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29/08/25

Alina Szapocznikow @ Musée de Grenoble - Exposition "Alina Szapocznikow. Langage du corps"

Alina Szapocznikow
Langage du corps 
Musée de Grenoble
20 septembre 2025 - 4 janvier 2026

Alina Szapocznikow
Alina Szapocznikow. Langage du corps
Courtesy Musée de Grenoble

Aujourd’hui considérée comme l’une des artistes majeures du XXe siècle, Alina Szapocznikow (1926 à Kalisz, Pologne – 1973 à Paris, France) a rarement fait l'objet d'expositions dans son pays d’adoption, la France. Le musée de Grenoble présente, en partenariat avec le Kunstmuseum Ravensburg, un parcours de près de 150 oeuvres réalisées entre 1947 et 1973. L’exposition Alina Szapocznikow. Langage du corps permet d’appréhender toute la carrière de l’artiste en mettant l’accent sur la période de maturité des années 1960-70. Dans son oeuvre, mêlant érotisme et traumas, le corps est le principal sujet d’inspiration. Sculptrice, elle s’attelle à toutes sortes de matériaux, aussi bien classiques, que plus novateurs, résine de polyester et mousse de polyuréthane. Héritière du Surréalisme, contemporaine des artistes du Nouveau Réalisme, elle contribue avec indépendance, en seulement deux décennies, au renouveau de la sculpture.

Troublante, bizarre, baroque, existentielle, informe et érotique, l’oeuvre de la sculptrice polonaise Alina Szapocznikow, longtemps incomprise, échappe à la classification. Consacrant son oeuvre au corps, elle exprime à travers lui tant la puissance de l’érotisme que la fragilité de nos existences. L’exposition se déployant en 15 salles se subdivise en deux parties. La première est consacrée à ses années de création à Prague (1945-1951) et en Pologne (1951-1962). La deuxième est dédiée à celles passées dans le Paris des années 1960 entre 1963 et 1973.

Juive, Alina Szapocznikow survit, adolescente, à la Shoah et à sa détention dans les camps de concentration. Après la Seconde Guerre mondiale, elle mêle un langage formel marqué à la fois par le modernisme tchèque, le Surréalisme et l’art informel, à l’esthétique du Réalisme socialiste, répond à des commandes publiques, et donne corps à des créations marquées par une forme d’existentialisme.

Alina Szapocznikow réalise l’essentiel de son oeuvre de maturité en France où elle s’installe définitivement en 1962. Avec son mari le graphiste Roman Cieslewicz, elle s’attelle à déconstruire la figure humaine. Le corps fragmenté devient le coeur de sa production sculpturale et graphique. Inventant une forme de grammaire érotique, une mythologie personnelle où le désir côtoie la mort, l’artiste conjure ses peurs, exorcise ses traumatismes. A travers ses Lampes-bouches, la série des Desserts et des Ventres-coussins, elle développe une production en série formée de fragments corporels sensuels et troublants, interrogeant la place de la femme dans la société des années 1960. Son intérêt pour l’informe et le hasard s'incarne aussi dans l’ensemble des Photosculptures (1971) dans lesquelles des chewing-gums mastiqués par l’artiste elle-même sont photographiés comme des sculptures traditionnelles. 

A partir de 1969, atteinte d’un cancer du sein, Alina Szapocznikow, se focalise sur la mémoire, les traumas et la finitude dans sa série Souvenirs (1970-1971) puis dans celle des Tumeurs (1969-1972). Constituées de résine, de photographies froissées, de journaux et de la gaze, ces oeuvres évoquent la maladie. Elles témoignent aussi de l’inébranlable courage et de la vitalité artistique qui n’ont cessé d’animer l’artiste.

Par la singularité comme par l’érotisme qui imprègne son oeuvre, l’artiste a été comparée à Louise Bourgeois et à Eva Hesse. Il s’agit de mettre en lumière l’oeuvre d’une femme artiste pionnière longtemps négligée par l’histoire de l’art.

COMMISSARIAT

MUSÉE DE GRENOBLE
Commissariat général : Sébastien Gokalp, directeur du musée de Grenoble
Commissariat scientifique : Sophie Bernard, conservatrice en cheffe pour l'art moderne et contemporain du musée de Grenoble

KUNSTMUSEUM RAVENSBURG
Commissaires
Ute Stuffer, directrice du Kunstmuseum Ravensburg
Ursula Ströbele, Professeur d’histoire de l’art, HBK, Braunschweig

MUSÉE DE GRENOBLE
5 place Lavalette - 38000 Grenoble 

03/08/25

Guillaume Bresson @ Musée de Grenoble - "En regard" des collections permanentes du musée

Guillaume Bresson. En regard
Musée de Grenoble
Jusqu'au 28 septembre 2025

Guillaume Bresson - Musée de Grenoble
© Courtesy Musée de Grenoble

Dans le cadre du cycle « En regard », le Musée de Grenoble propose à des artistes contemporains de se confronter à ses collections permanentes. Après Pierre Buraglio et sa rencontre avec Philippe de Champaigne, c’est au tour de Guillaume Bresson d’explorer les chefs-d’oeuvre du musée. 

Né en 1982 à Toulouse et formé aux Beaux-Arts de Paris, GUILLAUME BRESSON est une figure majeure de la peinture française. Vivant à New York après Paris et Berlin, le peintre est connu pour ses toiles hyperréalistes dans lesquelles il met en scène, de manière très chorégraphiée, des personnages en proie à des combats dans des scènes de rue. S’il s’inspire de la peinture classique avec des références à la peinture religieuse et d’histoire, il ancre son oeuvre dans le présent, en raccrochant ses créations à des problématiques sociales actuelles. Pour parvenir à cette précision photographique, le peintre commence son travail par des séances de photographie préparatoires avec modèles dans son atelier. Ceux-ci se prêtent à la mise en scène de leurs corps, proposant des poses et des mouvements théâtralisés qui évoquent la peinture baroque. À travers un travail de montage, l’artiste isole et détache ensuite les corps avant de les réagencer en groupe. Guillaume Bresson construit ainsi des tableaux dans lesquels le langage corporel occupe une place centrale dans la création du récit.

Après s’être confronté aux peintures d’Horace Vernet du Château de Versailles, Guillaume Bresson a répondu à l’invitation du Musée de Grenoble où il propose un dialogue avec les tableaux historiques et modernes de la collection. À travers une trentaine d’oeuvres qui jalonnent le parcours permanent du XVIIe siècle à nos jours, l’artiste a soigneusement composé l’accrochage, en correspondance, tissant des liens à la fois formels et thématiques, une rencontre qui selon les siècles, est furtive, en continuité ou conflictuelle.

Commissaire de l'exposition : Sébastien Gokalp, Directeur du musée de Grenoble

Une exposition organisée en partenariat avec la Galerie Nathalie Obadia , Paris/Bruxelles.
Avec le soutien de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles.

