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20/11/23

Ostensible @ Résidence Crédac, Ivry-sur-Seine

Ostensible
Résidence au Crédac, Ivry-sur-Seine
Année 2023 - 2024

Ostensible collectif 
Code couleur. Graphisme Clémence Rivalier
Courtesy du Crédac

Le Crédac a sélectionné Ostensible pour la session de résidence de recherche et d’expérimentation de l’année 2023-2024. Cette session est co-construite avec l’équipe du Bureau des publics afin d’approfondir les réflexions autour des questions de mixité et de lutte antivalidiste dans le domaine de l’art contemporain.
 
Ostensible a été fondée par Lucie Camous (commissaire d’expositions, artiste, chercheurx) et No Anger (chercheurx, artiste, auteurx), toutxs deux directement concernéxs par le handicap. Ostensible est une structure de recherche-création active dans les champs des disability, crip studies et de l’art contemporain. Déployant une approche qui mêle commissariat d’exposition et recherche, elle promeut une nouvelle approche du handicap au-delà de tout prisme médical.

Considérant les enjeux de représentation du handicap tant dans la création des œuvres que dans les questions d’accueil des publics, Ostensible propose, dans le cadre de sa résidence de recherche au Crédac, une démarche qui allie approches politique et esthétique.

Au fil de la résidence seront organisées cinq Assemblées, destinées à réunir un groupe de personnes (concernées par le handicap et/ou allié·es) pour partager leurs expériences du validisme au sein du monde de l’art contemporain.
 
Ouvrant un espace de parole et de réflexion sur cette oppression envers les personnes handicapées, dans une approche participative, le cycle d’Assemblées tend à construire un discours collectif autour du rapport qu’ont les personnes handicapées et minorisées à l’art.

Le calendrier des Assemblées, leurs thématiques et les formulaires d’inscription seront publiés sur le site du Crédac.

Ce travail collaboratif sera restitué dans une publication dédiée, qui constituera le troisième numéro de la collection En résidence, une édition consacrée aux projets de résidence du Crédac, mise en forme par le studio de design graphique Kiösk (à paraître à l’été 2024).

CENTRE   D’ART   CONTEMPORAIN  D’IVRY — LE   CRÉDAC
La Manufacture des Œillets
1, place Pierre Gosnat, 94200 Ivry‑sur‑Seine

10/01/18

Louise Hervé & Chloé Maillet, le Crédac, Centre d’art contemporain d’Ivry

Louise Hervé & Chloé Maillet : L’Iguane
le Crédac, Centre d’art contemporain d’Ivry
20 janvier - 25 mars 2018
« Dans un café sur le port de Dunkerque vit un iguane : il y a quelques années, nous l’avons rencontré. Nous étions logées dans l’auberge de jeunesse, entre la plage et le port, qui accueillait alors le congrès annuel de l’illusion ; des dizaines de magiciens y répétaient leurs numéros, amulettes au cou. Nous étions les seules personnes incapables d’un tour de prestidigitation. Ce soir-là, nous avons dîné au café avec un marin. L'iguane nous a dévisagées longuement. Il bougeait peu, avec tant de précision et de lenteur que nos gestes humains en paraissaient désordonnés : l'iguane évolue dans une autre dimension, avons-nous pensé, où le temps est ralenti et les perceptions modifiées. Peut-être vit-il pour toujours, dans l’avenir. »
L’Iguane est le nouveau projet de Louise Hervé et Chloé Maillet. Il comprend des œuvres réalisées sous la conduite d’esprits et d’entités extraterrestres, empruntées à des collections spécialisées, du début du XXe siècle à aujourd’hui (Fleury-Joseph Crépin, Madge Gill,  Alexandro Garcia…).

L’Iguane est aussi l’exposition d’une méthode. Les artistes explorent des épisodes de l’histoire qui sont des points de réflexions sur les modes de transmission du savoir et les moteurs de  révolution sociale, tels l’enseignement pythagoricien, les fêtes et chants fraternels des Saint-Simoniens ou la pratique du jiu-jitsu par les suffragettes. Ces éléments propices à la reconstitution s’enchâssent grâce aux liens tissés par les artistes dans une approche transversale, où se croisent récits historiques et fictionnels.

L’exposition à caractère anthologique présente sous un regard nouveau leurs projets récents au travers d’installations et de dispositifs de projection, ainsi qu’un programme de performances et de films articulé en deux actes :

I. La Salle sans nom
du 20 janvier au 18 février

II. Rien n’est dit
du 20 février au 25 mars

Les performances ont lieu tous les week-ends.

Louise Hervé et Chloé Maillet (nées en 1981) travaillent en duo sous l’entité I.I.I.I., créée il y a plus de 15 ans pendant leurs études, respectivement en art et en anthropologie historique. Elles sont représentées par la galerie Marcelle Alix.

