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06/11/21

Arts de l’Islam : 18 expositions - 18 villes - Un passé pour un présent - Une coproduction Réunion des musées nationaux - Grand Palais et musée du Louvre

 Arts de l’Islam 
Un passé pour un présent 
18 expositions - 18 villes : Angoulême, Blois, Clermont-Ferrand, Dijon, Figeac, Limoges, Mantes-la-Jolie, Marseille, Nancy, Nantes, Narbonne, Rennes, Rillieux-la-Pape, Rouen, Saint-Denis, Saint-Louis à La Réunion, Toulouse, Tourcoing
20 novembre 2021 - 27 mars 2022

Arts de l'Islam
Arts de l’Islam
Un passé pour un présent
Affiche de l’exposition © H5

Depuis sa création en 2012, le département des Arts de l’Islam du Louvre offre au public une immersion au sein des cultures islamiques, de l’Espagne à l’Inde, du VIIème au XIXème siècle, et révèle l’importance des échanges anciens, étroits et féconds tissés entre la France et l’Orient. Témoins artistiques et historiques, les œuvres d’art illustrent la diversité culturelle et confessionnelle au sein du monde islamique depuis treize siècles. Elles sont le reflet de la circulation des idées et des hommes mais aussi de l’héritage pluriel du patrimoine français. Face aux fanatismes religieux, la culture se doit d’être sans relâche un rempart et un levier pour transmettre, ouvrir à l’autre, redonner des clés de compréhension de passés croisés pour construire un avenir partagé.

C’est dans cette perspective que le ministère de la Culture a demandé au musée du Louvre et à la Réunion des musées nationaux – Grand Palais d’organiser à l’automne 2021 un projet destiné à un très large public, et aux jeunes générations en particulier, pour poser un nouveau regard sur les arts et les cultures de l’islam.

Du 20 novembre 2021 au 27 mars 2022, 18 expositions dans autant de villes de France sont ainsi présentées au public, dans un musée, une médiathèque, une bibliothèque, un espace culturel.

Pour chaque accrochage, 10 œuvres, à la fois historiques et contemporaines, issues du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre et de collections nationales et régionales, incarneront la richesse des cultures de l’Islam et leur inscription dans l’histoire de France depuis plus de 1 300 ans. Plus de 180 œuvres au total sont ainsi présentées au public : une lampe de mosquée du XIe siècle provenant de Jérusalem (musée du Louvre), un chandelier de l’époque de Saladin signé par un artiste de Mossoul racontant la vie de Jésus (musée du Louvre), des boîtes de toilettes en ivoire du XIIIe siècle ayant appartenu aux duchesses de Bourgogne, provenant de l’abbaye de Cîteaux et aujourd’hui au musée des Beaux-Arts de Dijon, une œuvre de l’artiste Hiwa K, One room apartment (FRAC Normandie) ou bien les Collages de Topak Ev de l’artiste française d’origine turque Nil Yalter.

Cette initiative vise également à éclairer le public sur la grande diversité des territoires et des populations concernées par l’Islam. La civilisation islamique est autant arabe que turque, indienne qu’iranienne, asiatique ou maghrébine… Les œuvres présentées feront valoir une large variété de pratiques et sensibilités artistiques, évoquant des scènes de vie, la nature, le désir amoureux, un simple décor de palais ou de mosquée.

Si l’exposition Arts de l’Islam, Un passé pour un présent incite à la curiosité, la manifestation est peut-être avant tout une invitation à venir s’émouvoir. Rien n’empêche d’ailleurs quiconque de vouloir s’organiser un tour de France en 18 étapes pour découvrir autant de témoignages livrés par ses œuvres. Dialogue entre les œuvres passées et présentes, chaque exposition propose une œuvre d’un artiste contemporain d’un pays du monde islamique, reflet d’une vision du monde actuel et du rapport à leur héritage.

