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03/01/11

Exposition La foret de mon reve, Galerie d’art du Conseil general des Bouches-du-Rhone, Aix-en-Provence

La forêt de mon rêve
Galerie d’art du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence
Jusqu'au 28 février 2011

Olaf Breuning OLAF BREUNING
Cat, 2002, 122x155cm
Courtesy et © Olaf Breuning

Le conte merveilleux a produit au fil du temps un ensemble de textes et d'images riches de figures récurrentes que chacun convoque dès que se prononcent les mots « Il était une fois ». 

Personnages inquiétants, forêts enchantées, animaux imaginaires... les protagonistes de nombre de ces récits parfois cruels sont unis par une seule et même histoire que l'on pourrait résumer ainsi : Il était une fois un enfant qui partait à la rencontre d'un monde inconnu et merveilleux. Emblématique bien que plus récent que la plupart des contes traditionnels, Alice au Pays des merveilles aborde ce renversement du réel sous un angle nouveau : le rêve.

Janaina Tschape JANAINA TSCHAPE
Pendulus Somnis, 2005
Glossy C-print, 103,5 x 153,5 cm, Edition 3/6
Courtesy Galerie Xippas, Paris

C'est bien dans un rêve enchanteur et curieux que cette exposition cherche à perdre le spectateur. Un choix d'illustrations, dessins, films, photographies, sons, objets... représentations de cette rencontre avec l'étrange, accompagne chacun dans un parcours imaginé pour tous les publics au sein d'oeuvres d’art moderne et contemporain.

Cette exposition qui a débutée le 29 octobre 2010 se situe dans le cadre de l’année de programmation consacrée au monde de l’enfance par la Galerie d’art du Conseil général des Bouches-du-Rhône. Celle-ci a invité Nathalie Guimard et Vincent Tuset-Anrès, directeurs de Fotokino, à assurer le commissariat de l’exposition La Forêt de mon rêve. Cette exposition est associée à la manifestation que propose Fotokino chaque année, Laterna magica (25 novembre - 24 décembre 2010). Nous reproduisons ci-dessous le texte de présentation de cette exposition par les deux commissaires qui l’ont organisée.

Tim Walker, Pastel Cats TIM WALKER
Pastel Cats, 1998
Photographie couleur, 83 x 70 cm
Courtesy Michael Hoppen Contemporary, London

“ D’abord, une constatation s’impose. La Forêt de mon rêve est des plus touffues. En dessinant les premiers contours de cette exposition, notre désir fût d’y évoquer le conte populaire et ses multiples affluents : récit fantastique, conte de fées, märchen... Point n’était question d’en entreprendre une nouvelle définition au regard des pratiques contemporaines, ni d’établir un corpus théorique qui serait venu se rajouter aux nombreuses analyses qui abondent en la matière. Mais plutôt d’en offrir une vision sensible et originale, nourrie d’une grande diversité de pratiques artistiques, de la photographie au dessin, en passant par la littérature, la sculpture et le cinéma. Il s’agissait aussi d’inventer cette exposition comme l’on inventerait une histoire. Voici comment ce récit débute : « Une jeune fille sur un chemin, celui de tous le jours. Une cabane au loin, à l’orée de la forêt. La jeune fille s’en approche, et s’y perd. »

Hansel et Gretel, Alice au pays des merveilles, Le Petit Poucet, Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge... furent les premières références qui nous guidèrent. Des contes populaires qui ont inventé, en un sens, ces moments qui parsèment l’histoire de la littérature enfantine : la rencontre de l’enfant avec l’inconnu, son égarement dans une nature enchanteresse ou effrayante. Ces moments emplis de personnages maléfiques et de rêves obscurs.

 

Aline Ahond

ALINE AHOND
La Forêt de mon rêve # 4, 2010, 60 x 50 cm
Courtesy et © Aline Ahond

Pour traverser cette forêt, des images allaient nous accompagner. Celles qu’ Aline Ahond a réalisées à cette occasion, et qui chapitrent ce récit imaginaire, construit d’autant d’autres récits possibles que d’oeuvres présentées. Chacune de celles-ci nous parle, fausse notre route et nous attire dans un entrelacs d’énigmes à résoudre. Par quel enchantement cette jeune fille enrubannée se retrouve pendue à cet arbre gigantesque ? Combien de petits enfants ce curieux robot de bois a-t-il déjà ingurgité ? Quel étrange sort a été jeté au propriétaire de ces bottes enfumées ?

En germant, cette forêt nous ramenait notre enfance, nos propres souvenirs de lecture, souvenirs doux et terrifiants. Lorsque cette forêt s’est mise à pousser, nous fûmes surpris des mondes fourmillants qui s’offraient à notre exploration. Nous avons tiré la chevillette, et la bobinette cherra. “

Nathalie Guimard, Vincent Tuset-Anrès
Commissaires de l’exposition

 

Gregoire Alexandre, Photographie, 2003 GREGOIRE ALEXANDRE
Sans titre, 2003. Photographie couleur, 65 x 45cm
En collaboration avec CLAUDIA ROETHLISBERGER
Courtesy et © Grégoire Alexandre. Collection de l’artiste.

 

ARTISTES EXPOSES : Aline Ahond, Grégoire Alexandre & Claudia Roethlisberger, Alice Anderson, Stephan Balkenhol, Frédérique Bertrand, Louise Bourgeois, Olaf Breuning, Mat Collishaw, Daniel Depoutot, Gustave Doré, Marie Ducaté, Bernard Faucon, Anna Gaskell, Hervé Grauman, François Houtin, Colette Hyvrard, Laurent Le Deunff, Karen Louÿs, Bertrand Mandico, Lorenzo Mattotti, Corinne Mercadier, Sarah Moon, Muriel Moreau, Polixeni Papapetrou, Renaud Perrin, Pamen Pereira, Chloé Poizat, Noémie Privat, Françoise Quardon, Jean-Jacques Rullier, Kiki Smith, Gerda Steiner & Jorg Lenzlinger, Ladislas Starewitch, Edgar Tijtgat, Roland Topor, Janaina Tschäpe, Tim Walker

Galerie d’art du Conseil général des Bouches-du-Rhône 
Hôtel de Castillon, 13100 Aix-en-Provence, France
Site internet du Conseil général : www.cg13.fr

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11/11/10

Katarina Zdjelar, Fri Art Fribourg

KATARINA ZDJELAR
I think that here I have heard my own voice coming to me from somewhere else
Fri Art, Centre d'Art de Fribourg
20 novembre 2010 - 16 janvier 2011

 

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KATARINA ZDJELAR
The Perfect Sound, 2009 
Arrêts sur image, courtoisie l'artiste.
© 2009, Katarina Zdjelar

 

Née en 1979, KATARINA ZDJELAR a notamment représenté la Serbie lors de la biennale de Venise en 2009, aux côtés de Zoran Todorovic. Elle vit et travaille à Rotterdam.

Pour son exposition personnelle au centre d'art de Fribourg, elle présentera six vidéos récentes, dont une nouvelle production. 

LA DEMARCHE ARTISTIQUE DE KATARINA ZDJELAR

Les portraits vidéographiques de Katarina Zdjelar concentrent leur objet sur le langage et son apprentissage. La langue étrangère apprise, remémorée, énoncée ou décryptée, est une source clairement lisible de tension physique et mentale chez les personnages, qu’ils soient un groupe de militants italiens, des écoliers turcs, des citoyens ordinaires des pays de l’Est ou des immigrants européens. La poétique de ces portraits tient à la rencontre entre les diverses idéologies qui se trahissent dans ces langues et les aspects psychologiques qui se lisent sur les visages. L’artiste observe méticuleusement l’étroite corrélation établie entre la question du langage et celle de l’appartenance, communautaire ou sociale. 

LES OEUVRES VIDEOS DE KATARINA ZDJELAR

The Perfect Sound (2009) montre le travail d'un thérapeute consistant à ôter tout accent étranger de l'anglais de son patient, basé sur la répétition, presque incantatoire, de phonèmes. Le but affirmé est d'obtenir un anglais international, prisé du monde des affaires et dénué de toute particularité. Cette recherche de la neutralité se fait au prix d'un travail physique et phonétique conséquent et surtout de l'abandon d'une partie de la personnalité du patient. 

Les efforts déployés pour dépasser une barrière linguistique peuvent mettre les protagonistes dans une situation particulière de vulnérabilité. Dans la vidéo Shoum (2009), la caméra se focalise sur un exercice de décodage de la chanson Shout du groupe pop (New Wave) britannique Tears for Fears. Deux hommes, parlant serbe et ne comprenant manifestement pas l'anglais, effectuent une transcription homophonique de la chanson, créant quasiment un nouveau langage, pour leur permettre de la chanter.

