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17/03/19

Thomas Houseago @ Musée d’Art moderne de la Ville de Paris - Almost Human - Rétrospective

Thomas Houseago, Almost Human
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
15 mars – 14 juillet 2019

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente la première rétrospective en France de Thomas Houseago.

Figure majeure de la scène artistique internationale, Thomas Houseago est un sculpteur et peintre né à Leeds (Royaume-Uni) en 1972. Il vit et travaille à Los Angeles depuis 2003, et son oeuvre est présente dans de nombreuses collections publiques et privées.

Utilisant des matériaux comme le bois, le plâtre, le fer ou le bronze, il s’inscrit dans la lignée de sculpteurs qui, de Henry Moore à Georg Baselitz et Bruce Nauman, se concentrent sur une représentation de la figure humaine dans l’espace.

L’exposition est présentée dans les salles monumentales des collections du musée, qui sont, pour l’artiste, parties prenantes de la scénographie. Le bâtiment, les bas-reliefs d’Alfred Auguste Janniot réalisés en 1937, la Tour Eiffel, permettent également à l’artiste d’ancrer son oeuvre dans l’environnement architectural du musée. Souvent monumentales, ses sculptures conservent les vestiges du processus de fabrication et oscillent entre force et fragilité.

Almost Human retrace les différentes évolutions du travail de l’artiste, de ses oeuvres des années 1990 jusqu’à ses dernières réalisations. Le parcours, principalement chronologique, s’articule autour de quatre salles, qui croisent à la fois les grandes étapes géographiques de la vie de l’artiste, mais aussi son rapport intrinsèque aux matériaux. Une imposante oeuvre en bronze, intitulée Striding Figure II (Ghost), est également installée dans le bassin de l'esplanade du musée.

L’exposition s’ouvre sur les sculptures anthropomorphes des débuts de l’artiste et reprend l’équilibre et l’aspect brut du plâtre est parfois teinté de couleur.

La deuxième salle de l’exposition est pensée autour de sculptures hybrides et expérimentales. Elles servent de passerelle entre les oeuvres figuratives du début de sa carrière et les ensembles architecturés et immersifs, qui constituent la plus grande partie de la production actuelle de Thomas Houseago.

La troisième salle, la plus monumentale, est consacrée au gigantisme et à la noirceur où se répand le sentiment troublant d’isolement et d’introspection. L’Homme pressé, imposant colosse de bronze prenant possession de la verticalité des lieux, est contré par l’horizontalité de la sculpture couchée Wood Skeleton I (Father) et de la longue frise murale de la série Black Paintings.

La quatrième salle est un espace immersif dédié à la présentation de l’oeuvre Cast Studio (Stage, Chairs, Bed, Mound, Cave, Bath, Grave), réalisée spécialement pour l’exposition. Accompagnée d’un film et de photographies retraçant sa conception, cette sculpture –moulée dans l’argile – retranscrit physiquement l’atelier de l’artiste à travers ses mouvements et actions, et marque ainsi son retour à la dimension performative de ses premières oeuvres.

Un catalogue bilingue, réalisé sous la direction de l’artiste, est publié aux éditions Paris Musées.

Commissaire de l’exposition : Olivia Gaultier-Jeanroy

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson - 75116 Paris
Pendant les travaux de rénovation du musée, entrée côté Seine : 12-14 avenue de New York 75116 Paris
www.mam.paris.fr

22/12/17

Jean Fautrier @ MAM, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris - Exposition retrospective "Matiere et lumière"

Jean Fautrier, Matière et lumière 
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
26 janvier – 20 mai 2018 

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris rend hommage à Jean Fautrier (1898-1964), à travers une grande rétrospective. Peu exposé, cet artiste au parcours solitaire est aujourd’hui considéré comme le plus important précurseur de l’art informel en 1928, inventeur des hautes pâtes en 1940 et une figure majeure du renouvellement de l’art moderne après le cubisme.

L’exposition est la reprise de la rétrospective Jean Fautrier qui a eu lieu cet été au Kunstmuseum de Winterthur (Suisse) complétée des œuvres du Musée d’Art moderne, de plusieurs musées français et de collections privées.