MUSÉE DE GRENOBLE
5 place Lavalette - 38000 Grenoble 

Guillaume Bresson. En regard
Musée de Grenoble, 14 juin - 28 septembre 2025

26/03/25

Exposition José Antônio da Silva @ Musée de Grenoble - "Pintar O Brasil"

JOSÉ ANTÔNIO DA SILVA (1909-1996) 
PINTAR O BRASIL 
Musée de Grenoble
12 avril - 6 juillet 2025

Jose Antonio da Silva
José Antônio da Silva 
Autoportrait, 1973
Collection Orandi Momesso
© José Antônio da Silva
Crédit photographique : Sergio Guerini

Jose Antonio da Silva
José Antônio da Silva 
Nature morte en pointillisme, 1951
Collection Fernanda Feitosa et Heitor Martins
© José Antônio da Silva
Crédit photographique : Ana Francisca Barros

A travers une quarantaine de tableaux issus de collections muséales et privées, le musée de Grenoble présente sa première exposition monographique en Europe de l’artiste brésilien JOSÉ ANTÔNIO DA SILVA (1909-1996). Un événement qui s’inscrit dans la saison Brésil-France 2025 qui met notamment en avant les questions du climat et de la transition écologique.

Personnalité atypique issue du monde paysan de la région de Sao Paulo au début du XXe siècle, débordant d’énergie créatrice, peintre, orateur, écrivain, chanteur, José Antônio da Silva est l’incarnation de l’artiste populaire autodidacte engagé dont l’originalité lui a valu parfois le surnom de « Van Gogh brésilien ». Reconnu pour ses qualités de coloriste par deux éminents critiques lors d’une exposition locale en 1946, José Antônio da Silva se voit ouvrir les portes des galeries, musées et foires (Biennale de Sao-Paulo & de Venise à plusieurs occasions).

Jose Antonio da Silva
José Antônio da Silva 
Le Renversement, 1949
Collection Marta et Paulo Kuczynski
© José Antônio da Silva
Crédit photographique : Alexandre Santos Silva

Jose Antonio da Silva
José Antônio da Silva 
Sans titre, 1980
Collection Alexandre Martins Fontes
© José Antônio da Silva

Sa peinture de prime abord joyeuse et fortement marquée par le folklore, est avant tout le moyen de dénoncer la dure réalité sociale du monde paysan brésilien : la récurrence des sujets tels que les plantations intensives, les paysages détruits, les aléas climatiques sont autant de messages délivrés par son oeuvre sur les conséquences de la mondialisation vis-à-vis du monde rural auquel l’artiste est viscéralement attaché. Sans nul doute la découverte de cet artiste permettra-t-elle de mesurer les liens que son œuvre tisse avec les productions de l’art brut rassemblées par Jean Dubuffet dès 1948 et de porter un regard nouveau sur l’art brésilien présent dans les collections du musée de Grenoble.

Commissaire de l’exposition :
Gabriel Perez-Barreiro, directeur artistique du Musée Universitaire de Navarre

Commissaire de la saison du Brésil en France : 
Emilio Kalil, directeur de la Fondation Iberê Camargo, Porto Alegre, Brésil

MUSÉE DE GRENOBLE
5 place Lavalette - 38000 Grenoble 

09/08/24

Oeuvres de Philippe de Champaigne @ Musée de Grenoble - Exposition "La Grâce et le silence. Autour de Philippe de Champaigne (1602 - 1674)"

La Grâce et le silence 
Autour de Philippe de Champaigne 
(1602 - 1674)
Musée de Grenoble 
19 octobre 2024 - 12 janvier 2025

Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne 
Saint Jean-Baptiste, vers 1656
Musée de Grenoble

Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne 
Louis XIV, au lendemain de son sacre, reçoit le serment 
de son frère Monsieur, duc d’Anjou, comme chevalier 
de l’Ordre du Saint-Esprit à Reims, le 8 juin 1654, 1665
Musée de Grenoble

Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne 
Portrait de Louis XIII, vers 1639
Banque de France

Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne 
Le Christ mort sur la Croix, 1655
Musée de Grenoble

Philippe de Champaigne (1602-1674) a été, avec Nicolas Poussin et Georges de La Tour, l’un des maîtres incontestés de la peinture française du XVIIe siècle, incarnation du classicisme, plébiscité tant par le roi que par l’Église. Depuis sa création, le musée de Grenoble a rassemblé plusieurs chefs-d’œuvre de ce peintre magistral et en conserve aujourd’hui l’une des plus importantes collections avec celle du Louvre. Il invite à les redécouvrir à l’occasion du 350e anniversaire de sa mort. Ses peintures, dessins et ceux de ses élèves sont exceptionnellement présentés au public, ainsi que quelques œuvres prêtées par des institutions de la région.

Pour compléter ce parcours dans les salles de la collection permanente, un accrochage propose de revoir une sélection des dessins français du XVIIe siècle de la collection. Les œuvres de Philippe de Champaigne et de ses élèves côtoient celles de Charles Le Brun ou Laurent de La Hyre, parfois jamais encore exposées.

Pierre Buraglio
Avec, Autour, Selon 
Dessins d'après Philippe de Champaigne

Pierre Buraglio a, par son œuvre, marqué la création en France depuis le début des années 1960. Invité en résidence au musée de Grenoble à l’été 2024, l’artiste a travaillé devant les tableaux de Philippe de Champaigne. Une œuvre qui s’inscrit dans une relecture des grands artistes depuis plus de quarante ans.

Commissariat :
Joëlle Vaissière, conservatrice en charge de l’art ancien, musée de Grenoble
Sébastien Gokalp, directeur du musée de Grenoble

MUSÉE DE GRENOBLE 
5 place Lavalette - 38000 Grenoble 

14/01/24

Concours Photo - Musée de Grenoble : Capture le monde qui t’entoure

Concours Photo 
Capture le monde qui t’entoure 
Organisé par le Musée de Grenoble
Jusqu'au 11 février 2024

Concours Photo - Musée de Grenoble
Concours photo - Musée de Grenoble

A l’occasion de l’exposition Une histoire d’images - Donation Antoine de Galbert, le musée de Grenoble organise un concours photo ouvert aux jeunes de 12 à 25 ans.

Sur le thème « Capture le monde qui t’entoure », le musée vous propose de saisir un instant du monde qui vous interpelle, vous bouleverse ou vous enthousiasme.

Les meilleurs clichés de chaque catégorie (12/14 ans, 15/17 ans et 18/25 ans) seront exposés au musée la dernière semaine de l’exposition et récompensés par de nombreux prix.

Pour participer au concours, il suffit d’envoyer le fichier de votre image, prise avec un smartphone ou un appareil photo, accompagné du formulaire d’inscription, à l’adresse suivante :

musee-de-grenoble@grenoble.fr 
avant le 11 février 2024

Retrouvez toutes les conditions du concours sur

15/10/22

Exposition De la nature @ Musée de Grenoble - Philippe Cognée, Cristina Iglesias, Wolfgang Laib, Giuseppe Penone

De la nature
Philippe Cognée, Cristina Iglesias, 
Wolfgang Laib, Giuseppe Penone
Musée de Grenoble
22 octobre 2022 - 19 mars 2023

Musée de Grenoble - De la nature - Affiche de l'exposition
Musée de Grenoble - De la nature 
Affiche de l'exposition
Courtesy Musée de Grenoble


Wolfgang Laib
Wolfgang Laib
Installation d’un pollen
© Wolfgang Laib

Wolfgang Laib
Wolfgang Laib 
Brahmanda, Février 2016
© Wolfgang Laib

Le musée invite dans le cadre d’une exposition intitulée « De la nature » quatre plasticiens de renommée internationale pour qui la question du rapport de l’humain à la nature est essentielle : Philippe Cognée, Cristina Iglesias, Wolfgang Laib et Giuseppe Penone.

