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26/04/24

Exposition Andres Serrano @ Musée Maillol, Paris - Portraits de l'Amérique - Photographies

ANDRES SERRANO 
Portraits de l'Amérique 
Musée Maillol, Paris 
27 avril - 20 octobre 2024

Andres Serrano. Musée Maillol
Andres Serrano. Musée Maillol
 
© Tempora / dbcreation

Andres Serrano. Musée Maillol
Andres Serrano. Musée Maillol 
© Tempora / dbcreation

Andres Serrano. Musée Maillol
Andres Serrano. Musée Maillol 
© Tempora / dbcreation

Présenter l’œuvre d’Andres Serrano en Europe, à Paris, en cette année 2024 ne tient pas du hasard. La campagne qui se profile pour élire le 47e Président des États-Unis d’Amérique sera à n’en pas douter d’une violence extrême tant les lignes de fracture de la société américaine sont profondes et nombreuses. Tant les aspirations sont divergentes. Trump a longtemps passé pour un histrion isolé qui devait à sa seule fortune considérable d’avoir pu imprimer sa marque sur le Grand Old Party. L’image d’un Trump fou et solitaire a longtemps prévalu. Justifiant même au lancement de sa campagne pour la Présidence que ses propos, généralement outranciers, soient relégués aux pages « Entertainment » d’organes de presse aussi peu clairvoyants que le New York Times. Trump n’est pas un joueur solitaire. Andres Serrano en a fait la démonstration jubilatoire en 2019 avec l’installation The Game : All Things Trump et Jerry Saltz en a détaillé les enjeux dans le livre qui accompagnait l’exposition. Ce même Trump présent, en 2004, dans une des séries les plus populaires de Serrano, America, initiée au lendemain du 11 septembre, constitue un point d’ancrage à partir duquel la présente exposition a été conçue : d’un drapeau témoin du traumatisme à un autre, plus ancien, inscrit dans la série Infamous de 2019.

Andres Serrano
ANDRES SERRANO
Chuckling Charlie The Laughing Robot (The Robots), 2022 
© Andres Serrano, Courtesy de l’artiste et de la 
Galerie Nathalie Obadia Paris / Bruxelles

Andres Serrano
ANDRES SERRANO
"Flag Face" Circa 1890 American Flag (Infamous), 2019 
© Andres Serrano, Courtesy de l’artiste et de la 
Galerie Nathalie Obadia Paris / Bruxelles

Andres Serrano
ANDRES SERRANO
Ruger.22 Long Rifle Mark II Target II (Objects of Desire), 1992 
© Andres Serrano, Courtesy de l’artiste et de la 
Galerie Nathalie Obadia Paris / Bruxelles

Andres Serrano
ANDRES SERRANO
Piss Christ (Immersions), 1987 
© Andres Serrano, Courtesy de l’artiste et de la 
Galerie Nathalie Obadia Paris / Bruxelles

Tempora et le Musée Maillol proposent donc un voyage dans l’œuvre « américaine » d'Andres Serrano depuis ses premières réalisations, au mitan des années 1980, jusqu’à ses plus récentes créations. Les séries s’articulent sans nécessairement obéir à une chronologie stricte. Native Americans (1995-1996) introduit Nomads (1990) pour rendre compte du double regard que l’artiste porte sur la société. Les Homeless constituent un sujet permanent dans l’oeuvre de Serrano comme en témoigne l’installation des cartons achetés à des sans-abris et exposés, au sein de ses propres expositions, depuis une dizaine d’années. Si Nomads explore la marginalité des laissés-pour-compte du rêve américain, The Klan (1990), d’une certaine manière, explore une autre facette de l’exclusion: celle des suprémacistes blancs dont les valeurs ont été de plus en plus largement rejetées par une Amérique moderne sans que leur sentiment de déclassement n’ait trouvé de réponse. De son regard objectif Andres Serrano nous invite à réfléchir à ce que l’image donne à voir, au-delà du piège que constitue son esthétisme raffiné. Derrière la beauté d’une croix, la souffrance ; au-delà de l’acier lumineux d’un Colt, la mort ; passé la forme picturale de la robe et du capuchon, la haine et le racisme. Étrangement, l’artiste qui avec le Piss Christ a été au cœur d’une des plus grandes polémiques liées à l’art aux USA, semble ne jamais vouloir prendre parti. Son regard revendique l’objectivité glacée du canon de revolver. Mais les sujets parlent d’eux-mêmes : The Morgue (1992) met en scène la mort comme ultime espace d’égalité devant la vie, Holy Works (2011) met en lumière l’hystérie religieuse ; Objects of Desire (1992), la pulsion mortifère galvanisée par le deuxième amendement qui assure la liberté du port d’arme ; Torture (2015), la violence d’État ; Infamous (2019) la permanence des préjugés aussi bien raciaux que sexistes…