Commissariat : Claire Le Restif en collaboration avec Sébastien Martins

Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac
La Manufacture des OEillets
1 place Pierre Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine
www.credac.fr

04/10/13

Expo Michel Aubry, Credac, Ivry : The Searchers

Michel Aubry : The Searchers 
Le CREDAC, Centre d’art contemporain d’Ivry, Ivry-sur-Seine 
Jusqu'au 15 décembre 2013 

MICHEL AUBRY (né en 1959, vit à Paris) déploie depuis une vingtaine d’années une œuvre programmatique, consistant souvent à interpréter des objets ou œuvres emblématiques de la modernité à travers un vocabulaire formel issu de différents artisanats (facture instrumentale, ébénisterie, art du costume, tapisserie). Le processus de fabrication y est central, régi par un protocole de production subvertissant le rapport entre original et copie. 

Pour son exposition au Crédac, Michel Aubry présente des réinterprétations d’architectures éphémères et prototypes de mobilier présentés par l’Union Soviétique à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de Paris en 1925 : le Club Ouvrier d'Alexander Rodtchenko, le Kiosque de Konstantin Melnikov, et le Pavillon de l’URSS, également conçu par Melnikov, qui fait ici l’objet d’une production inédite.

Paris, 1925. Alexander Rodtchenko séjourne à Paris pour superviser l’installation de l’exposition de l’URSS au Grand Palais, de son Club ouvrier et des kiosques de Melnikov, dont il avait pensé les couleurs. Avec ses formes et matériaux simples, économiques et fonctionnels, l’architecture de Melnikov est alors la matérialisation architecturale de la nouvelle esthétique de la Révolution, l’instrument idéologique d’un rapport renouvelé aux objets et au savoir. Dans les Galeries étrangères, Rodtchenko présentait son Club Ouvrier, un ensemble de mobilier de lecture, de jeu et de socialisation destiné à être diffusé dans tout le pays, reflet d’une utopie d’intégration de tous les arts dans la vie quotidienne et de participation au progrès humain.

Disparus, ces chefs-d’œuvre du Constructivisme russe sont encore aujourd’hui peu documentés. Outre les rares photographies et les plans conservés, les lettres de Rodtchenko à sa femme Varvara Stepanova constituent pour Michel Aubry une source majeure d’informations quant au contexte de création des œuvres. Le recueil de cette correspondance (Alexandre Rodtchenko : l’œuvre complet, Paris, Philippe Sers, 1986) est également la trame d’un film de fiction biographique (Rodtchenko à Paris, 2003-2013) dont les scènes sont tournées au gré des expositions de l’artiste.

Inlassablement, Michel Aubry documente les conditions de production de ces projets d’avant-garde afin de les mettre en pratique dans un contexte différent. Ainsi il établit dès la fin des années 1980 un système d’équivalence entre gamme musicale et mesures spatiales en s’inspirant d’une famille d’instruments à vent sardes, les launeddas. Ces instruments traditionnels sont fabriqués à partir de roseaux, dont chaque longueur conditionne la note émise, les tiges les plus longues produisant les sons les plus graves, et les plus courtes, les sons plus aigus. Une fois la Table de conversion (1992) entre hauteurs musicales et longueurs métriques établie, il est possible de trouver à chaque composition sonore « un équivalent géométrique dans l’espace, et inversement  » (Yves Aupetitallot, « Interpréter », in Michel Aubry, catalogue d’exposition, Le Quartier, Centre d’art contemporain, Quimper / Centre d’art contemporain de Vassivière en Limousin, 2001, pp.48-62). Ce système, qui régit la quasi-totalité de sa production sculpturale, est un protocole de « contamination », aussi arbitraire qu’ironique,  de la forme et des fonctions des objets pris pour modèles.

Michel Aubry utilise les roseaux comme outil de mesure et comme matériau, visibles ou intégrés à la structure même des sculptures. Ainsi transformés en instruments de musique potentiels (augmentés d’anches, la mise en vibration est possible mais non réalisée), les objets d’origine changent de statut et pourtant restent « plus vrai que nature ». 

Ainsi dans Mise en Musique du Club Ouvrier de Rodtchenko (1925-2003) les huit sièges de lecture, à l’origine tous semblables, ont été redimensionnés pour s’adapter aux longueurs croissantes des roseaux composant une gamme montante, comme soumis à une « musicalisation forcée » qui « contamine la vérité historique de la reconstitution » (Yves Aupetitallot, op. cit.). 

MICHEL AUBRY, Mise en musique du club ouvrier d’Alexandre Rodtchenko, 1925-2003
Vue de l’installation au Frac des Pays de la Loire, 2005.
Collection Frac des Pays de la Loire. Photo : Stéphane Bellanger.
Courtesy de l’artiste et Galerie Eva Meyer.

