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12/12/17

Galerie Thierry Bigaignon : Catalogue Post-Scriptum 1

POST-SCRIPTUM 1
LE 1ER CATALOGUE DELUXE 
DE LA GALERIE THIERRY BIGAIGNON, PARIS

Galerie Thierry Bigaignon, Post-Scriptum 1

A l'occasion du lancement du premier numéro de son catalogue, Post-scriptum 1, la Galerie Thierry Bigaignon à Paris organise une grande journée dédiée aux livres samedi 16 décembre 2017.

Surprendre en dévoilant l’inattendu, bousculer en jouant des contradictions, en mettant l’oxymore au centre de la programmation et interroger en jouant des temporalités : telle est la ligne de conduite de la galerie parisienne. Et c’est pour l’illustrer qu’elle met en vente dès le mois de décembre le premier numéro de son catalogue annuel.

La première année de la galerie aura été marquée par cinq expositions, de nombreux coups de coeur, mais également des choix forts et des risques assumés. Il était donc naturel pour son dirigeant Thierry Bigaignon de coucher sur le papier la mémoire de ces expositions.

Post-Scriptum est un ouvrage hors du commun limité à 162 exemplaires (la galerie ayant été inaugurée le 162ème jour de l’année 2016) ! Il a été conçu comme un catalogue de galerie de très belle facture. Composé de 5 livrets indépendants et proposé dans un coffret, il présente les 5 premières expositions de la galerie.


Galerie Thierry Bigaignon, Post-Scriptum

Post-Scriptum 1, 150 €TTC.
Coffret collector, édition de luxe, limité à 162 exemplaires.
Comprend les expositions de Ralph Gibson, Catherine Balet, Alain Cornu, 
Harold Feinstein et Renato D'Agostin.
Préface de Thierry Bigaignon (en anglais et en français).

Chaque livret dévoile, pour chaque exposition, sous la forme d’un accordéon, l’intégralité des oeuvres, telles qu'elles avaient été accrochées à la galerie.

Post-Scriptum est la mémoire de la galerie, mais les lecteurs et les collectionneurs auront la surprise d’y découvrir également quelques pièces inédites, parmi celles que le galeriste n’avait pas pu accrocher au moment de ces expositions.

Cet ouvrage est co-produit par the(M) éditions, une maison d’édition nouvelle génération dirigée par Marie Sepchat, qui, à l’instar de la Galerie Thierry Bigaignon, entend se démarquer et s’affirmer comme un acteur premium sur un marché réputé difficile.

Rendez-vous à la Galerie Thierry Bigaignon (9 rue Charlot, 75003 Paris), samedi 16 décembre 2017, de 12h à 19h pour une journée très spéciale !

Une belle occasion de rencontrer Catherine Balet et Alain Cornu qui seront également présents pour signer leur livre respectif, mais aussi de découvrir toutes les publications de Renato D'Agostin, ainsi que le livre collector de Harold Feinstein. Enfin, Thierry Bigaignon en profitera pour sortir de ses tiroirs quelques trésors cachés du maître Ralph Gibson !

Exposition en cours : « Empire of Dust » d’Amélie Labourdette, jusqu’au 23 décembre 2017.

Prochaine exposition : Fragments #1 de Thomas Paquet, du 25 janvier au 10 mars 2018.

GALERIE THIERRY BIGAIGNON
Hôtel de Retz, Bâtiment A
9 rue Charlot 75003 Paris
www.thierrybigaignon.com

02/12/17

Thomas Paquet @ Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Thomas Paquet, Fragments #1
Galerie Thierry Bigaignon, Paris

25 janvier - 10 mars 2018


Portrait de Thomas Paquet
THOMAS PAQUET
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thierry Bigaignon, Paris

« On n'a jamais bien vu le monde si l'on n'a pas rêvé ce que l'on voyait ». C’est avec cette citation du philosophe Gaston Bachelard que THOMAS PAQUET présente l’essence-même de son travail. Une invitation à la rêverie, un voyage vers l’inconnu, un jeu de lumière poétique.

Comment retracer l'émoi de la vie dans la matière ? Comment représenter ce qui nous dépasse, nous contient, sans que nous n’en voyions les contours ? Comment distinguer le vivant de l’inerte ?