Jean Fautrier est tout particulièrement lié à l’histoire des collections et de la programmation du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. En effet, en 1964, le musée présente sa première rétrospective, réalisée en étroite collaboration avec l’artiste suite à son importante donation. En 1989, une seconde rétrospective apporta un nouveau regard sur l’ensemble d’une œuvre riche, variée et particulièrement singulière.

Cette nouvelle exposition vient près de trente ans après la précédente. Elle est composée d’environ 200 œuvres - dont près de 160 tableaux, dessins et gravures, ainsi qu’un important ensemble de sculptures - issues de nombreuses collections publiques et privées, françaises et étrangères. L’exposition présente la quasi-totalité de la donation faite par l’artiste au musée, complétée au fil du temps par d’importants dons et achats. Le Musée d’Art moderne dispose aujourd’hui du plus important fonds Fautrier dans les collections muséales (plus de 60 œuvres).

La carrière de peintre de Jean Fautrier débute dès 1920. Sa peinture, alors figurative, est constituée de natures mortes, paysages et nus qui vont d’un réalisme cru à une représentation faite d’une lumière sombre aux formes presque abstraites. Après une brève reconnaissance, la crise économique de 1929 a finalement raison de sa carrière d’artiste. Contraint à quitter Paris, il s’installe au début des années 1930 dans les Alpes où il vivra plusieurs années, travaillant comme moniteur de ski et gérant d’un hôtel avec dancing.

De retour à Paris en 1940, il retrouve ou rencontre des écrivains tels qu’André Malraux, Francis Ponge, Paul Éluard, Georges Bataille et surtout Jean Paulhan qui sera son plus fervent défenseur. Pendant les années de guerre, il développe une nouvelle forme de l’image dans laquelle la matière prend de plus en plus d’importance dans la représentation des objets, des paysages ou des corps.

Dans ses célèbres séries - Otages (1943-1945), Objets (1955), Nus (1956), Partisans (1957) - les effets de matière deviennent le sujet principal de l’œuvre. Jean Fautrier utilise une peinture à la colle qui mêle les masses de pigments aux encres transparentes ou opaques, d’où émergent des harmonies recherchées et lumineuses, créant ainsi des empâtements et des textures variés provoquant une certaine angoisse. En 1960, il est célébré à la Biennale de Venise avec le Grand prix de peinture qu’il partage avec Hans Hartung. Fautrier meurt durant l’été 1964, peu après sa première rétrospective au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Cette exposition est co-organisée avec le Kunstmuseum Winterthur.

Un catalogue bilingue français-anglais de l’exposition sera publié aux éditions Paris Musées.

Commissaire invité : Dieter Schwarz

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson - 75116 Paris
www.mam.paris.fr

Mohamed Bourouissa @ MAM, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris - Exposition Urban Riders

Mohamed Bourouissa, Urban Riders
Musée d'Art moderne de la Ville de Paris
26 janvier - 22 avril 2018 

Le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris consacre la première exposition institutionnelle en France à Mohamed Bourouissa. Remarqué dans les expositions prospectives Younger than Jesus au New Museum à New York (2009) et Dynasty au Palais de Tokyo et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (2010), le plasticien franco-algérien, né à Blida en 1978, est aujourd'hui l'un des artistes majeurs de sa génération. Dès les premières séries photographiques Périphérique (2005-2008) et Temps mort (2008) se dégagent les principes de son travail : l'observation de la société par ses marges et les pratiques collectives où la dimension humaine occupe une place centrale.

L'exposition Urban Riders, s’articule autour du film Horse Day réalisé à Philadelphie, dans le quartier défavorisé de Strawberry Mansion, au Nord de la ville et dont la réalisation a marqué une étape décisive dans son évolution.

Durant huit mois, le temps d’une résidence, il s’est intéressé aux écuries associatives de « Fletcher Street » qu’il a découvertes grâce aux images de Martha Camarillo, une photographe américaine. Territoire de réparation et de cristallisation des imaginaires, fondé par des cavaliers afro-américains, les écuries de « Fletcher Street » accueillent les jeunes adultes du quartier et offrent un refuge aux chevaux abandonnés. Sans pour autant documenter une réalité, l’artiste s’est emparé de l’histoire du lieu, de l’imagerie du cowboy et de la conquête des espaces.