Une attention particulière sera portée à la médiation culturelle grâce à la conception de plusieurs outils pédagogiques : un livret d’une quinzaine de pages présentant l’exposition, des cartels développés, la diffusion d’un film dans chaque lieu d’exposition offrant une échappée dans les pays d’origine de ces œuvres et un site internet de ressources numériques compatible au format smartphone et consultable notamment durant la visite des expositions. En outre, une programmation culturelle associée à l’exposition est mise en œuvre dans chaque ville (conférences, débats, spectacles vivants, cinéma…), animée par des équipes de médiateurs et, dans certains lieux, par des étudiants de l’école du Louvre. Un espace de discussion pouvant accueillir entre 20 et 30 personnes est intégré à chaque exposition.

S’appuyant sur une étroite collaboration avec le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chacune de ces expositions a été spécifiquement conçue pour s’adresser aux élèves et à leurs professeurs. Un plan national de formation, décliné dans chacune des académies d’accueil des expositions, sera proposé à l’automne afin d’accompagner les professeurs dans l’appropriation des œuvres présentées et les aider à construire des séquences pédagogiques pluridisciplinaires, associant notamment éducation artistique et culturelle et éducation morale et civique. En contribuant à la formation des professeurs sur la connaissance de la civilisation islamique et de l’histoire de ses relations avec la France et l’Europe, ce plan a vocation à enrichir la culture humaniste des élèves et à nourrir leur rapport à l’altérité qui sont au fondement de l’Ecole. 

Lieux d'exposition dans chacune des villes :

Musée du Papier  
134 rue de Bordeaux, 16000 Angoulême

Bibliothèque Abbé-Grégoire
4-6 place Jean-Jaurès, 41000 Blois

Musée d'art Roger-Quilliot
Quartier historique de Montferrand
Place Louis-Deteix, 63100 Clermont-Ferrand

Musées des Beaux-Arts
Palais des Ducs et des États de Bourgogne
Place de la Sainte-Chapelle, 21000 Dijon

Musée Champollion - Les Ecritures du Monde
Place Champollion, 46100 Figeac

Galerie des Hospices
2 rue Félix Eboué, 87000 Limoges

Musée de l'Hôtel-Dieu
1 rue Thiers, 78200 Mantes-la-Jolie

Bibliothèque l'Alcazar 
58 cours Belsunce, 13001 Marseille

Galerie Poirel
3 rue Victor Poirel, 54000 Nancy

Passage Sainte-Croix
9 rue de la Baclerie, 44000 Nantes

Chapelle des Pénitents Bleus
3 place Roger-Salengro, 11100 Narbonne

Musée des Beaux-Arts
20 Quai Émile Zola, 35000 Rennes

Médiathèque L'Échappée
83 avenue de l’Europe, 69140 Rillieux-la-Pape

Musée de la Céramique
1 rue Faucon, 76000 Rouen

Musée d'art et d'histoire Paul Éluard
22bis rue Gabriel Péri, 93200 Saint-Denis

Musée des arts décoratifs de l'océan Indien
Domaine de Maison Rouge
17a chemin Maison Rouge, 97450 Saint-Louis

Musée des Arts Précieux Paul-Dupuy
13 rue de la Pleau, 31000 Toulouse

Maison Folie Hospice d'Havré
100 rue de Tournai, 59200 Tourcoing

Commissariat général de l’ensemble des expositions :
Yannick Lintz, directrice du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre

Une coproduction Réunion des musées nationaux - Grand Palais et musée du Louvre

16/05/19

Expositions d'intérêt national 2019 en France

Actions en faveur des musées de France : 15 expositions ont reçu le label « Exposition d’intérêt national »

Franck Riester, ministre de la Culture a retenu une liste de 15 expositions, présentées dans des musées de France, afin de leur attribuer le label « Exposition d'intérêt national» en 2019. Le ministre a souligné que « ces expositions participent à la politique d’action territoriale et à une meilleure répartition de l’aide de l’État entre les collectivités porteuses de projets. »

Le label Exposition d’intérêt national a été créé par le ministère de la Culture pour mettre en valeur et soutenir des expositions remarquables organisées par les musées de France. Il récompense un discours muséal innovant, une approche thématique inédite, une scénographie et un dispositif de médiation destinés aux publics les plus variés, tout particulièrement dans le cadre de l’éducation artistique et culturelle.

Ces « Expositions d’intérêt national » s’inscrivent dans le cadre de la politique de démocratisation culturelle menée par le Ministère de la Culture. Elles mettent en lumière des thématiques qui reflètent la richesse et la diversité des collections des 1220 musées de France. Des subventions exceptionnelles sont attribuées aux projets sélectionnés.

