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21/09/16

Expo Ben @ Musée Maillol, Paris : Tout est art ?

Tout est art ? Ben au Musée Maillol
Musée Maillol, Paris
Jusqu'au 15 janvier 2017


BEN Vautier
BEN Vautier
Art = Ben, 1963
21,3 x 29,6 cm, acrylique sur toile
Jon and Joanne Hendricks Collection


BEN Vautier
BEN Vautier
Être, 1975
60 x 73 cm, acrylique sur toile
Collection Lella et Pierre Le Pillouër, Vallauris

A l’occasion de sa réouverture, le Musée Maillol présente la première exposition d’envergure à Paris consacrée à Ben, figure majeure de la scène artistique contemporaine en France. Rassemblant plus de 200 oeuvres issues pour la plupart de sa collection personnelle et de collections particulières, cette rétrospective révèle les multiples facettes d’un artiste iconoclaste et provocateur qui récuse la pensée unique depuis plus de 50 ans.

Dans la continuité d’une ambitieuse rétrospective dédiée à Ben au Museum Tinguely de Bâle en 2015, le commissariat pour la partie historique de cette exposition au Musée Maillol a été confié à Andres Pardey, vice-directeur du Musée Tinguely. Pour la partie contemporaine, carte blanche est laissée à Ben, invité à investir les espaces du musée avec ses créations les plus contemporaines, dont certaines seront présentées pour la première fois au public.

Cette exposition s’intègre dans le nouveau programme d’expositions mis en oeuvre par Culturespaces au musée Maillol.

Depuis la fin des années 1950, Ben Vautier (né en 1935), plus connu sous le nom de Ben, dit lui-même : « Je signe tout » – commentant ainsi, par ses images et ses actions, le monde comme un tout. Chaque phrase, aussi brève soit-elle, recèle un immense potentiel de questions capitales sur la vérité dans l’art, le rôle de l’artiste dans la société ou le rapport entre l’art et la vie. Ses écritures couvrent un très large éventail : réflexions intimes ou théories postmodernes sur l’art et jusqu’à l’anthropologie ou la religion. Elles sont le reflet de ses questionnements personnels sur ces thèmes et témoignent d’un esprit critique qui n’hésite pas à remettre en cause tout et tout le monde – y compris son propre ego. Par la manière dont elle mêle les arts, la philosophie et le quotidien, l’oeuvre de Ben est unique. À partir des readymades de Marcel Duchamp, Ben perpétue de façon systématique l’idée selon laquelle une oeuvre d’art est reconnaissable non pas par sa teneur matérielle mais exclusivement par la signature.

Ben fut l’un des premiers artistes en Europe à faire descendre l’art dans la rue. À partir de 1959, avec ses fameuses « actions de rue », qui peuvent être autant des gestes quotidiens (attendre à un arrêt de bus) que des gestes plus « décalés » (traverser le port de Nice à la nage habillé, avec un chapeau), il devient l’un des artistes majeurs du mouvement Fluxus en Europe. Artiste, performeur, organisateur, inventeur de langage et nouveau penseur de l’art, il est également l’un des artistes fondateurs de l’École de Nice où il était étroitement lié à des artistes comme Arman, Yves Klein et Martial Raysse.

UN PARCOURS À LA FOIS HISTORIQUE ET CONTEMPORAIN EN 200 OEUVRES

Le parcours de l’exposition débute par la section historique, sous la direction d’Andres Pardey, qui présente les débuts de la carrière de Ben avec une sélection d’oeuvres-clés des années 1958 à 1978. Ces témoignages retracent la quête de Ben d’un langage formel abstrait bien à lui et mène à un ensemble de « premières écritures ». Ben se détourne de l’expérimentation purement formelle pour s’intéresser ensuite davantage aux contenus et à la signification. Tout l’éventail de son répertoire artistique est présenté dans cette partie de l’exposition : nombreuses « actions de rue » à partir des années 1960, grands moments de « Fluxus » à Nice, jusqu’aux prises de position de Ben en tant que théoricien et philosophe de l’art. Tout cela s’inscrit dans une période relativement brève et constitue le fondement de son oeuvre ultérieure.

