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05/12/24

Chiharu Shiota - Exposition Grand Palais Paris : "The Soul Trembles" [Les frémissements de l’âme]

Chiharu ShiotaThe Soul Trembles*
Grand Palais, Paris
11 décembre 2024 - 19 mars 2025
* Les frémissements de l’âme
En avant-première de la réouverture de l’ensemble de ses galeries en juin 2025, le Grand Palais présente une exposition consacrée à l’œuvre poétique et sensible de l’artiste japonaise Chiharu Shiota.

Née à Osaka au Japon en 1972, Chiharu Shiota vit et travaille à Berlin. Elle combine performances, art corporel et installations dans un processus centré sur le corps. 

Depuis le milieu des années 90, l’artiste produit des installations de fils de laine entrelacés, créant des réseaux graphiques spectaculaires, au travers desquels le visiteur doit trouver son chemin et sa place. Ces toiles gigantesques enveloppent très souvent des objets de son quotidien (chaises, lits, pianos, vêtements, etc.) et invitent à un voyage onirique majestueux. Si l’art de l’enchevêtrement a fait sa renommée, la pratique de l’artiste s’étend également à la sculpture, la photographie, la vidéo et au dessin, dont l’exposition présentera un corpus. Ses créations protéiformes explorent les notions de temporalité, de mouvement, de mémoire et de rêve, qui requièrent l’implication à la fois mentale et corporelle du spectateur.

Chiharu Shiota a été exposée à travers le monde, notamment au Nakanoshima Museum of Art, Osaka, Japon (2024), au Hammer Museum, Los Angeles, États-Unis (2023), au P.S.1 Contemporary Art Center, New York (2003), au K21 Kunstsammlung NRW, Düsseldorf (2014), au Smithsonian, Washington DC (2014). En 2015, Chiharu Shiota a représenté le Japon à la Biennale de Venise. 

L’exposition, co-organisée  par le GrandPalaisRmn, Paris et le Mori Art Museum, Tokyo, est la plus importante jamais consacrée à Chiharu Shiota. Elle retrace plus de 20 ans de sa carrière. Elle offrira au public une expérience sensible à travers plusieurs installations monumentales déployées sur plus de 1200 mètres carrés.
Ayant fait l’expérience directe, et à de multiples occasions, de la vulnérabilité de la vie qui lui a été accordée, Shiota espère que cette exposition pourra transmettre aux autres, avec l’ensemble de son corps, les tremblements de sa propre âme. 
Avec sept installations à grande échelle, des sculptures, des photographies, des dessins, des vidéos de performance et des documents d’archives liés à son projet de mise en scène, l’exposition représente l’occasion de se familiariser avec la carrière de Chiharu Shiota, qui s’étend sur plus de vingt ans.

Sept étapes successives ont déjà eu lieu au Japon, en Corée du Sud, à Taiwan, en Australie, en Indonésie et en Chine. Une étape est prévue à Turin au musée d’Art Oriental, d’octobre 2025 à l’été 2026.

Commissariat : Mami Kataoka, Directrice du Mori Art Museum, Tokyo

Chiharu Shiota. The Soul Trembles
Catalogue de l'exposition - GrandPalaisRmnÉditions
Paru en décembre 2024 - Code EAN : 9782711880706
Broché cousu, dos apparent avec fil de couleur rouge
16,2 x 21,6 cm - 208 pages - 180 illustrations - 25 €
Le catalogue reproduit de manière généreuse les œuvres exposées (installations monumentales, vidéos, sculptures, dessins et documents d’archives), tout en présentant le parcours et la vision de l’artiste. Le catalogue propose également une version augmentée qui permet de voir les œuvres de l’artiste en situation, dans le Grand Palais rénové.

GRAND PALAIS, PARIS
Entrée Porte H - Galerie 9 et 10.2 

09/09/22

Shimabuku @ Galerie Air de Paris, Romainville - Swan Goes to the Sea / Let’s Make Cows Fly!