Pour Thomas Paquet, photographe franco-canadien basé à Paris, « la photographie constitue à la fois un extrême de certitude, parce qu’elle représente une réalité qui a existé, et un extrême d’incertitude, parce qu’on n’a jamais vu ce qu’elle représente de la même façon qu’elle le représente ».

Qu’elle soit mystique ou scientifique, la photographie est un jeu de construction permettant de peindre une expérience. Un jeu des perceptions et des interprétations, un voyage dont la finalité laisse la réflexion en flottement devant un monde parfois impalpable.


Thomas Paquet - Photographie serie Horizon
THOMAS PAQUET
Série Horizon
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thierry Bigaignon, Paris

En exploitant nos croyances et nos représentations du monde, en déjouant les rapports d’échelles et les protocoles de fabrication des images, Thomas Paquet attise notre curiosité pour l’immensité de l’univers et tente de révéler chez le spectateur l’émotion que procure l’évocation d’une forme familière.

L’utilisation de films à développement instantané ou de plans films 4x5 inch comme support argentique, la volonté de laisser apparent le filet noir au moment du tirage et les traces de pinces dans l’émulsion lors du développement des films, et cette envie constante de (re)présenter l’objet, témoignent ici d’une approche documentaire de la photographie, d’un désir de fixer le réel : ces images existent.

Pourtant la réalité du sujet n’est qu’un leurre, malgré la preuve physique du papier. Ces paysages imaginaires ne sont que le produit d’une construction intuitive et arbitraire, d’un agencement de couleurs et de surfaces captées par l’appareil photo.

En ayant recours à des procédés traditionnels (Polaroid, tirage à l’agrandisseur, gomme bichromatée, collodion), Thomas Paquet a de la photographie une approche artisanale. Il travaille la matière, prend son temps et se joue de la vitesse à laquelle évoluent au quotidien nos sociétés contemporaines. Il ne tente pas simplement d’extraire une portion d’espace mais cherche également à en fixer la durée elle-même.

Débarrassons-nous de nos préoccupations, prenons le temps de nous émerveiller et de rêver le monde. Laissons briller la curiosité. Et Thierry Bigaignon d’ajouter : « Thomas Paquet est un poète. Il construit ses vers avec la lumière et fait rimer la couleur. A l’instar de Verlaine qui préférait la musique des vers impairs, ces compositions polychromiques s’apparentent à des ennéasyllabes enivrantes ! ».

L’exposition « Fragments #1 » présente la série « Horizon » du 25 janvier au 10 mars 2018. Vernissage le 25 janvier 2018, de 18h à 21 h
Une autre série de Thomas Paquet, intitulée « Éclipses » viendra la compléter en 2019, dans le cadre de l’exposition « Fragments #2 ».

GALERIE THIERRY BIGAIGNON
Hôtel de Retz, Bâtiment A
9 rue Charlot 75003 Paris
www.thierrybigaignon.com

Amélie Labourdette @ Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Amélie Labourdette, Empire of Dust
Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Jusqu'au 23 décembre 2017


Amélie Labourdette
AMELIE LABOURDETTE
Courtesy Galerie Thierry Bigaignon, Paris

La série « Empire of Dust » de Amélie Labourdette explore les strates de l’histoire des communautés humaines, éclairant les caractéristiques sociales et esthétiques d’un paysage modifié par la présence de constructions inachevées : les ecomostri, ces créatures de béton dressées au creux d’une vallée, ou à flanc d’une colline. L’artiste, récompensée par un Sony Photography Award dans la catégorie architecture en 2016 pour cette série, présente sa première exposition personnelle à la Galerie Thierry Bigaignon à Paris.

Empire of Dust explore en effet une Italie peuplée d’ecomostri. Le néologisme désigne une pluralité de situations renvoyant à des constructions inachevées, signalées comme étant en inadéquation avec le paysage, offensant le regard. Certaines constructions sont publiques, d’autres privées. Les unes sont illégales, les autres manquent de subsides pour être achevées, les autres encore sont prétextes au blanchiment d’argent. Des villages entiers, des complexes hôteliers, des tronçons d’autoroute, des ponts, des villas isolées. Elles dévoilent au-delà même de leurs formes et de leurs typologies plastiques des réalités qui traversent l’économie et la société de l’Italie du Sud : blanchiment d’argent, détournement de fonds, activités mafieuses, absence de considération pour le bien commun.