Pour la seconde section de l’exposition, carte blanche est donnée à Ben, appelé à investir le rez-de-chaussée de ses installations les plus contemporaines. L’univers de Ben est ainsi donné à voir, en une succession de moments qui, de ses « petites idées » jusqu’aux « nouvelles écritures », en passant par les « miroirs », la « photographie », le « temps » et la « mort », dressent un kaléidoscope de ses réalisations les plus actuelles.

Le visiteur va découvrir à cette occasion, des oeuvres inédites conçues spécifiquement par Ben pour son exposition au Musée Maillol et inspirées par les oeuvres d’Aristide Maillol conservées dans les collections permanentes de cette institution.

Cette exposition est réalisée en partenariat avec le Musée Tinguely à Bâle.

MUSEE MAILLOL
61 rue de Grenelle - 75007 Paris
www.museemaillol.com

09/12/10

Exposition Ben à Toulouse 100% en Occitan à la Galerie Sollertis

Ben 100% en Occitan 
Galerie Sollertis, Toulouse
Jusqu'au 22 janvier 2011 

La Galerie Sollertis à Toulouse présente jusqu'au 22 janvier 2011 la première exposition de BEN VAUTIER rassemblant exclusivement des œuvres en occitan. Le vernissage de cette exposition a lieu ce soir (9.12.2010)

Photographie de Ben, 2010
BEN devant chez lui à Saint Pancrace, 2010  
©  Eva Vautier - Courtesy Galerie Sollertis, Toulouse

Créateur infatigable, provocateur et mégalomane, joueur de mots dont la légendaire écriture enfantine ronde et blanche a fait son succès jusqu’à intégrer un véritable marketing,  Benjamin Vautier, dit Ben, est aussi un militant convaincu de la cause « ethniste ». Après avoir rencontré, à la fin des années 50, l’écrivain et politique occitan François Fontan, Ben s’allie à sa thèse de la réalité des ethnies. 

« Avec Fontan, je me suis rendu compte que les peuples, les langues et les cultures existaient, que ces trois éléments étaient inextricablement liés : pas de peuple sans sa langue, pas de langue sans sa culture et surtout que les peuples avaient le droit de se battre pour exister donc que tout énoncé des droits de l’homme universel devait contenir le droit des peuples à parler leur propre langue. 
J‘ai alors, et c’est mon apport personnel en tant qu’artiste d’avant-garde cherchant le nouveau, établi (à travers Duchamp, Cage et Claude Levi-Strauss) un lien entre l’ethnisme de Fontan et l’art contemporain. » (Extrait de l’entretien entre Ben et Jean-Hubert Martin, catalogue de la rétrospective BEN Strip-Tease intégral, MAC Lyon, 2010). 

BEN, Occitania boulega ti !, 1999
BEN, Occitania boulega ti !, 1999, acrylique sur toile, 73 x 92 cm  
© Jean Bernard - Courtesy Galerie Sollertis, Toulouse


Ben gamberge, dévore tous les écrits occitans, publie des textes sur le thème de l’ethnisme, lance plusieurs débats sur l’Occitanie qu’il retranscrit sur son site internet et proclame « sieu occitan e fier de l’èstre ». Parmi ses publications, on peut citer le numéro d’ArtPress sur les minorités, 1979 ; Atlas des futures nations du monde, 1988 ; L’ethnisme de a à z, pour un nouvel ordre mondial, Z’Editions,  1991 ; Lettres de Ben aux peuples inquiets, Z’Editions, 1997...  

En 2000, La Biennale de Lyon l’invite à participer à Partage d’Exotismes, dont le commissaire était Jean-Hubert Martin. Ben y installe un espace complètement dédié à l’ethnisme : « un espace théorique qui défend pour l’Hexagone l’idée d’un droit à une contemporanéité artistique des peuples Basque, Breton, Corse, Occitan, Catalan, Alsacien... » 


BEN, Sieu Ben Aqui, 2000
BEN, Sieu Ben Aqui, 2000, acrylique sur toile, 100 x 80 cm  
© Eva Vautier - Courtesy Galerie Sollertis, Toulouse


Il participe au lancement du portail occitan : La Porta d’Oc en réalisant le visuel paru le 23 janvier 2009 dans le quotidien Libération.

Avide de savoir et de compréhension, impatient de reconnaissance et d’affection, inquiet du monde et de ses dérives permanentes, Ben ne peut s’empêcher d’avoir son mot à dire. 

