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17/06/19

Eva Jospin @ Galerie Suzanne Tarasieve, Paris

Eva Jospin
Galerie Suzanne Tarasieve, Paris
Jusqu'au 26 juillet 2019
Un ensemble d’îlots réunis se fait terre d’ancrage d’architectures composites et d’éléments architecturaux liés intimement au paysage, à la terre et à la nature, à l’époque aussi qui les a vus naître et s’ériger dans ce bout de monde où les ponts enjambent on ne sait quelle coulée d’eau ou crevasse. Il porte les rêveries d’Éva Jospin. À la fois sculpture et maquette, chaque site télescope des éléments réels d’une architecture et une vision réinventée, fictionnelle du palais, du temple, du jardin et de ses différentes composantes (grotte, gloriette, promontoire, rocaille ou Folie) conçues juste pour l’agrément, le plaisir. Un monde en soi porteur de récits, de contes, de mythes et d’épopées se cristallise. « J’ai beaucoup regardé les jardins de la Renaissance maniériste et les peinture de vedute », rappelle Éva Jospin. Dans cet espace de représentation et de réinterprétation de la nature idéalisée, elle n’en reconfigure pas moins les motifs, les décors. Elle en revendique les artifices, les trompes l’œil indissociables d’habilités et de virtuosités techniques, de jeux de plans et de perspectives. 
Support et matériau de prédilection de ses imaginaires, le carton se fait sol, roche, pierre, végétal, convoque le minéral, la taille, la construction, l’érosion, la ruine, la nature souveraine. Des strates de cartons découpés, superposés, juxtaposés et poncés se profilent aujourd’hui des veines de couleurs ténues, inédites dans son travail, strates de de sédiments des temps géologiques. Ils marquent une évolution discrète dans le travail de l’artiste. Le changement s’infuse doucement, sans heurts. L’introduction de la couleur se veut parcimonieuse. Éva Jospin aime prendre son temps. Et puis il y a le temps de l’ouvrage. « Chaque sculpture, installation ou dessin à l’encre en prend beaucoup », souligne-t-elle. « D’où le peu de pièces produites à chaque fois ». 
Les usages métaphoriques du carton eux-mêmes évoluent et élèvent de hautes parois rocheuses d’une clarté pure, troublante et impressionnante de matérialité et de présence. Elles allient simplicité et force souveraine. La magie de l’illusion, du décor, du trompe-l’œil une nouvelle fois opère. La découpe franche dans un flanc de montagne apparaît palpable et réfléchit une luminosité variable selon l’heure de la journée ou de la nuit. Le temps géologique de la sédimentation ouvre à des projections et des figurations narratives à fleur de roche, hypnotiques et sereines. 
Le minéral se fait plus présent dans l’œuvre d’Éva Jospin et entrouvre à d’autres sculptures, d’autres explorations et matériaux (bronze ou plâtre), à d’autres atmosphères également. L’univers imaginaire de l’artiste s’étend. Le questionnement entre l’art, l’architecture et sa représentation élargit le champ des investigations. On retrouve les forêts, les grottes, les temples, les constructions décoratives, pièces familières de rêveries émancipatrices et fécondes en mystères ou secrets. Les nouvelles créations de l’artiste, qu’elles soient sculptures ou dessins à l’encre, engagent toutefois à d’autres histoires ou mythes contés que l’on regarde, ressent, écoute pour les raconter à notre tour. 
Christine Coste

GALERIE SUZANNE TARASIEVE, PARIS
7, rue Pastourelle, 75003 Paris
www.suzanne-tarasieve.com

03/03/19

Tal R @ VNH Gallery, Paris

Tal R, Pink  Road  Through  Forest
VNH  Gallery, Paris
12 mars - 27 avril 2019

VNH  Gallery  présente une  exposition  personnelle  de  Tal  R,  intitulée  «  Pink  Road  Through  Forest  »  incluant un corpus d’œuvres élaboré autour d’une peinture art brut que l’artiste a découvert il y a quelques années. 

La théorie visuelle reprend l’idée selon laquelle le spectateur participe à l’image, se construisant alors à travers une forme communicative de l’art. Utilisant une grande variété de médiums allant de la sculpture à la peinture en passant par le dessin ou le textile, Tal R ajoute cette complexité à son travail en questionnant ainsi nos conceptions et nos présomptions sur notre réalité environnante, frustrant l’extraction d’une vision du monde cohérente. 

Premièrement  connu  pour  ses  peintures  aux  couleurs  flamboyantes  et  à  l’imagerie  exubérante,  Tal R  implante  des  challenges stratégiques variés destinés à l’éducation même du spectateur comme l’appréhension de la perspective et de la réflexion, défiant la narration fondée seulement sur ce que nous savons et ce que nous voyons. A partir d’une image trouvée il y a deux ans, Tal R a construit une exposition autour de la poursuite d’un chemin spirituel que chacun doit trouver, illustré par une route rose traversant une forêt. 

En  pénétrant  la  galerie,  le  visiteur  est  d’abord  surpris  par  l’immense  pièce  de  tissu  s’élevant  au  milieu  de  la  pièce.  Conçue sous la forme d’un patchwork de textiles, cette œuvre tient comme un mur rose qu’il faut dominer avant d’entrer dans l’espace principal où un deuxième obstacle nous attend. En effet, il faudra se pencher afin de pénétrer au sein de la salle sous verrière dont une plinthe de bois abaisse drastiquement la hauteur de l’entrée.  

Présentés chronologiquement comme les douze mois de l’année, les peintures exposées ici dépeignent toutes un champ rose  coupant  la  toile  en  deux,  se  transformant  parfois  en  cadre  interne  contenant  l’image  au  sein  d’une  bordure  rectangulaire et connectant ainsi le haut et le bas de la toile. Alors qu’elle traverse une forêt s’effaçant progressivement, passant  d’image  à  langage  pour  devenir  symboles,  la  route  rose  représenterait  finalement  une  route  spirituelle  que  chacun doit trouver afin de traverser une forêt si difficile à vaincre si on en croit le personnage illustré dans les dessins en noir et blanc qui y disparaît à chacune de ses tentatives.   

Au centre de la pièce trône un large piédestal où quatre-vingt-trois lino gravures réalisées sur un an et demi sont décrites par l’artiste comme des travaux chirurgicaux se situant quelque part entre image et langage, reflétant les symboles se déplaçant à travers les peintures, les détournant de leur narration initiale en devenant langage. 

Pour Tal R, cette exposition a été pensée comme un périple que le spectateur doit suivre afin de trouver sa propre route rose  mythique,  argumentant  que  le  prix  d’une  telle  récompense  est  bien  raisonnable  compte  tenu  qu’atteindre  un  tel  chemin constitue le plus hasardeux des défis. 

Tal R est né en 1967 à Tel Aviv (Israël). Il vit et travaille actuellement à Copenhague (Danemark).

VNH GALLERY
108, rue Vieille du Temple, 75003 Paris
www.vnhgallery.com

25/01/19

Zhuo Qi @ Galerie Les filles du Calvaire, Paris : Y'a des jours comme ça

Zhuo Qi, Y'a des jours comme ça
Galerie Les filles du Calvaire, Paris
26 janvier - 23 février 2019

ZHUO QI
Je suis fatigué, 2012
Porcelaine (14,5 x 14 x 19,5 cm)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Zhuo Qi (né en 1985) est originaire de Chine (Fuxin), et se rend régulièrement à Jingdezhen, une ville envahie par la céramique qui génère aussi des montagnes de débris dans lesquels il puise souvent sa matière première. Après les Beaux-arts du Mans, et la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève, il approfondit ses recherches sur la céramique à l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges et conduit ses expériences dans les fours des manufactures.

Zhuo Qi nourrit son œuvre des incompréhensions linguistiques et sémantiques dont il est témoin, et parfois victime, en tension entre la culture chinoise et la culture occidentale : « Je n’ai pas d’autres choix que de composer avec ces malentendus, si courants. Ils sont l’opportunité d’élargir le langage, de jouer sur les sens et les signes. Je n’invente rien, je transforme et me saisis seulement de ce qui vit déjà dans l’imaginaire collectif ». Le rapport à la langue et au non-sens sont ainsi les éléments constitutifs de la démarche de Zhuo Qi, qui naviguant d’une langue à l’autre, donne forme aux malentendus.

