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02/12/21

Willy Ronis, incontournables et inédits @ Artcurial, Paris - Vente aux enchères de la Collection Stéphane Kovalsky

Willy Ronis, incontournables et inédits
Collection Stéphane Kovalsky 
Artcurial, Paris
Vente aux enchères le 15 décembre 2021

Willy Ronis
Willy RONIS (1910 - 2009)
Fondamenta nuove - Venise, 1959
Épreuve argentique signée à l’encre 
dans la marge inférieure à droite
129,50 × 87 cm avec marges
Estimation : 8 000 - 12 000 €

Willy Ronis
Willy RONIS
(1910 - 2009)
Le petit parisien - Paris, 1952
Épreuve argentique signée à l’encre 
dans la marge inférieure à droite
129,50 × 87 cm avec marges
Estimation : 8 000 - 12 000 €

Le 15 décembre prochain, Artcurial met à l’honneur les œuvres photographiques de Willy Ronis, à travers 200 clichés d’exception. Des photographies emblématiques ou plus intimes qui retracent la carrière de ce célèbre photographe. 

Dans la lignée du succès rencontré par la première dispersion des photographies de la collection Stéphane Kovalsky en 2016, Artcurial présente le second volet de la vente Willy Ronis : incontournables & inédits, Collection Stéphane Kovalsky. En amont de la vente, une sélection a été dévoilée pendant Paris Photo. Cette vacation comprend près de 200 œuvres emblématiques ou plus intimes, qui retracent la carrière de cet immense artiste photographe, qui avait pour camarade Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau ou encore Edouard Boubat.

L’intégralité des photographies proposées aux enchères provient de la succession de Willy Ronis, puis par descendance à son petit-fils. À travers cette vente, Stéphane Kovalsky souhaite rendre un hommage personnel à son grand-père, mais également rappeler sa place dans l’histoire de la photographie, de la seconde moitié du XXe siècle. 
« Je suis heureux de m’associer à une nouvelle étape importante de l’histoire de l’œuvre de mon grand-père. Avec cette vente, je suis content de pouvoir faire participer des particuliers à l’intimité de ce travail, en vendant des tirages qu’il a conçus, peaufinés et minutieusement finalisés. Parmi ces images on en retrouve certaines plus emblématiques et iconiques de Paris, de la Provence ou plus rares, voir méconnues, comme celles de la RDA. Je pense que mon grand-père serait content de savoir que ses photos continuent ainsi leurs existences »

Stéphane Kovalsky,
petit-fils de Willy Ronis

« Vous avez vu le monde avec la sensibilité douce et mélancolique qui vous était propre. Vous n’avez fait des photos que gonflées d’amour et de gratitude pour ce qui vous était donné de voir : la beauté de la lumière, la douceur des moments minuscules, la grâce des femmes, la tendresse que nous inspirent les enfants. Pourtant, vous n’avez jamais caché vos colères, vos solidarités essentielles, vous avez accompagné par vos images les combats sociaux, montré les visages des plus démunis, ceux qu’on ne regardait jamais et, avant tout, vous avez défendu la dignité de leur image, leur noblesse et leur beauté »

Francine Deroudille,
fille de Robert Doisneau

« Willy était comme moi, un amoureux de la vie et de la photographie. Sa finesse et sa délicatesse nous manquent à tous. Tant d’échanges et de bons moments à l’agence Rapho. Heureusement, ses images sont là, témoins de son regard tendre et engagé sur le monde qui l’entourait »

Sabine Weiss,
Photographe
Willy Ronis
Willy RONIS
(1910 - 2009)
Carrefour Sèvres-Babylone - Paris, 1948
Épreuve argentique signée à l’encre 
dans la marge inférieure à droite
129,50 × 87 cm avec marges
Estimation : 8 000 - 12 000 €

Willy Ronis
Willy RONIS
(1910 - 2009)
La péniche aux enfants - Paris, 1959
Épreuve argentique signée à l’encre 
dans la marge inférieure à droite
40 x 30 cm avec marges
Estimation : 2 000 - 3 000 €

Willy Ronis, le regard humaniste

Willy Ronis est né à Paris en 1910, dans un milieu modeste. Son père est propriétaire d’un laboratoire photographique et offre au jeune homme de 16 ans son premier appareil. Willy Ronis commence par shooter la tour Eiffel et signe les photos de famille.

