Musée d’art contemporain de Montréal, Québec
Jusqu'au 2 septembre 2013
www.macm.org
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| SARKIS, Mamco, Genève, 2011 |
BigMinis, Fétiches de crise
CAPC, Musée d'art contemporain, Bordeaux
Commissaire d'exposition : Alexis Vaillant
Jusqu'au 27 février 2011
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DAVID MUSGRAVE (artiste anglais né en 1973), Animal, 1998
Courtesy de l’artiste et de la galerie greengrassi, Londres © David Musgrave
Le mini est-il un signe avant-coureur de crise, ou bien un reflet, une conséquence de celle-ci ? Serait-il aussi une réponse efficace et décalée à LA crise ? Avec l’expo BigMinis, le CAPC se propose d’explorer la fascination singulière qu’exerce l’objet « réduit » à l’heure de la récession. Alors que la miniaturisation peut évoquer une réduction des coûts, du temps et de l’espace, la production du mini, elle, est stratégique. Le mini résiste à la réduction. Il existe depuis sa petite taille. Une petitesse insolente qui révèle, dans le contexte économico-culturel actuel, quelques-unes des pathologies capitalistes dans lesquelles le mini s’origine et auxquelles il répond. Le mini, un objet régulateur ?
L’exposition BigMinis regroupe les oeuvres d’une cinquantaine d’artistes contemporains prêtées par des collections publiques françaises et étrangères, des fondations et collections privées, des galeries et les artistes eux-mêmes. Son propos qui s’origine dans la conjoncture économique actuelle, se déploie sur fond de récession, et interroge, notamment, la notion de « fétiches de crise ».
On pense à tort que dans le mini, tout est proportionnel-lement réduit : il en irait ainsi de l’idée qui l’anime, comme de son impact. Or l’expérience démontre le contraire. Le mini perdure et marque. Il résisterait même à la crise. L’exposition est pensée dans cette perspective.
Pour rendre le propos dialectique et piquant, des oeuvres de grande taille animées par des mini-idées sont aussi montrées, signifiant ainsi que l’impact d’une idée véhiculée par un objet n’est pas proportionnelle à la taille de ce dernier. Autrement dit, que les oeuvres de grande taille sont loin d’avoir le monopole des « grandes » idées et que les idées courtes ne sont pas nécessairement proportionnelles à la taille des objets qui les véhiculent.
Compte-tenu des proportions maximalistes du CAPC auxquelles l’exposition répond en partie, un dispositif a dû être inventé, les "bigminis" ne s’exposant pas vraiment comme des standards. La galerie new formula du rez-de-chaussée du musée ressemblera à un terrain de jeu mental. Et c’est dans une forêt de socles aux allures post-Tetris qu’il faudra parfois chercher les oeuvres. Les minis ignorent les canons de l’époque. Uniques, les oeuvres d’art minis, si tant est qu’elles soient ainsi catégorisables, sont comme mûes par la vie. Qu’elles soient belles et laides importe peu. Leurs dimensions, leurs matériaux, leurs prouesses techniques et conceptuelles les rendent enviables et attachantes, stimulantes pour l’oeil et l’esprit. Elles surprennent et s’imposent. On ne peut rien leur retirer. Elles impactent jusqu’à réveiller la cleptomanie qui sommeille en nous.
Contrairement au king size, le mini doit se voir de près. Il présuppose une mise au point, d’où l’emprise qu’il exerce sur la sphère du désir. En même temps, le petit fait le vide autour de lui car pour être vu, il a besoin de plus d’espace. Il prend donc plus de place que ce que sa taille laissait supposer, d’où sa capacité à devenir fétiche. Le rapport qu’il entretient avec l’environnement (la ville pour la voiture, l’espace d’exposition pour l’objet d’art, la poche pour le tamagotchi, ...) et avec nous, devient alors politique.
Après avoir incarné le boom-object des pays industrialisés, quand le raccourcissement des jupes et des voitures avait pris la dimension d’un phénomène de société, créant la vogue du mot « mini » en Occident, l’objet compact se mesure aujourd’hui à l’aune du mignon (objet léché superflu, symptomatique), de l’inquiétant (objet sériel, culte, fétichisé) et du résistant (objet critique, Pear to Pear, individualiste). On déteste l’aimer et on aime le détester. On le veut en cachette et on ne l’a jamais assez vu.
BigMinis au CAPC
Galerie NEW FORMULA rez-de-chaussée du musée
Exposition conçue par Alexis VAILLANT, responsable de la programmation, CAPC, musée d’art contemporain.de Bordeaux
CATALOGUE DE L’EXPOSITION : BigMinisBook
Sous la direction d'Alexis Vaillant
Contributions de Bruce Hainley, Jennifer Higgie, Claire Moulène, David Musgrave, Aaron Schuster, Alexis Vaillant
Français / Anglais, 10,5 x 7 cm, 300 pages, 160 illustrations quadri, 18 EUR
_______________ English Version _______________
BigMinis
Fetishes of crisis
CAPC, Museum of Contemporary Art of Bordeaux
Exhibition Curator: Alexis Vaillant
Through 27 february 2011
With the exhibition BigMinis, the CAPC is offering a plunge into the heart of the ‘compact’ object, the idea being to explore the fascination that things ‘scaled down’ wield these days, afflicted by the crisis as we all are. If it is possible to see in the mini, a harbinger of crisis, as well as a reflection and a critical consequence of this latter, we must also not overlook the fact that it usually represents an unexpected and off-kilter response to the recession. Because a reduction in size conveys the idea of a reduction in cost, space and time, it likens the production of the compact to an intelligent, reactive production, adapted to its economic and cultural context. A control-production.
