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20/02/22

Henning Wagenbreth @ Centre de design de l'UQAM, Montréal - Le design graphique pour les 6 à 99 ans

Henning Wagenbreth 
Le design graphique pour les 6 à 99 ans
Centre de design de l'UQAM, Montréal
24 février – 10 avril 2022

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Les cyclistes n’ont rien à perdre que leurs chaînes !
Affiche en sérigraphie 4 couleurs en ton direct
Imprimée par Lézard Graphique, Brumath, France
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
The Mazookas
Pique-niques du dimanche
Illustrations de Henning Wagenbreth
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
L’usine Wagenbreth d’illustrations
Affiche en sérigraphie 5 couleurs en ton direct
Imprimée par Squadro, Bologna, Italie
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Un OVNI s’est posé à Montréal, déversant sa cargaison d’objets graphiques inusités au Centre de design de l’UQAM. L’affichiste et illustrateur berlinois Henning Wagenbreth en est le commandant de bord. Son univers se compose de personnages de bandes dessinées qui assurent dans presque toutes les œuvres une présence humaine plus ou moins caricaturée, de robots, de fusées, de machines infernales, que l’on peut retrouver à travers diverses créations.

Ce designer graphique exerce ses talents tous azimuts : illustrations, affiches, livres, timbres, pochettes de disques, jeux, costumes et décors de théâtre, marionnettes. Son graphisme coloré, foisonnant et déconstruit se donne des airs naïfs, mais est parfaitement pensé et maîtrisé. Identifiable parmi tous, sa touche originale a fait la renommée internationale de son auteur.

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Petit-déjeuner en plein air
Affiche en sérigraphie 4 couleurs en ton direct
Imprimée par Lézard Graphique, Brumath, France
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Festival du film d’animation hollandais
Affiche en sérigraphie 4 couleurs en ton direct
Imprimée par Lézard Graphique, Brumath, France
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Kosmostage, 2021
Affiche en sérigraphie 4 couleurs en ton direct
Imprimée par Lézard Graphique, Brumath, France
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Zones de transit
Livre édité par Kunstbibliothek Berlin, 120 illustrations
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Élevé en Allemagne de l’Est, Henning Wagenbreth participe, jusqu’à la chute du mur de Berlin, à un certain activisme anti-régime. Depuis, son regard critique sur nos sociétés s’exerce à travers des images destinées à nous faire réfléchir. Son commentaire social ou politique s’accompagne le plus souvent d’une pointe d’humour, un peu sarcastique, d’une satire sensible. L’approche ludique du graphisme de Henning Wagenbreth lui permet de séduire le client pour ensuite, au second regard, l’amener à se questionner sur des sujets sérieux, voire sombres. L’idée finale n’est pas de plaire, mais de passer le message. « La lisibilité de mon idée est importante. J’attrape les gens avec une image intéressante et après ils regardent le reste », affirme-t-il avec un sourire en coin. Visiblement, pour Henning Wagenbreth, on peut rire de tout. Encore faut-il savoir comment.

Outre les très grandes affiches en sérigraphie, qui caractérisent l’œuvre de Wagenbreth, l’exposition rassemble des créations de formats différents, réalisées grâce à des techniques d’impression variées. Elle amène les visiteurs à découvrir le travail de Wagenbreth, jongleur d’idées et d’illustrations dont l’univers graphique évoque l’Art brut. Les illustrations sont constituées de morceaux découpés, sortes de puzzles géométriques auxquels s’ajoutent des typographies composites que Wagenbreth aime dessiner. Le tout s’agence dans une cacophonie visuelle pouvant rappeler les cadavres exquis des surréalistes. L’affichiste s’amuse et nous entraîne irrésistiblement dans son monde, un monde de poésie visuelle, d’enfants sensibles, parfois blessés par l’état de nos sociétés.

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Handisport – Pour le sport
Timbres de la série annuelle sur le sport, créés par Henning Wagenbreth 
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM 

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Behindertensport – Für den Sport, 145, 2015
Timbres de la série annuelle sur le sport, créés par Henning Wagenbreth 
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM 

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Appels à l’aide – 36 courriels d’escroquerie provenant d’Afrique 
Livre édité par Gingko Press, 42 pages 
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM 

HENNING WAGENBRETH est né en 1962 à Eberswalde, en Allemagne de l’Est, et a étudié à la Kunsthochschule Berlin-Weißensee de 1982 à 1987. Depuis, il œuvre principalement comme illustrateur. Il crée du graphisme et ses propres caractères de typographie, et inclut la connaissance des techniques artisanales et industrielles dans son processus de création. Il vit à Berlin, mais a aussi séjourné à Paris et à San Francisco. Il illustre et conçoit des graphismes de tous formats, du timbre à la bannière, des peintures uniques ou des impressions produites en série, livres, affiches, journaux et magazines. Parfois, il vagabonde vers l’animation et le théâtre. Avec le groupe The Mazookas, il combine discours visuel par projection et musique. Depuis 1994, il est professeur de communication visuelle à l’Universität der Künste Berlin. Il a reçu le prix du « plus beau livre au monde » de la Stiftung Buchkunst en 2000 et de nombreux autres pour ses affiches et ses livres. Wagenbreth a présenté plusieurs expositions à travers le monde et est membre de l’Alliance graphique internationale (AGI) depuis 2002.

Le commissaire de l'exposition, MARC H. CHOKO, est professeur émérite à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où il a enseigné de 1977 à 2018. Il a été directeur de recherche à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) Urbanisation, Culture et Société de 1985 à 2005 et directeur du Centre de design de l'UQAM de 1999 à 2008. Passionné par les affiches, il les collectionne depuis sa jeunesse. Depuis le début des années 1980, il a organisé des expositions, dont plusieurs à titre de commissaire, et a publié de nombreux ouvrages reconnus dans le domaine. De 2008 à 2018, il a été responsable du cours Design graphique et culture à l’École de design de l’UQAM. Marc H. Choko consacre dorénavant ses activités professionnelles à la publication de livres, à la production d’expositions et à des conférences sur le graphisme et sur l’affiche.

CENTRE DE DESIGN DE L’UQAM
1440 rue Sanguinet, Montréal, Québec H3X 3X9

22/08/16

Toulouse-Lautrec @ MBAM, Montréal

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Epoque
Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)
Jusqu'au 30 octobre 2016

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Epoque

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) invite à revivre  l’âge d’or des cabarets parisiens à travers l’exposition TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE. Celle-ci dévoile une collection particulière exceptionnelle qui regroupe presque toutes les estampes et affiches les plus célèbres de Toulouse-Lautrec, ce grand maître français du XIXe siècle, qui a révolutionné l’art de la gravure. Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et The Phillips Collection, Washington (DC), l’exposition offre une occasion extraordinaire d’admirer près de 100 estampes et affiches couvrant l’ensemble de la production lithographique de l’artiste, de 1891 à 1900, aussi bien des images emblématiques que des épreuves uniques rarement exposées, choisies pour leur qualité et leurs couleurs incomparables.

L’exposition présente également quelques oeuvres de proches de Toulouse-Lautrec, dont une toile de Louis Anquetin, L’Intérieur de chez Bruant : Le Mirliton. Longtemps considérée comme un projet inachevé connu que par ses études préparatoires, elle est pour la première fois révélée au grand public. Sans nul doute une redécouverte majeure de l’histoire de l’art du Paris « fin de siècle ».


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Moulin Rouge – La Goulue
1891
Lithographie au pinceau et au crachis. Impression en quatre couleurs. Pierre de trait tirée en noir, pierres de couleurs en jaune, rouge et bleu sur trois feuilles sur vélin
191 x 117 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Ambassadeurs : Aristide Bruant
1892
Lithographie au pinceau et au crachis. Impression en cinq couleurs. Pierre de trait tirée en vert olive, pierres de couleurs en orangé, rouge, bleu et noir sur vélin, sur deux feuilles
134,5 x 93 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Divan Japonais
1892-1893
Lithographie au crayon gras, au pinceau et au crachis, avec trame report. Imprimé en quatre couleurs. Pierre de trait tirée en vert olive, pierres de couleurs en noir, jaune et rouge sur vélin
80,8 x 60,8 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

A travers son oeuvre lithographique, Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) a saisi comme nul autre l’âme de la vie nocturne parisienne de la Belle Époque, dans des scènes dynamiques de bals et de cabarets inspirées par le quartier des spectacles, alors en plein essor. Installant son atelier dans le quartier bohème de Montmartre, il est devenu un habitué des boîtes de nuit telles que le Chat Noir, le Mirliton et le Moulin Rouge. Il a représenté leurs spectacles, esquissant le portrait de la vie moderne parisienne.