Shimabuku
Swan Goes to the Sea / Let’s Make Cows Fly!
Air de Paris, Romainville
11 septembre - 19 novembre 2022

Shimabuku
Shimabuku
Swan Goes to the Sea 
© Shimabuku, courtesy Air de Paris

Shimabuku
Shimabuku
Let’s Make Cows Fly!
© Shimabuku, courtesy Air de Paris

Air de Paris présente deux films récents de Shimabuku : « Swan Goes to the Sea » et « Let’s Make Cows Fly! ». Avec humour et liberté Shimabuku construit une vision onirique de notre rapport aux animaux.
« Un jour, j’ai visité la rive de la rivière Asahikawa à Okayama, qui était la ville natale de ma mère. Quand j’étais un enfant, je jouais avec le bateau-cygne. Le même bateau-cygne était encore là et rien n’a changé pendant 40 ans. Alors que le bateau-cygne était resté sur le même petit tronçon de rivière, je voyageais dans le monde entier. J’ai décidé de prendre le bateau-cygne vers la mer. »
Qu’il s’agisse d’eau ou d’air, souvent les oeuvres de Shimabuku flottent (1). « Let’s Make Cows Fly! » s’inscrit dans la lignée de « When Sky was Sea (2) » et de « Flying Me (3) ». Lors de la Biennale de Lyon en 2017, Shimabuku est surpris par la présence de vaches dans un parc habituellement dédié aux loisirs. Il décide alors de faire des peintures sur des cerf-volants en forme de vache qu’il fait voler dans les pâturages. Avec ce geste, il offre aux vaches une exposition (4) pour les faire sourire (5) et nous offre à nous une exposition pour questionner l’ordre du monde.
« Dans un univers soumis à une logique ininterrompue de flux, liés aux migrations, aux réseaux sociaux, à la circulation des idées et des capitaux, les formes se dissolvent en un paysage mobile et atmosphérique qui se recompose sans cesse. » - Emma Lavigne
Shimabuku (né en 1969 à Kobe au Japon) vit et travaille à Okinawa. Son travail a récemment été présenté lors d’expositions personnelles au Nouveau Musée National de Monaco (2021) ; au Crédac, Ivry (2018) ; à la Contemporary Art Gallery, Vancouver (2014) ; à la Kunsthalle Bern (2014) ; à la Ikon Gallery, Birmingham (2013) ; au 21st Century Museum of Contemporary Art, Kanazawa (2013) ; au Centre international d’art et du paysage de l’ile de Vassiviére (2011). Il a également participé à de nombreuses expositions internationales comme la 14e Biennale de Lyon (2017), la 27e Biennale de Venise (2017), au Okayama Art Summit (2016), à la Havana Biennial (2015), à la Taipei Biennial (2014), à la Sharjah Biennale (2013), à la Yokohama Triennial (2011). Shimabuku est représenté par Air de Paris depuis 1999. C’est la sixième exposition personnelle de l’artiste à la galerie. Le Wiels (Bruxelles) a inauguré « Instrumental », une exposition personnelle de Shimabuku le 8 septembre. Le Museion (Bolazano) travaille également sur une exposition qui ouvrira au printemps prochain.

(1) Shimabuku: Something to Float / Something to Sink, 2010
(2) Shimabuku: When Sky was Sea (2002)
(3) Shimabuku: Flying Me (2006) 
(4) Shimabuku: Gift: Exhibition for the monkeys (1992-2014) 
(5) Shimabuku: Make Animal Smile (2011)

AIR DE PARIS
43 rue de la Commune de Paris, 93230 Romainville

21/07/19

Mr. et Pharrell Williams @ Musée Guimet, Paris - A Call To Action

Carte blanche à Mr. et Pharrell Williams: A Call To Action
Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris
Jusqu'au 23 septembre 2019

