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06/03/21

Architecture - Art - Design, Piasa, Vente aux enchères en ligne - Documentation d'une importante collection privée

Architecture - Art - Design : 
Documentation d'une importante collection privée 
Piasa, Vente aux enchères en ligne 
15 - 24 mars 2021 

Robert Doisneau
ROBERT DOISNEAU 
L’Oeuf Électrique de Paul Arzens devant la Tour Eiffel 
Tirage argentique d’époque, 40,5 x 33,5 cm
Signé en bas à droite
Cette automobile inventée par Paul Arzens en 1942 était entièrement en aluminium. 
Elle est aujourd’hui conservée à la Cité de l’automobile, Musée national, 
Collection Schlumpf, Mulhouse
Estimation : 1 500 / 1 200 €

Pierre Joly et Véra Cardot
PIERRE JOLY et VERA CARDOT
Maison par Pascal Haüsermann
Tirage argentique d'époque
Tampon Pierre Joly et Véra Cardot au dos
24,5 x 25 cm
Estimation : 600 / 800 €

La maison PIASA présente sur le marché un ensemble de documents provenant d’une importante collection privée. Depuis près de 50 ans, ce collectionneur a parcouru le monde à la recherche de tout ce qui concerne le design, le design industriel et l’architecture d’après-guerre. Evidemment, l’art et la photographie ne sont jamais loin.

Revues, catalogues, livres, éphéméras, photographies, plans, maquettes et objets… ces documents proviennent des États-Unis, de France, d’Angleterre, d’Italie, de Suisse et du Japon…

L’architecture européenne est dirigée en partie sur le voile de béton et les maisons bulles, de Chanéac à Grataloup, Jungmann et Haüsermann… Deux rares maquettes de Grataloup complètent l’illustration de ces utopies réalistes.

Daniel Grataloup
DANIEL GRATALOUP
Rare maquette d’une tour avec cellules multi coques, 1974
Plastique, bois et acrylique
70 x 25 x 25 cm
Signé et daté sous la base
Estimation : 10 000 / 20 000 €

En Amérique, les Cases Study Houses de Craig Ellwood, Eames, Albert Frey … sont le point de départ  de cette recherche, les maisons Eichler ensuite. Photographiées par Julius Shulman, Ernst Braun ou Marvin Rand, le rêve américain est à jamais sublimé par ces réalisations.

Marvin Rand
MARVIN RAND
Vue extérieur de la Craig Ellwood's Hunt House à Malibu 
35 x 28 cm
Signé, titré et situé
Estimation : 1 500 / 2 000 €

Marvin Rand
MARVIN RAND
Vue intérieur de la Craig Ellwood's Hunt House à Malibu 
28 x 35 cm
Signé, titré et situé
Estimation : 1 500 / 2 000 €

Julius Shulman
JULIUS SHULMAN
Tremaine residence par Richard J. Neutra, Santa Barbara
Tirage argentique contrecollé sur carton, années 1950
Signé en bas à droite et tampon situé au dos
49 x 38,5 cm
Estimation : 2 000 / 3 000 €

Mais aussi tous les designers et architectes issues de cette révolution esthétique et sociale au XXe siècle; Aalto, Buckminster Fuller, Corbu, Couëlle, Dahinden, Yona Friedman, Goldfinger, Hunziker, Jonhson, Jencks, Jungmann, Kahn, Koolhaas, Kuramata, Loewy, Maneval, Mendini, Neutra, Frei Otto, Perriand, Pesce, Prouvé, Mies van der Rohe, Albert Frey, Parent, Bart Prince, Shinju Sakura, Seidler, Shaker, Sottsass, Tallon, Tonka, Utopie, Wines, Yanagi… parus notament dans AA, Domus, Bauen&wohnen…

Design industriel
Ensemble d’objets de design industriel :
Publicité pour la Valentine d’Olivetti par Sottssas
Valise Koch en fibre de verre teinté bleu turquoise
Pichet Ricard par Marc Newson
Réveil my first Sony
Vortice, ventilateur par Marco Zanuso
Mange-disque Minerva par Mario Bellini, 1965
Handicam boitier aquatique Sony
Polaroid à soufflet
Machine à écrire Olivetti Personal 55 par Mario Bellini
Potato Baking Magic par Raymond Barton (1937) pour Na-Mac Products
Corporation, Los Angeles
Pipes Optimal Butz Choquin, par Jo Colombo
Lampe de poche pour Flos par Marc Newson
Ventilateur de table par Dieter Rams pour Braun

La collection d’objets design est centrée sur Olivetti avec Sottsass et Bellini, Braun et Dieter Rams et Sony avec ces collections Sport et My first Sony.

