Julian habite dans une petite ville du nord de la Floride. Après avoir écrit un poème, il prend le bus, direction Ground Zero, afin de commémorer aux côtés de ses compatriotes les attentats du 11 septembre.Thomas Haley filme un patriote ordinaire, désireux d’ancrer son identité dans un projet national en crise, et dresse le portrait nuancé d’un « petit blanc » qui n’a pas renoncé à l’American dream.
Nouvelle-Orléans, Louisiane : un jour a suffi pour dévaster une ville entière.Un geste de lui a suffi pour la quitter pour une autre femme. Une errance comme un rêve, ou plutôt un cauchemar, dans une ville qui panse ses plaies.Un voyage parmi les fantômes, mais aussi parmi les vivants, ceux qui ont survécu, ont reconstruit, se sont reconstruits, et se souviennent. Histoires parallèles d’une dépossession, et puis peut-être d’une consolation.
“Comment mordre la vie à pleines dents alors qu’il m'en manque la moitié ?"A 22 ans, alors qu’elle aimerait surtout faire la fête, faire l’amour, ou ne rien faire du tout, Keren doit constamment subir des opérations dentaires. Pendant plusieurs mois, elle va filmer sa vie, ses proches et ses dentistes mais aussi la confrontation au regard de l’autre.
En Chine, dans la région du Shaanbei, les yaodong, habitats voûtés d’origine troglodytes, sont aujourd’hui construits en pierre adossées aux flancs des montagnes. Leur construction s’opère sans plan d’architecte, selon un savoir-faire transmis oralement. La réalisatrice nous emmène à la rencontre des artisans et des habitants. A l’écoute de leurs petites ou grandes histoires et, tout en partageant leurs rituels, peu à peu, par petites touches, se constitue le puzzle d’un instantané de la « culture yaodong » d’aujourd’hui.
Les Chebabs sont un petit groupe de garçons et de filles qui se connaissent depuis l'adolescence. Aujourd'hui, au seuil de l'âge adulte, ils ont une véritable soif de vivre et d'absolu, mais sont confrontés à des réalités complexes.Entre le besoin de liberté et l'appartenance au groupe, le désir de révolte et la perspective d'une vie bien rangée, les choix sont difficiles ; mais tout l'est plus encore quand on est réfugié palestinien dans le camp de Yarmouk, en Syrie.
Atchinsk, 4000 km de Moscou. Dans un foyer d’habitation à l’extrémité de cette ville de Sibérie, les habitants se croisent dans l’escalier, peu enclins à parler de la campagne en cours pour l’élection du prochain président. Dehors la ville vit au rythme du froid, seul le son de la radio se fait l’écho des manifestations antigouvernementales de la capitale. Ces images d’une ville endormie se mêlent à celles de militants-salariés du parti de Poutine.
Tourné avec des pellicules Super 8, le film se présente comme un voyage, une rêverie le long du fleuve Narmada en Inde, entre les mythes du progrès et les mythes du fleuve.« Les barrages seront les temples de l’Inde moderne » proclamait Nehru à l’indépendance du pays. Bientôt, l'un des plus importants complexes de barrages conçus à ce jour sera achevé sur la Narmada. Une lutte sociale s’organise. Nous voyageons sur le fleuve jusqu’à l’océan, à la rencontre des habitants, des croyances et des imaginaires qui cohabitent et s’opposent dans cette vallée en pleine transformation.
“J’ai rencontré Jacques en décembre, il remontait son laboratoire photo, ça faisait quinze ans qu'il n'en avait plus fait. De ce désir de reprendre possession de quelque chose m'est apparue une belle victoire de la vie. J'ai plongé avec lui dans ses images, cherchant celles qui pouvaient le raconter.” (Jeanne Vaillant)
« Il y a un jour une femme, qui vient frapper à une porte. Où donc était le camp, demande-t-elle. Je ne sais pas, madame. De quel camp parlez-vous ? »Sous les talus élégants se cachent tous les souvenirs des hommes. A Angoulême, certains se rappellent, et d'autres pas. Sonia, Micheline et René racontent ce que les archives poussiéreuses gardent pour elles. A Angoulême, les nomades de jadis ont tant de souvenirs enfouis sous les paysages de la ville.
Deux soeurs de 96 et 98 ans vivent dans une vieille maison, située en face de l’école dans laquelle elles ont enseigné, au centre du Portugal. Leur vie quotidienne sereine et paisible s’organise au jour le jour, peuplée par leurs souvenirs et leurs menues tâches ménagères. Mais avec la vieillesse, la maladie arrive, sans prévenir.
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