Mr.
© Mr. / Kaikai Kiki Co., Ltd. 
All Rights Reserved. Courtesy Perrotin

Le musée national des arts asiatiques – Guimet accueille une exposition in situ créée par l’artiste japonais Mr., dont le commissariat est assuré par Pharrell Williams, artiste américain aux multiples talents. Pharrell Williams est à l’origine de ce projet avec Mr., l’un de ses artistes contemporains préférés. L’installation et les dispositifs qui y sont associés ont demandé plusieurs séances de travail à distance et à l’atelier durant cinq années de collaboration intense. Selon Pharrell Williams, « les enfants font tourner le monde et ce projet se veut un défi aux dirigeants, sommés d’agir immédiatement, pour un avenir meilleur, un avenir radieux ».

L’exposition présente des installations, des tableaux et des sculptures décalés qui invitent à la réflexion, dans le style qui a fait la renommée de Mr. Elle dépeint des enfants, certains affublés de façon symbolique d’armes, émergeant dans un monde devenu chaotique par la faute des adultes d’aujourd’hui ; des enfants prêts à faire face à l’avenir. Le travail de Mr. prône une approche positive face aux problèmes de notre époque : « Au milieu des tensions et des crises d’incertitude que nous connaissons aujourd’hui, nous devons avoir foi en l’espoir qui anime les enfants. Nous devons nous inspirer de leur optimisme. Les enfants ont le pouvoir. Avec l’art, nous amorçons un dialogue », explique Mr.

Prenant pour point de départ les problèmes sociaux, politiques, environnementaux et technologiques actuels, l’exposition est traversée par l’optimisme et le potentiel de la jeunesse. Point d’orgue de l’installation, une grande fresque réalisée par Mr. présente une armée de personnages, des enfants, clin d’oeil à la tradition du portrait classique européen. L’exposition invite les visiteurs à pénétrer dans le monde fantastique de Mr., un monde où le quotidien rencontre le surnaturel. Dans un environnement immersif composé de scènes qui pourraient être tirées de la vie quotidienne, ses tableaux et ses sculptures aux dimensions et textures variées sont autant de confrontations poétiques du statu quo, mais reflètent également l’énergie du possible.

Commissaires de l'exposition :
Sophie Makariou, Présidente du MNAAG
Pharrell Williams, Artiste

Musée national des arts asiatiques – Guimet (MNAAG)
6, place d’Iéna, 75116 Paris
www.guimet.fr

11/10/12

Film Like Someone in Love, Abbas Kiarostami - Les acteurs et la filmographie du réalisateur - Photos du film


Like Someone in Love 
Un film d’Abbas Kiarostami

Sortie dans les salles le 10 octobre 2012

Une coproduction franco-japonaise, MK2 et Eurospace avec Rin Takanashi, Tadashi Okuno, Ryo Kase




Like Someone in Love : Synopsis
Un vieil homme et une jeune femme se rencontrent à Tokyo. Elle ne sait rien de lui, lui croit la connaître. Il lui ouvre sa maison, elle lui propose son corps. Mais rien de ce qui se tisse entre eux en l’espace de vingt-quatre heures ne tient aux circonstances de leur rencontre.

ABBAS KIAROSTAMI
Abbas Kiarostami est né le 22 juin 1940 à Téhéran. En 1969, il crée le département cinéma de l’Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes. C’est dans ce cadre qu’il réalise ses premiers courts-métrages. Palme d’or au festival de Cannes,  Le Goût de la cerise (1997) est l’oeuvre de la maturité et de la consécration pour Abbas Kiarostami. En 1999, Le vent nous emportera est primée à la Mostra de Venise. Avec Copie conforme, en 2009, il tourne pour la première fois hors d’Iran, avec un casting international. Le film vaudra le prix d’interprétation féminine à Juliette Binoche lors du festival de Cannes. Après l’Italie, LIKE SOMEONE IN LOVE, qui s’inscrit dans la même lignée que Copie conforme,  conduit cette fois Abbas Kiarostami au Japon, à la découverte d’un nouvel univers à explorer.

