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29/01/18

Le Bleu des mers, Fondation Baur, Genève - Dialogues entre la Chine, la Perse et l’Europe

Le Bleu des mers, dialogues entre la Chine, la Perse et l’Europe
Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève
Jusqu'au 25 février 2018

Courtesy Fondation Baur, Genève

Inscrite dans le courant d’intérêt qui se développe pour les relations entre l’Extrême-Orient, l’Asie et l’Europe, l’exposition revient sur l’exportation de la porcelaine chinoise bleu et blanc dont le commerce se démocratisa au XVIIe siècle avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Ce siècle est connu pour être un véritable Âge d’or aux Pays-Bas. Grâce à sa réussite sur la route des Indes, la jeune République des Provinces Unies devint l’une des puissances commerciales les plus importantes d’Europe. Par sa tolérance de pensée, elle attira également nombre de personnalités, des écrivains, des penseurs, des savants qui créèrent un foyer culturel où purent s’épanouir les arts et les lettres. La bourgeoisie des négociants, enrichie du commerce maritime vers les Indes, fut le principal commanditaire d’œuvres d’art et acheteur de curiosités exotiques. Ce commerce avec l’Orient eut naturellement un effet sur la vie et l’art dans les provinces unies. Les porcelaines chinoises, en particulier, ont exercé une profonde influence sur la culture néerlandaise et l’aménagement des intérieurs. Elles entrèrent également dans les peintures de nature morte ou Vanités, où elles devenaient symbole d’une certaine prospérité. Ces tableaux nous révèlent ainsi l’utilisation de cette précieuse vaisselle et son impact dans la vie quotidienne.

Lorsque l’approvisionnement en porcelaines diminua drastiquement en raison des troubles politiques en Chine à la fin de la dynastie Ming (1368-1644), notamment la guerre civile qui sévit dans ce pays entre 1644 et 1647, les céramiques chinoises furent momentanément remplacées par des copies japonaises et perses. Depuis des siècles, la Perse importait en effet cette vaisselle de Chine, vaisselle qui avait inspiré les potiers et les peintres de miniatures.

Le visiteur a l’occasion de découvrir, au fil des salles, une mise en regard des peintures de natures mortes figurant des porcelaines bleu et blanc - si prisées par une Europe en expansion et en quête d’exotisme - face aux porcelaines qui les ont inspirées, leurs copies en faïence perse et des miniatures du monde de l’Islam avec des représentations de céramiques. 

Dans un dialogue transculturel avec les collections de la Fondation Baur et en particulier les céramiques d’exportation de la donation de Thérèse et John-D. Blum reçue en 2002 ainsi que du legs de l’ambassadeur et Mme Charles Müller accepté en 2004, le visiteur peut admirer de nombreuses et précieuses œuvres provenant de partenaires européens : des peintures des musées des Beaux-Arts de Besançon, Chambéry, Cherbourg, Lille, du musée du Prado à Madrid, du musée Rietberg et du Kunsthaus à Zurich, du MAH et du Cabinet d’arts graphiques et de la Galerie De Jonckheere à Genève, ainsi que des céramiques du musée Ariana à Genève, du Victoria and Albert Museum à Londres, des musées Guimet et des Arts décoratifs à Paris et de collections privées. 

Exposition réalisée avec le soutien d’une fondation privée genevoise et de De Jonckheere, Genève - Monaco

Commissariat de l’exposition : Monique Crick
Commissaire invitée : Yolande Crowe

Auteurs du catalogue : Monique Crick, Yolande Crowe et Alice Frech

Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient
8 rue Munier-Romilly - 1206 Genève – Suisse
www.fondation-baur.ch

19/01/18

Exposition Quel amour d’enfant ! @ Archives municipales de Marseille

Exposition : « Quel amour d’enfant ! »
Archives municipales de Marseille
Jusqu'au 28 avril 2018

Affiche de l'exposition
Photo : Marcel de Renzis (1910 - 1998)
Portrait d’un jeune garçon en train de goûter [années 1950]
Tirage original (AMM, 73 Fi 39)
Courtesy Archives municipales de Marseille

"Quel amour d'enfant !" retrace la vie des enfants à Marseille depuis 1881 jusqu’à 1968. L’évolution de leur place dans la famille et dans la société sert de fil rouge à cette exposition qui mêle documents d’archives, écrits et iconographiques, issus des fonds publics et privés des Archives municipales, et objets prêtés par le Musée d’histoire de Marseille, le Musée de la Moto, le Mucem, l’association du Patrimoine médical et divers prêteurs privés.

Anonyme
L’apprentissage de la marche [vers 1900]
Photographie stéréoscopique négative sur plaque de verre
(AMM, 19 Fi 1483)
Courtesy Archives municipales de Marseille

Avec l’aide d’Ann Carol et Isabelle Renaudet (Université d’Aix-Marseille), commissaires scientifiques de cette rétrospective, et sous la direction de Sylvie Clair, conservateur du Patrimoine et directeur des Archives de Marseille, l’équipe des Archives municipales proposent un parcours évocateur, ludique et coloré dans la vie des petits Marseillais, depuis l’établissement de l’instruction primaire obligatoire en 1882 jusqu’à la « révolution » de 1968, tant dans le cercle familial que dans l’espace public.

Édouard Cornet (1861-1930)
Fernand Weill jouant avec sa fille Emilienne [1903-1905]
Photographie négative sur plaque de verre
(AMM, 115 FI 360)
Courtesy Archives municipales de Marseille

Grâce à plus de 240 documents (écrits, photographies, dessins, objets, films et témoignages sonores), l'exposition évoque la vie d’Adrienne, Adèle, Jeanine, Jean, Guy et les autres, autour de sept thèmes : naître, nourrir, soigner et protéger, à l’école, au travail, jouer et lire.

Cette exposition montre l'émergence du concept d’ « enfance » : Comment l’enfant est considéré en tant qu’individu et en tant que membre d’une famille, d’un groupe, de la société. Comment l’individualité et la personnalité de l’enfant se construit grâce à l’éducation et aux rencontres, comment elle s’affirme par son appartenance à des groupes, des cercles de plus en plus larges, tandis que l’autonomie et la liberté ainsi acquise font passer l’individu du stade enfantin à celui d’adulte.

Henri Para (1870-1948)
Enfants sur le Vieux-Port
Photographie stéréoscopique positive sur plaque de verre
(AMM, 33 Fi 477)
Courtesy Archives municipales de Marseille

Adèle, Adrienne, Jeannine, Sylvie, Charles, Guy, Jean et les autres, sont autant de figures dont le public suit l’évolution, la vie quotidienne à Marseille dans une société en pleine mutation, en particulier en ce qui concerne la reconnaissance du statut de l’enfant et sa place dans la société, ainsi que sa représentation, depuis l’établissement de la scolarité primaire obligatoire (loi Jules Ferry, 1881) jusqu’à la « révolution » sociétale de mai 1968.