La relation de l’homme à la nature apparaît d’ores et déjà comme un des sujets majeurs du XXIᵉ siècle. La prise de conscience écologique à l’échelle planétaire qui a marqué ces deux dernières décennies est en train de bouleverser nombre de systèmes de pensée dans des domaines aussi divers que ceux de l’économie, du social, du politique ou du culturel… Cette question du lien entre l’être humain et son environnement n’est pourtant pas nouvelle. Elle se situe même au fondement des origines de l’humanité et surgit, de fait, dès l’instant où l’homo sapiens commence à conceptualiser ce qui l’entoure, notamment par les dessins et les peintures rupestres.

Pour revenir sur ce thème déterminant de la création artistique, les quatre artistes invités qui furent au demeurant déjà présentés à Grenoble lors d’expositions monographiques, viennent d’horizons très différents et permettront, grâce à leurs propositions plastiques inédites, d’éclairer sous des aspects résolument originaux et singuliers cette relation. 

Ainsi pour Philippe Cognée, seul peintre de la sélection, le paysage apparaît dans son œuvre en contrepoint de ses vues urbaines qui l’ont fait connaître, comme l’expression d’un chaos ordonné, à la fois lieu originel et vital en même temps que sauvage et menaçant. 

Pour l’exposition, Philippe Cognée a sélectionné des tableaux issus de trois séries distinctes. Tout d’abord celle des Fleurs, un sujet classique par excellence et dont il tire une fantasmagorie à la fois effrayante et fascinante ; celle des Paysages ensuite, avec des forêts enneigées et des buissons de ronces qui le conduisent aux limites de l’abstraction ; celle des Châteaux de sable enfin, métaphores de nos civilisations aux fondations vacillantes et que l’eau et le vent emportent peu à peu…

Pour Cristina Iglesias, la nature se manifeste sous l’aspect de « motifs décoratifs » qui subvertissent les formes architecturales qu’elle édifie, posant à nouveau avec ironie et sensualité la question du rapport entre nature et culture. 

Pour cette manifestation, Cristina Iglesias a conçu une nouvelle “chambre” étrange et secrète, à la fois minérale et suintante d’humidité, organisme architecturé et primitif, paradoxal, où le trompe-l’œil est une invitation au voyage adressée à l’esprit. Cette sculpture sera accompagnée d’une série inédite de travaux sur cuivre

Avec Wolfgang Laib, la relation à la nature s’inscrit dans une démarche d’ordre spirituel où l’œuvre d’art devient offrande à la vie et à la Création. 

A Grenoble, Wolfgang Laib présente un carré de pollen. Une œuvre fondatrice de sa démarche artistique qui constitue toujours pour le spectateur une expérience unique, à la fois rencontre très concrète avec la nature et incitation à la méditation sur sa beauté et sa fragilité. En contrepoint seront exposés un grand Brahmanda en granit poli, masse noire et ovoïde pesant de tout son poids et de son obscurité insondable, métaphore du cosmos, et un ensemble de dessins diaphanes au pastel blanc, évocation des limites du visible et de l’invisible…

Enfin, Giuseppe Penone, dans un rapport fusionnel avec les éléments, révèle les énergies qui traversent l’être humain et l’unissent de manière consubstantielle à son milieu d’origine, la nature.

Pour l’exposition, Giuseppe Penone associe deux séries d’œuvres. Les Gesti vegetali, des sculptures en bronze, à mi-chemin entre la figure humaine et le végétal, véritables « esprits de la forêt » s’élevant parmi les plantes et les arbustes plantés pour l’occasion ; et les Verde del bosco, des empreintes d’écorces d’arbres réalisées avec la chlorophylle de feuilles frottées et qui donnent naissance à de nouvelles images de la forêt. De la trace à l’incarnation, tel est le chemin…

CATALOGUE
De la nature. Ouvrage collectif, sous la direction de Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble, et Sophie Bernard, conservateur en chef, collections d’art moderne et contemporain. Avec les contributions de Deepak Ananth, Jean-Christophe Bailly, Sophie Bernard, Marie Darrieussecq, Clélia Nau, Guy Tosatto.

Commissariat de l'exposition:
Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble
Sophie Bernard, conservatrice en chef pour l’art moderne et contemporain, musée de Grenoble

MUSÉE DE GRENOBLE
5 Place de Lavalette, 38000 Grenoble

26/11/21

Pierre Bonnard @ Musée de Grenoble - Les couleurs de la lumière

Bonnard. Les couleurs de la lumière
Musée de Grenoble
30 octobre 2021 - 30 janvier 2022

Pierre Bonnard
Pierre Bonnard 
La Place Clichy, 1912
Huile sur toile. Paris, Centre Pompidou, musée national d’Art moderne.
Dépôt au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, Besançon
© Besançon, musée des beaux-arts et d’archéologie – Photographie C. Choffet

Pierre Bonnard
Pierre Bonnard
Paysage normand, 1920 
Huile sur toile
Musée Unterlinden, Colmar
© Christian Kempf

Pierre Bonnard
Pierre Bonnard 
Intérieur blanc, 1932
Huile sur toile. Grenoble, Musée de Grenoble
© Photo Ville de Grenoble/Musée de Grenoble - J.-L. Lacroix

Sous le titre Bonnard. Les couleurs de la lumière, le musée de Grenoble en partenariat avec le musée d’Orsay présente une grande exposition consacrée à l’artiste. Rassemblant plus de 75 peintures, une trentaine d’œuvres sur papier (dessins, affiches) et une vingtaine de photographies, elle propose un parcours inédit embrassant la totalité de son œuvre avec, comme fil rouge, le thème de la lumière et les différentes couleurs et nuances qu’elle revêt au cours de sa vie et selon les lieux où il séjourne.

Très tôt présent dans les collections du musée de Grenoble, notamment avec l’un de ses chefs-d’œuvre Intérieur blanc de 1932, Bonnard passa durant sa jeunesse toutes ses vacances dans un petit village en Isère, Le Grand-Lemps, d’où était originaire sa famille paternelle. Néanmoins, jusqu’à présent le musée n’avait encore jamais organisé une exposition dédiée à cette figure majeure de l’art du XXe siècle. Cette manifestation, qui bénéficie en outre d’un prêt exceptionnel du Musée national d’art moderne-Centre Pompidou et de plusieurs autres prêts de musées français, permet ainsi de combler cette lacune.

Le parcours s’organise en six sections illustrant chacune un thème représentatif des différentes périodes de sa création. Deux salles viennent s’intercaler dans ce cheminement : une première dédiée à la photographie, que l’artiste pratiqua surtout dans le cercle familial des années 1890 aux années 1910, et une seconde aux arts graphiques, avec notamment un très bel ensemble de dessins témoignant de la vitalité et de la précision de son trait. L’exposition s’achève par un contre-point contemporain avec une série inédite de photographies de Bernard Plossu réalisées récemment dans la maison du peintre au Cannet.