MICHEL AUBRY, Mise en musique du club ouvrier d’Alexandre Rodtchenko, 1925-2003
Vue de l’installation au Mamco, Genève, 2003.
Collection Frac des Pays de la Loire. Photo : Mamco, Genève.
Courtesy de l’artiste et Galerie Eva Meyer.

A l’inverse du redimensionnement dans la Mise en musique du club ouvrier d’Alexandre Rodtchenko, 1925-2003, pour la Mise en Musique du Kiosque de Melnikov (1925-2009), les dimensions originales de l’objet ont été privilégiées au détriment de la référence musicale. 

MICHEL AUBRY, Mise en musique du kiosque de Melnikov, 1925-2009
Bois peint, tapis afghans.
Vue de l’installation au Musée des Beaux-arts de Nantes, 2010.
Photo : Michel Aubry. Courtesy de l’artiste et Galerie Eva Meyer.

Les doutes, les imprévus de la production intéressent Michel Aubry en ce qu’ils renseignent le savoir-faire de la fabrication, comme lorsque l’on retourne un gant. A rebours du métier de copiste ou de faussaire qui s’attachent à reproduire au plus près la forme finale, il s’agit plutôt pour Aubry de mettre en pratique des situations, dans une démarche proche de la science expérimentale. Ainsi il s’attacha à « mettre en musique » le Monument à la 3ème Internationale de Vladimir Tatline, en incluant sa part de bricolage et exposant ainsi sa nature de projet, plutôt que l’objet lisse et esthétisant tel que parfois reproduit dans les musées. De même, la structure du Pavillon Soviétique, conçue à l’origine en métal par Melnikov dût finalement être construite en bois - différence invisible mais idéologiquement capitale – signe que l’avant-garde était confrontée à la réalité économique du temps. Au Crédac, Michel Aubry expose sa réplique à l’échelle 1:10, devenue sculpture de roseau et de bois, la reconstitution devenant expérience et mémoire active.

Enfin La Loge des Fratellini (2005) que Rodtchenko visita à Paris est réaménagée au Crédac. L’antre des trois célèbres frères clowns était un lieu fascinant, sorte de cabinet de curiosité du spectacle ; devenu chez Michel Aubry un espace d’exposition nomade en soi, il est aussi l’outil accompagnateur de ses films, en attente de tournages.

MICHEL AUBRY, La loge des Fratellini, 2001-2012
Table de maquillage, une table, lettres composant le nom Stroheim, quinze costumes, Le Tapis de Dürer et Le Manteau d’Ernst Junger
Biennale de Sao Paulo, Brésil, 2012.
Photo : Michel Aubry. Courtesy de l’artiste et Galerie Eva Meyer.

S’il est question « d’éprouver une nouvelle fois » le processus de production, il s’agit aussi de repenser l’héritage de ces œuvres en les reconstruisant. En effet, autrefois pensées comme opérantes dans la réalité sociale, aujourd’hui « lissées » par l’histoire de l’art, devenues icônes, disjointes de leur contexte politique et économique, quel statut prennent ces créations historiques ?

En retournant le problème de « perte du modèle », fondateur en sculpture, les stratégies de re-fabrication de Michel Aubry impliquent un déplacement ontologique des œuvres par rapport à leur modèle : en mutant du champ des arts décoratifs vers celui des arts plastiques, elles s’autonomisent ; devenues non-reproductibles et non-fonctionnelles, leur portée esthétique, politique et sociale est pourtant réactivée à l’aune d’un contexte renouvelé. Etrangère à tout modèle idéologique, à toute forme générique, sa démarche engage plutôt les notions d’unicité, de réversibilité et de déplacement constant de la forme. Comme Rodtchenko et Melnikov, Michel Aubry fait figure de chercheur, poursuivant un objet toujours élusif, à l’image des héros de The Searchers, titre de l’exposition emprunté au film de John Ford de 1956.

En appelant aux savoirs de l’historien, du musicologue et de l’artisan, Michel Aubry continue ici de déployer un système original de représentation de l’histoire des formes, significatif d’un regard contemporain qui s’enrichit des strates de son passé. 

Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac 
La Manufacture des OEillets
25-29 rue Raspail, 94200 Ivry-sur-Seine
Site internet : www.credac.fr

22/07/11

Exposition Mircea Cantor au Credac, Ivry-sur-Seine - More Cheeks Than Slaps


Exposition Mircea Cantor, More Cheeks Than Slaps 
le Crédac, Ivry-sur-Seine 
Commissaire d'exposition : Claire Le Restif
16 septembre - 18 décembre 2011

MIRCEA CANTOR
Mircea Cantor, Tracking Happiness, 2009,
Vidéo 11’, Son : Adrian Gagiu
© Mircea Cantor - Courtesy de l'artiste et de la galerie Yvon Lambert, Paris

Pour sa première exposition institutionnelle en Ile-de-France, l’artiste et citoyen du monde MIRCEA CANTOR investit les nouveaux espaces du Crédac avec une sélection d’œuvres dont trois productions inédites, qui traitent des croyances et idéologies, entre quête du bonheur et réalisme parfois désenchanté. 

