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11/11/23

Eugène Delacroix & Gustave Courbet @ Musée Gustave Courbet, Ornans - Delacroix s’invite chez Courbet

Delacroix s’invite chez Courbet
Musée Gustave Courbet, Ornans
28 octobre 2023 - 4 février 2024

Nadar, Portrait de Gustave Courbet
Nadar
(1820-1910),
Portrait de Gustave Courbet, Vers 1861
Épreuve sur papier albuminé ; 23,6 x 19 cm
Ornans, musée départemental Gustave Courbet – Inv. 1976.1.62
© Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Pierre Guenat

Gustave Courbet
Gustave Courbet
(1819-1877)
Pirate prisonnier du dey d’Alger, 1844
Huile sur toile ; 81,3 x 65,4cm
Ornans, musée départemental Gustave Courbet – Inv. 1992.1.1
© Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Pierre Guenat

Gustave Courbet
Gustave Courbet
(1819-1877),
Les Amants dans la campagne, Vers 1867
Encre sur papier vélin ; 28,7 x 20cm
Ornans, musée départemental Gustave Courbet – Inv. 1976.1.12
© Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Pierre Guenat

Gustave Courbet
Gustave Courbet
(1819-1877),
Taureau blanc et génisse blonde, Vers 1850
Huile sur toile ; 91,5 x 116,5cm
Ornans, musée départemental Gustave Courbet – Inv. 2002.3.1
© Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Pierre Guenat 

Eugène Delacroix
Eugène Delacroix
(1798-1863),
Étude de deux paons, d’un cygne et d’un cheval, 1854
Crayon et encre brune sur papier ; 24,3 x 28cm
Paris, Musée national Eugène-Delacroix – Inv. MD 2022-3
© Musée du Louvre / Raphaël Chipault

Pendant sa fermeture pour travaux, le musée national Eugène-Delacroix, qui fait partie de l’Établissement public du musée du Louvre, a choisi le musée départemental Gustave Courbet comme écrin éphémère d’une large sélection de ses collections. Le partenariat exceptionnel entre ces deux «musées-ateliers» donne lieu à une exposition inédite, Delacroix s’invite chez Courbet, présentant pour la première fois à Ornans plus de 60 œuvres d'Eugène Delacroix.

En s’invitant chez Gustave Courbet (1819-1877), Eugène Delacroix (1798-1863) se révèle pluriel et complexe, mais aussi une inspiration audacieuse pour les nouvelles générations. Les collections du musée national Eugène-Delacroix nous invitent à cheminer à travers la carrière du maître, de l’intimité de son atelier jusqu’à sa postérité. Elles permettent de découvrir des œuvres souvent méconnues et de mieux comprendre le processus créatif du peintre. Nous découvrons ainsi, un « Delacroix privé » parfois loin de l’image qu’il a voulu construire.

L’exposition est aussi l’occasion d’un dialogue inédit, permettant de questionner la relation méconnue entre le « vieux lion du romantisme » et le « rude ouvrier » du réalisme, ces deux artistes majeurs du XIXe siècle. Cette relation souvent définie par un dédain respectif, dû à l’incompréhension de l’un et à la nature catégorique et entière de l’autre, s’avère plus complexe qu’en apparence. Si Gustave Courbet, de vingt ans son cadet, estime Eugène Delacroix comme une référence constante mais secrète, ce dernier est un critique intéressé du jeune peintre « révolutionnaire », louant dans son journal la «vigueur » de sa peinture. 

Exposition organisée par le musée départemental Gustave Courbet d’Ornans et le musée national Eugène-Delacroix – Établissement Public du musée du Louvre

Musée Gustave Courbet
1 Place Robert Fernier, 25290 Ornans

15/04/18

Une lutte moderne. De Delacroix à nos jours @ Musée Eugène-Delacroix, Paris

Une lutte moderne
De Delacroix à nos jours
Musée Eugène-Delacroix, Paris
11 avril — 23 juillet 2018

