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10/10/25

Albert Oehlen @ Gagosian Gallery, Paris - 'Endless Summer'

Albert Oehlen: Endless Summer
Gagosian, Paris
October 20 – December 20, 2025

Texte en français ci-dessous


Albert Oehlen
Albert Oehlen
Endless Summer, 2021
Oil on canvas
35 1/2 x 27 5/8 inches (90 x 70 cm)
© Albert Oehlen
Photo: Simon Vogel
Courtesy the artist and Gagosian

Albert Oehlen
Albert Oehlen
Untitled, 2021
Oil on canvas
35 1/2 x 27 5/8 inches (90 x 70 cm)
© Albert Oehlen
Photo: Stefan Rohner
Courtesy the artist and Gagosian

Albert Oehlen
Albert Oehlen
Untitled, 2022
Acrylic, oil and lacquer on canvas
62 7/8 x 72 1/4 inches (159.5 x 183.5 cm)
© Albert Oehlen
Photo: Simon Vogel
Courtesy the artist and Gagosian

Gagosian will present Endless Summer, an exhibition of new paintings by Albert Oehlen in Paris. The paintings explore the theme of the bather, a motif deeply embedded in French art history that captivated such artists as Pierre Bonnard, Paul Cézanne, Edouard Manet, and Pablo Picasso.

The bather has maintained a significant and diverse presence throughout the history of art, and in Endless Summer, Albert Oehlen contributes to the tradition in characteristically expressive style. Presenting variations on a dark-haired female nude, he sometimes approaches, sometimes retreats from his ostensible subject, using it as a template for unbounded experimentation. While the woman’s shape is clearly legible in some paintings, in others it dissolves into pure gesture, shifting Oehlen’s project continually between representation and abstraction.

Neither directly observed nor wholly improvised, Oehlen’s recurring figure originates in Tramonto Spaventoso (Terrifying Sunset, 1940–49) by the Russian-born American modernist painter John Graham, whose work Albert Oehlen discovered in the 1990s. Embellishing, reworking, and recontextualizing Graham’s image, the artist combines graphic gestures and “painterly” drips with surprising color combinations and textural obfuscations. The density of the compositions also varies—some are packed with formal incident, while others appear relatively sparse.

In Endless Summer, Albert Oehlen again tests the limits of coherence, reinventing a long-established motif while rejecting the quest for stable form and meaning.

Endless Summer is presented in the Paris gallerie of Gagosian and Galerie Max Hetzler, and is accompanied by a copublished catalogue featuring an essay by Jean-Pierre Criqui and an interview with Max Dax about Albert Oehlen’s filmmaking.


Texte en français

Gagosian va présenter Endless Summer, une exposition de nouvelles peintures d’Albert Oehlen qui explorent le thème de la baigneuse, un motif profondément ancré dans l’histoire de l’art français qui a captivé des artistes tels que Pierre Bonnard, Paul Cézanne, Edouard Manet et Pablo Picasso. 

La baigneuse a maintenu une présence significative et variée tout au long de l’histoire de l’art, et dans Endless Summer, Albert Oehlen s’incrit dans cette tradition avec un style expressif caractéristique de son travail. Présentant des variations sur un nu féminin aux cheveux noirs, il s’approche de son sujet et parfois s’en éloigne, l’utilisant comme modèle pour une expérimentation sans limite. Si la forme de la femme est clairement lisible dans certaines peintures, dans d’autres elle se dissout dans un geste pur, faisant continuellement osciller le projet d’Oehlen entre représentation et abstraction.

Ni directement observée ni totalement improvisée, la figure récurrente d’Albert Oehlen trouve son origine dans Tramonto Spaventoso (Coucher de soleil terrifiant, 1940–49) du peintre moderniste américain d’origine russe John Graham, qu’Albert Oehlen a découvert dans les années 1990. En embellissant, retravaillant et recontextualisant l’image de John Graham, l’artiste mêle des gestes graphiques, des drips « picturaux », des combinaisons de couleurs surprenantes et des obstructions texturales. La densité des compositions varie également : certaines foisonnent d’incidents formels, tandis que d’autres paraissent relativement éparses.

