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09/03/25

Marc Riboud, Vietbam 1966-1976 @ Musée Guimet, Paris

MARC RIBOUD 
VIETNAM 1966-1976
Musée Guimet, Paris
5 mars - 12 mai 2025

Marc Riboud, La jeune fille à la fleur
MARC RIBOUD 
La Jeune fille à la fleur,
Manifestation contre la guerre au Vietnam, Washington,
Etats-Unis, 1967
© Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

Marc Riboud, Vietnam
MARC RIBOUD
Hué, Dans la rue principale de
la citadelle, Sud Vietnam, 1968
© Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

Marc Riboud, Vietnam
MARC RIBOUD
Famille réfugiée dans une école à Hué
après la bataille du Tet, Sud Vietnam, 1968
© Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

A l’occasion des 50 ans de la fin de la guerre du Vietnam, l’association Les amis de Marc Riboud et le musée Guimet (qui conserve le fonds du grand photographe français) s’associent pour présenter les photographies et documents d’archives retraçant le travail de Marc Riboud au Vietnam entre 1966 et 1976.

En octobre 1967, Marc Riboud photographie à Washington la jeunesse américaine qui manifeste devant le Pentagone en criant sa révolte contre la guerre et réalise La Jeune fille à la fleur, cliché mondialement célèbre et symbole du désir de paix. En 1970, le photographe éditera Face of North Vietnam un reportage qui montrera pour la première fois aux Américains le visage de ceux qu’ils combattent.

Profondément touché par le drame vietnamien, Marc Riboud se rend près d’une dizaine de fois au Vietnam entre 1966 et 1976, s’arrêtant à Hanoi, à Saigon, dans la ville d’Hué bombardée, mais aussi sur les routes, dans les rizières comme dans les usines, dans les camps de réfugiés et de rééducation. Il y réalise de longs reportages, admirant le courage d’un peuple qui se bat avec des moyens misérables contre la plus grande puissance du monde.

A travers ses reportages, qui documentent le Vietnam pendant près de dix ans, transparait la « méthode » de Marc Riboud et son regard singulier qui s’attache aux lieux et aux personnes qu’il rencontre. Lui qui n’a jamais été photographe de guerre ne montre pas les combats mais la vie qui continue dans les ruines, les corps qui tentent de se reposer dans les refuges de fortune, les amoureux qui se retrouvent près des abris anti-bombes, la vivacité des enfants, la vie bouleversée, blessée, mais une vie qui continue, tenace, envers et contre tout.

Commissariat :
Lorène Durret et Zoé Barthélémy
Association Les amis de Marc Riboud

Musée national des arts asiatiques – Guimet
6 place d’Iéna, 75116 Paris
www.guimet.fr   #museeguimet   @museeguimet

21/07/19

Mr. et Pharrell Williams @ Musée Guimet, Paris - A Call To Action

Carte blanche à Mr. et Pharrell Williams: A Call To Action
Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris
Jusqu'au 23 septembre 2019

Mr.
© Mr. / Kaikai Kiki Co., Ltd. 
All Rights Reserved. Courtesy Perrotin

Le musée national des arts asiatiques – Guimet accueille une exposition in situ créée par l’artiste japonais Mr., dont le commissariat est assuré par Pharrell Williams, artiste américain aux multiples talents. Pharrell Williams est à l’origine de ce projet avec Mr., l’un de ses artistes contemporains préférés. L’installation et les dispositifs qui y sont associés ont demandé plusieurs séances de travail à distance et à l’atelier durant cinq années de collaboration intense. Selon Pharrell Williams, « les enfants font tourner le monde et ce projet se veut un défi aux dirigeants, sommés d’agir immédiatement, pour un avenir meilleur, un avenir radieux ».

L’exposition présente des installations, des tableaux et des sculptures décalés qui invitent à la réflexion, dans le style qui a fait la renommée de Mr. Elle dépeint des enfants, certains affublés de façon symbolique d’armes, émergeant dans un monde devenu chaotique par la faute des adultes d’aujourd’hui ; des enfants prêts à faire face à l’avenir. Le travail de Mr. prône une approche positive face aux problèmes de notre époque : « Au milieu des tensions et des crises d’incertitude que nous connaissons aujourd’hui, nous devons avoir foi en l’espoir qui anime les enfants. Nous devons nous inspirer de leur optimisme. Les enfants ont le pouvoir. Avec l’art, nous amorçons un dialogue », explique Mr.

Prenant pour point de départ les problèmes sociaux, politiques, environnementaux et technologiques actuels, l’exposition est traversée par l’optimisme et le potentiel de la jeunesse. Point d’orgue de l’installation, une grande fresque réalisée par Mr. présente une armée de personnages, des enfants, clin d’oeil à la tradition du portrait classique européen. L’exposition invite les visiteurs à pénétrer dans le monde fantastique de Mr., un monde où le quotidien rencontre le surnaturel. Dans un environnement immersif composé de scènes qui pourraient être tirées de la vie quotidienne, ses tableaux et ses sculptures aux dimensions et textures variées sont autant de confrontations poétiques du statu quo, mais reflètent également l’énergie du possible.

