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22/11/21

L'âme primitive @ Musée Zadkine, Paris, avec Mathieu Kleyebe Abonnenc, Caroline Achaintre, Valérie Blass, Miriam Cahn, Louis Fratino...

L'âme primitive
Musée Zadkine, Paris
29 septembre 2021 - 27 février 2022

Mathieu Kleyebe Abonnenc
Mathieu Kleyebe Abonnenc (né en 1977) 
Le Veilleur de nuit, pour Wilson Harris (2), 2018 
Carapace de tortue, gallium,
70 × 58 × 22 cm. Courtesy de l’artiste
© Mathieu Kleyebe Abonnenc. Photo : Courtesy XC.HuA

Mathieu Kleyebe Abonnenc
Mathieu Kleyebe Abonnenc (né en 1977)
Limbé, 2020 
Film 16 mm transféré en HD, 12 min
Courtesy de l’artiste
© Mathieu Kleyebe Abonnenc

Au début du siècle dernier à Paris, Ossip Zadkine est l’un des artistes qui inventent, en se tournant vers le « primitif », un nouveau langage sculptural. La radicalité de son œuvre témoigne alors, bien au-delà de recherches formelles, d’une défiance envers la civilisation moderne et ses valeurs.

L’Âme primitive met en regard et en perspective les oeuvres d’Ossip Zadkine et de quelques artistes de son temps avec celles d’une sélection d’artistes vivants et de la deuxième moitié du XXe siècle dont la création puise aux mêmes sources, emprunte les mêmes questionnements.

Près de cent oeuvres sont réunies en un parcours embrassant l’ensemble des espaces du musée Zadkine : sculptures, peintures, arts graphiques et vidéos, - prêts exceptionnels d’institutions publiques, de collectionneurs, de galeries, d’artistes contemporains - dont certaines productions sont montrées pour la première fois.

Caroline Achaintre
Caroline Achaintre (née en 1969)
Miss Chief, 2021 
Céramique, grès, 54 × 26 × 4 cm
Paris, galerie Art : Concept 
© Caroline Achaintre, courtesy Art : Concept, Paris
Photo : Romain Darnaud

Valérie Blass
Valérie Blass (née en 1967) 
One couple, a single one [Un couple, un seul], 2015
Diptyque, impression jet d’encre sur aluminium,
cadre en acier, 43 × 66 cm et 53 × 67 cm 
© Valérie Blass, courtesy de la Catriona Jeffriers Gallery, Vancouver, 
Photo : SITE Photography

Dans le geste de l’artisan, dans la foi du sculpteur roman, dans la naïveté des peintres d’enseigne de sa Russie natale, Ossip Zadkine voit non pas un défaut de connaissance ou de technique, mais l’exemple, disparu ou menacé, d’un lien vrai au monde. C’est par le chant de cette « âme primitive » que l’oeuvre de Zadkine dialogue dans l’exposition, avec ceux de ses contemporains qui se revendiquent sauvages, fauves, néo-primitivistes ; mais aussi, si intimement, avec ceux qui aujourd’hui continuent de chercher à exprimer « la palpitation de la vie humaine bouleversée par le tragique ».

En dehors de toute prétention exhaustive, l’exposition se présente comme une déambulation ouverte, rythmée par trois thématiques principales et de multiples échanges entre les oeuvres, modernes et contemporaines. Introduit par une première section qui tend à désamorcer et renverser le concept de « primitif », le parcours se poursuit par deux chapitres complémentaires, consacrés à deux motifs importants pour le primitivisme : le corps et la demeure. Le corps, le visage, et la manière dont ils s’expriment et communiquent avec le monde, fascinent les artistes, d’Auguste Rodin à Miriam Cahn, en passant par Marisa Merz. La demeure fait pendant à ce souffle vital, en tant qu’abri physique et mental, lieu de vie et de réflexion.

Miriam Cahn
Miriam Cahn (née en 1949) 
Kriegerin [Guerrière], 2012 
Huile sur toile, 165 × 100 × 1,5 cm
Achat auprès de la galerie Jocelyn Wolff, 2016 
Carquefou, Frac des Pays de la Loire. Inv. 016031501
© Miriam Cahn. Photo : Fanny Trichet

Louis Fratino
Louis Fratino (né en 1993) 
Saturday [Samedi], 2019 
Terre cuite et lavis d’oxyde de manganèse, 19 × 13,3 × 5 cm.
Courtesy de l’artiste et de la galerie Ciaccia Levi, Paris 
© Louis Fratino, courtesy galerie Caccia Levy. Photo : Aurelien Mole