Albert Oehlen
Albert Oehlen
Untitled, 2024
Oil on canvas
74 7/8 x 50 3/8 inches (190 x 128 cm)
© Albert Oehlen
Photo: Simon Vogel
Courtesy the artist and Gagosian

Albert Oehlen
Albert Oehlen
Untitled, 2024
Oil on canvas
74 7/8 x 63 inches (190 x 160 cm)
© Albert Oehlen
Photo: Simon Vogel
Courtesy the artist and Gagosian

Albert Oehlen
Albert Oehlen
Untitled, 2024
Oil on canvas
11 7/8 x 9 1/2 inches (30 x 24 cm)
© Albert Oehlen
Photo: Simon Vogel
Courtesy the artist and Gagosian

Albert Oehlen
Albert Oehlen
Untitled, 2025
Acrylic, oil and lacquer on canvas
108 x 90 inches (274.3 x 228.6 cm)
© Albert Oehlen
Photo: Simon Vogel
Courtesy the artist and Gagosian

Dans Endless Summer, Albert Oehlen teste à nouveau les limites de la cohérence, réinventant un motif établi de longue date tout en rejetant toute quête de forme et de signification stable.

Endless Summer est présentée dans la galerie Gagosian et la galerie Max Hetzler à Paris, et est accompagnée d’un catalogue coédité comprenant un essai de Jean-Pierre Criqui ainsi qu’un entretien avec Max Dax au sujet du travail cinématographique d’Albert Oehlen.

GAGOSIAN PARIS
4 rue de Ponthieu, 75008 Paris

21/04/25

De Maria, Fontana, Judd, Manzoni, Merz, Picasso, Rauschenberg, Serra, Warhol @ Gagosian, Paris

De Maria, Fontana, Judd, Manzoni, Merz, Picasso, Rauschenberg, Serra, Warhol
Gagosian, Paris
2 avril - 31 mai 2025

Please scroll down for the English version

Tout acte de destruction est aussi un acte de création. Détruire, c’est ouvrir un espace, dégager un chemin pour quelque chose de nouveau.
Gilles Deleuze, Différence et répétition, 1968
Cette exposition collective présente une conversation entre des artistes d’après-guerre ayant questionné les conventions de la forme, du matériau et de la perception, et souligne l’évolution de leurs pratiques. L’installation rassemble des œuvres majeures de Walter De Maria, Lucio Fontana, Donald Judd, Piero Manzoni, Mario Merz, Pablo Picasso, Robert Rauschenberg, Richard Serra et Andy Warhol.

Ces œuvres révèlent la façon dont la répétition dans l’art peut redéfinir les possibilités perceptuelles et formelles, en examinant la manière dont les artistes ont utilisé la sérialité, la variation et l’accumulation pour déstabiliser les schémas conventionnels de la vue et de la pensée. La déclaration de Picasso, « Dans mon cas, une image est la somme de destructions », résonne avec la pensée de Deleuze. Parallèlement aux recherches du philosophe sur la différenciation et l’itération, Serra affirme que « la répétition est le rituel de l’obsession ».

Le passage de Picasso à la sculpture, les structures modulaires et sérielles de Judd, l’insistance de Serra sur le processus de création et son exploration incessante de la matérialité, ainsi que les œuvres et sculptures à caractère durable de De Maria démontrent que la répétition n’est jamais statique, mais qu’elle est au contraire une force de renouvellement. Les œuvres de Fontana, Concetto spaziale, sont percées, ouvrant le plan de l’image à un espace infini, tandis que la série Achrome de Manzoni renonce à la couleur, à la représentation et à l’allusion pour mettre l’accent sur la présence matérielle. Dans leur art, Rauschenberg et Merz reconfigurent radicalement les objets quotidiens, tandis que la multiplication des images de Warhol déplace leurs significations reçues en faveur de nouvelles interprétations. Ensemble, ces oeuvres offrent une réflexion opportune sur la nature cyclique de l’innovation artistique et sur les relations changeantes entre le passé et le présent.
_____
Every act of destruction is also an act of creation. To destroy is to open up a space, to clear a path for something new.
Gilles Deleuze, Difference and Repetition, 1968
This group exhibition presents a conversation between postwar artists who challenged the conventions of form, material, and perception, highlighting the evolution of their practices. On view through May 31, the installation gathers defining works by Walter De Maria, Lucio Fontana, Donald Judd, Piero Manzoni, Mario Merz, Pablo Picasso, Robert Rauschenberg, Richard Serra, and Andy Warhol.