Les 15 expositions retenues en 2019 sont les suivantes :

Auvergne Rhône-Alpes

Saint-Etienne, musée d'art et d'industrie
Vendre de tout, être partout. Casino
21 mars 2019 – 6 janvier 2020

Bourgogne Franche-Comté

Besançon, musée des beaux-arts et d’archéologie
Une des provinces du rococo. La Chine rêvée de François Boucher
8 novembre 2019 – 2 mars 2020

Ornans, musée Gustave Courbet
Yan Pei-Ming face à Courbet
12 juin - 30 septembre 2019

Centre – Val de Loire

Blois, Château royal de Blois
Enfants de la Renaissance         
18 mai - 1er septembre 2019

Montargis, musée Girodet
Girodet face à Géricault, ou la bataille romantique du Salon de 1819
12 octobre 2019-15 janvier 2020

Hauts-de-France

Le Cateau-Cambresis, musée départemental Matisse
Ce que les Maîtres ont de meilleur. Matisse élève et professeur, 1890-1911
9 novembre 2019 – 9 février 2020

Ile-de-France

Paris, musée d’art et d’histoire du judaïsme
Helena Rubinstein. L’aventure de la beauté         
20 mars – 25 août 2019

Nouvelle Aquitaine

Angoulême, musée de la bande dessinée, Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
Mode et bande dessinée
26 juin 2019 – 5 janvier 2020

Niort, Communauté d'agglomération du niortais, musée Bernard d'Agesci
Bernard d'Agesci (1756-1829), forgeur d'Histoires à Niort             
25 janvier - 19 mai 2019

Rochechouart, Château de Rochechouart, Musée d’art contemporain de la Haute-Vienne
Raoul Hausmann et les poésies expérimentales 
4 octobre - 15 décembre 2019

Occitanie

Céret, Musée d’art moderne de Céret
André Masson, une mythologie de l’être et de la nature
22 juin - 27 octobre 2019

Lattes, Site archéologique Lattara - musée Henri Prades
L’aventure phocéenne. Grecs, Ibères et Gaulois en Méditerranée nord - occidentale             
23 novembre 2019 – 6 juillet 2020

Toulouse, Les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse
Peter Saul - Pop, Funk, Bad Painting and More           
20 septembre 2019 - 26 janvier 2020

Pays-de-la-Loire

La Roche sur Yon, musée de La Roche-sur-Yon
Dans l'intimité d'un empereur... Napoléon Ier, l'époux, le père, l'amant
23 mars – 23 juin 2019

Provence Alpes Côte d’Azur

Hyères, La Banque, musée des Cultures et du Paysage
Face au soleil (1850-1950)
21 septembre 2019 - 19 janvier 2020

Ministère de la Culture
www.culture.gouv.fr

07/11/13

Un témoignage de la conquête de l'Amérique aux Enchères

Marc Labarbe découvre une rare peinture du XVIème siècle, témoignage capital de la conquête de l’Amérique 
Vente aux enchères mardi 3 décembre 2013 Hôtel des Ventes Saint Aubin à Toulouse

Détenant le record du plus beau coup de marteau réalisé aux enchères en France depuis de nombreuses années (vente d’un rouleau impérial chinois à plus de 22 millions d’euros en mars 2011), Marc Labarbe, vient de faire une autre découverte qui sera mise aux enchères le 3 décembre prochain à Toulouse et qui devrait, cette fois-ci intéresser les institutions américaines. 

Il s’agit d’une peinture exceptionnelle datant du milieu du 16ème siècle représentant « Outina, chef Timucua » attribuée à Jacques Le Moyne de Morgues (1533-1588), dessinateur et cartographe du roi de France Charles IX, qui a accompagné l’expédition de 1564 destinée à fonder une colonie française et protestante en Floride. 