Like Someone in Love : Les acteurs principaux

RIN TAKANASHI

RIN TAKANASHI
Like Someone in Love
Courtesy MK2 et Eurospace
Née en décembre 1988, Rin Takanashi a fait ses débuts en tant qu’actrice en 2008 dans le film Goth. En 2009, elle joue dans Samurai Sentai Shinkenia, une série d’action où elle tient l’un des rôles principaux. Elle apparaît dans Is There Anyone Alive ?, un film de Gayurku Ishii. Rin Takanashi a également joué dans la série dramatique Space Dog Strategy, O Parts, ou encore Papador. On la retrouvera dans un film de Ken Furusawa dont la sortie est prévue pour décembre 2012 : Today Love Will Start.

RIN TAKANASHI
Like Someone in Love
Courtesy MK2 et Eurospace

TADASHI OKUNO

TADASHI OKUNO et RIN TAKANASHI
Like Someone in LoveCourtesy MK2 et Eurospace
Né le 10 janvier 1930, Tadashi Okuno commence sa carrière de comédien à 20 ans dans Bengazuka, une célèbre troupe et pièce de théâtre japonaise. Plus tard, il apparaît comme second rôle dans de nombreux films et séries télévisées.

RYO KASE

RYO KASE
Like Someone in LoveCourtesy MK2 et Eurospace
Biographie dès demain


FILMOGRAPHIE DE ABBAS KIAROSTAMI


2012   LIKE SOMEONE IN LOVE 
Festival de Cannes 2012 : Sélection officielle - En compétition
2010   COPIE CONFORME
Festival de Cannes 2010 : prix d’interprétation féminine pour Juliette Binoche 
2008   SHIRIN
2007   WHERE IS MY ROMEO ? 
Episode du film collectif Chacun son cinéma réalisé pour le 60e anniversaire du festival de Cannes
4 lettres vidéo à Victor Erice
2005   CORRESPONDANCES
           ROADS OF KIAROSTAMI
           TICKETS episode du film Collectif réalisé par Abbas Kiarostami, Ermanno Olmi et Ken Loach
2004   10 ON TEN
           FIVE Dedicated to Ozu
2002   TEN
2001   ABC AFRICA
1999   LE VENT NOUS EMPORTERA 
Mostra de Venise 1999 : grand prix du Jury et prix de la critique internationale FIPRESCI
1997   LE GOUT DE LA CERISE palme d’or au festival de Cannes 1997
           LA NAISSANCE DE LA LUMIÈRE
1995   UN OEUF épisode du film collectif Lumière et Compagnie
           REPERAGES, épisode du film collectif A propos de Nice, La suite… 
1994   AU TRAVERS DES OLIVIERS
1992   ET LA VIE CONTINUE…
1990   CLOSE-UP
1989   DEVOIRS DU SOIR
1987   OÙ EST LA MAISON DE MON AMI ?
1984   LES ELEVES DU COURS PREPARATOIRE
1983   LE CONCITOYEN
1982   LE CHOEUR
1981   AVEC OU SANS ORDRE
1980   RAGE DE DENTS
1979   CAS N° 1, CAS N° 2
1978   SOLUTION
1977   PEINDRE épisode de la série Comment passer son temps ? 
           LE RAPPORT
           HOMMAGE AUX PROFESSEURS
1976   LES COULEURS
           LE COSTUME DE MARIAGE
1975-1979  LE PALAIS DE JAHA NAMA
1975   MOI AUSSI, JE PEUX
           DEUX SOLUTIONS POUR UN PROBLEME
1974   LE PASSAGER
1973   EXPERIENCE
1972   LA RECREATION
1970   LE PAIN ET LA RUE


09/11/08

Exposition Photo de Katsura Endo

© Katsura Endo

Calligraphie :Youyoushi Furuta - Dessin : Yo Kohatsu

Exposition de photographie de Katsura Endo "白彗―HAKUSUI― "