These works reveal how repetition in art can redefine perceptual and formal possibilities, examining how artists have employed seriality, variation, and accumulation to destabilize conventional patterns of sight and thought. Picasso’s declaration “In my case, a picture is a sum of destructions” resonates with the thinking of Gilles Deleuze. Parallelling the philosopher’s inquiries into differentiation and iteration is Serra’s credo that “Repetition is the ritual of obsession.”

Picasso’s turn to sculpture, Judd’s modular and serial structures, Serra’s insistence on process and his relentless exploration of materiality, and De Maria’s durational works and sculptures demonstrate that repetition is never static, but rather a force of renewal. Fontana’s Concetto spaziale works are pierced, opening the picture plane up to infinite space, while Manzoni’s Achrome series negates color, representation, and allusion to emphasize material presence. Rauschenberg and Merz radically reconfigure everyday objects in their art, whereas Warhol’s multiplication of images displaces their received meanings in favor of new interpretations. Together they offer a timely reflection on the cyclical nature of artistic innovation and the shifting relationships between past and present.

GAGOSIAN, PARIS
4 rue de Ponthieu, 75008 Paris

30/09/16

Duane Hanson, Olivier Mosset @ Gagosian Gallery, Paris

Duane Hanson et Olivier Mosset
Gagosian Gallery, Paris

29 Septembre  - 12 November 2016 
Je n'aime pas la fiction, j'aime l'histoire.
—Duane Hanson

Une peinture c'est simplement un objet matériel mais, à cause du contexte, du discours, de l'histoire, c'est aussi inévitablement quelque chose d'autre.
—Olivier Mosset
Gagosian Gallery présente une exposition d'œuvres de Duane Hanson et d'Olivier Mosset. Les sculptures hyperréalistes de Duane Hanson et les peintures minimalistes d'Olivier Mosset sont exposées ensemble pour la première fois. Les deux artistes, radicalement différents et tout aussi extrêmes dans leurs champs de recherche respectifs, s'emploient, chacun à leur manière, à tester les limites de la perception humaine.

Pour Duane Hanson, la figuration extrêmement détaillée et précisément réalisée est devenue un outil pour résister à l'objectivité et à la neutralité. Les figures humaines d'Hanson au réalisme saisissant, qui dépeignent des personnes en mettant l'accent sur la classe ouvrière américaine, ont été au cœur de son œuvre pendant plus de quarante ans. Au début de sa carrière, Hanson a réalisé des scènes de bouleversements sociaux traumatisants et violents, comme Abortion (1966) et Race Riot (1969–71), dont il détruisit la plupart par la suite, car il souhaitait que l'on se souvienne de lui pour ses œuvres plus subtilement évocatrices de sa période mature; parmi les œuvres exposées Window Washer (1984) et Housepainter I (1984–88) caractérisent cela. Les représentations d'américains ordinaires par Hanson, s'inscrivant dans une tradition et notamment dans le Réalisme français du dix-neuvième siècle, évoquent la narration cathartique et le pathos. La précision qu'il apporte aux petits détails comme les cheveux, l'élasticité de la peau, la texture des vêtements, et l'expressivité du visage perdu dans ses pensées, provoquent des émotions fortes allant de l'empathie à la répulsion.

A la recherche de la rigueur formelle et des origines physiques de la peinture, l'art d'Olivier Mosset est direct et évident, rejetant la figuration, la subjectivité, le symbole et la métaphore dans une pratique qui, à la fois, retient et rejette l'histoire dialectique de la peinture. Membre du groupe minimaliste BMPT aux côtés de Daniel Buren, Michel Parmentier et Niele Toroni, la recherche de Mosset se consacre à l'interrogation des idées fixes à propos de la paternité créatrice. BMPT était en phase avec une vague intellectuelle de théorie critique du vingtième siècle impliquée dans la déconstruction d'idées à propos de la création et de l'interprétation de la culture, «La mort de l'auteur» de Roland Barthes en étant un exemple majeur.

