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19/06/13

Eve Sussman, Rufus Corporation, MAC Montréal

Eve Sussman ● Rufus Corporation
Musée d’art contemporain de Montréal, Québec
Jusqu'au 2 septembre 2013

Le MAC, Musée d’art contemporain de Montréal, Québec, propose la première exposition individuelle au Canada dédiée à l’artiste Eve Sussman et à la Rufus Corporation de Brooklyn. L’exposition Eve Sussman ● Rufus Corporation réunit une série de travaux étroitement liés et créés sur une période de quatre ans lors de nombreux voyages en Russie et en Asie centrale. 

La présentation se concentre sur l’installation filmique whiteonwhite:algorithmicnoir. whiteonwhite s’inspire des abstractions radicales de Kazimir Malevitch et de ses réflexions sur la transcendance, de même que du destin de l’astronaute russe Iouri Gagarine. Générée par algorithme, montée en temps réel et fortement marquée par des cinéastes du XXe siècle comme Andreï Tarkovski, Jean-Luc Godard et Michelangelo Antonioni, whiteonwhite est une exploration fascinante de l’espace et du temps, de l’utopie et de la dystopie, de la narration fragmentée et des paysages ravagés par des perturbations économiques et écologiques. 

L’utilisation d’une programmation algorithmique a pour résultat de donner au film une durée indéfinie et de faire en sorte qu’il n’est jamais le même. La toile de fond de cet ambitieux projet est la désillusion qui marque les sociétés de la fin de l’ère communiste et les illusions qui continuent d’habiter les sociétés occidentales au temps du capitalisme tardif. Une série de photographies de Simon Lee, réalisée pendant le tournage de whiteonwhite accompagne l’exposition.

La pratique variée d’Eve Sussman et de la Rufus Corporation comprend le cinéma, la vidéo, la photographie et l’installation. Sussman s’est taillée une réputation internationale grâce à deux ambitieux films, 89 Seconds at Alcázar, 2004, qui renvoie à l’œuvre Les Ménines, de 1656 de Diego Velázquez, et The Rape of the Sabine Women, 2007, qui évoque le tableau de Jacques-Louis David intitulé Les Sabines, de 1799. En 2003, Eve Sussman a amorcé un travail de collaboration avec la Rufus Corporation, un groupe de réflexion qui réunit des acteurs, des artistes, des musiciens, des écrivains et des producteurs qui collaborent à la création d’œuvres d’art. Eve Sussman est née en Angleterre en 1961; elle vit et travaille à Brooklyn, New York. L’artiste est représentée par la Cristin Tierney Gallery à New York.

Commissariat : Lesley Johnstone, conservatrice au Musée d’art contemporain de Montréal, est la commissaire de l’exposition Eve Sussman ● Rufus Corporation.

Catalogue : Un catalogue de 112 pages accompagne l’exposition Eve Sussman ● Rufus Corporation. Cette publication regroupe trois essais, notamment whiteonwhite de Lesley Johnstone, commissaire de l’exposition, The Promise of whiteonwhite de Johnathan T. D. Neil de même que Monuments of Fire de Jeff Wood. 

Musée d’art contemporain de Montréal, Québec, Canada
www.macm.org

20/03/11

Exposition Sarkis - Mamco Genève

Exposition : Hotel Sarkis 
Mamco, Genève
Jusqu'au 8 mai 2011 

SARKIS, Mamco, Genève, 2011


Le Mamco, Musée d'Art Moderne et Contemporain, Genève, présente jusqu'au 8 mai 2011 une exposition unique consacrée à l’œuvre de SERKIS ZABUNYAN, dit SARKIS (Istanbul, 1938 ; vit et travaille à Paris), rassemblant plus de 200 oeuvres datées de 1971 à nos jours. Hôtel Sarkis est une exposition à caractère rétrospectif conçue de façon thématique. Elle présente en effet la quasi-totalité des travaux de Sarkis réalisés en regard d’autres créateurs (70 au total), qu’ils soient musiciens, architectes, écrivains, philosophes, peintres, sculpteurs ou cinéastes. Ce large ensemble, réuni pour la première fois et présenté aux quatre étages du Mamco, est constitué d’installations vidéo ou sonores, d’aquarelles, de sculptures, de photographies ou de films.

Artiste français d’origine arménienne, Sarkis crée des passerelles entre plusieurs temporalités, plusieurs cultures et plusieurs sensibilités. Il puise dans la mémoire des lieux et des objets qu’il collecte (son « trésor »), dans l’histoire collective ou dans sa biographie, pour concevoir des œuvres aux résonances multiples. Il relie passé et présent, objets anciens et objets nouveaux, notamment en réinterprétant à travers ses pièces les travaux d’artistes qu’il admire particulièrement, comme Matthias Grünewald, Edvard Munch, Johann Sebastian Bach, Bertolt Brecht, Joseph Beuys ou encore Andreï Tarkovski. Avec ces « collaborations », terme qu’il utilise pour définir ses mises en dialogue artistiques, Sarkis parvient à effacer la distance historique ou culturelle qui le sépare de ces autres créateurs et à insuffler à leurs réalisations une nouvelle énergie, née de leur confrontation au présent.

La mémoire, le temps, le vécu ou la transmission sont des thèmes dominants dans le travail de Sarkis. Au fil de sa carrière, il a développé une mythologie personnelle autour de grandes figures artistiques (comme par exemple Munch, Beuys, Grünewald), de l’histoire collective, de lieux spécifiques (l’atelier) ou de notions telles que le Kriegsschatz (« trésor de guerre »).

Hôtel Sarkis fait suite à une série d’expositions de Sarkis au Mamco : Sarkis, Sculptures obscures 1969-1975 (à Aram Iynedjian) en 1996, suivie de L’Atelier d’aquarelle dans l’eau en 2004 et de A partir du JPG du livret de Parsifal en 2005. Depuis 1994, L’Atelier depuis 19380 est présenté de manière permanente au Mamco et regroupe des œuvres régulièrement actualisées par Sarkis. 