  • Du 14 octobre au 15 décembre 2008
  • Horaires : du lundi au samdi de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 19h00
  • Lieu : Dupif photo galerie
  • Adresse : 1, rue littre - 75006 Paris
  • Métro : Montparnasse Bienvenue
  • Prix : Entrée libre
A propos de Katsura ENDO
Fils et petit-fils de photographe, l’artiste japonais Katsura Endo, dès sa prime enfance a accompagné et assisté son grand-père et son père dans leurs travaux photographiques. Depuis lors, il a gardé une grande passion pour cet art. Ayant vecu toute son enfance dans le parc national Fuji Hakone Izu, il n’a jamais cessé d’admirer la grandeur et la beauté du Mont Fujiyama qui, dans l’imaginaire japonais et la religion shintoiste, est un mont sacré. Ainsi, de nombreux artistes japonais, fascinés par le volcan sacré de Cipango, se sont attachés à le peindre et à le decrire. A l’instar de ses prédécesseurs, Katsura Endo a voulu remercier le mont Fujiyama car il se sentait protégé par cette montagne ; il remercie également la nature en général qui lui apporte sérénité et protection. Pour cette raison, il a transformé une partie de sa maison en musée de photographie pour transmettre l’histoire du mont Fujiyama depuis trois générations. Il a favorisé aussi la venue de talents nouveaux, desireux d’exposer leurs oeuvres dans son musée.
La thématique principale des oeuvres de Endo, s’attache donc à présenter toutes les facettes du Mont Fujiyama. Le plus souvent, les prises de vue sont realisées à partir du milieu de la nuit jusqu’à l’aube. Il photographie le temps et l’espace comme une peinture faite avec les doigts, de telle façon que l’oeil humain n’arrive pas à saisir le paysage représenté. Les forces de la nature, l’énergie de la terre et les notions de temps et d’espace sont montrées sous un angle inattendu.
Expositions à Paris
A Paris, en 2003, il a expose une première série de photographies du mont Fujiyama sous le titre de "SOUEI", titre que l’on peut traduire par "tonalité de bleu". En effet, la nature, selon les moments de la journée et les conditions climatiques, présente toute une palette de bleus. En utilisant toutes ces nuances de bleu, Katsura Endo a magnifié le mont Fujiyama.
A la fin de l’annee 2005, une deuxieme exposition de photographies du Mont Fujiyama sous le titre de "NEBURI" a permis de découvrir le mont Sacré du Japon la nuit, au moment où tout est endormi. Il a utilisé à cette occasion, la technique de la pause longue.
HAKUSUI - Le projet pour l’exposition de 2008 tel qu'il est présenté en avril 2008
" Pour l’exposition de 2008, j’envisage de présenter une trèisieme serie de photographies du mont Fujiyama sous le titre de "HAKUSUI". "HAKU" signifie "blanc" et "SUI" se traduit par le mot "balais". Lorsque l’homme est domine par ses envies et ses besoins, lorsqu’il est égoiste, l’équilibre de la nature est rompu. C’est alors l’énergie negative, le noir qui recouvre la terre. Le noir est nettoyé par le balais du blanc qui est représente par la neige, le brouillard, le givre et la lumière. Tel est mon souhait de montrer l’énergie positive de la nature qui est le blanc. La nuit, dès qu’apparait la lune, le mont Fujiyama m’appelle et je prends mon appareil photo. La lumière de la lune réveille en moi un sentiment qui était jusqu’alors endormi. Parfois cette invitation vient de la musique du vent, de la neige qui m’entoure, du silence du brouillard ou de l’air que je sens dans mon rêve. La beauté du mont Fujiyama saute aux yeux, mais sa vraie beaute est avant tout spirituelle. Pour la trouver, il faut être patient et savoir ouvrir son coeur. Les cinq sens doivent etre en alerte. Dans l’affiche presentant le projet de mon exposition HAKUSUI, je vois deux mondes qui sont le ciel et la terre. Le mont Fujiyama éclairé par la lune fait partie du ciel. Les lumières de la ville sont la terre. Les nuages qui sont comme une vague représentent non seulement les couleurs de la nature dans son environnement mais aussi les conflits humains. Une photographie de l’exposition montre l’univers du blanc qui exprime la paix. Une autre photographie, à mon sens d’une esthétique indéniable s’inscrit dans une atmosphère de silence qu’il faut protéger.
Pour la première fois, j’envisage de présenter mes oeuvres lors des évènements du mois de la photo, et j’espère pour cette édition du mois de novembre 2008, faire passer le message au public Francais, du bonheur qui m’envahit lorsque je saisis une image du mont Fujiyama chaque fois nouvelle. J’espère que ce public saisira à cette occasion la valeur esthétique de l’image mais aussi la force mystique et symbolique qui se dégage de celle-ci. "