Les 200 peintures à l'huile, ou davantage, identiques, que Mosset a produites entre 1966 et 1974, représentant un petit cercle noir au centre d'une toile blanche carrée, sont considérées comme l'apogée de l'approche expérimentale de la peinture de BMPT, qui cherchait aussi à défier la fonction sociale de l'artiste. Associées à l'abstraction conceptuelle, les œuvres de Mosset se caractérisent par une forme et une couleur pures, provoquant des expériences physiques illimitées de la surface, de l'échelle et du motif. A travers cinq nouvelles toiles monochromatiques, chacune ayant une nuance de couleur sourde ou intense, Mosset poursuit son exploration des possibilités de la forme pure.

Dans une juxtaposition forte qui met en contraste l'aspiration vers la neutralité sublime avec le désir de représenter le pathos de la réalité humaine, deux axes de l'art du vingtième siècle créent des expériences physiques saisissantes, dans lesquelles le spectateur peut considérer sa propre manière de voir.

OLIVIER MOSSET est né en 1944 à Berne, en Suisse. Parmi ses expositions personnelles on peut citer: «Olivier Mosset: Fakes, fêlures and walls,» Musée Régional d'Art Contemporain, Sérignan (2013); «Sous apparence,» Opéra National de Paris, Palais Garnier, Paris (2012); «Leaving the Museum,» Kunsthalle Zurich (2012); FIAC, cour du Louvre (2010); «A step backwards,» Musée d'art contemporain de Lyon (2010); Museo d'Arte, Mendrisio, Ticino, Suisse (2009); «Olivier Mosset - Windows,» Palais de Tokyo, Paris (2007); «Arbeiten/travaux/works 1966–2003,» Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne (2003); Musée Saint- Pierre Art Contemporain, Lyon (1987); Centre d'art contemporain, Genève (1986); «Olivier Mosset 65-85,» Musée Sainte-Croix, Poitiers (1985); Centre d'Art Contemporain, Châteauroux; Musée des Beaux-Arts, La Chaux-de-Fonds, Suisse (1985). Il vit et travaille à Tucson, Arizona.

DUANE HANSON est né en 1925 à Alexandria, Minnesota et décédé en 1996 à Boca Raton, Floride. Hanson a obtenu son BA au Macalester College, Minnesota et son MA à la Cranbrook Academy of Art, Michigan. Parmi ses expositions personnelles on peut citer : le Louisiana Museum of Modern Art, Humlebæk, Danemark (1975); le Des Moines Art Center, Iowa (1977); la Corcoran Gallery of Art, Washington, D.C. (1978); le Whitney Museum of American Art, New York (1979); la Kunsthaus Wien, Austriche (1992); le Montreal Museum of Fine Arts, Canada (1994; exposition itinérante au Modern Art Museum of Fort Worth, Texas); le Daimaru Museum of Art, Tokyo (1995; exposition itinérante au Genichiro-Inkuma Museum of Contemporary Art, Kagawa; et au Kintetsu Museum of Art, Osaka); la Saatchi Gallery, Londres (1997); «Duane Hanson, A Survey of his Work from the '30s to the '90s,» au Museum of Art, Fort Lauderdale, FL (1998; exposition itinérante au Flint Institute of Arts, Michigan; au Whitney Museum of American Art, New York; et au Memphis Brooks Museum of Art, Memphis); «Duane Hanson: More than Reality, 2001,» à la Schirn Kunsthalle, Frankfort (2001; exposition itinérante au Padiglione d'Arte Contemporanea, Milan; à la Kunsthal Rotterdam, Pays-Bas; aux National Galleries of Scotland, Edimbourg; et à la Kunsthaus, Zürich); «Duane Hanson: A Midwestern Perspective,» au Columbus Museum of Art, Ohio (2004); «Duane Hanson: Real life,» au Michener Museum of Art, Doylestown (2006); «Sculptures of the American Dream,» Kunsthalle Krems, Austriche (2009, exposition itinérante au Arken Museum for Moderne Kunst, Copenhague, Danemark; au Helsinki City Art Museum, Helsinki, Finlande; à l'UNESCO Weltkulturerbe Völklinger Hütte, Völklingen, Allemagne; à la Fundación Canal, Madrid, Spain); et «Duane Hanson,» à la Serpentine Gallery, Londres (2015).

GAGOSIAN GALLERY, PARIS
4 rue de Ponthieu - 75008 Paris
www.gagosian.com