Mamco
Musée d’art moderne et contemporain, Genève
10, rue des Vieux - Grenadiers
CH-1205 GENEVE

www.mamco.ch

24/12/10

Expo BigMinis, CAPC Bordeaux - Musée d’art contemporain / Museum of Contemporary Art of Bordeaux, France

BigMinis, Fétiches de crise
CAPC, Musée d'art contemporain, Bordeaux
Commissaire d'exposition : Alexis Vaillant
Jusqu'au 27 février 2011

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David Musgrave

DAVID MUSGRAVE (artiste anglais né en 1973), Animal, 1998
Courtesy de l’artiste et de la galerie greengrassi, Londres © David Musgrave

 

Le mini est-il un signe avant-coureur de crise, ou bien un reflet, une conséquence de celle-ci ? Serait-il aussi une réponse efficace et décalée à LA crise ? Avec l’expo BigMinis, le CAPC se propose d’explorer la fascination singulière qu’exerce l’objet « réduit » à l’heure de la récession. Alors que la miniaturisation peut évoquer une réduction des coûts, du temps et de l’espace, la production du mini, elle, est stratégique. Le mini résiste à la réduction. Il existe depuis sa petite taille. Une petitesse insolente qui révèle, dans le contexte économico-culturel actuel, quelques-unes des pathologies capitalistes dans lesquelles le mini s’origine et auxquelles il répond. Le mini, un objet régulateur ?

L’exposition BigMinis regroupe les oeuvres d’une cinquantaine d’artistes contemporains prêtées par des collections publiques françaises et étrangères, des fondations et collections privées, des galeries et les artistes eux-mêmes. Son propos qui s’origine dans la conjoncture économique actuelle, se déploie sur fond de récession, et interroge, notamment, la notion de « fétiches de crise ».

On pense à tort que dans le mini, tout est proportionnel-lement réduit : il en irait ainsi de l’idée qui l’anime, comme de son impact. Or l’expérience démontre le contraire. Le mini perdure et marque. Il résisterait même à la crise. L’exposition est pensée dans cette perspective.

Pour rendre le propos dialectique et piquant, des oeuvres de grande taille animées par des mini-idées sont aussi montrées, signifiant ainsi que l’impact d’une idée véhiculée par un objet n’est pas proportionnelle à la taille de ce dernier. Autrement dit, que les oeuvres de grande taille sont loin d’avoir le monopole des « grandes » idées et que les idées courtes ne sont pas nécessairement proportionnelles à la taille des objets qui les véhiculent.

Compte-tenu des proportions maximalistes du CAPC auxquelles l’exposition répond en partie, un dispositif a dû être inventé, les "bigminis" ne s’exposant pas vraiment comme des standards. La galerie new formula du rez-de-chaussée du musée ressemblera à un terrain de jeu mental. Et c’est dans une forêt de socles aux allures post-Tetris qu’il faudra parfois chercher les oeuvres. Les minis ignorent les canons de l’époque. Uniques, les oeuvres d’art minis, si tant est qu’elles soient ainsi catégorisables, sont comme mûes par la vie. Qu’elles soient belles et laides importe peu. Leurs dimensions, leurs matériaux, leurs prouesses techniques et conceptuelles les rendent enviables et attachantes, stimulantes pour l’oeil et l’esprit. Elles surprennent et s’imposent. On ne peut rien leur retirer. Elles impactent jusqu’à réveiller la cleptomanie qui sommeille en nous.

Contrairement au king size, le mini doit se voir de près. Il présuppose une mise au point, d’où l’emprise qu’il exerce sur la sphère du désir. En même temps, le petit fait le vide autour de lui car pour être vu, il a besoin de plus d’espace. Il prend donc plus de place que ce que sa taille laissait supposer, d’où sa capacité à devenir fétiche. Le rapport qu’il entretient avec l’environnement (la ville pour la voiture, l’espace d’exposition pour l’objet d’art, la poche pour le tamagotchi, ...) et avec nous, devient alors politique.

Après avoir incarné le boom-object des pays industrialisés, quand le raccourcissement des jupes et des voitures avait pris la dimension d’un phénomène de société, créant la vogue du mot « mini » en Occident, l’objet compact se mesure aujourd’hui à l’aune du mignon (objet léché superflu, symptomatique), de l’inquiétant (objet sériel, culte, fétichisé) et du résistant (objet critique, Pear to Pear, individualiste). On déteste l’aimer et on aime le détester. On le veut en cachette et on ne l’a jamais assez vu.

BigMinis au CAPC
Galerie NEW FORMULA
rez-de-chaussée du musée
Exposition conçue par Alexis VAILLANT, responsable de la programmation, CAPC, musée d’art contemporain.de Bordeaux

CATALOGUE DE L’EXPOSITION : BigMinisBook
Sous la direction d'Alexis Vaillant
Contributions de Bruce Hainley, Jennifer Higgie, Claire Moulène, David Musgrave, Aaron Schuster, Alexis Vaillant
Français / Anglais, 10,5 x 7 cm, 300 pages, 160 illustrations quadri, 18 EUR

_______________ English Version _______________

 
BigMinis
Fetishes of crisis
CAPC, Museum of Contemporary Art of Bordeaux
Exhibition Curator: Alexis Vaillant
Through 27 february 2011


With the exhibition BigMinis, the CAPC is offering a plunge into the heart of the ‘compact’ object, the idea being to explore the fascination that things ‘scaled down’ wield these days, afflicted by the crisis as we all are. If it is possible to see in the mini, a harbinger of crisis, as well as a reflection and a critical consequence of this latter, we must also not overlook the fact that it usually represents an unexpected and off-kilter response to the recession. Because a reduction in size conveys the idea of a reduction in cost, space and time, it likens the production of the compact to an intelligent, reactive production, adapted to its economic and cultural context. A control-production.