Le Grand-Lemps
La première section s’attache à l’ancrage dauphinois de Pierre Bonnard et aux nombreux étés qu’il passa dans la propriété du Grand-Lemps, où il retrouvait sa sœur Andrée, son beau-frère le compositeur Claude Terrasse et leurs cinq enfants. L’artiste y réalise ses premiers paysages et se souviendra longtemps des sensations premières vécues dans ce « vert paradis ». Quelques grandes compositions aux lumières vaporeuses illustrent cette vie de famille, dont l’artiste se plaisait à fixer avec tendresse les détails, et témoignent au plan stylistique de son engagement auprès des Nabis. S’inspirant encore de l’éden isérois, Pierre Bonnard plonge les scènes idylliques de ses grands décors parisiens dans une douce lumière dorée.

Paris « ville Lumière »
Le parcours se poursuit avec une section consacrée à Paris « ville lumière ». En véritable « peintre de la vie moderne », Bonnard arpente les rues de son quartier, des Batignolles à Montmartre, pour en croquer les scènes du quotidien. Il les retranscrit ensuite de manière sophistiquée dans ses tableaux aux constructions complexes et aux perspectives influencées par l’art du Japon. Les scènes diurnes inspirées des harmonies grises et bleutées de la capitale alternent avec des scènes nocturnes rehaussées parfois de couleurs stridentes pour dire l’effervescence et le dynamisme de la ville.

Lumières normandes
Grand admirateur de Monet qu’il rencontra à plusieurs reprises à Giverny, Bonnard achète en 1912 une propriété dans les environs, à Vernonnet. La troisième section de l’exposition évoque précisément la douceur de la lumière normande et les séjours répétés qu’il fit jusqu’en 1938 dans sa maison appelée « Ma Roulotte », qui dominait un jardin pentu descendant vers la Seine. Il peignit là de nombreux paysages panoramiques qui s’embrasent parfois sous les feux du soleil et, grâce au dispositif de la porte-fenêtre, ses premières compositions faisant cohabiter espace intérieur et vue extérieure.

Entre ombre et lumière
La quatrième section, contrepoint aux vues de plein air, traite des scènes d’intérieur et du goût de l’artiste pour les espaces intimes et confinés. Objets, figures féminines, animaux déploient en de savants agencements une narration exprimant tour à tour la douceur de la vie domestique, la solitude voire l’incommunicabilité entre les êtres. Dans ses intérieurs en huis clos du tournant du siècle, Pierre Bonnard impose sa « manière noire ». La lumière vient ici trouer l’ombre, créant de subtiles tensions entre les couleurs et les formes, tout en faisant écho semble-t-il aux sentiments des occupants silencieux de ces intérieurs. A partir des années 1910, les sujets quotidiens se muent en scènes enchanteresses baignées d’une lumière irréelle. 

Reflets
Cette cinquième section est dédiée à un thème central dans l’œuvre de Pierre Bonnard : le nu féminin. Marthe sa compagne en est le modèle privilégié, et si d’autres femmes posent pour lui comme Lucienne Dupuy de Frenelle ou Renée Montchaty, sa maîtresse durant quelques années, elles se confondent toutes pour former « La Femme », dont Marthe est l’expression générique. Dans la lignée de Degas, Bonnard aime à les dépeindre dans l’intimité du rituel de leur toilette. Adoptant des cadrages inédits, démultipliant les points de vue et fragmentant l’espace grâce à des jeux de miroirs, il traduit de manière stupéfiante le vertige de ses visions intérieures. La lumière nimbe les corps et leur écrin d’un halo scintillant et miroitant et exalte les couleurs jusqu’à créer un véritable éblouissement des sens d’une suave splendeur.

Sous le soleil du midi
C’est à l’impact de la lumière du Midi sur l’artiste qu’est consacrée l’ultime section, et plus particulièrement à celle de la Côte d’Azur que Pierre Bonnard découvre en 1904 en compagnie de Vuillard et de Roussel. Il rencontre alors Signac et Valtat à Saint-Tropez, dont les toiles vivement colorées et composées de touches juxtaposées influencent profondément son approche de l’art. Il retourne ensuite régulièrement dans ce sud enchanteur, louant des villas à Grasse, Saint-Tropez, Antibes et Cannes, et finit par acheter en 1926 une petite maison sur les hauteurs du Cannet, avec une belle vue sur la Méditerranée. C’est là qu’il crée des œuvres apparaissant comme autant d’éloges de la lumière intense du Midi qui diffracte les tons et les formes pour constituer un tout vibrant de couleurs et d’émotions mêlées. 

Pierre Bonnard
Bonnard. Les couleurs de la lumière
Catalogue de l'exposition
Coédition Musée de Grenoble / In Fine éditions d’art
Reliure cartonnée contrecollée, 320 pages, 22 x 28 cm
Sous la direction de Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble, Sophie Bernard, conservatrice en chef chargée des collections d’art moderne et contemporain au musée de Grenoble, Isabelle Cahn, conservatrice générale honoraire des peintures du musée d'Orsay

MUSEE DE GRENOBLE
5 Place de Lavalette, 38000 Grenoble

06/09/16

Expo Fantin-Latour, Paris & Grenoble - Musée du Luxembourg & Musée de Grenoble

Fantin-Latour
A fleur de peau
Musée du Luxembourg, Paris

14 septembre 2016 - 12 février 2017
Musée de Grenoble
18 mars - 18 juin 2017


Henri Fantin-Latour
Autoportrait, la tête légèrement baissée
1861
huile sur toile ; 25,1 x 21,4 cm
Washington, National Gallery of Art
Courtesy National Gallery of Art, Washington

Première rétrospective de l’oeuvre de HENRI FANTIN-LATOUR (1836-1904) à Paris depuis l’exposition de référence consacrée au peintre dans les galeries nationales du Grand Palais en 1982, cette exposition met en lumière les oeuvres les plus emblématiques d’un artiste surtout connu pour ses natures mortes et ses portraits de groupe, et révèle également la part importante occupée dans son oeuvre par les peintures dites « d’imagination ».

Très attaché dès sa jeunesse à la restitution fidèle de la réalité, Fantin-Latour explora également, avec délectation, une veine plus poétique qui le rapproche des symbolistes. L’exposition, qui embrasse toutes les facettes de cette riche carrière, propose un parcours dense rassemblant plus de cent vingt oeuvres, tableaux, lithographies, dessins et autres études préparatoires.


Henri Fantin-Latour
Fleurs d’été et fruits
1866
huile sur toile ; 73 x 59,7 cm
Etats-Unis, The Toledo Museum of Art
© The Toledo Museum of Art

Suivant un plan chronologique, l’exposition s’ouvre sur les oeuvres de jeunesse de l’artiste, en particulier les troublants autoportraits qu’il réalise dans les années 1850-1860. Confiné dans l’atelier, Fantin-Latour trouve alors ses sources d’inspiration au coeur de son intimité : modèles captifs, ses deux soeurs sont mises en scène en liseuses ou en brodeuses, tandis que les natures mortes savamment composées des années 1860 révèlent, déjà, les qualités d’observation exceptionnelles du jeune artiste.