« Lors de l'inauguration de Warhol s'affiche en 2014, nous voulions déjà rendre hommage à son illustre prédécesseur, Toulouse-Lautrec : c'est fait. Grâce à une collection particulière d'exception, aujourd'hui révélée au Musée des beaux-arts de Montréal, puis à la Phillips Collection de Washington. Une centaine d'estampes et d’affiches, plus quelques dessins et tableaux de l'artiste et de son cercle, sont dévoilés dans un état de conservation exceptionnel – il faut le souligner, car ces éphémérides n’étaient pas conçues pour durer. C’est une occasion de traverser le Paris de la Belle Époque, ses vedettes et ses cabarets... », affirme Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM.

« Je me réjouis de cette première collaboration de la Phillips Collection avec le Musée des beauxarts de Montréal –, et ce, pour une exposition internationale majeure telle que Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque, affirme Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection. Ce projet marque la première monographie de Toulouse-Lautrec à la Phillips Collection depuis près de 80 ans. Nous sommes ravis de partager cette collection inédite avec le public américain et canadien. »

Présentée dans le pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM, l’exposition se déploie en quatre sections qui évoquent les principaux thèmes explorés par l’artiste : Vie moderne, Théâtre, Caféconcert et Dans la nuit. Elle témoigne de la vie contemporaine du Paris de la fin du XIXe siècle, de ses cabarets, hauts lieux d’excès et de festivités nocturnes, tout comme des divertissements tels que le cirque, les courses, les balades à vélo, l’automobile – récemment inventée – tout comme les promenades avec animal de compagnie.


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
La Chaîne Simpson
1896
Lithographie au pinceau, au crayon gras et au crachis. Impression en trois couleurs. Pierre de trait tirée en bleu, pierres de couleurs en rouge et jaune sur vélin
82,8 x 120 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : UNE COLLECTION D’EXCEPTION RÉVÉLÉE

Les expositions portant sur les estampes et les affiches de Toulouse-Lautrec ne sont pas rares, mais celle-ci révèle une collection d’exception, composée de près d’une centaine d’oeuvres réunies au cours des dernières années par un particulier.

Presque toutes les estampes exposées sont dans un état de conservation remarquable, leurs encres et les couleurs n’ayant rien perdu de leur éclat d’origine. On doit à l’expertise du collectionneur et au grand soin qu’il porte à ses oeuvres – des exemplaires de la presque totalité des lithographies de Toulouse-Lautrec appartiennent à cette collection en constant essor – de pouvoir aujourd’hui mieux comprendre et apprécier l’estampe comme mode d’expression des ambitions de l’artiste.

Cette collection comprend des épreuves d’essai rares et exceptionnelles, dont certaines non répertoriées et plusieurs jamais publiées. Parmi ces oeuvres qui n’ont jamais été révélées au grand public se trouvent des tirages uniques (épreuve d’essai de Moulin Rouge – La Goulue et du rarissime Pendu) ainsi que des estampes très rares (épreuves d’essai ou définitives pour Reine de Joie, May Milton, May Belfort et pour la célèbre affiche Jane Avril).


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Jane Avril
1899
Lithographie au pinceau. Impression en quatre couleurs sur trois pierres. Pierre de trait tirée en noir, une pierre de couleur en rouge, une en jaune et bleu (le serpent sur la robe imprimée avec une seule pierre) sur vélin
56 x 38 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

Elle compte également quatre oeuvres exécutées par deux suiveurs proches de l’artiste : un dessin au crayon de couleur représentant une salle de bal de même qu’une version grand format de la célèbre affiche Tournée du Chat Noir de Théophile Alexandre Steinlen ; ainsi qu’un pastel intitulé Au cirque et la fascinante peinture L’Intérieur de chez Bruant : Le Mirliton de Louis Anquetin, pour la première fois exposée.

Le MBAM possède pour sa part cinq lithographies réalisées par Toulouse-Lautrec entre 1894 et 1898. Trois d’entre elles viennent de s’ajouter à la collection du Musée grâce à un don de Freda et Irwin Browns. De plus, la bibliothèque du Musée détient l’album complet Yvette Guilbert. Publié en 1898 en Grande-Bretagne à l’attention d’un public anglais, il est composé de neuf lithographies (incluant la couverture) de Toulouse-Lautrec, accompagnées d’un texte d’Arthur Byl. Il se termine par une image qui illustre la chanteuse Yvette Guilbert, lors d’un rappel, interprétant l’un de ses succès.

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : COMMISSARIAT ET CRÉDITS

L’exposition Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et The Phillips Collection, Washington (DC).

A Montréal, le commissariat de l'exposition est assuré par Gilles Genty, historien de l'art et commissaire invité, Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM, et Hilliard T. Goldfarb, conservateur sénior des collections et conservateur des maîtres anciens au MBAM.

A Washington (DC), le commissariat est assuré par Gilles Genty, historien de l'art et commissaire invité, Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection, et Renée Maurer, conservatrice adjointe, The Phillips Collection.

« Les oeuvres de Toulouse-Lautrec nous font découvrir le spectacle de la Belle Époque : les rêves, les ambitions, les désirs, les désillusions de ses acteurs, le tout mis en scène par un artiste au regard humaniste, qui les a fréquentés quotidiennement, sans les juger, ajoute Gilles Genty, historien de l’art et commissaire invité. Toulouse-Lautrec est l’héritier des caricaturistes du XIXe siècle (Daumier, Gavarni), et a annoncé en même temps, par ses affiches révolutionnaires, la culture visuelle du XXe siècle. »

Gilles Genty est historien de l’art et commissaire d’expositions. Ancien chargé de cours à l’École du Louvre et chargé de mission au Musée des monuments français, il a été co-commissaire de nombreuses expositions consacrées aux Nabis et au postimpressionnisme parmi lesquelles Paradis perdus : l’Europe symboliste (MBAM, 1995), Le temps des Nabis (MBAM et Florence, 1998), De Caillebotte à Picasso, chefs-d’oeuvre de la collection Oscar Ghez (Paris, Rotterdam et Québec, 2002, 2003-2006), De Gauguin aux Nabis, le droit de tout oser (Lodève, 2010) et, plus récemment, L’oeil d’un collectionneur : Redon & Denis. Rêve, amour, sacré (2013) et Les peintres graveurs (Bonnard, Vuillard et leurs amis) (2014) au musée Bonnard. Il est par ailleurs coauteur de Mille peintures des musées de France (Gallimard, 1993), L’ABCdaire du symbolisme et de l’Art nouveau (Flammarion, 1997) et Pierre Bonnard, inédits (Éditions Cercle d'art, 2003).

L’exposition sera ensuite présentée à la Phillips Collection, à Washington (DC), du 4 février au 30 avril 2017.

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : LE LIVRE D’ART DE L’EXPOSITION

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque

L’exposition Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque est accompagnée d’un livre d’art de 134 pages et de quelque 120 illustrations. Il aborde l’univers social de Toulouse-Lautrec, son utilisation de la lithographie et fournit en annexe une liste détaillée des oeuvres, une chronologie de l’artiste et la description des personnalités et des lieux mythiques de Montmartre représentés par Toulouse-Lautrec.

Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM ; Gilles Genty, historien de l’art ; Hilliard T. Goldfarb, conservateur sénior des collections et conservateur des maîtres anciens, MBAM, Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection ; Chantelle Lepine-Cercone, historienne de l’art, et Renée Maurer, conservatrice adjointe, The Phillips Collection, ont contribué à la rédaction de cet
ouvrage.

Ce livre est publié en français et en anglais par les Éditions scientifiques du MBAM (éditeur principal) et The Phillips Collection (éditeur associé), en collaboration avec les Éditions Hazan, Paris (éditeur associé). Sa conception graphique a été réalisée par le studio de design montréalais Feed.

Musée des beaux-arts de Montréal
www.mbam.qc.ca

20/06/13

Expo Michel de Broin, MAC Montréal

Michel de Broin
Musée d’art contemporain de Montréal, Québec
Jusqu'au 2 septembre 2013

Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) présente une exposition-bilan consacrée à l’artiste montréalais MICHEL DE BROIN  Première présentation majeure dans un musée au Canada, Michel de Broin rassemble quelque 30 œuvres, dont près du tiers inédites et créées pour l’occasion. 