The mini is at once near and far. Unlike the King-size which can be seen from afar, the ‘mini’, for its part, has to be seen up close. You have to get near to it in order to get a focus. The small makes a void around it, which is how it takes up all its room. To be well displayed, it needs space, and to be properly seen, a decision has to be made about the distance separating it from us. For the room it takes up is more than its size might have us suppose. And it is by taking up this room that the compact object deploys its capacities. Whence issues the thoroughly special relation that it introduces between the environment (city for car, exhibition venue for art object, pocket for tamagoci…) and us. It is a 1:1 relation of resistance. We think, wrongly, that in the small everything is proportionately scaled down, which also applies to the idea which informs it and its impact. Experience shows the opposite. The small endures. To make things fragrant and spicy, large works are also being shown in the exhibition, insinuating that the mini-idea can be enlarged and last as long as the ‘grand’ idea contained in the mini-object.

The exhibition BigMinis is a dialectical show which brings together a selection of works by some forty contemporary artists, enhanced by several emblematic historical works all coming from French and foreign public collections, private foundations, private collections, galleries and artists. It has come into being in the current economic climate, with the aim, of questioning the fascinating attraction with what we might call “fetishes of crisis”. The mini artworks, which are surprising and unique in relation to the canons of the day and age, are as if driven by life. Beautiful or ugly, it matters not a lot. Their dimensions, materials and technical and conceptual prowess all make them enviable, engaging and stimulating for eye and mind alike. But today, they provoke and mark. You cannot take anything away from them, and they often bestir the kleptomania that lurks in all of us. 

After incarnating the ‘boom object’ of the industrialised nations in the 1950s and 1960s, unaided, the compact object is nowadays regarded at once as cute (minority, superfluous) and disquieting (metaphysical, critical, and mutinous). We hate to love it and love to hate it. The contemporary mini has sex appeal. Even when multiplied, it remains one-off.

Taking into account the maximalist proportions of the CAPC to which the show responds, a unique and seemingly ‘scale-less’ display is arranged, and complemented by a ‘you see it, you want it’ bilingual mini catalogue (7 x 5 cm, 300 pages, colour), Editor Alexis Vaillant, contributions Bruce Hainley, Jennifer Higgie, David Musgrave, Aaron Schuster & Alexis Vaillant, co-edited by CAPC, Bordeaux & Sternberg Press, Berlin, New York.

BigMinis
At the CAPC - Museum of Modern Art of Bordeaux
gallery NEW FORMULA (ground floor) 

Other exhibitions
Robert Breer, through 27 February 2011

CAPC
Musée d'art contemporain / Museum of Contemporary Art of Bordeaux
Entrepôt Lainé. 7 rue Ferrère
33000 BORDEAUX - FRANCE

www.capc-bordeaux.fr

29/09/10

LAM Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut

OUVERTURE DU LAM LILLE MÉTROPOLE MUSÉE D'ART MODERNE,
D'ART CONTEMPORAIN ET D'ART BRUT

VILLENEUVE D'ASCQ, FRANCE

Le 25 septembre 2010, le Musée d’art moderne de la métropole lilloise à Villeneuve d’Ascq a réouvert ses portes, sous un nouveau nom, après quatre années de rénovation et d’agrandissement.

photo_lam
LaM Vue d'ensemble
Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut
à Villeneuve d’Ascq
Photo : P. Ruault. © Manuelle Gautrand Architecture

Le musée d’art moderne à Villeneuve d’Ascq valait déjà bien le déplacement. Le musée, sous sa forme rénovée et agrandie, enrichit de nouvelles oeuvres, ne peut pas décevoir. C’est un élément de taille qui retrouve sa place dans la région lilloise qui offre tout un éventail de ressources artistiques qui sont parmi les plus dynamiques de France.
C’est sous un nouveau nom que le musée d’art moderne à Villeneuve d’Ascq réouvre : le  LaM Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut. Ses deux très belles architectures, environnées par un parc de sculptures (Alexandre Calder, Pablo Picasso, Eugène Dodeigne...), abriteront désormais trois collections prestigieuses des XXe et XXIe siècles dont un ensemble unique d’art brut. Au total : plus de 4500 oeuvres (dont certaines jamais présentées au public), 4000 m2 de surface d’exposition (sans compter la Bibliothèque Dominique Bozo et son Centre de recherche), mais aussi un auditorium, un café-restaurant...
Au carrefour de Londres, de Paris et de Bruxelles, à proximité d’Amsterdam et de Cologne, le LaM est placé au contact direct des autres scènes artistiques européennes. Grâce à cette situation géographique idéale, il trouve tout naturellement sa place comme l’un des grands musées de l’art des XXe et XXIe siècles au nord de l’Europe.

DEUX ARCHITECTURES DANS UN PARC DE SCULPTURES
En 1983, ouvrait le Musée d’art moderne Lille Métropole, construit à Villeneuve d’Ascq, dans un cadre verdoyant par l’architecte Roland Simounet. Dès l’origine du projet, et sous l’impulsion des donateurs Geneviève et Jean Masurel, le Musée a été pensé comme l’alliance harmonieuse d’une collection d’oeuvres d’art, d’une architecture et d’un parc exceptionnel.
Lauréate du concours lancé en 2002 pour la restructuration et l’extension du Musée, Manuelle Gautrand a créé un bâtiment aux volumes organiques qui vient embrasser l’arrière de l’édifice d’origine. Cette architecture, radicalement nouvelle par son esprit et ses matériaux, se découvre essentiellement de l’intérieur, en une continuité fluide. Avec ses deux architectures insérées dans un parc de sculptures, le LaM orchestre naturellement une déambulation entre extérieur et intérieur et permet une appréhension des oeuvres d’art à hauteur d’oeil, initiant un rapport d’intimité entre les oeuvres et les visiteurs.