L’art et la photo sont illustrés par de rares livres de Ed Ruscha, Avedon, Irving Penn, César, Fontana, Castellani, Tinguely…

INFOS SUR LA VENTE :

Partie I : du lundi 15 mars 18h au lundi 22 mars 18h
Partie II : du mardi 16 mars 18h au mardi 23 mars 18h
Partie III : du mercredi 17 mars 18h au mercredi 24 mars 18h

PIASA
118 rue du Faubourg Saint Honoré, 75008 Paris
ENCHÈRES EN LIGNE SUR WWW.PIASA.FR

08/10/13

Expo Robert Doisneau, Campredon Centre d'art, L' Isle-sur-la-Sorgue : Du métier à l’oeuvre – Palm Springs 1960

Robert Doisneau, Du métier à l’oeuvre – Palm Springs 1960 
Campredon Centre d'art, L' Isle-sur-la-Sorgue 
26 octobre 2013 - 8 février 2014 

ROBERT DOISNEAU, La voiture fondue, 1944 
© Robert Doisneau-Atelier Doisneau 

La ville de l’Isle-sur-la-Sorgue présente une double exposition du photographe ROBERT DOISNEAU qui « toute sa vie s’est amusé, s’est fabriqué son petit théâtre », en mêlant intimement poésie et réalisme. Aux côtés des photographies noir et blanc prises à Paris et autour de la petite ceinture, l’exposition réunit des clichés en couleur moins connus, réalisés à Palm Springs en 1960. Avec « Robert Doisneau : Du métier à l’oeuvre / Palm Springs, 1960 », CAMPREDON Centre d’art propose un autre regard sur l’oeuvre d’une des grandes figures de la photographie française. Effet de contraste garanti ! 

ROBERT DOISNEAU, « du métier à l’oeuvre »

La série intitulée « Du métier à l’oeuvre » propose une centaine d’épreuves originales noir et blanc réalisées entre 1930 et 1966. En 2010, la Fondation Henri Cartier Bresson les exposait pour la première fois sous le commissariat d’Agnès Sire ; « longtemps Robert Doisneau a été perçu comme le chantre du pittoresque parisien. Illustrateur de génie, il a su comme personne saisir l’image agréable, l’anecdote inattendue : on a reconnu en lui le professionnalisme et la poésie simple de l’instantané. Mais l’oeuvre de Robert Doisneau est infiniment plus complexe », explique-t-elle.

A partir du 26 octobre 2013, CAMPREDON Centre d’art nous fait (re)découvrir des clichés légendaires pris aux Halles de Paris, au Pavillon de la viande en 1955, ou ceux du Bal du 14 juillet de la Bastille ainsi qu'une sélection de portraits d'enfants et de personnalités emblématiques, que le photographe a rencontrés, au gré de ses pérégrinations, dans les rues de Paris et de sa banlieue.

ROBERT DOISNEAU, Carrefour Saint-Germain, Paris, 1945 
© Robert Doisneau-Atelier Doisneau

Cette première partie de l’exposition souligne comment Robert Doisneau est passé, comme le dit le critique d’art Jean-François Chevrier « du métier à l'oeuvre », en inscrivant sur la pellicule un monde dont il voulait révéler l'existence. Les instantanés du « photographe du dimanche », selon sa propre expression, laissent place à un témoignage empreint de tendresse sur un monde plus sombre. « Comme tous les familiers de la rue, Doisneau a su fixer cette gravité rayonnante qui isole un être humain de la foule, ces moments de grâce qui rassemblent des passants dans « l'illusion d'un instant » comme dans une géométrie de rêve" explique Jean-François Chevrier.

ROBERT DOISNEAU, « Palm Springs, 1960 » ; au soleil de la côte ouest

En 1960, le magazine Fortune envoie Robert Doisneau aux Etats-Unis. Destination : Palm Springs, refuge des riches retraités américains, pour un reportage sur la vie sociale et l’émergence des golfs en plein coeur du désert du Colorado. 

« Pourquoi m’a-t-on expédié à Palm Springs, Californie ? Pour faire des photos de golf. Je sais tout juste qu’il faut envoyer très loin, sur un gazon vert, une petite balle blanche dans un trou à peine assez grand pour la recevoir. On vient ici de très loin, même les palmiers sont venus du Mexique par la route, et les graines de gazon, qui avaient tendance à s’envoler au vent de la nuit, ont été fixées au sol grâce à une pluie de colle tombée des hélicoptères » révèle le photographe français à peine débarqué dans ce paysage artificiel.

Mais Robert Doisneau s’intéresse rapidement à cette oasis peuplée de milliardaires. Il nous montre des files de Cadillac alignées dans les rues, devant l’exubérance de ces dames aux bigoudis ou couvertes de fourrures en plein désert, et parvient à saisir, au fil de ses photographies, l’atmosphère démesurée de ce coin de paradis. 