Par sa sélection d’œuvres produites au cours des dix dernières années, l’exposition Michel de Broin témoigne de l’intérêt indéfectible de l’artiste pour les notions de résistance, d’appropriation et de recyclage. En plus de 20 ans de pratique, cet artiste multidisciplinaire n’a eu de cesse de remettre en question divers systèmes et leur fonctionnement. Adoptant un point de vue critique mais ludique à l’égard des objets usuels et des idées toutes faites, de Broin s’emploie à mettre en lumière, par le biais d’analogies et de métaphores, ce qui guide et encadre nos actions et interactions dans notre environnement quotidien. Interrogeant la coexistence d’éléments opposés, le rapport entre l’étrange et le familier, l’artiste explique : « Une des prémisses de ma pratique consiste à introduire un élément hétérogène à l’intérieur d’un système normatif pour voir comment cet agent produit dans son nouveau contexte des réactions inédites. » À titre d’exemple, mentionnons Silent Screaming, une œuvre phare créée en 2006-2007 qui présente un dispositif conçu pour étouffer le son produit par un système de sécurité en créant le vide – un environnement où le son ne peut voyager. Le visiteur observe alors le mouvement du marteau qui frappe la cloche, mais sans en entendre le cri d’alarme.

Michel de Broin préconise une approche expérimentale de sorte que ses œuvres sont en constante évolution. Souvent, les limites entre l’esquisse préparatoire ou la maquette, le travail de documentation et l’œuvre achevée se confondent et se brouillent. Il arrive, en effet, qu’une maquette soit présentée comme une œuvre en soi et qu’elle prenne subséquemment la forme d’une sculpture, d’une photo ou d’une vidéo. Dans la présente exposition, on retrouve des versions actualisées d’œuvres déjà présentées, telles Embrase-moi, 1993-2013, et Objet perdu, 2002-2013.

Les œuvres spécialement créées par l’artiste en 2013 pour cette exposition sont la monumentale Blowback mettant en scène deux répliques à échelle 2/3 de canons Howitzer datant de la Seconde Guerre mondiale, rattachés à leurs extrémités, Anthropométrie, Étant donnés, L’Abîme de la Liberté, L’Étendue de l’abîme, Tenir sans servir c’est résister et Têtes de pioches.

MICHEL DE BROIN
Né à Montréal en 1970, Michel de Broin a été lauréat du Prix artistique Sobey en 2007 et a participé à la 1ère Triennale québécoise du Musée d’art contemporain de Montréal en 2008. En plus d’avoir exposé son travail en Europe, aux États-Unis et au Canada, l’artiste a présenté d’importants projets (permanents et temporaires) conçus pour l’espace public tels que Majestic (La Nouvelle-Orléans, 2011), Révolution (Rennes, 2010), La maîtresse de la tour Eiffel (Paris, 2009), Overflow (Nuit Blanche, Toronto, 2008), Encerclement (Scape Biennale, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, 2006), Shared Propulsion Car (Exit Art, New York, 2005 / Mercer Union, 2007) et Révolutions (Collection de la Ville de Montréal, Parc Maisonneuve-Cartier, 2003). Dans sa collection, le MAC compte l’imposante sculpture Black Whole Conference, 2006, un assemblage sphérique de 72 chaises, et a récemment acquis Dead Star, 2008, Cut into the Dark, 2010, et Drunken Brawl, 2011, dans le cadre de la 6e édition du Symposium des collectionneurs Banque Nationale Gestion privée 1859. Les œuvres de Michel de Broin font partie de plusieurs collections particulières et publiques en France, en Allemagne, en Corée, aux États-Unis et au Canada.

Commissariat : Mark Lanctôt, conservateur au Musée d’art contemporain de Montréal, est le commissaire de l’exposition Michel de Broin.

Catalogue : En lien avec cette exposition, le Musée d’art contemporain de Montréal publie Michel de Broin, un catalogue de 160 pages, illustré de 30 planches couleur alors que quelque 60 images en noir et blanc illustrent ses œuvres antérieures. Cette publication regroupe un essai de Daniel Sherer intitulé Mécanismes entropiques et appareils remodelés : Michel de Broin et l’inconscient technologique de même qu’une entrevue avec l’artiste réalisée par le commissaire Mark Lanctôt. 

Musée d’art contemporain de Montréal, Québec, Canada
www.macm.org

19/06/13

Eve Sussman, Rufus Corporation, MAC Montréal

Eve Sussman ● Rufus Corporation
Musée d’art contemporain de Montréal, Québec
Jusqu'au 2 septembre 2013

Le MAC, Musée d’art contemporain de Montréal, Québec, propose la première exposition individuelle au Canada dédiée à l’artiste Eve Sussman et à la Rufus Corporation de Brooklyn. L’exposition Eve Sussman ● Rufus Corporation réunit une série de travaux étroitement liés et créés sur une période de quatre ans lors de nombreux voyages en Russie et en Asie centrale. 

La présentation se concentre sur l’installation filmique whiteonwhite:algorithmicnoir. whiteonwhite s’inspire des abstractions radicales de Kazimir Malevitch et de ses réflexions sur la transcendance, de même que du destin de l’astronaute russe Iouri Gagarine. Générée par algorithme, montée en temps réel et fortement marquée par des cinéastes du XXe siècle comme Andreï Tarkovski, Jean-Luc Godard et Michelangelo Antonioni, whiteonwhite est une exploration fascinante de l’espace et du temps, de l’utopie et de la dystopie, de la narration fragmentée et des paysages ravagés par des perturbations économiques et écologiques. 

L’utilisation d’une programmation algorithmique a pour résultat de donner au film une durée indéfinie et de faire en sorte qu’il n’est jamais le même. La toile de fond de cet ambitieux projet est la désillusion qui marque les sociétés de la fin de l’ère communiste et les illusions qui continuent d’habiter les sociétés occidentales au temps du capitalisme tardif. Une série de photographies de Simon Lee, réalisée pendant le tournage de whiteonwhite accompagne l’exposition.

La pratique variée d’Eve Sussman et de la Rufus Corporation comprend le cinéma, la vidéo, la photographie et l’installation. Sussman s’est taillée une réputation internationale grâce à deux ambitieux films, 89 Seconds at Alcázar, 2004, qui renvoie à l’œuvre Les Ménines, de 1656 de Diego Velázquez, et The Rape of the Sabine Women, 2007, qui évoque le tableau de Jacques-Louis David intitulé Les Sabines, de 1799. En 2003, Eve Sussman a amorcé un travail de collaboration avec la Rufus Corporation, un groupe de réflexion qui réunit des acteurs, des artistes, des musiciens, des écrivains et des producteurs qui collaborent à la création d’œuvres d’art. Eve Sussman est née en Angleterre en 1961; elle vit et travaille à Brooklyn, New York. L’artiste est représentée par la Cristin Tierney Gallery à New York.

Commissariat : Lesley Johnstone, conservatrice au Musée d’art contemporain de Montréal, est la commissaire de l’exposition Eve Sussman ● Rufus Corporation.

Catalogue : Un catalogue de 112 pages accompagne l’exposition Eve Sussman ● Rufus Corporation. Cette publication regroupe trois essais, notamment whiteonwhite de Lesley Johnstone, commissaire de l’exposition, The Promise of whiteonwhite de Johnathan T. D. Neil de même que Monuments of Fire de Jeff Wood. 

Musée d’art contemporain de Montréal, Québec, Canada
www.macm.org

19/02/12

Concours: Affiche du Festival des Films du Monde 2012


Concours d'affiches du Festival des Films du Monde 2012

Les affichistes, illustrateurs, graphistes, photographes sont invités à soumettre des modèles d'affiches pour le Festival des Films du Monde qui se déroulera à Montréal (Québec) du 23 août au 3 septembre 2012. 

Date limite pour participer au concours : 30 mars 2012 (pour information le communiqué de presse annonçant ce concours est daté du 31 janvier 2012)

Le concepteur de l'affiche retenue recevra 3000$ (trois mille dollars canadiens). L'affiche du Festival des Films du Monde est largement diffusée par les médias, aussi bien au Canada qu'à l'étranger.

Spécifications 
Les affiches doivent avoir les dimensions suivantes (format à marges perdues): 
Largeur : 27 pouces (68,5cm) / Hauteur : 36 pouces (91,5 cm) 
Pour la sélection, il est possible d'envoyer un format réduit en respectant les proportions. 