De série en série, Andres Serrano livre un portrait de l’Amérique tel qu’il la croise au quotidien et tel qu’il la sent évoluer sous son objectif. La photographie devient ainsi un témoignage qui a largement conditionné la progression de son œuvre  : le choix du sujet renvoie désormais au projet d’inventaire qui traverse largement la création contemporaine. Puisant dans des plateformes comme Ebay ou dans des ventes publiques, Andres Serrano réunit un matériau anthropologique dont la photographie fixe le sens au-delà de la nomenclature. The Game: All Things Trump constitue à ce titre une expérience politique et artistique nouvelle. Nous espérons que les séries déployées ici permettront de mieux comprendre les enjeux qui déchirent l’Amérique dans l’attente de son 47e Président... dont dépendra largement le devenir du monde pour les années à venir. 

Le parcours de l’exposition traverse la carrière artistique d'Andres Serrano depuis la fin des années 80 jusqu’à aujourd’hui, non sur le mode d’une rétrospective chronologique mais bien en explorant les différentes facettes de son œuvre en lien direct avec la société américaine contemporaine dont il donne à voir ici un portrait multiple. A travers dix chapitres et quatre-vingt-neuf œuvres exposées, l’exposition parcourt quelques-unes des séries les plus emblématiques de l’artiste  : Native Americans, America, Nomads, Infamous, The Klan, Torture, Holy Works, Objects of Desire, Immersions, Bodily Fluids, Nudes, History of Sex, The Morgue, Robots, The Game : All Things Trump…

Andres Serrano
ANDRES SERRANO
 
© Tempora / dbcreation
ANDRES SERRANO est né à New York (États-Unis) en 1950. Il vit et travaille à New York. Diplômé en 1969 de la Brooklyn Museum Art School de New York, Andres Serrano fait partie des artistes contemporains les plus reconnus de la scène internationale. Andres Serrano est représenté par la Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles, depuis 2012.

Commissariat collectif de l'exposition : Michel Draguet, Elie Barnavi, Benoît Remiche

MUSÉE MAILLOL
59-61 rue de Grenelle, 75007 Paris

08/04/24

De Basquiat à Édith Piaf. Passions partagées. La Collection Lambert au Mucem, Marseille

De Basquiat à Édith Piaf. Passions partagées. La Collection Lambert au Mucem
Mucem, Marseille
17 avril - 23 septembre 2024

Affiche de l'exposition
Courtesy Mucem, Marseille

Kiki Smith 
(1954, Nuremberg) 
Blue Moon III. 2011 
Association Collection Lambert 
© Kiki Smith et Pace Gallery, photo Pace Gallery

Andres Serrano
 
(1950, New-York, Etats-Unis, vit et travaille à New-York) 
Yellow, Blue, Green de la série de la chapelle de Matisse à Vence. 2015. 
Cibrachrome. Collection privée, Paris, 
en dépôt à la Collection Lambert 
© Courtoisie Andres Serrano et Galerie Nathalie Obadia, Paris / Bruxelles, 
Photo Studio Andres Serrano