Cette exposition est soutenue par l’ambassade du Japon a Paris a l’occasion du 150e anniversaire des Relations franco-japonaises.
Elle a lieu en partenariat avec le Musée de la Photographie d'Hakone (Japon)
Elle figure parmis les expositions du Mois de la Photo Off 2008
Source : Hakone Museum of Photography – News Release – avril 2008
Le logo du 150ème anniversaire des relations franco-japonaises a été réalisé par Claire Paumes.

17/07/08

Junji Takasago tient un atelier photo avec Transcend

TRANSCEND - COMMUNIQUE DE PRESSE - 17.07.2008
Transcend tient un atelier photographique avec Junji Takasago
Transcend vient de tenir son premier atelier photographique avec le photographe japonais Junji Takasago le 27 juin au Akihabara convention center de Tokyo. En raison du succès de cet atelier, 75 personnes ont été invitées au lieu des 40 initialement prévues.
Takasago est réputé pour la beauté des ses clichés de fonds sous-marins. Durant l’atelier Takasago a partagé son expérience avec les personnes invitées, qui ont également pu lui poser de nombreuses questions sur les techniques qu’il utilise, et sa vision de la photographie naturaliste. Takasago a aussi souligne l’intérêt grandissant que représente le stockage mémoire des photos: “Un des grands avantages de la photographie numérique est de pouvoir immédiatement contrôler les clichés qui viennent d’être pris. Avec une pellicule, le nombre de photos est limité, et il était impossible de changer sous l’eau de lentille ou de film. Auparavant, je devais économiser le nombre de films et ne prendre une photo que lorsque l’opportunité se présentait. Désormais, je peux prendre autant de photos que je souhaite."
Junji Takasago est né en 1962 à Miyagi au Japon. Il a notamment travaillé pour le magazine japonais "Diving World". En 1989, Junji Takasago décide de travailler en free-lance et se lance dans une série de projets photographiques ambitieux. Ses séries les plus réputées sont entre autres Free (1993), Aqua (1995), Life (1998), Why Sea Lions Laugh (2000) et Night Rainbow (2003). Takasago est aussi membre de la société de la faune sauvage océanique dont l’objectif est la préservation du milieu naturel marin.

25/05/08

Katsushika Hokusai « l’affolé de son art » d’Edmond de Goncourt à Norbert Lagane au Musée des Arts asiatiques–Guimet, Paris

HOKUSAI « l’affolé de son art » 
d’Edmond de Goncourt à Norbert Lagane
Musée des Arts asiatiques–Guimet, Paris
21 mai - 4 août 2008

Le musée Guimet organise la première rétrospective de l’intégralité de son fonds Hokusai, après l’entrée dans ses collections d’œuvres majeures. A travers des découvertes récentes, un nouveau regard sur l’œuvre d’un des maîtres de l’estampe japonaise est proposé au public, en hommage à un grand donateur : Norbert Lagane.