Horaires : du mardi au vendredi 9 h – 12 h / 13 h à 17 h et le samedi de 14 h à 18 h

Archives municipales de Marseille
10 rue Clovis-Hugues (3ème arrondissement)
archives.marseille.fr

10/01/18

2017 Gray Award for Product Design: Whorl Console by Neal Aronowitz wins in the Furniture/Lighting category

Whorl Console  by Neal Aronowitz Wins 2017 Gray Award for Product Design


Whorl Console by Neal Aronowitz
Crédit photo : Ouum Studio

Whorl Console, designed and made by Neal Aronowitz, was the winner of the 2017 Gray Award for Product Design in the Furniture/Lighting category. The judges included Philippe Starck, Karim Rashid and Ingo Maurer.

The judges were impressed by the unique design and specialized casting techniques Aronowitz developed for the table. Ingo Maurer, who announced the winning design, noted that “It’s an incredible achievement – the studies he undertook, his enthusiasm for the material, his persistence in following his vision, and, of course, the shape. It’s a very nice product. I would like to have one.”


Whorl Console by Neal Aronowitz
Crédit photo : Miroslav Trifonov

The innovative console table is made of Concrete Canvas, a patented concrete-impregnated fabric rarely used in furniture design.

Concrete Canvas is a new material that allows concrete to be used in radically innovative ways. The flexible, concrete-impregnated fabric hardens on hydration to form a thin, durable, waterproof and fire-resistant concrete layer – in essence, it is concrete cloth on a roll. It has been used to make rapidly deployable shelters, particularly in disaster-relief situations, as well as for erosion control and ditch lining. It reduces the environmental impact of concrete applications by up to 95%.

The idea behind the Whorl series was to make a handcrafted piece that has presence as both sculpture and as functional furniture. Aronowitz saw an opportunity, as he says, to “explore the material’s unique structural properties to express a fluid form, in contrast to the dense and heavy associations that we have with concrete.”


Specialized casting techniques were developed to make Whorl Console
Crédit photo : Kerry Davis Photography

The challenge in the design and construction of this series was to stretch the tensile strength of the material to its limits for aesthetic beauty and interest, seemingly defying gravity. At the same time, each piece needs to maintain its structural integrity as a utilitarian object intended for everyday use.

Aronowitz developed new casting and forming techniques to achieve the table’s ribbon-like structure. The surface consists of pigmented cement mortar lightly skim-coated over the entire surface and sanded to a very smooth, highly polished finish.

Product Data
Whorl Console
July 2017
Designed and fabricated by Neal Aronowitz Studio.
Concrete Canvas Series. Open edition.
Materials: Concrete Canvas, cement mortar, custom cement pigments.
Dimensions: 63” long x 17” wide x 30” high; 170 cm long x 43 cm wide x 76 cm high. Size can be modified.
Weight: Approximately 150 lbs

About Neal Aronowitz
Neal Aronowitz is a Brooklyn native who now lives in Portland, Oregon. In 2015 he opened his studio, devoted to creating bespoke sculptural furniture and lighting.
The Whorl Table, a coffee table in the Whorl Concrete Canvas Series, won the 2017 Azure Magazine People’s Choice Award for Furniture and Lighting.
His first lighting design, the Boro Boro Chandelier, was a runner-up at the 2016 LAMP International Lighting Competition.

www.nealaronowitz.com

Toulouse-Lautrec, Fondation Pierre Gianadda, Martigny

TOULOUSE-LAUTREC A LA BELLE EPOQUE, French Cancans – Une collection privée
Fondation Pierre Gianadda, Martigny
1 décembre 2017 - 10 juin 2108

Maurice GUIBERT
Toulouse-Lautrec en pied avec sa canne, vers 1892
© Musée Toulouse-Lautrec, Albi

La Fondation Pierre Gianadda présente pour la première fois en Europe, une collection privée européenne exceptionnelle qui compte en particulier plus d'une centaine d'affiches et d'estampes choisies parmi les feuilles les plus spectaculaires d'Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901).

Faut-il le souligner, le jeune Lautrec livra en moins de quinze ans une production considérable où se distingue en particulier son art graphique : il mourut en 1901 deux mois avant son trente-septième anniversaire – ayant donc vécu moins longtemps qu'un autre météore de l'art de son temps, son aîné et camarade, Vincent Van Gogh.

Prolixe et sans façons, ce fils de haut lignage, à l'ascendance aristocratique bordelaise ancienne, s'imposa en une dizaine d'années (1890-1900) comme un travailleur hors pair, un graveur, lithographe et affichiste parisien à l’œil et à la griffe bien acérés – sans aucun doute le plus franc-tireur de « La Belle Epoque » fin de siècle – libéré de son apprentissage dans les ateliers de Bonnat puis de Cormon. N'oublions pas pour autant son accomplissement magistral comme peintre indépendant, hors de tout mouvement esthétique grégaire, affranchi des impressionnistes comme des nabis.

Ce personnage au handicap physique lourd – sa légendaire petite taille contrefaite d'origine consanguine et les souffrances physiques et mentales qu'il en subit le marquèrent cruellement – sut toutefois développer avec tact et alacrité, un appétit de vivre glouton et un sens de l'amitié canaille hors du commun. Une preuve éclatante parmi d'autres : l'affiche de lancement de La Revue Blanche fondée par les frères Natanson où l'élégante Misia en costume de patineuse, un long manteau bleu moucheté de rouge, derrière une mantille qui voile sa capeline, les mains dans un manchon de fourrure, semble s'élancer en pleine rue vers quelques beaux esprits sortis de son salon littéraire parisien.

Mais le visiteur pourra surtout revivre à travers ces œuvres d’art cet âge d’or de la vie nocturne montmartroise, la bohème bruyante et gaillarde, enivrée par les chansons grivoises et les chahuts polissons des cabarets réservés, Le Mirliton, Le Jardin de Paris, Au Moulin de la Galette – les beuglants, Le Chat noir – les cafés-concerts Le Moulin rouge, Le Divan japonais ou Les Folies Bergère – mais aussi les théâtres parisiens (Les Ambassadeurs où se produit Aristide Bruant) ou du cirque (La clownesse Cha-U-Kao). Par la déclinaison savante de ses hauts placards en couleurs, les images en clair-obscur renvoyaient a giorno les têtes d'affiche les plus crânes de l'époque, La Goulue et son mentor Valentin le Désossé, Yvette Guilbert, Jane Avril avant les divas du théâtre Marcelle Lender, May Belfort ou Sarah Bernhardt… Mais Lautrec est aussi, grâce à Bonnard, l'admirateur des cycles Simpson et le lecteur des romans populaires signés Victor Joze (Reine de joie, mœurs du demi-monde).

