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30/09/16

Duane Hanson, Olivier Mosset @ Gagosian Gallery, Paris

Duane Hanson et Olivier Mosset
Gagosian Gallery, Paris

29 Septembre  - 12 November 2016 
Je n'aime pas la fiction, j'aime l'histoire.
—Duane Hanson

Une peinture c'est simplement un objet matériel mais, à cause du contexte, du discours, de l'histoire, c'est aussi inévitablement quelque chose d'autre.
—Olivier Mosset
Gagosian Gallery présente une exposition d'œuvres de Duane Hanson et d'Olivier Mosset. Les sculptures hyperréalistes de Duane Hanson et les peintures minimalistes d'Olivier Mosset sont exposées ensemble pour la première fois. Les deux artistes, radicalement différents et tout aussi extrêmes dans leurs champs de recherche respectifs, s'emploient, chacun à leur manière, à tester les limites de la perception humaine.

Pour Duane Hanson, la figuration extrêmement détaillée et précisément réalisée est devenue un outil pour résister à l'objectivité et à la neutralité. Les figures humaines d'Hanson au réalisme saisissant, qui dépeignent des personnes en mettant l'accent sur la classe ouvrière américaine, ont été au cœur de son œuvre pendant plus de quarante ans. Au début de sa carrière, Hanson a réalisé des scènes de bouleversements sociaux traumatisants et violents, comme Abortion (1966) et Race Riot (1969–71), dont il détruisit la plupart par la suite, car il souhaitait que l'on se souvienne de lui pour ses œuvres plus subtilement évocatrices de sa période mature; parmi les œuvres exposées Window Washer (1984) et Housepainter I (1984–88) caractérisent cela. Les représentations d'américains ordinaires par Hanson, s'inscrivant dans une tradition et notamment dans le Réalisme français du dix-neuvième siècle, évoquent la narration cathartique et le pathos. La précision qu'il apporte aux petits détails comme les cheveux, l'élasticité de la peau, la texture des vêtements, et l'expressivité du visage perdu dans ses pensées, provoquent des émotions fortes allant de l'empathie à la répulsion.

A la recherche de la rigueur formelle et des origines physiques de la peinture, l'art d'Olivier Mosset est direct et évident, rejetant la figuration, la subjectivité, le symbole et la métaphore dans une pratique qui, à la fois, retient et rejette l'histoire dialectique de la peinture. Membre du groupe minimaliste BMPT aux côtés de Daniel Buren, Michel Parmentier et Niele Toroni, la recherche de Mosset se consacre à l'interrogation des idées fixes à propos de la paternité créatrice. BMPT était en phase avec une vague intellectuelle de théorie critique du vingtième siècle impliquée dans la déconstruction d'idées à propos de la création et de l'interprétation de la culture, «La mort de l'auteur» de Roland Barthes en étant un exemple majeur.

Les 200 peintures à l'huile, ou davantage, identiques, que Mosset a produites entre 1966 et 1974, représentant un petit cercle noir au centre d'une toile blanche carrée, sont considérées comme l'apogée de l'approche expérimentale de la peinture de BMPT, qui cherchait aussi à défier la fonction sociale de l'artiste. Associées à l'abstraction conceptuelle, les œuvres de Mosset se caractérisent par une forme et une couleur pures, provoquant des expériences physiques illimitées de la surface, de l'échelle et du motif. A travers cinq nouvelles toiles monochromatiques, chacune ayant une nuance de couleur sourde ou intense, Mosset poursuit son exploration des possibilités de la forme pure.

Dans une juxtaposition forte qui met en contraste l'aspiration vers la neutralité sublime avec le désir de représenter le pathos de la réalité humaine, deux axes de l'art du vingtième siècle créent des expériences physiques saisissantes, dans lesquelles le spectateur peut considérer sa propre manière de voir.