ZHUO QI
Je suis fatigué, 2012
Grès (15,5 x 16 x 13cm)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire.

Il combine les savoir-faire chinois et français pour développer une technique qui lui est propre : une utilisation radicale et performative de la porcelaine. Elle est à la fois le matériau et le sujet. Il transforme et malmène les formes traditionnelles du céramiste pour réaliser des sculptures déconcertantes, radicalement étrangères à la fonction usuelle des objets qu’il fabrique, collectionne ou restaure. L’esprit iconoclaste de l’artiste se moque de la « délicate porcelaine » en lui incorporant des objets improbables (ours en peluche, briques, etc.).

Avec l’ensemble « J’ai allumé un vase », il l’attaque à coup de pétard, mêlant deux pratiques emblématiques de la culture chinoise : la technique traditionnelle de la céramique et l’usage populaire des pétards célébrant le calendrier chinois.

ZHUO QI
J’ai allumé un vase, 2015
Vidéo (1’7’’)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Présentée à la galerie, les chaises en porcelaine imitant le bambou illustrent ce principe du détournement. L’artiste est parti des chaises en bambou populaires de la région de Jingdezhen. Il se joue de la robustesse du matériau d’origine en créant des chaises « fatiguées » qui s’affaissent sous leur propre poids à la cuisson, se métamorphosent en « idée de la chaise » et ne représentent plus que le matériau bambou et sa portée universelle dans la culture chinoise : arbre, matériau de construction, aliment, support et instrument de l’écriture, motif de la peinture traditionnelle…

ZHUO QI
Dance of chairs, 2018
Porcelaine (50 x 53 x 40 cm)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

En 2018, dans le cadre d’une résidence au Centre céramique contemporaine La Borne, Zhuo Qi a instrumentalisé le vase, l’objet par excellence du travail de potier. L’artiste a imaginé le projet à partir d’un constat vécu : un vase peut « survivre » à sa chute lorsqu’il contient des fleurs. Il propose alors une série de vases renversés, déformés, d’où jaillissent contre terre (et toujours en céramique), fleurs, branches, tiges et pétales. Là encore, l’artiste vide de son sens le conventionnel bouquet de fleurs érigé sur la table et bouscule l’art de vivre.

ZHUO QI
Méditation, 2018
Porcelaine, grès.
En collaboration avec Georges Sybesma
dans le cadre de la résidence La Borne
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

ZHUO QI
Méditation, 2018
Porcelaine, grès.
En collaboration avec Georges Sybesma
dans le cadre de la résidence La Borne

Il faut voir en Zhuo Qi, la posture d’un artiste iconoclaste des langages et des symboles mais se nourrissant de plusieurs héritages artistiques. « Y’a des jours comme ça » nous confronte à la vision d’une céramique imparfaite, image d’un « ratage » contemporain assumé.

GALERIE LES FILLES DU CALVAIRE
17, rue des Filles-du-Calvaire, 75003 Paris
www.fillesducalvaire.com

06/01/19

Daniel Dezeuze @ Galerie Templon, Paris

Daniel Dezeuze, Sous un certain angle 
Galerie Templon, Paris
12 janvier - 9 mars 2019

Daniel Dezeuze
DANIEL DEZEUZE
En vérité, 2018, acrylique sur bois, 76 x 45 cm
(c) Daniel Dezeuze, Courtesy Galerie Templon, Paris & Bruxelles

Quel est le destin du tableau dans le foisonnement universel des écrans et des images ?
Dès les années 60, Daniel Dezeuze, co-fondateur de Supports/Surfaces, a pressenti cette évolution exponentielle.

L’artiste poursuit depuis lors un travail qui s’articule autour de la remise en question de la peinture, de la cimaise et de l’espace. Radical, Daniel Dezeuze a utilisé le châssis comme support de cette mise en cause. Débarrassé de la toile, il retourne les tableaux contre le mur, joue du vide et de la tridimensionnalité : en dépassant les limites de la tradition picturale, Daniel Dezeuze lui ouvre un nouvel espace.

Aussi, dans la première partie de cette nouvelle exposition, Daniel Dezeuze fait à sa manière une éloge du tableau et de la peinture qu’il aime : angles, charpentes aux couleurs vives, surfaces ajourées. A mi-chemin entre peinture et sculpture, son œuvre, inclassable, se situe « entre la mise à nu de la peinture, à travers celle du tableau, et sa relation à l'espace » explique Guy Tosatto.

Alors que paraît un ouvrage monographique consacré aux différentes époques dessinées de l’artiste Daniel Dezeuze, Dessins, 1960-2018 publié par Skira et la galerie Templon (textes de Olivier Kaeppelin et Pierre Manuel, 320 pages), la deuxième partie de l’exposition est consacrée aux dessins de Daniel Dezeuze.

Présentés comme la chair qui complète les ossatures de la première salle, ces dessins faits en Italie, d’autres sur Lascaux ou sur l’art des fortifications et des géométries flottantes, renvoient également à la question de l’angle, de l’ajouré et à l’obsession de l’artiste à « saisir l’insaisissable ». Avec le dessin, Daniel Dezeuze se libère des pesanteurs et laisse s’exprimer la légèreté et le plaisir : une autre façon de voir le monde Sous un certain angle.

Né en 1942 à Alès, Daniel Dezeuze vit et travaille à Sète. Il a été largement exposé depuis les années 1970; plus récemment le FRAC Languedoc Roussillon à Montpellier a consacré une grande exposition à ses dessins fin 2015. Ces dernières années on a pu voir son travail à Los Angeles (Cherry and Martin Gallery) et à New York, (Canada Gallery) en 2014 ; au MAMAC à Nice (2012), à la Centrale Electrique de Bruxelles (2009), au Musée Fabre de Montpellier (2009).

En 2017, il a participé aux expositions collectives Supports/Surfaces, Les origines, au Carré d’art de Nîmes et The Surface of the East Coast, From Nice to New York au 109, à Nice, et le musée de Grenoble lui a consacré une grande rétrospective. Son œuvre influence aujourd'hui toute une nouvelle génération de peintres américains et fait l'objet d'une redécouverte critique outre - Atlantique.

Une séance de signatures de l’ouvrage Daniel Dezeuze, Dessins, 1960-2018 se tiendra à la Librairie Flammarion du Centre Pompidou le samedi 12 janvier de 17h à 18h.

GALERIE TEMPLON
30 rue Beaubourg, 75003 Paris
www.templon.com

27/10/18

Atul Dodiya @ Galerie Templon, Paris

Atul Dodiya, The Fragrance of a Paper Rose
Galerie Templon, Paris
27 octobre - 22 décembre 2018

La Galerie Templon présente pour la première fois depuis 5 ans à Paris le pionnier de l’art contemporain indien Atul Dodiya. L’artiste a conçu une exposition inédite autour du peintre Morandi, célébration de la beauté d’un monde hanté par la peur de la perte, réunissant de nouvelles oeuvres hybrides - peintures, installation et cabinets de curiosité.

Un dialogue du film de Federico Fellini La Dolce Vita est le point de départ de l’exposition : lors d’une réception, face à un tableau de Morandi, le héros exprime sa fascination pour le calme et la beauté de la composition du peintre, avant de révéler son angoisse devant cette sérénité apparente : ‘la paix me fait peur, peut-être plus que tout. J’ai l’impression qu’il ne s’agit que d’une façade qui cache le visage de l’enfer’. L’exposition d’Atul Dodiya s’articule ainsi autour de cette tension entre émerveillement et menace de destruction.

Vingt peintures directement puisées du film inaugurent le parcours. Ensuite une série de peintures inspirées par les fresques italiennes de la Renaissance convoque, au milieu de paysages d’Arcadie, des figures de saints autant que du Dieu Shiva, comme sauveurs d’un environnement menacé par l’effondrement. La colonne de Brancusi y devient un motif abstrait récurrent. Atul Dodiya mêle les références autant qu’il marie les techniques (peinture à l’huile, mastic, stratifié) pour offrir à sa peinture une matérialité inédite. Trois grandes vitrines réunissent des objets trouvés et photographies d’Atul Dodiya, agissant comme des rappels de l’oeuvre de Morandi. On y trouve la fleur en papier que le peintre italien utilisait comme modèle et qui donne son titre à l’exposition. Bien que rigide et sans vie, elle manifeste la beauté de la création dont on peut, malgré tout, imaginer profiter du parfum.

