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15/09/25

Aichi Triennale 2025 @ Seto City - Exhibited artists

Aichi Triennale 2025
A Time Between Ashes and Roses
@ Seto City
September 13 — November 30, 2025

The Aichi Triennale 2025 presents 11 artists across nine venues in Seto City, the heartland of one of Japan’s ceramic industries, known for adopting new techniques and cultures over the centuries. 

Please note that the artworks illustrating this post are intended to illustrate the work of each artist, but are not necessarily those presented at the Aichi Triennale 2025.


Sasaki Rui
Sasaki Rui
"Subtle Intimacy (2012-2022)" 2022
Photo: Yasushi Ichikawa

Formerly a public bathhouse frequented by pottery workers, Nihon Kosen hosts Sasaki Rui’s (b. 1984, Japan) newly commissioned large translucent glass work Unforgettable Residues (2025), enclosing plants preserved as ashes that were collected across Seto City. 


Robert Andrew
Robert Andrew
"Presence" 2019
Installation view: ‘Presence’ IMA Belltower 
Courtesy of the artist and Milani Gallery, Brisbane

Robert Andrew's (b. 1965, Australia) is a descendant of the Yawuru people, whose work investigates personal and family histories that have been denied or forgotten. Language in Buru (2025) and What Lies Within (2025), installed in the KASEN MINE CO., LTD., incorporate mechanical parts with Seto clay, and the layered mounds of earth slowly crumble, resembling the landscape of a clay quarry.


Adian Villa Rojas
Adrián Villar Rojas
"Mi familia muerta (My Dead Family)" 2009
Photo by Carla Barbero

Adrián Villar Rojas (b. 1980, Argentine) is well known for his large-scale and site-specific installations. His work is exhibited at the former Seto Fukagawa Elementary School.
 

panpanya manga artist
panpanya
「家の家」(7/8ページ)単行本『商店街のあゆみ』 2022 ※確認中
所収

panpanya (b. undisclosed, Japan) is a manga artist who has been active on the web, at doujinshi (self-published works) conventions and other outlets since the 2000s. The artist exhibited in Seto at Matsuchiyokan (3-3 Suehirocho, Seto City - About a 15-minute walk from Owari Seto Station on the Meitetsu Seto Line)


Michael Rakowitz
Michael Rakowitz
"The invisible enemy should not exist (Lamassu of Nineveh)" 2018
Photo: Gautier DeBlonde
© Courtesy of the Mayor of London 

Michael Rakowitz (b. 1973, USA) takes over the UMEMURA Shoten, a wholesale store still operating today specializing in tea ceramics, to present seven panel works from the series The invisible enemy should not exist (Northwest Palace of Kalhu) (2023), made from materials such as Arabic newspapers and food packaging, reflecting the story of Mesopotamian artifacts lost after the war that parallels the history of his Jewish family emigrating from Iraq to America. 


Oki Junko
Oki Junko
"anthology" 2023
FUJI TEXTILE WEEK, Photo by Kenryou Gu

Oki Junko’s (b. 1963, Japan) anthology (2025) transforms the space of Mufuuan with a mass of red fabric embroidered into a spiral and suspended from the ceiling. Its threads connect to one hundred thousand donated needles, which stick out from the clay beneath. The work conjures up the ‘thousand-stitch belts’ held together with a thousand red stitches that were made for Japanese soldiers.


Minerva Cuevas
Miverva Cuevas
"The Trust" 2023
Courtesy of Kurimanzutto Mexico, New York

Shaikha Al Mazrou
Shaikha Al Mazrou
"Accordion Structure" 2022

Minerva Cuevas (b. 1975, Mexico) and Shaikha Al Mazrou (b. 1988, UAE) exhibited their artworks at the Seto City Art Museum.


Maitha Abdalla
Maitha Abdalla
"EVAPORATING SUNS" 2023

Maitha Abdalla (b. 1989, UAE) and the duo Selma & Sofiane Ouissi (b. 1975 & 1972, Tunisia) presented their works at the Seto Ceramics and Glass Art Center. Emirati multi-disciplinary artist, Maitha Abdalla’s practice combines film, photography, sculpture, painting, drawing and performance.


Tomiyasu Yuma
Tomiyasu Yuma
"The Doom" 2021
Photo: Masanobu Nishino
Courtesy of Art Front Gallery

Tomiyasu Yuma (b. 1983, Japan) creates works that explore the boundary between reality and unreality, using as motifs unseen things and matters that have not been scientifically elucidated, such as psychic and paranormal phenomena and dreams.

Seto City Photography
Seto City
Photo courtesy of the Aichi Triennale Organizing Committee

Seto City Photography
Seto City
Photo courtesy of the Aichi Triennale Organizing Committee

About Seto City

Seto City is located roughly 20km north-east of central Nagoya, with a population of approximately 130,000. It is surrounded by low mountains and has more than a thousand years of tradition of pottery and ceramics. Blessed with an abundance supply of high-quality clay, the city’s ancestors established it as a ceramic capital by flexibly adopting new techniques and cultures. The city’s name is indeed the origin of the word seto-mono, a synonym for ceramics. In 2017, Seto was registered to Japan Heritage as part of Rokkoyō (the Six Ancient Kilns) along with Tokoname, Echizen, Shigaraki, Tamba, and Bizen. Today, numerous ceramicists and creatives are producing new works every day in kilns and studios in the city. The pottery city’s unique characteristic can be seen everywhere, such as walls and fences built with potter’s tools and bridge rails decorated with ceramics. 