TROIS COLLECTIONS EXCEPTIONNELLES :
ART MODERNE, ART CONTEMPORAIN ET ART BRUT

Seul musée en Europe à présenter simultanément les principales composantes de l’art des XXe et XXIe siècles, le LaM propose au public l'accès à une prestigieuse collection d'art moderne, à un ensemble d'art contemporain de référence et à une collection d'art brut sans égale en France.
Inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2000, le Musée a été conçu pour abriter la donation faite par Geneviève et Jean Masurel à Lille Métropole Communauté Urbaine en 1979. Cette collection est constituée de chefs-d’oeuvre cubistes de Georges Braque, Henri Laurens ou Pablo Picasso, ainsi que d’ensembles significatifs d’oeuvres de Fernand Léger, Joan Miró et Amedeo Modigliani. Le Fauvisme, le Surréalisme, l’École de Montparnasse, l’École de Paris, l’Art Naïf et les artistes du Nord de la France y sont également représentés.
La collection d’art contemporain, constituée au fil des ans, rassemble des oeuvres d’artistes français et étrangers tels que Lewis Baltz, Christian Boltanski, Daniel Buren, Allan McCollum, Annette Messager, Dennis Oppenheim, Pierre Soulages ou Jacques Villeglé.
En 1999, ces collections se sont enrichies de la plus importante collection d’art brut en France, issue de la donation faite par l’association L’Aracine. Les plus grands noms de l’art brut y sont représentés : Aloïse Corbaz, Fleury Joseph Crépin, Henry Darger, Auguste Forestier, Madge Gill, Jules Leclercq, Augustin Lesage, Adolf Wölfli ou bien encore Carlo Zinelli... C’est l’ampleur de cette donation qui a nécessité la rénovation du Musée et la construction de son extension.

L’EXPOSITION DE RÉOUVERTURE : HABITER POÉTIQUEMENT LE MONDE
L’exposition Habiter poétiquement le monde met en avant la façon dont des artistes, mais aussi des écrivains et cinéastes peuvent habiter poétiquement le monde.
Passé, présent et avenir : intérieur et extérieur se mêlent, le quotidien ne se sépare plus de l’oeuvre, ni du regard. Les frontières entre intime et commun se brouillent dans une mise en doute du quotidien, du communément partagé. Un habité poétiquement qui détourne les gestes quotidiens en apparence les plus évidents : se reposer, se vêtir, circuler, s’abriter, manger.
Transversale aux collections (en particulier d’art contemporain et d’art brut), Habiter poétiquement le monde est conçue comme une promenade à travers les différents espaces du Musée (salles d’exposition, auditorium, parc, site Internet). Cette exposition de réouverture laisse une part importante à la création contemporaine et à la performance.

LaM - Informations pratiques
Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut
1 allée du Musée
59650 Villeneuve d’Ascq
France
Site internet du LaM : www.musee-lam.fr

TARIFS
Collections permanentes : Tarif Plein 7 € / Tarif Réduit 5 €
Exposition temporaire + collections permanentes: Tarif Plein 10 € - Tarif Réduit 7 €
Visioguide : 3 €
L’accès au LaM est gratuit le premier dimanche du mois.
Exceptionnellement et jusqu’au 30 janvier 2011, le Musée est gratuit pour les visiteurs individuels, du mardi au vendredi, de 16 h à 18 h.

JOURS ET HORAIRES D’OUVERTURE
Du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h.
Fermeture exceptionnelle les 25 décembre, 1er janvier et 1er mai.
Pour ceux qui ne connaissent pas, la métropole lilloise ne doit pas être vue comme Lille + quelques petites communes dépendantes. Lille tient évidemment une place centrale, mais la métropole comprend plusieurs grandes villes et notamment Roubaix, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq.  Ces villes, et leurs lieux d’expositions artistiques, sont très proches les uns des autres et le système de transport en commun assure une parfaite liaison, notamment pour ceux qui n’habitent pas cette région et ne s’y rendent pas en voiture, qu’ils résident en France ou en Belgique. Pour les français, rappelons-le, Lille n’est qu’à une heure de TGV de Paris.

12/09/10

Centre Pompidou Collections Modernes 1905-1960 Nouvelle présentation

Nouvelle présentation des collections modernes
De 1905 aux années 1960

Musée national d'art moderne, 
Centre Pompidou - Beaubourg, Paris

Jusqu'en janvier 2013

Le Musée national d’art moderne expose, sur tout le niveau 5, la nouvelle présentation de ses collections de 1905 aux années 1960: elle est entièrement consacrée aux artistes, aux mouvements et aux thèmes fondateurs de l’histoire de l’art moderne du XXème siècle qui sont autant de repères pour le visiteur et éclairent son cheminement à travers tout un siècle de création.

Le Centre Pompidou propose sur plus de 7000 m² un parcours à la fois thématique et chronologique où sont mis en lumière les correspondances, les dialogues et analogies entre des œuvres emblématiques de toutes disciplines: arts plastiques, photographie, architecture, design ou encore films.

Cet accrochage reflète la vitalité du Musée national d’art moderne en présentant à la fois des grands noms de ses collections tels que Brancusi, Delaunay, Duchamp, Kandinsky, Léger, Matisse, Miró ou Picasso et les grands mouvements fondateurs de l’art moderne (du fauvisme au Nouveau réalisme et au cinétisme), mais aussi des acquisitions récentes comme la donation Lucien Hervé, la donation de Geneviève Catti-Gherasim Luca ou la dation Jean Le Moal.

Parallèlement, des salles historiques (Le Corbusier et l’Esprit nouveau), thématiques (Biomorphismes), ou plurisdisciplinaires (Italie 1950-1960, art et design), intègrent les arts graphiques, la photographie, le design, l’architecture. Des œuvres exceptionnelles ont également été prêtées par plusieurs fondations: la Fondation Alberto et Annette Giacometti, Paris, la Fondation Le Corbusier et la Fondation Georges Rouault.

Le principe de l’accrochage est de proposer un déroulement chronologique, scandé par les principaux mouvements apparus depuis le début du siècle, mais où les regroupements monographiques jalonnent aussi le parcours. Enfin, les actualités – hommages, donations, dations, prêts ainsi que de nouvelles acquisitions ponctuent l’ensemble de l’accrochage.