Amélie Labourdette
AMELIE LABOURDETTE
Série Empire of Dust
Courtesy artiste et Galerie Thierry Bigaignon, Paris


Amélie Labourdette
AMELIE LABOURDETTE
Série Empire of Dust
Courtesy artiste et Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Les squelettes de béton de grands projets restés en suspens, les buildings inachevés, stigmates récurrents de notre époque affectée par des bouleversements socio-économiques, illustrent, malgré leurs imposantes dimensions, un vide manifeste, et on perd de vue leur fonction première, l’usage auquel le projet initial les dédiait. Ces formes indéfinies, entre ruines à venir et sculptures potentielles, dessinent les contours d’un étrange présent entre la dystopie et l’utopie, irréel, statique, un pan d’histoire sur lequel plane avec poésie le spectre de la fin d’un certain monde.

En s’interrogeant sur la notion de territoire à construire, à s’approprier ou à redéfinir artistiquement, Amélie Labourdette cherche à révéler les multiples strates d’identités et de temporalités d’un paysage. Elle construit et réalise ses projets photographiques sur la base d’un état de choses existantes. Elle utilise le paysage en tant que reflet de l’histoire, d’une époque parfois révolue, de notre imaginaire.

La lumière opaque, dense, et l’absence d’ombres évoquent tour à tour au spectateur la photographie de Düsseldorf, les sculptures minimalistes des années 60 ou encore les interventions monumentales du Land Art. On se remémore également les ruines de la peinture romantique allemande ou les « ruines prospectives » des romans de science-fiction, décrivant une ère post-humaine où la nature reprend le dessus sur les constructions humaines. C’est que ces « ruines », pour Amélie Labourdette, sont des « trous dans le réel », des portails, des manières d’accéder au temps lui-même : face à celles-ci, nous devenons les archéologues de notre temps, nous portons, à la manière de l’astronaute de La Planète des Singes, un regard rétrospectif sur notre présent, sur notre avenir aussi.

Pour le critique d’art et commissaire d’exposition Théo-Mario Coppola :
« La série Empire of Dust livre les traces d’une archéologie du présent, avec ses restes, ses indices, ses histoires aussi. L’artiste ne les fixe pas pour les intégrer à un catalogue raisonné à la manière de Bernd et Hilla Becher, mais les choisit plutôt pour construire, sans prétendre à l’exhaustivité, un ensemble de formes sculpturales. Elle ne s’attarde pas non plus sur le spectaculaire et ses effets, mettant aussi à distance l’immédiateté du regard. Et ces clichés ne sont pas des documents. Car ces architectures sont aussi saisies pour leur force et leur présence physique, prises dans un environnement naturel, parfois difficilement accessible. Elles sont l’expression d’une émotion individuelle, d’une relation du corps à l’architecture, d’un journal d’exploration ».
Exposition du 9 novembre au 23 décembre 2017.
Photographies couleur, signées, datées, numérotées et encadrées. Format 115 x 135 cm. Edition de 3 ou 5 selon les images.

La série photographique « Empire of Dust » a été réalisée avec le soutien de l’État - Préfet de la région Pays de la Loire et grâce au soutien de la Région des Pays de la Loire et du cabinet Guichen.

GALERIE THIERRY BIGAIGNON
Hôtel de Retz, Bâtiment A
9 rue Charlot 75003 Paris
www.thierrybigaignon.com

18/10/16

Alain Cornu @ Galerie Thierry Bigaignon, Paris

« Sur Paris »
Les toits de Paris sublimés par Alain Cornu

Galerie Thierry Bigaignon, Paris

9 novembre - 24 décembre 2016


Alain Cornu
ALAIN CORNU
Sur Paris n° 78, 2012
© Alain Cornu
Courtesy Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Paris. Paris et ses lumières. Paris et ses toits de zinc à perte de vue. Le romantisme à l'état pur, les symboles les plus vivaces de l'imaginaire collectif. On rêve de ces ombres et de ces traits de lumière que l'on peut voir s'échapper des fenêtres à la nuit tombée. Toute la poésie du paysage urbain s'exprime dans la photographie d'Alain Cornu. Si elle semble à première vue figurative, la série se révèle être force d’abstraction, le photographe resserrant le cadre de sa prise de vue aux détails venus bouleverser ses émotions.