AICHI TRIENNALE

03/09/24

Cinzia Canneri @ Visa pour l’Image 2024 – Perpignan : Le corps des femmes comme champs de bataille

Cinzia Canneri
Le corps des femmes comme champs de bataille
Visa pour l’Image 2024 – Perpignan
Festival International du Photojournalisme 
31 août - 15 septembre 2024 

CINZIA CANNERI
Marhawit (21 ans), la cheffe du groupe de
jeunes soldates, les exhorte à mobiliser force
et confiance pour libérer les habitants du Tigré.
Nebelet, Tigré, Éthiopie, 7 avril 2024.
© Cinzia Canneri,
Lauréate du Prix Camille Lepage 2023

CINZIA CANNERI
Kebedesh (38 ans) et sa fille (11 ans). Elles ont
été attaquées chez elles au Tigré le 28 décembre
2020 par quatre soldats érythréens qui ont violé
Kebedesh et jeté de l’eau bouillante sur sa fille
pour qu’elle arrête de crier.
Adwa, Tigré, Éthiopie, 23 décembre 2023.
© Cinzia Canneri,
Lauréate du Prix Camille Lepage 2023

CINZIA CANNERI
La guerre au Tigré a contraint de nombreuses
femmes à travailler la terre. Celles-ci vivent
seules avec leurs enfants après être devenues
veuves ou, pour les victimes d’agressions
sexuelles, avoir été rejetées par leur mari.
Adwa, Tigré, Éthiopie, 20 décembre 2023
© Cinzia Canneri,
Lauréate du Prix Camille Lepage 2023

L’atteinte systématique au corps des femmes dans la guerre semble être une stratégie universelle. Les femmes sont l’objet de formes de violences spécifiques, notamment les violences sexuelles ou « violences basées sur le genre ». Il est évident que les hommes sont aussi victimes de violences, mais c’est la nature sexospécifique de cette violence qui différencie l’expérience des femmes.

Ce projet se concentre sur la situation des femmes érythréennes et tigréennes qui ont fui l’Érythrée, l’Éthiopie et le Soudan, trois pays ayant des liens géopolitiques. Dans cette région du monde, les femmes sont constamment soumises à des violences physiques et sont également victimes des forces sociopolitiques et des conflits ethniques ou frontaliers. Et l’accord de paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie signé en 2018 qui valut au Premier ministre éthiopien de recevoir le prix Nobel de la paix en 2019 n’a rien changé à la situation.

Ce projet portait initialement sur les femmes érythréennes fuyant l’un des régimes les plus répressifs du monde et cherchant refuge en Éthiopie entre 2017 et 2019. Il a ensuite été prolongé après que les Forces de défense nationale éthiopiennes, soutenues par celles de la région d’Amhara et d’Érythrée, ont envahi le Tigré dans le nord de l’Éthiopie en novembre 2020. Les femmes tigréennes et érythréennes ont fui vers les camps de réfugiés d’Addis-Abeba ou du Soudan.

Des experts des Nations unies ont porté des accusations de crimes et d’atrocités contre tous les belligérants impliqués au Tigré, y compris les Forces de défense nationale éthiopiennes (FDNE), les Forces de défense érythréennes (FDE) et les milices Amhara (Fano), ainsi que des accusations spécifiques de violences sexuelles contre les femmes. Les forces armées érythréennes ont utilisé les violences sexuelles comme arme de guerre, punissant les Érythréennes pour avoir fui leur pays, et cherchant à exterminer les Tigréennes. Leurs corps sont devenus des champs de bataille. Elles sont victimes de viols individuels et collectifs, d’esclavage sexuel, de mutilations et de torture, laissant des cicatrices physiques et mentales indélébiles.

De très jeunes filles tigréennes ont rejoint l’armée pour se protéger, tandis que les filles érythréennes craignaient les combattants de leur propre camp. Les femmes victimes de violences sont rejetées par leur mari et font face à la stigmatisation sociale, mais certaines ont formé des groupes de soutien pour reconstruire leur vie, et beaucoup ont trouvé des parcelles de terre à cultiver pour se nourrir.

La Commission internationale d’experts des droits de l’homme sur l’Éthiopie a été créée en décembre 2021 pour enquêter sur les violations, mais le gouvernement éthiopien freine ces efforts extérieurs.

Après deux ans de guerre, l’accord de cessation des hostilités entre l’Éthiopie et le Tigré (accord de Pretoria) a été signé, mais le processus de paix est long et ne se résume pas à un simple accord militaire. Il requiert également la reconnaissance des droits humains, tant pour les femmes que pour les hommes. Les femmes demandent justice et aspirent à un avenir meilleur pour elles-mêmes et leurs enfants.

Cinzia Canneri

Lauréate du Prix Camille Lepage 2023







VISA POUR L'IMAGE 2024
#visapourlimage2024

Paula Bronstein @ Visa pour l’Image 2024 – Perpignan : Un monde dans la tourmente

Paula BronsteinGetty Images
Un monde dans la tourmente 
Visa pour l’Image 2024 – Perpignan
Festival International du Photojournalisme 
31 août - 15 septembre 2024 

PAULA BRONSTEIN
Un cimetière de voitures abandonnées après
l’occupation russe de Boutcha et d’Irpin.
Périphérie de Kiev, Ukraine, 8 mai 2022
© Paula Bronstein / Getty Images

PAULA BRONSTEIN
Après avoir traversé la frontière avec la Birmanie,
des milliers de réfugiés rohingyas poursuivent
leur terrible périple vers le camp de Cox’s Bazar.
Bangladesh, 9 octobre 2017 
© Paula Bronstein / Getty Images

PAULA BRONSTEIN
Une victime des inondations évacuée par la
marine pakistanaise.
Sukkur, Pakistan, 10 août 2010.
© Paula Bronstein / Getty Images

Les 55 images de cette exposition offrent un regard rétrospectif sur près de trois décennies de travail. J’espère être parvenue à allier une dureté nécessaire à une compulsion humanitaire à observer des situations difficiles. Pendant la plus grande partie de ma carrière, j’ai cherché à saisir les caractéristiques et les effets qui entourent la guerre, les conflits politiques, les injustices sociales et les urgences humanitaires. Il est important de pouvoir apporter un témoignage sans être trop cru ni chercher à exploiter la situation, de proposer une impression visuelle forte et de susciter l’empathie. Je m’efforce toujours de donner une voix visuelle aux personnes souvent laissées pour compte.