Le musée national Eugène-Delacroix propose la première exposition dédiée aux peintures de la Chapelle des Saints-Anges à Saint-Sulpice – La Lutte de Jacob avec l’ange, Héliodore chassé du temple, Saint Michel terrassant le démon -, depuis leur achèvement en 1861. Portée par les recherches accomplies lors de leur récente restauration, conduite par la Ville de Paris, cette exposition offrira de rassembler, grâce à des prêts exceptionnels des musées français et étrangers, les sources inédites de Delacroix – Raphaël, Titien, Rubens, Le Lorrain, Solimena -, les références à ses propres œuvres comme les principales études et esquisses qu’il a réalisées pour la conception de ces trois chefs-d’œuvre. Elle réunira également plusieurs des créations que l’œuvre de Delacroix a inspirée aux artistes du 19ème siècle et du 20ème siècle, Gustave Moreau, Odilon Redon, William Strang, Jacques Lipschitz, René Iché, Charles Camoin, Jean Bazaine, Marc Chagall. Chacun d’entre eux s’est nourri de l’art de Delacroix pour concevoir leurs propres visions de la lutte. 

Delacroix avait choisi de dédier ce décor monumental à des épisodes mettant en scène des anges vengeurs, combattants, armés. Cette lutte était aussi une métaphore du combat qu’il menait, de son propre aveu, pour la peinture. Œuvre d’art totale avant la lettre, lutte moderne, la chapelle des Saints-Anges de Delacroix demeure comme un des grands modèles de l’art. 

Eugène Delacroix avait reçu en 1849 la commande des peintures pour la chapelle. Pris par d’autres chantiers, dont la conception nourrit également celle des œuvres de Saint-Sulpice – le plafond de la Galerie d’Apollon, l’ensemble du Salon de la Paix dans l’Hôtel de Ville (détruit en 1871), son exposition personnelle à l’Exposition universelle de 1855 -, il s’y dédia pleinement à partir de 1856. Souhaitant être au plus près ce chantier immense, le peintre s’installa au plus près de l’église, rue de Fürstenberg, dans un espace unique entre cour et jardin, devenu le musée Delacroix. 

Associant l’atelier du peintre et ses œuvres, le musée Delacroix et l’église Saint-Sulpice, l’exposition constitue un événement exceptionnel qui invite les visiteurs à marcher sur les pas de Delacroix. L’expérience au sein de l’exposition, se prolongeant de l’espace de conception aux œuvres finales, sera ainsi inédite, offrant des clés de compréhension renouvelée. 
“La peinture me harcèle et me tourmente de mille manières à la vérité, comme la maîtresse la plus exigeante ; depuis quatre mois, je fuis dès le petit jour et je cours à ce travail enchanteur, comme aux pieds de la maîtresse la plus chérie ; ce qui me paraissait de loin facile à surmonter me présente d’horribles et incessantes difficultés. Mais d’où vient que ce combat éternel, au lieu de m’abattre, me relève, au lieu de me décourager, me console et remplit mes moments, quand je l’ai quitté ?“, Eugène Delacroix, Journal, 1er janvier 1861
Commissaires de l’exposition : Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée national Eugène-Delacroix, et Marie Monfort, conservateur en chef à la DRAC Île-de-France. 

MUSÉE NATIONAL EUGENE-DELACROIX
6, rue de Fürstenberg, 75006 Paris 

07/05/17

Maurice Denis et Eugène Delacroix. De l’atelier au musée @ Musée Delacroix, Paris

Maurice Denis et Eugène Delacroix
De l’atelier au musée
Musée Delacroix, Paris
3 mai - 28 août 2017

A l’occasion d’une grande exposition, le musée national Eugène-Delacroix célèbre, grâce à des prêts exceptionnels, la génération des peintres admirateurs d’Eugène Delacroix (1798-1863) qui, comme le peintre Maurice Denis ont œuvré à la transformation de l’atelier et dernière demeure d’Eugène Delacroix en musée, aujourd’hui ouvert à un large public. C’est, ainsi, l’histoire de cet « atelier devenu musée », que l’exposition retrace.

Maurice Denis (1870-1943) voua une admiration vive et sincère à l’œuvre d’Eugène Delacroix, comme à sa posture d’artiste. Né après le décès de Delacroix, le peintre, comme ses proches – Emile Bernard, Edouard Vuillard, Pierre Bonnard, puis Georges Desvallières – approcha l’œuvre de Delacroix à la fois directement, grâce aux œuvres conservées dans les collections publiques, mais aussi par l’intermédiaire d’artistes plus âgés, Paul Cézanne, Odilon Redon, Paul Gauguin, qui lui transmirent leur goût pour la création du peintre romantique.