Atul Dodiya a été le premier à jeter des ponts entre art indien et occidental. L’expérience d’une année de formation à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris au début des années 1990 a été fondatrice. De la même génération que Subodh Gupta, Bharti Kher ou Sudarshan Shetty, il a emergé sur la scène internationale en même temps qu’eux dans les années 2010. Son oeuvre fait voisiner culture populaire et références au cinéma ou à la littérature. Derrière l’humour et la poésie, la politique reste un de ses sujets de prédilection.

ATUL DODIYA, né en 1959, vit et travaille à Mumbai. Il est représenté dans les collections de nombreuses institutions internationales, dont celle du Mnam-Centre Pompidou. Il a pris part à la plupart des grandes expositions sur l’art indien organisées aux Etats-Unis, en Europe et en Asie ces dernières années : After Midnight : Indian Modernism to Contemporary India au Queens Museum de New York (2015), India: Art Now au musée d’ARKEN au Danemark (2012), La Route de la soie au Tri Postal à Lille et Paris Delhi Bombay au Centre Pompidou (2011), Inside India au Palazzo Saluzzo Paesana Turin et The Empire Strikes Back à la Saatchi Gallery de Londres (2010), Indian Summer à l’Ecole des Beaux Arts, Paris (2000). Il a également a participé à la Documenta de Kassel en 2007, à la Biennale de Gwangju (commissaire Okwui Enwezor) en 2008, à la Biennale de Moscou (commissaire Jean-Hubert Martin) en 2009, à la Biennale de Kochi en 2012. En 2014 le Bhau Daji Lad de Mumbai lui a consacré une grande exposition : 7000 Museums.

GALERIE TEMPLON
30 rue Beaubourg, 75003 Paris
www.galerietemplon.com

02/12/17

Thomas Paquet @ Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Thomas Paquet, Fragments #1
Galerie Thierry Bigaignon, Paris

25 janvier - 10 mars 2018


Portrait de Thomas Paquet
THOMAS PAQUET
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thierry Bigaignon, Paris

« On n'a jamais bien vu le monde si l'on n'a pas rêvé ce que l'on voyait ». C’est avec cette citation du philosophe Gaston Bachelard que THOMAS PAQUET présente l’essence-même de son travail. Une invitation à la rêverie, un voyage vers l’inconnu, un jeu de lumière poétique.

Comment retracer l'émoi de la vie dans la matière ? Comment représenter ce qui nous dépasse, nous contient, sans que nous n’en voyions les contours ? Comment distinguer le vivant de l’inerte ?

Pour Thomas Paquet, photographe franco-canadien basé à Paris, « la photographie constitue à la fois un extrême de certitude, parce qu’elle représente une réalité qui a existé, et un extrême d’incertitude, parce qu’on n’a jamais vu ce qu’elle représente de la même façon qu’elle le représente ».

Qu’elle soit mystique ou scientifique, la photographie est un jeu de construction permettant de peindre une expérience. Un jeu des perceptions et des interprétations, un voyage dont la finalité laisse la réflexion en flottement devant un monde parfois impalpable.


Thomas Paquet - Photographie serie Horizon
THOMAS PAQUET
Série Horizon
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Thierry Bigaignon, Paris

En exploitant nos croyances et nos représentations du monde, en déjouant les rapports d’échelles et les protocoles de fabrication des images, Thomas Paquet attise notre curiosité pour l’immensité de l’univers et tente de révéler chez le spectateur l’émotion que procure l’évocation d’une forme familière.

L’utilisation de films à développement instantané ou de plans films 4x5 inch comme support argentique, la volonté de laisser apparent le filet noir au moment du tirage et les traces de pinces dans l’émulsion lors du développement des films, et cette envie constante de (re)présenter l’objet, témoignent ici d’une approche documentaire de la photographie, d’un désir de fixer le réel : ces images existent.

Pourtant la réalité du sujet n’est qu’un leurre, malgré la preuve physique du papier. Ces paysages imaginaires ne sont que le produit d’une construction intuitive et arbitraire, d’un agencement de couleurs et de surfaces captées par l’appareil photo.

En ayant recours à des procédés traditionnels (Polaroid, tirage à l’agrandisseur, gomme bichromatée, collodion), Thomas Paquet a de la photographie une approche artisanale. Il travaille la matière, prend son temps et se joue de la vitesse à laquelle évoluent au quotidien nos sociétés contemporaines. Il ne tente pas simplement d’extraire une portion d’espace mais cherche également à en fixer la durée elle-même.

Débarrassons-nous de nos préoccupations, prenons le temps de nous émerveiller et de rêver le monde. Laissons briller la curiosité. Et Thierry Bigaignon d’ajouter : « Thomas Paquet est un poète. Il construit ses vers avec la lumière et fait rimer la couleur. A l’instar de Verlaine qui préférait la musique des vers impairs, ces compositions polychromiques s’apparentent à des ennéasyllabes enivrantes ! ».

L’exposition « Fragments #1 » présente la série « Horizon » du 25 janvier au 10 mars 2018. Vernissage le 25 janvier 2018, de 18h à 21 h
Une autre série de Thomas Paquet, intitulée « Éclipses » viendra la compléter en 2019, dans le cadre de l’exposition « Fragments #2 ».

GALERIE THIERRY BIGAIGNON
Hôtel de Retz, Bâtiment A
9 rue Charlot 75003 Paris
www.thierrybigaignon.com

30/12/13

Joel Morrison, Galerie Almine Rech, Paris

Exposition Joel Morrison 
Galerie Almine Rech, Paris
9 janvier - 15 février 2014


Pour sa seconde exposition personnelle à la galerie Almine Rech, l’artiste californien JOEL MORRISON présente un nouvel ensemble d’assemblages en acier inoxydable. Un cadre conceptuel inébranlable est joint à des objets du quotidien et enchâssé dans des extérieurs lisses et raffinés. Grâce à des surfaces sans faille et à une fabrication impeccable, Joel Morrison lubrifie efficacement la réalité brute et parfois crue qui sous-tend son œuvre.

Oscillant entre art élitiste et art populaire, minimalisme et abstraction, ordre et chaos, Morrison touche un public divers grâce à un indéniable travail d’artisan, tout en maintenant une intégrité subversive. Il élève des objets trouvés organiques, divergents et apparemment arbitraires en leur offrant des rôles exaltés. Le motif cousu sur la couverture New Madrid est le même que celui d’une peinture de Frank Stella de 1961. Une viennoiserie française ordinaire est détournée sur un buste néo-classique, formant un croissant-moustache qui présente un surprenant parallèle avec la culture hispanique « cholo » du Sud de la Californie.

Des objets du quotidien comme des enclumes, des épis de maïs, des vestes cloutées et du papier d’aluminium sont coulés dans des métaux divers. Faisant usage d’un moyen d’expression souvent associé à une esthétique monochromatique froide et rigide, l’artiste s’oppose à cette interaction initiale en enveloppant l’œuvre dans des surfaces parfaites, miroitées et polies. Le spectateur se trouve ainsi immédiatement lié à l’œuvre, dans un rapport intime et personnel. Les couleurs de ses cheveux, de ses vêtements et d’autres éléments de l’environnement sont instantanément absorbées par la pièce. Bien que coulée dans une matière solide et très résistante, l’œuvre est sans cesse revitalisée par l’afflux de visiteurs et par son environnement.

Les surfaces raffinées des pièces évoquent une équipe de fabricants spécialisés, créant les œuvres au moyen de machines sophistiquées. Ceci contraste avec le caractère physiquement éprouvant et la minutie du processus analogue par lequel la main de l’artiste est littéralement impliquée dans chaque étape du processus.