Rapidement, il délaisse les sujets stéréotypés et préfère affronter la prise de vue sur le terrain. Il assiste aux manifestations ouvrières des années 30. La société est en mutation. Il en est le témoin. Son père décède en 1936, et l’entreprise familiale fait faillite. C’est l’occasion de changer de vie, Willy Ronis décide de devenir photographe indépendant, signant les images des changements que sont en train de vivre la société avec le Front Populaire et ses avancées sociales de 1936.

Les journaux commencent à lui commander des reportages. Il plonge dans l’univers ouvrier avec un premier reportage dans les usines Citroën de Javel, à Paris pour le magazine Regards en 1938. C’est à cette époque qu’il se lie d’amitié avec ses confrères David Seymour, Henri Cartier-Bresson ou Robert Capa.

Après la parenthèse de la seconde guerre mondiale, qu’il passe dans le sud de la France où il rencontre Jacques Prévert, il rentre à Paris. Instantanément, son appareil se remet à immortaliser les scènes de la vie quotidienne : l’arrivée des prisonniers de 1945, la joie des parisiens lors de la Victoire...

C’est à la même époque qu’il rejoint le Groupe des XV et l’agence Rapho, fondant l’école humaniste française. Paris, et la région parisienne, deviennent ses sujets de prédilections. Il n’a de cesse de capturer les moments simples des habitants de la capitale, la beauté brute de la ville. Dans les années 1950, il se concentrera sur Belleville-Ménilmontant. Il n’oublie cependant pas ses reportages d’actualités, notamment aux côtés des mouvements communistes, toujours dans le monde ouvrier.

La société moderne métamorphose l’environnement qu’il a l’habitude de photographier. La voiture envahit Paris dans les années 1960. Willy Ronis préfère se réfugier dans le Sud. Il continue de monter régulièrement dans la capitale pour suivre les transformations de la ville (le creusement du RER, l’apparition du Centre Pompidou...) mais son idéalisme ne s’épanouit pas dans ce nouveau carcan industriel.

A l’automne de sa vie, il regagnera cependant Paris, et négociera même que l’Etat, en l’échange de la donation de l’intégralité de son œuvre, règle le loyer de son appartement jusqu’à sa mort. Les photographies de ces dernières décennies sont marquées par un renouveau. En 2001, il décidera malgré tout de ranger définitivement son appareil photo, avant de mourir 8 ans plus tard, en 2009.

Vente aux enchères : mercredi 15 décembre 2021 - 19h

ARTCURIAL
7 Rond-Point des Champs-Elysées, 75008 Paris

06/03/21

Architecture - Art - Design, Piasa, Vente aux enchères en ligne - Documentation d'une importante collection privée

Architecture - Art - Design : 
Documentation d'une importante collection privée 
Piasa, Vente aux enchères en ligne 
15 - 24 mars 2021 

Robert Doisneau
ROBERT DOISNEAU 
L’Oeuf Électrique de Paul Arzens devant la Tour Eiffel 
Tirage argentique d’époque, 40,5 x 33,5 cm
Signé en bas à droite
Cette automobile inventée par Paul Arzens en 1942 était entièrement en aluminium. 
Elle est aujourd’hui conservée à la Cité de l’automobile, Musée national, 
Collection Schlumpf, Mulhouse
Estimation : 1 500 / 1 200 €

Pierre Joly et Véra Cardot
PIERRE JOLY et VERA CARDOT
Maison par Pascal Haüsermann
Tirage argentique d'époque
Tampon Pierre Joly et Véra Cardot au dos
24,5 x 25 cm
Estimation : 600 / 800 €

La maison PIASA présente sur le marché un ensemble de documents provenant d’une importante collection privée. Depuis près de 50 ans, ce collectionneur a parcouru le monde à la recherche de tout ce qui concerne le design, le design industriel et l’architecture d’après-guerre. Evidemment, l’art et la photographie ne sont jamais loin.