Pour Don't do it wrong (2007), Katarina Zdjelar s'est rendue dans une école primaire d'Istanbul. Le rituel matinal consiste à chanter l'hymne national et réciter un serment de fidélité à Ataturk,  père de l'état moderne, avec force solennité : autant d’éléments artificiels pour les écoliers qui laissent transparaître leur nature enfantine, et révèlent la pression absurde qui se joue dans la cérémonie.

 

katarina_zdjelar_video_still_2007a katarina_zdjelar_video_still_2007bKATARINA ZDJELAR
Don’t do it wrong, 2007

Arrêts sur image, courtoisie l'artiste.
© 2007, Katarina Zdjelar

 

Chaque langue véhicule un système de valeurs : c'est précisément ce qui transparaît dans A Girl, the Sun and an Airplane Airplane (2007). Katarina Zdjelar a demandé à des personnes de Tirana (Albanie), de se remémorer quelques mots de russe, une langue qui faisait obligatoirement partie de leur scolarité. Le choix des mots est loin d'être anodin et trahit l'idéologie propre aux régimes de l'Est. La difficulté qu'ont les participants à réveiller leurs souvenirs semble proportionnelle aux efforts déployés pour faire disparaître toutes traces des régimes passés, qu'elles soient des monuments ou des vocables.

En 1968, la chanson Revolution marque un tournant dans la carrière des Beatles puisqu'elle amorce leur engagement politique, spécialement pour le pacifiste John Lennon. Dans Everything is gonna be (2008), la chanson est reprise par un chœur amateur des îles Lofoten en Norvège. La distance est flagrante entre ce qu’a pu véhiculer cette chanson et la situation de ces chanteurs, répétant avec hésitation dans un intérieur ordinaire.

We need to have civil consciousness and basta (2010), le travail le plus récent présenté à Fribourg,  se concentre sur les notions d'écoute et d'engagement. On y voit, à Naples, un groupe de citoyens participer à une réunion à l'issue de laquelle ils prendront la décision de former ou non un parti politique. Quelles que soient les valeurs véhiculées, ce n'est qu'avec un certain pragmatisme que le citoyen enthousiaste peut se muer en politicien. 

 

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KATARINA ZDJELAR
We need to have civil consciousness and basta, 2010
  
Arrêts sur image, courtoisie l'artiste.
© 2010, Katarina Zdjelar

 

EXPOSITIONS RECENTES DE KATARINA ZDJELAR

2010 : Parapoetics, TENT Rotterdam (solo) ; Circus, Berlin (solo); There Has Been No Future, There Will Be No
Past, ISCP New York; Let’s Talk about Nationalism! Between Ideology and Identity, Kumu Art Museum, Tallinn.
2009 : Morality. Act II : From Love to Legal, Witte de With Centre for Contemporary Art, Rotterdam ; 
The Uncertainty Principle / How fast does an idea travel?, MACBA, Barcelone.


FRI ART, CENTRE D'ART DE FRIBOURG
KUNSTHALLE FREIBURG
Petites Rames 22
Case postale 582
CH-1701 Fribourg

www.fri-art.ch 

Vernissage vendredi 19 novembre à 18h

Exposition organisée avec le soutien de : Loterie Romande, Agglomération de Fribourg,  Canton de Fribourg, Pour-cent culturel Migros, Verticaldrape SA.

Exposition Bulgari au Grand Palais, Paris. Une exposition rétrospective de la célèbre Maison italienne de joaillerie

Bulgari, 125 ans de magnificence italienne
Grand Palais, Paris
10 décembre 2010 - 12 janvier 2011

Le musée du Grand Palais à Paris présente pendant un mois un exposition rétrospective du bijoutier italien Bulgari et offre ainsi un voyage unique au cœur de l'art de la joaillerie, de la couleur, des gemmes et du luxe.

Après le grand succès obtenu l'année dernière à Rome à l'occasion de la célébration du 125e anniversaire de sa création, Bulgari expose son histoire, sa créativité et son prestige pour la première fois à Paris.

L'exposition Bulgari, 125 ans de magnificence italienne, au Grand Palais, revisite les chapitres les plus importants de l'histoire de la célèbre Maison et l'évolution du design Bulgari, depuis l'ouverture de la première boutique Via Sistina à Rome en 1884 par Sotirio Bulgari jusqu'à nos jours.

L’exposition se déroule de façon essentiellement chronologique en présentant le parcours que l'orfèvre a suivi pour devenir le premier joaillier au monde dans le travail des pierres précieuses de couleurs. Une véritable saga illustrée par plus de 600 chefs-d’œuvre de joaillerie, d’horlogerie et objets précieux, dont une centaine de pièces exclusives, présentées pour la première fois au grand public. C’est, notamment, l’intérêt d’une telle exposition que de voir présenter des pièces de collections privées faisant l’objet pour la première fois d'une exposition publique. Certaines pièces sont ainsi issues de la collection Vintage de Bulgari – trésor historique exceptionnel conservé dans les archives de la société – et d’autres proviennent de collections privées prêtées par leurs propriétaires pour l’événement. Certaines pièces exposées proviennent ainsi de la collection privée d'Elisabeth Taylor. Côté cinéma, également, l'exposition au Grand Palais présente des photographies de films où apparaissent des créations de la Maison Bulgari.

BULGARI
Nef du Grand Palais, Paris 

Horaires d'ouverture : tous les jours de 10h à 20h - Nocturnes jusqu'à 22h les mercredi, vendredi et samedi. Entrée 12 EUR - Gratuits pour les enfants de moins de 10 ans

www.grandpalais.fr

03/11/10

Expo Céramique - Musée de la Poterie, Ger

Exposition « Sur un air de céramique »
Musée Régional de la Poterie, Ger
Jusqu'en septembre 2011


Le musée régional de la poterie, à Ger, présente Sur un air de céramique, une exposition originale consacrée aux instruments de musique réalisés en céramique. L’exposition est visible jusqu’en septembre 2011.

 

Iconographie Exposition Musée Régional de la Poterie, Ger

© Musée régional de la poterie, Ger / Conseil général de la Manche

 

La céramique, quoique fragile, peut être un des matériaux privilégiés pour la fabrication des instruments de musique sur tous les continents. C’est ce que cette exposition propose de montrer en présentant à la fois des instruments ethnographiques et des créations contemporaines. Ces dernières sont les oeuvres de huit céramistes de toute la France qui ont réalisé pour cette exposition des instruments de musique en céramique : Armelle BOTTE, Michel GONORD, Vincent HEYDON, Martine ACQUAVIVA, Christian GAUCHE, Francis GUILLON, Pierre LEROY TERQUEM, Marie PICARD.

L’exposition débute par un diaporama présentant une histoire de ces instruments de musique, puis l’ensemble des objets de l’exposition qui sont classés en quatre catégories : 

-  Les membranophones : le tambour simple et le tambour à friction.
-  Les aérophones de la famille des cuivres : la trompe d’appel, le cor de chasse et le didgeridoo.
-  Les aérophones de la famille des bois : la flûte, le sifflet et l’ocarina.
-  les idiophones : le clavier, le balafon, l’udu, le hochet, la bâton de pluie et la cloche

Des casques permettent aux visiteurs d’écouter le son des didgeridoo, des udus et des flûtes. L’ambiance sonore de la salle est due à l’atelier Terre et Son, spécialiste dans les percussions en céramique.

A côtés des créations contemporaines, le musée de la poterie de Ger expose des instruments ethnographiques. Sept musées ont prêté pour l’occasion des instruments remarquables : Le musée des Beaux Arts de Rennes, le château des ducs de Bretagne, les musées de la ville de Bourges et celui d’Angoulême, le museon arlaten d’Arles, le musée de la Castre à Cannes et le muséum d’histoire naturelle de Rouen.

A l’extérieur, plusieurs grandes installations réalisées par l’équipe du musée sont présentées au public qui peut ainsi tester par lui-même différents instruments : ce sont des sculptures sonores qui invitent les visiteurs à envoyer du souffle dans des trompes, à faire vibrer des cloches, à taper  sur des tambours et à faire résonner un bâton de pluie. 

Le musée régional de la poterie, à Ger, l’un  des 12 sites et musées gérés par le conseil général de la Manche.

MUSEE REGIONAL DE LA POTERIE - GER
Le Placître
50850 Ger – France

Site internet : www.manche.fr

12/10/10

Exposition artiste Guildane Vol d’oiseaux – Paris 12e

Guildane, Vol d’oiseaux
Atelier Alia, Paris
16 - 17 octobre 2010

Carton exposition Guildane, Vol d'oiseaux, 2010

© GUILDANE

Formée à l’Académie d’Etudes Supérieures d’Art de Port Royal, lauréate de la Fondation Charles Oulmont dans la catégorie Arts plastiques en 1990, GUILDANE est professeur d'arts plastiques et intervenante artistique. Dans cette activité d'enseignement, elle a la volonté d'associer l'acquisition des techniques artistiques à l'épanouissement personnel.