LES ARTISTES

Ossip Zadkine et
Mathieu Kleyebe Abonnenc
Caroline Achaintre
Maria Thereza Alves
William Anastasi
Jean Arp
Valérie Blass
Michel Blazy
Miriam Cahn
Corentin Canesson
Marc Chagall
Morgan Courtois
André Derain
Rebecca Digne
Etienne-Martin
Louis Fratino
Thomas Gleb
Natalia Gontcharova
Eva Hesse
Hannah Höch
Vassily Kandinsky
Laurent Le Deunff
Fernand Léger
Mark Manders
Marisa Merz
Gyan Panchal
Abraham Poincheval
Helene Reimann
Auguste Rodin
Jessica Warboys

CATALOGUE

L'Âme primitive
Editions Paris Musées
Auteurs : Jeanne Brun, Claire Le Restif, 
Guitemie Maldonado, Pauline Créteur
17 x 24 cm, relié, 144 pages, 100 illustrations

COMMISSAIRES : Jeanne Brun, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du développement culturel et du musée de la BnF
Claire Le Restif, directrice du Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac
Avec la collaboration de Pauline Créteur, attachée de conservation au musée Zadkine

MUSÉE ZADKINE
100bis rue d'Assas, 75006 Paris

10/01/18

Louise Hervé & Chloé Maillet, le Crédac, Centre d’art contemporain d’Ivry

Louise Hervé & Chloé Maillet : L’Iguane
le Crédac, Centre d’art contemporain d’Ivry
20 janvier - 25 mars 2018
« Dans un café sur le port de Dunkerque vit un iguane : il y a quelques années, nous l’avons rencontré. Nous étions logées dans l’auberge de jeunesse, entre la plage et le port, qui accueillait alors le congrès annuel de l’illusion ; des dizaines de magiciens y répétaient leurs numéros, amulettes au cou. Nous étions les seules personnes incapables d’un tour de prestidigitation. Ce soir-là, nous avons dîné au café avec un marin. L'iguane nous a dévisagées longuement. Il bougeait peu, avec tant de précision et de lenteur que nos gestes humains en paraissaient désordonnés : l'iguane évolue dans une autre dimension, avons-nous pensé, où le temps est ralenti et les perceptions modifiées. Peut-être vit-il pour toujours, dans l’avenir. »
L’Iguane est le nouveau projet de Louise Hervé et Chloé Maillet. Il comprend des œuvres réalisées sous la conduite d’esprits et d’entités extraterrestres, empruntées à des collections spécialisées, du début du XXe siècle à aujourd’hui (Fleury-Joseph Crépin, Madge Gill,  Alexandro Garcia…).

L’Iguane est aussi l’exposition d’une méthode. Les artistes explorent des épisodes de l’histoire qui sont des points de réflexions sur les modes de transmission du savoir et les moteurs de  révolution sociale, tels l’enseignement pythagoricien, les fêtes et chants fraternels des Saint-Simoniens ou la pratique du jiu-jitsu par les suffragettes. Ces éléments propices à la reconstitution s’enchâssent grâce aux liens tissés par les artistes dans une approche transversale, où se croisent récits historiques et fictionnels.

L’exposition à caractère anthologique présente sous un regard nouveau leurs projets récents au travers d’installations et de dispositifs de projection, ainsi qu’un programme de performances et de films articulé en deux actes :

I. La Salle sans nom
du 20 janvier au 18 février

II. Rien n’est dit
du 20 février au 25 mars

Les performances ont lieu tous les week-ends.

Louise Hervé et Chloé Maillet (nées en 1981) travaillent en duo sous l’entité I.I.I.I., créée il y a plus de 15 ans pendant leurs études, respectivement en art et en anthropologie historique. Elles sont représentées par la galerie Marcelle Alix.

Commissariat : Claire Le Restif en collaboration avec Sébastien Martins

Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac
La Manufacture des OEillets
1 place Pierre Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine
www.credac.fr

22/07/11

Exposition Mircea Cantor au Credac, Ivry-sur-Seine - More Cheeks Than Slaps


Exposition Mircea Cantor, More Cheeks Than Slaps 
le Crédac, Ivry-sur-Seine 
Commissaire d'exposition : Claire Le Restif
16 septembre - 18 décembre 2011

MIRCEA CANTOR
Mircea Cantor, Tracking Happiness, 2009,
Vidéo 11’, Son : Adrian Gagiu
© Mircea Cantor - Courtesy de l'artiste et de la galerie Yvon Lambert, Paris

Pour sa première exposition institutionnelle en Ile-de-France, l’artiste et citoyen du monde MIRCEA CANTOR investit les nouveaux espaces du Crédac avec une sélection d’œuvres dont trois productions inédites, qui traitent des croyances et idéologies, entre quête du bonheur et réalisme parfois désenchanté. 