OLIVIER MOSSET est né en 1944 à Berne, en Suisse. Parmi ses expositions personnelles on peut citer: «Olivier Mosset: Fakes, fêlures and walls,» Musée Régional d'Art Contemporain, Sérignan (2013); «Sous apparence,» Opéra National de Paris, Palais Garnier, Paris (2012); «Leaving the Museum,» Kunsthalle Zurich (2012); FIAC, cour du Louvre (2010); «A step backwards,» Musée d'art contemporain de Lyon (2010); Museo d'Arte, Mendrisio, Ticino, Suisse (2009); «Olivier Mosset - Windows,» Palais de Tokyo, Paris (2007); «Arbeiten/travaux/works 1966–2003,» Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne (2003); Musée Saint- Pierre Art Contemporain, Lyon (1987); Centre d'art contemporain, Genève (1986); «Olivier Mosset 65-85,» Musée Sainte-Croix, Poitiers (1985); Centre d'Art Contemporain, Châteauroux; Musée des Beaux-Arts, La Chaux-de-Fonds, Suisse (1985). Il vit et travaille à Tucson, Arizona.

DUANE HANSON est né en 1925 à Alexandria, Minnesota et décédé en 1996 à Boca Raton, Floride. Hanson a obtenu son BA au Macalester College, Minnesota et son MA à la Cranbrook Academy of Art, Michigan. Parmi ses expositions personnelles on peut citer : le Louisiana Museum of Modern Art, Humlebæk, Danemark (1975); le Des Moines Art Center, Iowa (1977); la Corcoran Gallery of Art, Washington, D.C. (1978); le Whitney Museum of American Art, New York (1979); la Kunsthaus Wien, Austriche (1992); le Montreal Museum of Fine Arts, Canada (1994; exposition itinérante au Modern Art Museum of Fort Worth, Texas); le Daimaru Museum of Art, Tokyo (1995; exposition itinérante au Genichiro-Inkuma Museum of Contemporary Art, Kagawa; et au Kintetsu Museum of Art, Osaka); la Saatchi Gallery, Londres (1997); «Duane Hanson, A Survey of his Work from the '30s to the '90s,» au Museum of Art, Fort Lauderdale, FL (1998; exposition itinérante au Flint Institute of Arts, Michigan; au Whitney Museum of American Art, New York; et au Memphis Brooks Museum of Art, Memphis); «Duane Hanson: More than Reality, 2001,» à la Schirn Kunsthalle, Frankfort (2001; exposition itinérante au Padiglione d'Arte Contemporanea, Milan; à la Kunsthal Rotterdam, Pays-Bas; aux National Galleries of Scotland, Edimbourg; et à la Kunsthaus, Zürich); «Duane Hanson: A Midwestern Perspective,» au Columbus Museum of Art, Ohio (2004); «Duane Hanson: Real life,» au Michener Museum of Art, Doylestown (2006); «Sculptures of the American Dream,» Kunsthalle Krems, Austriche (2009, exposition itinérante au Arken Museum for Moderne Kunst, Copenhague, Danemark; au Helsinki City Art Museum, Helsinki, Finlande; à l'UNESCO Weltkulturerbe Völklinger Hütte, Völklingen, Allemagne; à la Fundación Canal, Madrid, Spain); et «Duane Hanson,» à la Serpentine Gallery, Londres (2015).

GAGOSIAN GALLERY, PARIS
4 rue de Ponthieu - 75008 Paris
www.gagosian.com

14/10/09

Olivier Mosset, Portrait de l'artiste en motocycliste, MAGASIN - Centre National d'Art Contemporain de Grenoble

Olivier Mosset
Portrait de l'artiste en motocycliste
MAGASIN - Centre National d'Art Contemporain de Grenoble
11 octobre 2009 - 3 janvier 2010 

Steven PARRINO
Untitled , 1993 
Courtesy Art & Public, Geneva.

