musée de l’Impression sur Etoffes, Mulhouse, Maximilien Durand, Directeur du Musée des Tissus, Lyon, Anne-Rose Bringel, Restaurateur au Musée de l’Impression sur Etoffes, Mulhouse, Françoise Tétart-Vittu, Historienne de la mode, Laure Chabanne, Conservateur au palais de Compiègne, Vincent Cochet, Conservateur au Château de Fontainebleau, Marc Desti, Conservateur au palais de Compiègne, Marie-Amélie Tharaud, Conservateur au palais de Compiègne.

Du 8 novembre 2013 au 12 octobre 2014, le Musée de l’Impression sur Etoffes de Mulhouse propose une autre version de l’exposition Folie textile. Mode et décoration sous le Second Empire. Elle montre la fabrique de l'Histoire à travers le mouchoir et la toile à personnages rouennais : outre les portraits des souverains, la guerre de Crimée comme la campagne d'Italie, les Expositions universelles comme les travaux haussmanniens contribuent à la mise en scène de l'empire. Par ailleurs, cette deuxième exposition souligne l'importance des productions textiles du Haut Rhin : les « meubles riches », tissus d'ameublement haut de gamme souvent imprimés encore à la main, comme les tissus pour robes connaissent un succès fulgurant auprès d'une classe moyenne désireuse de posséder l'illusion du luxe. Une série de robes d'intérieur en laine à motifs cachemires reflète l'opulence des tenues d'intérieur.

Musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne
Place du Général de Gaulle 
60200 - Compiègne

18/01/11

Prix Première Vision au Festival d’Hyères 2011

Un Prix Première Vision au Festival d’Hyères 2011

Il y aura désormais un Prix Première Vision au Festival d’Hyères. A partir de l'édition 2011, le Premier Salon mondial des tissus d'habillement donne son nom à l'un des deux prix attribués lors du Concours Mode du célèbre Festival International de Mode & de Photographie à Hyères. 
       
Dans le cadre du salon, Première Vision porte depuis toujours une attention particulière aux jeunes talents, aux marques émergentes, essentielles au renouvellement de la mode. Le partenariat avec le Festival d’Hyères s'inscrit  dans cette démarche de soutien à ceux  qui feront la mode de demain. Première Vision, dont la vocation est de favoriser les contacts entre les acteurs de la filière la plus créative, entend s’engager pleinement dans cette opération. Le Prix Première Vision sera accompagné, en amont, par un accueil particulier des 10 finalistes sur le salon de février (8-10 février 2011) et, en aval, par une collaboration avec le lauréat du Prix dont le travail sera mis en valeur sur le salon de septembre (20-22 septembre 2011). 

Au-delà de Première Vision, le lauréat bénéficiera  de l’extraordinaire plateforme que représente Première Vision Pluriel. Ainsi, pour les accessoires, aujourd’hui essentiels dans les collections de mode, des contacts privilégiés pourront être noués avec les exposants de ModAmont. 

Créé en 1986 par Jean-Pierre Blanc, qui en est le directeur, le Festival International de Mode & de Photographie à Hyères a pour vocation de promouvoir la jeune création dans les domaines de la mode et de la photographie.  

Chaque année, le Festival permet de découvrir dix stylistes de mode et autant de photographes, sélectionnés pour les deux concours par un jury prestigieux de professionnels internationaux. Du concours Mode sont issus des talents aujourd'hui confirmés, dont Viktor & Rolf, Gaspard Yurkievich, Sébastien Meunier, Christian Wijnants, Alexandre Matthieu, Stéphanie Coudert, Richard René, Swash, C Neeon, Matthew Cunnington, Romain Kremer, Felipe Oliveira Baptista... 

Le Festival d’Hyères est organisé dans le cadre de  la Villa Noailles, construite dans les années vingt par Robert Mallet-Stevens. Chaque année, parallèlement aux concours, il présente des rencontres et expositions explorant la perméabilité entre photographie, mode, design et architecture. 

Le Festival d’Hyères 2011 (26e édition) aura lieu du 29 avril au 2 mai.