Ayant travaillé pour plusieurs journaux américains pendant une quinzaine d’années, j’ai souvent fait des reportages d’actualité. En 1998, je me suis installée en Asie du Sud-Est pour donner une dimension internationale à mon travail, et cette rétrospective commence par ce changement. J’ai beaucoup voyagé à travers l’Asie, travaillant pour des agences photo comme Gamma Liaison et Getty Images Newswire pendant près de douze ans. J’ai commencé à comprendre l’utilité de revenir, d’aller plus loin dans une histoire. Notamment, je me suis concentrée sur l’Afghanistan de 2001 à 2022, période durant laquelle j’ai suivi les Afghans qui vivaient au cœur d’une guerre violente et interminable et de la brutale insurrection des talibans. En 2016, une sélection de mon travail a été publiée dans le livre photo primé, Afghanistan: Between Hope and Fear.

Le 24 février 2022, lorsque la Russie a envahi l’Ukraine, j’étais en mission en Afghanistan pour The Wall Street Journal. Ma mission touchant à sa fin, mon regard s’est tourné vers l’Ukraine. La guerre était de retour en Europe pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, et je devais y aller. Je retourne en Ukraine aussi souvent que possible, attirée par la force et la résilience du peuple ukrainien, sa volonté de survivre et de préserver son humanité. J’ai été témoin de toute la souffrance et la douleur de la guerre, ainsi que de ses ravages sur la vie des habitants. C’est une vision déchirante, mais il est important de couvrir ces situations, en particulier à une époque où le monde est de plus en plus indifférent envers les victimes des conflits.

En tant que photojournaliste chevronnée, mon âge a peu d’importance. Ce qui compte vraiment, c’est ma passion pour mon travail, mon énergie et ma capacité physique à le faire. Je ne suis pas prête à ranger mon appareil photo. Je reste curieuse et fière de montrer ce qui peut l’être. La photographie, c’est explorer avec ses yeux. Cela tombe bien : à 70 ans, je n’ai même pas besoin de lunettes !

Paula Bronstein

Exposition au COUVENT DES MINIMES
Rue François Rabelais, 66000 Perpignan

A voir également au Couvent des Minimes :

Loay Ayyoub pour The Washington Post, La tragédie de Gaza

Cinzia Canneri, Le corps des femmes comme champs de bataille 
 
Ad Van Denderen, En route 

Miquel Dewever-Plana, Mayotte : Sous le drapeau, le parcours de la deuxième chance 

Jean-Louis Fernandez, Comédie - Française : histoires de théâtres 

Afshin Ismaeli, La vie sous les talibans 2.0 

Brenda Ann Kenneally, Grown Upstate : l’héritage de l’amour à Collar City, 2013-2023 

John Moore, Équateur : conflit armé interne 

Sergey Ponomarev, Cisjordanie 

Ivor Prickett, Guerre sur le Nil : Le Soudan fragmenté 

Fransisco Proner, Minerais de sang 

Anastasia Taylor-Lind, À 5 km du front 

Mugur Varzariu, Des voix s’élèvent derrière le mur 

Alfred Yaghobzadeh, Alfred’s Journey







VISA POUR L'IMAGE 2024
#visapourlimage2024

28/08/24

Loay Ayyoub @ Visa pour l’Image 2024 – Perpignan – Pour The Washington Post : La tragédie de Gaza

Loay Ayyoub / pour The Washington Post 
La tragédie de Gaza 
Visa pour l’Image 2024 – Perpignan
Festival International du Photojournalisme 
31 août - 15 septembre 2024 

Loay Ayyoub pour The Washington Post
Après une frappe israélienne sur une maison
du quartier d’Al-Sabra, dans le centre de la ville,
des blessés sont transportés à l’hôpital Al-Shifa.
Gaza, 11 octobre 2023.
© Loay Ayyoub pour The Washington Post

Loay Ayyoub pour The Washington Post
Des personnes face aux ruines de la tour
résidentielle Al-Aklouk après une frappe
israélienne. Gaza City, 8 octobre 2023.
© Loay Ayyoub pour The Washington Post

Loay Ayyoub pour The Washington Post
Un enfant devant la morgue de l’hôpital Nasser.
Khan Younès, sud de la bande de Gaza,
25 octobre 2023.
© Loay Ayyoub pour The Washington Post

Le 7 octobre 2023, des militants du Hamas traversaient la frontière pour lancer une offensive sans précédent contre Israël, tuant plus de 1200 personnes et prenant près de 250 otages. En réaction, Israël a déclaré la guerre au Hamas et déclenché l’un des conflits les plus dévastateurs du XXIe siècle, causant la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, provoquant le plus grand déplacement dans la région depuis la création d’Israël en 1948, et faisant sombrer plus de la moitié de la population dans la famine. 