Elle donne des cours à l'Atelier ALIA dans le 12e arrondissement à Paris, où ses oeuvres sont présentées pendant deux journées lors d'une exposition que l'artiste a appelée Vol d'Oiseaux.

L'exposition a lieu de 11 h à 21 h, sans interruption.

Atelier ALIA
3, impasse Crozatier
75012 Paris

Métro Reuilly-Diderot - Bus 86 // 29 // 57

11/10/10

Erró, 50 ans de collages, Musée des Beaux Arts de Dôle

Erró, 50 ans de collages
Musée des Beaux-Arts de Dôle
 
Jusqu’au 16 janvier 2011

Le musée des Beaux-Arts de Dôle présente l’exposition ERRO, 50 ans de collages et revient sur le travail original de création de cet artiste d’origine islandaise, figure incontournable de la Figuration Narrative depuis 1964. Le musée, dont la collection d’art contemporain est essentiellement centrée sur ce courant, l’a valorisé à travers de nombreuses expositions monographiques ou collectives : Rétrospectives Monory, Peter Saul, Bernard Rancillac, Gérard Fromanger notamment, La Figuration Narrative dans les collections publiques, etc.. Dès 1985, une exposition monographique au musée des Beaux-Arts de Dole avait été consacrée à la série des musiciens produite par Erró.

Cette nouvelle exposition apporte un éclairage inédit sur l’œuvre découpé et collé de l’artiste et révèle la part secrète de son travail, trop souvent réduit à sa seule production picturale.

Exposition conçue par le Centre Pompidou (exposition du 15 février au 24 mai 2010) et réalisée par le musée des Beaux-Arts de Dole. Elle a été organisée avec le soutien de la DRAC Franche-Comté, du Conseil général du Jura, du Conseil régional de Franche-Comté et de l’Association des Amis des musées du Jura. Elle s’inscrit dans le cadre de l’année Utopies & Innovations organisée par la Métropole Rhin-Rhône.

Musée des Beaux Arts de Dôle, 2 octobre 2010 - 16 janvier 2011

Le catalogue de l’exposition sera présenté dans le message suivant.

Expo Photos Bruno Boudjelal, Alger

Bruno Boudjelal, Goudron Tanger - Le Cap
Centre culturel français d'Alger
28 octobre - 25 novembre 2010

 

Bruno Boudjelal

© BRUNO BOUDJELAL / AGENCE VU

Le Centre culturel français d'Alger propose une exposition de photographies de Bruno Boudjelal. Cette exposition a été réalisée avec la collaboration de Patricia Morvan / Agence Vu. Le vernissage aura lieu, en présence de l'artiste photographe.

Bruno Boudjelal, membre de l'Agence Vu, pratique la photographie comme un mode de vie qui interroge sans cesse sa propre identité pour la confronter à celle des autres.

Tendu entre deux continents, entre deux cultures, BRUNO BOUDJELAL a traversé l’Afrique du Nord au Sud et présente le résultat de cette traversée et de ses rencontres à travers des photographies et des vidéos réalisées entre 2005 et 2009. La traversée des routes et des frontières africaines de Tanger au Cap, rythmée par les diverses difficultés et entraves, montre que les frontières interafricaines sont tout aussi périlleuses, contrôlées et infranchissables que celles qui mènent vers l’Europe.

Bruno Boudjelal interroge, à travers ce travail, la situation des pays africains, les conditions de circulation des humains et des marchandises sur ce continent. Son écriture restitue tout cela avec une poésie qui accompagne tout au long du voyage la valeur documentaire de son récit.

Vernissage jeudi 28 octobre à 18h00 au centre culturel français d'Alger.

Pour en savoir plus sur Bruno Boudjelal, lire son interview sur le site Fill-In

09/10/10

Nuits du Marais 2010 Expos et Galeries

Les Nuits du Marais - Paris
Vendredi 22 & Samedi 23 octobre 2010
de 12 h à 22 h
Les Nuits du Marais 2010
Parcours artistique dans les galeries d’art du Marais  
Art contemporain | Mode | Design

Le Marais, une étape incontournable dans le Paris de la Création 
Le Marais possède un patrimoine culturel exceptionnel qui témoigne de l’histoire de la capitale. Quartier pittoresque, on y trouve des trésors d’architecture : quelques uns des plus beaux monuments historiques de Paris, musées, sites remarquables, de magnifiques hôtels particuliers des 17ème et 18ème siècle. Internationalement reconnu pour son effervescence artistique et festive, le Marais en croissance continue  affiche une belle vitalité. Des grands noms de la création, de jeunes talents ; la création contemporaine ne cesse de se développer avec l’ouverture de show-room, galeries d’art, boutiques- ateliers.  

Le Marais, vitrine internationale de l’art contemporain Les 3e et 4e arrondissements de Paris comptent aujourd’hui le plus grand nombre de galeries d’art contemporain. Un condensé exceptionnel qui existe surtout  par sa variété : de grands marchands historiques côtoient des galeries émergentes et continuent à susciter l’intérêt toujours  renouvelé d’un public international.  Leurs vitrines, leurs expositions, leur soutien à la création contemporaine en font des acteurs culturels et marchands essentiels de la capitale.

 Les Nuits du Marais renouent avec la tradition artistique du quartier C’est l’inauguration du Centre Georges Pompidou en 1977 qui ouvre l’histoire de l’art contemporain à Paris rive droite. L’arrivée de nouvelles générations (Figuration Libre) et de nouveaux marchands tirent profit des controverses suscitées par l’image radicale du Centre Pompidou. La vocation artistique moderne du Marais se confirme alors par l’inauguration du musée Picasso en 1986.

Crées à l’initiative de galeristes, les Nuits du Marais ont vu le jour en mai 2006. Dans un périmètre allant de Bastille à Beaubourg, de la Seine à République, Le Marais devient ainsi  pendant 3 jours  une scène culturelle  où une soixantaine de galeries d’art se fédèrent et invitent le public à découvrir  le jour et en soirée toute la richesse et la diversité de l’art contemporain. En 2010, le concept des Nuits du Marais évolue En reprenant les rênes des Nuits du Marais,  sa nouvelle directrice, Mireille Mathurin  a reconceptualisé cette manifestation en développant de nouvelles propositions, pour offrir aux galeristes une véritable  plateforme  artistique  et commerciale davantage en phase avec leurs besoins et attentes par rapport au marché d’aujourd’hui et de demain.  

Les Nuits du Marais au cœur de la semaine de l’art contemporain En fusion avec l’environnement culturel de la ville, Les Nuits du Marais  s’inscrivent désormais dans la dynamique et l’effervescence  de la semaine de l’art contemporain. Parmi ces grands rendez-vous dédiés à l’art contemporain c’est l’émergence d’une initiative décalée,  une offre de qualité, originale et distinctive. Une nouvelle opportunité de rencontres pour favoriser des passerelles, des interactions, entre galeristes, amateurs d’art, collectionneurs.  