Cy Twombly 
(1928, Lexington, Etats-Unis – 2011, Rome, Italie). 
Pan. Polyptyque en sept éléments. 1980. 
Huile, pastel gras, graphite, gravure, affiche, papier et papier chiffon. 
Centre national des arts plastiques, 
donation Yvon Lambert en 2012, FNAC 2013-0244 (1 à 7) 
© Cy Twombly Foundation / Cnap ; photo : Fabrice Lindor

Anselm Kiefer
 
(1945, Donaueschingen, Allemagne, 
vit et travaille à Croissy-Beaubourg, France). 
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles. 1996. 
Acrylique et graines de tournesol sur photographie. 
Centre national des arts plastiques, 
donation Yvon Lambert en 2012, FNAC 2014-0032 
© Anselm Kiefer / Cnap ; photo : Franck Couvreur

La Collection Lambert et le Mucem s’unissent pour une exposition inédite.

La culture méditerranéenne a profondément façonné le destin du grand marchand d’art Yvon Lambert, dont le nom et l’histoire résonnent avec les richesses culturelles de la Provence.

Né en 1936 à Vence, Yvon Lambert a grandi au cœur d’une région imprégnée par la présence de grands artistes tels qu’Henri Matisse à Vence ou Paul Cézanne à Aix-en-Provence.

Dès les premiers temps de la galerie d’Yvon Lambert, le marchand d’art s’est fait également collectionneur et commence à constituer des ensembles importants d’œuvres d’artistes de son temps, pour la plupart encore inconnus. Ainsi commence presque 60 années d’une histoire intime de l’art. Son regard singulier est marqué par la poésie, l’amour, la liberté de pensée et la défense de l’art de son temps. Chaque pièce traduit l’amitié indéniable entre le collectionneur et les artistes. La donation exceptionnelle faite en 2012 à l’État français par Yvon Lambert a permis de consolider la présence d’un grand musée public d’art contemporain à Avignon : La Collection Lambert.

Amoureux des objets insolites, témoignages des croyances populaires de tous les âges, en particulier issus de la culture provençale, Yvon Lambert ressent une proximité naturelle forte avec les collections du Mucem dont la constitution lente et fabuleuse lui rappelle ses propres recherches vagabondes de choses étonnantes allant d’ex-voto fantasmagoriques, à des scènes de genre de petits maîtres provençaux, de la bibliothèque félibrige de son père aux ustensiles et pièges à grives que ce dernier fabriquait.

Les objets d’art populaire du Mucem sont le fruit de collectes d’enquêteurs sur le terrain : ethnologues, observateurs des mutations de la société et défenseurs des savoirs du peuple. Ces collections sont des témoins précieux, des documents sur nos modes de vie et sur l’évolution des mœurs, mais ils présentent aussi une valeur esthétique qui se font particulièrement jour dans des analogies étonnantes avec des œuvres d’art.

L’exposition commence par l’évocation du parcours d’Yvon Lambert, lié aux cultures provençales et méditerranéennes, pour s’attarder ensuite sur des thématiques autour desquelles dialogueront ses collections et celles du Mucem : le populaire et le quotidien, l’homme et la nature, la poésie et la littérature, l’intime et l’existence.

Ainsi, la rencontre entre la Collection Lambert et celle du Mucem présentée lors de l’exposition « De Basquiat à Édith Piaf. Passions partagées. La Collection Lambert au Mucem » est bien plus qu’une juxtaposition de collections exogènes. Des fils sensibles tissent spontanément leur toile par résonances formelles et poétiques entre les œuvres d’art et celles issues de cultures populaires. Par affinité réciproque de récits et de formes, le dialogue entre ces deux collections patrimoniales est une tentative de voyage au centre d’un regard singulier, celui d’une personnalité majeure de l’art contemporain, et invite les visiteurs du Mucem au jeu des coïncidences, de la libre interprétation et des associations poétiques empreintes du charme et des passions tenaces qui ont été les ferments de ces deux grands musées.