Au fil des mois, Mohamed Bourouissa s’est attaché à créer des conditions d’échange et de partage avec la communauté locale. Le film, de facture cinématographique, retrace ce projet. Il rend compte avec force d’une utopie urbaine. Fasciné par l’histoire de la représentation des cowboys noirs, il synthétise des questionnements récurrents : l’appropriation des territoires, le pouvoir, la transgression.

Horse Day s'accompagne d'un corpus d’environ quatre-vingt pièces. Un ensemble d’œuvres graphiques traduit la liberté et la richesse du langage plastique de l’artiste. Croquis sur le vif, dessins préparatoires, story-board du film, collages, encres, aquarelles relatent l’origine du projet et son élaboration. En regard de cet ensemble, sont présentés des portraits de cavaliers et les costumes des chevaux. Prolongeant la métaphore du « tuning » des éléments de carrosseries sont agencés et deviennent le support des images du film.

Montré sous différentes versions notamment au Stedelijk Museum (Amsterdam) et à la Fondation Barnes (Philadelphie), l’exposition se réinvente au Musée d’Art moderne sous une forme amplifiée. À travers un programme de workshops invitant des artistes, Mohamed Bourouissa prolonge une réflexion sur l'histoire collective et la représentation des identités.

Avec ce projet, le musée renouvelle son soutien à l’artiste dont la série photographique Temps mort et le film Legend figurent dans les collections permanentes. Un livre d’artiste rassemblant l’ensemble de ses œuvres sur papier sera publié par Paris Musées à l’occasion de l’exposition.

Commissaires de l'exposition : Odile Burluraux, Jessica Castex

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson - 75116 Paris

04/06/17

Derain, Balthus, Giacometti. Une amitié artistique @ Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Derain, Balthus, Giacometti. Une amitié artistique
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
2 juin - 29 octobre 2017

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente une exposition inédite explorant l’amitié entre trois artistes majeurs du XXe siècle : André Derain (1880-1954), Balthus (1908-2001) et Alberto Giacometti (1901-1966). Jamais confrontés, leurs regards se rejoignent par la même exigence de ce que doit être l’oeuvre d’art. Tous trois partagent un fort désir de modernité, s’intéressent passionnément à la peinture ancienne et à l’art des civilisations lointaines tout en étant fascinés par « les forces obscures de la matière » (André Derain) et plus largement par une attention aigue portée à la réalité « merveilleuse, inconnue » qu’ils ont sous les yeux (Alberto Giacometti). Bien au-delà d'une admiration réciproque et d'une véritable affection dont ils témoigneront tout au long de leur vie, la profonde communauté esthétique qui les réunit constitue le fil conducteur de l'exposition.

L’exposition présente une sélection exceptionnelle de plus de 350 oeuvres (peintures, sculptures, oeuvres sur papier et photographies), principalement centrée sur les années 1930 à 1960. Elle permet de revoir la part la plus importante de l’oeuvre d'André Derain qui n’a pas été présentée à Paris depuis plus de vingt ans avec la rétrospective en 1995 au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, de revoir Balthus, (depuis 1983 la rétrospective du Musée National d’art moderne-Centre Pompidou) tout en portant un nouveau regard sur Alberto Giacometti.

La rencontre des trois artistes est favorisée au début des années 1930 par la fréquentation du milieu surréaliste – notamment au travers de la première exposition de Balthus chez Pierre Loeb en 1934. L’intensification de leurs relations à partir de 1935 démultiplie les croisements entre leur vie et leurs oeuvres. Entre Saint-Germain et Montparnasse, ils rencontrent de nombreux artistes, écrivains et poètes dont Antonin Artaud en tout premier, Max Jacob, André Breton, Louis Aragon, Jean Cocteau, Reverdy, Oberlé, Desnos, Albert Camus, Jouve, Samuel Beckett, Jean-Paul Sartre et André Malraux. Le théâtre tient une place majeure avec plusieurs projets avec Marc Allegret, Boris Kochno, Roger Blin et Jean-Louis Barrault, tout comme la mode avec Jacques Doucet, Paul Poiret, Christian Dior et le marché de l’art avec Pierre Loeb, Pierre Colle et Pierre Matisse.