Né en 1976 à Seattle dans l’Etat de Washington, JOEL MORRISON vit et travaille à Los Angeles en Californie. Il a participé ces dernières années à de nombreuses expositions dont Six Solos au Wexner Center for the Arts (Columbus, Ohio, 2011) et California Biennial au Orange County Museum of Art (2006). Son œuvre a également été exposée à la galerie Gagosian (Hong Kong 2012, New York 2011 -exposition de Joel Morrisson présentée ici-, Beverly Hills 2008). Joel Morrison a également occupé la Project Room du Santa Monica Museum of Art  (Californie, 2003).  

Galerie Almine Rech
64 rue de Turenne - 75003 Paris
www.alminerech.com 

02/12/12

Expo Alain Séchas, Galerie Chantal Crousel, Paris


Alain Séchas
Galerie Chantal Crousel, Paris
1 décembre 2012 - 19 janvier 2013

ALAIN SECHAS
Vue de tableaux d'Alain Séchas à la galerie Chantal Crousel
Photo courtesy Galerie Chantal Crousel, Paris

Alain Séchas présente une sélection de travaux récents à la galerie Chantal Crousel à Paris : de grandes huiles sur toile ainsi que de plus petites huiles sur papier et des pastels. Les couleurs sont franches, directement sorties du tube. Un trait noir, ferme -figure centrale debout - domine la composition. Ce trait brossé ne se détache plus du fond, mais entre pleinement dans la composition. Un nouvel élément en bordure du tableau - elliptique - vient suggérer une issue, une ouverture sur l'espace. Présentées dans les deux salles annexes, les oeuvres sur papier procèdent de la même manière. Elles offrent chacune un univers complet et autonome.

Lors de sa précédente exposition à la galerie Chantal Crousel, en 2009, Alain Séchas avait surpris et interpelé avec un ensemble de peintures à l'acrylique sur papier marouflé, sur lesquelles s'entrelaçaient des couleurs, des courbes et des éclaboussures. Les titres de ces tableaux engageaient alors le spectateur à chercher des analogies et à établir un dialogue avec les toiles.

L’année suivante, en 2010, l’artiste Alain Séchas commence à travailler à l’huile directement sur la toile, épurant les formes et magnifiant les couleurs. Un ensemble de tableaux, sans titre mais numérotés, est ainsi montré au Consortium à Dijon en 2011. A la surface de ces oeuvres, une courbe ou une boucle, comme structurant la toile, se détache sur un fond extrêmement travaillé, délicatement coloré et plus ou moins dégradé. Pas de matière ou d’épaisseur, mais une impression de légèreté.

Aujourd'hui, Alain Séchas a changé d’expression, de forme, toutefois ses nouveaux travaux ne tournent pas le dos aux précédents. La figuration y est simplement absente. On retrouve en effet dans ses nouvelles oeuvres le même geste délié, le même plaisir qu’auparavant soutenu par la volonté de l'artiste de bousculer nos sens.

Galerie Chantal Crousel
Chantal Crousel & Niklas Svennung
10, rue Charlot - 75003 Paris
Site Web : www.crousel.com

11/11/12

Esther Stocker, Galerie Alberta Pane, Paris - Exposition Form Follows Vision


Esther Stocker, Form Follows Vision
Galerie Alberta Pane, Paris
Jusqu'au 8 décembre 2012

L'artiste Esther Stocker présente à la Galerie Alberta Pane à Paris des pièces inédites et jamais exposées jusqu’à présent : les maquettes / sculptures de ses projets muséaux  et de ses grandes oeuvres in situ. Ces travaux préparatoires à la réalisation des projets dans l’espace urbain ainsi que dans les musées nous montrent comment à partir d’une forme, d’un jeu de volumes, d’une variation de ton, de couleur, de rythme, on arrive à activer un processus de changement de perception et de vision : Form Follows Vision.  Comme elle le décrit à propos de l’installation pérenne récemment réalisée à Metz pour le parking Mazelle en face du Centre Pompidou : « La présence d’une forme, d’un signe peut être aussi important et puissant que l’absence de forme. La trame démontre qu'une structure est toujours quelque chose d’autre que la somme des parties. Le caractère ‘illusoire’ du motif doit réveiller la curiosité de celui qui regarde ».  


ESTHER STOCKER, Mock up, 2012
Courtesy Galerie Alberta Pane, Paris

Héritière de l’Abstraction géométrique, du Gruppo T, et de l’Op Art des années 1960, l’artiste italo-autrichienne Esther Stocker poursuit ses recherches autour de la vision optique et de la perception spatiale, dans une approche sociale et contemporaine, influencée par les nouvelles technologies. Ses oeuvres s’élaborent au moyen d’un discours mathématique très précis, partie essentielle de son processus de création. La réflexion de l’artiste se centre sur la question suivante : « Comment un système parfait est-il en vérité imparfait ? ». Ses structures géométriques se construisent à partir de modules se répétant à l’infini, qui créent un rythme visuel en apparence régulier dans lequel l’artiste introduit des accidents, générant ainsi un nouveau rythme adjacent. 

C'est la seconde exposition consacrée au travail de l'artiste Esther Stocker organisée à la Galerie Alberta Pane. Lors de la première qui avait pour titre Dirty Geometry (10 septembre - 15 octobre 2011), Esther Stocker avait entièrement investi l’espace avec une grande installation en scotch noir qui matérialisait une projection en trois dimensions de ses peintures. Cette « grille géométrique », interrompue par des coupures cassait le rythme et l’ordre géométrique de l’espace, générant une nouvelle perception du lieu. La galerie ainsi enveloppée était devenue une oeuvre parmi  les oeuvres. Et, dans ce nouvel espace conçu par Esther  Stocker, le  visiteur devenait un élément géométrique, et donc mathématique, faisant partie intégrante de celui-ci. Il était invité à remettre en question ses points de repère, à redéfinir sa position comme le suggère la phrase « What I don’t know about space »  (Ce que je ne sais pas à  propos de l’espace), titre de l’exposition organisée au Museum 52 de Londres en 2008. Dans la présentation de cette exposition, la Galerie Alberta Pane soulignait qu'Esther Stocker parle de « mathématiques existentielles » qui coordonnent notre environnement personnel et collectif. Les abstractions de l’artiste apparaissent ainsi liées au particulier et au social ; elles sont des métaphores d’une société dans laquelle de faibles ruptures permettent de déstabiliser tout un ordre réglementé.

ESTHER STOCKER
Née en 1974 à Schlanders, Italie, Esther Stocker a étudié à l’Académie des Beaux arts de Vienne et de Brera-Milan, puis au Art Center College of Design de Pasadena (Californie). Depuis, elle expose largement dans les musées et centres d’art européens (Autriche, Allemagne, Italie, France…), ainsi qu’aux Etats-Unis. Elle a notamment exposé en 2009 à la South London Gallery Beyond These Walls, en 2008 au CCNOA de Bruxelles Abstract Thought Is A Warm Puppy et au Musée d’Art Moderne de la Fondation Ludwig de Vienne, Geometrisch betrachtet ; en 2006 à la Galerie Im Taxispalais d’Innsbruck et en 2004 à AR/GE Kunst Galerie Museum de Bolzano. En 2011, Esther Stocker a présenté au MACRO de Rome l’exposition personnelle Destino Comune, participé à l’exposition Fünf Räume au Forum Culturel Autrichien de New York et aux expositions Abstraction / Quotidien et Abstraction / Modernité au CAC Passerelle de Brest. En 2012, Esther Stocker a présenté ses oeuvres dans les expositions Tracing  the  Grid. The Grid in Art after 1945, Kunstmuseum, Stuttgart, Allemagne, Mind the System Find the Gap, Z33 - House for Contemporary Art, Hasselt, Belgique.

Exposition suivante à la Galerie Alberta Pane : Michelangelo Penso, Hommage à Gaston de Pawlawski, 12 janvier - 16 février 2013

Galerie Alberta Pane 
14, rue Saint-Claude - 75003 Paris
Site web de la galerie : www.galeriealbertapane.com

Marion Tampon-Lajarriette, L’heure mystérieuse, Vidéos & Photos


Marion Tampon-Lajarriette, L’heure mystérieuse, Dans le cadre du mois de la Photo à Paris à la Galerie Dix9, Paris 
16 novembre - 22 décembre 2012

L’Heure Mystérieuse, à travers ses multiples facettes, marque une nouvelle étape dans le travail de l'artiste MARION TAMPON-LAJARRIETTE (née en 1982 à Paris) qui explore l’image et son pouvoir de hantise sur le réel. 