Et c’est en occitan qu’il s’exprime à nouveau aujourd'hui à Toulouse, à travers cette nouvelle exposition à la galerie Sollertis. BEN 100 % EN OCCITAN rassemble des œuvres spécialement créées pour l’occasion mais aussi des travaux anciens qui témoignent de l’intérêt de l’artiste pour l’Occitanie au fil de sa carrière. Reprenant les slogans qui ont fait sa popularité ou affichant ses positions sur la question des minorités culturelles, dénonçant ou revendiquant, son exposition entraîne dans un labyrinthe de pensées, de réflexions et de réaction épidermiques sur la vie, l’art et le monde.  

BEN, Vincarem, 1983
BEN, Vincarem, 1983, acrylique sur toile, 200 x 150 cm  
© Eva Vautier - Courtesy Galerie Sollertis, Toulouse



GALERIE SOLLERTIS
12 rue des Régans
31000 TOULOUSE

www.sollertis.com

Accès : Métro B arrêt Carmes
Entrée libre
Horaires : du mardi au samedi : 14h - 19h et sur RDV

09-12-2010 > 22-01-2011

Expositions suivantes à la Galerie Sollertis 
Morgane Tschiember, Florian et Mickaël Quistrebert, 27 janvier - 26 mars 2011
Participation à la foire d'art contemporain de Madrid, ARCO 2011, 16 - 20 février 2011
Urs Lüthi, 1er avril - 21 mai 2011
Sylvie Réno, Frédéric Clavère, Lionel Scoccimaro, 26 mai - 2 juillet 2011

14/03/10

Exposition Rétrospective BEN, Strip-Tease Integral au MAC Lyon


STRIP-TEASE INTEGRAL
RETROSPECTIVE BEN
Musée d’art contemporain de Lyon
Jusqu’au 11 juillet 2010

Ben Vautier devant sa boutique, Nice, 1965 - © Ferrero
  Ci-dessus : Ben Vautier devant sa boutique, Nice, 1965 - © Ferrero

  Ci-dessous : © BEN, Ben envahit Lyon le..., 2009
BEN, Ben envahit Lyon le..., 2009 L'EXPOSITION
Le Musée d’art contemporain de Lyon présente jusqu'au 11 juillet 2010 la plus vaste rétrospective consacrée à l’œuvre de Ben Vautier, artiste majeur à l’univers extrêmement riche, tout en profusion, mêlant humour et drame, à l’image de la vie qu’il fait entrer dans son art.
Sur 3000 m2 (soit l’intégralité des espaces d’exposition du musée), plus de 1000 œuvres retracent cinquante ans de création, des toutes premières productions à Nice aux plus récentes, en passant par les appropriations, performances, peintures et installations. Cette exposition monographique sans précédent présente également des vidéos inédites et des œuvres créées tout spécialement pour l’occasion. Elle permet de découvrir l’œuvre de Ben dans toute sa complexité et ses contradictions, son ampleur joyeuse et son foisonnement qui traversent tous les champs de l’art et de la vie.
Le Bizart baz’art, œuvre monumentale en dépôt depuis 2004 dans la collection du macLYON , installée au cœur de l’exposition, en est emblématique car elle synthétise la façon dont Ben explore tous les enjeux, les centres d’intérêt, les moments et le « désordre » de la vie.
Pour proposer une lisibilité dans cette profusion, le premier étage du musée est consacré à la partie la plus ancienne de l’œuvre de Ben et inclut un large choix de pièces de la période Fluxus (précisions ci-après). Il présente la quasi-totalité des œuvres Fluxus de Ben dans la collection du MoMA de New York, mais également son rapport à l’écriture, au concept, au théâtre, à la poésie, au cinéma etc.

BEN, Ben à Lyon c’est à partir de Mars 2010, 2009
  © BEN, Ben à Lyon c’est à partir de Mars 2010, 2009

Aux 2ème et 3ème étages se démultiplient des espaces qui invitent à la découverte de l’extraordinaire richesse de l’œuvre de Ben dans ses développements les plus divers, alternant pièces historiques et créations récentes, déclarations vidéos et interventions sur les murs.
Rare artiste à revendiquer un statut populaire, Ben est pionnier en maints domaines. Ayant su saisir avec une parfaite justesse les enjeux de notre époque, Ben est l’un des premiers artistes à tenir boutique, à proposer des performances dans l’espace public, à investir la vie quotidienne comme lieu d’art à part entière, à questionner la langue...
Cette rétrospective, par son ampleur (œuvres de 1955 à 2010), invite le visiteur à éprouver toute l’étendue et la portée d’un univers qu’on ne peut restreindre à sa part la plus médiatique.