Durant cinq mois, du premier jour de la guerre jusqu’à ce qu’il trouve refuge en Egypte fin février 2024, le photographe Loay Ayyoub a couvert la crise humanitaire à Gaza pour The Washington Post. Dans la ville de Gaza, où ses parents et grands-parents se trouvent encore aujourd’hui, il a commencé à prendre des photos alors qu’Israël détruisait une grande partie de la ville à coups de frappes aériennes. Comme des centaines de milliers de Gazaouis, Loay Ayyoub a été forcé de fuir, d’abord à Khan Younès où il a trouvé refuge avec une dizaine d’autres journalistes et photographes dans la cour de l’hôpital Nasser. Ils y ont partagé des tentes, la nourriture et les précieuses connexions Internet qui leur permettaient d’envoyer leurs images et dépêches au reste du monde. Loay Ayyoub et ses confrères ont passé des semaines à se précipiter vers les sites pilonnés par les frappes aériennes, escaladant des montagnes de débris tandis que les secours cherchaient des survivants et les corps des victimes, dont de nombreux enfants. Ils ont documenté le chaos devant les hôpitaux de Gaza où les pères et mères, les oncles et tantes, les frères et soeurs et d’autres parents portant leurs proches dans les bras venaient chercher de l’aide auprès d’infirmiers et de médecins exténués et à court de ressources.

Alors qu’Israël étendait sa campagne militaire dans tout Gaza, Loay Ayyoub n’a eu d’autre choix que de rejoindre les masses de réfugiés forcés de fuir les combats à Khan Younès, et de se rendre à Rafah où plus de 1,5 million de personnes étaient entassées dans des camps de réfugiés dans une ville de la taille de Perpignan (qui compte seulement 120 000 habitants). Israël a continué de restreindre l’aide apportée à la bande de Gaza, et le Programme alimentaire mondial a estimé que les deux tiers des habitants de Gaza étaient frappés par une « véritable famine » et que des centaines de milliers d’enfants souffraient de malnutrition et de déshydratation.

Lorsque les conditions de sécurité n’ont plus permis à Loay Ayyoub de faire son travail de journaliste, il a pu quitter Gaza et entrer en Égypte fin février 2024. Depuis le 7 octobre 2023, plus de cent journalistes ont été tués à Gaza. Loay Ayyoub a trouvé refuge en Égypte, et si son travail de documentation sur le conflit à Gaza et ses répercussions a pris fin, la situation à Rafah et dans toute la bande de Gaza n’a fait que s’aggraver. 
« Montrer la crise humanitaire à laquelle sont confrontées les populations civiles de Gaza, témoigner de leurs difficultés à accéder aux soins et à la protection était mon objectif au quotidien et mon devoir en tant que photographe. »

Loay Ayyoub
Loay Ayyoub est lauréat du Visa d'Or de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik 2024.

Exposition au COUVENT DES MINIMES
Rue François Rabelais, 66000 Perpignan

A voir également au Couvent des Minimes :

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Alfred Yaghobzadeh, Alfred’s Journey







VISA POUR L'IMAGE 2024
#visapourlimage2024

22/05/23

Exposition-Festival Utopi·e 2023 @ Magasins Généraux, Pantin

Exposition-Festival Utopi·e 2023
Magasins Généraux, Pantin
24 - 28 mai, 2023 

Elijah Ndoumbe
Elijah Ndoumbe
Let’s Look, Together, 2021
© Elijah Ndoumbe

Maïc Baxane
Maïc Baxane
Pisseur·se 4, 2022
© Maïc Baxane

Nelson Bourrec Carter
Nelson Bourrec Carter
Strange Bedfellows, 2023
© Nelson Bourrec Carter

Kianuë Tran Kiêu
Kianuë Tran Kiêu
Siffler la Nuit, 2022
© Kianuë Tran Kiêu. 
Photo © Sara Kheladi

Après avoir accueilli la première édition en mai 2022, les Magasins Généraux reçoivent la deuxième édition d’Utopi·e, prix artistique d’un nouveau genre dédié aux artistes LGBTQIA+. Cette semaine d’exposition et de festival vise à encourager et à visibiliser la scène artistique queer, et à faire appel à une approche de l’art attentive aux différences, engagée, diversifiée et inclusive.

Chaque année, Utopi·e organise un appel à candidatures destiné aux artistes LGBTQIA+ dont les pratiques artistiques explorent – autant dans le discours que dans la forme – leurs identités mouvantes, illustrent leurs rêves et leurs inspirations, sensibilisent aux discriminations sexuelles et de genre, bousculent les modèles hétéronormatifs et cisgenres, et surtout rejettent les injonctions à rentrer dans des cases.

Pour cette édition, le public est invité à découvrir le travail de 10 artistes sélectionné·e·x·s par un comité pluridisciplinaire et transgénérationnel, et à prendre part à une programmation mêlant conversations, ateliers, lectures, performances et DJ sets.