Les coups d’éclat de la décennie 1864-1872, période charnière dans le travail de Fantin-Latour, sont mis en lumière dans la seconde partie de l’exposition. Mu par de grandes ambitions, le jeune artiste travaille alors intensément, innovant avec panache dans le domaine du portrait de groupe. Avec l’Hommage à Delacroix, le premier de ses grands portraits de groupe, il inscrit son nom dans l’histoire d’une certaine modernité, aux côtés de Delacroix ou de Manet. Avec Le Toast (1864-1865), Un atelier aux Batignolles (1870) et Coin de table (1872), il multiplie les oeuvres à valeur de manifestes.


Henri Fantin-Latour
L’Anniversaire
1876
huile sur toile ; 220 x 170 cm
Grenoble, musée de Grenoble
© Musée de Grenoble


Henri Fantin-Latour
La Lecture
1877
huile sur toile ; 97,2 x 130,3 cm
Lyon, musée des Beaux-Arts
© musée des Beaux-Arts de Lyon / Photo Alain Basset

La troisième partie de l’exposition présente les séries de natures mortes et de portraits que l’artiste réalise entre 1873 et 1890. A l’exception des portraits de commande, qui se raréfient peu à peu dans son oeuvre, il qualifie lui-même la plupart de ces toiles d’« études d’après nature ». Les somptueux portraits de fleurs qu’il brosse alors par dizaines témoignent d’un talent rare dans la composition des bouquets autant que d’une exceptionnelle virtuosité dans le rendu des matières. Ses portraits, qu’ils soient posés ou plus intimistes, illustrent eux aussi un sens aigu de l’observation.


Henri Fantin-Latour
Capucines doubles
1880
huile sur toile ; 62,8 x 42,5 cm
Royaume-Uni, Londres, Victoria and Albert Museum
© Victoria and Albert Museum, Londres


Henri Fantin-Latour
L’Etude (portrait de Sara Elizabeth Budgett)
1883
huile sur toile ; 114 x 87 cm
Belgique, musée des beaux-arts de Tournai
© collection du musée des beaux-arts de Tournai, legs Van Cutsem

L’artiste se lasse pourtant peu à peu des portraits et des natures mortes, ainsi que le révèle la quatrième partie de l’exposition. « Je me fais plaisir » : par cette phrase écrite dans une lettre à son ami et marchand Edwards en 1869, Henri Fantin-Latour évoque les oeuvres dites « d’imagination » qui occupent une part croissante dans son oeuvre au fil des années. Nourries de sa passion pour la musique, inspirées par des sujets mythologiques ou odes à la beauté du corps féminin sous couvert de chastes allégories, ces oeuvres révèlent un visage moins connu de l’artiste.


Henri Fantin-Latour
Prélude de Lohengrin
1892
huile sur toile ; 102 x 71,5 cm
collection particulière
© collection particulière

Entre l’austérité des portraits familiaux, la richesse des natures mortes et la féerie des tableaux d’imagination se dessine ainsi un personnage tout en nuances, dont la personnalité complexe se trouve éclairée par l’abondante correspondance qu’il entretint avec plusieurs de ses amis et artistes de l’époque. L’exposition innove d’ailleurs en consacrant une salle au processus créatif de Fantin-Latour qui, centrée sur L’Anniversaire peint en 1876, présente en parallèle peintures, dessins et lithographies retravaillées à de nombreuses reprises. Cette rétrospective est enfin l’occasion de dévoiler au public un corpus de photographies inédit, saisissant répertoire de formes pour l’artiste.

Au-delà de la mise en lumière du genre traditionnellement mineur de la nature morte, érigé par Henri Fantin-Latour en véritable portrait de fleurs, l’exposition souhaite brosser l’image d’un artiste en prise avec les débats de son temps, entre passion du réel et besoin d’évasion, qui a su s’imposer, malgré sa discrétion, comme une figure marquante de son siècle.

Cette exposition est réalisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et le musée de Grenoble, en collaboration avec le musée d’Orsay.

Commissariat de l'exposition : Laure Dalon, conservateur à la Rmn – Grand Palais, adjointe au directeur scientifique ; Xavier Rey, conservateur au musée d’Orsay, et Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble.

MUSEE DE LUXEMBOURG
www.museeduluxembourg.fr

MUSEE DE GRENOBLE
www.museedegrenoble.fr

31/10/15

Exposition Georgia O’Keeffe, Musée de Grenoble - "Georgia O’Keeffe et ses amis photographes"

Georgia O’Keeffe et ses amis photographes
Musée de Grenoble
7 novembre 2015 - 7 février 2016



Première monographie consacrée en France à l’artiste peintre américaine Georgia O’Keeffe, cette exposition au musée de Grenoble constitue un événement exceptionnel. Réalisée avec la participation de la Fondation O’Keeffe de Santa Fe (Nouveau Mexique, Etats-Unis) et le soutien du réseau franco-américain de musées FRAME, elle retrace la carrière d’une icône de l’art américain aussi célèbre aux Etats-Unis que Jackson Pollock. Celle-ci se développe sur plus d’un demi-siècle, des débuts du modernisme américain à l’abstraction des années 1960. De ses premières créations à New York à son installation au Nouveau Mexique en 1949, O’Keeffe fut fortement influencée par la photographie moderne. L’exposition fera ainsi dialoguer ses peintures avec les images de ses amis photographes et formera, un ensemble total de 80 œuvres issu de quinze prestigieux musées américains mais également de grandes institutions allemandes, espagnoles et françaises.

Georgia O’Keeffe occupe une place singulière dans le contexte de l’art américain. Ses peintures, reconnaissables entre toutes, se distinguent par leur immédiateté, la sensualité de leurs couleurs et la clarté de motifs qui s’imposent, avec insistance, à la mémoire. La force de ces images, qui viennent question- ner le visible, tient au trouble créé par des formes énigmatiques oscillant sou- vent entre abstraction et figuration. Abandonnant l’abstraction organique de ses débuts, l’artiste se fait connaître, dans les années 1920, par des pein- tures de fleurs et de buildings au réalisme photographique. Elle assimile alors l’esthétique précisionniste des peintres du cercle de Stieglitz – Arthur Dove, John Marin, Charles Demuth et Marsden Hartley, pour ensuite donner corps à un répertoire formel unique, profondément marqué par sa vie dans le désert du Nouveau Mexique. A partir des années 1960, en communion spirituelle avec son environnement du Sud-Ouest, O’Keeffe peint des compositions abstraites, dont la pureté formelle et la sensualité des tons se font l’écho des travaux de Mark Rothko, Ellsworth Kelly ou Agnes Martin.

Née en 1887, dans le Wisconsin à Sun Prairie, Georgia O’Keeffe élabore très jeune une œuvre personnelle inspirée par les vastes plaines du Texas et marquée par les arabesques de l’art nouveau. A la suite de sa rencontre avec le photographe et défenseur des avant-gardes, Alfred Stieglitz, elle s’installe à New York en 1918 pour se consacrer exclusivement à son œuvre. Muse puis épouse du photographe en 1924, O’Keeffe découvre l’avant-garde européenne à la galerie 291 et fréquente le cercle de Stieglitz.