Huit séquences témoignent de cette exceptionnelle amitié entre les trois artistes. L’exposition commence avec leur regard commun vers la tradition figurative et les primitivismes d'où naissent des métissages singuliers (Le regard culturel). Elle se poursuit avec leurs paysages, figures et natures mortes qui interrogent les codes de leur représentation du néoclassicisme à Corot et Courbet (Vies silencieuses). Ils proposent aussi les portraits croisés de leurs amis, modèles et mécènes communs (Les modèles). Ils nous entraînent dans le monde du jeu, celui de l'enfance et du divertissement où se mêlent, bientôt, une mélancolie, une certaine duplicité et une réelle cruauté (Jouer, la patience). Un Entracte nous fait entrer dans le monde du spectacle où les peintres se font aussi librettistes et décorateurs. Les projets de décors et de costumes sont l'occasion d'explorer les transitivités entre l'art du spectacle et celui de la peinture et de la sculpture. Albeto Giacometti ouvre un monde onirique avec Le rêve - visions de l'inconnu dans lequel André Derain et Balthus réactualisent le thème de la femme endormie et du songe, à la lisière du fantasme et du vécu. Les artistes expriment leurs doutes et leurs interrogations au cœur du « lieu du métier » (A contretemps dans l'atelier), quand tous trois explorent « les possibilités du réel » face à la tragédie du temps (La griffe sombre). Balthus clôt le parcours en nous invitant dans le présent continu de la peinture avec sa thématique du Peintre et son modèle.

Les oeuvres rassemblées pour cette exposition proviennent des plus grandes collections particulières et muséales du monde entier telles que le MoMA, le Metropolitan Museum, la Tate, le Hirshhorn Museum, le Minneapolis Institute, l’Albright-Knox Art Gallery, le North Carolina Museum of Art, le Wadsworth Atheneum Museum of Art, le Boijmans Museum, la Fondation Pierre et Tana Matisse, le Centre Pompidou, le Musée d’Orsay, la Fondation Maeght, la Fondation Beyeler, le Musée du Petit Palais à Genève, la Wacoal Holdings Co. à Kyoto. Et bien-sûr plusieurs oeuvres des collections du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris qui vient de s’enrichir de la « Grande Bacchanale noire » (1935-1945) d'André Derain, chef-d’oeuvre de l’artiste et don exceptionnel de la Société des Amis du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Catalogue édité par Paris Musées.

Commissaire de l'exposition : Jacqueline Munck

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson, 75116 Paris
www.mam.paris.fr

23/10/16

Carl Andre @ Musée d'Art moderne de la ville de Paris : Sculpture as place, 1958-2010

Carl Andre
Sculpture as place, 1958-2010
Musée d'Art moderne de la ville de Paris

Jusqu'au 12 février 2017

Le Musée d’Art moderne rend hommage à Carl Andre (né en 1935 à Quincy, Massachusetts), artiste américain majeur du XXème siècle. L’exposition Carl Andre – Sculpture as place, 1958-2010 couvre tout le spectre de son oeuvre et en révèle la cohérence, en présentant une quarantaine de sculptures monumentales, de nombreux poèmes, des photographies, des oeuvres sur papier et des objets inclassables. Les pièces iconiques côtoient des éléments jamais réunis, comme ses Dada Forgeries. Acteur principal du minimalisme (avec Donald Judd et Robert Morris), Carl Andre apparait aujourd’hui comme l’un des plus grands sculpteurs du XXème siècle.

Cette rétrospective révèle comment à partir d’éléments standards, de matériaux industriels bruts, l’artiste redéfinit la sculpture comme un lieu d’expérience de l’espace, de la forme et de la matière. Carl Andre a également composé nombre de poèmes en employant les mots pour leur valeur aussi bien sémantique et sonore que visuelle. L’apparente simplicité des oeuvres remet en jeu les notions traditionnelles de technique, de composition, d’installation où le visiteur est partie prenante de l’oeuvre.