Le parcours chronologique proposé à travers l’histoire de l’art du XXème siècle est souligné par une nouvelle signalétique destinée à une meilleure orientation des visiteurs, les salles y sont orgnisées en deux parties : de 1905 à 1945 puis de 1945 aux annnées soixante. Pour compléter le parcours, des œuvres, films et documents d’archives viennent en écho aux salles d’exposition : peintures et sculptures de Victor Brauner, documents d’archives, autour de Kandinsky par exemple, photographies, comme celles de Gherasim Luca ou encore des dessins comme ceux de Jasper Johns.

Les salles plurisdisciplinaires, monographiques ou thématiques sont l’aboutissement d’un travail collectif des conservateurs du Musée selon leur domaine. Peintures, sculptures, dessins, photographies, films, architecture, design, archives, autant de pistes pour appréhender les croisements, comprendre les regroupements et les ruptures qui forment le tissu historique des différents courants de l’art moderne.

Afin d’offrir au public le plus large aperçu de la richesse des collections du Centre Pompidou, cet accrochage sera régulièrement renouvelé par la présentation d’œuvres qui viendront à leur tour s’inscrire dans le parcours et l’éclairer d’une lumière neuve.

Centre Georges Pompidou / Beaubourg
Musée national d'art moderne
www.centrepompidou.fr


14/03/10

Exposition Rétrospective BEN, Strip-Tease Integral au MAC Lyon


STRIP-TEASE INTEGRAL
RETROSPECTIVE BEN
Musée d’art contemporain de Lyon
Jusqu’au 11 juillet 2010

Ben Vautier devant sa boutique, Nice, 1965 - © Ferrero
  Ci-dessus : Ben Vautier devant sa boutique, Nice, 1965 - © Ferrero

  Ci-dessous : © BEN, Ben envahit Lyon le..., 2009
BEN, Ben envahit Lyon le..., 2009 L'EXPOSITION
Le Musée d’art contemporain de Lyon présente jusqu'au 11 juillet 2010 la plus vaste rétrospective consacrée à l’œuvre de Ben Vautier, artiste majeur à l’univers extrêmement riche, tout en profusion, mêlant humour et drame, à l’image de la vie qu’il fait entrer dans son art.
Sur 3000 m2 (soit l’intégralité des espaces d’exposition du musée), plus de 1000 œuvres retracent cinquante ans de création, des toutes premières productions à Nice aux plus récentes, en passant par les appropriations, performances, peintures et installations. Cette exposition monographique sans précédent présente également des vidéos inédites et des œuvres créées tout spécialement pour l’occasion. Elle permet de découvrir l’œuvre de Ben dans toute sa complexité et ses contradictions, son ampleur joyeuse et son foisonnement qui traversent tous les champs de l’art et de la vie.
Le Bizart baz’art, œuvre monumentale en dépôt depuis 2004 dans la collection du macLYON , installée au cœur de l’exposition, en est emblématique car elle synthétise la façon dont Ben explore tous les enjeux, les centres d’intérêt, les moments et le « désordre » de la vie.
Pour proposer une lisibilité dans cette profusion, le premier étage du musée est consacré à la partie la plus ancienne de l’œuvre de Ben et inclut un large choix de pièces de la période Fluxus (précisions ci-après). Il présente la quasi-totalité des œuvres Fluxus de Ben dans la collection du MoMA de New York, mais également son rapport à l’écriture, au concept, au théâtre, à la poésie, au cinéma etc.

BEN, Ben à Lyon c’est à partir de Mars 2010, 2009
  © BEN, Ben à Lyon c’est à partir de Mars 2010, 2009

Aux 2ème et 3ème étages se démultiplient des espaces qui invitent à la découverte de l’extraordinaire richesse de l’œuvre de Ben dans ses développements les plus divers, alternant pièces historiques et créations récentes, déclarations vidéos et interventions sur les murs.
Rare artiste à revendiquer un statut populaire, Ben est pionnier en maints domaines. Ayant su saisir avec une parfaite justesse les enjeux de notre époque, Ben est l’un des premiers artistes à tenir boutique, à proposer des performances dans l’espace public, à investir la vie quotidienne comme lieu d’art à part entière, à questionner la langue...
Cette rétrospective, par son ampleur (œuvres de 1955 à 2010), invite le visiteur à éprouver toute l’étendue et la portée d’un univers qu’on ne peut restreindre à sa part la plus médiatique.

BEN, Les 40 ans de Fluxus à Nice, 2003BEN FLUXUX
Fluxus est une drôle de mouvance, une nébuleuse créée en 1962 à l’initiative de George Maciunas, qui en invente le terme. Mode de vie, de pensée et d’être, elle associe plus ou moins épisodiquement des artistes de part et d’autre des océans, de George Brecht à Nam June Paik et de Ben Patterson à Joseph Beuys ou Yoko Ono.
Au début des années 1960, à Londres, Ben rencontre George Maciunas qui lui parle du silence de John Cage (4’33’’ joué par David Tudor en 1952) et de la drip music de George Brecht. C’est le début de son « épisode Fluxus ». A cette occasion, Ben invite Maciunas à Nice pour y réaliser en 1963 un festival Fluxus.
Considérant que le théâtre « est en retard de 20 ans. Ils en sont encore à faire du lonesco, du Beckett quand il faut en être au happening* », Ben fonde le Théâtre Total, avec l’idée que le théâtre n’est pas sur scène mais dans la rue, dans la vie.
« [...] L’Art Total selon Vautier : tout en expliquant que le but de cet art nouveau était « la création d’une pensée et d’une langue nouvelles », il n’en accepte pas moins l’héritage de Dada qui permet à l’artiste de faire ce qu’il veut aussi longtemps que sont observées les trois conditions de base, la création, le public et la distribution. [...] L’idée de « théâtre » énoncée par Vautier s’éloigne donc radicalement de l’idée traditionnelle du théâtre comme spectacle, en présentant la condition fondamentale de l’existence humaine comme une lutte permanente pour faire advenir le soi et échapper au mal qu’est l’ego, grâce à des actions apparemment fortuites qui n’en récapitulent pas moins la relation concrète du corps humain au lieu, au temps, à une tâche ou à une position contre ou vis-à-vis d’autrui. » -- Midori Matsui (voir biographie ci-dessous), extrait de son texte pour le catalogue de l’exposition.
LE BIZART BAZ’ART
Le Bizart baz’art est une œuvre de la collection Fluxus dans laquelle les visiteurs sont invités à circuler. Composée de 351 objets, elle est construite comme un puzzle, Ben y accumulant une quantité de pièces a priori en dehors des codes esthétiques reconnus (panier à salade, plateau à thé, masque, chien en peluche, buste de femme en plâtre, ventilateur etc. : toutes sortes de “bidules” inutiles mais rigolos). A chacun est associée une phrase manuscrite de l’artiste, qui prend tantôt la forme d’un slogan, tantôt celle d’une question.
Cette œuvre rappelle le magasin de disques d’occasion (qui devint ensuite un espace d’exposition) que Ben avait ouvert à Nice dans les années 1960, qu’il démonta en 1974 et qui est maintenant dans les collections du Musée national d’art moderne à Paris. Le Bizart baz’art met au coeur de l’exposition les notions de partage, de troc, de rapport à l’autre, de diffusion de l’art au plus grand nombre. Ben propose à travers le Bizart baz’art une réflexion sur la société de consommation, la nouveauté et la vérité.