A cette occasion, il utilise pour la première fois la photographie couleur dans une nouvelle perspective esthétique et dresse ainsi le portrait amusé d’un univers surfait, vitrine de l’American way of luxury life des années 1960. 

« Alors, dans ce désert, devant cette étrange et fascinante pluie d'images venue du temps de nos pères, on est parfois en droit de se demander si cette ville-là, ce fantasme racial, cette composition ethnique et clinique a, au fond, jamais existé ? Doisneau a-t-il photographié un mirage ? » questionne Jean-Paul Dubois dans la préface du livre « Palm Springs, 1960 de Robert Doisneau » (édition Flammarion, 2010). 

ROBERT DOISNEAU, Voiture Blanche et pinceau, 1960 
© Robert Doisneau-Atelier Doisneau

En présentant une trentaine de tirages de la série « Palm Springs, 1960 », réalisés sous diasec ou contrecollés sur dibon à la manière de la photographie la plus contemporaine, CAMPREDON Centre d’Art souligne le talent, la curiosité et la démarche d’exploration du photographe.

L’exposition est complétée par des documents d’époque, des épreuves vintage et un tirage moderne du Baiser de l’hôtel de Ville, devenu l’image iconique de ce photographe français connu internationalement. 

CAMPREDON Centre d'art
20, rue du Docteur Tallet 
84801 L’Isle-sur-la-Sorgue 

05/03/09

Vente aux enchères de photographies anciennes et modernes

Galerie de Chartres, le 7 mars 2009 - Maîtres Jean-Pierre LELIEVRE - Pascal MAICHE - Alain PARIS, Commissaires-Priseurs Associés
Parmi les ventes on relève un album, jugé rare, de 10 photographies par les frères Bisson. Il est intitulé « Exposition régionale de Rouen 1859 ». Le catalogue de la vente précise que cet album a été réalisé par les frères Bisson à l’occasion d’une exposition industrielle à Rouen. comprenant. Les dix photographies représentent principalement des bâtiments et le hall d’exposition de matériels et machines industrielles. Leur format est de 21 x 31 cm à 22,5 x 36,5 cm. Il s'agit de tirages sur papier albuminé avec un timbre à sec sur certains cartons du montage indiquant « Photographe de S.M. l’empereur ». Sur certaines épreuves on trouve le cachet rouge «Bisson Frères Photos». Les commissaires-priseurs précisent en outre que cet album ne figure pas dans le catalogue « Les frères Bisson photographes » de la Bibliothèque nationale de France. L'album a été estimé à un prix de 10000-12000 euros.
D'autres photographies des frères Bisson seront mises aux enchères :
Bisson Frère - « Portrait de la Comtesse de Blacas ». Négatif papier, tirage albuminé. c.1855. Cachet humide à l’encre noire «Bisson Frères Photog.». 20,5x14,5 cm. Estimation : 500-600 €
Bisson Frères - « Chutes de Gresstach », 1862. Tirage albuminé. 44x32 cm. Cachet humide à l’encre rouge «Bisson Frères». Reproduit page 224 n°188 du catalogue « Les frères Bisson photographes » de la Bibliothèque nationale de France - Estimation : 1200-1500 €
Bisson Frères - « Suisse », c. 1855. Tirage albuminé. 34x44 cm. Cachet humide à l’encre noire «Bisson Frères» et cachet sec « Dépôt général de photographies, 35 boulevard des capucines ». Estimation : 1000-1200 €
Bisson - « Rome, Arc de Titus ? » Tirage albuminé vers 1858/1863. 37,5x26 cm. Cachet humide à l’encre noire « Bisson Jeune Photog. de S.M l’Empereur ». Estimation : 600-700 €
Bisson Frères - « Vue de Suisse », c.1862. Tirage albuminé. 38x23 cm. Cachet humide à l’encre rouge « Bisson Frères ». Estimation : 1200/1500 €
Bisson Frères (attribué à) - « Cathédrale de Rouen », c. 1860. Mention manuscrite en bas à droite de l’épreuve « Rouen 110, portail principal porte centrale ». Timbre à sec « Placet succ. » Tirage albuminé. 41,7 x 35,7 cm. Estimation : 400-500 €
Au catalogue de cette vente figure également une photographie réalisée par Edouard Baldus : « Le pont du Gard » - Tirage papier salé - 1853. Négatif papier, tirage papier salé. Signature « E. Baldus » au crayon sur le carton de montage dans le coin droit de l’épreuve. 27x44 cm. Estimation : 3000-5000 €
On relève aussi un album de photographies prises au Japon dans les années 1878-1880 par le studio Stillfried et Andersen. Le catalogue précise qu'il s'agit d'un " Très bel album en laque comprenant cinquante photographies de types et personnages japonais : Betto, marchand ambulant, prêtre, geisha...etc. Certaines des épreuves sont réalisées d’après les négatifs de Beato, rachetées par le studio Stillfried et Andersen, c. 1878-1880. Tirages albuminés aquarelles. Petite étiquette sur un carton de montage du studio « Stillfried et Andersen Yokohama » ". Estimation : 8000-10000 euros.
Parmi les photographies modernes figurent notamment des oeuvres de Brassaï, Robert Doisneau, Willy Ronis. De ce dernier figure au catalogue un « Nu provençal ». Tirage argentique d’époque signé postérieurement en bas à droite. Au dos, figure le tampon « Photos Willy Ronis à l’Isle sur Sorgue » et écrit de la main de l’artiste : « Gordes été 1949-pour Lucette avec l’affection du vieux Will 8/80 ». 25x20 cm. Estimée à 2500/3000 €. C'est la plus importante estimation pour les photographies modernes. Cela doit être du à la rareté des photographies de nus réalisées par Willy Ronis.