Arrivé à New York en 1957, Carl Andre s’essaie à la poésie et réalise ses premières sculptures de petit format. Il s’intéresse rapidement aux propriétés de la matière : forme, poids, surface. Dès 1965, il emploie des éléments industriels qu’il assemble lui-même : bois, métaux, briques, bottes de foin, en relation avec les lieux où il expose. L’artiste n’a de cesse depuis de réagir aux espaces proposés par les galeries, musées, villes. Il travaille avec les éléments qu’il trouve sur place, assemble ce qu’il peut manipuler seul, réalise des ensembles à la fois très présents et en même temps si intégrés aux espaces qu’ils semblent avoir toujours été là.

Avec Carl Andre, l’oeuvre d’art change de statut : elle n’est plus un élément symbolique ou figuratif, mais un objet réel qui fait partie du monde, au même titre qu’un arbre ou un mur. Au cours des années soixante, l’artiste a évolué dans sa conception de la sculpture, d’abord comme forme, puis structure et finalement comme un lieu (« sculpture as place »). « J’ai des désirs; je n’ai pas d’idées. C’est pour moi un désir physique de trouver le matériel et un lieu où travailler » (entretien de l’artiste avec Marta Gynp, 2015).

Cette première exposition consacrée à Carl Andre en France depuis vingt ans (la dernière ayant eu lieu au musée Cantini à Marseille en 1997), correspond à la politique du Musée d’Art moderne de relecture des grands artistes fondateurs de la modernité.

Conçue par la Dia Art Foundation en étroite collaboration avec l'artiste, cette rétrospective a été présentée à New York (2014), Madrid (2015), Berlin (2016), puis le sera à Los Angeles (2017).

L’exposition itinérante internationale de Carl Andre : Sculpture as Place, 1958-2010 a été rendue possible grâce au soutien de Henry Luce Foundation et de Terra Foundation for American Art, ainsi que par celui de Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte, The Brown Foundation, Inc. de Houston, National Endowment for the Arts et Sotheby’s.

Cette manifestation est organisée dans le cadre du Tandem Paris-New York 2016, mis en oeuvre par la Ville de Paris et l’Institut français, en partenariat avec les services culturels de l’Ambassade de France aux États-Unis d’Amérique et l’Ambassade de États-Unis d’Amérique en France, avec le soutien de la Ville de New York.

Commissaires de l’exposition : Sébastien Gokalp, Yasmil Raymond, Philippe Vergne

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson - 75116 Paris

22/09/16

Bernard Buffet Rétrospective @ Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Bernard Buffet Rétrospective
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
14 octobre 2016 - 26 février 2017 



Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris organise une rétrospective de l’oeuvre de BERNARD BUFFET (1928 - 1999), considéré comme l’un des peintres français les plus célèbres du XXème siècle, mais également l’un des plus discutés. À travers une sélection d’une centaine de peintures, l’exposition propose une relecture d’une oeuvre qui a été en réalité très peu vue.

Parce que le Musée d’Art moderne est le seul musée public possédant une collection importante d’oeuvres de l’artiste (entrée en 1953 par l’important legs Girardin et en 2012 par la donation Ida et Maurice Garnier), il était légitime de réaliser ce projet qui remonte aux premiers contacts pris avec son marchand historique Maurice Garnier (1920 - 2014), il y a près de dix ans, mais que la dimension restée longtemps polémique de l’oeuvre de Bernard Buffet avait retardé.

Aujourd’hui, avec la distance du temps, de nombreux artistes, professionnels et amateurs, reconsidèrent l’oeuvre, ce qu’elle pouvait avoir de déroutant s’étant en partie atténué. En balayant l’ensemble de l’oeuvre dans un parcours rétrospectif, mais très sélectif en raison de la grande productivité de l’artiste, l’exposition montrera la qualité et la variété insoupçonnées de ce qui restera peut-être comme une des oeuvres picturales les plus fascinantes du siècle dernier et dont l’influence sera peut-être une des plus considérables.