Fruit d’une individualité forte, son œuvre unique puise ses sources dans la nature. Entre abstraction et figuration, son travail se développe en séries selon un parti pris résolument moderniste. Ses compositions naissent avant tout de son observation du monde. Ce sont d’abord les ciels du Texas, les montagnes de Lake George, les buildings de New York et les fleurs. A partir de 1929, l’artiste choisit de passer ses étés à Santa Fe avant de s’installer définitivement au Nouveau-Mexique en 1949. Elle vit alors en communion intime avec la nature, goûtant la solitude des grands espaces, conduisant sa voiture à travers le désert. Cette expérience lui inspire de nouveaux sujets : architecture vernaculaire, canyons, os, ciels et rivières. 

Tout au long de sa carrière, Georgia O’Keeffe est attentive aux développements de la photographie moderne. La vision photographique qu’elle assimile explique en partie la force de ses images. Aussi jalonnant le parcours de l’exposition, au-delà des célèbres clichés de Stieglitz qui le premier sut saisir la beauté de l’artiste, sept photographes qui ont marqué son œuvre peint, qu’elle a elle-même influencés – Alfred Stieglitz, Paul Strand, Edward Weston, Imogen Cunningham, Ansel Adams, Eliot Porter et Todd Webb - seront présentés. Georgia O’Keeffe partageait avec eux non seulement une communauté de motifs mais des lieux de prédilection – New York, le Nouveau-Mexique – qui forgèrent leurs regards respectifs.

Commissariat de l’exposition
Guy Tosatto, conservateur en chef, directeur du musée de Grenoble
Sophie Bernard, conservateur, chargée des collections modernes et contemporaines

Musée de Grenoble
5, place Lavalette, 38000 Grenoble
www.museedegrenoble.fr

23/10/13

Expo Sigmar Polke, Musée de Grenoble


Exposition Sigmar Polke 
Musée de Grenoble 
9 novembre 2013 - 2 février 2014 

Douze ans après la dernière exposition consacrée à SIGMAR POLKE en France, et trois ans après sa disparition à l'âge de 69 ans, le musée de Grenoble présentera du 9 novembre 2013 au 2 février 2014 un important ensemble d'œuvres de l'artiste réalisées entre le début des années 80 et le milieu des années 2000. Essentiellement consacrée à la peinture, cette sélection comprendra néanmoins une section d'œuvres sur papier. Elle a été constituée grâce à l'appui et à la générosité de la Succession Sigmar Polke ainsi qu'aux prêts de nombreuses collections publiques et privées européennes.

Figure de premier plan de la peinture de ces cinquante dernières années, SIGMAR POLKE (1941-2010) comme beaucoup d'artistes allemands de sa génération a grandi en Allemagne de l'Est avant de passer à l'Ouest en 1953. Après avoir reçu une formation auprès d'un maître verrier, il suit au début des années 60 les cours de l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, dominée alors par la personnalité charismatique de Joseph Beuys. C'est là qu'il rencontre Gerhard Richter et Konrad Lueg avec qui il fonde le Réalisme capitaliste qui se veut une réponse germanique au Pop- Art américain. Préférant à l'analyse méthodique d'un Richter une approche expérimentale, libre et iconoclaste des éléments constitutifs de la peinture, il s'ingénie à rendre caduques les classifications entre figuration et abstraction, culture classique et culture populaire, sacré et profane...

De fait, tout en s'inscrivant dans les grands courants de la création artistique de son époque, du Pop Art à Fluxus en passant par l'art conceptuel, Sigmar Polke a profondément renouvelé le langage pictural de la fin du 20e siècle. Son désir incessant d'expérimentation touche aussi bien les images dont il met en question la hiérarchie et interroge le mode d'apparition, que le support qu'il active au point de le rendre pleinement constitutif du tableau, ou encore les couleurs dont il traque les potentialités tant physiques que plastiques. Sa démarche se place dans une perspective de revitalisation du pouvoir subversif de l'art en s'appuyant tant sur la déstabilisation des mécanismes de perception que sur le bouleversement des genres et des catégories.

L'exposition rendra compte, à travers les différents médiums utilisés par l'artiste, des recherches qu'il a conduites avec une extraordinaire capacité de renouvellement et un sens inné de l'iconoclasme. Prenant en compte la profonde évolution qui se produit dans sa peinture au début des années 1980, elle s'attachera aux œuvres réalisées durant les trois dernières décennies de sa vie. Elle témoignera, sous l'apparent foisonnement des expérimentations, de la très grande cohérence de cette démarche exceptionnelle.

Guy Tosatto, conservateur en chef, directeur du musée de Grenoble

Musée de Grenoble
5, place de Lavalette 38000 Grenoble

14/10/11

Mai Thu Perret, Magasin CNAC Grenoble – Exposition d’oeuvres anciennes et récentes

Exposition: MAI THU PERRET, THE ADDING MACHINE, MAGASIN - Centre National d'Art Contemporain, Grenoble, 9 octobre 2011 - 8 JANVIER 2012 

Après la présentation cet été à l’Aargauer Kunsthaus (Arrau, Suisse), le MAGASIN accueille cet automne à Grenoble l’exposition monographique consacrée à l'artiste suisse Mai-Thu Perret.

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MAI-THU PERRET, Every Man & Every Women is a star II, 2007  Courtesy Galerie Barbara Weiss, Berlin - Photo: Annik Wetter, Genève / MAI-THU PERRET, Sans titre, 2011 - Impression numérique - Dimensions variables - Courtesy Mai-Thu Perret - Photo: Annik Wetter, Genève

Cette exposition présente dans toute son ampleur le travail de cette artiste de renommée internationale. Elle rendra compte de la diversité des approches de Mai-Thu Perret dans sa pratique artistique en proposant des oeuvres anciennes et nouvelles créées à l’occasion de cette exposition.

La production pluridisciplinaire de cette artiste suisse se déploie à travers différents médiums aussi variés que la sculpture, la peinture, la vidéo, le son, mais aussi le texte ou même encore la céramique. Marquée par les mouvements avant-gardistes du XXe siècle et par les philosophies orientales, l’oeuvre de Mai-Thu Perret comporte de nombreuses références culturelles, historiques et littéraires. 

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MAI-THU PERRET, Perpetual Time Clock, 2010 : Peinture acrylique sur bois - 240 x 240 cm - Collection Ricola - Photo: Annik Wetter, Genève.

Le titre de l’exposition THE ADDING MACHINE renvoie au titre d’une collection d’essais de l’écrivain William S. Burroughs et à sa méthode du « cut-up » consistant à découper de façon aléatoire des passages de texte pour les recomposer ensuite. Ces différentes combinaisons dégagent des symboles nouveaux qui permettent une nouvelle interprétation de l'oeuvre. De la même manière, Mai-Thu Perret assemble à chaque exposition ses oeuvres de manière différente, proposant ainsi une lecture artistique chaque fois renouvelée et surprenante.

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MAI-THU PERRET, In Darkness Let Me Dwell, 2010 : film 16 mm transféré sur vidéo digitale (bande sonore d’Ikue Mori) - 40 mn - Courtesy Galerie Francesca Pia, Zürich

MAI-THU PERRET est née en 1976 à Genève, où elle vit et travaille. Elle a montré son travail dans plusieurs expositions monographiques et collectives aux Etats-Unis et en Europe. Elle a récemment remporté le Zürich Art Prize ainsi que le Manor Art Award Geneva.