La fin de la transparence en art joue à plein dans l’œuvre de Mircea Cantor. Œuvre mystérieuse, aux multiples ramifications, elle plaide comme le dit son auteur pour « la nécessité d’incertitude ». Une œuvre qui va à contre-courant du besoin impératif actuel de tout connaître et de tout prédire. More Cheeks Than Slaps, titre choisi par Mircea Cantor pour son exposition, qui évoque directement la sentence de l’Evangile « tu ne rendras pas le mal par le mal... mais tu tendras la joue gauche », est aussi celui d’une des œuvres de l’exposition (More Cheeks Than Slaps, 2011). Ces mots sont écrits à l’envers par l’artiste, traduits formellement en néon et lisibles grâce à leurs reflets dans un miroir.

Les éléments qui constituent cette installation forment un passage qui relie la salle où est installée Rainbow (2011), et celle où se poursuit l’exposition, par la projection de Tracking Happiness (2009). Cette vidéo, accompagnée d’une musique de Adrian Gagiu, met en scène de manière quasi mystique un groupe de sept femmes. Telles des anges vêtues de blanc, elles se promènent en file indienne puis forment un cercle, pieds nus sur du sable fin, un balai à la main. Chacune des traces qu’elles laissent est balayée par la personne qui suit. Véritable image de paix, la scène se répète, à l’infini, comme un mantra. 

Dans une autre salle, Mircea Cantor exprime une toute autre position à travers Fishing Fly (2011), sculpture de 400 x 350 x 146 cm reproduisant une sorte d’avion fabriqué à partir de barils de pétrole récupérés. Equipé d’un hameçon doré accroché sous la carlingue, il évoque à la fois un avion de chasse et un leurre de pêche. Symbole de vitesse, de puissance et de conflit, le véhicule semble ici échoué.

Parfaitement ancrée dans son époque, l’œuvre de Mircea Cantor contient un mélange subtil de quête du bonheur, de désir utopique d’une nouvelle époque et de réalisme parfois découragé. C’est le cas de I Decided not to Save the World (2011), une vidéo d’à peine une minute où un petit garçon dit de manière angélique, franche et rieuse qu’il a décidé de ne pas sauver le monde.

Dans le même esprit, la vidéo Vertical attempt (2009), présente un petit garçon assis sur le bord d’un évier, s’apprêtant à couper, à l’aide de ciseaux, le jet de l’eau qui coule. Pour Mircea Cantor, c’est l’image de « la parfaite tentative d’atteindre l’impossible », brisant l’idée du cycle et du mouvement perpétuel.

MIRCEA CANTOR - BIOGRAPHIE

Né en 1977 à Oradea en Roumanie, Mircea Cantor s'intéresse aux mythes et aux symboles (qu’ils soient universels ou liés à son pays natal) ainsi qu’à la transformation des traditions culturelles, à ce qu'elles véhiculent en termes d'idéologie et d'un rapport fondamental au monde. Voyageur et citoyen du monde, Mircea Cantor renverse les conventions, préoccupé par l'alchimie des idées dans la circulation infinie de la pensée. Mircea Cantor se place à la croisée des sociétés, permettant ainsi des rapprochements de mentalités, réunissant passé et futur pour un présent ouvrant des possibles.

Lauréat du prix Ricard 2004 et nommé pour le prix Marcel Duchamp 2011, Mircea Cantor expose depuis 1999 dans des institutions importantes (Kunsthaus Zürich; Camden Arts Centre, Londres; Kunsthalle, Budapest; Kunsthalle Nürnberg; Museum Abteiberg, Monchengladbach; Modern Art Oxford; FRAC Champagne Ardennes ; Hirshhorn Museum, Washington ; MoMA, Tel Aviv Museum of Art…).

Mircea Cantor est représenté par Yvon Lambert, Paris, Dvir Gallery, Tel Aviv et Magazzino, Rome

Claire Le Restif - Commissaire de l’exposition 

Cette exposition du Crédac bénéficie du soutien de la galerie Yvon Lambert, Paris et de la Fondation d'entreprise Ricard.

CENTRE D'ART CONTEMPORAIN D'IVRY - LE CREDAC 
La Manufacture des Œillets <=== Attention, nouvelle adresse :)
25-29, rue Raspail
94200 Ivry-sur-Seine

www.credac.fr