Le parcours, organisé selon une présentation chronologique, s’ouvrira sur les débuts de Bernard Buffet, au moment où ses oeuvres renouvellent le sens de tout un répertoire de formes et d’objets. Le contexte artistique de l’après-guerre, moment de débats autour de la question des réalismes, de la figuration et de l'abstraction, sera évoqué. Il s’agira de révéler le peintre comme un artiste paradoxal, qui se réfère à la peinture d’histoire à une époque de la disparition du sujet, qui allie peinture austère et aisance financière, grand succès public et rejet du monde de l’art.

Ainsi, à côté de ses thèmes de prédilection –autoportraits, natures mortes–, les différents sujets systématiquement exploités par Bernard Buffet au cours de ses expositions annuelles à la Galerie Garnier seront présentés : cycles religieux (La Passion du Christ), littéraires (L’Enfer de Dante, Vingt mille lieues sous les mers) ou allégoriques (Les Oiseaux, Les Folles). L’accent est mis sur la réflexion constante de Bernard Buffet sur la peinture d’histoire (Horreur de la Guerre) et sur l’histoire de la peinture (Le Sommeil d’après Courbet), jusqu’à La Mort, spectaculaire dernière série se référant aux memento mori médiévaux.

À travers une abondante documentation, l’exposition sollicitera le regard du public sur les mécanismes de cette notoriété.

Le catalogue de l’exposition permet de présenter de nouvelles analyses sur l’artiste avec des contributions d’historiens français et internationaux, des textes d’écrivains et de critiques de l’époque ainsi que des interviews d’artistes contemporains.

Commissaire de l’exposition : Dominique Gagneux

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson - 75116 Paris
www.mam.paris.fr

31/05/15

Sturtevant, The House of Horrors, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Sturtevant, The House of Horrors
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
29 mai 2015 – 15 mai 2016
Installation dans les collections permanentes

The House of Horrors (Le Train Fantôme), réalisée dans le cadre de l’exposition monographique de Sturtevant (1924-2014) « The Razzle Dazzle of Thinking » en 2010 à l’ARC, est la dernière grande installation de l’artiste et l’aboutissement magistral de toute son oeuvre. Cette donation faite par Sturtevant vient compléter les collections permanentes du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, riche aujourd’hui de plus de 10 000 oeuvres.

Simulant l’horreur d’un train fantôme de fête foraine, des allusions à Divine, l’actrice fétiche du cinéaste John Waters dans Pink Flamingos ou à la vidéo The Painter de l’artiste iconoclaste Paul McCarthy, se mêlent aux traditionnelles scènes de chauves-souris, de squelettes et de Frankenstein. Au fil d’un parcours sinueux rythmé par une bande sonore et des effets de lumière, The House of Horrors explore sans complexe les excès de notre ère contemporaine dominée par le spectacle, l’anti-intellectualisme mais aussi la généralisation de la violence, de la haine et l’obscénité du puritanisme. L’installation du Train Fantôme grandeur nature ne relève donc qu’en apparence du pur divertissement, bien qu’elle en assume la jubilation.

Le musée souhaite rendre hommage à Sturtevant pendant toute une année en présentant cette oeuvre monumentale, tant par sa dimension critique que par sa taille d’environ 300m2. Grâce à la donation de l’artiste et de son marchand Thaddaeus Ropac en 2013, The House of Horrors, exposée dans un espace qui lui est entièrement consacré, devient l'une des œuvres phares du musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Précédant de quinze ans le mouvement des appropriationnistes et le postmodernisme des années 1980, Sturtevant a d’emblée répété le travail d’autres artistes tels qu’Andy Warhol, Jasper Johns, Marcel Duchamp, Joseph Beuys, Frank Stella ou Felix Gonzales-Torres, avant même qu’ils ne soient reconnus par l’histoire de l’art. Ces vingt dernières années, l’artiste a continué, à travers la vidéo, de développer une réflexion rigoureuse, dénonçant ce qu’elle pressent très tôt comme l’ère des « simulacres », et les excès de l’âge cybernétique.

Elaine Sturtevant a participé à de nombreuses expositions dans les plus grandes institutions internationales, notamment au MoMA de New-York en 2014, au MOCA de Los Angeles et au MADRE de Naples en 2015. Elle obtient le Lion d’Or de la Biennale de Venise en 2011, et en 2013, le Prix « Kurt Schwitters » pour l’installation The House of Horrors qui fut prêtée pour l’occasion au Musée Sprengel à Hanovre, de septembre 2013 à février 2014.

