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24/04/20

Animals in Art @ Arken Museum of Modern Art, Ishoj

Animals in Art 
ARKEN Museum of Modern Art, Ishøj
March 21 – August 9, 2020 UPCOMING: Arken following the recommendations from the Danish authorities regarding the Coronavirus. The museum is therefore closed until further notice.

Daniel Firman
DANIEL FIRMAN
Nasutamanus, 2012 
Courtesy the artist & Perrotin

Camels and kittens, elephants and rats, feathered creatures and cute pets. ARKEN invites visitors to enter the animal kingdom of art, a realm filled with beautiful, strange and incredible creatures. The exhibition Animals in Art presents works by thirty-four international artists who explore our relationship with animals – and do so with humour, wit and bite.

In recent years, the relationship between humans and animals is widely explored in contemporary art. The exhibition Animals in Art delves into various aspects of this huge field, which includes critical takes on human manipulation of animals as well as cheerful celebrations of animals as wonderful creatures.

Lisa Strombeck
LISA STROMBECK
Uniform I, 2008-9
Photo (c) Lisa Strömbeck

Animals in Art explores how we humans use, look at, talk about and anthropomorphise animals. We are regularly seduced by adorable animals on the shelves of toy stores and on the internet; we love our pets and look for the human in them – or for the animal in ourselves. Animals are everywhere in our fables, adventures and mythologies, where we attribute human language and behaviour to them. We are fascinated by wild animals when visiting them at the zoo or in museums, and we tamper with the natural development of species, with the environment and with biodiversity when we produce animals industrially and fiddle with DNA, the building blocks of life. The exhibition offers many different takes on how we see and understand ourselves through other animal species. For example, it explores ‘cuteness’ as a pervasive phenomenon in our consumer and entertainment culture, influencing how we put animals into categories and assess their value.

WILLIAM WEGMAN
Looking Right, 2015 
Photo (c) William Wegman

CANDIDA HOFER
Zoologischer Garten Paris II 1997 
Photo (c) Candida Höfer

Featuring sculpture, installation, paintings, video and photography by thirty-four international artists, Animals in Art forms a sensuous, thought-provoking and engaging menagerie. For example, you can come face to face with a life-sized floating elephant, watch YouTube cats playing atonal piano pieces by Arnold Schönberg and take a fresh look at the artificial environments created by zoos.

KOHEI NAWA
PixCell-Deer #44, 2016 
Photo: Omer Tiroche Gallery

DAVID SHRIGLEY
Untitled (Lay An Egg), 2019  
Courtesy the artist and Galleri Nicolai Wallner

Inside ARKEN’s 150-metre long exhibition space known as the Art Axis, the museum presents fifteen feathered polar bears created by Italian-born artist Paola Pivi. For this presentation, called We are the Alaskan tourists, Paola Pivi has replaced the polar bears’ familiar thick, white fur with light, brightly coloured summery feathers, directing our thoughts away from the harsh climate of Alaska towards southern skies and the carnivals of Brazil. The polar bear is known as The King of the Arctic; a powerful and majestic beast. Today, however, the polar bear has also become a symbol of a dystopian future. It leads an uncertain existence in territories now threatened by climate change. Perhaps this flock of tourists have sought refuge at ARKEN. Adapting to the current climate of our planet, they have replaced their warm fur with frothy feathers.

PAOLA PIVI
It’s not fair, 2013 
Photo: Guillaume Ziccarelli 
Courtesy the artist & Perrotin

PETER HOLST HENCKEL
World of Butterflies, 1992-2002 (detail)
Courtesy the artist

The exhibition Animals in Art presents works by Cory Arcangel, John Baldessari, Richard Barnes, Pascal Bernier, Sophie Calle, Mircea Cantor, Maurizio Cattelan, Mark Dion, Nathalie Djurberg & Hans Berg, Martin Eder, Michael Elmgreen & Ingar Dragset, Annika Eriksson, Daniel Firman, Laura Ford, Douglas Gordon, Damien Hirst, Peter Holst Henckel, Camille Henrot, Candida Höfer, Carsten Höller, Bharti Kher, Paul McCarthy, Kohei Nawa, Rivane Neuenschwander & Sérgio Neuenschwander, Tim Noble & Sue Webster, Patricia Piccinini, Paola Pivi, David Shrigley, Lisa Strömbeck and William Wegman.

ARKEN MUSEUM OF MODERN ART
Skovvej 100, 2635 Ishøj
arken.dk

09/09/07

Daniel Firman, Galerie Alain Gutharc, Paris - La masse grave

Daniel Firman : La masse grave
Galerie Alain Gutharc, Paris
8 septembre - 20 octobre 2007

Cette nouvelle exposition de Daniel Firman  à la galerie Alain Gutharc s’intitule « la masse grave ». Elle s’articule autour de la notion physique du poids et de l’écrasement.

Lors de la chute libre d’un objet, deux masses sont convoquées « la masse grave » et la masse inerte.

La première provoque la mise en mouvement sous l’effet de l’attraction gravitationnelle. 
La seconde, la masse  inerte, résulte de l’impossibilité de l’objet à refreiner la vitesse de sa chute et d’éviter les conséquences du contact. C’est  ce  qui  génère  la  déformation  de l’objet. 

Daniel Firman propose un focus  sur « la masse grave » en retenant cette sensation de mise en mouvement  qui laisse présumer  un contact  ou  une cassure  de  l’objet soumis  à  cette  pression. 