Cet accrochage pluriel centré autour de l'univers très inspiré des estampes que Lautrec a su porter à son acmé, eut été naturellement incomplet si l'on avait gardé sous le manteau les épreuves audacieuses du recueil Elles. Dans cette suite de onze lithographies en couleurs, Lautrec traduit avec tendresse et humanité, l'intimité sans phrases qu'il partageait avec les filles de joie complices de leurs marchandes d'amour dans les maisons closes si chères à son cœur et plus encore à son corps… « tes yeux sont comme un reflet d'étoile dans une ornière » leur chuchotait alors son ami et contemporain Jules Renard…

Henri de Toulouse-Lautrec, l'homme qui aimait les femmes, rongé d'éthylisme et de syphilis, vint s'éteindre en 1901 dans le château familial de Malromé en Gironde. Ayant accompli une œuvre sans égale, il fut le plus rabelaisien comme le plus lucide des peintres de la modernité libérée de la Belle Epoque…

En complément de ce florilège exceptionnel, un ensemble très choisi de peintures et de feuilles originales de ses contemporains et amis dont le collectionneur a patiemment retrouvé des exemples magistraux – dont un chef d’œuvre redécouvert de Louis Anquetin, L'Intérieur de chez Bruant – Le Mirliton, toile de 1886 – mais aussi des œuvres de Pierre Bonnard, Théophile Alexandre Steinlen, Félix Vallotton, Jacques Villon et… Picasso (suite complète des "Saltimbanques") resituent bien le propos dans un Paris de la 3e République, très marqué par le verbe de Zola et l'Affaire Dreyfus, entre modernisme fin de siècle et actualité de la vie quotidienne.

Daniel Marchesseau, Commissaire général de l'exposition

Le catalogue de l'exposition Toulouse-Lautrec – A la Belle Epoque – French Cancans – Une collection privée, reproduit toutes les œuvres exposées.

Fondation Pierre Gianadda
Rue du Forum 59 - 1920 Martigny (Suisse)
www.gianadda.ch

03/01/18

Adolf de Meyer Photographs @ The Metropolitan Museum of Art, New York

Quicksilver Brilliance: 
Adolf de Meyer Photographs
The Metropolitan Museum of Art, New York
Through March 18, 2018


Adolf de Meyer, Josephine Baker
Adolf de Meyer, American (born France), 1868–1946
Josephine Baker, 1925–26
Gum bichromate over platinum print
The Metropolitan Museum of Art, Ford Motor Company Collection, 
Gift of Ford Motor Company and John C. Waddell, 1987 (1987.1100.16)
Courtesy of The Metropolitan Museum of Art, New York

A member of the “international set” in fin-de-siècle Europe, Baron Adolf de Meyer (1868–1946) was also a pioneering art, portrait, and fashion photographer, known for creating images that transformed reality into a beautiful fantasy. The “quicksilver brilliance” that characterized de Meyer’s art led fellow photographer Cecil Beaton to dub him the “Debussy of the Camera.” 

Quicksilver Brilliance: Adolf de Meyer Photographs is the first museum exhibition devoted to the artist in more than 20 years and the first ever at The Met. Some 40 works, drawn entirely from The Met collection, will reveal the impressive breadth of his career.

Adolf de Meyer
Adolf de Meyer, American (born France), 1868–1946
Etienne de Beaumont, ca. 1923
Gelatin silver print
The Metropolitan Museum of Art, Gift of Paul F. Walter, 2009 
Courtesy of The Metropolitan Museum of Art, New York

Adolf de Meyer
Adolf de Meyer, American (born France), 1868–1946
The Shadows on the Wall. “Crysanthemums,” ca. 1906
Platinum print
The Metropolitan Museum of Art, 
Alfred Stieglitz Collection, 1933 (33.43.231)
Courtesy of The Metropolitan Museum of Art, New York

The exhibition includes dazzling portraits of well-known figures of his time: the American socialite Rita de Acosta Lydig; art patron and designer Count Étienne de Beaumont; aristocrat and society hostess Lady Ottoline Morrell; and celebrated entertainer Josephine Baker, among others. A highlight of the presentation is an exceptional book—one of only seven known copies—documenting Nijinsky’s scandalous 1912 ballet L’Après-Midi d’un Faune. This rare album represents de Meyer’s great success in capturing the choreography of dance, a breakthrough in the history of photography. Also on view are the artist’s early snapshots made in Japan, experiments with color processes, and inventive fashion photographs.

Born in Paris and educated in Germany, de Adolf de Meyer was of obscure aristocratic German-Jewish and Scottish ancestry. He and his wife, Olga Caracciolo, goddaughter of Edward VII, were at the center of London’s café society.


Adolf de Meyer
Adolf de Meyer, American (born France), 1868–1946
Rita de Acosta Lydig, ca. 1917
Platinum print
The Metropolitan Museum of Art, 
Gift of Mercedes de Acosta, 1952 (68.615)
Courtesy of The Metropolitan Museum of Art, New York

Adolf de Meyer
Adolf de Meyer, American (born France), 1868–1946
Plate from Le Prelude à l’Après-Midi d’un Faune, 1914
Collotype
The Metropolitan Museum of Art, Gilman Collection, 
Museum Purchase, 2005 (2005.100.1299)
Courtesy of The Metropolitan Museum of Art, New York

After starting in photography as an amateur, Adolf de Meyer gained recognition as a leading figure of Pictorialism and a member of the photographic society known as the Linked Ring Brotherhood in London. Alfred Stieglitz exhibited de Meyer’s work in his Little Galleries of the Photo-Secession and published his images as photogravures in his influential journal Camera Work. At the outbreak of World War I, Adolf de Meyer settled in the United States and applied his distinctive pictorial style to fashion imagery, helping to define the genre during the interwar period.

The exhibition was organized by Beth Saunders, Assistant Curator in The Met’s Department of Photographs.

THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK
Exhibition Location:
The Met Fifth Avenue, Floor 2,
The Howard Gilman Gallery, Gallery 852
www.metmuseum.org

01/01/18

Guillaume Pilet @ Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne

Guillaume Pilet. BIOPIC
Prix Buchet 2017
Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne
Jusqu'au 28 janvier 2018



GUILLAUME PILET
The Grammar was then Abstract and Geometrical,
Série My Life as a Parade, dessin, 2017
© Guillaume Pilet

GUILLAUME PILET
My First Painting on Canvas,
Série My Life as a Parade, dessin, 2017
© Guillaume Pilet

Artiste à l’oeuvre protéiforme – peinture, sculpture, céramique, installation, performance, et bientôt opéra –, Guillaume Pilet (*1984) explore aussi bien le langage de l’abstraction que les survivances de formes, de motifs et de techniques qui lui répondent de loin en loin. Lauréat 2017 du Prix Buchet, il réalise à cette occasion une exposition inédite dans une des salles du Musée, et déroule le récit de sa vie d’artiste sous forme de défilé fictif. Peinture murale, dessins, sculptures et vidéo s’allient pour créer un environnement aux références singulières, chaque élément évoquant une étape de son parcours. Comme le dit Guillaume Pilet :
« Je pense que n’importe quelle biographie d’artiste est racontée de façon romancée. On choisit des récits, et j’ai choisi de raconter le mien comme une histoire pour enfants. Cette exposition fait suite à An Atlas of Dramas, une exposition où je concevais les oeuvres comme des condensés de drames, au sens théâtral, en m’intéressant au potentiel dramatique des oeuvres. A partir de là, j’ai eu envie d’appliquer cette idée à des formes issues de mes souvenirs ou de mon environnement direct, de l’histoire familiale, de formes du folklore campagnard dans lequel j’ai grandi. » 
GUILLAUME PILET
I Represented Myself as a Hybrid Painter with a Big Brush and No Arms,
Série My Life as a Parade, dessin, 2017
Couverture : EX CORDE CARITAS, vidéo, 2017
© Guillaume Pilet

GUILLAUME PILET
An Early Kind of Painting,
Série My Life as a Parade, dessin, 2017
© Guillaume Pilet

Mêlant références à l’histoire personnelle, à l’histoire de l’art et à la culture populaire, croisant des reliques de l’enfance et une réflexion sur le statut de peintre, l’exposition marque un tournant dans le travail de Guillaume Pilet, et constitue un arrêt sur image sur sa pratique, entre les projets performatifs de ces dernières années et la réalisation d’un opéra pour l’année à venir.