The mini is at once near and far. Unlike the King-size which can be seen from afar, the ‘mini’, for its part, has to be seen up close. You have to get near to it in order to get a focus. The small makes a void around it, which is how it takes up all its room. To be well displayed, it needs space, and to be properly seen, a decision has to be made about the distance separating it from us. For the room it takes up is more than its size might have us suppose. And it is by taking up this room that the compact object deploys its capacities. Whence issues the thoroughly special relation that it introduces between the environment (city for car, exhibition venue for art object, pocket for tamagoci…) and us. It is a 1:1 relation of resistance. We think, wrongly, that in the small everything is proportionately scaled down, which also applies to the idea which informs it and its impact. Experience shows the opposite. The small endures. To make things fragrant and spicy, large works are also being shown in the exhibition, insinuating that the mini-idea can be enlarged and last as long as the ‘grand’ idea contained in the mini-object.
The exhibition BigMinis is a dialectical show which brings together a selection of works by some forty contemporary artists, enhanced by several emblematic historical works all coming from French and foreign public collections, private foundations, private collections, galleries and artists. It has come into being in the current economic climate, with the aim, of questioning the fascinating attraction with what we might call “fetishes of crisis”. The mini artworks, which are surprising and unique in relation to the canons of the day and age, are as if driven by life. Beautiful or ugly, it matters not a lot. Their dimensions, materials and technical and conceptual prowess all make them enviable, engaging and stimulating for eye and mind alike. But today, they provoke and mark. You cannot take anything away from them, and they often bestir the kleptomania that lurks in all of us.
After incarnating the ‘boom object’ of the industrialised nations in the 1950s and 1960s, unaided, the compact object is nowadays regarded at once as cute (minority, superfluous) and disquieting (metaphysical, critical, and mutinous). We hate to love it and love to hate it. The contemporary mini has sex appeal. Even when multiplied, it remains one-off.
Taking into account the maximalist proportions of the CAPC to which the show responds, a unique and seemingly ‘scale-less’ display is arranged, and complemented by a ‘you see it, you want it’ bilingual mini catalogue (7 x 5 cm, 300 pages, colour), Editor Alexis Vaillant, contributions Bruce Hainley, Jennifer Higgie, David Musgrave, Aaron Schuster & Alexis Vaillant, co-edited by CAPC, Bordeaux & Sternberg Press, Berlin, New York.
BigMinisOther exhibitions
Robert Breer, through 27 February 2011
CAPC
Musée d'art contemporain / Museum of Contemporary Art of Bordeaux
Entrepôt Lainé. 7 rue Ferrère
33000 BORDEAUX - FRANCE
Le premier musée d'art contemporain en banlieue parisienne ouvre ses portes au public le 18 novembre 2005
Le MAC/VAL, musée d’art contemporain du Val-de-Marne, situé aux portes de Paris, à Vitry, ouvre ses portes au grand public le vendredi 18 novembre 2005. Symbole d’une politique culturelle départementale forte et innovante et du soutien du Conseil général à la création contemporaine, l’ouverture d’un
© CLM BBDO/ Photo : ARNO BANI
nouveau musée d’art contemporain, en banlieue parisienne, constitue un événement majeur à vocation internationale.
A cette occasion, le public est invité à venir découvrir gratuitement le nouveau musée, sa collection et la première exposition, lors des journées portes ouvertes organisées les 18, 19 et 20 novembre.
Le MAC/VAL, construit par l’architecte Jacques Ripault, et labellisé « Musée de France », est le fruit et l’aboutissement de plus de vingt ans d’efforts menés par le Conseil général pour promouvoir l’art contemporain et favoriser sa rencontre avec tous les publics. Le Conseil général s’est engagé dans la réalisation de ce musée d’art contemporain pour permettre la mise en valeur d’une collection d’oeuvres d’art issues du Fonds Départemental d’Art Contemporain (FDAC). Le FDAC a été créé en 1982 à l'initiative du précédent président du Conseil général du Val-de-Marne, Michel Germa. Sa direction artistique était assurée par le journaliste et critique d'art, Raoul-Jean Moulin. Le Conseil général a conduit une politique active d’acquisitions depuis 1982. La collection est également constituée de nombreuses commandes d’estampes originales et du fonds Les Yeux fertiles, Suite Paul Eluard, composé de travaux sur papier confrontant le regard d’un peintre et l’écriture d’un poète.