Les galeristes sont aujourd’hui à la recherche  d’une alternative de qualité pour pouvoir exister commercialement en dehors des  foires internationales d’art contemporain. Les Nuits du Marais apportent ce nouveau souffle tout en créant des synergies  bénéfiques avec la Fiac et les foires off qui ont lieu pendant cette semaine. C’est un retour à l’intimité, à la proximité : ce parcours artistique permet  aux collectionneurs, amateurs d’art de rencontrer les galeristes dans leur propre environnement. Il s’agit aussi de répondre de manière plus large aux nombreux publics de l’art contemporain et de conquérir des collectionneurs différents de ceux qui répondent habituellement aux échos du marché international. Dans un environnement favorable à l’implantation d’une nouvelle manifestation culturelle, Les Nuits du Marais ambitionnent de s’inscrire dans la continuité de ce mouvement  artistique automnal parisien  et de s’installer de façon pérenne dans le temps et la ville.
L’édition 2010 s’affirme par une ligne directrice forte autour d’un thème fédérateur : « Les Nuits du Marais et les villes du Monde », un parcours d’art contemporain  à la croisée des cultures et des disciplines artistiques  où chaque lieu  d’exposition représente un pays à travers l’exposition  d’un ou plusieurs artistes.  L’objectif étant de mettre en valeur la pluralité des cultures et la force de leurs créations contemporaines. De révéler les caractéristiques qui rapprochent des artistes issus des cinq continents, De témoigner du foisonnement d’échanges entre galeristes français et artistes étrangers.
Agathe Gaillard  présente  l’exposition Settembre du jeune photographe belge JEAN-FRANCOIS SPRICIGO, lauréat 2008 du prix de photographie de l’académie des Beaux Arts.
 JEAN-FRANCOIS SPRICIGO
© JEAN-FRANCOIS SPRICIGO, 2010, Dimension 2126 x 1418
Courtesy GALERIE AGATHE GAILLARD - 3, rue du Pont Louis Philippe, Paris
La galerie Lisette Alibert expose les œuvres de l’artiste peintre IRENE BOU.  Née à Caracas (Venezuela) en 1982, Sa peinture forte est un contraste entre une grande liberté graphique et un équilibre subtil et maîtrisé des masses colorées et des formes. Ses personnages, perdus dans une ville hostile, en nous livrant les angoisses de l’artiste, transmettent des ondes d’émotion d’une exceptionnelle intensité.
irene_bou     © IRENE BOU, La magia de lo descnocido
Courtesy GALERIE LISETTE ALIBERT – 26, place des Vosges, Paris 3e
Dans ce parcours d’art contemporain, la France est très largement représentée aussi bien par de très jeunes galeries que les plus confirmées à l’image de la  galerie Vieille du Temple qui expose des oeuvres du peintre GUY DE MALHERBE.
guy_de_malherbe
© GUY DE MALHERBE, M+®tamorphose, huile sur toile 250x196
Courtesy GALERIE VIEILLE DU TEMPLE - 23, rue Vieille-du-Temple, Paris 4e
La galerie Metropolis présente pour la première fois en France, ERNESTO CASERO. Né en 1977, l’artiste vit et travaille à Valencia. “Son travail est une combinaison insolite de la réalité et de son double. De grandes huiles très colorées figurent des organisations de formes étranges minutieusement symétriques. Une sensation de tests de Rorschach  ou d’images de microscopie à la beauté mystérieuse. Ernesto Casero ne reproduit pas la réalité…Il invente un monde qui pourrait exister et qu’il donne à voir… Il travaille sur le décalage énoncé dans l’Essence platonicienne : une réalité non perçue et néanmoins plus réelle que  les apparences sensibles. Eternel dilemme entre ce qui est réel et ce qui est visible” (MGV) Les photographies sur les années Rock de l’artiste  américain BOB GRUEN, sont présentées à la galerie Basia Embiricos. La galerie Beckel Odille Boïcos met à l’honneur la photographie russe moderne et contemporaine. L’exposition organisée en  partenariat  avec le musée national de la photographie de Nizniy Novogarod et l’union des photographes russes de Moscou, Vera Tarasova, Joannes Galert, a pour ambition de présenter un panorama étendu  de la photographie russe : des tirages historiques emblématiques de l’ère tsarine, des œuvres des pictorialistes célèbres des années 1910 et 1920 – ALEXANDER GRINBERG, LEONID SCHOKIN - des créateurs contemporains internationalement connus – VADIM GUSHCHINE, JOHANNES GALERT, NIKOLAI BAKHAREV, ALEXANDER GRONSKY – ainsi que les photographes émergents comme YEVGENIYA CHLIVKO et YULIGA MATUSHENKO. La galerie Bruneau Munier a choisi de promouvoir de jeunes photographes d’Amérique Latine privilégiant une approche picturale de la lumière et/ou de la composition. L’exposition Pérou - Colombie, talents d’aujourd’hui présente  25 œuvres de 8 nouveaux talents péruviens et colombiens  avec comme invité d’honneur  MORFI JIMENEZ MERCADO - Lauréat du prix  Hasselblad en 2009. La galerie Vidal  Saint Phalle  présente  sa dixième exposition personnelle consacrée au peintre allemand MAX NEUMANN.  La figure est le sujet unique  de l’artiste. Une figure mystérieuse qui se reconnaît entre toutes, dont on retrouve les éclatantes qualités de coloriste de son auteur, la  simplification belle et efficace du trait mais dont l’identification reste toujours imprécise. L’exposition Sleepy blue eyes  rassemble une trentaine de dessins de format 30 x 30 cm, réalisées en 2010 sur le même papier huilé, et une dizaine de dessins plus grands et de petites peintures récentes.  Unique, exposition  collective dédiée à BERNARD LAMARCHE VADEL chez Michèle Chomette ; le sculpteur MARC PEREZ à la galerie Felli et le peintre SERGE LABEGORRE  chez Pierre Marie Vitoux.   Le galeriste Christian Berst  qui explore la diversité formelle de l’art brut nous invite à découvrir une exposition inédite de JOSETTE RISPAL, authentique créatrice, en ce sens où tout ce qu’elle entreprend, ce qu’elle touche, ce qu’elle respire est transformé, transfiguré, re-crée. La jeune galerie  Vera Amsellem  présente un ensemble de sculptures et peintures d’ALAIN HUSSON DUMOUTIER, artiste de l’Unesco pour la paix. Une première exposition d’ouverture avec le jeune photographe AHMED TERBAOUI à la galerie Gabriel & Gabriel. Dédiée aux arts graphiques, numériques et à la photographie, la galerie Gabriel & Gabriel invite MISS TIC et la styliste CONSUELO ZOELLY à rejoindre leur workin progress. Ces 2 créatrices joueront à faire se rencontrer leur art, croisant ainsi leurs regards au cœur de l’exposition d’Ahmed Terbaoui qui nous propose une visite  des sous-sols parisiens… Performance en direct et en différé (!), la galerie Gabriel & Gabriel et la boutique Consuelo Zoelly exposeront  les créations issues de cette fusion insolite. Autre exposition d’ouverture à la galerie Duboys : Before the storm, exposition collective qui annonce la ligne directrice et le positionnement dans l’art  contemporain de cette galerie émergente.  

Nouveauté ! Les Vitrines du Marais Les acteurs de la mode, du design et de l’art contemporain sont des partenaires intimes. Il paraissait important d’élargir la représentation de l’art, d’offrir un panorama plus vaste en accueillant la mode et le design qui contribuent fortement à la vitalité de la création artistique à Paris. La manifestation vise à encourager la promotion de l’art dans toute sa richesse et sa diversité, d’ouvrir un peu plus le champ de l’art contemporain et  de permettre aux créateurs de tous les horizons de se rencontrer. Ces nouvelles énergies permettent d’envisager un rayonnement inédit de cette manifestation. Avec toute la diversité des expressions artistiques que cela suppose, de multiplicité de scénographies et d’accrochages, les espaces de mode et de design deviennent des lieux d’exposition en présentant un artiste de leur choix ,ou bien, ils  sont en lien  avec une galerie,  selon une cohérence  un intérêt artistique et présentent un de ses artistes. Un dialogue se noue  entre ces différents univers artistiques où les codes s’entremêlent, se partagent, se complètent. L’œuvre de l’artiste  se dévoile hors de son champ habituel d’expression : la magie de la rencontre entre un artiste et un lieu. Kristyne Rispoli a travaillé auprès de grands noms comme Bernard Perris, Thierry Mugler, Karl Lagerfeld et Chanel. Une alliance réussie entre l’artiste peintre, ISABELLE PENC et la boutique galerie de Kristyne Rispoli  qui met en lumière des créations sublimées par l’implication de l’art. 
Kristyne_Rispoli KRISTYNE RISPOLI - 7, rue Froissart 75003 Paris
Ldeo&Co spécialisé dans le mobilier d’architecte et éco design brésilien  a choisi d’accueillir dans son espace l’artiste peintre française CHANTAL MATHIEU. Chez la pétillante styliste suédoise Anika Skarstrom, un accrochage, mêlant les dessins de l’écossaise JOHANNA HALFORD et les peintures de XIAO FAN RU, artiste chinois qui vit et travaille à Paris. Placé sous le signe de l’exigence  et de la diversité artistique le parcours des Nuits du Marais  offre un large éventail  de modes d’expression contemporains à travers des expositions de toutes tendances.  Présentée également à la Fiac, au Grand Palais, l’exposition Le dessin ingresque au XXe siècle chez la jeune galeriste Sophie Scheidecker, est une invitation à découvrir un classicisme revisité empreint de modernité. Perpétuant, le rythme triennal  de présentation de ses dernières œuvres à la galerie Beaudoin Lebon, l’artiste ALAIN CLEMENT inaugure la saison. Gouaches sur papier, montages  avec photographies, huiles sur toile et sculptures en tôles d’acier, murales ou en ronde de bosse, déclinent la démonstration d’une pratique sans discours, dans l’évidence du faire et du voir. SPEEDY GRAPHITO investit la galerie Brugier Rigail sur près de 300m2 avec une série exclusive de ses dernières œuvres  dans un nouveau style  toujours aussi coloré. L’exposition sera l’occasion de découvrir peintures et sculptures dans un espace transformé par l’artiste avec des installations inédites. A l’occasion de sa grande exposition au C/O de Berlin Polka galerie accueille PETER LINDBERGH. Vingt et un tirages du maître incontestable de la photographie sont présentés dans une rétrospective qui reprend les incontournables portraits de Kate Moss, Milla Jovovitch, Linda Evangelista ou Jeanne Moreau. Mais aussi des tirages, moins connus, qui montrent l’amour et le respect que porte le photographe envers les femmes, leur corps, leur silhouette, leur élégance et leur sensualité.  L’édition « la  vie en face » de Polka galerie répond  au thème «  les Nuits du Marais et les villes du monde, »  en présentant 10 tirages du  dernier travail de STANLEY GREENE sur Haïti,  les travaux de BRENDA ANN KENNEALLY, des portrait de femmes américaines emprisonnées par la misère sociale ; ceux de MI ZHOU, photographe chinois vivant à San Francisco, avec des tirages panoramiques en noir et blanc sur l’un des festivals les plus déjantés des Etats-Unis Burning Man. Ainsi que des photos inédites de Steve McQueen par ALAIN LOISON et un reportage sur le Khirghizistan, ce pays méconnu, par WILLIAM DANIELS.