Une mystérieuse communauté arpente de grandes salles obscures, aux aguets, à tâtons, à la recherche d’une vision à l’aide de simples lampes de poches. Le lieu, qui n’est autre qu’un musée, est redécouvert dans sa face cachée, comme lieu de hantise, d’invisible et d’inconnu. Alors que ses portes sont fermées et que le réagencement des oeuvres s’organise en secret entre deux expositions, ces quelques arpenteurs nocturnes 
s’introduisent au coeur de ce temps de latence et de sommeil, de ces salles vides et noires qui se transforment en labyrinthe mental collectif.

The Mysterious Hour, through its multiple facets, marks a new stage in the work of the artist Marion Tampon-Lajarriette (b. 1982, Paris) who explores the image and its haunting power over reality. A mysterious community walk in large and obscure rooms, groping in search of a vision with some of their flashlights. The place, which is a museum, is rediscovered on its hidden face as a place of fear, the invisible and the unknown. While the museum doors are closed during that secret period of latency between two exhibitions, those night visitors creep inside these empty and dark rooms that turn to resemble a mental collective labyrinth.



MARION TAMPON-LAJARRIETTE
MoCLT, série de 13 images, 2012
Impression jet d’encre couleur contrecollé sur Dibond, 67.5 x 120 cm
Series of 13 images, color inkjet print mounted on Dibond
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Dix9, Paris

Pour sa deuxième exposition personnelle à la Galerie Dix9 à Paris, après Lost Horizon, en 2010, Marion Tampon-Lajarriette présente ses dernières créations vidéo et photographiques issues de nouvelles approches des problématiques qui lui sont chères ; l’image et les relations qu'entretiennent avec elle la mémoire et le rêve. Les images de la série MoCLT (acronyme pour un musée imaginaire lié à l’occulte et à l’art moderne) sont issues d’une visite performative faite au Mamco à Genève en janvier 2012, pendant la nuit, en un moment particulier de la vie du musée - une période  secrète de montage/ démontage entre deux expositions. Cette visite particulière dans des espaces obscurs et en chantier était menée par Marion Tampon-Lajarriette, soudain guide spectral pour un petit groupe de visiteurs inhabituels. Trois caméras infrarouges ont filmé en continu ce tour nocturne de 50 minutes où l’artiste évoquait certaines œuvres croisées sur le parcours en fonction de leur aspect hanté ou invisible, de leurs liens forts avec le temps et la mémoire. Les photographies de la série MoCLT sont des images étranges captées dans le flux de ces caméras infrarouges : traces ambigues d’un moment lié à l’obscurité, à la défaillance du visible et à la prégnance des fantômes de l’imaginaire collectif. 


MARION TAMPON-LAJARRIETTE
Erehwon (sun), 2012
Vidéo 16/9, couleur, boucle infinie, muet
16/9 video, color, infinite loop, silent
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Dix9, Paris

La série de vidéos Erehwon se situe elle aussi d’une autre façon dans le registre du fantastique ; registre où l’étrangeté se glisse au cœur du réel quotidien. Par le jeu de travellings avant infinis, ces boucles vidéo transportent le spectateur vers des décors qui restent pourtant inatteignables. Ce sont là des paysages au fantastique ambigu où un déplacement paradoxal  laisse le spectateur sur place en même temps qu’il le projette vers des décors lointains. Ces images impossibles sont composées à moitié de surfaces parcourues, filmées en numérique, et de décors cinématographiques incrustés au dessus de la ligne d’horizon. Issues d’une part du montage de paysages côtiers filmés aujourd’hui, d’autre part de décors de films fantastiques populaires des années 60, ces images offrent une exploration paradoxale de lieux appartenant à la fois à nulle part et à de nombreux imaginaires : à la fois un « no-where » et un « now-here ».


MARION TAMPON-LAJARRIETTE
Antichthones 1, 2012
Vidéo HD, couleur et noir & blanc, boucle, muet
HD video, color, black & white, loop, silent
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Dix9, Paris

On retrouve la cohabitation de ces mondes distincts, quotidien et fiction, dans la série de vidéos en boucle Antichthones. Usant de l’ancienne technique cinématographique des années 1930-1960, les personnages sont placés en studio face à un grand écran où est projeté le décor filmé auparavant, le tout étant ensuite refilmé pour créer l’illusion de la continuité d’un même espace. Ce trucage, ici dévoilé, révèle alors, outre une 
mise en abîme de la salle noire du cinéma, les mécanismes même d’immersion et de distanciation qui agissent intimement au quotidien dans notre rapport aux images. Les personnages devenus captifs de ces espaces fictionnels bouclés sur eux-mêmes pourraient être nommés comme les habitants de planète ou pôle opposés aux nôtres : les « Antichthones » - habitants de ces mondes antinomiques lointains qui, d’après les théories de l’Antiquité, permettent pourtant l’équilibre indispensable à notre monde.

Galerie Dix9 - Hélène Lacharmoise
19, rue des Filles du Calvaire - 75003 Paris   
Heures d'ouverture : du mardi au vendredi de 14h à 19h, samedi de 11h à 19h, et sur RDV  
Site internet de la galerie : www.galeriedix9.com

10/11/11

Expo Photo: Isa Marcelli, Centre Iris, Paris - Lauréate du Prix CaféFoto 2011

Expo Photo Paris : Isa Marcelli 
Les fleurs que là-bas j’ai vécues 
Galerie du Centre Iris pour la Photographie, Paris, 15 décembre 2011 - 10 mars 2012

ISA MARCELLI a remporté le Prix CaféFoto 2011. La photographe présente une sélection de ses photos au Centre Iris... pour la photographie à Paris au cours d'une exposition intitulée « les fleurs que là-bas j’ai vécues ».

ISA MARCELLI, Courtesy de l'artiste. © Isa Marcelli
« Sensuelle et troublante, la poésie photographique d’Isa Marcelli nous enveloppe pour ne plus nous lâcher. La douceur et l’étrange se croisent et se répondent dans ses photographies souvent intimes, toujours évocatrices de l’apesanteur qui succède aux fulgurances du bonheur, aux chaos émotionnels. Une sérénité s’installe alors. La réalité se nuance et laisse percer rêves et mystères » (Communiqué de presse).
Le CAFéFOTO est organisé tous les mois par le Centre Iris. Il s'agit d'une lecture gratuite de portfolios. Quatre à six photographes amateurs se réunissent autour d'une table avec un professionnel de la photo afin de discuter des atouts et des améliorations à apporter au portfolio de chacun. Le tout dans une ambiance détendue, sympathique et dans une opitque constructive. C'est là un excellent moyen de progresser en photo.

Le Prix CaféFoto est attribué tous les ans par les professionnels de la photographie qui ont participé aux lectures de portfolio. Leur choix se fait à la fin de chaque saison de ces lectures de portfolio. Il est attribué, pour son travail, à l'un ou l'une des photographes ayant présenté son portfolio au cours de l'année écoulée. Etant donné la compétence des membres du jury (leur nom est disponible sur le site de CaféFoto) et le nombre de portfolio passée en revue au cours d'une saison, le lauréat, cette année, Isa Marcelli, voit ainsi son travail bénéficié de la reconnaissance de pro, ce qui est encourageant. En outre, un des avantage du Centre Iris est de laisser la place à toute forme d'expression photographique. Il n'est donc pas nécessaire de préformater  les photos que l'on présente, comme c'est le cas pour certains prix (de très haute qualité, par ailleurs mais où c'est la maîtrise du logiciel Adobe de retouche qui est principalement évaluée). N'y voyez pas une critique à l'égard de photoshop, je m'en sert très souvent. Mais la photographie ne se limite pas à un logiciel de retouche d'image, même s'il peut s'avérer des plus utiles. Et parmi les portfolio présentés aux lectures, il doit y en avoir de nombreux de bonne qualité étant passé par Lightroom et Photoshop.