Commissariat de l'exposition : Yves Aupetitallot

MAGASIN – Centre National d'Art Contemporain, Grenoble
Site Bouchayer-Viallet
155 cours Berriat
38000 Grenoble
www.magasin-cnac.org

22/05/11

Stéphane Thidet, Je n'existe pas - Expo CAB Grenoble - Centre d'Art Bastille

Exposition : Stéphane Thidet 
Je n’existe pas 
CAB - Centre d'Art Bastille, Grenoble 
1er juillet - 11 septembre 2011 

" STEPHANE THIDET dérègle les conventions, les règles auxquelles s’arrime d’habitude notre perception et l’engage dans un cheminement discontinu qui l’affecte peu à peu. Ses œuvres proposent ainsi une mutation du réel bien qu’à chaque fois l’essentiel des caractéristiques qui l’organise soit respecté et que leurs apparences ne nous éloignent que peu du vraisemblable. Il organise de cette manière une perméabilité entre la réalité et l’imaginaire. En défaisant nos certitudes par l’envoi du visible hors du réel, il matérialise la possibilité de nous replier sur notre imaginaire et de n’être pas atteints par ce réel. En effet, si l’échelle et donc l’espace, la présence et donc le temps, l’apparence et donc l’exercice permanent des forces sur les choses sont, par leur interaction, les conditions qui donnent à notre perception l’impression rassurante de l’existence du monde, donc, le passage de la réalité à la fiction se constitue dans la désolidarisation de ces coordonnées. Il suffit alors qu’un de ces trois éléments soit déplacé pour que la stabilité des apparences se défasse. Dans le travail de Stéphane Thidet, cette opération a un nom précis : le contretemps. Le contretemps est cette syncope produite dans le fil d’une journée quand un incident en modifie le déroulement et introduit l’inattendu ou l’anachronique. Stéphane Thidet opère donc dans ses œuvres une condensation du temps qui permet à l’œuvre de devenir une concrétion temporelle où l’effet d’un passé qui peut être lointain et la situation présente ne sont pas attirés vers la nostalgie de l’autrefois mais empesés par la conjonction des temporalités. " - Centre d'Art Bastille, Grenoble.

STEPHANE THIDET est né 1974 à Paris. Il vit à Paris et travaille à Aubervilliers. Diplômé de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 2002 et de l’Ecole supérieure des beaux-arts de Rouen en 1996. Il est représenté par la galerie Aline Vidal à Paris.

Vernissage le samedi 1er juillet à partir de 12h 

CAB - Centre d’Art Bastille - Grenoble 
Site sommital de la Bastille
Fort de la Bastille - Grenoble

Galerie Aline Vidal, Paris 

19/11/10

Le Magasin, CNAC Grenoble : Exposition de Noel 2010-2011 - Les artistes sélectionnés

Affiche - MAGASIN - CNAC de Grenoble

Le MAGASIN, Centre National dʼArt Contemporain de Grenoble, en partenariat avec le Conseil Régional Rhône-Alpes, la Ville de Grenoble et avec le soutien du Conseil Général de lʼIsère, organise la quatrième édition de son Exposition de Noël, du 5 décembre 2010 au 2 janvier 2011.

Lʼexposition a pour objectif de rassembler et présenter une sélection dʼartistes, indépendamment de leur âge ou de leur type de pratique artistique, qui ont un lien avec la Région Rhône-Alpes (qui y sont nés, qui y vivent ou y travaillent) sélectionnés par un jury indépendant.

Le jury, réuni les 3 et 4 novembre, était composé de : Naïm Aït-Sidhoum, architecte, enseignant à lʼEcole supérieure dʼart de lʼagglomération dʼAnnecy, François Aubart, critique dʼart, Fabienne Ballandras, artiste, lauréate de lʼexposition de Noël 2009, Bettina Klein, commissaire dʼexposition, David Lefebvre, artiste, Georges Rey, artiste, Julie Rodriguez-Malti, co-directrice de Néon, Lyon.

Il a sélectionné 30 artistes parmi les 382 dossiers de candidature reçus.

Les sélectionnés sont : Jean-Pierre ARDITO, Maxime BONDU, Jean-Marc BOUCHERET, Andrzej BRYCH, Maïté CEGLIA, Gaëlle CINTRÉ, Fanny CHALLIER,  Yves CHARNAY,  Anthony COURSIER, Baptiste CROZE, Lisa DUROUX, Aymeric EBRARD, Elsa ESCAFFRE, Remi GENOT, Patrice JAMET, Ludovic LACREUSE, Keiko MACHIDA, Yoann MATHURIN, Fanny MAUGEY, Marianne MULLER, Olivier PASSIEUX, Hugo PERNET et Noémie RAZUREL, Sevdalina PRESLAVA,  Johann RIVAT, Société VÉRANDA, Anabelle SORIANO, Louis THEILLIER, Clémence TORRES.

Leurs travaux seront rassemblés pour une exposition publique dans les salles de l’ancien musée de peinture de Grenoble du 5 décembre 2010 au 2 janvier 2011. L’un d’entre eux sera distingué par le jury et recevra  le prix de la Ville de Grenoble  qui sera remis lors de l’inauguration le 4 décembre à 18h30. Un autre prix, le prix Edouard Barbe, sera décerné par un groupe de collectionneurs. 

Ancien musée de Peinture
Place de Verdun
Grenoble

Exposition ouverte du mercredi au dimanche de 14h à 19h - Entrée gratuite. 
Fermeture les 24, 25, 31 décembre 2010 et 1er janvier 2011

MAGASIN – CNAC DE GRENOBLE 
155, cours Berriat 
38000 Grenoble

www.magasin-cnac.org

31/05/10

Exposition Art Orienté Objet - Magasin CNAC Grenoble

Art Orienté Objet, L’Alalie
MAGASIN - Centre National d'Art contemporain de Grenoble
Jusqu’au 6 septembre 2010

L’alalie, titre de cette exposition, désigne un moment où l’on n’arrive plus à parler, où l’on est comme bloqués. La situation dans laquelle on se trouve nous apparaît trop complexe, trop pleine de contradictions. On est dépassé par ce qui se passe devant nous. A tel point qu’aucune solution ne semble possible. On est alors  incapables de dire quelque chose et d’agir.

Le duo Art Orienté Objet est créé il y a une quinzaine d’années par Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin. Dès le début il se rapproche d’artistes comme Mark Dion, qui les invite à ses côtés dans des expositions de groupe.

Art Orienté Objet fait partie de ces quelques artistes dont le travail interroge les questions environnementales, anthropologiques, voire scientifiques dans un sens commun, dont ils recyclent les protocoles d’expérimentation et les modes de représentation.

L’exposition conduit à cette interrogation : Face à des questions si complexes qui se posent à nous, peut-on encore agir ?