Pendant 3 jours et  soirées, réunis sous la même bannière,  tous ces visages de la création  des 3e et 4e arrondissements  se réunissent  pour valoriser la richesse des différentes expressions de la création à travers une programmation pluridisciplinaire  articulée autour d’expositions qui répondent  au thème « les Nuits du Marais et les Villes du Monde ».
LES NUITS DU MARAIS 22 & 23 octobre 2010, de 12 h à 22 h

04/10/10

Expo Denis Rousseau, Laval, Québec, Maison des Arts, Salle Alfred Pellan

Exposition : Denis Rousseau, Percevoir l’invisible
Maison des Arts de Laval, Québec

Jusqu'au 21 novembre 2010

La Maison des arts de Laval (Québec) reçoit l’exposition Percevoir l’invisible de l’artiste DENIS ROUSSEAU. Cette présentation d’œuvres sculpturales singulières et surprenantes, regroupées par la commissaire Danielle Raymond,  propose une captivante rencontre avec l’univers de l'artiste.

Au gré du parcours de l’exposition, des formes étranges s’activent grâce à des dispositifs électroniques détecteurs de mouvement et mettent en scène le temps pulsé du tremblement et du frémissement de la matière. Les installations de Denis Rousseau intègrent la photographie, la vidéo et la sculpture qu’il met en relation tant au plan formel que symbolique, créant, par le fait même, un environnement complètement redéfini. Les oppositions vie/mort, jour/nuit, attirance/répulsion sont autant de thèmes visités par l’artiste, qui contribuent à l’interprétation des cycles continuels et de la transformation de la matière.

DENIS ROUSSEAU est professeur à l’Ecole des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Membre du conseil d’administration de la résidence d’artistes Est-Nord-Est de Saint-Jean-Port-Joli, il a présenté ses œuvres dans bon nombre d’expositions individuelles et collectives depuis le milieu des années soixante-dix au Québec, en Ontario, en France, en Egypte et plus récemment en Chine.

La Maison des arts de Laval présente également les œuvres de l’artiste lavallois GEORGE E. RUSSELL.

Maison des arts de Laval
Salle Alfred-Pellan : Denis Rousseau
Espace d’exposition du foyer : George E. Russell
1395, boulevard de la Concorde Ouest
Laval, Québec

26 septembre au 21 novembre 2010

www.ville.laval.qc.ca

Expo Corps a Corps à Dunkerque au Musée des Beaux-Arts

Corps α corps
MBA - Musée des Beaux-Arts, Dunkerque

Jusqu’en Octobre 2011

 

CORPS A CORPS - Exposition au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque

Affiche de l’exposition au MBA de Dunkerque. Sur l’affiche, une photo de Nicole Tran Ba Vang, Sans titre 06, série Collection printemps/été 2001, 2001 © ADAGP, Paris 2010. Courtesy MBA de Dunkerque / Ville de Dunkerque.

Quatrième invitation à explorer la diversité des collections des musées de Dunkerque, Corps α corps met en exergue le corps, objet de tous les fantasmes et désirs, sujet de fascination des artistes depuis des temps immémoriaux. Commencée en mai, cette exposition ce termine ce mois-ci.

Avec les deux affiches ci-dessus et ci-dessous, le Musée des Beaux-Arts de Dunkerque souligne parfaitement sa volonté de mettre en lumière la diversité des approches du corps par les artistes. Cette différence peut être liée aux changements culturels d’une époque à une autre. Mais parmi les artistes d’une même époque, les différences sont également importantes.

 

CORPS A CORPS - Exposition au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque

Affiche de l’exposition au MBA de Dunkerque. Sur l’affiche, une peinture de Charles Zacharie Landelle, Suzanne au bain, 19e siècle © Pierre Moine. Courtesy MBA de Dunkerque / Ville de Dunkerque.

Charles Zacharie Landelle

Oeuvre figurant sur la seconde affiche. Charles Zacharie Landelle, Suzanne au bain, 19e siècle © Pierre Moine. Courtesy MBA de Dunkerque / Ville de Dunkerque.

Certains diront que le sujet a été maintes fois rebattu. Pourtant, les démarches d’artistes contemporains tendent à prouver que cette fascination est toujours d’actualité puisqu’elle est cœur de leurs recherches artistiques. A croire que le sujet est inépuisable. Car depuis les représentations des plus classiques, proches d’un réalisme extrêmement codifié, les représentations du corps ont donné lieu à diverses partitions artistiques, à leurs débuts scandaleuses, qui continuent aujourd’hui d’alimenter le débat.

Qu’il est pourtant loin le temps où pudeur et mœurs contraignaient les artistes à se plier aux règles de bienséance. Le chemin parcouru depuis leur laisse une liberté d’expression sans entrave mais cela ne signifie pas pour autant que leur démarche emporte systématiquement l’adhésion de chacun.

Joseph Felon

Joseph Felon, Andromède, 1849
© Philippe Beurtheret. Courtesy MBA Dunkerque

Le corps est l’une des données constitutives de l’existence humaine : c’est dans et avec son corps que chacun de nous naît, vit et meurt. C’est dans et par son corps qu’on s’inscrit dans le monde et que l’on rencontre autrui. À la fois objet matériel qui s’inscrit dans le devenir et le paraître et objet que nous sommes (signe de notre humanité et de notre subjectivité) le corps trouve tout son intérêt lorsqu’on cherche à comprendre ce qu’est l’homme. C’est ce qui intéressait le musée et c’est ce que l’exposition Corps α Corps cherche à montrer : comment le corps, objet de multiples représentations et aussi d’obsessions dans notre civilisation contemporaine, objet aussi d’enjeux extrêmement divers, de l’initiation rituelle à la séduction ou même à la domination, incarne-t-il la personne humaine au sein du monde dans lequel elle vit ?

Aristide Emilie Numa Bourel

Aristide Emilie Numa Bourel, L’Ecorcheuse de raies, 1875
© Jean-Claude Mallevaey. Courtesy MBA Dunkerque

L’exposition du musée des Beaux-Arts offre un parcours en cinq volets présentant diverses approches.

- Corps, parure, apparence
- Corps, séduction, sensualité
- Corps, tension, énergie
- Fragments, morceaux, é-cor-chures
- Corps émergents, corps évanescents

Le point de départ de ces questionnements est la collection des musées de Dunkerque, enrichie d’œuvres d’autres institutions de l’Euro-région, musées, FRAC, de galeries, de chercheurs, d’artistes ou de collectionneurs ; celles-ci viennent renforcer ou éclairer les différentes séquences (voir liste des prêteurs ci-dessous).

Tony Oursler

Tony Oursler, How does it feel, 1995
Installation vidéo © Tony Oursler.
Courtesy MBA Dunkerque

 

Commissaires de l’exposition

Aude Cordonnier, conservateur en chef
Claude Steen-Guélen, attaché de conservation
Nadia Rambaud, chargée de médiation
Avec l’assistance de Pauline Lourdel, étudiante en master à Paris

Listes des prêteurs

Musée/site archéologique départemental, Bavay ; Château-musée, Boulogne-sur-Mer ; Musées royaux d’art et d’histoire de Belgique, Bruxelles ; Musée des Beaux-Arts, Calais ; Musée de la Chartreuse, Douai ; Musée du Dessin et de l’Estampe originale, Gravelines ; Musée départemental Henri Matisse, Le Cateau-Cambrésis ; Musée d’Histoire naturelle et d’Ethnographie, Lille ; Musée du Quai Branly, Paris ; Musée de l’Hôtel Sandelin, Saint-Omer ; Musée départemental -Atelier du Verre, Sars-Poteries ; Musée des Beaux-Arts, Valenciennes ; FRAC Nord-Pas de Calais ; Galerie Serge Le Borgne, Paris ; Henri Cueco ; Angèle Etoundi Essamba ; Bertrand Gadenne ; Nicole Tran Ba Vang ; Jabiru Prod, Toulouse ; Terredocs, Toulouse ; Maïté et Paul Dequidt, Wormhout ; Eugène-Jean Leroy

INFORMATIONS PRATIQUES
Musée des Beaux-Arts
Place du Général-de-Gaulle - 59140 Dunkerque

www.ville-dunkerque.fr

Dates et horaires: Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h15 et de 14h à 18h. Fermé le 1er mai, le 15 août, le 1er novembre, les 24 et 31 décembre après-midi, le 25 décembre.