Sur ce principe, Daniel Firman  crée une sculpture comme la fiction d’un dérèglement  produisant sur l’objet une transformation verticale. Les œuvres seront paradoxalement dessinées pour provoquer cette vision d’une inéluctable usure programmée des formes matérielles. 

Cette exposition présente un ensemble de sculptures, d’un caractère  plutôt  minimal, qui aborde cette notion de mise en mouvement où chaque proposition évoque une mise en tension résultant d’une onde de choc. 

L’exposition suggère une vibration ondulatoire d’où coule une architecture du pli, un mouvement ascendant, comme   la  mise  sur  pause  d’une résistance  en  cours.

GALERIE ALAIN GUTHARC
7 rue Saint-Claude, 75003 Paris

09/04/06

Daniel Firman, Le Grand Café, centre d’art contemporain, Saint-Nazaire - Toucher : coulé

Daniel Firman 
Toucher : coulé 
Le Grand Café, centre d’art contemporain, Saint-Nazaire 
8 avril - 4 juin 2006 

Daniel Firman
DANIEL FIRMAN 
Luc, 2005
Collection privée
Courtesy Galerie Alain Gutharc, Paris
© Sandrine Aubry

Daniel Firman
DANIEL FIRMAN 
Luc, 2005
Collection privée
Courtesy Galerie Alain Gutharc, Paris
© Sandrine Aubry

On pourrait dire de Daniel Firman qu'il réalise une sculpture sans visage, au sens propre comme au figuré car très mobile dans ses aspects formels et le propos qu'elle développe. C'est qu'au fond, ce qui l'intéresse, c'est précisément cet "espace mouvant de l'art qui, chez lui, part de l'axe du corps des individus pour s'étendre jusqu'à l'extrême éloignement de leurs projections objectives et mentales (les biens qui les modélisent ou les normalisent, les souvenirs qui les constituent)" (Emmanuel Latreilles). Ainsi les moulages de corps qu'il réalise dialoguent-ils toujours avec des objets et des signes caractéristiques d'une réalité contemporaine : une voiture, un vêtement, un sigle informatique… Au milieu de cette relation d'échanges constants et d'information réciproque entre les êtres et les choses, Daniel Firman choisit de faire émerger les symptômes d'un dérèglement, d'une faille.

L'exposition Toucher : coulé prolonge cette préoccupation au travers d'oeuvres inédites qui chacune à leurs manières expérimentent l'espace du Grand Café.

Daniel Firman
DANIEL FIRMAN 
Carla, 2006
Plâtre, vêtements, barre métallique
Collection de l’artiste
Production Le Grand Café, centre d’art contemporain, Saint-Nazaire
Vue de l’exposition Toucher : coulé, 2006
© André Morin

Le titre de l'exposition de Daniel Firman livre quelques pistes de lecture. "Toucher " renvoie à l'importance des notions de contact et de préhension tactile régulièrement évoquées dans les oeuvres antérieures (les mannequins portant des accumulations d'objets sur la tête). Mais il faut aussi entendre "toucher" dans le sens "d'atteindre". L'exposition propose donc un univers où les objets sont "atteints", impactés, tour à tour soufflés et déflagrés. "Coulé" évoque directement la technique utilisée pour réaliser les moulages de corps, ainsi que l'épanchement de la matière. 

Jusqu'à présent, Daniel Firman proposait une perception du réel à travers une relation physique et psychique entre le corps et les objets. D’ailleurs, ses fameux mannequins portant une accumulation d'objets sur les épaules résultaient-ils toujours d'un vécu (la performance de l'artiste portant la dite agglomération d'objets, comparant ainsi la résistance de son corps à celle d'un matériau). Cette relation véhiculait l'idée de l'encombrement et du compactage qui générait un espace et un système d'organisation spécifique. C’est entre autre le cas de Trafic (2002) présentée dans Toucher : coulé, seule oeuvre préexistant à l’exposition. Cette oeuvre est emblématique du travail de Daniel Firman en ce sens qu'elle met en oeuvre les principes de scattering-gattering que l'artiste a exploité souvent dans sa sculpture : il s'agit des gestes archaïques qui régissent le rapport du corps aux éléments : accumulation-dispersion, contraction, extension... théorisé par le danseur et chorégraphe Rudolf Laban. 

Daniel Firman
DANIEL FIRMAN 
Vue de l’exposition Toucher : coulé, 2006, 
Le Grand Café, centre d’art contemporain, Saint-Nazaire.
© André Morin

Daniel Firman
DANIEL FIRMAN 
Vue de l’exposition Toucher : coulé, 2006, 
Le Grand Café, centre d’art contemporain, Saint-Nazaire.
© André Morin

Pour Le Grand Café, Daniel Firman inverse le mode de relation entre corps et objets et propose une perception du réel sur le mode de la dilatation. Il expérimente l'espace en rejouant les questions liées à la sculpture : le plein, le vide, la densité, le poids, la masse, la tension, la mollesse. Le monde de Daniel Firman est un monde de cohabitation. Il porte une attention particulière à la manière dont existent des présences très différentes les unes des autres en élaborant un langage visuel aussi complexe que celui généré par la ville aujourd’hui qui fonctionne par disruption. Un doute s'installe : les êtres et les choses sont-ils au bon endroit ?

Directrice et Commissaire de l'exposition : Sophie Legrandjacques

LE GRAND CAFÉ, CENTRE D’ART CONTEMPORAIN 
Place des Quatre Z’Horloges, 44600 Saint-Nazaire
www.mairie-saintnazaire.fr