GUILLAUME PILET
Vues de l’exposition Guillaume Pilet. BIOPIC
Photo : Musée cantonal des Beaux-Arts/ Etienne Malapert

GUILLAUME PILET
Vues de l’exposition Guillaume Pilet. BIOPIC
Photo : Musée cantonal des Beaux-Arts/ Etienne Malapert

GUILLAUME PILET
Vues de l’exposition Guillaume Pilet. BIOPIC
Photo : Musée cantonal des Beaux-Arts/ Etienne Malapert

BIOGRAPHIE GUILLAUME PILET
Guillaume Pilet est né à Payerne en 1984, il vit et travaille à Lausanne. En 2010, il obtient son Master à l’École cantonale d’art de Lausanne / ECAL. De 2010 à 2012, il codirige l’espace Forde à Genève avec Tiphanie Blanc et Vincent Normand. Lauréat du Prix Visarte-Vaud (2007), du Prix Mobilière Young Art (2008), du Swiss Art Award (2009 et 2010), du Prix Kiefer Hablitzel (2013) et de la Bourse des arts plastiques du Canton de Vaud (2015), Guillaume Pilet a réalisé de nombreuses expositions personnelles en Suisse et à l’étranger, entre autres à l’Espace Forde, Genève (2007), à l’espace 1m3, Lausanne (2010), à la Kunsthalle São Paulo (2014), au Kunsthaus Glaris (2014), et au Centre culturel suisse, Paris (2008 et 2015).

GUILLAUME PILET
MI HERMANA, 2017
Acrylique et gesso sur batik
Photo : Musée cantonal des Beaux-Arts/ Etienne Malapert


GUILLAUME PILET
Vue de l’exposition Guillaume Pilet. BIOPIC 
avec la série de dessins My Life as a Parade, 2017
Photo : Musée cantonal des Beaux-Arts/ Etienne Malapert

LE PRIX BUCHET
Créée en 1987, la Fondation Gustave Buchet a pour but d’entretenir vivant le souvenir du peintre Gustave Buchet (1888-1963), artiste vaudois actif à Paris durant l’entre-deux-guerres, marqué par le futurisme puis le purisme. Instauré en 1993, le Prix Buchet a été attribué aux artistes suivants : Pierre Chevalley (1993), Anne Blanchet (2000), Christian Floquet (2003), Hervé Graumann (2006), Philippe Decrauzat (2010), Jean-Luc Manz (2010), et Christopher Füllemann (2013).

Le jury du Prix 2017 était composé de trois membres du Conseil de la Fondation Gustave Buchet (Laurent Langer, Catherine Othenin-Girard, et Nicole Schweizer), et d’un membre invité (Jean-Luc Manz).

GUILLAUME PILET
I APE THEREFORE I AM; A FRIENDSHIP BUILT WITH BRICKS; OUR EPISODE, 
de la série de dessins My Life as a Parade, 2017
Photo : Musée cantonal des Beaux-Arts/ Etienne Malapert

MUSÉE CANTONAL DES BEAUX-ARTS DE LAUSANNE - MCB-A
Palais de Rumine, place de la Riponne 6 - CH-1014 Lausanne
www.mcba.ch

30/12/17

Rodney Graham @ IMMA - Irish Museum of Modern Art, Dublin

Rodney Graham: That’s Not Me 
IMMA - Irish Museum of Modern Art, Dublin 
Through 18 February 2018

IMMA presents That’s Not Me, a survey from 1994 to the present, of the work of Canadian artist RODNEY GRAHAM. This is the first major presentation of Rodney Graham’s work in Ireland, focusing on his illuminated lightboxes and film works. Rodney Graham lives and works in Vancouver, Canada and is associated with the 1980s Vancouver School of post-conceptual photography alongside peers such as Jeff Wall and Stan Douglas (who so memorably exhibited in IMMA in 2014). The Vancouver School is a group defined by a style of photography in which moments from art history are replicated. Rodney Graham represented Canada at the 47th Venice Biennale in 1997 and his work features in significant museum collections around the world including Tate Modern, MoMA and the Centre Pompidou.      
                                    
Rodney Graham is one of the most consistently inventive artists to have emerged in the last 40 years, tirelessly questioning what it means to be an artist today. Through genre-defying experimentalism, Graham’s practice has shifted from conceptual photography and installation to encompass film, performance, music and painting. His works, informed by psychology, literature and storytelling, present cyclical narratives layered with puns and references. Historical figures such as Lewis Carroll, Sigmund Freud, Raymond Roussel and Kurt Cobain are explored with Graham’s typical sense of humour.

The focus in this Dublin exhibition is on Rodney Graham’s illuminated lightboxes, and on his film works. The lightboxes, usually constructed on a monumental scale, elevate the subject matter by making a high level of detail perceptible to the viewer. The scenes depicted are highly stylized, and usually set in the 20th century at a specific time. The form of the lightbox lends itself to close examination, and Graham’s constructed studio sets reward close inspection of newspaper headlines, signage and picture’s within the picture.

Most of the lightbox works feature the artist himself, assuming a variety of roles in meticulously staged environments. In these works, Rodney Graham is playing a series of fictional characters, but this can also be considered a form of self-portraiture. In The Gifted Amateur, Nov. 10th, 1962 (2007) for example, Graham assumes the role of an amateur artist, creating generic abstract works in a Modernist interior. This subversion of the perceived role of the artist shows Graham undermining the popular mythology of the artist and highlighted the constructed nature of identity, while also being a warm tribute to ‘amateur’ art. Adding to the richness of the work is the fact that Graham has exhibited paintings like the one pictured here, further blurring lines between invented and ‘real’ personae. 

Included in the IMMA exhibition are four major film works made between 1994 and 2010: Halcion Sleep (1994), Torqued Chandelier Release (2005), The Green Cinematograph (Programme 1: Pipe smoker and overflowing sink), (2010); and Rheinmetall/Victoria8, (2003). These works speak to Rodney Graham’s interest in experimentation, along with his interest in silent film and seemingly obsolete production and display methods, such as over-sized projection equipment and 16mm and 35mm film.

Other works in the exhibition reference Rodney Graham’s long-time interest in music and music making. Aberdeen (2000) is a slide projection set up as a lo-fi lecture class, consisting of 80 slides with a Syd Barrett-style musical soundtrack by Graham. The work references Kurt Cobain, the lead singer of Nirvana, a band central to the Seattle Grunge scene of the early 1990s. Following his early death by suicide in 1994, Cobain remains a legendary cult figure. For this work, Rodney Graham visited the late singer’s hometown of Aberdeen, a typical small-town on the border between Canada and America.