En plus de l’exposition de leur travail aux Magasins Généraux, les artistes lauréat·e·x·s ont accès en 2023 à :

• Une dotation financière de 1000 €
• Un cycle d’expositions en galerie pendant l’hiver 2023/2024 avec les galeries Balice Hertling, Praz Delavallade et sans titre à Paris
• Une résidence de deux semaines à la Maison Artagon dans le Loiret
• Une soirée de programmation à la galerie that’s what x said à Bruxelles

Les membres du comité de sélection de cette édition :

• Julie Crenn, docteure en histoire de l’art, critique d’art (AICA) et commissaire d’exposition indépendante
• Camille Kingué, membre de Contemporaines
• Clément Postec, conseiller artistique, commissaire d’exposition et cinéaste
• Adeline Rapon, artiste et photographe
• Emilie Renard, directrice de Bétonsalon
• H·Alix Sanyas (Mourrier), artiste et membre de la collective Bye Bye Binary et lauréat·e de la 1ère édition d’Utopi·e
" Les oeuvres des dix artistes exposé·e·x·s ont toutes comme point de départ des éléments biographiques, qu’il s’agisse de lutte, de témoignage, de revendication ou encore de rituel, elles nous offrent à voir une intimité. Chaque oeuvre nous plonge dans le vécu de l’artiste, nous fait découvrir son histoire mais aussi une partie de celle de la communauté LGBTQIA+. Cette exposition propose une cartographie de l’appartenance queer, résistante et poreuse " soulignent les deux co-fondatrices de l'événement, Myriama Idir et Agathe Pinet.
LES ARTISTES DE LA 2E ÉDITION

MAÏC BAXANE
NÉ·E EN 1984

Maïc Baxane
Portrait de Maïc Baxane
Photo © Lucile Boiron

Maïc Baxane dessine et produit ses affiches- images sous forme de multiples aux couleurs franches, de visuels jouissifs qui placent les corps en leur coeur, bousculent et redéfinissent les représentations qui nous entourent, esquissant d’autres mythologies. Impliqué·e et partie prenante des communautés queer, son travail de design graphique et d’illustration participe à la création de messages et de signes pour nos luttes, nos revendications, nos imaginaires. C’est depuis une subjectivité queer et féministe aussi, qu’ell·e travaille l’autoportrait, outil d’exploration à de multiples fins.

NELSON BOURREC CARTER
NÉ EN 1988

Nelson Bourrec Carter
Portrait de Nelson Bourrec Carter
Photo © Nelson Bourrec Carter

Nelson Bourrec Carter est un artiste et réalisateur franco-américain. Sa pratique qui lie film, photographie et installation, s’articule autour des liens tissés entre territoires fictionnés et paysages réels, et les questionnements identitaires qui leurs sont inhérents. Ses tropismes sont ceux de ses origines familiales, françaises et afro-américaines, de son identité queer, ainsi que des narrations qui ont forgé son regard sur cette triple culture. Ses images sont empreintes des grandes mythologies américaines, autant documentaires qu’hollywoodiennes, et chacune de ses pièces s’appuie sur ces ressources autant qu’elle en interroge la structure. Ses films ont été montrés dans des festivals tels qu’Entrevues Belfort ou Vila do Conde au Portugal, à la Cinémathèque française, mais également dans des centres d’arts comme le MAC VAL (Vitry-sur-Seine), le Jeu de Paume (Paris) ou le MoMA (New York).

AËLA MAÏ CABEL
NÉ·E EN 1995

Aëla Maï Cabel
Portrait d’Aëla Maï Cabel
Photo © Oriane Robaldo

Aëla Maï Cabel fonde sa pratique sur l’échange des savoir-faire et savoirs, travaillant notamment la céramique, la performance, l’édition, les ateliers de partage, la cueillette et le glanage. Son travail se compose d’un ensemble de pièces se présentant sous la forme d’installations. Si ce terme générique vient préciser des postures historiques dans l’histoire de l’art, iel se connecte ici tant aux savoirs ancestraux qu’aux économies du partage, lui donnant la possibilité ouverte (ou offerte) de faire advenir, à présent, un futur.

Iel nous invite à nous relier à des forces, celles de la nature ou de la cosmogonie, de travailler de plus près les notions d’autonomie et d’autogestion, de questionner les féminismes comme pensée écosophique et enfin d’aborder toutes matières (argile, textile, teinture, laine, bois) comme la zone sensible d’un territoire de rencontres, de trouvailles et d’enchantement.

AUDREY COUPPÉ DE KERMADEC
NÉ·E EN 1992

Audrey Couppé de Kermadec
Portrait d’Audrey Couppé de Kermadec
Photo © Nanténé Traoré

Audrey Couppé de Kermadec est un·e journaliste, un·e écrivain·e, un·e artiste visuel·le et performeur·euse non-binaire et afrodecendant·e. Son travail explore des sujets allant des traumatismes de l’enfance à la santé mentale, en passant par les normes de genre et l’expérience d’être une personne noire touchée par le sexisme. Originaire de Guadeloupe et de Martinique, l’artiste antillais·e utilise son art comme un acte d’amour de soi et un lieu sûr pour montrer sa vulnérabilité. Ses oeuvres se veulent hybrides et mêlent du dessin digital, des textes personnels, des photographies argentiques et des pistes sonores oniriques pour tisser des collages intimes et politiques.

Extrait de biographie écrite par Claire Laporte, Centre d’art Ultra association

NAELLE DARIYA
NÉE EN 1987

Naëlle Dariya
Portrait de Naëlle Dariya
Photo © SMITH

Naelle Dariya est autrice, performeuse et comédienne. Après des études de lettres, elle suit une formation intensive à l’École du jeu et travaille régulièrement sous la direction d’Alexis Langlois, Paul B. Preciado et Yann Gonzalez dans des films résolument queers. Son expérience de vie est souvent motrice dans son processus d’écriture de récits d’autofictions. Ses créations, qui sont des critiques acerbes du cistème, abordent les thématiques de la reproduction sociale et de l’intersectionnalité. Elle use d’un humour incisif, où personne n’est épargné·e. Parallèlement, aux côtés de son ami river, cinéaste et militant, iels ont fondé le collectif SHEMALE TROUBLE qui promeut les cultures trans et queers dans le milieu de la nuit.