L'inscription à une lecture de portfolio se fait sur le site www.cafefoto.org où vous trouvez les dates des lectures et toutes les informations nécéssaires.

Centre Iris... pour la photographie
Galerie du Centre Iris
238 rue Saint-Martin
75003 Paris
Site internet : www.centre-iris.fr

06/02/11

Expo Sophie Lamm, Sami Trabelsi, Achraf Touloub : De la fenetre du wagon à la Galerie Martine et Thibault de la Châtre, Paris


Sophie Lamm 
Sami Trabelsi 
Achraf Touloub 


Exposition : De la fenêtre du wagon
Galerie Martine et Thibault de la Châtre Paris 
Jusqu'au 2 mars 2011

Cette exposition rassemble des oeuvres de trois artistes, Sophie Lamm, Sami Trabelsi et Achraf Touloub, autour d'un thème aussi classique que passionnant : celui du temps. Un thème riche, déclinable à souhait en fonction de la problématique retenue - le temps de la pratique, la durée, le temps comme mémoire, l’histoire, et le temps de l’exposition - ainsi que du regard, toujours unique, de chaque artiste.

« La pratique de SAMI TRABELSI s’articule principalement autour de la photographie et de la vidéo. Son regard attentif à la peinture, à la sculpture et au cinéma lui permettent de réinterroger les médiums de l’image en les plaçant dans un champ plus large », souligne Judith Espinas.

Analysant le travail de l'artiste SOPHIE LAMM, Marc Desgranchamps relève avec beaucoup de justesse qu'elle « manipule des figures entre grotesque et sublime. Ce qu’elle donne à voir, en peinture, est le résultat de tout un processus où elle cache, enlève, ajoute ; l’image produite étant le jeu d’un ensemble de déterminismes et de volontés qui ne réfutent pas le hasard. ».

L'exposition présente également des oeuvres d' ACHRAF TOULOUB, artiste représenté par la galerie Martine et Thibault de la Châtre, qui par sa pratique tend à questionner les limites de la modernité.

GALERIE MARTINE ET THIBAULT DE LA CHATRE
4, rue de Saintonge
75003 PARIS - France

www.lachatregalerie.com

29-01 > 02-03-2011

19/11/10

Galerie Michel Rein Paris Expositions

Située dans le Marais près de la Place des Vosges, à Paris, la GALERIE MICHEL REIN présente depuis 1992 un programme d’expositions organisé autour de la promotion d’artistes émergents français et internationaux, ainsi que d’artistes plus établis.

Les artistes de la galerie exposent dans les plus importants musées en France et à l’étranger. Leurs œuvres sont achetées par de grandes collections privées et publiques.

La galerie Michel Rein participe à de nombreuses foires d’art contemporain (FIAC, ArtBrussels...) et collabore à des projets d’expositions et de publications à l’international.

Elle représente le travail de Saâdane Aff, Maria Thereza Alves, Maja Bajevic, Jean-Pierre Bertrand, Jordi Colomer, Jimmie Durham, Didier Fiuza Faustino, Dora Garcia, Mathew Hale, Jean-Charles Hue, Armand Jalut, Yuri Leiderman, Didier Marcel, Stefan Nikolaev, Orlan, Dan Perjovschi, Elisa Pône, Mark Raidpere, Michael Riedel, Allan Sekula, Christian Ward, Raphaël Zarka, Chen Zhen.

Artistes permanents : Saâdane Afif - Maja Bajevic - Jean-Pierre Bertrand - Jordi Colomer - Jimmie Durham - Dora Garcia - Jean-Charles Hue - Armand Jalut - Yuri Leiderman - Didier Marcel - Stefan Nikolaev - Orlan - Dan Perjovschi - Mark Raidpere - Allan Sekula - Chen Zhen

Expositions 2010 à la galerie Michel Rein

MICHAEL RIEDEL, 16 octobre - 20 novembre 2010
JEAN-PASCAL FLAVIEN, person(ne) A person(ne) B, 4 septembre - 9 octobre 2010
Exposition collective d'artistes de la Galerie Michel Rein, Summertime Love, 12 juin - 24 juillet 2010
LUCA VITONE, Souvenir d’Italie, 29 avril - 5 juin 2010
CHRISTIAN WARD, Balanced Rock, 13 mars - 24 avril 2010
JEAN-CHARLES HUE, Tijuana, Carne Viva, 5 décembre 2009 - 16 janvier 2010

GALERIE MICHEL REIN
42 rue de Turenne
75003 Paris

www.michelrein.com

01/11/10

Michael Riedel – Galerie Michel Rein, Paris

Michael Riedel
Galerie Michel Rein, Paris
Jusqu’au 20 novembre 2010

Cette première exposition monographique de MICHAEL RIEDEL en France marque son entrée à la galerie Michel Rein.

Qu'une oeuvre soit réalisée importe peu. Ce qui compte c'est qu'elle existe. Pour cela il faut qu'elle rencontre un public. Il faut qu'elle circule, ce qui n'a lieu que par la diffusion et la médiation. Pour qu'une oeuvre existe il faut qu'elle soit visible, il faut qu'elle soit retransmise, que des articles soient écrits à son sujet, que des photographies soient prises et diffusées. Il faut que l'oeuvre soit livrée à l'interprétation du langage et des techniques de reproduction. L'existence d'une oeuvre est donc dépendante des déplacements qu'implique sa diffusion. Un texte en fait une description toujours trop sommaire et une interprétation qui encercle ses enjeux. Une photographie lui ampute son volume, ses dimensions et un certain nombre de ses qualités plastiques. Sa mise en mouvement se fait donc en trahissant ses qualités.

Si ce mouvement est primordial à l'existence d'une oeuvre il semble assez logique de le privilégier puisqu'il se substitue à toute réalisation. D'autant plus que de toutes façons celle-ci a toutes les chances d'être déformée par cette mise en circulation. C'est la position que prend Michael Riedel. Il alimente le circuit auquel est destinée toute oeuvre. Un circuit fait d'expositions, de médiatisations et d'interprétations. Mais il l'alimente avec les modalités de ces déplacements eux-mêmes. Les posters sur toile Untitled ont ainsi comme contenu de l'information extraite de sites Internet, celui du site du Moma de New York qui documente une oeuvre de Michael Riedel présente dans ses collections et celui d'un site d'informations culturelles qui annonce l'actualité des expositions. Dans un cas comme dans l'autre ce sont des informations sur le travail de Michael Riedel qui servent de matériau.

Ce type d'information est par ailleurs régulièrement produit par des protocoles que Michael Riedel met en place lui-même. Chacune de ses expositions est accompagnée d'un poster contenant un texte et des images. Les photographies sont prises sur le vif, elles rendent compte du projet dans le moment où il se réalise, loin de la neutralité prétendue des « vues d'expositions ». Comme celles-ci, elles proposent un point de vue sur son travail. Les textes sont des monologues ou des discussions enregistrées avec un logiciel de reconnaissance vocale qui transcrit directement la parole en texte. Bien qu'ils soient produits sur le vif et de façon mécanique, ils sont comme tout compte-rendu d'exposition ou entretien publiés dans un magazine, ils s'écartent de leur objet malgré leurs intentions. Ces posters rendent compte d'un objet dont ils s'écartent. Leur fidélité est en effet trahie par leur nature même.

Ces posters ont été assemblés dans un ouvrage : Gedruckte und nicht gedruckte Poster 2003-08 (Posters publiés et non publiés, 2003-08). La technique pour les mettre en page a consisté à les assembler sur une unique planche dans laquelle les plis et les coupes ont été réalisés pour composer un livre au format inférieur aux posters, opération les rendant illisibles. Sa forme de livre empêche finalement la lecture de son contenu. C'est ici encore l'adaptation à un format et un type de diffusion qui génère un objet prenant ses distances vis-à-vis de ce dont il est censé rendre compte. On l'aura compris, ces déplacements fondent le travail de Michael Riedel.