Attribué à Jacques LE MOYNE DE MORGUES (1533-1588)
Outina, Chef Timucua
Encre et aquarelle sur panneau de peuplier ou tilleul préparé 58,5 x 42,5cm 
Vente Marc Labarbe à Toulouse, 3 décembre 2013

Un témoignage capital de la conquête du Nouveau Monde
L’importance historique des descriptions de la vie des indiens d’Amérique et des plantes indigènes faites par Le Moyne de Morgues est capitale. Ce peintre n'est connu aujourd’hui que pour quelques rares dessins qui figurent dans les musées (*) et qui témoignent de son talent, mais la trace de ses oeuvres peintes est inexistante. (*) Trois albums d’études aquarellées et miniatures de plantes et d’animaux réalisés par Jacques Le Moyne de Morgues (1533-1588) figurent dans les Musées : deux démembrés sont conservés à Londres, au Victoria and Albert Museum et au British Museum. Le troisième est à la Garden Library à Washington. 

Les femmes timuacas dont les époux sont morts, à la guerre ou de maladie, se placent sous la protection d’Outina en l’implorant de venger la perte de leurs époux
Theodore de BRY : America, vol.2, planche 18 (1591)
Image courtesy Marc Labarbe, Toulouse

Les spécialistes et conservateurs de musées anglais et américains et les experts français se sont donc penchés avec un grand intérêt sur cette peinture qu’ils ont pu identifier grâce aux gravures de Théodore de Bry (1528-1598) qui a utilisé les travaux que Le Moyne de Morgues avait reproduits de mémoire. En effet, ce dernier, ayant précipitamment fuit la Floride, n’était revenu de son périple américain qu'avec quelques témoignages aquarellés de la faune et de la flore aujourd'hui répartis dans différents musées.

Ces éditions de Théodore de Bry furent à l'époque les premières images de la colonisation européenne dans le Nouveau Monde et ont permis de populariser l'arrivée des français dans ces contrées. 

La découverte
Sauvée lors du déménagement de la ferme du Château de Médan dans les Yvelines il y a 40 ans, cette peinture était restée dans les placards du propriétaire actuel, un client de la maison de ventes, venu demander conseil et expertise auprès de Marc Labarbe.

Le contexte historique
La Floride, découverte en 1513 par l’espagnol Juan Ponce de Léon, fut d’abord explorée par les espagnols avant qu’en France, le chef des Hugenots, l’amiral Gaspard de Coligny, réussisse à convaincre le roi Charles IX que le succès futur de la France dépendait de l’Amérique.

En 1562, Coligny confia à Jean Ribaut, un des meilleurs navigateurs de France, la première expédition. Un véritable engouement pour les Indes occidentales avait vu le jour en France, et la colonisation de la Floride était un enjeu stratégique pour la France, visant à briser le monopole ibérique sur le commerce des Indes.*
En 1564, Le Moyne de Morgues accompagna la seconde expédition à l’origine de la fondation de Fort Caroline. Il réalisa la première cartographie de la colonisation française en Floride.

Le sujet de la peinture
Les oeuvres de Le Moyne de Morgues racontent l’arrivée des français et leur accueil par les Timucuas. Elles décrivent l’organisation politique et les coutumes des indiens avec un souci minutieux de vérité ethnographique.

Il dépeint ici, Outina, un chef Timuaca qui impressionne les Occidentaux par sa musculature, ses tatouages recouvrant l’entièreté de son corps, ses cheveux enjolivés de plumes et d’une queue de raton-laveur, ses vessies de poissons gonflées ornant ses oreilles. Sa parure métallique et son bâton lui donnent un air guerrier et protecteur de son territoire regardant de haut les petites caravelles des Occidentaux.

Cette peinture est estimée 50.000/80.000€ mais devrait créer la surprise.

Commissaire-priseur : Marc Labarbe, Toulouse
Expert : Cabinet Eric Turquin, Paris

09/12/10

Exposition Ben à Toulouse 100% en Occitan à la Galerie Sollertis

Ben 100% en Occitan 
Galerie Sollertis, Toulouse
Jusqu'au 22 janvier 2011 

La Galerie Sollertis à Toulouse présente jusqu'au 22 janvier 2011 la première exposition de BEN VAUTIER rassemblant exclusivement des œuvres en occitan. Le vernissage de cette exposition a lieu ce soir (9.12.2010)

Photographie de Ben, 2010
BEN devant chez lui à Saint Pancrace, 2010  
©  Eva Vautier - Courtesy Galerie Sollertis, Toulouse

Créateur infatigable, provocateur et mégalomane, joueur de mots dont la légendaire écriture enfantine ronde et blanche a fait son succès jusqu’à intégrer un véritable marketing,  Benjamin Vautier, dit Ben, est aussi un militant convaincu de la cause « ethniste ». Après avoir rencontré, à la fin des années 50, l’écrivain et politique occitan François Fontan, Ben s’allie à sa thèse de la réalité des ethnies. 