N, Pas d’art sans ego - pas d’ego sans art à Lyon
  © BEN, Pas d’art sans ego - pas d’ego sans art à Lyon, 2009

UN ART POPULAIRE
Ben recherche intrinsèquement la plus large diffusion de son œuvre. Pour lui il n’y a pas de coupure ou de hiérarchie entre l’art et la vie, il n’y a pas un lieu pour l’art qui serait l’institution et un lieu pour le « gadget » qui serait le secteur économique. Il revendique un statut d’artiste populaire, qui étonne, questionne, fait rire ou sourire, est à la portée de tous partout.
Outre l’édition des classiques affiches et cartes postales, Ben n’hésite pas à répondre favorablement aux sollicitations des entreprises, ses écritures investissant t-shirts, cahiers et carnets, agendas, trousses, corbeilles à papier, etc. Ben ayant un sens aigu du message, on lui passe également commande pour des lancements de produits ou des campagnes de communication. Son lettrage à la main, blanc sur fond noir, tend ainsi à devenir une marque à part entière.
Ben se place au sens plus large de la créativité, de l’innovation, et il cherche à disséminer ses intentions par toutes sortes de moyens.L’important pour Ben c’est de parler à tous, de rentrer en contact avec le plus grand nombre, de façon vivante et ludique, d’être au plus proche de la vie de tous les jours.
« Dès le tout début de sa carrière, Ben s’est engagé dans une position d’« entrepreneur », à savoir, l’entrepreneur en tant que charlatan. Ben pratique l’économie et le capitalisme de marché depuis 1957 ou 1958, lorsqu’il a ouvert Laboratoire 32, son magasin de disques à Nice. Et, plus récemment, il s’est lancé dans la production de chaussettes, de cravates, de brosses à dents, de montres, d’étiquettes de vin, de parapluies, de canifs, de carnets de notes, tous ornés de son écriture et de sa signature emblématiques. […] Cependant, Ben est resté populaire et à bonne distance du libéralisme économique » -- Philippe Vergne (voir biographie ci-dessous), extrait de son texte pour le catalogue de l’exposition

PROGRAMME CULTUREL AUTOUR DE L'EXPOSITION
LE GRAND BAZAR
Accompagnant et prolongeant l’exposition, le programme culturel LE GRAND BAZAR, fidèle aux différents traits de l’œuvre de Ben ainsi qu’à sa manière (qui consiste à agglomérer et à articuler une véritable nébuleuse d’intérêts, de pensées et d’activités différentes), repose sur l’interpénétration critique du dedans et du dehors, du centre et de la périphérie, mais aussi sur l’abolition des échelles de valeurs prévalant encore dans les usages de l’art. Dans cette dynamique, l’œuvre n’est plus un objet fi  gé, et le Musée son écrin, mais une matrice appelée à se démultiplier et à se disséminer partout sur le territoire. Cafés-débats, conférences, colloque, projection de cinéma expérimental, visites-ateliers pour les enfants, sont autant de façons de découvrir l’œuvre de Ben.
Les rendez-vous de l’exposition
> Cafés-débats Une fois par mois
Le questionnement permanent de Ben sur l’art et ses formes, ses prises de positions « Pour ou Contre » suscitent la discussion. Donnant la parole à tous, les cafés-débats sont un espace privilégié pour échanger points de vue et idées avec les personnalités invitées.
Au programme :
- Portrait de l’artiste en raté
- L’art est-il utile ?
- L’humour de l’art
- Pour changer l’art, demandez le programme
> Cinéma expérimental Au musée, une séance de cinéma expérimental accompagne l’exposition.
> Cycle de Conférences Vendredi à 19h, entrée libre
Durant l’exposition, des historiens et critiques d’art proposent des conférences abordant différents aspects de l’œuvre de Ben.
- Ben dans l’histoire de Fluxus
- Ben et l’appropriation
- Théâtre Total, gestes, actions : Ben et la performance
- Ben et la French Riviera : le rôle de Ben dans l’émergence d’une scène internationale sur la Côte d’Azur
> Colloque
Le macLYON organise un colloque international consacré à l’œuvre de Ben. En mobilisant différentes approches des sciences humaines et sociales, « cultural studies », analyse littéraire, études performatives, anthropologie etc., ce colloque se propose de porter un regard nouveau sur les enjeux artistiques et sociaux développés par l’œuvre de Ben, ainsi que sur la place qu’il occupe dans l’histoire de l’art depuis 1960.