SIDO LANSARI
NÉ EN 1988

Sido Lansari
Portrait de Sido Lansari
Photo © Sido Lansari

Sido Lansari est un artiste pluridisciplinaire. Il est né et a grandi à Casablanca, au Maroc. Il a travaillé à la Biennale de la danse et la Biennale d’art contemporain de Lyon pendant ses études de communication culturelle. En 2014, il s’installe à Tanger et rejoint l’aventure de la Cinémathèque de Tanger dont il en est le directeur jusqu’en septembre 2022. Actuellement en post-diplôme art à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, il y développe un projet sur l’Ahzem, premier mouvement queer maghrébin en France. Sa pratique artistique s’articule autour de questions liées à l’identité, au genre et aux sexualités en explorant les angles morts de la mémoire, du point de vue de l’héritage linguistique, artisanal ou archivistique. À travers des médiums comme la broderie, la photographie et la vidéo, il interroge un récit collectif pour construire une réflexion et une mémoire individuelles.

En 2018, il est artiste résident à la Friche la Belle de Mai à Marseille. Il y développe Les Derniers paradis, son premier court-métrage, Grand Prix 2019 du Festival Chéries-Chéris à Paris. Il crée divine en 2020, fanzine participatif et pluridisciplinaire en ligne, qui favorise la contribution d’artistes d’univers multiples en leur offrant un espace d’expérimentation de la pratique artistique domestique dans un contexte de pandémie. Son travail a notamment été exposé en 2022 et 2023 à l’Institut du monde arabe dans le cadre de l’exposition « Habibi, les révolutions de l’amour ».

ELIJAH NDOUMBE
NÉ·E EN 1994

Elijah Ndoumbe
Portrait d’Elijah Ndoumbe
Photo © Muhammad Salah

Elijah Ndoumbe est artiste multimédia, tisseur·se de rêves et vit entre Paris-Marseille, Los Angeles et Dakar. Ses oeuvres, à la fois objets plastiques, photographiques, filmiques sont une mosaïque de récits, poétiques, sensoriels et empruntés à la réalité des trans de Turtle Island (USA), d’Afrique du Sud, et d’Ouest, elles sont un plaidoyer pour une justice et une liberté des genres.

Elijah Ndoumbe a été artiste en résidence à Black Rock Sénégal, artiste invité·e à la Biennale de Dakar - DAK’ART 2022 dans l’exposition collective « Black 40 Rock » organisée par Kehinde Wiley et aux Rencontres de Bamako - Biennale africaine de la photographie (2022- 2023) Iel fait partie du programme CPH:LAB (2022-2023). Iel développe actuellement un projet avec des artistes entre la France, le Sénégal et les États-Unis.

NO ANGER
NÉE EN 1990

No Anger
Portrait de No Anger
Photo © Arsène Marquis

Chercheuse et artiste, No Anger tient le blog À mon geste défendant. En 2019, elle a obtenu un doctorat en science politique. Elle participe aux luttes féministes, queer et antivalidistes. Souhaitant exprimer la puissance de son corps loin des assignations validistes qu’elle subit au quotidien, No Anger se crée une nouvelle peau, par la danse et l’écriture. Son travail suit donc ces deux axes qui se mêlent parfois dans ses performances : elle écrit des textes qui accompagnent la danse, la complètent. Elle croit beaucoup en la possibilité de réinventer artistiquement son corps et sa sexualité.

JORDAN ROGER
NÉ EN 1996

Jordan Roger
Portrait de Jordan Roger
Photo © Agathe Flamant

Jordan Roger est diplômé de l’Ensa de Bourges en 2021. Il a volontairement barré son nom de famille à la suite de l’excommunication familiale qu’il a subi il y a quelques années par les témoins de Jéhovah. Dès lors, il voue un culte à sa propre colère. Ses oeuvres, toujours militantes, se dressent en réaction à l’hétéropatriarcat, aux inégalités de classes et questionnent plus généralement la religion, ses amours, ses icônes et la famille.

L’artiste utilise des codes connus de tous·tes pour les détourner de leur statut originellement conçu. Ses doigts d’honneurs se matérialisent dans un travail pluridisciplinaire qui se nourrit d’un champ lexical gay. Un château de princesses en flammes, une chorale de sirènes, une fausse page Wikipedia en céramique, un travesti dans une robe de mariée. Des doigts d’honneurs couleurs pastels recouverts de paillettes et affublés de phrases chocs espérant pouvoir endoctriner le plus de brebis possible.

KIANUË TRAN KIÊU
NÉ·E EN 1989

Kianuë Tran Kiêu
Portrait de Kianuë Tran Kiêu
Photo © Helio Pu

Kianuë Tran Kiêu est un·e artiste asiofuturiste non- binaire et transdisciplinaire. Son travail est traversé par trois grandes notions : le sanctuaire émotif, le mysticisme résilient et les luttes queer et antiracistes. Ses oeuvres se matérialisent dans un univers poétique et onirique, inspiré de ses imaginaires de repli. Elles soulignent l’importance de faire mémoire collective, de réclamer son héritage queer et d’être moteur de sa narration. L’artiste réfléchit la libération des corps queer et racisé·e·x·s de tout contrôle, la réappropriation d’une spiritualité trans décolonisée comme rite de résilience, ainsi que la sensibilité comme puissance de révolte, de résistance et d’autodétermination politique.

C’EST QUOI UTOPI·E ?