Rodney Graham has spoken openly on drawing inspiration from a wide range of sources, and freely borrowing techniques and materials from other artists, in particular Ian Wallace, Douglas Gordon and Jeff Wall, all peers or friends of Graham. While these influences are clearly seen in his use of lightboxes and highly controlled set-pieces – both techniques used by other Vancouver artists – this openness is a major part of Graham’s practice as it relates to his collaboration with other artists, writers and musicians.

That’s Not Me is organised in partnership with the Baltic Centre, Gateshead and is presented as part of an on-going initiative, New Art at IMMA, proudly supported by Matheson, which allows IMMA to continue to support artists’ vital work in a strand of programming that recognises and nurtures new and emerging talents, new thinking and new forms of exhibition-making.

Irish Museum of Modern Art (IMMA) 
Royal Hospital, Kilmainham, Dublin 8, D08 FW31, Ireland
www.imma.ie

29/12/17

Exposition Rubens, Musée du Luxembourg, Paris : Portraits princiers

Rubens, Portraits princiers
Musée du Luxembourg, Paris
Jusqu'au 14 janvier 2018



Pierre Paul Rubens
Portrait de l'Artiste, 1623
Huile sur bois
85,7 x 62,2 x 0,5 cm
Royaume-Uni, Londres, The Royal Collection / HM Queen Elizabeth II
Royal Collection Trust / © Her Majesty Queen Elizabeth II

Pierre Paul Rubens (1577-1640) fut un génie protéiforme. Son oeuvre immense aborde quasiment tous les sujets de la peinture. Ses portraits princiers restent peu connus, ils sont pourtant essentiels dans sa carrière. Peindre le portrait d’un souverain est la commande la plus prestigieuse que peut recevoir un peintre à l’époque, cet exercice doit notamment permettre de flatter la sensibilité du modèle. S’il est connu que Rubens a reçu des commandes de la part des rois, reines, princesses et princes de son temps, jamais encore une exposition ne leur a été consacrée.

L’exposition est présentée au Musée du Luxembourg, dans le palais pour lequel Rubens réalisa un de ses principaux chefs d’oeuvre : la galerie Médicis, ensemble de tableaux monumentaux sur la vie de Marie de Médicis, installés dans l’aile Richelieu du musée du Louvre. La vie de la souveraine et la carrière de Rubens s’entrecroisent. Dans un parcours à travers les cours d’Europe, tel un album de famille, l’exposition montre les effigies de Marie de Médicis et des souverains de son temps dont Rubens dressa le portrait et qui, des Habsbourg à la cour de Mantoue, ont tous un lien de parenté avec elle avant même qu’elle ne devienne la mère et la belle-mère des rois de France, d’Espagne et d’Angleterre.

Rubens naît dans une famille aisée originaire d’Anvers et reçoit une éducation humaniste. Il exerce un temps le rôle de page, ce qui lui permet d’acquérir les comportements et l’aisance qui lui sont utiles pour côtoyer par la suite les grands personnages de son temps. Il gagne l’Italie pour parfaire sa formation de peintre, s’inspirant notamment de Titien, auteur de portraits fameux de Charles Quint et de Philippe II, et devient rapidement un des peintres de la cour des Gonzague à Mantoue. En 1609 il revient à Anvers pour devenir le peintre de la cour des Flandres. A ce titre, il exécute les portraits officiels des princes Habsbourg. Il prolonge son séjour parisien destiné à honorer la commande de Marie de Médicis pour le Palais du Luxembourg en 1621, pour peindre Louis XIII, fils de Marie de Médicis, et son épouse Anne d’Autriche, soeur de Philippe IV, roi d’Espagne. Celui-ci l’appelle ensuite à Madrid pour exécuter des portraits de lui et de sa famille.

Dans une Europe où les voyageurs sont rares, la tradition est établie qu’un portraitiste peut faire passer des messages et Rubens outrepasse de très loin cette facilité pratique. Ainsi, parce qu’il a reçu une éducation poussée, qu’il est un vrai courtisan et que sa réputation est internationale, il peut s’adresser à ses insignes modèles et délivrer dans le relatif isolement des séances de pose, quelques propos diplomatiques. Prince des peintres et peintre des princes, Rubens au terme de sa vie et de sa carrière est un proche de ses prestigieux modèles.



Pierre Paul Rubens
Portrait d’Anne d’Autriche, reine de France
c. 1622-25
Huile sur toile
120 x 96,8 cm
Etats-Unis, Californie, Pasadena, The Norton Simon Foundation
© The Norton Simon Foundation



Pierre Paul Rubens
Portrait de Louis XIII, roi de France
c. 1622-25
Huile sur toile
118,1 x 96,5 cm
Etats-Unis, Californie, Pasadena, The Norton Simon Foundation
© The Norton Simon Foundation


Rubens peut ainsi sembler être le portraitiste des princes tant il souhaitait se consacrer à la narration et aux grands mythes. Avec le sculpteur Bernin, il est le maître de l’ère baroque. Sa culture et sa pratique lui font préférer les oeuvres d’invention et les grands sujets historiques qui restent dans la mémoire collective. Cependant, ses réussites dans le domaine du portrait sont éblouissantes tant dans le domaine privé (que l’on songe aux portraits de ses épouses et de leurs enfants) que dans celui des images officielles. Il connaît parfaitement les prototypes à suivre, les codes à respecter (degré d’idéalisation des traits du modèle, symboles du pouvoir et importance du costume et du décorum), il sait doser ce qu’il faut de flamboyance et ce qu’il faut de naturalisme dans ses représentations et il donne à ses effigies officielles une vie inédite. Chaque oeuvre a un souffle particulier. Il devient ainsi le peintre le plus important de son temps, celui dont les princes s’arrachent les talents. A titre de comparaison et afin de montrer sa place et son originalité, l’exposition présente quelques portraits des mêmes souverains peints par ses rivaux, en particulier Velázquez, Champaigne, Vouet ou Van Dyck, son élève le plus doué, qui devint un immense portraitiste à Londres, s’inspirant des leçons de son maître.

Cette exposition rassemble environ soixante-cinq peintures parmi lesquelles des prêts exceptionnels tels Marie de Médicis (Musée du Prado) et Louis XIII (Melbourne), seul portrait de souverain conservé peint devant le modèle.

Commissariat : Dominique Jacquot, conservateur en chef du musée des Beaux-Arts de Strasbourg, avec la collaboration d’Alexis Merle du Bourg

Cette exposition est réalisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais

Musée du Luxembourg
19 rue Vaugirard, 75006 Paris
www.museeduluxembourg.fr

A voir aussi sur Wanafoto le post : Philippe Forest, Rien que Rubens

28/12/17

Philippe Forest, Rien que Rubens, Editions Rmn-Grand Palais, Collection Cartels

Art & Littérature
Philippe Forest, Rien que Rubens
Editions Rmn-Grand Palais, Collection Cartels, Paris, 2017



Philippe Forest, Rien que Rubens
12,5 x 19 cm - 110 pages - 14,90 €
signet, tranchefile, cartonné
nomenclature Rmn-Grand Palais
NT107047 // ISBN : 9782711870479

Philippe Forest, l’auteur du déchirant « L’enfant éternel », se replonge dans l’œuvre de Rubens à la recherche des peines et des joies qui ont construit cet immense artiste. Parcourant les signes intimes laissés dans ses toiles par le peintre flamand, il y trouve un écho, par delà les siècles, à ses propres obsessions d’écrivain, le deuil, l’enfance, l’amour, et signe un texte puissant sur ce qui unit, profondément, une peinture à l’homme qui les regarde.