La fin de la transparence en art joue à plein dans l’œuvre de Mircea Cantor. Œuvre mystérieuse, aux multiples ramifications, elle plaide comme le dit son auteur pour « la nécessité d’incertitude ». Une œuvre qui va à contre-courant du besoin impératif actuel de tout connaître et de tout prédire. More Cheeks Than Slaps, titre choisi par Mircea Cantor pour son exposition, qui évoque directement la sentence de l’Evangile « tu ne rendras pas le mal par le mal... mais tu tendras la joue gauche », est aussi celui d’une des œuvres de l’exposition (More Cheeks Than Slaps, 2011). Ces mots sont écrits à l’envers par l’artiste, traduits formellement en néon et lisibles grâce à leurs reflets dans un miroir.

Les éléments qui constituent cette installation forment un passage qui relie la salle où est installée Rainbow (2011), et celle où se poursuit l’exposition, par la projection de Tracking Happiness (2009). Cette vidéo, accompagnée d’une musique de Adrian Gagiu, met en scène de manière quasi mystique un groupe de sept femmes. Telles des anges vêtues de blanc, elles se promènent en file indienne puis forment un cercle, pieds nus sur du sable fin, un balai à la main. Chacune des traces qu’elles laissent est balayée par la personne qui suit. Véritable image de paix, la scène se répète, à l’infini, comme un mantra. 

Dans une autre salle, Mircea Cantor exprime une toute autre position à travers Fishing Fly (2011), sculpture de 400 x 350 x 146 cm reproduisant une sorte d’avion fabriqué à partir de barils de pétrole récupérés. Equipé d’un hameçon doré accroché sous la carlingue, il évoque à la fois un avion de chasse et un leurre de pêche. Symbole de vitesse, de puissance et de conflit, le véhicule semble ici échoué.

Parfaitement ancrée dans son époque, l’œuvre de Mircea Cantor contient un mélange subtil de quête du bonheur, de désir utopique d’une nouvelle époque et de réalisme parfois découragé. C’est le cas de I Decided not to Save the World (2011), une vidéo d’à peine une minute où un petit garçon dit de manière angélique, franche et rieuse qu’il a décidé de ne pas sauver le monde.

Dans le même esprit, la vidéo Vertical attempt (2009), présente un petit garçon assis sur le bord d’un évier, s’apprêtant à couper, à l’aide de ciseaux, le jet de l’eau qui coule. Pour Mircea Cantor, c’est l’image de « la parfaite tentative d’atteindre l’impossible », brisant l’idée du cycle et du mouvement perpétuel.

MIRCEA CANTOR - BIOGRAPHIE

Né en 1977 à Oradea en Roumanie, Mircea Cantor s'intéresse aux mythes et aux symboles (qu’ils soient universels ou liés à son pays natal) ainsi qu’à la transformation des traditions culturelles, à ce qu'elles véhiculent en termes d'idéologie et d'un rapport fondamental au monde. Voyageur et citoyen du monde, Mircea Cantor renverse les conventions, préoccupé par l'alchimie des idées dans la circulation infinie de la pensée. Mircea Cantor se place à la croisée des sociétés, permettant ainsi des rapprochements de mentalités, réunissant passé et futur pour un présent ouvrant des possibles.

Lauréat du prix Ricard 2004 et nommé pour le prix Marcel Duchamp 2011, Mircea Cantor expose depuis 1999 dans des institutions importantes (Kunsthaus Zürich; Camden Arts Centre, Londres; Kunsthalle, Budapest; Kunsthalle Nürnberg; Museum Abteiberg, Monchengladbach; Modern Art Oxford; FRAC Champagne Ardennes ; Hirshhorn Museum, Washington ; MoMA, Tel Aviv Museum of Art…).

Mircea Cantor est représenté par Yvon Lambert, Paris, Dvir Gallery, Tel Aviv et Magazzino, Rome

Claire Le Restif - Commissaire de l’exposition 

Cette exposition du Crédac bénéficie du soutien de la galerie Yvon Lambert, Paris et de la Fondation d'entreprise Ricard.

CENTRE D'ART CONTEMPORAIN D'IVRY - LE CREDAC 
La Manufacture des Œillets <=== Attention, nouvelle adresse :)
25-29, rue Raspail
94200 Ivry-sur-Seine

www.credac.fr