Utopi·e 2022
Soirée d’ouverture de la 1e édition d’Utopi·e
aux Magasins Généraux, 2022
Photo © Pierre-Ulysse Gorzkowski

Utopi·e est une association d’intérêt général qui agit en faveur de l’égalité des genres dans les arts visuels et vivants. Utopi·e souhaite visibiliser et défendre des artistes LGBTQIA+ engagé·e·x·s qui portent à travers leur travail des valeurs d’inclusion, de témoignages et de respect de la différence, et qui s’emparent des enjeux sociétaux. Par-delà la nécessité de soutenir les créations LGBTQIA+, Utopi·e est un appel à explorer d’autres champs dans la création actuelle.

Pour cela, Utopi·e met en place des rendez-vous où s’invitent des programmations artistiques et culturelles avec expositions, conférences, lectures, performances et fêtes. De cette manière, Utopi·e souhaite mettre en avant les voix LGBTQIA+ nouvelles et établies.

LES CO-FONDATRICES

Myriama Idir et Agathe Pinet
Portrait de Myriama Idir et Agathe Pinet
Photo © Jeanne Lucas

Animées par une vision commune et engagée de participer à l’émancipation de schémas prédéfinis dans le monde de l’art, Agathe Pinet et Myriama Idir forment un duo complice et complémentaire.

Ayant suivi le même cursus en marché de l’art, elles s’entendent sur les sujets de résistance politique sociale et identitaire qui modifient les polarités du monde de l’art. Ce dialogue les amène à se questionner sur les relations et les rapports entretenus par les différents acteur·rice·x·s de ce secteur et à s’intéresser à la collaboration comme mode de production de projets.

Deux itinéraires différents qui combinent des expériences transdisciplinaires, et qui s’inscrivent avec les artistes, les chercheur·euse·x·s, curateur·ice·x·s dans une perspective de changement pour un art actuel plus fluide et essentiel au sein de notre société.

Site internet : prixutopie.com
Instagram : @prixutopie

Informations pratiques :

Soirée d’ouverture : mardi 23 mai de 18h à 23h
Exposition–festival du 24 au 28 mai 2023
Du mercredi au samedi de 14h à 19h,
le dimanche de 14h à 22h
Entrée libre & gratuite

MAGASINS GENERAUX
1 rue de l'Ancien Canal, 93500 Pantin
Toute la programmation est à retrouver sur magasinsgeneraux.com

07/01/22

Tschüüss Festival @ Centre Culturel Suisse, Paris

Tschüüss Festival 
Centre Culturel Suisse, Paris 
5 février - 6 mars 2022 

Tschüüss Festival
TSCHÜÜSS FESTIVAL 
© Marietta Eugster Studio / Centre culturel suisse. Paris 

Le Centre culturel suisse à Paris (CCS) invite le public une dernière fois dans ses espaces avant de fermer ses portes pour deux années de travaux de rénovation. Le CCS restera actif pendant cette période et continuera de déployer toutes ses activités hors ses murs et à travers toute la France.

Le CCS, situé depuis 1985 au cœur du Marais, fera peau neuve entre 2022 et 2024. Sur base d’un concours de l’Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL), en collaboration avec Pro Helvetia, le projet architectural retenu est le fruit d’une collaboration franco-suisse des bureaux Thomas Raynaud (Paris) et Truwant + Rodet + (Bâle).

Avant le lancement des travaux de rénovation, le public est invité du 5 février au 6 mars 2022 au « Tschüüss Festival », qui présentera 40 artistes de Suisse durant 30 jours. La programmation proposera projections, concerts, spectacles, installations, performances et dj-sets. Le programme détaillé du festival sera présenté le 20 janvier 2022.

Dès l’été 2022 et jusqu’à sa réouverture fin 2024, le CCS partira en tournée dans plusieurs villes françaises et mènera ses activités hors ses murs, au sein d’institutions ou de festivals.

CENTRE CULTUREL SUISSE. PARIS
38 rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris

04/11/13

Festival Les Ecrans Documentaires 2013 : Films en compétition pour le Prix des Ecrans documentaires



Festival Les Ecrans Documentaires 
5-10 novembre 2013 

La prochaine édition du festival du film documentaire Les Ecrans documentaires débute demain. Organisé depuis 1997 par l'association Son et Image, Les Ecrans documentaires réalisent un travail des plus bénéfiques pour le cinéma documentaire. Le Festival se déroule dans le Val de Marne, en région parisienne, principalement à Arcueil, mais ausi à Gentilly. 

Le Festival met en compétition, dans le cadre du Prix des Ecrans Documentaires 2013, 10 premiers films documentaires sélectionnés parmi 200 candidatures. Ces dix films sont les suivants :

American Dreamer, de Thomas Haley (32 min)
As She Left, de Alexandra Kandy Longuet (38 min)
A Pleine Dents, de Keren Ben Rafael (52 min)
Yaodong Petit Traité de Construction, de Elodie Brosseau (89 min)
Les Chebabs De Yarmouk, de Axel Salvatori-Sinz (77 min)
Les Ames Dormantes, de Alexander Abaturov (52 min)
Narmada, de Manon Ott et Gregory Cohen (43 min)
En Face, de Jeanne Vaillant (16 min)
J'ai l'honneur de, film de Caroline Parietti (58 min)
O Sabor do Leite Creme, de Hiroatsu Suzuki et Rossana Torres (74 min)


American Dreamer, de Thomas Haley 
2012, 32 min, France, Ceresa Films 
Julian habite dans une petite ville du nord de la Floride. Après avoir écrit un poème, il prend le bus, direction Ground Zero, afin de commémorer aux côtés de ses compatriotes les attentats du 11 septembre.
Thomas Haley filme un patriote ordinaire, désireux d’ancrer son identité dans un projet national en crise, et dresse le portrait nuancé d’un « petit blanc » qui n’a pas renoncé à l’American dream. 