PHILIPPE FOREST
Né à Paris en 1962, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et docteur ès Lettres, Philippe Forest a enseigné pendant sept ans la littérature française dans les universités anglaises. Professeur de littérature comparée à l’Université de Nantes, il poursuit son chemin littéraire en publiant essais et romans à un rythme soutenu. Son œuvre est marquée par une expérience unique et douloureuse : celle de la perte de sa fille, morte à quatre ans d’un cancer. Ce thème apparait dès son premier roman L’enfant éternel (Prix Fémina du 1er roman) et court tout au long de ses différents ouvrages : Le roman infanticide évoque le deuil et la perte de l’enfant à travers la lecture de grands écrivains mais aussi Sarinagara (Prix Décembre en 2004) comment survivre aux douleurs de l’existence - ou dans Le Siècle des nuages qui retrace la vie romancée de son père, pilote à Air France. C’est ainsi que Philippe Forest « raconte une seule et même histoire qui se poursuit et se transforme » (Le Magazine littéraire n°508 de 2011). Ses essais sont consacrés à la littérature et à l’histoire des courants d’avant-garde, et il collabore à la revue Art Press en tant que critique littéraire, cinématographique et artistique.

Philippe Forest - Bibliographie sélective: 
Le nouvel amour (Gallimard, 2008), Le siècle des nuages (Gallimard, 2010), Le chat de Schrödinger (Gallimard, 2013), L’Enfant fossile (Invenit, 2014), Crue (Galliard, 2016)

Rmn - Grand Palais
www.grandpalais.fr

Zoé Valdès, Et la terre de leur corps

Art et Littérature
Zoé Valdès, Et la terre de leur corps
Traduit de l’espagnol (Cuba) par Albert Bensoussan
Editions Rmn-Grand Palais, Collection Cartels, Paris 2017


Zoé Valdès, Et la terre de leur corps
12,5 x 19 cm - 80 pages - 14,90 €
signet, tranchefile, cartonné
nomenclature Rmn-Grand Palais
NT107049 // ISBN : 9782711870493 
Courtesy Editions Rmn-Grand Palais

Zoe Valdés se glisse dans la tête de Gauguin et l’imagine, aux derniers instants de sa vie, se souvenant, aux îles Marquises, des femmes qu’il a aimées. Dans une atmosphère intime et intense, portée par les parfums tropicaux et les couleurs de ses toiles, c’est tout le génie créateur d’un homme ivre de vie qu’elle donne à voir et à entendre. Un dernier souffle, mais quel souffle!

ZOE VALDES
Zoé Valdés, née en 1959, a grandi dans un quartier populaire de La Havane. Elle a fait ses études à l’Institut supérieur de pédagogie « Enrique José Varona » jusqu’en 4e année. Elle a suivi les cours de la faculté de philologie de l’université de La Havane jusqu’en 2e année. Elle a étudié à l’Alliance française de Paris. Elle a travaillé de 1984 à 1988 à la délégation de Cuba à l’UNESCO à Paris et aux services culturels de la mission de Cuba à Paris. Après la publication de son ouvrage Le Néant quotidien, mal perçu par le régime cubain, elle s’exile en 1995, à Paris, où elle réside depuis. Elle est Doctor Honoris Causa de l’Université de Valenciennes. Elle a reçu de nombreux prix littéraires en Espagne, notamment le très prestigieux Prix Planeta en 1996 pour son roman Te di la vida entera. Toute son œuvre est marquée par Cuba et l’exil.

Zoé Valdés - Bibliographie sélective: 
Sang bleu, trad. Michel Bibard, Arles, Actes Sud, 1993, Le Néant quotidien, trad. Carmen Val Juliàn, Arles, Actes Sud, 1995, Cher premier amour, trad. Liliane Hasson, Arles, Actes Sud, 2000, Les Mystères de la Havane, trad. Julie Amiot et Carmen Val Julián, Calmann-Lévy, 2002, Danse avec la vie, trad. Albert Bensoussan, Gallimard, coll. « Du monde entier », 2009, La femme qui pleure, trad. Albert Bensoussan, Éditions Arthaud, 2015.

Rmn - Grand Palais
www.grandpalais.fr

Musée de la Céramique de Sèvres : Exposition L'Expérience de la couleur

L'Expérience de la couleur
Musée National de la Céramique de Sèvres
Jusqu'au 2 avril 2018


© Musée National de la Céramique de Sèvres

Sèvres présente son exposition événement : L’expérience de la couleur. Un voyage sensoriel inédit et unique - par delà la céramique. Du laboratoire des couleurs de Sèvres aux couleurs dans l’art ! 

L’Expérience de la couleur aborde la question fondamentale de la perception des couleurs par les artistes, sous un angle essentiellement sensoriel. Source de plaisir, symbole de pouvoir, catalyseur de mémoire, la couleur est pour l’artiste un outil puissant qui affecte nos émotions, bien au-delà de nos pensées. L’expérience de la couleur invite le visiteur à expérimenter la couleur-matière, la couleur-espace, la couleur-lumière et la couleur-geste.

Les couleurs ont largement contribué à construire la marque de Sèvres. Au laboratoire de la Manufacture de Sèvres, mille et une couleurs ont été créées depuis 1740. Elles sont le point de départ de l’exposition qui en dévoile les secrets pour la première fois. De l’alchimie à la chimie, l’inventivité de la palette de Sèvres et de ses couleurs flamboyantes a révolutionné le « bon goût » dans le domaine des arts décoratifs. Bleu céleste, bleu de Sèvres, rose Pompadour… jusqu’à l’orange Sottsass ou le vert Hyber sont élaborés pour répondre à la demande des artistes. Les «émaux-thèques» expérimentales d’Emmanuel Boos et les créations des designers-coloristes Scholten & Baijings, Doshi Levien, artistes et designers en résidence, témoignent de l’effervescence qui règne à Sèvres autour de la couleur.

Vision transversale et résolument contemporaine de la couleur dans l’art et la création, le propos du commissaire de l’exposition, Frédéric Bodet, va au-delà de l’évocation du seul «Laboratoire de Sèvres». Il l’étend très largement à la céramique internationale et aux expérimentations confrontées à d’autres domaines de l’art (peinture, arts graphiques, design, verre, textile, photographie cosmétique, gastronomie). Les œuvres de grands céramistes français et internationaux, historiques et contemporains (Ernest Chaplet, Emile Decoeur, Théodore Deck, Daniel de Montmollin, Philippe Lambercy, Jean Girel, parmi d’autres…) dialoguent avec les contributions décisives d’artistes plasticiens considérés comme des figures incontournables de la couleur au XXe siècle (Josef Albers, Sonia Delaunay, Gérard Fromanger, Yves Klein, Jean-Philippe Lenclos, André Lemonnier...).