Les mentions suivantes devront obligatoirement figurer sur l'affiche (le style et les dimensions du lettrage sont laissés au choix du concepteur) : 
FESTIVAL DES FILMS DU MONDE 
MONTRÉAL 
23 août - 3 septembre 2012  

Le Festival a pour mandat de faire découvrir les tendances actuelles du cinéma mondial en favorisant les échanges culturels tout en suscitant la curiosité, l'étonnement, l'émotion, la réflexion. 
Attention : les éléments comme les drapeaux, les planètes et les références à une nationalité spécifique ne sont pas acceptés. 

Date limite : 30 mars 2012 
Un créateur peut envoyer plusieurs modèles d'affiches. 
Chaque envoi doit être clairement identifié (nom de l'auteur, adresse complète, téléphone). 
Les affiches peuvent être envoyées en format numérique à info[at]ffm-montreal.org 
ou bien à l'adresse suivante : 
Concours d'affiches 
FESTIVAL DES FILMS DU MONDE 
1432 rue de Bleury 
Montréal (Québec) H3A 2J1 

28/10/11

Chen Jiagang: Abandoned Fable. A retrospective exhibition at Han Art Gallery, Montreal, Québec

Chen Jiagang Retrospective: Abandoned Fable, Han Art Gallery, Montreal (Westmount), Québec, November 4 - December 3, 2011
 
CHEN JIAGANG was born in 1962 in Chongqing, Sichuan, China. The artist lives and works in Beijing. Han Art Gallery in Westmount (Québec) presents a retrospective exhibition featuring fifteen photographic works by Chen Jiagang. As one of today’s most renowned Chinese contemporary artists, Chen Jiagang is featured at the 12th Annual Toronto International Art Fair (TIAF 2011) through October 31, 2011 before his debut at Han Art Gallery.  Abandoned Fable opens on November 4th and concludes on December 3rd, 2011 

Photo: Chen Jiagang
CHEN JIAGANG, Bridges, 2008. Photograph from The Great Third Front series. Courtesy and ©2008 Chen Jiagang. Courtesy  Han Art Gallery, Montreal

Chen Jiagang is a distinctive contemporary artist who consistently weaves a phenomenal historical analogue into his imagery.  In allowing time itself to disappear from space, Chen Jiagang composes a visual language full of complexity and contradiction that adds to this historical contemporary fable - a spatial narratology and an art form that relies on the cultural inheritance. His works narrate the impact of power and politics on environment, human inhabitation, gender balance and family development - all social perspectives that are systematically disseminated into the peoples’ spiritual realm of senses.  The artist utilizes language between certainty and uncertainty to rebel against dogmatic mainstream perspectives in a society where images are becoming increasingly standardized, to discard with the trend of commercialization in art, and to obtain independence with direction.   

In the past few years, the artist made many trips to the factories, mines and small villages in the mountains and in the valleys of Yuanan, Guizhou and Sichuan.  These provinces in particular, which once served as a strategic epicenter of industry in the 1960s determined by Chinese national politics, now find themselves in a vastly different circumstance. 

Trained as an architectural designer, Chen Jiagang regards memories as the most authentic source in human life and believes that images act to preserve these memories.  Aside from bringing to attention intensely social and political issues, his works explore these issues from various perspectives, taking a distanced standpoint to explain history, enabling him to express his aesthetic need on the basis of an intensely personal experience.     

In regards to technique, Chen Jiagang often chooses to capture his images when the sun has just set, immediately after the clouds have emitted the last rays of light and warmth over the deserted and abandoned space.  It is common for him to portray a powerful contrast between subject and space, as demonstrated in his depiction of young women dwarfed by industrial ruins from the past. For example, in one of his works, a woman is portrayed pacing back and forth, seeming reluctant to leave the place she finds herself. Sinking into the darkness and disappearing into her surroundings, the woman is a subtle sign and yet a vibrant creature who breathes life into the remaining walls and majestic ruins filled with traces of the past. The corner store is now deserted, and the path leading towards the space serves only as a football field. These oft-frequented places of the past now remain abandoned and forlorn. Chen Jiagang uses this imagery to compose the bitter sound of a mournful elegy without emitting a single sound. A period which would otherwise be forgotten as history is captured in a moment where people and space observe one another silently with indignation. 

In a country that is presently experiencing one of the highest rates of development in the world, it is not surprising that the works of Chen Jiagang prompts the viewer to question the usefulness and absurdity of this mad race towards development that humanity has been pursuing for decades. His works are deeply entrenched in the new preoccupation of Contemporary Chinese artists, preoccupations that are social, political, and environmental.  As a successful architect and contemporary art collector from the start, Chen Jiagang now exhibits his most recent accomplishments - a monumental photographic product that is entrenched in a powerful aesthetic and conceptually loaded with meaning and inquiry. 

The works of Chen Jiagang have been exhibited in renowned museums and galleries across the globe—including The Museum of Modern Art (MoMA) in New York, the Museum of Fine Arts in Montreal, and the Art Gallery of Central Academy of Fine Art in Beijing.  His works have been consistently purchased by private collectors throughout his career.  Most recently, Chen Jiagang’s works were featured in the Red Flag exhibition at the Museum of Fine Arts in Montreal. A landmark exhibition, Red Flag served as the first show to bring Contemporary Chinese Art and Quebecois aesthetic together under one roof.  During this exhibition, Chen Jiagang’s works were featured alongside some of the most well-known Contemporary Chinese artists, including Gu Wenda, Ai Weiwei, Zhang Huan, Xu Bing, Wang Tiande and the Gao brothers.  

In this retrospective solo exhibition at the Han Art Gallery in Québec, fifteen major works have been selected to showcase the essential and integral value of Chen Jiagang’s creativity in the first several chapters of his career. 

HAN ART GALLERY
Westmount, Québec, Canada  H3Z 1P6
www.hanartgallery.com








01/10/11

Marécages, Film de Guy Edoin – Biographie-Filmographie du réalisateur, présentation et photos du film

Marécages (Wetlands), un film de Guy Edoin / Max Films

marecages_affiche Marécages: Affiche du film / Max Films
Sortie au cinéma le 14 octobre 2011 au Canada - Production Max Films
Synopsis: Sur une ferme laitière des Cantons de l’Est, alors que la sécheresse sévit et que les terres se dessèchent, un accident viendra bouleverser la vie de la famille Santerre. Confrontés les uns aux autres, ils devront apprendre à se pardonner. 

marecages_acteur_gabriel_maille L’acteur Gabriel Maillé dans le film Marécages de Guy Edoin / Max Films / Photo: Philippe Bossé

GUY EDOIN, le réalisateur et scénariste précise que : "MARECAGES a sommeillé en moi depuis plusieurs années. Il s’inscrit dans la continuité de ma trilogie de courts métrages intitulée LES AFFLUENTS - Le Pont, Les Eaux Mortes, La Battue) que j’ai réalisée au cours des dernières années. Bien que le film soit une fiction, il s’inspire abondamment de ma jeunesse passée sur la ferme familiale. Le film est  rempli d’une multitude d’expériences vécues, de moments de mon passé et d’histoires qui m’ont été racontées. Sans être autobiographique, tout y est véridique, mais romancé : on est au cinéma après tout." (juillet 2011 - DP) 

marecages_acteurs_pascale_bussieres_francois_papineau Les acteurs Pascale Bussières et François Papineau dans Marécages de Guy Edoin / Max Films / Photo: Philippe Bossé 

GUY EDOIN: BIOGRAPHIE / FILMOGRAPHIE
 
En 2000, Guy Edoin obtient un certificat en scénarisation de l'Université du Québec à Montréal. Il poursuit ensuite ses études à l’Université de Montréal où il réalise ses premiers courts métrages :  Comme une image  (2002) et  Placebo  (2002). Ces deux films sont présentés en compétition officielle au New York International Independent Film and Video Festival en 2003. 