Andy Warhol, Stephane Kropf, Sylvie Fleury, Walter Steding, John Dogg, Christian Marclay, Carl Andre, Alix Lambert, Amy Granat, Janine Antoni, Walter Robinson, John Nixon, Ricardo de Oliveira, Christian Floquet, Lily van der Stocker, John Armleder, Laurie Parson, Cady Noland, Gavin Brown, etc... 

Le MAGASIN consacre son projet de rentrée au portrait de l'artiste Olivier Mosset. La forme qui est celle de l'hommage rassemble les oeuvres de nombreux artistes sans jamais montrer le travail d’Olivier Mosset lui même ! Ces artistes appartiennent à toutes les générations confondues, de Carl Andre à Stéphane Kropf en passant par le collectif 1m3 pour les plus jeunes. 

Figure incontournable de la scène artistique, Olivier Mosset entretient avec eux des liens de voisinage au sein d'une famille de même sensibilité. Il collectionne leurs oeuvres, ou pratique l'échange. L’ensemble forme aujourd'hui une collection dont il a offert la plus grande partie au Musée de la Chaux-de-Fonds, d’autres oeuvres étant déposées ou données au MAMCO de Genève, au Consortium de Dijon, ou encore à Tucson. 

L'exposition entend donc faire le portrait de l’artiste à travers des salles qui seront organisées autour de thèmes identifiés. Une première salle présente ses racines, avec les gravures de Chardin données chaque année par son grand père à ses collaborateurs, ou le portrait de Grégoire Muller. Une autre rassemblera les portraits d’Olivier Mosset à travers les photographies de Steven Parrino ou la peinture à l'acrylique de Walter Steding. Une autre salle dévoile les citations, emprunts et copies (Hugo Pernet). Les ensembles qui suivent déclinent les peintures monochromes, les pièces au sol, et le lien indéfectible de l’artiste au monde du motocyclisme. 

Olivier Mosset est né en 1944 à Berne, il vit et travaille aujourd'hui à Tucson (Arizona). Membre du groupe BMTP en 1966 avec Daniel Buren, Niele Toroni et Michel Parmentier, il s'installe à New York en 1977. 

Bibliographie princiaples : Olivier Mosset : Travaux 1966-2003/Arbeiten 1966-2003/Works 1966-2003, Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne - Kunstverein St Gallen, 2003. 

Commissaire de l'exposition : Yves Aupetitallot 

MAGASIN – Centre National d'Art Contemporain 
Site Bouchayer-Viallet, 155 cours Berriat - 38000 Grenoble 
www.magasin-cnac.org

31/10/99

Olivier Mosset, Galerie Bruno Bischofberger, Zurich

Olivier Mosset
"24 Small Paintings"
Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
30 Octobre - 27 Novembre 1999

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Olivier Mosset est né a Berne en 1944 et depuis bientôt 30 ans, il a quitté la Suisse. Au milieu des années 60, il est parti pour Paris, ensuite pour New York où il termine ses études d'art et d'histoire d'art à l'Université de Colombia. Il vit aujourd'hui avec sa femme à Tuscon (Arizona).

A Paris, il noue des contacts avec le monde d'Art, en particulier avec les représentants du Nouveau Réalisme (Klein, Arman, Raysse, Rotella). Il assiste Jean Tinguely et Daniel Spoerri et à cause d'eux, il connaîtra Marcel Duchamp. En réaction à leur art objectif, il se tourne en toute conscience vers la peinture abstraite. Sa peinture se rapproche au „degré zéro" (Bernard Fibicher) en essayant de tout réduire, tout banaliser et tout dépersonnaliser. Il commence avec des peintures qui montrent un „A", suivi de cercles noirs sur un fond blanc. Entre 1966 et 1974, Mosset peint environ 200 „toiles -cerlce" qui vont devenir en quelque sorte son image de marque.