Grâce à la publication des premières lettres de Delacroix, puis à la première édition de son Journal, en 1893, Maurice Denis et ses amis constituèrent la première génération à avoir accès aux écrits de Delacroix, dès leur jeunesse. Delacroix écrivain fut, pour Bernard, Denis, Vuillard, un modèle, notamment pour leurs propres écrits, théoriques et diaristes.

Maurice Denis, président de la Société des Amis d’Eugène Delacroix, joua un rôle primordial dans le sauvetage du dernier atelier de Delacroix, place de Fürstenberg, et dans sa transformation en musée. Maurice Denis ne mit pas seulement sa réputation de grand artiste au service du projet de création d’un musée Delacroix, il s’y dédia, assumant pleinement des missions de directeur de la toute jeune institution.

Bénéficiant de prêts exceptionnels venant des musées français, étrangers comme de collections privées, cette exposition sera ainsi la première à analyser et valoriser la force et l’ampleur de l’admiration que l’œuvre d’Eugène Delacroix suscita chez ces artistes, nés après sa disparition. Elle permet au public de redécouvrir un musée récemment rénové et agrandi.

Commissaire de l’exposition : Dominique de Font-Réaulx, musée national Eugène-Delacroix

MUSÉE NATIONAL EUGENE-DELACROIX
6, rue de Fürstenberg, 75006 Paris 

11/12/11

Fantin-Latour, Manet, Baudelaire : L’Hommage à Delacroix, Musée national Eugène-Delacroix, Paris

Fantin-Latour, Manet, Baudelaire 
L’Hommage à Delacroix 
Musée national Eugène-Delacroix, Paris 
7 décembre 2011 - 19 mars 2012 

Si 1863 est l’année du scandale du Déjeuner sur l’herbe d'Edouard Manet au Salon des Refusés, c’est aussi celle de la mort d’Eugène Delacroix dans son appartement de la place de Fürstenberg. Choqué par la tiédeur des hommages officiels rendus à l’artiste lors de sa disparition, Henri Fantin-Latour, encouragé par Manet et Baudelaire, se lança dans la réalisation de son fameux Hommage à Delacroix pour le Salon suivant : grande toile-manifeste qui rassemblait une nouvelle génération d’artistes novateurs et de critiques comme Baudelaire et Champfleury, autour de l’austère effigie du maître disparu. L’exposition du musée Delacroix retrace l’aventure de cette toile, sa conception, les variantes, les élus et les exclus parmi les figurants. Grâce aux prêts exceptionnels de nombreuses institutions françaises et étrangères, elle relate cette fraternité artistique à travers les œuvres croisées des artistes en présence et celles qui les rattachent à l’héritage de Delacroix.

La réception du tableau par la critique de l’époque fut assez vive : on dénonça une captation d’héritage, usurpé par une bande de Réalistes. L’admiration de la plupart pour l’œuvre de Delacroix est pourtant indéniable, même si l’exposition explore les compromis et les alliances de circonstance : une histoire qui commence par une camaraderie d’atelier et de café d’artistes – la « Société des Trois » formée par Fantin-Latour, Legros et Whistler – et s’achève bien après l’exposition du tableau en 1864. Mais en 1889, lorsque Henri Fantin-Latour brosse une nouvelle allégorie à la gloire de Delacroix, Immortalité (musée de Cardiff), les temps ont changé. L’artiste s’est détaché du courant Impressionniste et il choisit de ne représenter cette fois qu’une femme évanescente semant des pétales de fleurs sur le tombeau du maître. L’exposition se conclut sur l’hommage officiel confié finalement au sculpteur Jules Dalou dont le grand monument de bronze est inauguré officiellement en 1889, dans les jardins du Luxembourg.

Commissaire de l’exposition : Christophe Leribault, directeur du musée national Eugène-Delacroix et adjoint au directeur du département des Arts graphiques du musée du Louvre.

Publication : Catalogue de l’exposition, sous la direction de Christophe Leribault. Textes de Stéphane Guégan, Christophe Leribault, Marie-Pierre Salé, Amélie Simier. Coédition Le Passage / musée du Louvre Editions. 168 p., 104 ill., 28 €

Musée national Eugène-Delacroix
6 rue de Fürstenberg, 75006 Paris