En 2004, il réalise  Le Pont,  premier  court métrage  d’une  trilogie  intitulée  Les Affluents produit par Métafilms, mettant en vedette Patrick Hivon et Catherine Bonneau. Présenté en première mondiale au 29e Festival international de film de Toronto, Le Pont a été en lice pour le prix Jutra du meilleur court métrage en 2005 et a été présenté dans plus d'une vingtaine de festivals dans le monde.  

guy-edoin Le cinéaste Guy Edoin lors du tournage du film Marécages / Max Films / Photo: Philippe Bossé

Les Eaux mortes  (2006), second film de sa trilogie mettant en vedette Monique Miller et Gabriel Gascon, fait lui aussi le tour du monde en étant sélectionné en compétition et en sélection officielle par plus d’une vingtaine de festivals, tant à l’étranger (Festival international du film francophone de Namur 2006, Interfilms Berlin 2006, Cinéma du Québec à Paris 2006, FIPA / Festival  international de programmes audiovisuels de Biarritz  2007, Festival  International de Cinéma d’Arte 2007 en Italie, Festival de Cinéma de Huesca 2007 en Espagne, Festival International de Dresden 2007, La nuit en or du court-métrage à Paris 2007, etc.) que dans son pays d’origine (Festival international de films de Toronto  2006, Festival du nouveau cinéma  2006, Festival Fantasia  2006, Festival international de film francophone en Acadie 2006, Yorkton short film festival  2007, Rendez-vous du cinéma québécois 2007, Festival des 3 Amériques 2007, Regard sur le court métrage au Saguenay 2007, etc.). En 2007, Les Eaux mortes remporte le prix Jutra du Meilleur court métrage et participe au Short Film Corner à Cannes. 

Il reconduit avec La Battue (2008) un parcours de distinctions, voyageant autant à travers le monde. Présenté en première mondiale au Festival international de film de Locarno, ce dernier volet de la trilogie, présentant dans les rôles titres Amélie Prévost et Denise Dubois, poursuit sa lancée au Festival international de film de Toronto et fait partie du « Canada Top Ten » pour les meilleurs courts métrages. En nomination pour plusieurs prix du Meilleur court métrage (Génie, Jutra), le film se voit décerner entre autres le prix du Meilleur  court métrage au  Festival du Nouveau Cinéma  2008,  le Prix de la Meilleure réalisation au Regard sur le court métrage au Saguenay 2009 ainsi que le Grand Prix des Amériques du meilleur court métrage au Festival des trois Amériques 2009. La Battue a été également présenté à Los Angeles, Melbourne, Namur, Dresden, Huesca, Paris, Liège, Santiago-de-compostela et à Sienne en Italie.
Marécages est le premier long métrage du cinéaste. 

Acteurs principaux: Pascale Bussières, Gabriel Maillé, Luc Picard, François Papineau, Angèle Coutu, Denise Dubois 

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L’acteur Luc Picard dans le film Marécages de Guy Edoin / Max Films / Photo: Philippe Bossé

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L’actrice Pascale Bussières dans Marécages de Guy Edoin / Max Films / Photo: Philippe Bossé

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L’acteur François Papineau dans Marécages de Guy Edoin / Max Films / Photo: Philippe Bossé

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L’acteur Gabriel Maillé dans le film Marécages de Guy Edoin / Max Films / Photo: Philippe Bossé

Réalisateur et scénariste: Guy Édoin
Producteurs: Luc Vandal et Félize Frappier
Producteur exécutif: Roger Frappier
Direction de la photographie: Serge Desrosiers
Conception artistique : André-Line Beauparlant
Costumes: Julia Patkos
1ère Assistante à la réalisation : Danielle Lapointe
Distribution des rôles: Marie-Jan Seille
Montage: Mathieu Bouchard-Malo
Son: Yann Cleary, Claude Beaugrand et Stéphane Bergeron
Musique originale: Nathalie Boileau et Pierre Desrochers
Photographes: Philippe Bossé, Pierre Dury, Marlène Gélineau Payette
Genre : Drame, Long métrage, Fiction, 35 mm, Durée 111 min
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09/10/10

Gasland de Josh Fox aux RIDM 2010 Montreal

Les 13es Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) qui se tiendront du 10 au 21 novembre 2010 présenteront le film GASLAND, du réalisateur américain JOSH FOX.

Récipiendaire du prix spécial du documentaire au dernier festival de Sundance, Gasland raconte la plongée du réalisateur dans les méandres de l'exploitation du gaz naturel aux États-Unis, un secteur en plein boom. Et qui renvoit à une actualité particulièrement brûlante au Québec, l'exploitation des gaz de schiste...

SYNOPSIS : Le jour où on lui propose de louer son terrain pour y installer un forage, Josh Fox décide de se renseigner sur ce nouvel or américain. Il découvre des phénomènes étonnants, comme des personnes capables d'enflammer leur eau du robinet. Il met à jour de terribles mensonges, des oublis aux conséquences inquiétantes, des prises de risque inconsidérées...

Gasland sera présenté en partenariat avec Cinema Politica.

16/01/10

Hommage à Paule Baillargeon – Cinémathèque québècoise

 

Cinémathèque Québécoise, Montréal

 

En écho à la reconnaissance faite à la cinéaste par l’attribution du Prix Albert-Tessier 2009, la Cinémathèque québécoise à Montréal rend hommage à la cinéaste PAULE BALLARGEON.

La Cinémathèque présente, du 20 janvier au 10 mars 2010, huit films de Paule Baillargeon. La cinéaste viendra rencontrer le public à chaque séance. Le Prix Albert-Tessier couronnait l’ensemble de l’oeuvre de cette artiste venue du théâtre d’improvisation et du Grand Cirque Ordinaire.

La Cinémathèque débute cet hommage le 20 janvier, avec Anastasie, Oh ma chérie (1977) et La Cuisine rouge (1980), tournés en 16 mm. La Cuisine rouge, coécrit et coréalisé avec Frédérique Collin, raconte l’histoire de femmes qui portent en elles « le germe de la révolution », tel que l’exprime la cinéaste. Le film avait choqué par sa forme et son propos, où hommes et femmes sont confrontés à une impasse. Les femmes sont condamnées à peaufiner la beauté et la paix, alors que les hommes s’abandonnent à l’ivresse et à la violence.

Le premier long métrage en 35 mm de la réalisatrice, Le Sexe des étoiles (1993), sera présenté le 25 janvier. Scénarisé à partir d’un récit romanesque de Monique Proulx, le film remporte, en 1993, le prix du meilleur film canadien au Festival des films du monde de Montréal et le prix du meilleur scénario au Festival international des films de Vancouver. Cette fiction sur l’homosexualité avait été retenue en présélection dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère aux Oscars en 1994 et évoque le parcours d’un père transsexuel dont la fille, une adolescente fascinée par le cosmos et le destin des étoiles, finira par accepter la différence.

La Cinémathèque célèbre aussi les talents de documentariste, de scénariste et de comédienne de Paule Baillargeon. Lors de la séance du 3 février, le savoureux court métrage Vue d’ailleurs, issu du film à sketches Montréal vu par, qu’elle a signé pour Denys Arcand, sera suivi du documentaire Claude Jutra, portrait sur film.

Vie d’ange (1979) de Pierre Harel, coscénarisé et co-improvisé par Paule Baillargeon, sera projeté le 10 février et le 3 mars sera présenté le téléfilm Les Voisins, de Micheline Guertin, où elle excelle en tant que comédienne.

La Cinémathèque clôturera cet hommage avec Le Chant des sirènes (1987), de la réalisatrice ontarienne Patricia Rozema, pour lequel elle a obtenu le Prix Génie de la meilleure actrice dans un rôle de soutien en 1988.

 

Cinémathèque québécoise
335, boul. De Maisonneuve Est
Montréal

Métro Berri-UQAM

Pour tous les détails sur la programmation : cinematheque.qc.ca.

 

Messages précédents sur ce thème :

Hommage à Pierre Falardeau à la Cinémathèque québécoise

Cinéma du Réel 2010. Festival International de films documentaires à Paris

Lanterne magique et film peint. 400 ans de cinéma, Exposition à la Cinémathèque française

Winners of the 22nd European Film Awards 2009

It's a Wonderful Afterlife, Film by Gurinder Chadha

Nostalgia, a new film by Omer Fast at the Whitney Museum in New York

Alice Guy Blaché, Cinema Pioneer - Retrospective at the Whitney Museum, New York

Cinémascience 2009 , Films en compétition

01/01/10

Hommage à Pierre Falardeau - Cinémathèque Québécoise

 

Cinémathèque Quebecoise, Montréal

 

La Cinémathèque québécoise à Montréal rend hommage au cinéaste et écrivain Pierre Falardeau, qui nous quittait le 25 septembre 2009.

Du 6 au 14 janvier 2010, elle propose de parcourir l’ensemble de l’oeuvre du cinéaste en assistant à la projection de ses longs métrages, courts métrages et à la projection de certaines oeuvres inédites.