Quand ensuite Olivier Mosset, le peintre „toile-cercle", rencontre Daniel Buren, le peintre „toile-raies", il va se former un duo auquel viendront se joindre Parmentier et Toroni. Il von former ensemble le goupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni) qui se manifestera publiquement en 1967. Ce groupe à la stratégie radicale va rompre avec le mouvement de la peinture prédominante (Ecole de Paris et Nouveau Réalisme) pour mettre en avant-plan le principe de la neutralité et de l'anonymat. Tout comme l'avait fat dans les années 1950 John Cages dans un manifeste à propos des toiles blanches de Rauschenberg: „No subject, no Image, no taste, no beauty, no message, no talent, no technique, no idea, no intention, no art, no feeling".

A New York où Mosset se retire en 1977, il commence à peindre des toiles monochromes dont il doute pourtant du concept en tant que figure virtuelle: „Le monochrome n'existe pas. Je fais de la peinture (...)." En tant que défenseur de l'abstraction radicale, sa position n'est pourtant ni missionaire, ni porteuse de message. Elle est simplement une possibilité parmi d'autres.

La Galerie Bruno Bischofberger, qui collectionnes les oeuvres de Mosset depuis bien des années, expose une série de 24 oeuvres. Les "24 Small Paintings" (Mosset) sont monochromes et toutes de mêmes format (152 x 152 cm ). La palette de couleurs se décline dans les tons pastels, du brun au jaune, du lilas au vert et du bleu au gris. Toutes les teintes se dévollent dans différents dégradés.

*   *   *   *   *

Although originally born in Bern in 1944, Olivier Mosset has not lived in Switzerland for almost thirty years. In the mid sixties he moved to Paris, then to New York, where he read Art and Art History at Columbia University. He and his wife now live in Tucson, Arizona.

While in Paris he has his first contact with the art world, especially with the artists of Nouveau Réalism such as Klein, Arman and Raysse, and starts work as Jean Tinguely's and Daniel Spoerri's assistant. Through these artists he meets Marcel Duchamp. Mosset finds the idea of the art object which some of these artists are developing interesting, but reasons that a painting is also a good object. He starts a series of paintings that show the letter "A". This is followed by paintings which have a black circle at the centre of a white background. Between 1966 and 1974 Mosset paints approximately 200 such circle paintings that become generally accepted as his signature image.

OlivierMosset meets Buren, Toroni and Parmentier by 1967, and their circles, stripes, square dots and folded canvases are quickly agglomerated in a movement that becomes known as BMPT, after the initials of these four artists. BMPT becomes a vehicle to propagate the idea of democracy for the language and content of art. This democratisation is followed through with a pureness of purpose and a simplicity that writes a chapter of French art history, and is comparable to the American minimalism of Judd, Mangold and others. Mosset, as the youngest member of BMPT, removes gesturality from painting, and also distances himself from a system in which the artist's skill in execution elevates him to a position above that of his audience. His paintings could be done by anybody, and this is a part of their message.

Olivier Mosset moves to New York in 1977 and begins to paint monochrome paintings that deal with abstraction as silence, mutism and ineloquence. It seems that Mosset has reached a logical end point of painting, in the sense that it is difficult to imagine what can follow from his line of reasoning without crossing the line between art and non-art, excluding the thorny but brilliant interposition of Duchamp's readymade. This is perhaps not a unique occurrence in the history of art. Rodchenko's Red, Yellow, Blue or Ryman's white paintings are also logical end points. Mosset does not demarcate the limits of painting, however, because he has something fundamental to say about the process and result of painting, and is thus in some sense at the centre of it all, rather than at the edges.

Olivier Mosset blends conceptualism and minimalism into his art, but despite its radicality, he is not a fanatic. He is sensitive to the need to see his work in context and the need for judgements about sensibilities rather than logical conclusions. The viewer decides, there is no didactic dimension. There is no attempt to present the viewer with a perfect result. Mosset purposefully plays down the implications with a certain amount of understatement, which is evident in the work, in him, and when he talks about it. They are only paintings, after all.

GALERIE BRUNO BISCHOFBERGER
Utoquai 29, 8008 Zurich
www.brunobischofberger.com