BEN, Les 40 ans de Fluxus à Nice, 2003BEN FLUXUX
Fluxus est une drôle de mouvance, une nébuleuse créée en 1962 à l’initiative de George Maciunas, qui en invente le terme. Mode de vie, de pensée et d’être, elle associe plus ou moins épisodiquement des artistes de part et d’autre des océans, de George Brecht à Nam June Paik et de Ben Patterson à Joseph Beuys ou Yoko Ono.
Au début des années 1960, à Londres, Ben rencontre George Maciunas qui lui parle du silence de John Cage (4’33’’ joué par David Tudor en 1952) et de la drip music de George Brecht. C’est le début de son « épisode Fluxus ». A cette occasion, Ben invite Maciunas à Nice pour y réaliser en 1963 un festival Fluxus.
Considérant que le théâtre « est en retard de 20 ans. Ils en sont encore à faire du lonesco, du Beckett quand il faut en être au happening* », Ben fonde le Théâtre Total, avec l’idée que le théâtre n’est pas sur scène mais dans la rue, dans la vie.
« [...] L’Art Total selon Vautier : tout en expliquant que le but de cet art nouveau était « la création d’une pensée et d’une langue nouvelles », il n’en accepte pas moins l’héritage de Dada qui permet à l’artiste de faire ce qu’il veut aussi longtemps que sont observées les trois conditions de base, la création, le public et la distribution. [...] L’idée de « théâtre » énoncée par Vautier s’éloigne donc radicalement de l’idée traditionnelle du théâtre comme spectacle, en présentant la condition fondamentale de l’existence humaine comme une lutte permanente pour faire advenir le soi et échapper au mal qu’est l’ego, grâce à des actions apparemment fortuites qui n’en récapitulent pas moins la relation concrète du corps humain au lieu, au temps, à une tâche ou à une position contre ou vis-à-vis d’autrui. » -- Midori Matsui (voir biographie ci-dessous), extrait de son texte pour le catalogue de l’exposition.
LE BIZART BAZ’ART
Le Bizart baz’art est une œuvre de la collection Fluxus dans laquelle les visiteurs sont invités à circuler. Composée de 351 objets, elle est construite comme un puzzle, Ben y accumulant une quantité de pièces a priori en dehors des codes esthétiques reconnus (panier à salade, plateau à thé, masque, chien en peluche, buste de femme en plâtre, ventilateur etc. : toutes sortes de “bidules” inutiles mais rigolos). A chacun est associée une phrase manuscrite de l’artiste, qui prend tantôt la forme d’un slogan, tantôt celle d’une question.
Cette œuvre rappelle le magasin de disques d’occasion (qui devint ensuite un espace d’exposition) que Ben avait ouvert à Nice dans les années 1960, qu’il démonta en 1974 et qui est maintenant dans les collections du Musée national d’art moderne à Paris. Le Bizart baz’art met au coeur de l’exposition les notions de partage, de troc, de rapport à l’autre, de diffusion de l’art au plus grand nombre. Ben propose à travers le Bizart baz’art une réflexion sur la société de consommation, la nouveauté et la vérité.

N, Pas d’art sans ego - pas d’ego sans art à Lyon
  © BEN, Pas d’art sans ego - pas d’ego sans art à Lyon, 2009