« Avec Fontan, je me suis rendu compte que les peuples, les langues et les cultures existaient, que ces trois éléments étaient inextricablement liés : pas de peuple sans sa langue, pas de langue sans sa culture et surtout que les peuples avaient le droit de se battre pour exister donc que tout énoncé des droits de l’homme universel devait contenir le droit des peuples à parler leur propre langue. 
J‘ai alors, et c’est mon apport personnel en tant qu’artiste d’avant-garde cherchant le nouveau, établi (à travers Duchamp, Cage et Claude Levi-Strauss) un lien entre l’ethnisme de Fontan et l’art contemporain. » (Extrait de l’entretien entre Ben et Jean-Hubert Martin, catalogue de la rétrospective BEN Strip-Tease intégral, MAC Lyon, 2010). 

BEN, Occitania boulega ti !, 1999
BEN, Occitania boulega ti !, 1999, acrylique sur toile, 73 x 92 cm  
© Jean Bernard - Courtesy Galerie Sollertis, Toulouse


Ben gamberge, dévore tous les écrits occitans, publie des textes sur le thème de l’ethnisme, lance plusieurs débats sur l’Occitanie qu’il retranscrit sur son site internet et proclame « sieu occitan e fier de l’èstre ». Parmi ses publications, on peut citer le numéro d’ArtPress sur les minorités, 1979 ; Atlas des futures nations du monde, 1988 ; L’ethnisme de a à z, pour un nouvel ordre mondial, Z’Editions,  1991 ; Lettres de Ben aux peuples inquiets, Z’Editions, 1997...  

En 2000, La Biennale de Lyon l’invite à participer à Partage d’Exotismes, dont le commissaire était Jean-Hubert Martin. Ben y installe un espace complètement dédié à l’ethnisme : « un espace théorique qui défend pour l’Hexagone l’idée d’un droit à une contemporanéité artistique des peuples Basque, Breton, Corse, Occitan, Catalan, Alsacien... » 


BEN, Sieu Ben Aqui, 2000
BEN, Sieu Ben Aqui, 2000, acrylique sur toile, 100 x 80 cm  
© Eva Vautier - Courtesy Galerie Sollertis, Toulouse


Il participe au lancement du portail occitan : La Porta d’Oc en réalisant le visuel paru le 23 janvier 2009 dans le quotidien Libération.

Avide de savoir et de compréhension, impatient de reconnaissance et d’affection, inquiet du monde et de ses dérives permanentes, Ben ne peut s’empêcher d’avoir son mot à dire. 

Et c’est en occitan qu’il s’exprime à nouveau aujourd'hui à Toulouse, à travers cette nouvelle exposition à la galerie Sollertis. BEN 100 % EN OCCITAN rassemble des œuvres spécialement créées pour l’occasion mais aussi des travaux anciens qui témoignent de l’intérêt de l’artiste pour l’Occitanie au fil de sa carrière. Reprenant les slogans qui ont fait sa popularité ou affichant ses positions sur la question des minorités culturelles, dénonçant ou revendiquant, son exposition entraîne dans un labyrinthe de pensées, de réflexions et de réaction épidermiques sur la vie, l’art et le monde.  