LE CATALOGUE DE L'EXPOSITION ET SES AUTEURS
Cette rétrospective s’accompagne d’un ouvrage de référence de plus de 400 pages édité par Somogy, rassemblant une iconographie largement inédite (500 illustrations), des textes historiques, une déclaration et des textes de Ben, une sélection de ses newsletters, une biographie, une bibliographie... 

Une préface de Thierry Raspail, directeur du Musée d’art contemporain de Lyon et un texte historique de Jon Hendricks ouvrent le catalogue. Les thèmes récurrents et primordiaux de l’œuvre de Ben sont abordés par des auteurs internationalement reconnus parmi lesquels : Arthur Danto (abordant la question de l’ego), Jean-Hubert Martin (l’ethnisme), Midori Matsui (l’Art Total), et Philippe Vergne (la performance). Enfin, une interview de Ben par Hans Ulrich Obrist vient compléter cette série d’essais. 

Arthur Danto : Philosophe et critique d’art, Arthur Danto est principalement connu pour ses travaux en esthétique analytique. Il est non seulement l’un des plus importants théoriciens de l’art mais aussi un critique influent qui publie ses chroniques, entre autres, dans The Nation. Il a été président de l’Association philosophique américaine et de la Société américaine d’esthétique. Il est également un contributeur régulier de Naked Punch Review et du magazine d’art contemporain Artforum

Jean-Hubert Martin : Aujourd’hui chargé de mission à la Direction des Musées de France, Jean-Hubert Martin a été directeur de nombreuses institutions, parmi lesquelles la Kunsthalle de Berne, le Musée national d’art moderne de Paris, le Musée national des arts d’Afrique et d’Océanie, le Museum Kunst Palast de Düsseldorf. Il a été commissaire de la Biennale de Lyon Partage d’exotismes en 2000. On lui doit également de nombreuses expositions, parmi lesquelles : Francis Picabia (1976), Malevitch (1978), Man Ray (1982), Robert Filliou (1978, 1985 et 2003/2004), Magiciens de la Terre (1989)... Il est commissaire de la Biennale de Moscou en 2009. 

Midori Matsui : Critique d’art, Midori Matsui enseigne à l’université d’art « Tama and Musashino » à Tokyo. Elle est notamment l’auteur de Art in a New World : Post-Modern Art in Perspective (2000) et développe la notion d’art postmoderne dans le contexte japonais dans Curating Now 05. En 2007, elle participe à l’ouvrage Ice Cream : Contemporary Art in Culture

Hans Ulrich Obrist : Commissaire indépendant, Hans Ulrich Obrist a fondé le Musée Robert Walser et fut commissaire pour l’art contemporain au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris jusqu’en 2005.  Il a organisé ou co-organisé de nombreuses expositions individuelles (Olafur Eliasson, Philippe Parreno, Jonas Mekas, Pierre Huyghe, Anri Sala, Doug Aitken...) et collectives (dont : Do it – plus de trente versions depuis 1994 ; Cities on the Move, 1997 ; première Biennale de Berlin, 1998 ; Mutations, 2000 ; Utopia Station, 2003). Il est co-commissaire de la Biennale de Lyon 00’s L’histoire d’une décennie qui n’est pas encore nommée en 2007. Il est actuellement co-directeur des expositions et programmes et directeur des projets internationaux de la Serpentine Gallery à Londres. 

Philippe Vergne est directeur de la DIA Art Foundation à New York. Il a dirigé le Musée d’art contemporain de Marseille puis le Walker Art Center à Minneapolis. Dans ce cadre, il a organisé plus de vingt-cinq expositions internationales dont How Latitudes Become Forms : Art in a Global Age, Let’s Entertain, Herzog & de Meuron : In Process ainsi que la première rétrospective de l’artiste chinois Huang Yong Ping.

Commissaire invité : Jon Hendricks
Commissaire général : Thierry Raspail
Chef de projet : Isabelle Bertolotti
Direction de production : Thierry Prat
Assistants d’exposition : Nathalie Janin, Marilou Laneuville, Charline Monod-Juhel, Eva Vautier, Annie Vautier, Ludo, Media Farzin
Régie des oeuvres : Xavier Jullien

MUSEE D’ART CONTEMPORAIN DE LYON
Cité internationale
81 quai Charles de Gaulle
69006 LYON
Ouverture du mercredi au vendredi : de 12 -19h
Samedi et dimanche : de 10 - 19h
En bus, arrêt Musée d’art contemporain :
- Bus 4, Jean Macé/Cité internationale
correspondance Métro Foch ligne A
ou Métro Saxe Gambetta ligne B et D
- Bus C1, Gare Part-Dieu/Cité internationale
- Bus 58, Bellecour-Terreaux/Rillieux-Sathonay Camp
Plein tarif : 8 euros
Tarif réduit : 6 euros
Gratuit pour les moins de 18
Visites : 3 euros + entrée
Musée d'art contemporain de Lyon, Renseignements

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09/11/05

MAC/VAL Musée d’Art Contemporain du Val de Marne

 

mac_val_de_marne_communication_2 Le premier musée d'art contemporain en banlieue parisienne ouvre ses portes au public le 18 novembre 2005

Le MAC/VAL, musée d’art contemporain du Val-de-Marne, situé aux portes de Paris, à Vitry, ouvre ses portes au grand public le vendredi 18 novembre 2005. Symbole d’une politique culturelle départementale forte et innovante et du soutien du Conseil général à  la  création  contemporaine,  l’ouverture  d’un

  © CLM BBDO/ Photo : ARNO BANI                         

nouveau musée d’art contemporain, en banlieue parisienne, constitue un événement majeur à vocation internationale.

A cette occasion, le public est invité à venir découvrir gratuitement le nouveau musée, sa collection et la première exposition, lors des journées portes ouvertes organisées les 18, 19 et 20 novembre.