Tarifs : Billet commun pour le LAAC et le musée des Beaux-Arts, valable 7 jours. Entrée individuelle : 4 € 50 / Tarif réduit : 3 € / Tarif 18-25 ans : 1 € 50. Gratuit pour les moins de 18 ans et chaque premier dimanche du mois.

03/10/10

Exposition Nicolas de Stael – Martigny – Fondation Gianadda

NICOLAS DE STAEL 1945-1955
Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse

Jusqu’au 21 novembre 2010

La Fondation Pierre Gianadda présente pour la deuxième fois depuis 1995 une importante rétrospective du peintre Nicolas de Staël, un des artistes européens les plus influents de la période de l’après-guerre. Le commissaire de l’exposition, Jean-Louis Prat, a choisi de focaliser cette présentation sur 10 ans, 10 ans intenses où l’artiste a créé un langage radicalement nouveau entre peinture abstraite et peinture figurative.

L’exposition réunit une centaine d’œuvres de Nicolas de Stael en provenance des plus grandes collections publiques et privées d’Europe et des Etats-Unis (notamment : Centre Georges Pompidou, Paris ; Henie-Onsad Art Centre, Norvège ; Kunsthaus, Zurich ; Kunstmuseum, Berne ; The Phillips Collection, Washington) et de la famille de l’artiste. Petits et grands formats, tous les thèmes sont abordés : la Nature, paysages d’Agrigente, nus, footballeurs... La juxtaposition d’œuvres très connues et de quelques découvertes engendre une lecture différente de l’œuvre.

Victime des profonds bouleversements que traverse la Russie à partir de 1917, Nicolas de Staël âgé de cinq ans, connaît en 1919, avec sa famille les affres douloureuses de l’exil en Pologne. En l’espace d’à peine une années, en 1921 et 22, le jeune Nicolas perd ses parents. Les trois orphelins sont confiés à une famille russe de Bruxelles, les Fricero, riches et hospitaliers. A dix ans, il entre chez les Jésuites et à partir de seize ans, se passionne déjà pour la peinture qu’il pratique. A partir de 1933 à 1936, il suit les cours de l’Académie royale des Beaux-Arts et ceux de l’Académie Saint-Gilles. Il s’initie au dessin antique, et ponctue ses études de voyages en Hollande, en Espagne et au Maroc. En 1937, il rencontre une jeune femme peintre, Jeannine Guillou qui deviendra sa femme.

L’année suivante, avec Jeannine, Nicolas parcourt l’Italie, s’enthousiasme pour les primitifs, mais reconnaît, que les vieux Flamands et les Hollandais « sont plus proches de son cœur ». A Paris, il travaille en 1938 trois semaines dans l’atelier de Léger.

La guerre éclate, et Nicolas de Staël, s’engage dans la Légion étrangère, courte aventure car il est démobilisé en 40 et rejoint Jeannine à Nice. C’est dans cette ville que naît Anne, en 1942. C’est précisément cette année là que Staël, commence réellement à peindre des œuvres qui ne rappellent en rien les dessins des débuts. Orienté par Magnelli, Arp ou Le Corbusier, Staël peint ses premières toiles non figuratives, œuvres atypiques, géométriques, des formes qui s’entrecroisent, des griffures et des hachures qui animent la surface, dans des tons plutôt sombres. L’important, c’est un style qui se précise. Il intéresse la galeriste Jeanne Bucher qui accroche en 1944 à ses cimaises des peintures et des dessins de Staël entre Magnelli et Kandinsky. A cette époque le peintre vit avec sa famille à Paris, gagne l’amitié de Braque et expose pour la première fois seul à la galerie l’Esquisse.

Mais le couple Staël vit dans une pauvreté qu’accentue l’occupation. Les acheteurs sont rares, la famille souffre du froid et de la faim qui ne sont pas étrangers à la mort de Jeannine en 1946. Sa peinture jusque là s’exprime avec des traits violents, souvent noirs, l’abstraction se révèle profonde, l’intensité du geste est palpable, témoin d’un tempérament excessif.

A partir de 1947, la palette s’éclaircit, et on assiste à une évolution sûre, favorisée par son mariage avec Françoise Chapouton, qui lui donne trois enfants, et son installation dans un atelier spacieux rue Gauguet. Les soucis matériels s’éloignent et des séjours à la montagne lui inspirent des lumières nouvelles. Apparaissent dès 1950 des formats plus grands, une matière généreuse souvent appliquée au couteau, d’où jaillissent des jaunes éclatants et des rouges vifs. La réussite de Staël à cette époque s’inscrit dans la reconnaissance de l’abstraction. Mais Staël, continue à proclamer : « Toujours, il y a un sujet, toujours... ». Les grands plans juxtaposés s’imbriquent les uns dans les autres, mais l’inspiration reste le motif : les arbres deviennent des verticales, les massifs des courbes, Staël pose son œil inspiré sur la nature.

Les grandes expositions se succèdent à New York, Paris et Londres. Il entre au Musée d’art moderne et dans les collections anglaises et américains. Le 26 mars 1952, Nicolas de Stael assiste au match France-Suède en nocturne au Parc des Princes. Peintre jusqu’au bout du pinceau, il déclare : « Entre ciel et terre sur l’herbe rouge ou bleue, une tonne de muscles voltige en plein oubli de soi... Alors j’ai mis en chantier toute l’équipe de France... ». Suivent vingt-quatre tableaux où le peintre explore toutes les possibilités révélées lors de ce fameux match dont « Les Footballeurs » de 1952 de la Fondation Pierre Gianadda.

Le bleu outremer et le rouge de cadmium s’entrechoquent, rythment la rencontre, le blanc calme et harmonise la violence des contrastes ou verticales et horizontales s’affrontent.

En 1953, Staël achète le Castellet à Ménerbes, ancienne maison fortifiée, et y réside jusqu’en septembre 1954 où il s’installe à Antibes. Sa technique se modifie, sa matière devient plus fluide. Les Nus le préoccupent et semblent hanter son univers pictural. Aux couleurs stridentes répondent des bleus calmes qui ont la couleur de l’azur. La figuration se fait plus palpable. Comme surgi de la terre avec une puissance chtonienne, Nu couché bleu, (1955) appartient par certains côtés encore à l’abstraction mais rejoint malgré tout la figuration. Confrontation abstraction- figuration, Staël a porté en lui cette contradiction jusqu’au vertige dans une aventure dont l’œuvre sort vainqueur et le peintre anéanti. Nicolas de Staël se donne la mort le 16 mars 1955 à Antibes. Il avait écrit à sa sœur religieuse « Dieu que c’est difficile la vie ! Il faut jouer toutes les notes, les jouer bien... »

Commissaire de l’exposition : Jean-Louis Prat.

Le catalogue de l’exposition reproduit en couleurs toutes les œuvres exposées et comprend des textes de divers auteurs et spécialistes, qui éclairent les multiples facettes de Nicolas de Staël. Auteurs : Jean-Louis Prat, Thomas Augais, Anne de Staël, André du Bouchet, 288 pages, français, Prix : broché CHF 45.--, € 34.50 / relié CHF 58.--, € 45.--

Soutien : Crédit Suisse, Partenaire principal de la Fondation Pierre Gianadda

Fondation Pierre Gianadda
Rue du Forum 59
1920 Martigny, Suisse
Ouvert tous les jours de 10h à 18h
18 juin - 21 novembre 2010

Prochaine exposition à la Fondation Pierre Gianadda : De Renoir à Sam Szafran. Parcours d'un collectionneur, 10 décembre 2010 - 12 juin 2011.

02/10/10

Expo Heure Feu Lumiere Bronzes du Garde-Meuble impérial et royal 1800-1870, Galerie des Gobelins, Paris

L'HEURE, LE FEU, LA LUMIÈRE Bronzes du Garde-Meuble impérial et royal 1800-1870 Galerie des Gobelins, Paris
Jusqu'au 27 février 2011




Le Mobilier national a hérité du Garde-Meuble impérial et royal une riche collection de pendules et bronzes d’ameublement (lustres, candélabres, bras de lumière, flambeaux, feux, vases et objets de toilettes...). Ces pièces qui, à l’origine, accompagnaient l’ameublement des palais royaux et impériaux, constituent une collection exceptionnelle.