UN ART POPULAIRE
Ben recherche intrinsèquement la plus large diffusion de son œuvre. Pour lui il n’y a pas de coupure ou de hiérarchie entre l’art et la vie, il n’y a pas un lieu pour l’art qui serait l’institution et un lieu pour le « gadget » qui serait le secteur économique. Il revendique un statut d’artiste populaire, qui étonne, questionne, fait rire ou sourire, est à la portée de tous partout.
Outre l’édition des classiques affiches et cartes postales, Ben n’hésite pas à répondre favorablement aux sollicitations des entreprises, ses écritures investissant t-shirts, cahiers et carnets, agendas, trousses, corbeilles à papier, etc. Ben ayant un sens aigu du message, on lui passe également commande pour des lancements de produits ou des campagnes de communication. Son lettrage à la main, blanc sur fond noir, tend ainsi à devenir une marque à part entière.
Ben se place au sens plus large de la créativité, de l’innovation, et il cherche à disséminer ses intentions par toutes sortes de moyens.L’important pour Ben c’est de parler à tous, de rentrer en contact avec le plus grand nombre, de façon vivante et ludique, d’être au plus proche de la vie de tous les jours.
« Dès le tout début de sa carrière, Ben s’est engagé dans une position d’« entrepreneur », à savoir, l’entrepreneur en tant que charlatan. Ben pratique l’économie et le capitalisme de marché depuis 1957 ou 1958, lorsqu’il a ouvert Laboratoire 32, son magasin de disques à Nice. Et, plus récemment, il s’est lancé dans la production de chaussettes, de cravates, de brosses à dents, de montres, d’étiquettes de vin, de parapluies, de canifs, de carnets de notes, tous ornés de son écriture et de sa signature emblématiques. […] Cependant, Ben est resté populaire et à bonne distance du libéralisme économique » -- Philippe Vergne (voir biographie ci-dessous), extrait de son texte pour le catalogue de l’exposition

PROGRAMME CULTUREL AUTOUR DE L'EXPOSITION
LE GRAND BAZAR
Accompagnant et prolongeant l’exposition, le programme culturel LE GRAND BAZAR, fidèle aux différents traits de l’œuvre de Ben ainsi qu’à sa manière (qui consiste à agglomérer et à articuler une véritable nébuleuse d’intérêts, de pensées et d’activités différentes), repose sur l’interpénétration critique du dedans et du dehors, du centre et de la périphérie, mais aussi sur l’abolition des échelles de valeurs prévalant encore dans les usages de l’art. Dans cette dynamique, l’œuvre n’est plus un objet fi  gé, et le Musée son écrin, mais une matrice appelée à se démultiplier et à se disséminer partout sur le territoire. Cafés-débats, conférences, colloque, projection de cinéma expérimental, visites-ateliers pour les enfants, sont autant de façons de découvrir l’œuvre de Ben.
Les rendez-vous de l’exposition
> Cafés-débats Une fois par mois
Le questionnement permanent de Ben sur l’art et ses formes, ses prises de positions « Pour ou Contre » suscitent la discussion. Donnant la parole à tous, les cafés-débats sont un espace privilégié pour échanger points de vue et idées avec les personnalités invitées.
Au programme :
- Portrait de l’artiste en raté
- L’art est-il utile ?
- L’humour de l’art
- Pour changer l’art, demandez le programme
> Cinéma expérimental Au musée, une séance de cinéma expérimental accompagne l’exposition.
> Cycle de Conférences Vendredi à 19h, entrée libre
Durant l’exposition, des historiens et critiques d’art proposent des conférences abordant différents aspects de l’œuvre de Ben.
- Ben dans l’histoire de Fluxus
- Ben et l’appropriation
- Théâtre Total, gestes, actions : Ben et la performance
- Ben et la French Riviera : le rôle de Ben dans l’émergence d’une scène internationale sur la Côte d’Azur
> Colloque
Le macLYON organise un colloque international consacré à l’œuvre de Ben. En mobilisant différentes approches des sciences humaines et sociales, « cultural studies », analyse littéraire, études performatives, anthropologie etc., ce colloque se propose de porter un regard nouveau sur les enjeux artistiques et sociaux développés par l’œuvre de Ben, ainsi que sur la place qu’il occupe dans l’histoire de l’art depuis 1960.

LE CATALOGUE DE L'EXPOSITION ET SES AUTEURS
Cette rétrospective s’accompagne d’un ouvrage de référence de plus de 400 pages édité par Somogy, rassemblant une iconographie largement inédite (500 illustrations), des textes historiques, une déclaration et des textes de Ben, une sélection de ses newsletters, une biographie, une bibliographie... 

Une préface de Thierry Raspail, directeur du Musée d’art contemporain de Lyon et un texte historique de Jon Hendricks ouvrent le catalogue. Les thèmes récurrents et primordiaux de l’œuvre de Ben sont abordés par des auteurs internationalement reconnus parmi lesquels : Arthur Danto (abordant la question de l’ego), Jean-Hubert Martin (l’ethnisme), Midori Matsui (l’Art Total), et Philippe Vergne (la performance). Enfin, une interview de Ben par Hans Ulrich Obrist vient compléter cette série d’essais. 