As She Left, de Alexandra Kandy Longuet 
2012, 38 Min, Belgique, Mediadiffusion – Iad 
Nouvelle-Orléans, Louisiane : un jour a suffi pour dévaster une ville entière.
Un geste de lui a suffi pour la quitter pour une autre femme. Une errance comme un rêve, ou plutôt un cauchemar, dans une ville qui panse ses plaies.
Un voyage parmi les fantômes, mais aussi parmi les vivants, ceux qui ont survécu, ont reconstruit, se sont reconstruits, et se souviennent. Histoires parallèles d’une dépossession, et puis peut-être d’une consolation.

A Pleine Dents, de Keren Ben Rafael 
2013, 52 min, France, Palikao Films 
“Comment mordre la vie à pleines dents alors qu’il m'en manque la moitié ?"
A 22 ans, alors qu’elle aimerait surtout faire la fête, faire l’amour, ou ne rien faire du tout, Keren doit constamment subir des opérations dentaires. Pendant plusieurs mois, elle va filmer sa vie, ses proches et ses dentistes mais aussi la confrontation au regard de l’autre.

Yaodong Petit Traité de Construction, de Elodie Brosseau 
2012, 89 min, France / Chine, Animaviva / EHESS 
En Chine, dans la région du Shaanbei, les yaodong, habitats voûtés d’origine troglodytes, sont aujourd’hui construits en pierre adossées aux flancs des montagnes. Leur construction s’opère sans plan d’architecte, selon un savoir-faire transmis oralement. La réalisatrice nous emmène à la rencontre des artisans et des habitants. A l’écoute de leurs petites ou grandes histoires et, tout en partageant leurs rituels, peu à peu, par petites touches, se constitue le puzzle d’un instantané de la « culture yaodong » d’aujourd’hui.

Les Chebabs De Yarmouk, de Axel Salvatori-Sinz 
2012, 77min, France, Adalios / Taswir Films / Maritima Tv 
Les Chebabs sont un petit groupe de garçons et de filles qui se connaissent depuis l'adolescence. Aujourd'hui, au seuil de l'âge adulte, ils ont une véritable soif de vivre et d'absolu, mais sont confrontés à des réalités complexes.
Entre le besoin de liberté et l'appartenance au groupe, le désir de révolte et la perspective d'une vie bien rangée, les choix sont difficiles ; mais tout l'est plus encore quand on est réfugié palestinien dans le camp de Yarmouk, en Syrie. 

Les Ames Dormantes, de Alexander Abaturov 
2013, 52min, Petit A Petit Productions / A Vif Cinema 
Atchinsk, 4000 km de Moscou. Dans un foyer d’habitation à l’extrémité de cette ville de Sibérie, les habitants se croisent dans l’escalier, peu enclins à parler de la campagne en cours pour l’élection du prochain président. Dehors la ville vit au rythme du froid, seul le son de la radio se fait l’écho des manifestations antigouvernementales de la capitale. Ces images d’une ville endormie se mêlent à celles de militants-salariés du parti de Poutine.

Narmada, de Manon Ott et Gregory Cohen 
2013, 43 Min, France, Ts Production
Tourné avec des pellicules Super 8, le film se présente comme un voyage, une rêverie le long du fleuve Narmada en Inde, entre les mythes du progrès et les mythes du fleuve.
« Les barrages seront les temples de l’Inde moderne » proclamait Nehru à l’indépendance du pays. Bientôt, l'un des plus importants complexes de barrages conçus à ce jour sera achevé sur la Narmada. Une lutte sociale s’organise. Nous voyageons sur le fleuve jusqu’à l’océan, à la rencontre des habitants, des croyances et des imaginaires qui cohabitent et s’opposent dans cette vallée en pleine transformation.

En Face, de Jeanne Vaillant 
2013, 16 Min, France, Ecole Documentaire De Lussas 
“J’ai rencontré Jacques en décembre, il remontait son laboratoire photo, ça faisait quinze ans qu'il n'en avait plus fait. De ce désir de reprendre possession de quelque chose m'est apparue une belle victoire de la vie. J'ai plongé avec lui dans ses images, cherchant celles qui pouvaient le raconter.” (Jeanne Vaillant)

J'ai l'honneur de, film de Caroline Parietti 
2013, 58 min, France, Creadoc
« Il y a un jour une femme, qui vient frapper à une porte. Où donc était le camp, demande-t-elle. Je ne sais pas, madame. De quel camp parlez-vous ? »
Sous les talus élégants se cachent tous les souvenirs des hommes. A Angoulême, certains se rappellent, et d'autres pas. Sonia, Micheline et René racontent ce que les archives poussiéreuses gardent pour elles. A Angoulême, les nomades de jadis ont tant de souvenirs enfouis sous les paysages de la ville.

O Sabor do Leite Creme, de Hiroatsu Suzuki et Rossana Torres 
2012, 74min, Portugal, Entre Imagem 
Deux soeurs de 96 et 98 ans vivent dans une vieille maison, située en face de l’école dans laquelle elles ont enseigné, au centre du Portugal. Leur vie quotidienne sereine et paisible s’organise au jour le jour, peuplée par leurs souvenirs et leurs menues tâches ménagères. Mais avec la vieillesse, la maladie arrive, sans prévenir.

Toute la programmation du Festival est sur www.lesecransdocumentaires.org