Pour lancer ce cycle majeur, Julien Poulin, ami et collègue de Pierre Falardeau, sera présent le 6 janvier pour présenter Pea Soup (1978) et Elvis Gratton (1985). Pierre Falardeau et Julien Poulin ont tourné Pea Soup comme un projet documentaire s’échelonnant sur plusieurs années, qui illustre l'écart entre les classes sociales et les différences culturelles au Québec. C’est à partir des informations recueillies pour Pea Soup que les cinéastes sont passés à la conception du personnage de fiction qui représente la quintessence de l’aliénation et de l’acculturation, le premier antihéros nationaliste post-référendaire : Elvis Gratton.

Tous les publics sont invités à découvrir et à redécouvrir ce cinéaste engagé, à travers des films comme Le Party, avec Richard Desjardins, qui clame la liberté et reflète la cruauté de la vie en prison, ou Octobre, qui porte un regard sur la crise d’octobre 1970 vécue de l’intérieur. Le long métrage Le Steak, mettant en scène un boxeur vieillissant qui doit remonter sur le ring pour assurer sa survie, sera présenté par Manon Leriche, coréalisatrice du film, le 9 janvier à 17 h.

La Cinémathèque a enrichi la première rétrospective qu’elle consacre à Pierre Falardeau en ajoutant des oeuvres périphériques ou inédites. Le 7 janvier, le public pourra ainsi visionner le tournage d’une rencontre avec un représentant de l’African National Congress en Algérie (1976).

Le 14 janvier, le clip Les Humains (2001) sur une pièce d’aKido, sera présenté à 18 h 30 dans le cadre du programme Courts métrages 2, en présence de Julien Poulin et des réalisateurs Félix Lajeunesse et Paul Raphaël. Le programme Courts métrage 3 suivra à 20h30, avec un discours public de Pierre Falardeau, au moment où il recevait le Prix Pierre-Bourgault, en juin 2009.

 

Cinémathèque québécoise
335, boul. De Maisonneuve Est
Montréal

Métro Berri-UQAM

Infos sur la programmation sur : cinematheque.qc.ca.

18/03/00

Borromini / Edward Burtynsky, Centre Canadien d’Architecture, Montréal

Vues et points de vue : l'architecture de Borromini dans les photographies d'Edward Burtynsky
Centre Canadien d’Architecture, Montréal
15 mars - 7 mai 2000    

Le Centre Canadien d’Architecture présente l’exposition Vues et points de vues : L’architecture de Borromini dans les photographies d’Edward Burtynsky. Un choix de 27 photographies et gravures nous offre l’occasion de redécouvrir des bâtiments construits à Rome par l’architectecte baroque Francesco Borromini, dont on célébrait le 400e anniversaire de naissance l’an dernier.

Vues et points de vues propose un dialogue entre deux média et entre les deux approches différentes qui en découlent, pour représenter les oeuvres construites de Borromini: la photographie contemporaine et des gravures datant des 17e et 18e siècles. Les photographies de l’exposition font partie des acquisitions du CCA; elles ont été prises à Rome par le photographe torontois Edward Burtynsky en 1999. Elles sont présentées conjointement avec des gravures des mêmes édifices, dont des tirages dérivés de Borromini lui-même publiés après sa mort.

Cette rencontre romaine ne doit rien au hasard. Les bâtiments de Borromini joignent une grande expressivité plastique à une rigoureuse alliance entre géométrie et architecture. Ils constituent un défi particulier pour le photographe et pour le graveur: il faut traduire à la fois le revêtement extérieur de l’édifice et sa structure. De plus, les choix d’angle de vue et de cadrage du bâtiment ainsi que l’aptitude du photographe ou du graveur à maîtriser son art joueront des rôles décisifs dans sa capacité à transmettre une expérience qui s’apparente à celle des édifices concrets.

Dans la lignée de ceux qui ont fait le voyage à Rome pour y photographier ses chefs-d'œuvre, Edward Burtynsky a travaillé avec le spécialiste le plus en vue de l’étude de Borromini, Joseph Connors de l’université Columbia. Les tirages obtenus, quoiqu’ils refusent les effets d’ensemble et se concentrent sur des détails, démontrent l’esprit inventif extraordinaire des motifs architecturaux et ornementaux de Borromini. L’approche de Burtynsky lui permet également de saisir la dynamique spatiale qui caractérise le travail de l’architecte. Chaque détail découpé par le geste du photographe nous rappelle l’espace architectural contigu.

Cette sollicitation constante du spectateur à réfléchir au delà des limites du champ visuel a été délibérément accentuée dans l’exposition par le jeu des formats et de l’accrochage, par la juxtaposition de tirages photographiques et numériques, ainsi que par le contraste entre les tirages en couleur et en noir et blanc. Les oeuvres sont présentées dans la salle octogonale du CCA - elle-même inspirée par la coupole de l’église Saint Yves de Borromini.

C’est à un registre plus technique que nous convient les planches gravées de l’œuvre de Borromini. Elles utilisent les ombres portées et la juxtaposition pour surmonter la difficulté inhérente à l’estampe à traduire les effets de profondeur. Les nombreuses sources d’information graphique dévoilent l’intelligence du trait de l’architecte dans les dessins originaux. C’est pourquoi les recueils d’estampes joueront un rôle important dans la diffusion du baroque romain en général et, plus particulièrement, de l’oeuvre de Borromini.

CCA - CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE
1920, rue Baile, Montréal, Québec H3H 2S6
www.cca.qc.ca

30/03/99

32 Photographes Italiens - Hommage à Phyllis Lambert at CCA - Centre Canadien d'Architecture, Montréal

32 photographes italiens : Un homage à Phyllis Lambert 
CCA - Centre Canadien d'Architecture, Montréal
21 avril - 26 septembre 1999