Une collection d’art contemporain de plus d’un millier d’oeuvres reflétant la scène artistique en France depuis les années 50 jusqu’à la création la plus récente y est présentée. Lumière !, Action !, Paysages, la Vie moderne, ce qui nous entoure, ce qui nous façonne, Face au monde et Exister sont parmi les grands axes qui guident le visiteur. Ils l’invitent à une promenade muséale et architecturale où les plus jeunes artistes dialoguent avec les figures plus historiques de la scène artistique française. Ainsi Ange Leccia et François Morellet, Annette Messager et César, Valérie Belin et Peter Stämpfli, ou encore Malachi Farrell et Jacques Monory, se répondent, cohabitent, s’interrogent et nous racontent une histoire de l’art renouvelée.
Implanté en centre ville de Vitry-sur-Seine, à immédiate proximité de Paris, entouré d’un jardin public de 10.000 m2, cet équipement, signalisé par Ruedi Baur, est doté d’une surface de 13.000 m2 dont 4.000 m2 sont dédiés aux expositions permanentes et temporaires.
Le MAC/VAL accueille également un cinéma de 150 places, un centre de documentation de 380m2, la librairie Bookstorming, le restaurant Le Transversal, et des ateliers-logements qui permettront d’accueillir des artistes internationaux en résidence.
Ce projet (inscrit au contrat de plan Etat-Région 2000-2006) représente un investissement de 30,5 millions d’euros HT financé, pour moitié, par le Conseil général du Val-de-Marne et pour l’autre moitié par le ministère de la Culture et de la Communication et la Région Ile-de-France.
La première exposition temporaire réunira, en deux temps, deux artistes majeurs de la scène artistique française :
Jacques Monory, exposition Détour, du 18 novembre 2005 au 26 mars 2006.
Claude Lévêque, exposition Le grand sommeil, de mi-mai à début septembre 2006.
Jacques Monory, Détour (18 novembre 2005 - 26 mars 2006). Cette exposition invite Jacques Monory, artiste de renom, à investir l’espace des expositions temporaires du musée avec les moyens qui lui sont propres. Il s’empare de motifs issus de la culture dite populaire (musique, cinéma, romans policiers) en convoquant la narration et la fiction, et met en scène des scénarios fictionnels et autobiographiques. Jacques Monory propose un parcours qui réinvestit au regard de ses obsessions sa production artistique des années 60 à aujourd’hui.
Le second volet de cette exposition sera consacré à Claude Lévêque, Le grand sommeil (mi-mai - début septembre 2006), qui proposera une installation in situ inédite.
La campagne de communication pour accompagner l’événement
A partir du 8 novembre, une campagne de communication inédite est déclinée en télévision (sur France 3 paris Ile-de-France Centre), au cinéma (salles de cinémas du Val-de-Marne et de l’est parisien, du 16 novembre 2005 au 4 janvier 2006), ainsi que dans la presse (différents magazines et quotidiens nationaux), par voie d'affichage (dans le métro et sur les panneaux d’affichage du Val-de-Marne et de l’est parisien) et sur internet (sites web du musée, du Monde et de Télérama).
© CLM BBDO / Photo : ARNO BANI
La campagne s’inscrit dans une démarche d’impression des émotions provoquées par l’art contemporain. Le slogan « Venez prendre l’art » invite le public à vivre au MAC/VAL un moment de découverte et de plaisir. Pour répondre de façon littérale à ce slogan, le film et les affiches mettent en scène des acteurs qui reçoivent réellement l’art en pleine figure puisque des litres de peinture ont été déversés sur eux.
© CLM BBDO / Photo : ARNO BANI
Fiche technique de la campagne de communication
Annonceur : MAC/VAL, musée d’art contemporain du Val-de-Marne, Conseil Général du Val-de-Marne
Responsables annonceur : Alexia Fabre, Marie Rotkopf, France Jouineau
Agence : CLM BBDO
Direction de la création : Pascal Grégoire / Anne de Maupeou
Equipe création : Frédéric Lutge (Concepteur-rédacteur), Dimitri Guerassimov (Direction artistique)
Réalisateur/ photographe : Arno Bani (auteur des photographies reproduites)
Equipe commerciale : Pascal Couvry, Julien Lemoine
Achat d’art - TV producer : Isabelle Baud
Production : Wanda
Musique : Coco Rosie
INFORMATIONS PRATIQUES
MAC/VAL
Musée d’art contemporain du Val-de-Marne
Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine
T +33 (0)1 43 91 64 20
E contact (at) macval.fr
Site internet : www.macval.fr
Conservateur du musée : Alexia Fabre
Responsable de la communication : Marie Rotkopf
Horaires d’ouverture
Mardi, mercredi, vendredi, samedi, dimanche : 12 heures à 19 heures
Nocturne le jeudi jusqu’à 21 heures
Fermeture le lundi
Accès
En métro :
Ligne 7 direction Mairie d’Ivry
Arrêt Porte de Choisy
Bus 183 direction Orly Teminal Sud
Arrêt : Moulin de Saquet-Pelletan
RER C : Gare de Vitry-sur-Seine
Puis bus n°180 direction Villejuif-Louis Aragon
Arrêt: Moulin de Saquet-Pelletan
En Bus :
172, 180 et 183.