Des invitations pour des interventions artistiques et littéraires :

Ryoko Sekiguchi (née à Tokyo en 1970) a été invitée à écrire pour l’exposition vingt-et-un cartels imaginaires dans lesquels elle déploie une écriture sensible et poétique pour aborder les objets et leurs odeurs, notamment celle du musée, de la lumière, des couleurs des œuvres. Elle propose une véritable ode à la contemplation et aux sens.

L’artiste peintre et designer Nathalie Du Pasquier (née à Bordeaux en 1957) a conçu une cabine peinte afin d’abriter les projets des chapelles de Vence réalisés en 1994 par Jean Charles Blais, Sol Lewitt, Jean-Michel Othoniel, Niele Toroni, Robert Barry à l’invitation d’Yvon Lambert. A l’extérieur, couleurs et objets de la collection du Mucem liés aux croyances et coutumes en Provence se répondent : amulettes, santibelli, croix de la Passion, boîtes-oratoires, ex-voto, palmes des rameaux…

Œuvres exposées :

Le Mucem bénéficie de prêts exceptionnels d’Yvon et Ève Lambert, mais aussi du Centre national des arts plastiques (CNAP) : 80 œuvres ont été soigneusement sélectionnées parmi les 600 œuvres données par le marchand et collectionneur Yvon Lambert à l’Etat en 2012. Ces pièces couvrent une large gamme de médiums artistiques, tel que la peinture, la sculpture, l’installation, la vidéo ou la photographie.

Elles côtoient 150 œuvres de la collection du Mucem, référence dans le domaine des arts populaires. Ces objets du quotidien se mêlent subtilement avec les créations contemporaines.

Artistes présentés :
Parmi les artistes dont les œuvres de la collection Lambert sont présentées, on compte notamment Jean-Michel Basquiat, Andres Serrano, Christian Marclay, Sol Lewitt, Daniel Buren, Mircea Cantor, Marcel Broodthaers, Cy Twombly, Kiki Smith, Nan Goldin, Christian Boltanski, Louise Lawler...

Commissariat :
Marie-Charlotte Calafat, conservatrice en chef du patrimoine, Mucem
Stéphane Ibars, directeur artistique, Collection Lambert

L’exposition est conçue et organisée par la Collection Lambert et le Mucem, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée.

MuCEM, MARSEILLE
Mucem J4 Niveau 2 (1 200 m2)

27/11/23

Exposition Aux temps du sida @ MAMCS, Strasbourg - OEuvres, récits et entrelacs

Aux temps du sida 
OEuvres, récits et entrelacs
MAMCS, Strasbourg
6 octobre 2023 - 4 février 2024

Avram Finkelstein
Avram Finkelstein
SILENCE = DEATH, 1987.
Lithographie offset 
© Avram Finkelstein

Andres Serrano
Andres Serrano
 
Blood Stream, série « Bodily Fluids », 1987.
Tirage couleur. 125,5x185cm.
Collection privée, Paris 
Dépôt à la Collection Lambert, Avignon

Georges Tony Stoll
Georges Tony Stoll 
Homme-cible, 1999 
Tirage couleur, 75x50cm.
Strasbourg, MAMCS. 
Photo Mathieu Bertola, Musées de Strasbourg

L’exposition « Aux temps du sida » parle d’un temps encore non révolu où l’épidémie n’est pas surmontée en dépit d’importantes avancées médicales. Les quarante dernières années ont vu s’entremêler des moments de peur, de deuil, de courage, de solidarité, d’espoir, tous adossés à des formes de créations dont la force demeure inspirante pour notre époque. Exposition pluridisciplinaire, « Aux temps du sida » présente quatre décennies de création où les arts plastiques, la littérature, la musique, le cinéma, la danse rencontrent la recherche scientifique, la culture populaire et l’action déterminante des associations.