Andrea Abati - Cesare Ballardini - Marina Ballo Charmet - Olivo Barbieri - Gabriele Basilico - Nunzio Battaglia - Giannantonio Battistella - Roberto Bossaglia - Luca Campigotto - Vincenzo Castella - Alessandra Chemollo - Giovanni Chiaramonte - Mario Cresci - Paola de Pietri - Vittore Fossati - Moreno Gentili - Luigi Ghirri - Paolo Gioli - William Guerrieri - Guido Guidi - Mimmo Jodice - Martino Marangoni - Walter Niedermayr - Fulvio Orsenigo - Francesco Radino - Gloria Salvatori - George Tatge - Franco Vaccari - Fulvio Ventura - Silvio Wolf - Giovanni Zaffagnini - Marco Zanta
Trente-deux photographes italiens ont répondu à l’invitation de Paolo Costantini, brillant conservateur de la collection de photographies du CCA, afin de rendre hommage à Phyllis Lambert, directeur fondateur et président du CCA, à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire. En reconnaissance de l’engagement de Mme Lambert et de sa contribution à l’avancement de l’art photographique, chacun des artistes a choisi une oeuvre qui représente sa vision personnelle du monde bâti pour en faire don à la collection du CCA. L’exposition 32 photographes italiens : Un hommage à Phyllis Lambert, offre au public l’occasion de voir ce don exceptionnel qui souligne l’apport de Paolo Costantini à titre de conservateur au CCA. Sélectionnées à partir des directives de Costantini, ces oeuvres sont représentatives des préoccupations des photographes italiens depuis les années 1970. Elles nous donnent un aperçu de la culture photographique italienne récente, qui n’a pas encore reçu l’attention qu’elle mérite. Grâce aux efforts de Paolo Costantini, malheureusement décédé peu de temps après avoir obtenu ce don, le CCA est maintenant en mesure d’attirer l’attention sur ce corpus important d’essais visuels.
Il y a plusieurs façons d’aborder cette collection, mais une image en particulier se révèle d’une force particulière : la vue de Versailles réalisée par Luigi Ghirri (1943–1992). L’utilisation magistrale que fait Ghirri de la lumière lui permet d’évoquer un temps et un espace mythiques, un lieu surréel entouré de mystère.
Des artistes de trois générations qui ont été proches de Ghirri et qui sont représentés dans l’exposition ont adopté l’approche phénoménologique de ce dernier. La sensibilité poétique avec laquelle il abordait le paysage bâti est le point de départ de leurs propres travaux.
Les oeuvres présentées dans l’exposition 32 photographes italiens : Un hommage à Phyllis Lambert explorent des lieux marginaux en Italie comme à l’étranger. S’efforçant, dans leur démarche créatrice, de se libérer de la tradition de la représentation pittoresque de monuments classiques – tradition si profondément ancrée dans toutes les vues du paysage italien produites en Occident –, ces photographes révèlent les « fragments épars » des frontières du monde moderne. Avec intuition, ils dressent une cartographie de l’ordinaire.
L’exposition nous donne à voir un échantillonnage dressé au hasard, mais très évocateur de l’habitat contemporain : lumière rayonnante et scènes de nuit; salles de classe et usines désertées; maisons et murs en ruine; graffitis; vieilles voitures et bus insolites; touristes et habitants vaquant à leurs activités quotidiennes (et parfois conscients de la présence du photographe). Ces images montrent des scènes de tous les jours, captées avec spontanéité et transformées en motifs abstraits. Des objets courants y révèlent tout à coup leur signification par rapport aux rites sociaux. Ruines et débris deviennent les éléments d’une scène métaphysique éclairée par la lumière de la Méditerranée et révélée par le regard inquisiteur de l’artiste.
Ce don exceptionnel reconnaît la contribution immense de Phyllis Lambert à l’art de la photographie. En 1970, Mme Lambert photographie les bâtiments en pierre grise de Montréal avec Richard Pare et publie, dans l’ouvrage Court House, A Photographic Document (Richard Pare dir., New York, Horizon Press, 1978), un corpus de photographies qui constitue l’une des contributions les plus importantes aux célébrations du bicentenaire des États-Unis. A partir de 1974, les donations de Phyllis Lambert vont grandement enrichir la collection du Musée des beaux-arts du Canada par le biais de dons annuels et d’un don important de daguerréotypes et de tirages de Walker Evans.
En 1974, Phyllis Lambert commence à rassembler les pièces à partir desquelles sera constituée la collection de photographies du CCA. Comprenant plus de 50 000 oeuvres couvrant l’ensemble de l’histoire de la photographie, cette collection est l’une des plus remarquables du monde et est unique dans son domaine. Ce grand corpus, ainsi que le programme international d’expositions et de publications qui lui est consacré – et qui a été inauguré avec l’ouvrage innovateur Photographie et architecture : 1839–1939 (Paris, CCA/Mardaga et Montréal, CCA/Méridien, 1982) –, ont permis à Phyllis Lambert de jeter les bases d’un nouveau discours sur les relations fondamentales entre photographie et architecture, entre paysage et image, entre la ville et sa représentation.
Enfin, Phyllis Lambert, à titre de directeur du CCA, a continuellement soutenu la photographie contemporaine par la commande de missions photographiques. Parmi ces projets figurent
- Terra Cotta (1981–1991), une étude des façades en terre cuite de Chicago réalisée par Bob Thall ;
- Louisiana World Exposition in New Orleans (1984), une étude photographique de l’Exposition internationale de Louisiane à La Nouvelle-Orléans, effectuée par Catherine Wagner, qui a aussi photographié les parcs à thèmes de Disney (1995–1996) ;
- Regards sur un paysage industriel : Le Canal de Lachine (1985–1986), commande réalisée par Clara Gutsche et David Miller;
- Passages à l’Université de Montréal (1989), relevé photographique de Gabor Szilasi ;
- Frederick Law Olmsted en perspective : Photographies de Robert Burley, Lee Friedlander et Geoffrey James (1989–1995) ;
- Penser avec les yeux (1996–1998), un essai photographique exhaustif sur les réalisations de Carlo Scarpa commandé à Guido Guidi.
CCA - Centre Canadien d'Architecture, Montréal
Salle octogonalle 

09/03/97

Objectif corps, Musée des beaux-arts de Montréal - Exposition sur le corps humain dans la photographie

Objectif corps
Musée des beaux-arts de Montréal
6 mars – 1 juin 1997

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente Objectif corps, une importante exposition entièrement consacrée au thème du corps humain dans la photographie, de 1840 à 1990. Inspirée d'un livre de William A. Ewing intitulé Le corps - les grand maîtres de la photographie, cette présentation comprend près de 200 oeuvres superbes, étranges, parfois cruelles, provenant d'importantes collections publiques et privées d'Europe et d'Amérique du Nord. Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, l'exposition Objectif corps est présentée en exclusivité à Montréal.

Couvrant 150 ans de photographie, l'exposition se veut une exploration de la variété des regards posés sur le corps humain, qu'il s'agisse d'un point de vue artistique, scientifique, publicitaire, anthropologique, ethnologique ou commercial. Les photos sont divisées en huit thèmes : Forme, le corps en morceaux, détaillé, en gros plan ainsi que la tradition du nu en pied; Exploration, le corps objet de recherches, mesuré, disséqué, sous surveillance médicale; Idoles, le corps idéalisé, idolâtré et publicisé, le corps athlétique en mouvement, à l'apogée de sa condition physique; Chair, le corps érotique, objet de désir; Esprit, le corps imaginaire, obsessionnel, spirituel, en tant que révélation, en tant que contemplation, le corps transformé, devenu paysage, nuage, animal; Miroir, l'appareil photographique tourné vers le corps du photographe lui-même; Autre, le corps exposé au danger, opprimé, victime et mortel; Politique, le corps comme lieu de signification et de valeur contesté.

Des artistes majeurs figurent dans l'exposition, tels que le peintre et photographe Man Ray, l'un des chefs de file des mouvements dada et surréaliste, le Norvégien Edvard Munch, considéré comme l'expressionniste le plus influent avec Van Gogh. Les oeuvres de maîtres tels Eadweard Muybridge, Imogen Cunningham, Edward Steichen, Brassaï, Dieter Appelt, Andres Serrano, Diane Arbus, Richard Hamilton, Jacques-Henri Lartigue, parmi d'autres, seront également présentes. Plusieurs artistes canadiens font partie de cette sélection, dont Suzy Lake, Geneviève Cadieux, Jana Sterbak et Donigan Cumming.

Scientifique ou esthétique, la photographie a eu indéniablement un profond impact sur la perception que l'on a du corps depuis plus d'un siècle, positif aussi bien que négatif. D'une diversité inégalée, l'exposition Objectif corps s'inscrit dans ce courant d'intérêt accru, à l'heure actuelle, pour le corps, qui occupe une place essentielle dans l'art contemporain.

William A. Ewing, historien renommé de la photo, est le conservateur invité de l'exposition Objectif corps. Il a présenté dans le passé de nombreuses expositions dans des musées et galeries d'Europe et d'Amérique du Nord. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages importants sur l'histoire de la photographie. En 1994, il avait présenté l'exposition Flora Photographica au Musée des beaux-arts de Montréal.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL
Pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380 rue Sherbrooke ouest, Montréal
www.mmfa.qc.ca

24/11/96

Joe Fafard : les années de bronze, Musée des beaux-arts de Montréal

Joe Fafard : les années de bronze
Musée des beaux-arts de Montréal
21 novembre 1996 - 16 février 1997

Près d'une centaine de sculptures figuratives de l'artiste canadien Joe Fafard sont présentées dans le pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des beaux-arts de Montréal. Ces oeuvres, réalisées entre 1981 et 1995, montrent l'évolution de l'artiste après qu'il ait délaissé la céramique pour le bronze, de même que sa grande maîtrise des patines. Cette exposition majeure, Joe Fafard : les années de bronze, est née d'une rencontre entre Pierre Théberge, directeur du Musée, et l'artiste en 1992. Les Montréalais avaient pu contempler quelques oeuvres de Joe Fafard qui figuraient, parmi d'autres sculptures d'artistes contemporains, sur le site du Vieux-Port de Montréal au cours de l'été 1995.

L'exposition est centrée sur trois groupes de sculptures dans l'oeuvre de Joe Fafard : bétail et chevaux, visions familières de l'environnement de son enfance, dans lesquels l'artiste explore les formes; les artistes, où se déploie son talent pour dégager l'essence des personnages; les tables, qui reflètent son sens de l'humour. Quelques sculptures antérieures en céramique, dont d'immenses têtes de Van Gogh et de Cézanne, ainsi qu'un petit Picasso assis, souligneront la continuité en même temps que le contraste offerts par les oeuvres en bronze.