Les 400 œuvres présentées vibrent et dialoguent dans un tourbillon de formes, textures et matières hautes en couleurs. Elles sont majoritairement issues des collections du Musée national de la céramique de Sèvres et de prêts exceptionnels de grandes collections publiques, en particulier du Centre Pompidou (une cinquantaine d’œuvres) des Arts Décoratifs, du Centrenational des Arts plastiques, du Mobilier National et du CIRVA. De nombreux prêts d’artistes, de galeries et de collectionneurs privés viennent compléter la sélection des œuvres présentées dans l’exposition.

Le projet ambitieux fait l’objet d’un catalogue de référence et propose une programmation culturelle et éducative pour tous les publics, rendue possible grâce à des partenariats institutionnels et privés. 

Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou

Commissaire de l’exposition : Frédéric Bodet

Sèvres / Musée
2, place de la Manufacture – 92310 Sèvres
www.sevresciteceramique.fr

27/12/17

Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre, Kowait, named Public Building of the Year at the ABB LEAF Awards 2017

Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre has been named Public Building of the Year at the prestigious ABB LEAF Awards 2017


Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre, Kuwait City
Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre Aerial Shot
Crédit photo : SSH

Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre, Kuwait City
Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre Aerial Shot
Crédit photo : SSH

The upcoming Kuwaiti museum complex, the Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre (ASCC), has been named Public Building of the Year at the prestigious ABB LEAF Awards 2017.

The annual LEAF (Leading European Architecture Forum) Awards bring together more than 100 leading senior figures from the world’s elite architectural design community to celebrate, discuss and honour some of the best new international projects. All shortlisted and winning projects are recognised as setting the benchmark for the future of the industry.


Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre, Kuwait City
Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre During Construction
Crédit photo : SSH

Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre, Kuwait City
Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre CGI Rendering
Crédit photo : SSH

A joint delegation from the Amiri Diwan of Kuwait and SSH collected the international accolade for the complex at a gala ceremony, hosted at the Royal Horseguards Hotel, in London, on 21 September.

Due to be completed by the end of this year, the centre not only celebrates mankind’s scientific and cultural achievements, but also honours Kuwaiti, Islamic and Arab culture and history. Together, with the award-winning Sheikh Jaber Al Ahmad Cultural Centre (JACC) and the nearly restored and refurbished Al Salam Palace, the museum complex will form part of a new national cultural district for the city of Kuwait.

Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre, Kuwait City
Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre Exterior Shot
Crédit photo : SSH

The project consists of six main buildings: A Natural History Museum; Science Museum; Museum of Islamic History; Space Museum; Fine Arts Centre; and a Theatre.

Each museum building will contain an array of permanent and temporary world-class exhibits, installations and artworks. Walking beneath the canopy of the complex’s street is a journey full of surprises, with stunning views deep into the heart of the museums where visitors will see framed vistas of priceless exhibits.

Kuwaiti architecture is represented by the main “street”, which meanders and echoes the traditional “Ferej”. This creates exciting spaces, Islamic patterns, corners and walkways, mirroring the experience of walking down a traditional, busy Kuwaiti street.


Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre, Kuwait City
Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre Canopy and Cladding
Crédit photo : SSH

Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre, Kuwait City
Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre Canopy and Cladding
Crédit photo : SSH

The museum buildings and the circulation between them are shaded and partially climatically controlled using a solar shade canopy, which is 200 m long with cantilevers of 30 m. The inverted structure allowed the installation of 2,000 LED-lit shingles, which were parametrically designed and DMX controller-linked to provide evening light shows and daytime shade.

The material chosen by SSH for the exterior cladding and roof paving of the complex was also carefully selected. The approved stone, named Skyline, is a true marble from Turkey with a clearly defined vein orientation in the quarry strata. Skyline has all the technical and aesthetic characteristics to meet the stringent requirements of the project.

SSH was appointed as lead architecture and engineering designer on the complex.


Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre, Kuwait City
Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre Interior Shot
Crédit photo : SSH

Project data  

Official Name of the project: Sheikh Abdullah Al Salem Cultural Centre
Location: Kuwait City, Kuwait
Project end date: Estimated end of 2017
Area: 127,000 sq m
Client: The Amiri Diwan, Kuwait
Architects/Designers: SSH
Collaborators: Al Ghanim International

About SSH

SSH is one of the leading master planning, infrastructure, building design, and construction supervision firms in the Middle East, with a reputation for design integrity and a portfolio that includes landmark projects throughout the region. The firm maintains offices in Abu Dhabi, Algeria, Bahrain, Dubai, Iraq, Kuwait, London, Oman, Qatar, Saudi Arabia and South Africa.

Founded in 1961, SSH employs approximately 1,400 high-calibre local, regional and international experts in their individual fields, most of whom are from globally renowned international consultancy firms. The company has been ranked 3rd architecture company in the Middle East among the top 100 Architects in the world and number 1 design firm in the culture sector in the World by World Architecture Magazine in 2015 and 2016.

SSH was also ranked in 95th place among ENR’s Top 225 International Design Firms for 2017.

SSH’s multifaceted practices include architecture, urban design and planning, structural and civil engineering, MEP/building services, interior design, highway and bridge engineering, storm water drainage, utility design, sanitary engineering, marine engineering and district cooling, in addition to high-profile project management and construction supervision services. 

For more information: www.sshic.com

Li Xin @ Galerie de Sèvres, Paris

Li Xin à Sèvres 
Galerie de Sèvres, Paris 
Jusqu'au 27 janvier 2018

Li Xin
LI XIN 
Taches d’encre, 2017
Photo © Gérard Jonca - Cité de la céramique Sèvres & Limoges

Né en 1973 au Shaanxi en Chine, LI XIN vit et travaille entre la France et la Chine. Son travail de peintre est la synthèse parfaite d’une grande tradition du paysage et de l’impossibilité du monochrome contemporain. Influencés par le Grand Fleuve jaune près duquel il est né, ses toiles et ses dessins à l’encre célèbrent tout à la fois la puissance et la délicatesse de l’eau. Elles nous plongent dans un espace de méditation contemplative et nous suspendent à l’orée du ciel et de la terre. Pour la Manufacture de Sèvres, Li Xin invente de nouvelles formes de tableaux et de sculptures peintes sur porcelaine, pour composer un ensemble de dix-huit œuvres uniques.
« La première fois que j'ai touché la céramique et que j'ai été face à la plaque blanche, je l'ai trouvée déjà parfaitement belle. Il y avait plein d'imagination et d'énergie à l'intérieur de cette surface vierge. Comment ajouter quelques grammes de pigment pour traduire mes sentiments immédiats ? J'espérais que ma création ne serait pas trop intellectuelle, technique ou conceptuelle. Je viens d'un pays de céramique. Il y a tant de belles pièces dans notre histoire millénaire de la céramique. Jusque-là, il y avait toutes les couleurs, sauf le gris. Le gris qui par ailleurs est souvent représenté dans la peinture chinoise traditionnelle de paysage. Entre la couleur et la non-couleur, le gris invite toutes les couleurs de l’imaginaire, il nous calme spontanément. Sur le papier, le gris de l’encre qui provient de la cendre fait en sorte qu’elle se retrouve dans la nature des paysages. Il doit en être de même sur la plaque de porcelaine, afin que les traces de la cuisson expriment la matière-cendre en elle-même.  
Texte de Li Xin à propos de ses créations à Sèvres en 2017
Pour transposer la subtilité de la peinture de Li Xin sur la porcelaine, une étroite collaboration s’est nouée entre l’artiste et les artisans de la Manufacture. Recherches sur la surface tout d’abord, les plaques de porcelaine sont émaillées avec un émail semi-mat pour s'approcher au mieux de l'aspect du papier utilisé par l'artiste pour ses peintures. Recherches autour du décor ensuite, un premier gris foncé permet de créer des ondulations dites "fumées". Pour finaliser le décor, le travail de peinture révèle par transparence les effets de dégradés et de diffusion de la couleur, comme sur un papier humide. Les couleurs utilisées sont dites « de petit feu », mélanges à partir de la gamme de noirs de la Manufacture.