Depuis plus de 7 ans, presque chaque semaine, le photographe, tel un alpiniste, grimpe sur un nouveau toit et y installe son matériel - une chambre 4x5. D’une pose longue sous un ciel généralement couvert, il capture le côté théâtral de la ville romantique, à la faveur de la lune et des lumières de la ville. Là où certains artistes ont choisi de peindre ou de dépeindre une vue panoramique, comme l’ont fait de leurs pinceaux Cézanne et Van Gogh, Alain Cornu expose les angles et les recoins cachés, les lanterneaux et les alcôves habituellement négligés.

« J’ai débuté cette série de photographies car je voulais rendre hommage à la ville que j’aime et la regarder différemment. Photographier les toits, c’est montrer ce qui est caché au passant de la rue, redécouvrir les immeubles et les monuments parisiens sous un nouvel angle. C’est aussi s’extraire du quotidien pour devenir témoin plus qu’acteur », explique le photographe. Et d’ajouter : « J’ai choisi de travailler à la nuit tombée parce que ce moment renvoie à l’imaginaire et à l’intime. Chaque lucarne, chaque fenêtre allumée est une vie que l’on peut se représenter. Esthétiquement, la lumière artificielle structure la composition de mes images ». Son projet en effet, né d'une nuit d'insomnie qui l'a conduit à explorer le toit de son propre immeuble, est un voyage initiatique au coeur du Paris poétique et secret.

Habitué à travailler les paysages, Alain Cornu sait transformer ses sujets en objets fascinants. Ses séries précédentes mettent en scène tour à tour arbres, menhirs, brindilles, fenêtres, murs, portes et rues. Cette fois, couvertures en zinc, pignons et cheminées, baignés d’une douce lumière, prennent sous son objectif une dimension nouvelle, source d'inspiration inépuisable.


Alain Cornu
ALAIN CORNU
Sur Paris n° 77, 2012
© Alain Cornu
Courtesy Galerie Thierry Bigaignon, Paris


Alain Cornu
ALAIN CORNU
Sur Paris n° 100, 2012
© Alain Cornu
Courtesy Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Sa passion première pour le dessin et la peinture se révèle nettement dans la finesse de ses compositions. La photographie, dont il a appris la technique à l’Ecole des Gobelins, devient rapidement son moyen d’expression favori. Alternant en studio projets de natures mortes, portraits et travaux de commande, il s'attarde par ailleurs, en extérieur, sur le paysage, dont il réalise des clichés à la chambre.

Récompensées en 2007 par la Bourse du talent Kodak et le prix du public au festival de Montpellier 2010, exposées à la biennale de Canton (Chine), au musée des Arts décoratifs de Paris, à la Bibliothèque Nationale de France ainsi que dans plusieurs villes françaises, ses oeuvres sont présentes dans les collections de la Bibliothèque Nationale de France et du Fonds National d’Art Contemporain.

A l’heure où il est question de classer les toits de Paris au Patrimoine mondial de l’UNESCO, totalement séduit par la beauté et la profondeur de ses images, Thierry Bigaignon n'a pas hésité un instant avant d'ajouter Alain Cornu à la programmation de sa galerie : « Grâce à son oeil aiguisé, à sa ténacité et à sa maîtrise picturale, Alain Cornu nous offre son écriture de la lumière, et nous donne à voir la ville selon une formule qui plairait à Verlaine : 'pardessus le toit' ». Véritable coup de coeur du galeriste, tant pour ses images que pour sa personnalité, Alain Cornu signe là sa première collaboration avec la galerie.

Un livre sortira à l'occasion de l'exposition. Une séance de signature est prévue durant la foire parisienne Fotofever, au Carrousel du Louvre, samedi 12 novembre, de 12h à 14h, sur le stand de la galerie (#204).

GALERIE THIERRY BIGAIGNON
Hôtel de Retz – Bâtiment A - 9 rue Charlot 75003 Paris
www.thierrybigaignon.com