La plupart des œuvres exposées n’ont jusqu’ici jamais été présentées à Paris et nombre d’entre elles le sont pour la première fois ; elles forment un ensemble d’une rare diversité et comptent parmi les objets mobiliers les plus représentatifs de leur époque, à la fois symboles de pouvoir, expression d’un moment d’épanouissement artistique et reflet de décors royaux et impériaux disparus.

Les bronzes, brillamment mis en scène par Didier Blin, évoluent parmi un rare ensemble de cartons peints et de textiles d’ameublement ou de tapisseries murales de la même époque. Conçu comme une ligne du temps, fil conducteur de la muséographie, l’exposition place dès le début du parcours les pendules comme une épine dorsale qui permet à la fois de les découvrir en majesté, mais aussi de marquer la progression de la visite par une symbolique du temps. Ainsi le rythme des pendules va scander les périodes historiques et stylistiques successives... Premier Empire, Restauration, Second Empire,...

Pour évoquer des liens avec d’autres domaines de création au fil des époques le parcours est accompagné de meubles et tapisseries. De grandes tapisseries murales qui font la richesse des collections du Mobilier national, mais aussi des tapisseries de siège, inédites pour la plupart, aux gammes colorées souvent éclatantes. La visite est marquée par des « moments » thématiques, dans un esprit « period room » telle une section Egyptomanie, ou un pavillon situé au centre, à l’étage, où est présenté un florilège de candélabres dans une succession de vitrines jouant sur un effet de démultiplication de formes et de silhouettes dans un jeu de transparence...

Les somptueuses pendules comptent parmi les pièces vedettes de l’exposition. Elles sont représentatives d’une période historique agitée : depuis la charnière du XVIIIe jusqu’à la fin du Second Empire, les années 1800/1870 sont éminemment créatrices au gré des régimes politiques successifs ; luminaires, lustres, garnitures de cheminées, flambeaux, candélabres, chenets s’inscrivent dans les décors et accèdent au statut d’œuvres d’art. Progressivement, le renouvellement des thèmes et des formes, traduit l’évolution des idées et la succession des goûts au cours d’une des plus brillantes périodes de l’art décoratif français.

Parmi les chefs d’œuvres dévoilés dans l’exposition, le visiteur pourra notamment découvrir :

- La toilette de Psyché, qui ornait le boudoir de l’appartement de l’Impératrice à Saint-Cloud.
- l’exceptionnelle « pendule-monument » conçue par Louis Duguers de Montrosier à la mémoire de Frédéric II le Grand, roi de Prusse.
- la pendule interprétant Les Adieux d’Hector et d’Andromaque, placée en 1805 dans le grand salon du Petit Trianon, puis, l’année suivante, dans celui de l’Empereur au palais de Rambouillet.

Ces pièces illustrent la richesse des créations des grands bronziers en vue, comme Thomire, Galle, Barbedienne ou Charpentier, qui signent les décors tandis que les horlogers les plus accomplis tels que Lepaute, Lépine, Le Roy, Bailly et Robin, s’ingénient à la mécanique des mouvements.

Catalogue de l’exposition : L’ouvrage qui accompagne l’exposition prolonge un premier volume paru aux éditions Faton en 2006 ; il apporte un éclairage scientifique nouveau et précis sur l’historique de ces collections dont l’utilisation n’avait jamais été aussi précisément étudiée, et plus généralement sur le décor de la vie de cour, dont nombre d’objets qui ornaient des lieux prestigieux ont pu être identifiés par l’auteur.

Commissaire de l’exposition : Marie-France Dupuy-Baylet, inspecteur-conseiller de la création artistique de l’action culturelle.
Architecte muséographe : Didier Blin.

Galerie des Gobelins, Paris - 21 septembre 2010 - 27 février 2011

29/09/10

Exposition Monet-Rodin au Musée Rodin, Paris

Monet-Rodin. Rien que vous et moi
Musée Rodin, Paris

Commissariat général : Dominique Viéville
Commissaires de l’exposition : Nadine Lehni et Véronique Matiussi
1er octobre 2010 - 30 janvier 2011



En marge de la rétrospective qui sera consacrée à Monet à l’automne 2010 au Grand Palais, le musée Rodin propose une exposition-dossier à partir d’un des chefs-d’oeuvre de ses collections : la peinture représentant Belle-Île, par CLAUDE MONET.

Photographie de Claude Monet par Adolphe Braun Photographie de Claude Monet par Adolphe Braun
Courtesy Musée Rodin, Paris

Claude Monet, Belle-Ile-en-Mer
CLAUDE MONET, Belle-Ile-en-Mer
Courtesy Musée Rodin, Paris

Cette peinture fut probablement donnée vers 1888 par le peintre à AUGUSTE RODIN, en remerciement ou en échange de La Jeune Mère à la grotte que le sculpteur venait de lui offrir.

Deux ans auparavant, à l’automne 1886, CLAUDE MONET s’était isolé durant dix semaines pour peindre la côte rocheuse de Belle-Ile luttant alternativement contre le soleil, le vent, la pluie et les tempêtes pour réaliser en un travail déjà sériel et d’une grande virtuosité, trente-neuf toiles de cette falaise sauvage. Le plus grand des impressionnistes et le sculpteur le plus célèbre de son temps partagent un réel attachement à la nature qui les unit dans cette quête vers un même idéal artistique. Leurs rencontres lors des célébrations officielles et mondaines ou plus intimes, dans la campagne de Giverny sont régulières. Cette exposition-dossier évoque à travers quelques plâtres, manuscrits et autres documents la relation particulièrement riche et longue entre les deux hommes dont l’exposition commune en 1889, à la galerie Georges Petit constitue un événement marquant. Ensemble mais sur l’initiative de Monet, ils contribuèrent à l’organisation de cette exposition retentissante, qui allait célébrer, avant l’heure, ces deux précurseurs. Désormais en possession des clés pour établir leurs propres règles ils allaient explorer certaines des voies les plus fécondes, à l’origine de la modernité.

« Ils devaient se grouper. L’un semble compléter l’autre – écrivait-on dans la presse au lendemain du vernissage – Rodin ne pouvait trouver de meilleur cadre à sa sculpture que la peinture de Claude Monet… A première vue, on voit que les deux artistes ne relèvent que d’eux-mêmes. On est bien réellement chez eux, et la nature y est bien chez elle. C’est à elle seule qu’ils se sont adressés, bannissant impitoyablement toute réminiscence étrangère. Résultat : étonnement, nouveauté, originalité… Ce qu’ils ont trouvé, c’est la vie. »

Catalogue de l’exposition : Editions du musée Rodin / Flammarion

Commissariat général
Dominique Viéville, Conservateur général du patrimoine, Directeur du musée Rodin

Commissaires de l’exposition
Nadine Lehni, Conservateur en chef chargée des dessins et des peintures
Véronique Matiussi, Service de la recherche, de la documentation, de la bibliothèque et des archives, Adjointe au responsable de service

Musée Rodin, Paris
www.musee-rodin.fr

28/09/10

Emmanuel Peillet Photographe Expo à Reims, Bibliothèque Carnégie

Emmanuel Peillet Photographe
Bibliothèque Carnegie, Reims

Jusqu'au 2 octobre 2010

emmanuel_peillet_photographe

Affiche de l’exposition © Ville de Reims et L'Hexaèdre, éditeur
Photo d’Emmanuel Peillet sur l’affiche © Rafael de Luc

Emmanuel Peillet (1914-1973), philosophe né à Reims, professeur de philosophie à Reims puis à Paris, fut aussi un photographe passionné. La bibliothèque Carnegie à Reims, qui dispose d’un fonds important de photographies du philosophe, a organisé la première rétrospective consacrée au photographe et philosophe depuis cinquante ans. Au total, 130 clichés sont dévoilés au public, portraits, natures mortes, surimpressions, mises en scènes inattendues d’où filtrent humour et ironie, mais aussi séries photographiques sur la Champagne d’après-guerre et paysages ardennais…

Depuis 2004, Rafael de Luc a fait don à la bibliothèque municipale de Reims de nombreux documents concernant Emmanuel Peillet : on trouve aujourd’hui dans ce fonds des archives privées, des manuscrits, des brouillons, des notes, des lettres, des coupures de presse… Mais la partie la plus remarquable du fonds est certainement l’immense collection de clichés qu’Emmanuel Peillet réalisa entre 1936 et 1973 : plus de 8000 négatifs, plusieurs centaines de tirages, et 15 albums… parmi lesquels la bibliothèque Carnegie a sélectionné 130 clichés, imprimés sur canson à partir de négatifs restaurés.