Li Xin expose en Chine, aux USA et en Europe. La Biennale de Lyon est l’occasion en 2017 pour le Musée des Beaux-Arts de lui consacrer une exposition personnelle « Lagunes ». En 2014, il a donné son nom et a signé le parfum Le jardin de Monsieur Li pour Hermès. 

Galerie de Sèvres
4, place André Malraux, 75001 Paris
www.sevresciteceramique.fr

Modigliani @ Jewish Museum, NYC

Modigliani Unmasked
Jewish Museum, New York
Through February 4, 2018

The Jewish Museum presents Modigliani Unmasked, the first exhibition in the United States to focus on Amedeo Modigliani’s early work made in the years after he arrived in Paris in 1906. The exhibition puts a spotlight on Modigliani’s drawings, with a large selection acquired directly from the artist by Dr. Paul Alexandre, his close friend and first patron. The drawings from the Alexandre collection, many being shown for the first time in the United States, as well as other drawings from collections around the world and a selection of Modigliani’s paintings and sculptures, illuminate how the artist’s heritage as an Italian Sephardic Jew is pivotal to understanding his artistic output. 

Modigliani Unmasked considers the celebrated artist, Amedeo Modigliani (Italian, 1884-1920), shortly after he arrived in Paris in 1906, when the city was still roiling with anti-Semitism after the long-running tumult of the Dreyfus Affair and the influx of foreign emigres. An Italian Sephardic Jew with a French mother and a classical education, Modigliani was the embodiment of cultural heterogeneity. When he moved to Paris, he came up against the idea of racial purity in French culture — in Italy, he did not feel ostracized for being Jewish. His Latin looks and fluency in French could have easily helped him to assimilate. Instead, his outsider status often compelled him to introduce himself with the words, “My name is Modigliani. I am Jewish.” As a form of protest, he refused to assimilate, declaring himself as “other.” The exhibition shows that Modigliani’s art cannot be fully understood without acknowledging the ways the artist responded to the social realities that he confronted in the unprecedented artistic melting pot of Paris.

In these years prior to World War I, Amedeo Modigliani largely stopped painting in order to develop his conceptual and pictorial ideas through drawing and sculpture. The works in the exhibition reveal the emerging artist himself, enmeshed in his own particular identity quandary, struggling to discover what portraiture might mean in a modern world of racial complexity.

Modigliani Unmasked is arranged thematically, and includes approximately 130 drawings, 12 paintings, and seven sculptures by the artist. Modigliani’s art is complemented by work representative of the various multicultural influences — African, Asian, Greek, Egyptian, and Khmer — that inspired the young artist during this lesser-known, early period.

When he arrived in Paris, Amadeo Modigliani — still virtually unknown — met Dr. Alexandre, a young physician. Alexandre amassed some 450 drawings directly from the artist and commissioned a number of portraits. The exhibition includes a selection of drawings depicting Dr. Alexandre, as well as a mysterious, unfinished portrait never seen before in the United States. Probably painted around 1913, it is a stylistic anomaly within Modigliani’s oeuvre, more sketchy and gestural than his typical portraits.

Modigliani would visit museums in Paris, including the Louvre and the Musée du Trocadéro, and was mesmerized by the non western art. Unlike most of his contemporaries in the French vanguard, who appropriated such works expressionistically as an abstracted distortion of the human form, Modigliani’s manner of using such stylized effects was far more respectful. The influence of masks in particular is clearly visible in the many drawings and sculptures in the exhibition.

Prominent in the Alexandre collection are the stylized drawings related to sculptures. Produced between 1909 and 1914, this body of work constitutes a distinct category within the artist’s oeuvre and reveals his ongoing preoccupation with identity. Particularly noticeable is his obsessive examination of physiognomy. When seen together, his repeated images of heads and faces reveal minute, calculated variations in the eyes, noses, and mouths. As seen in the exhibition, this group of drawings offer a nuanced commentary on the underlying issue of aesthetics as it relates to race.

In 1911, Amadeo Modigliani began to explore a motif borrowed from ancient art, the caryatid, and a selection of these drawings is included in the exhibition. While in classical art the caryatid is usually a woman, his are male, female, or of ambiguous gender. He also incorporated elements derived from Egyptian art, as well as ancient South and Southeastern Asian sources such as facial features, postures, and tattoos.

The exhibition also includes a selection of life studies and female nudes. Among these are of the Russian poet Anna Akhmatova, whom the artist met in 1910. Her exotic presence inspired Modigliani to introduce her to Egyptian art. The influences he drew from Egyptian art, such as the attenuation of the figure and the angularity of form, can be seen in the drawings he did of her.

Amadeo Modigliani’s fondness for performance, including theater, street entertainment, and the circus, is reflected in numerous early drawings, often sketched from a blend of life and imagination. The exhibition includes his drawings of the Commedia dell’Arte character, Columbine, as well as circus performers. Many of these works — like others in the exhibition — reveal the acuity of his psychological awareness, which had the effect of transforming simple sketches into portraits.

Modigliani Unmasked is organized by Mason Klein, Senior Curator, The Jewish Museum. The exhibition was designed by Galia Solomonoff and Talene Montgomery of SAS/Solomonoff Architecture Studio.



Modigliani Unmasked Exhibition Catalogue

The exhibition is accompanied by a catalogue published by the Jewish Museum and Yale University Press. The book includes an essay by Mason Klein that offers close analysis of Modigliani’s portraits and figure studies in pencil, ink, gouache, and crayon, ultimately arguing that the artist demonstrated a modernist embrace of difference, as well as an understanding of identity as heterogeneous, beyond national or cultural boundaries. The 172-page book also includes an afterword by Richard Nathanson. Featuring 165 color illustrations, the hardcover will be available worldwide and at the Jewish Museum's Cooper Shop beginning in September 2017 for $50.00.

JEWISH MUSEUM
1109 Fifth Avenue at 92nd Street, New York City
thejewishmuseum.org

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