La typographie utilisée par Michael Riedel est l'Arial, sorte d'Helvetica bas de gamme, fournie par défaut. Ses mises en page révèlent la même neutralité. Elles semblent le résultat d'un copier-coller ne respectant aucune des mises en forme de la source. L'un comme l'autre sont les signes de passages d'un médium à un autre produisant une modification du contenu et en bousculant la lecture. La série Four proposals for the change of modern * relève de ces déplacements. Lors d'une exposition au Modern Institute à Glasgow Michael Riedel extrait le mot « modern » du logo de cette institution qu'il découpe dans du tissu présenté comme une bannière. Utilisant le tissu découpé comme un pochoir, l'artiste crée une série d'impressions numériques sur toile, accordant la même importance au processus de production qu'à l'objet final. De nouvelles versions du mot Modern ont découlé de Four Proposals for the change of Modern in the logo of the Modern Institute, et continuent d'évoluer les uns des autres, en une série à la numérotation infinie quoique prévisible. Ces interprétations ne nous fournissent pas nécessairement d'informations à propos du travail de Michael Riedel, mais, comme avec ses posters et cartes postales, sur le fait qu'il existe et qu'il est transmis au monde.

FRANCOIS AUBART, Octobre 2010

GALERIE MICHEL REIN, PARIS

16/10 – 20/11/2010

www.michelrein.com

09/10/10

Nuits du Marais 2010 Expos et Galeries

Les Nuits du Marais - Paris
Vendredi 22 & Samedi 23 octobre 2010
de 12 h à 22 h
Les Nuits du Marais 2010
Parcours artistique dans les galeries d’art du Marais  
Art contemporain | Mode | Design

Le Marais, une étape incontournable dans le Paris de la Création 
Le Marais possède un patrimoine culturel exceptionnel qui témoigne de l’histoire de la capitale. Quartier pittoresque, on y trouve des trésors d’architecture : quelques uns des plus beaux monuments historiques de Paris, musées, sites remarquables, de magnifiques hôtels particuliers des 17ème et 18ème siècle. Internationalement reconnu pour son effervescence artistique et festive, le Marais en croissance continue  affiche une belle vitalité. Des grands noms de la création, de jeunes talents ; la création contemporaine ne cesse de se développer avec l’ouverture de show-room, galeries d’art, boutiques- ateliers.  

Le Marais, vitrine internationale de l’art contemporain Les 3e et 4e arrondissements de Paris comptent aujourd’hui le plus grand nombre de galeries d’art contemporain. Un condensé exceptionnel qui existe surtout  par sa variété : de grands marchands historiques côtoient des galeries émergentes et continuent à susciter l’intérêt toujours  renouvelé d’un public international.  Leurs vitrines, leurs expositions, leur soutien à la création contemporaine en font des acteurs culturels et marchands essentiels de la capitale.

 Les Nuits du Marais renouent avec la tradition artistique du quartier C’est l’inauguration du Centre Georges Pompidou en 1977 qui ouvre l’histoire de l’art contemporain à Paris rive droite. L’arrivée de nouvelles générations (Figuration Libre) et de nouveaux marchands tirent profit des controverses suscitées par l’image radicale du Centre Pompidou. La vocation artistique moderne du Marais se confirme alors par l’inauguration du musée Picasso en 1986.

Crées à l’initiative de galeristes, les Nuits du Marais ont vu le jour en mai 2006. Dans un périmètre allant de Bastille à Beaubourg, de la Seine à République, Le Marais devient ainsi  pendant 3 jours  une scène culturelle  où une soixantaine de galeries d’art se fédèrent et invitent le public à découvrir  le jour et en soirée toute la richesse et la diversité de l’art contemporain. En 2010, le concept des Nuits du Marais évolue En reprenant les rênes des Nuits du Marais,  sa nouvelle directrice, Mireille Mathurin  a reconceptualisé cette manifestation en développant de nouvelles propositions, pour offrir aux galeristes une véritable  plateforme  artistique  et commerciale davantage en phase avec leurs besoins et attentes par rapport au marché d’aujourd’hui et de demain.  

Les Nuits du Marais au cœur de la semaine de l’art contemporain En fusion avec l’environnement culturel de la ville, Les Nuits du Marais  s’inscrivent désormais dans la dynamique et l’effervescence  de la semaine de l’art contemporain. Parmi ces grands rendez-vous dédiés à l’art contemporain c’est l’émergence d’une initiative décalée,  une offre de qualité, originale et distinctive. Une nouvelle opportunité de rencontres pour favoriser des passerelles, des interactions, entre galeristes, amateurs d’art, collectionneurs.  

Les galeristes sont aujourd’hui à la recherche  d’une alternative de qualité pour pouvoir exister commercialement en dehors des  foires internationales d’art contemporain. Les Nuits du Marais apportent ce nouveau souffle tout en créant des synergies  bénéfiques avec la Fiac et les foires off qui ont lieu pendant cette semaine. C’est un retour à l’intimité, à la proximité : ce parcours artistique permet  aux collectionneurs, amateurs d’art de rencontrer les galeristes dans leur propre environnement. Il s’agit aussi de répondre de manière plus large aux nombreux publics de l’art contemporain et de conquérir des collectionneurs différents de ceux qui répondent habituellement aux échos du marché international. Dans un environnement favorable à l’implantation d’une nouvelle manifestation culturelle, Les Nuits du Marais ambitionnent de s’inscrire dans la continuité de ce mouvement  artistique automnal parisien  et de s’installer de façon pérenne dans le temps et la ville.
L’édition 2010 s’affirme par une ligne directrice forte autour d’un thème fédérateur : « Les Nuits du Marais et les villes du Monde », un parcours d’art contemporain  à la croisée des cultures et des disciplines artistiques  où chaque lieu  d’exposition représente un pays à travers l’exposition  d’un ou plusieurs artistes.  L’objectif étant de mettre en valeur la pluralité des cultures et la force de leurs créations contemporaines. De révéler les caractéristiques qui rapprochent des artistes issus des cinq continents, De témoigner du foisonnement d’échanges entre galeristes français et artistes étrangers.
Agathe Gaillard  présente  l’exposition Settembre du jeune photographe belge JEAN-FRANCOIS SPRICIGO, lauréat 2008 du prix de photographie de l’académie des Beaux Arts.
 JEAN-FRANCOIS SPRICIGO
© JEAN-FRANCOIS SPRICIGO, 2010, Dimension 2126 x 1418
Courtesy GALERIE AGATHE GAILLARD - 3, rue du Pont Louis Philippe, Paris
La galerie Lisette Alibert expose les œuvres de l’artiste peintre IRENE BOU.  Née à Caracas (Venezuela) en 1982, Sa peinture forte est un contraste entre une grande liberté graphique et un équilibre subtil et maîtrisé des masses colorées et des formes. Ses personnages, perdus dans une ville hostile, en nous livrant les angoisses de l’artiste, transmettent des ondes d’émotion d’une exceptionnelle intensité.
irene_bou     © IRENE BOU, La magia de lo descnocido
Courtesy GALERIE LISETTE ALIBERT – 26, place des Vosges, Paris 3e
Dans ce parcours d’art contemporain, la France est très largement représentée aussi bien par de très jeunes galeries que les plus confirmées à l’image de la  galerie Vieille du Temple qui expose des oeuvres du peintre GUY DE MALHERBE.
guy_de_malherbe
© GUY DE MALHERBE, M+®tamorphose, huile sur toile 250x196
Courtesy GALERIE VIEILLE DU TEMPLE - 23, rue Vieille-du-Temple, Paris 4e
La galerie Metropolis présente pour la première fois en France, ERNESTO CASERO. Né en 1977, l’artiste vit et travaille à Valencia. “Son travail est une combinaison insolite de la réalité et de son double. De grandes huiles très colorées figurent des organisations de formes étranges minutieusement symétriques. Une sensation de tests de Rorschach  ou d’images de microscopie à la beauté mystérieuse. Ernesto Casero ne reproduit pas la réalité…Il invente un monde qui pourrait exister et qu’il donne à voir… Il travaille sur le décalage énoncé dans l’Essence platonicienne : une réalité non perçue et néanmoins plus réelle que  les apparences sensibles. Eternel dilemme entre ce qui est réel et ce qui est visible” (MGV) Les photographies sur les années Rock de l’artiste  américain BOB GRUEN, sont présentées à la galerie Basia Embiricos. La galerie Beckel Odille Boïcos met à l’honneur la photographie russe moderne et contemporaine. L’exposition organisée en  partenariat  avec le musée national de la photographie de Nizniy Novogarod et l’union des photographes russes de Moscou, Vera Tarasova, Joannes Galert, a pour ambition de présenter un panorama étendu  de la photographie russe : des tirages historiques emblématiques de l’ère tsarine, des œuvres des pictorialistes célèbres des années 1910 et 1920 – ALEXANDER GRINBERG, LEONID SCHOKIN - des créateurs contemporains internationalement connus – VADIM GUSHCHINE, JOHANNES GALERT, NIKOLAI BAKHAREV, ALEXANDER GRONSKY – ainsi que les photographes émergents comme YEVGENIYA CHLIVKO et YULIGA MATUSHENKO. La galerie Bruneau Munier a choisi de promouvoir de jeunes photographes d’Amérique Latine privilégiant une approche picturale de la lumière et/ou de la composition. L’exposition Pérou - Colombie, talents d’aujourd’hui présente  25 œuvres de 8 nouveaux talents péruviens et colombiens  avec comme invité d’honneur  MORFI JIMENEZ MERCADO - Lauréat du prix  Hasselblad en 2009. La galerie Vidal  Saint Phalle  présente  sa dixième exposition personnelle consacrée au peintre allemand MAX NEUMANN.  La figure est le sujet unique  de l’artiste. Une figure mystérieuse qui se reconnaît entre toutes, dont on retrouve les éclatantes qualités de coloriste de son auteur, la  simplification belle et efficace du trait mais dont l’identification reste toujours imprécise. L’exposition Sleepy blue eyes  rassemble une trentaine de dessins de format 30 x 30 cm, réalisées en 2010 sur le même papier huilé, et une dizaine de dessins plus grands et de petites peintures récentes.  Unique, exposition  collective dédiée à BERNARD LAMARCHE VADEL chez Michèle Chomette ; le sculpteur MARC PEREZ à la galerie Felli et le peintre SERGE LABEGORRE  chez Pierre Marie Vitoux.   Le galeriste Christian Berst  qui explore la diversité formelle de l’art brut nous invite à découvrir une exposition inédite de JOSETTE RISPAL, authentique créatrice, en ce sens où tout ce qu’elle entreprend, ce qu’elle touche, ce qu’elle respire est transformé, transfiguré, re-crée. La jeune galerie  Vera Amsellem  présente un ensemble de sculptures et peintures d’ALAIN HUSSON DUMOUTIER, artiste de l’Unesco pour la paix. Une première exposition d’ouverture avec le jeune photographe AHMED TERBAOUI à la galerie Gabriel & Gabriel. Dédiée aux arts graphiques, numériques et à la photographie, la galerie Gabriel & Gabriel invite MISS TIC et la styliste CONSUELO ZOELLY à rejoindre leur workin progress. Ces 2 créatrices joueront à faire se rencontrer leur art, croisant ainsi leurs regards au cœur de l’exposition d’Ahmed Terbaoui qui nous propose une visite  des sous-sols parisiens… Performance en direct et en différé (!), la galerie Gabriel & Gabriel et la boutique Consuelo Zoelly exposeront  les créations issues de cette fusion insolite. Autre exposition d’ouverture à la galerie Duboys : Before the storm, exposition collective qui annonce la ligne directrice et le positionnement dans l’art  contemporain de cette galerie émergente.  