Commissaires de l'exposition :
Sophie Makariou, Présidente du MNAAG
Pharrell Williams, Artiste

Musée national des arts asiatiques – Guimet (MNAAG)
6, place d’Iéna, 75116 Paris
www.guimet.fr

30/10/12

Exposition I Went, Musée Guimet, Oeuvres du Centre national des arts plastiques

Exposition I Went
Oeuvres du Centre national des arts plastiques

Musée Guimet, Paris
3 octobre 2012 - 28 janvier 2013


Instaurant un dialogue entre une dizaine d’artistes de renommée internationale, d’origine occidentale et asiatique, dont les oeuvres ont été choisies parmi les collections du CNAP et les collections patrimoniales du musée Guimet, l'exposition I Went au musée Guimet à Paris est centrée sur une déambulation méditative. Werner Bischof (photographie ci-dessous), Christian Boltanski, Jean Clareboudt, Philippe De Gobert, Helmut Federle, Marie-Ange Guilleminot (dont l'oeuvre Tsuru, origami, papier, est représentée sur l'affiche de l'exposition reproduite ci-dessus), Hans Hartung, On Kawara, Rei Naito, Pascal Pinaud, Ian Stallard & Patrik Fredrikson et Xavier Veilhan présentent leurs visions et inspirations respectives de l’Asie dans tous les domaines de la création (photographie, design, vidéo, installation, et sculpture...).

WERNER BISCHOFA pleasant sleeping. Island of Kau Sai, 1952
Epreuve gélatino-argentique 40,1 x 50,5 cm
Centre national des arts plastiques
FNAC 03-1243
© Werner Bischof / Magnum Photo / CNAP

Le photojournaliste suisse Werner Bischof (Zurich, 1916-1954, Pérou) rejoint l'agence Magnum en 1949. L'exposition présente quatre de ses photographies réalisées au Japon en 1951 et 1952 qui rendent bien compte de son intérêt pour ce pays et la culture japonaise dont le bouddhisme. Ses photographies sont un parfait exemple du dépassement du débat entre photographie documentaire et photographie d'art.

Les oeuvres présentées, loin de la copie ou du réemploi, témoignent d’une relecture des traditions asiatiques avec toujours la même fascination pour le sacré, l’absolu, les philosophies, les religions et les voyages. Ces déambulations méditatives prennent place essentiellement au sein des collections japonaises du musée Guimet et entraînent vers le geste et la calligraphie, l'architecture et les volumes, les rituels et le souvenir. 

La disposition des oeuvres contemporaines au sein des collections anciennes créent ainsi des espaces de compréhension dans une approche toujours multiple. Les carnets de voyage de Jean Clareboudt en sont de merveilleux exemples exprimant la sensibilité d’un artiste dans sa rencontre avec l’inconnu et la découverte de ce qui constitue une civilisation. Ils permettent de suivre, au quotidien, l’intuition spontanée d’un artiste. 

La compréhension, la transmission et l’échange des techniques représentent également une source d’inspiration jusqu’à se métamorphoser en geste pictural, comme dans l’oeuvre de Hans Hartung. Ces grands pastels expriment la force et l’implication de l’artiste tout autant que sa compréhension de la calligraphie.

La déambulation méditative, la circulation comme geste artistique est incarnée quand à elle par le travail de l’artiste On Kawara, « I went », qui durant dix années entre 1968 et 1979, a inscrit ses déplacements journaliers sur les cartes des villes qu’il traversa. Le marquage en rouge sur les plans urbains attestent de la présence physique de l’artiste de façon systématique et presque rituelle. 


REI NAITO, Pillow for the Dead, 1999
Fonds National d'Art Contemporain n° 99589 
© CNAP / Photo : Galerie Jennifer Flay

L’artiste japonaise Rei Naito, avec l’oeuvre Pillow for the Dead (photo ci-dessus) poursuit cette recherche contemplative. Ces « oreillers pour les morts » en organza illustrent de façon précieuse et fragile le dernier voyage et la tradition ancestrale de l’accompagnement  des morts.

La rotonde du 4ème étage du musée Guimet présente l’oeuvre participative de l’artiste française Marie-Ange Guilleminot : « Le salon de transformation blanc ».  Cet espace  offre au public un lieu de rencontre en l’invitant  à réaliser des Tsuru, pliages en forme de grues. A travers ces gestes simples, Marie Ange Guillememinot convie au recueillement et au souvenir des enfants morts lors de la catastrophe d’Hiroshima. 