 

Photographies de EMMANUEL PEILLET Photographies d’ EMMANUEL PEILLET © Rafael de Luc

 

Philosophe, Emmanuel Peillet a été cofondateur du "Collège de pataphysique" et également l'un des initiateurs de l’Oulipo. Photographe, il prenait ses photos  avec un Leica 24x36 puis un Rolleiflex 6x6. L'exposition Emmanuel Peillet photographe retrace l’histoire de ses travaux depuis ses premières superpositions surréalistes dans les années 1940, jusqu’aux châteaux et églises de la vallée de l’Ardre, et aux études rimbaldiennes réalisées dans les Ardennes dans les années 1950. Enfin, dans la dernière période de sa vie, le philosophe, qui s’installe à Lozère-sur-Yvette après avoir quitté le laboratoire photographique de son domicile rémois, passe du noir et blanc à la couleur et commence à se concentrer presque exclusivement sur ses cactus. Il aura ainsi pratiqué la photographie toute sa vie durant, avec application comme avec inspiration, allant parfois jusqu’à calculer, pour obtenir la lumière voulue, l’heure exacte du cliché : « un éclairage de cinq heures du soir, quelque chose d’inoubliable », disait-il à Henri Bouché, lors d’une expédition dans la vallée de l’Ardre.

Catalogue Emmanuel Peillet photographe, coédité par L’Hexaèdre éditeur et la Ville de Reims, 160 p., 20 x 20, comprenant les 130 photos de l'exposition -  20 €
Avec des textes de : Remy Bellenger, Paul Gayot, Matthieu Gerbault, Christophe Henrion.

Bibliothèque Carnegie
2, place Carnegie
51100 Reims

Site internet de la Ville de Reims : www.reims.fr
Bibliothèque municiaple de Reims : www.bm-reims.fr

Autres messages récents du blog sur les expos à Reims :

Exposition de Stéphanie Aubin et Arnaud Baumann, Palissade des Halles du Boulingrin, Jusqu'au 20 novembre 2010

Nos meilleurs souvenirs, Expérience Pommery #8 - Jusqu'au 31 mars 2011

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L'Hexaèdre, co-éditeur du catalogue de l'exposition, a également édité 18 cartes portales de photos de Emmanuel Peillet faisant partie de l'exposition.

L'Hexaèdre a également édité ou réédité des livres d'Emmanuel Paillet :

Emmanuel Peillet, Canticum canticorum, 2nde édition piqûre métal, 15 €
Emmanuel Peillet, Philosophie du Départ, 64 p, 13x18 cm, Broché piqûre - 13 €
Emmanuel Peillet, L’Ordre, 64 pages, 13 x 18 cm, Broché cousu - 13 €
Emmanuel Peillet, A l’amiable, 128 pages, 24 x 24  cm - 62 collages, impression quadri (offset) sur papier couché mat 170g  cousu collé - 99 €
Emmanuel Peillet, Antonin Artaud, 64 pages, 13 x 18 cm, Broché cousu - 13 €

Et, toujours chez le même éditeur, une biographie consacrée à Emmanuel Paillet : Ruy Launoir, Biographie d’Emmanuel Peillet, 17 x 23 cm, Broché avec rabats, 400 pages, plus deux cahiers photos (n/b et couleur) de 16 pages, plus de 200 illustrations, dont de nombreuses inédites. 30 €

Site de l'éditeur où il est possible de commander en ligne : www.hexaedre.fr

26/09/10

Expo Photo Harry Callahan Fondation HBC Paris

Harry Callahan, Variations
Fondation HBC, Paris  
Commissaire de l'exposition : Agnès Sire
Jusqu'au 19 décembre 2010

La photographie est une aventure, tout comme la vie est une aventure. Si une personne veut s’exprimer photographiquement, elle doit absolument comprendre sa propre relation à la vie -- HARRY CALLAHAN, Minicam Photography, Vol.9, 1946.

HARRY CALLAHAN, Chicago, 1960
© The Estate of Harry Callahan 
Courtesy Pace/MacGill Gallery, New York

Je voulais voir combien de photographies différentes je pouvais rassembler en jouant avec les variations d’une même idée. -- HARRY CALLAHAN, Nude: Theory, Lustrum Press, 1979, p. 30

L’exposition de la Fondation HCB, organisée dans le cadre du trentième anniversaire du Mois de la Photo, rassemble plus d’une centaine de tirages noir et blanc, réalisés par l’auteur et provenant de collections publiques, la Maison européenne de la photographie (Paris) et le musée d’Art moderne (New York), de la Galerie Pace/MacGill représentant la famille, et d’une collection privée. Cette présentation permet de découvrir les thèmes de prédilection du photographe – la ville, sa famille et la nature, trois axes intimement liés à sa vie personnelle, qui vont se conjuguer jusqu’à la fin.  

La ville, essentiellement les passants, perdus dans leurs pensées, à Detroit, Chicago et Providence ; sa femme Eleanor et leur fille Barbara, la nature, bien souvent des paysages ou des détails sans ciel, à l’exception de son travail à Cape Cod. Pas du tout intéressé par les récits en images, Callahan est le photographe de l’intuition, de la foi absolue dans le médium photographique. Ses obsessions intimes récurrentes constituent le rythme essentiel de son œuvre : J’avais envie de revenir sans cesse aux mêmes idées, sachant qu’elles seraient différentes tout en étant les mêmes, Harry Callahan, 1977, cité dans Photographer at work, Center for creative photography, 2006, p. 50 

BIOGRAPHIE DE HARRY CALLAHAN (1912-1999) 

Né en 1912 à Détroit dans le Michigan, Harry Callahan étudie les mathématiques pendant une année à l’université de Lansing, (Michigan). Il rencontre et épouse Eleanor Knapp en 1936 et, pour subvenir aux besoins de sa famille, accepte un emploi aux usines Chrysler. Il achète son premier appareil photo en 1938 et adhère au photo-club de Detroit. Autodidacte talentueux, Callahan découvre, fasciné, le travail d’Ansel Adams lors d’une conférence organisée en 1941. Cette rencontre bouleverse sa manière de photographier,  cela m’a complètement libéré. D’abord pratiquée comme un loisir, la photographie devient pour Callahan une véritable addiction, un moyen pour apprendre à se connaître et découvrir le monde. C’est pour cette raison qu’il s’intéresse aux sujets qui lui sont proches, comme sa femme mais également la nature et la ville. Bien que la fin des années trente ait vu l’éclosion de la photographie engagée et la multiplication des supports qui offraient des tribunes (et aussi des emplois) aux reporters, Callahan se considère comme  pas concerné (unconcerned) : il n’est pas un raconteur d’histoires (story teller), il n’y a pas de récit photographique dans son travail, mais une tentative compulsive de donner forme à son expérience intérieure. En apparence très formelles, ses images ont en fait une puissance émotionnelle profonde.

L’acte photographique se résume pour moi à être au  bon endroit au bon moment en fonction de mon humeur -- HARRY CALLAHAN, Landscape Theory, Lustrum Press, 1980   

En 1946, il commence sa carrière d’enseignant de photographie presque malgré lui, à l’Institute of Design de Chicago puis à la Rhode Island School of Design de Providence. Pendant trente ans, en se basant sur son expérience et son œuvre, il apprendra à ses élèves à photographier autrement, à rechercher la pureté d’une expression. Au fil des ans, il se lie d’amitié avec des artistes comme Mies Van der Rohe, Edward Steichen, Aaron Siskind, Hugo Weber qui ont beaucoup compté dans sa vie et son travail. Pendant plus de soixante ans, Callahan s’est concentré sur les mêmes sujets. Il était un pur croyant du médium, il avait foi en la photographie. Patient, méthodique et concentré, il allait jusqu’au bout d’une idée pour obtenir la photographie désirée. Il s’est essayé à plusieurs techniques comme les multi-expositions ou les collages. A partir de 1977, il travaille exclusivement en couleur. Distingué par de nombreux prix et bourses, il termine sa vie à Atlanta et décède en 1999.  

CATALOGUE DE L'EXPOSITION

HARRY CALLAHAN, Variations
Publié par © STEIDL
HARRY CALLAHANVariations
Publié par © STEIDL
Photos du livre © The Estate of Harry Callahan 
Harry Callahan, Variations, Steidl, 208 pages, 113 illustrations. Introduction à l’œuvre de Harry Callahan écrite par John Szarkowski en 1976, essai de Callahan sur sa photographie traduits pour la première fois en français. 35 euros.

Harry Callahan, Variations
Fondation HBC, Paris
7 septembre - 19 décembre 2010