Katsushika Hokusai (1760-1849) a réalisé des milliers de peintures, de dessins, d’estampes, de livres illustrés et de manuels didactiques destinés aux peintres ou aux artisans. Le fonds d’art graphique du musée Guimet conserve aujourd’hui environ 130 œuvres attribuées à Hokusai. Les estampes polychromes aussi célèbres que les Trente-six Vues du Mont Fuji, y côtoient des dessins préparatoires, des croquis et quelques peintures qui éclairent un autre versant de l’activité créatrice de ce peintre.

L’influence d’Hokusai (1760-1849), illustre dans le domaine du paysage, dépassa largement le domaine de l’estampe japonaise –Ukiyo-e-, puisqu’il inspira les collectionneurs et peintres européens tels que Degas, Van Gogh, Gauguin, Monet, etc., (ce dernier possédait une très riche collection d’estampes), donnant naissance au « japonisme ». Ce mouvement permit aux collectionneurs de découvrir des oeuvres peu communes et de développer ainsi une voie nouvelle de l’histoire de l’art japonais. La possibilité de mieux cerner certaines données, permit d’aborder sous un angle nouveau, la question de l’histoire de la constitution de ces collections, ouvrant sur des découvertes essentielles. Pourtant, en dépit de la renommée que connut le maître en Europe-principalement en France- depuis la fin du XIXe siècle, aucune exposition ne lui fut jamais consacrée au musée Guimet.

Une exceptionnelle donation permit en 2001, l’entrée dans les collections du musée d’une peinture inédite d’Hokusai : le Dragon parmi les nuages, kakemono issu de la donation Norbert Lagane, s’avérant former une paire avec un rouleau du musée Ota de Tokyo, le Tigre sous la pluie. Deux ventes de la collection Huguette Berès organisées à Paris en 2002 puis 2003 à l’occasion de sa succession, donnèrent également l’opportunité au musée d’acquérir un ensemble de dessins préparatoires et un très rare tirage du Mont Fuji en bleu. En marge de ces découvertes, la campagne de restauration des œuvres entreprise en 2006, aboutit à des analyses scientifiques sur la nature des papiers et des pigments employés.

Cela imposait de présenter enfin au public la totalité du fonds Hokusai. A ces tirages célèbres de paysages, viendront se superposer de belles jeunes femmes et des estampes à connotations érotiques (shun-ga, images de printemps). La femme a d’ailleurs, depuis l’origine des estampes Ukiyo-e, constitué l’un des thèmes de prédilection des dessinateurs, rencontrant la faveur du public. Des œuvres bien moins connues (pour n’avoir jamais été publiées), ou inédites pour certaines peintures, viennent compléter cet ensemble. Très peu reconnus au Japon, victimes de la censure, ces artistes produisaient un art considéré comme léger et populaire, par les élites de l’époque.

Perpétuellement insatisfait et d’une curiosité toujours en alerte, il s’intéressa à tous les mouvements picturaux sans jamais se fixer à aucun d’entre eux. Sa vie est une quête touchante de la perfection, se composant de six grandes périodes dans un parcours retracé dans le circuit de visite. Katsushika Hokusai, peintre et dessinateur, grand théoricien, a su garder et même développer un art très personnel dont la richesse et l’ampleur ont parfois fait naître la sensation d’avoir affaire à plusieurs artistes. Allant jusqu’à signer ses travaux, à partir de 1800, par la formule Gakyōjin, « le vieil homme fou de peinture », son oeuvre exprime l’éternité d’un temps transcendé. Cette rétrospective permet de dresser le portrait d’un artiste considéré malgré lui, comme le plus occidental de son temps et de mettre en lumière sa profonde humanité…

Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 150ème anniversaire des relations diplomatiques entre le France et le Japon.

Un catalogue accompagne l'exposition :

HOKUSAI « l’affolé de son art » 
d’Edmond de Goncourt à Norbert Lagane
Catalogue de l'exposition
Auteur : Hélène Bayou
Editeur : Réunion des musées nationaux/MNAAG
Relié – 29 × 23 cm – 245 pages Français

Musée Guimet
6, place d’Iéna, 75016 Paris
www.guimet.fr

Maj