BEN, Vincarem, 1983
BEN, Vincarem, 1983, acrylique sur toile, 200 x 150 cm  
© Eva Vautier - Courtesy Galerie Sollertis, Toulouse



GALERIE SOLLERTIS
12 rue des Régans
31000 TOULOUSE

www.sollertis.com

Accès : Métro B arrêt Carmes
Entrée libre
Horaires : du mardi au samedi : 14h - 19h et sur RDV

09-12-2010 > 22-01-2011

Expositions suivantes à la Galerie Sollertis 
Morgane Tschiember, Florian et Mickaël Quistrebert, 27 janvier - 26 mars 2011
Participation à la foire d'art contemporain de Madrid, ARCO 2011, 16 - 20 février 2011
Urs Lüthi, 1er avril - 21 mai 2011
Sylvie Réno, Frédéric Clavère, Lionel Scoccimaro, 26 mai - 2 juillet 2011

24/02/09

Olivier Mirguet Supervision LA Photographies, Château d’Eau, Toulouse

Supervision LA © Olivier Mirguet/ Agence VU’
Supervision LA © Olivier Mirguet/ Agence VU’
Supervision LA © Olivier Mirguet/ Agence VU’

Dans ce travail réalisé en 2008, Olivier Mirguet capte les tensions de la ville la nuit, dans une thématique de la fiction américaine où tout peut basculer d’un moment à un autre. Surpris par l’obscurité qui s’empare des quartiers périphériques d’une ville qui, dès que l’on quitte le centre, devient sauvage, Olivier Mirguet débute en 2006 une série où l’apparition photographique est toute entière associée aux faisceaux des hélicoptères qui fond littéralement émerger des espaces de la nuit. S’il poursuit ici sa réflexion sur la surveillance entamée en 2005 avec sa série sur la Maison de la Radio (17h16), « Supervision L.A » nous parle aussi du rêve éveillé d’une ville dédiée aux mythes de l’apparence.
« Los Angeles est une ville trompeuse, énigmatique et ambiguë. Baignée dans une tranquillité de surface, une utopie ensoleillée. Mais quand la nuit tombe, l’éclat de la ville disparaît. L.A devient un territoire inquiétant, peu éclairé et survolé par les hélicoptères » Olivier Mirguet
A propos d'Olivier Mirguet : D’un voyage en Corée-du-Nord, il a rapporté des images en couleurs qui s’articulent efficacement pour livrer le portrait d’un pays inaccessible, où tout est dissimulé. Il a réussi, malgré le sévère encadrement du circuit, à restituer, entre visions d’architecture et images saisies au vol, l’ambiance lourde de cette dictature. C’est sur le mode de l’enquête qu’il inventorie, toujours en couleurs et dans des images qu’il est souvent obligé de réaliser clandestinement, les lieux de détention, presque toujours non officiels, dans le Maroc de Hassan II. Il a dressé, en s’attachant à des détails tour à tour inquiétants ou désopilants, un portrait critique et fouillé de son espace de travail, la Maison de la Radio à Paris. Une pratique très contemporaine de l’approche documentaire, servie par le moyen format et une connaissance solide des développements de la couleur au cours des trente dernières années. Olivier Mirguet est en résidence à Khiasma jusqu’en juin 2009.
Supervision L.A. est exposée jusqu'au 22 mars 2009 à la Galerie Municipale du Château d’Eau de Toulouse - Galerie 2 - 1 place Laganne, 31300 Toulouse - Tous les jours de 13 h à 19 h sauf le lundi - www.galeriechateaudeau.org

15/03/08

Pas la couleur, Rien que la nuance ! Trompe-l’œil et grisailles de Rubens à Toulouse-Lautrec, Musée des Augustins, Toulouse

Pas la couleur, Rien que la nuance !
Trompe-l’œil et grisailles de Rubens à Toulouse-Lautrec
Musée des Augustins, Toulouse
15 mars - 15 juin 2008
De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.
…
Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !
…
Paul VERLAINE (1844-1896)
(Art Poétique - Recueil : Jadis et naguère)

Pas la couleur, rien que la nuance ! Ce vers de Verlaine illustre merveilleusement l’exposition qui propose de parcourir trois siècles de peinture à la poursuite d’un phénomène très présent dans l’art mais peu connu du grand public : la grisaille, dite aussi camaïeu ou monochrome. À travers une soixantaine
de tableaux, œuvres de la main de peintres célèbres des principales écoles de peinture européenne (Rubens, Boucher, Greuze, Daumier, Carpeaux, Doré, Moreau, Toulouse-Lautrec…), le projet de l’exposition consiste à faire découvrir cette technique à la croisée des arts entre peinture, dessin et décor illusionniste.