Arthur Danto : Philosophe et critique d’art, Arthur Danto est principalement connu pour ses travaux en esthétique analytique. Il est non seulement l’un des plus importants théoriciens de l’art mais aussi un critique influent qui publie ses chroniques, entre autres, dans The Nation. Il a été président de l’Association philosophique américaine et de la Société américaine d’esthétique. Il est également un contributeur régulier de Naked Punch Review et du magazine d’art contemporain Artforum

Jean-Hubert Martin : Aujourd’hui chargé de mission à la Direction des Musées de France, Jean-Hubert Martin a été directeur de nombreuses institutions, parmi lesquelles la Kunsthalle de Berne, le Musée national d’art moderne de Paris, le Musée national des arts d’Afrique et d’Océanie, le Museum Kunst Palast de Düsseldorf. Il a été commissaire de la Biennale de Lyon Partage d’exotismes en 2000. On lui doit également de nombreuses expositions, parmi lesquelles : Francis Picabia (1976), Malevitch (1978), Man Ray (1982), Robert Filliou (1978, 1985 et 2003/2004), Magiciens de la Terre (1989)... Il est commissaire de la Biennale de Moscou en 2009. 

Midori Matsui : Critique d’art, Midori Matsui enseigne à l’université d’art « Tama and Musashino » à Tokyo. Elle est notamment l’auteur de Art in a New World : Post-Modern Art in Perspective (2000) et développe la notion d’art postmoderne dans le contexte japonais dans Curating Now 05. En 2007, elle participe à l’ouvrage Ice Cream : Contemporary Art in Culture

Hans Ulrich Obrist : Commissaire indépendant, Hans Ulrich Obrist a fondé le Musée Robert Walser et fut commissaire pour l’art contemporain au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris jusqu’en 2005.  Il a organisé ou co-organisé de nombreuses expositions individuelles (Olafur Eliasson, Philippe Parreno, Jonas Mekas, Pierre Huyghe, Anri Sala, Doug Aitken...) et collectives (dont : Do it – plus de trente versions depuis 1994 ; Cities on the Move, 1997 ; première Biennale de Berlin, 1998 ; Mutations, 2000 ; Utopia Station, 2003). Il est co-commissaire de la Biennale de Lyon 00’s L’histoire d’une décennie qui n’est pas encore nommée en 2007. Il est actuellement co-directeur des expositions et programmes et directeur des projets internationaux de la Serpentine Gallery à Londres. 

Philippe Vergne est directeur de la DIA Art Foundation à New York. Il a dirigé le Musée d’art contemporain de Marseille puis le Walker Art Center à Minneapolis. Dans ce cadre, il a organisé plus de vingt-cinq expositions internationales dont How Latitudes Become Forms : Art in a Global Age, Let’s Entertain, Herzog & de Meuron : In Process ainsi que la première rétrospective de l’artiste chinois Huang Yong Ping.

Commissaire invité : Jon Hendricks
Commissaire général : Thierry Raspail
Chef de projet : Isabelle Bertolotti
Direction de production : Thierry Prat
Assistants d’exposition : Nathalie Janin, Marilou Laneuville, Charline Monod-Juhel, Eva Vautier, Annie Vautier, Ludo, Media Farzin
Régie des oeuvres : Xavier Jullien

MUSEE D’ART CONTEMPORAIN DE LYON
Cité internationale
81 quai Charles de Gaulle
69006 LYON
Ouverture du mercredi au vendredi : de 12 -19h
Samedi et dimanche : de 10 - 19h
En bus, arrêt Musée d’art contemporain :
- Bus 4, Jean Macé/Cité internationale
correspondance Métro Foch ligne A
ou Métro Saxe Gambetta ligne B et D
- Bus C1, Gare Part-Dieu/Cité internationale
- Bus 58, Bellecour-Terreaux/Rillieux-Sathonay Camp
Plein tarif : 8 euros
Tarif réduit : 6 euros
Gratuit pour les moins de 18
Visites : 3 euros + entrée
Musée d'art contemporain de Lyon, Renseignements

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