Commissaire : Anne Dressen

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson - 75116 Paris
www.mam.paris.fr

14/02/11

Expo Van Dongen – MAM Paris - Musée d’Art moderne de la Ville de Paris/ARC

Van Dongen, Fauve, anarchiste et mondain
Musée d'Art moderne de la Ville de Paris / ARC 
25 mars - 17 juillet 2011

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris / ARC consacre à KEES VAN DONGEN (1877-1968) une exposition centrée sur sa période parisienne qui présente les multiples facettes de l'artiste : peintre hollandais contestaire, artiste d’avant-garde et figure du fauvisme, devenu un personnage marquant de la scène parisienne des années folles.

L’exposition reprend et complète celle du Musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam : All eyes on Kees Van Dongen, 18 septembre 2010 - 23 janvier 2011.

20 ans après la rétrospective réalisée en collaboration avec le Musée Boijmans – Van Dongen, le peintre, en 1990 –, cette exposition centrée sur sa période parisienne témoigne du succès de l’artiste. Les recherches et les expositions récentes sur le personnage, fulgurant dans ses trouvailles et déroutant par la diversité de ses sujets, ont permis de mieux comprendre l’ampleur des découvertes de l’artiste et sa stratégie artistique.

Le titre de l’exposition évoque moins une succession de périodes qu’une superposition de postures artistiques : hollandais  rebelle proche des milieux anarchistes autour de 1895, prompt à la caricature et la dénonciation sociale, artiste d’avant-garde notamment du fauvisme, dans lequel il occupe une place originale et un rôle décisif quant à sa diffusion à l’étranger (Hollande, Allemagne, Russie). Fauve « urbain », Kees Van Dongen se focalise sur le corps féminin, en particulier le visage fardé jusqu’à la  déformation par la lumière électrique empruntée à Degas et Toulouse-Lautrec, devenant en quelque sorte sa griffe.

Par la couleur, Van Dongen reste l’artificier du fauvisme. Il la régénère lors de ses voyages au Maroc, en Espagne et en Egypte au début des années 1910 où il réinvente l’Orient. Mais Paris reste le sujet principal de sa peinture : Montmartre – il y rencontre Picasso et Derain - au début du siècle, qui le séduit par la verve populaire et la vie de bohème ; Montparnasse, avant et après la guerre de 1914 dont il est l’un des principaux animateurs, mettant en scène une nouvelle femme à connotation plus érotique. Et enfin, le Paris des « années folles » que Van Dongen qualifie de « période cocktail », où il se consacre exclusivement à la nouvelle élite parisienne : hommes et femmes de lettres, stars du cinéma et de la scène, aujourd’hui oubliés, annonçant avec quarante ans d’avance l’univers des « beautiful people » d’Andy Warhol. La pose est outrée, le costume et l’accessoire théâtralisés révélant le factice de ses personnalités qui n’existent qu’à travers leur rôle.

Le succès de Van Dongen qu’on peut comparer à celui d’un Foujita et sa participation aux avant-gardes en font un artiste singulier, qui fascine encore par sa verve et sa liberté.

L’exposition présente environ 90 peintures, dessins et un ensemble de céramiques, de 1895 au début des années trente. Conçue par le Musée Boijmans Van Beuningen et organisée en collaboration avec le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, elle a bénéficié de prêts de grandes institutions nationales et internationales et de grandes collections privées.

A l’occasion de l’exposition, un CATALOGUE est publié aux éditions Paris Musées.

Commissaire général : Fabrice HERGOTT
Commissaires : ANITA HOPMANS, SOPHIE KREBS

Autres expositions 2011 au Musée d'Art moderne de Paris
Inci Eviner, Broken Manifestos
Haute Culture : General Idea
Marc Desgrandchamps
Mexical, expo de jeunes artistes méxicains
Baselitz sculpteur

MUSEE D'ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS
11, avenue du Président Wilson
75016 PARIS - France