Pour le MAGASIN ils conçoivent une exposition dont le titre choisit par les artistes est L'alalie. Ce titre est celui de l’une des pièces principales de l’exposition. L’alalie, comme on l’a dit,  désigne un moment « d'aphasie », c’est-à-dire cet instant où l’on ne parvient plus à parler, où tout semble s’arrêter. L’exposition regroupe un ensemble de pièces dont la plupart sont créées pour l’exposition et qui sont soumises à un protocole expérimental scientifique et technique, qui fait évoluer leur forme pendant la durée de l'exposition ou la fait même disparaître dans certains cas.

L’exposition témoigne de cette impression croissante que l’on peut avoir : face aux enjeux écologiques actuels nous sommes en présence de telles contradictions que l’on se demande s’il est encore possible d’agir, de modifier la situation dans laquelle on est.

Chaque pièce est présentée comme un oxymore, c’est à dire quelque chose qui apparaît contradictoire, qui se joue du rapport entre attirance et répulsion ressenti par le spectateur. Chaque oeuvre fabriquée agit comme un arrêt sur image, qui témoigne d’une si grande contradiction qu’elle en devient vertigineuse.

Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin, définissent ainsi le projet L’alalie :

« Dans le monde du Vivant où l’homme fait figure de prédateur terminal, nous voudrions proposer un scénario d’anticipation où l’artiste laisse la parole en suspens pour n’offrir que des oeuvres ayant trait au vertige existentiel de la disparition et de la mutation. Le terme le plus juste pour définir cet état serait pour nous « l’alalie », du nom d’une des pièces proposées. L’alalie, un mutisme soudain où l’esprit se trouve plongé de trop d’évidence. A l’image de l’oeuvre éponyme où les langues rares disparaissent avec les langues communes, l’homme avec les animaux, nous arrivons à un moment où l’expérimentation nous a conduits au silence verbal, nous ne pouvons que laisser les oeuvres parler d’elles-mêmes, « réciter » un monde où l’homme se doit d’abord d’observer.
Ces oeuvres, loin d’être des hypothèses purement scientifiques ou anthropologiques, sont avant tout des objets actifs, des efficaces, qui offrent l’hypothèse que l’art est un des rares vecteurs de l’anticipation. Mais aussi qu’il peut produire des projections à même de « guérir » un état où le monde ne peut plus être appréhendé, tant sa complexité est grande. Ainsi, toutes ces oeuvres mettent en jeu la confrontation d’éléments perceptibles antinomiques, révélatrice de processus invisibles. Chacune de ces pièces est tirée d’une expérience vécue ».

Les spectateurs découvrirent progressivement ces pièces, organisées dans les galeries d’exposition comme sur le cheminement d’un parcours initiatique.

ART ORIENTÉ OBJET, L’ALALIE
30 mai – 6 septembre 2010
MAGASIN – Centre National d'Art Contemporain de Grenoble

Site Bouchayer-Viallet
155 cours Berriat, 38000 Grenoble
www.magasin-cnac.org

08/02/10

Exposition à Grenoble de Marnie Weber au Magasin CNAC

MARNIE WEBER
MAGASIN Centre National d'Art Contemporain, 
Grenoble  
Jusqu’au 25 avril 2010

 Marnie Weber, The Spirit Girls: Songs That Never Die, 2005

© Marnie Weber, The Spirit Girls: Songs That Never Die, 2005
Super 8 film transferred to DVD with artist sound track TRT: 13+ minutes
Courtesy of artist, Los Angeles

L'exposition rassemble pour la première fois les films, installations et musiques des "Spirit Girls", groupe de musique rock inventé par Marnie Weber. Ce groupe fait suite à ses expériences des années 90 où elle joue et enregistre avec The Party Boys, The Perfect Me et réalise deux albums solos, Woman with Brass en 1994, Cry for Happy en 1996, puis illustre en 1998 la couverture de l'album A Thousand Leaves de Sonic Youth. En complément, Marnie Weber présente une pièce nouvelle conçue spécialement pour l'exposition.

Les Spirit Girls seraient un groupe de musique composé de cinq adolescentes qui meurent tragiquement dans les années 70 et reviennent sur terre pour délivrer leur message d'émancipation. Dans le premier épisode Songs that Never Die (photo ci-dessus), en 2005, les Spirit Girls jouent différents rôles et interprètent à la fin une sorte de comédie musicale devant une assistance d'animaux. Sing Me A Western Song, qui lui succède en 2007, narre une nouvelle aventure des adolescentes dans un paysage de l'Ouest américain fantasmagorique, traversé par un cirque étrange et des clowns de même nature. Le troisième chapitre en 2009, The Truth Speakers, The Sea of Silence (photo suivante), met en scène les Spirit Girls à la recherche des Truth Speakers, un groupe de poupées ventriloques, par lequel elles souhaitent faire passer leur message au plus grand nombre.

 

 Marnie Weber, The Truth Speakers, The Sea of Silence, 2009

© Marnie Weber - The Sea of Silence, 2009
Blue-Ray disc with artist sound track TRT: 16 minutes, 12 seconds - Edition of 5, 2 APs
Courtesy of Simon Lee Gallery, London and Patrick Painter Inc., Santa Monica

La dernière partie, The Campfire Song (photo suivante), est la recréation d'une banale scène de feu de camp, combinée avec un élément sonore qui est une histoire de fantômes interprétée par les Spirit Girls, où les jeunes filles sont rejointes par des animaux inventés par l'artiste.

 

Marnie Weber, The Campfire Song, 2009

© Marnie Weber, The Campfire Song (film still from DVD projection), 2009
Mixed media installation with DVD projection of film Video projection
transferred from 16mm with sound TRT: 7 minutes 28 seconds (loop)
Courtesy of Simon Lee Gallery, London, Galerie Praz-Delavallade, Paris-Berlin
and Sint-Lukasgalerie Brussels

Les Spirit Girls se réfèrent au mouvement spiritualiste américain du milieu du XIXème siècle, qui dans la culture patriarcale dominante de l’époque, a su faire une place importante aux femmes. Les décors de leur quête onirique sont le plus souvent des transpositions des paysages mythiques de l'Amérique dans un monde enfantin et surréaliste. Le Surréalisme est certainement l'une de ces influences les plus marquantes, notamment dans sa pratique du collage.

Biographie : Marnie Weber est née en 1959 à Bridgeport (Connecticut), elle vit et travaille à Los Angeles. Elle a récemment montré son travail dans des expositions personnelles à la galerie Simon Lee de Londres, Marc Jancou de New York, Praz-Delavallade de Paris ou dans des expositions collectives à Düsseldorf (Kunsthalle), Los Angeles (Otids Colege), ou Busan (Busan Biennal).

Commissaire de l'exposition : Yves Aupetitallot - Directeur du Magasin

MAGASIN – Centre National d'Art Contemporain
Site Bouchayer-Viallet, 155 cours Berriat 38000 Grenoble

EXPOSITION MARNIE WEBER
7 février - 25 avril 2010

 

Marnie Weber

© Marnie Weber, Antelope Bust; Bear Bust; Coyote Bust; Horse Bust, Warthog Bust, 2008
Wood, foam, aqua resin, surfacing veil, plastic helmet, plastic, acrylic paint & ribbon
Installation view The Melancholy Circus, 13 September – 8 November 2008
Courtesy of Galerie Praz-Delavallade, Paris-Berlin