À partir des années 1980, le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) et son stade ultime, le sida, explosent de manière incontrôlable aux États-Unis, en France et bientôt partout dans le monde. Cette crise sanitaire va aussi se révéler une crise des représentations qui occasionne, jusqu’à aujourd’hui, l’apparition de nouvelles formes dans la création. Le virus emporte une génération de créateurs et créatrices, d’écrivains et écrivaines, de chorégraphes, de cinéastes, de plasticiens et plasticiennes… tandis que la maladie s’insinue, de façon manifeste ou en filigrane, dans les oeuvres. On voit éclore jusqu’à nos jours chez les artistes des prises de parole engagées voire militantes tandis que les luttes pour plus de tolérance, de visibilité et de droits pour les minorités s’organisent, et ce, aussi par le truchement de l’oeuvre d’art.

John Hanning
John Hanning 
I Survived Aids, 2013 
Affiche, collage digital.
Strasbourg, MAMCS. Courtesy de l’artiste.
Photo Musées de Strasbourg 
© John Hanning

Bruno Pélassy
Bruno Pélassy 
Gracias a la vida, 1996 
Broderie avec perles, 29 x 41,5 cm.
Paris, Collection privée. 
Photo : Mathieu Bertola, Musées de Strasbourg.
Courtesy Famille Pelassy et Air de Paris, Romainville

Sandy Skoglund
Sandy Skoglund 
Germs are eveywhere, 1984
Tirage couleur, 99,5x113cm.
Strasbourg, MAMCS 
Photo : Nicolas Fussler, Musées de Strasbourg

Conçue comme un voyage chrono-thématique qui place le visiteur dans un maelström de sensations et de réflexions, l’exposition s’articule en sections qui mettent en évidence les entrelacs qui unissent les énergies mobilisées contre ce qui n’est pas une maladie mais bien un scandale (pour reprendre les mots d’Elisabeth Lebovici). Les oeuvres se déploient dans l’espace de l’exposition aux côtés de montages audiovisuels de l’INA, d’objets et d’archives liés à la mémoire du sida. La scénographie, tantôt immersive, tantôt intimiste, propose aux visiteurs un parcours qui fait la part belle à la sensation et rend compte de la diversité des champs de création investis par ce projet qui mise sur la pulsion de vie qui innerve la création.

L’exposition s’accompagne, en outre, d’une « Permanence » qui propose aux visiteurs qui le souhaitent d’échanger avec des représentants du secteur de la santé et de la solidarité, des spécialistes de la prévention, des bénévoles issus d’associations diverses et ce, dans l’enceinte du musée qui fait ainsi valoir son rôle citoyen au sein de la cité.

Luc Chery
Luc Chery
 
Drifting – Suites nocturnes, 1983-1986 
Tirages gélatino-argentique sur papier baryté, 70x100cm.
Courtesy de l’artiste © Luc Chery

Hervé Guibert
Hervé Guibert
 
Les mains du masseur, 1986 
Tirage gélatino-argentique, 15x22,7cm.
Maison européenne de la Photographie, Paris 
© Christine Guibert / Courtesy les Douches la Galerie, Paris

Artistes exposés (liste non exhaustive): Sophie Calle, Luc Chery, Copi, Johan Creten, Marlene Dumas, General Idea, Nan Goldin, Felix Gonzales-Torres, Hervé Guibert, John Hanning, Derek Jarman, Michel Journiac, Zoe Leonard, Mehryl Ferri Levisse, Robyn Orlin, Bruno Pelassy, Jean-Michel Othoniel, Marion Scemama, Sandy Skoglund, Barthelemy Toguo, Jean-Luc Verna, David Wojnarowicz…

Aux temps du sida
Aux temps du sida. 
OEuvres, récits et entrelacs
Éditions des Musées de Strasbourg
264 pages ; 28,5 x 21,5 cm ; broché
ISBN : 9782351252161
L’ouvrage est organisé sous la forme d’un abécédaire avec des entrées thématiques et biographiques.