JOE FAFARD
Né en 1942, à Sainte-Marthe, Saskatchewan, Joe Fafard est l'un des artistes les plus célèbres au Canada, mais relativement moins connu au Québec, où se trouvent ses racines. L'artiste a exposé à plusieurs reprises aux États-Unis. S'il crée des sculptures cinétiques au début de sa carrière, dès 1968 il réalise des portraits satiriques de personnalités du milieu artistique. À cette époque, il enseigne la sculpture à l'Université de la Saskatchewan à Regina, ce jusqu'en 1974. Il utilise la céramique à partir de 1972 et élargit son champ de représentation à la vie de sa communauté de Pense. Ses portraits et animaux lui valent un succès immense dans le pays. En 1984, il reçoit du Toronto Dominion Centre, à Toronto, une commande pour la réalisation d'une installation extérieure qui comprend sept vaches couchées, Le Pâturage. En 1985, il ouvre sa fonderie, Julienne Atelier Inc., à Pense, Saskatchewan. La même année Le Pâturage -- qui sera prêtée à l'occasion de l'exposition à Montréal -- est exposée de façon permanente au centre-ville de Toronto. Joe Fafard est titulaire de nombreux prix et a été nommé Officier de l'Ordre du Canada en 1981. Depuis 1987, l'artiste vit et travaille à Regina.

L'exposition Joe Fafard : les années de bronze est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, sous la direction de madame Mayo Graham, conservatrice en chef du Musée, avec la collaboration de Nancy Tousley, critique d'art et écrivain. 

Un important catalogue en versions française et anglaise est publié à l'occasion de cette présentation.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL
Pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380 rue Sherbrooke ouest, Montréal
www.mmfa.qc.ca

18/08/96

Luigi Ghirri / Aldo Rossi, Centre Canadien d’Architecture, Montréal - Des choses qui ne sont qu'elles-mêmes

Luigi Ghirri / Aldo Rossi : Des choses qui ne sont qu'elles-mêmes
Centre Canadien d’Architecture, Montréal
21 août - 24 novembre 1996
« Il existe à Ispahan une mosquée à l'intérieur de laquelle, lorsqu'on se place en un point précis, le moindre son, un simple mot aussi bien que le claquement des doigts, est répercuté sept fois par l'écho. L'architecture de Rossi me procure cette même impression d'émerveillement : en quelque point que ce soit, lorsqu'on se déplace dans l'espace ou sous l'effet de la lumière changeante, elle devient comme la propagation et la multiplication d'un écho qui se réverbère sur les souvenirs et les inventions. » 
- Luigi Ghirri
Le Centre Canadien d'Architecture présente l'exposition Luigi Ghirri / Aldo Rossi : Des choses qui ne sont qu'elles-mêmes. L'exposition réunit une sélection critique de 39 photographies du regretté Luigi Ghirri sur l'oeuvre architecturale d'Aldo Rossi, ainsi qu'un montage de photographies polaroïds réalisées par Aldo Rossi et qui sont montrées au public pour la première fois.

Luigi Ghirri / Aldo Rossi : Des choses qui ne sont qu'elles-mêmes inaugure une série d'expositions du CCA où est explorée la rencontre de l'architecture et de la photographie, par rapport à leur lien avec le développement et la perception de l'environnement bâti à notre époque. L'exposition est conçue comme un dialogue visuel entre deux figures majeures de l'art et de la culture de l'Italie contemporaine. Cet échange entre le photographe et l'architecte est placé sous le signe d'une profonde affinité, qui découle de leur attrait commun pour une région - la plaine padane du nord de l'Italie - et d'une même foi aussi bien dans le regard autonome du photographe que dans la possibilité de ce regard de révéler à l'architecte de nouveaux aspects de son oeuvre.

Luigi Ghirri a découvert les oeuvres d'Aldo Rossi à la fin des années 70, à l'occasion d'un voyage dont le but initial était de parcourir les paysages de la vallée du Pô. Ces oeuvres l'avaient ébahi, ainsi qu'il le rappelait plus tard, « non pas parce qu'elles appartenaient à la catégorie de l'insolite ou de l'abscons, mais en raison de leur apparence immédiatement familière et en même temps mystérieuse : une fusion extraordinaire du retrouvé et du jamais vu, du connu et de l'inconnu ». Il admirait également « le courage et la civilité avec lesquels Rossi s'était oublié lui-même afin de laisser à l'espace, aux matériaux et aux volumes la tâche de devenir pour nous architecture, afin de laisser le temps et l'usage donner [à celle-ci] un sens ».

Avec ses photographies du cimetière de Modène, en 1983, Luigi Ghirri commençait un examen de l'oeuvre d'Aldo Rossi qui allait s'approfondir - pendant les neuf dernières années de sa vie - sous la forme d'un dialogue intense, au cours duquel l'architecte comme le photographe verraient avancer leurs idées respectives dans des directions inattendues. Pour Luigi Ghirri, la découverte des oeuvres de Rossi transforma l'idée qu'il se faisait de la photographie d'architecture; jusque-là il n'avait vu dans cette photographie qu'un ensemble de conventions usées, la dernière étape du processus d'authentification de l'oeuvre architecturale - depuis l'élaboration du concept jusqu'à la réalisation publiée -, et des images qui, se voulant une iconographie statique et précise, s'apparentaient à des « natures mortes » - elles ressemblaient à des photographies de maquettes plus que de bâtiments réels. Confronté à la simplicité manifeste et à la linéarité des constructions d'Aldo Rossi, Luigi Ghirri a pris conscience de leur vitalité intrinsèque, et il s'est attaché à rendre les surprises et les variations produites par les modifications de la lumière, par les moindres changements de position dans l'espace, et par les résonances inattendues entre un bâtiment et son environnement. À mesure que s'approfondissait son examen de ces oeuvres, Luigi Ghirri en vint à faire sienne également la recherche poursuivie par Rossi sur les éléments de la forme, et à mettre au jour, en redécouvrant ces éléments, des strates de mémoire, de mélancolie et de sens.

L'oeuvre qui en résulte - la recherche de l'inattendu, le rejet de toute forme de choc visuel ou émotif, la construction d'images rigoureusement frontales - réaffirme l'autonomie de l'observateur en même temps qu'elle découvre le caractère autonome de l'objet observé. Rossi n'a pas tardé à reconnaître dans l'oeuvre de Luigi Ghirri un « discours » sur son propre discours, et à convenir de ce qu'il pouvait en tirer : « Les photos de Ghirri, celles de mon oeuvre aussi bien que de mon atelier, représentent ce que je cherchais sans le trouver ». Dans sa lecture à son tour de l'oeuvre de Luigi Ghirri, et dans la représentation qu'elle donnait des caractéristiques essentielles de son architecture, Rossi a trouvé une nouvelle force symbolique : loin d'épuiser ses formes, l'oeuvre de Luigi Ghirri lui révélait dans celles-ci un « univers de signes rigoureusement choisis... des figures dépouillées et essentielles... la langue dans laquelle parlent les choses muettes ».

Il n'est pas étonnant que Luigi Ghirri ait manifesté le plus vif intérêt pour les polaroïds qu'avait réalisés Aldo Rossi dans les décennies précédentes, car il y voyait une passion cachée, les images « secrètes » de l'architecte. Ces polaroïds réunissent indifféremment des façades anonymes et les réalisations de l'architecte, des images sacrées et des affiches publicitaires, les maisons et les intérieurs d'un village de shakers et les façades baroques des églises de Lecce. Luigi Ghirri aurait dit de ces images, citant une phrase qu'il aimait à répéter pour définir la photographie, que ce sont « des énigmes qui se résolvent avec le coeur ». Ces séquences d'images représentaient pour lui « un enchevêtrement de monuments, de lumières, de pensées, d'objets, de moments, d'analogies qui forment notre paysage mental, celui que nous cherchons, quoique inconsciemment, chaque fois que nous regardons par une fenêtre, par une ouverture sur le monde extérieur, comme feraient les points d'une boussole imaginaire qui indiquerait une direction possible ».

Paolo Costantini, conservateur de la collection de photographies du CCA, est commissaire de l'exposition Luigi Ghirri / Aldo Rossi : Des choses qui ne sont qu'elles-mêmes.

Le catalogue qui accompagne l'exposition, coédité par le CCA et la maison Electa, reproduit toutes les photographies présentées dans l'exposition et comprend une préface de Phyllis Lambert, Directeur du CCA, un essai introductif du commissaire, Paolo Costantini, un texte de Luigi Ghirri sur Rossi et un texte d'Aldo Rossi sur Ghirri, écrit spécialement pour cette occasion. Offert à 34,95 $ dans une édition française, anglaise et italienne, le livre de 84 pages est en vente à la Librairie du CCA.

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