Trompe-l’oeil, esquisse de grandes œuvres ou expression libre selon les époques, cet art, souvent réservé à l’intimité des ateliers, offre au visiteur un regard inattendu sur le jardin le plus secret des grands peintres…

Ce sujet d’exposition est pratiquement inédit si l’on excepte Houston en 1973 et Paris en 1980 (musée d’art et d’essai au palais de Tokyo). Il n’a par ailleurs jamais fait l’objet d’une publication : notre catalogue constituera le premier et le seul ouvrage général disponible sur la question, volontairement centré sur la peinture de chevalet entre le XVIe et le XIXe siècle. La diversité des techniques et des styles séduit autant qu’elle instruit, mais suscite avant tout la délectation et la surprise du visiteur face à des œuvres libres, fortes et sensibles, toutes d’une couleur…
Remarques liminaires sur l’exposition, par Axel Hémery

Le sujet de l’exposition est la grisaille dans la peinture de chevalet européenne du XVIe au XIXe siècle (il a été choisi de ne pas montrer d’exemples de vitrail, d’enluminure, d’émail ou de gravure en camaïeu). En dépit de ce grand écart historique, technique et stylistique, une partie des raisons pour lesquelles un artiste peignait en grisaille à la Renaissance est encore valable à l’aube du XXe siècle.
Les frontières entre la grisaille et le dessin sont parfois fluctuantes. Nous nous en sommes tenus à une définition simple : les œuvres graphiques retenues sont des huiles sur papier, c’est-à-dire des peintures conservées dans des cabinets d’art graphique en raison de leur support.

Une exposition résulte d’un compromis entre une liste idéale et le principe de réalité. La difficulté qui se présente, dès lors que l’on veut réunir des grisailles, réside dans leur matérialité même. On y rencontre beaucoup de panneaux fragiles, appartenant parfois à des ensembles de grande taille. Ceci explique le choix d’un début chronologique de l’exposition vers le milieu du XVIe siècle plutôt qu’un demi-siècle avant.

À part cette difficulté inhérente au projet, les grandes lignes de l’exposition sont restées constantes. La prépondérance des œuvres conservées dans les très riches collections publiques françaises permettait de couvrir une grande partie du champ. Les quelques emprunts à des collections particulières ou à des institutions européennes apportent des éclairages complémentaires.

La limite chronologique finale s’imposait d’elle-même. Le monochrome est l’une des formes artistiques les plus importantes de l’abstraction au XXe siècle. Les peintres abstraits se posent, en partie, les mêmes questions que leurs prédécesseurs. Néanmoins, l’évolution commencée avec la mise au point de la lithographie puis de la photographie s’emballe au XXe siècle et rend toute comparaison malaisée. Il s’agit là d’un domaine différent qui relève des musées d’art moderne et contemporain.
Nous avons par ailleurs fait une petite place à une technique un peu en marge de la grisaille, la peinture à la plume employée par les peintres de marine hollandais.
Les puristes remarqueront de ci, de là, quelques taches de couleurs sur les tableaux monochromes. Nous n’avons pas voulu être dogmatiques et pratiquer l’exclusion. C’est au peintre de décider ; s’il veut rehausser sa grisaille de quelques notes colorées, il a sans nul doute raison.

L’exposition n’avait pas vocation à révéler des inédits. Néanmoins, l’amateur sera ravi de voir des tableaux récemment acquis par les musées français et encore peu connus (le Collin de Vermont de Strasbourg, le Ribot d’Amiens). Deux œuvres sont totalement inédites, le Pietro Sorri d’une collection particulière, identifié par Catherine Monbeig Goguel et l’émouvant Christ mort d’Antoine Dieu découvert par Stéphane Grodée.

Axel Hémery, Commissaire de l’exposition
Conservateur chargé des peintures au musée des Augustins

Axel Hémery
Pas la couleur, Rien que la nuance !
Trompe-l’œil et grisailles
de Rubens à Toulouse-Lautrec
Catalogue édité par le musée des Augustins  
224 p. en quadrichromie.

MUSÉE DES AUGUSTINS
Musée des Beaux-Arts de Toulouse
21 rue de Metz, 31000 Toulouse

Maj 07.12.2021