Nouveauté ! Les Vitrines du Marais Les acteurs de la mode, du design et de l’art contemporain sont des partenaires intimes. Il paraissait important d’élargir la représentation de l’art, d’offrir un panorama plus vaste en accueillant la mode et le design qui contribuent fortement à la vitalité de la création artistique à Paris. La manifestation vise à encourager la promotion de l’art dans toute sa richesse et sa diversité, d’ouvrir un peu plus le champ de l’art contemporain et  de permettre aux créateurs de tous les horizons de se rencontrer. Ces nouvelles énergies permettent d’envisager un rayonnement inédit de cette manifestation. Avec toute la diversité des expressions artistiques que cela suppose, de multiplicité de scénographies et d’accrochages, les espaces de mode et de design deviennent des lieux d’exposition en présentant un artiste de leur choix ,ou bien, ils  sont en lien  avec une galerie,  selon une cohérence  un intérêt artistique et présentent un de ses artistes. Un dialogue se noue  entre ces différents univers artistiques où les codes s’entremêlent, se partagent, se complètent. L’œuvre de l’artiste  se dévoile hors de son champ habituel d’expression : la magie de la rencontre entre un artiste et un lieu. Kristyne Rispoli a travaillé auprès de grands noms comme Bernard Perris, Thierry Mugler, Karl Lagerfeld et Chanel. Une alliance réussie entre l’artiste peintre, ISABELLE PENC et la boutique galerie de Kristyne Rispoli  qui met en lumière des créations sublimées par l’implication de l’art. 
Kristyne_Rispoli KRISTYNE RISPOLI - 7, rue Froissart 75003 Paris
Ldeo&Co spécialisé dans le mobilier d’architecte et éco design brésilien  a choisi d’accueillir dans son espace l’artiste peintre française CHANTAL MATHIEU. Chez la pétillante styliste suédoise Anika Skarstrom, un accrochage, mêlant les dessins de l’écossaise JOHANNA HALFORD et les peintures de XIAO FAN RU, artiste chinois qui vit et travaille à Paris. Placé sous le signe de l’exigence  et de la diversité artistique le parcours des Nuits du Marais  offre un large éventail  de modes d’expression contemporains à travers des expositions de toutes tendances.  Présentée également à la Fiac, au Grand Palais, l’exposition Le dessin ingresque au XXe siècle chez la jeune galeriste Sophie Scheidecker, est une invitation à découvrir un classicisme revisité empreint de modernité. Perpétuant, le rythme triennal  de présentation de ses dernières œuvres à la galerie Beaudoin Lebon, l’artiste ALAIN CLEMENT inaugure la saison. Gouaches sur papier, montages  avec photographies, huiles sur toile et sculptures en tôles d’acier, murales ou en ronde de bosse, déclinent la démonstration d’une pratique sans discours, dans l’évidence du faire et du voir. SPEEDY GRAPHITO investit la galerie Brugier Rigail sur près de 300m2 avec une série exclusive de ses dernières œuvres  dans un nouveau style  toujours aussi coloré. L’exposition sera l’occasion de découvrir peintures et sculptures dans un espace transformé par l’artiste avec des installations inédites. A l’occasion de sa grande exposition au C/O de Berlin Polka galerie accueille PETER LINDBERGH. Vingt et un tirages du maître incontestable de la photographie sont présentés dans une rétrospective qui reprend les incontournables portraits de Kate Moss, Milla Jovovitch, Linda Evangelista ou Jeanne Moreau. Mais aussi des tirages, moins connus, qui montrent l’amour et le respect que porte le photographe envers les femmes, leur corps, leur silhouette, leur élégance et leur sensualité.  L’édition « la  vie en face » de Polka galerie répond  au thème «  les Nuits du Marais et les villes du monde, »  en présentant 10 tirages du  dernier travail de STANLEY GREENE sur Haïti,  les travaux de BRENDA ANN KENNEALLY, des portrait de femmes américaines emprisonnées par la misère sociale ; ceux de MI ZHOU, photographe chinois vivant à San Francisco, avec des tirages panoramiques en noir et blanc sur l’un des festivals les plus déjantés des Etats-Unis Burning Man. Ainsi que des photos inédites de Steve McQueen par ALAIN LOISON et un reportage sur le Khirghizistan, ce pays méconnu, par WILLIAM DANIELS.

Pendant 3 jours et  soirées, réunis sous la même bannière,  tous ces visages de la création  des 3e et 4e arrondissements  se réunissent  pour valoriser la richesse des différentes expressions de la création à travers une programmation pluridisciplinaire  articulée autour d’expositions qui répondent  au thème « les Nuits du Marais et les Villes du Monde ».
LES NUITS DU MARAIS 22 & 23 octobre 2010, de 12 h à 22 h