Le MAC/VAL, construit par l’architecte Jacques Ripault, et labellisé  « Musée de France », est le fruit et l’aboutissement de plus de vingt ans d’efforts menés par le Conseil général pour promouvoir l’art contemporain et favoriser sa rencontre avec tous les publics. Le Conseil général s’est engagé dans la réalisation de ce musée d’art contemporain pour permettre la mise en valeur d’une collection d’oeuvres d’art issues du Fonds Départemental d’Art Contemporain (FDAC). Le FDAC a été créé en 1982 à l'initiative du précédent président du Conseil général du Val-de-Marne, Michel Germa. Sa direction artistique était assurée par le journaliste et critique d'art, Raoul-Jean Moulin. Le Conseil général a conduit une politique active d’acquisitions depuis 1982. La collection est également constituée de nombreuses commandes d’estampes originales et du fonds Les Yeux  fertiles, Suite Paul Eluard, composé de travaux sur papier confrontant le regard d’un peintre et l’écriture d’un poète.

Une collection d’art contemporain de plus d’un millier d’oeuvres reflétant la scène artistique en France depuis les années 50 jusqu’à la création la plus récente y est présentée. Lumière !, Action !, Paysages, la Vie moderne, ce qui nous entoure, ce qui nous façonne, Face au monde et Exister sont parmi les grands axes qui guident le visiteur. Ils l’invitent à une promenade muséale et architecturale où les plus jeunes artistes dialoguent avec les figures plus historiques de la scène artistique française. Ainsi Ange Leccia et François Morellet, Annette Messager et César, Valérie Belin et Peter Stämpfli, ou encore Malachi Farrell et Jacques Monory, se répondent, cohabitent, s’interrogent et nous racontent une histoire de l’art renouvelée.

Implanté en centre ville de Vitry-sur-Seine, à immédiate proximité de Paris, entouré d’un jardin public de 10.000 m2, cet équipement, signalisé par Ruedi Baur, est doté d’une surface de 13.000 m2 dont 4.000 m2 sont dédiés aux expositions permanentes et temporaires.

Le MAC/VAL accueille également un cinéma de 150 places, un centre de documentation de 380m2, la librairie Bookstorming, le restaurant Le Transversal, et des ateliers-logements qui permettront d’accueillir des artistes internationaux en résidence.

Ce projet (inscrit au contrat de plan Etat-Région 2000-2006) représente un investissement de 30,5 millions d’euros HT financé, pour moitié, par le Conseil général du Val-de-Marne et pour l’autre moitié par le ministère de la Culture et de la Communication et la Région Ile-de-France.

La première exposition temporaire réunira, en deux temps, deux artistes majeurs de la scène artistique française :
Jacques Monory, exposition Détour, du 18 novembre 2005 au 26 mars 2006.
Claude Lévêque, exposition Le grand sommeil, de mi-mai à début septembre 2006.

Jacques Monory, Détour (18 novembre 2005 - 26 mars 2006). Cette exposition invite Jacques Monory, artiste de renom, à investir l’espace des expositions temporaires du musée avec les moyens qui lui sont propres. Il s’empare de motifs issus de la culture dite populaire (musique, cinéma, romans policiers) en convoquant la narration et la fiction, et met en scène des scénarios fictionnels et autobiographiques. Jacques Monory propose un parcours qui réinvestit au regard de ses obsessions sa production artistique des années 60 à aujourd’hui.

Le second volet de cette exposition sera consacré à Claude Lévêque, Le grand sommeil (mi-mai - début septembre 2006), qui proposera une installation in situ inédite.

 

La campagne de communication pour accompagner l’événement

 

mac_val_de_marne_communication_3 A partir du 8 novembre, une campagne de communication inédite est déclinée en télévision (sur France 3 paris Ile-de-France Centre), au cinéma (salles de cinémas du Val-de-Marne et de l’est parisien, du 16 novembre 2005 au 4 janvier 2006), ainsi que dans la presse (différents magazines et quotidiens nationaux), par voie d'affichage (dans le métro et sur les panneaux d’affichage du Val-de-Marne et de l’est parisien) et sur internet (sites web du musée, du Monde et de Télérama).

  © CLM BBDO / Photo : ARNO BANI

 

La campagne s’inscrit dans une démarche d’impression des émotions provoquées par l’art contemporain. Le slogan « Venez prendre l’art » invite le public à vivre au MAC/VAL un moment de découverte et de plaisir. Pour répondre de façon littérale à ce slogan, le film et les affiches mettent en scène des acteurs qui reçoivent réellement l’art en pleine figure puisque des litres de peinture ont été déversés sur eux.

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  © CLM BBDO / Photo : ARNO BANI

 

Fiche technique de la campagne de communication

Annonceur : MAC/VAL, musée d’art contemporain du Val-de-Marne, Conseil Général du Val-de-Marne
Responsables annonceur : Alexia Fabre, Marie Rotkopf, France Jouineau
Agence : CLM BBDO
Direction de la création : Pascal Grégoire / Anne de Maupeou
Equipe création : Frédéric Lutge (Concepteur-rédacteur), Dimitri Guerassimov (Direction artistique)
Réalisateur/ photographe : Arno Bani (auteur des photographies reproduites)
Equipe commerciale : Pascal Couvry, Julien Lemoine
Achat d’art - TV producer : Isabelle Baud
Production : Wanda
Musique : Coco Rosie

 

INFORMATIONS PRATIQUES

MAC/VAL
Musée d’art contemporain du Val-de-Marne

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

T +33 (0)1 43 91 64 20
E contact (at) macval.fr

Site internet : www.macval.fr

 

Conservateur du musée : Alexia Fabre
Responsable de la communication : Marie Rotkopf

Horaires d’ouverture

Mardi, mercredi, vendredi, samedi, dimanche : 12 heures à 19 heures
Nocturne le jeudi jusqu’à 21 heures
Fermeture le lundi

Accès

En métro :
Ligne 7 direction Mairie d’Ivry
Arrêt Porte de Choisy
Bus 183 direction Orly Teminal Sud
Arrêt : Moulin de Saquet-Pelletan
RER C : Gare de Vitry-sur-Seine
Puis bus n°180 direction Villejuif-Louis Aragon
Arrêt: Moulin de Saquet-Pelletan
En Bus :
172, 180 et 183.