Avec des textes de : Janig Begoc, Didier Bisson, Caroline Bourgeois, Lionel Bovier, Marie Canet, Jean-Baptiste Carhaix, Thomas Clerc, Thibaud Croisy, Thierry Danet, Arnaud Desplechin, Marc Donnadieu, Mathieu Doze, Maximiliano Durón, Fabrice Hyber, Philippe Joanny, Jean-Luc Lagarce, Élisabeth Lebovici, Armance Léger, Didier Lestrade, Christophe Martet, Catherine Mavrikakis, Anna Millers, Estelle Pietrzyk, Ernest Pignon-Ernest, Coralie Pissis, Didier Roth-Bettoni, Olivier Schwartz, Paul-Arthur Tortosa, David Wojnarowicz

Et des entretiens avec : Johan Creten, Avram Finkelstein, Daniel Fromm, Marina Karmochkine, Jean-Luc Verna
Commissariat : Estelle Pietrzyk, conservatrice en chef du MAMCS
Équipe de recherche : Thierry Laps, Anna Millers, Coralie Pissis, Alexandre Zebdi-Libot
Conseillers scientifiques : Thibaud Croisy, auteur et metteur en scène, Didier Roth-Bettoni, journaliste, auteur, historien du cinéma et producteur radio
Scénographie : Roll-Office (Ian Ollivier et Lucie Rebeyrol)

Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg - MAMCS 
1, place Hans-Jean-Arp, Strasbourg

14/03/15

Andres Serrano, Musée de Vence

Andres Serrano, ainsi soit-il
Château de Villeneuve, Musée de Vence
21 mars - 10 juin 2015

Né à New York en 1950, Andres Serrano est originaire du Honduras et d’Haïti. Depuis 30 ans, ses photographies font le tour du monde avec des expositions dans les plus grands musées. Yvon Lambert, né à Vence, a été le premier marchand français à s’intéresser à lui et à déceler chez le photographe ce rapport très fort avec la culture européenne et l’art ancien.

Quand la Collection Lambert ouvre ses portes en 2000, elle donne l’opportunité à Andres Serrano de lui consacrer sa première exposition monographique en France (2006) et lui proposera même par exemple de renouer avec la tradition de la Comédie Française qui consistait à faire peindre ou photographier la troupe de Molière, de Mignard à Nadar, de David au Studio Harcourt. Il photographie les 42 sociétaires de l’illustre maison de Guillaume Galienne à Murielle Mayette, de Denis Podalydes à Catherine Hiegel en passant par Eric Ruf son nouvel administrateur général (2007).

En 2014, dès que le nouveau maire de Vence, Loïc Dombreval a proposé à Yvon Lambert de retrouver une place de choix avec des expositions au château place des Frênes, le marchand et collectionneur a immédiatement proposé à Andres Serrano de commencer ce cycle d’exposition à Vence, lui-même venant d’acquérir auprès du photographe le magnifique Black Supper, un polyptyque représentant la Cène avec Jésus et ses apôtres plongés dans une nuée de bulles d’effervescence christique et de vitalité mystique.

Serrano, enchanté par le projet d’exposition, a immédiatement accepté et proposé de réaliser une nouvelle série dans la Chapelle du Rosaire réalisée par Henri Matisse, (le peintre étant pour lui l’artiste français le plus spirituel du XXe siècle) comme en écho à sa série The Church qu’Yvon Lambert l’avait aidé à réaliser.

Ainsi, l’exposition de Vence présentera des séries anciennes, celles des Fluids, des Churchs, des Nomads, du Ku Klux Klan, de la Comédie Française, celle plus récente réalisée à Cuba après le décès de sa mère, telle une nécessité de se rapprocher, enfin, de ses origines de descendant d’esclaves venus d’Haïti et Cuba où la ferveur chrétienne a toujours été associée à des traditions vaudous, et enfin celle réalisée pour l’exposition dans la Chapelle du Rosaire.

Musée de Vence
Château de Villeneuve / Fondation Emile Hugues
2 place du Frêne, Vence
www.museedevence.com