07/01/04

Le Renault de Robert Doisneau

De 1934 à 1939, au tout début de sa carrière, Robert Doisneau fut salarié chez Renault au sein du service photographique de l’entreprise. De cette période d’apprentissage, une prodigieuse collection a vu le jour. Tantôt photographe baladeur, se déplaçant d’atelier en atelier pour témoigner de la vie de l’entreprise, tantôt chargé de couvrir les concours d’élégance ou de réaliser des prises de vue publicitaires, Robert Doisneau a laissé un fonds d’une grande richesse et d’une grande variété où son inspiration humaniste et sincère transparaît à chaque image.
Après des études de graveur lithographe, Robert Doisneau se découvre vite une passion pour l’image photographique. En 1931, il devient l’assistant dusculpteur et peintre André Vigneau qui lui révèle une nouvelle perception del’image, dans l’esprit du Bauhaus. En 1932, la revue Excelsior publie son premier reportage personnel sur le marché aux puces de Saint-Ouen.
En 1934, à son retour du service militaire, il entre au service photo de Renault. Alors que la crise économique sévit et qu’il vient de se marier, cet emploi est une chance pour le jeune photographe : très vite, cette chance va aussi devenir une source d'inspiration majeure. Ce service, qui s’organise progressivement, comporte trois photographes « baladeurs » qui ont pour principale mission de témoigner de la vie de l’entreprise.
Ainsi, Doisneau se perfectionne en photographie avec un lourd appareil 18 x 24. Il prend de nombreuses vues à l’intérieur de l’usine (chaînes de montages, machines imposantes, presses et fonderies…) en jouant avec les lumières et les perspectives pour produire des photographies très structurées. Progressivement, il apprend à surmonter sa timidité et se découvre des affinités avec les ouvriers pour lesquels il éprouvera toute sa vie une tendresse respectueuse. Le plus bel hommage qu'il leur rend est une formidable série de portraits qui préfigurent déjà son œuvre d'après-guerre.
L’autre partie de son travail consiste à fournir des photographies de prestige et des photographies publicitaires pour les brochures et les journaux. Chez Renault, toutes les photos sont alors exécutées avec les seules ressources de l’usine, pas question d’employer des modèles professionnels. Cette contrainte nécessite de développer l’art de la mise en scène, en témoigne par exemple le « Déjeuner sur l’herbe ». Outre les photos publicitaires, Doisneau est régulièrement chargé de "couvrir" les concours d’élégance, où luxe et insouciance sont à l'honneur. Les photographies issues de ces reportages valorisent les splendides voitures, Reinastella ou Vivastella, qui font la renommée de Renault dans les années 1930.
Au début de 1939, le marché de la photo d’illustration se développe et les journaux lui accordent une place croissante. Doisneau pense de plus en plus à prendre son indépendance. Ce qu'il fait finalement en juillet de la même année, après avoir quitté Renault. C'est le début d'une carrière qui en fera un des photographes les plus connus au monde. Prix Kodak en 1949, Prix Niepce en 1956 et Grand Prix de la Photographie en 1983, il est invité à participer à d’importantes expositions internationales.
En 1951, Doisneau retourne chez Renault pour prendre quelques photographies destinées à illustrer un ouvrage collectif sur l’usine d’automobiles nationalisée intitulé l’Automobile de France. En 1954 et 1956, il réalisera également quelques reportages publicitaires pour la Frégate et la Dauphine. Robert Doisneau est décédé en 1994.
Du 17 janvier au 21 mars 2004, L’Atelier Renault (53, avenue des Champs Elysées, 75008 Paris), propose au grand public une occasion unique de découvrir une facette méconnue de l’œuvre de Robert Doisneau à travers l’exposition « Le Renault de Doisneau ».