Commissariat de l'exposition :
Caroline Arhuero, responsable de l’art contemporain au Musée Guimet
Sébastien Faucon, responsable des collections arts plastiques au CNAP

Musée des Arts Asiatiques Guimet
6, place d’Iéna - 75116 Paris
Site internet du musée : www.guimet.fr
Site internet du Centre national des arts plastiques : www.cnap.fr

25/05/08

Katsushika Hokusai « l’affolé de son art » d’Edmond de Goncourt à Norbert Lagane au Musée des Arts asiatiques–Guimet, Paris

HOKUSAI « l’affolé de son art » 
d’Edmond de Goncourt à Norbert Lagane
Musée des Arts asiatiques–Guimet, Paris
21 mai - 4 août 2008

Le musée Guimet organise la première rétrospective de l’intégralité de son fonds Hokusai, après l’entrée dans ses collections d’œuvres majeures. A travers des découvertes récentes, un nouveau regard sur l’œuvre d’un des maîtres de l’estampe japonaise est proposé au public, en hommage à un grand donateur : Norbert Lagane.

Katsushika Hokusai (1760-1849) a réalisé des milliers de peintures, de dessins, d’estampes, de livres illustrés et de manuels didactiques destinés aux peintres ou aux artisans. Le fonds d’art graphique du musée Guimet conserve aujourd’hui environ 130 œuvres attribuées à Hokusai. Les estampes polychromes aussi célèbres que les Trente-six Vues du Mont Fuji, y côtoient des dessins préparatoires, des croquis et quelques peintures qui éclairent un autre versant de l’activité créatrice de ce peintre.

L’influence d’Hokusai (1760-1849), illustre dans le domaine du paysage, dépassa largement le domaine de l’estampe japonaise –Ukiyo-e-, puisqu’il inspira les collectionneurs et peintres européens tels que Degas, Van Gogh, Gauguin, Monet, etc., (ce dernier possédait une très riche collection d’estampes), donnant naissance au « japonisme ». Ce mouvement permit aux collectionneurs de découvrir des oeuvres peu communes et de développer ainsi une voie nouvelle de l’histoire de l’art japonais. La possibilité de mieux cerner certaines données, permit d’aborder sous un angle nouveau, la question de l’histoire de la constitution de ces collections, ouvrant sur des découvertes essentielles. Pourtant, en dépit de la renommée que connut le maître en Europe-principalement en France- depuis la fin du XIXe siècle, aucune exposition ne lui fut jamais consacrée au musée Guimet.

Une exceptionnelle donation permit en 2001, l’entrée dans les collections du musée d’une peinture inédite d’Hokusai : le Dragon parmi les nuages, kakemono issu de la donation Norbert Lagane, s’avérant former une paire avec un rouleau du musée Ota de Tokyo, le Tigre sous la pluie. Deux ventes de la collection Huguette Berès organisées à Paris en 2002 puis 2003 à l’occasion de sa succession, donnèrent également l’opportunité au musée d’acquérir un ensemble de dessins préparatoires et un très rare tirage du Mont Fuji en bleu. En marge de ces découvertes, la campagne de restauration des œuvres entreprise en 2006, aboutit à des analyses scientifiques sur la nature des papiers et des pigments employés.

Cela imposait de présenter enfin au public la totalité du fonds Hokusai. A ces tirages célèbres de paysages, viendront se superposer de belles jeunes femmes et des estampes à connotations érotiques (shun-ga, images de printemps). La femme a d’ailleurs, depuis l’origine des estampes Ukiyo-e, constitué l’un des thèmes de prédilection des dessinateurs, rencontrant la faveur du public. Des œuvres bien moins connues (pour n’avoir jamais été publiées), ou inédites pour certaines peintures, viennent compléter cet ensemble. Très peu reconnus au Japon, victimes de la censure, ces artistes produisaient un art considéré comme léger et populaire, par les élites de l’époque.

Perpétuellement insatisfait et d’une curiosité toujours en alerte, il s’intéressa à tous les mouvements picturaux sans jamais se fixer à aucun d’entre eux. Sa vie est une quête touchante de la perfection, se composant de six grandes périodes dans un parcours retracé dans le circuit de visite. Katsushika Hokusai, peintre et dessinateur, grand théoricien, a su garder et même développer un art très personnel dont la richesse et l’ampleur ont parfois fait naître la sensation d’avoir affaire à plusieurs artistes. Allant jusqu’à signer ses travaux, à partir de 1800, par la formule Gakyōjin, « le vieil homme fou de peinture », son oeuvre exprime l’éternité d’un temps transcendé. Cette rétrospective permet de dresser le portrait d’un artiste considéré malgré lui, comme le plus occidental de son temps et de mettre en lumière sa profonde humanité…

Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 150ème anniversaire des relations diplomatiques entre le France et le Japon.

Un catalogue accompagne l'exposition :

HOKUSAI « l’affolé de son art » 
d’Edmond de Goncourt à Norbert Lagane
Catalogue de l'exposition
Auteur : Hélène Bayou
Editeur : Réunion des musées nationaux/MNAAG
Relié – 29 × 23 cm – 245 pages Français

Musée Guimet
6, place d’Iéna, 75016 Paris
www.guimet.fr

Maj