Revues, catalogues, livres, éphéméras, photographies, plans, maquettes et objets… ces documents proviennent des États-Unis, de France, d’Angleterre, d’Italie, de Suisse et du Japon…

L’architecture européenne est dirigée en partie sur le voile de béton et les maisons bulles, de Chanéac à Grataloup, Jungmann et Haüsermann… Deux rares maquettes de Grataloup complètent l’illustration de ces utopies réalistes.

Daniel Grataloup
DANIEL GRATALOUP
Rare maquette d’une tour avec cellules multi coques, 1974
Plastique, bois et acrylique
70 x 25 x 25 cm
Signé et daté sous la base
Estimation : 10 000 / 20 000 €

En Amérique, les Cases Study Houses de Craig Ellwood, Eames, Albert Frey … sont le point de départ  de cette recherche, les maisons Eichler ensuite. Photographiées par Julius Shulman, Ernst Braun ou Marvin Rand, le rêve américain est à jamais sublimé par ces réalisations.

Marvin Rand
MARVIN RAND
Vue extérieur de la Craig Ellwood's Hunt House à Malibu 
35 x 28 cm
Signé, titré et situé
Estimation : 1 500 / 2 000 €

Marvin Rand
MARVIN RAND
Vue intérieur de la Craig Ellwood's Hunt House à Malibu 
28 x 35 cm
Signé, titré et situé
Estimation : 1 500 / 2 000 €

Julius Shulman
JULIUS SHULMAN
Tremaine residence par Richard J. Neutra, Santa Barbara
Tirage argentique contrecollé sur carton, années 1950
Signé en bas à droite et tampon situé au dos
49 x 38,5 cm
Estimation : 2 000 / 3 000 €

Mais aussi tous les designers et architectes issues de cette révolution esthétique et sociale au XXe siècle; Aalto, Buckminster Fuller, Corbu, Couëlle, Dahinden, Yona Friedman, Goldfinger, Hunziker, Jonhson, Jencks, Jungmann, Kahn, Koolhaas, Kuramata, Loewy, Maneval, Mendini, Neutra, Frei Otto, Perriand, Pesce, Prouvé, Mies van der Rohe, Albert Frey, Parent, Bart Prince, Shinju Sakura, Seidler, Shaker, Sottsass, Tallon, Tonka, Utopie, Wines, Yanagi… parus notament dans AA, Domus, Bauen&wohnen…

Design industriel
Ensemble d’objets de design industriel :
Publicité pour la Valentine d’Olivetti par Sottssas
Valise Koch en fibre de verre teinté bleu turquoise
Pichet Ricard par Marc Newson
Réveil my first Sony
Vortice, ventilateur par Marco Zanuso
Mange-disque Minerva par Mario Bellini, 1965
Handicam boitier aquatique Sony
Polaroid à soufflet
Machine à écrire Olivetti Personal 55 par Mario Bellini
Potato Baking Magic par Raymond Barton (1937) pour Na-Mac Products
Corporation, Los Angeles
Pipes Optimal Butz Choquin, par Jo Colombo
Lampe de poche pour Flos par Marc Newson
Ventilateur de table par Dieter Rams pour Braun

La collection d’objets design est centrée sur Olivetti avec Sottsass et Bellini, Braun et Dieter Rams et Sony avec ces collections Sport et My first Sony.

L’art et la photo sont illustrés par de rares livres de Ed Ruscha, Avedon, Irving Penn, César, Fontana, Castellani, Tinguely…

INFOS SUR LA VENTE :

Partie I : du lundi 15 mars 18h au lundi 22 mars 18h
Partie II : du mardi 16 mars 18h au mardi 23 mars 18h
Partie III : du mercredi 17 mars 18h au mercredi 24 mars 18h

PIASA
118 rue du Faubourg Saint Honoré, 75008 Paris
ENCHÈRES EN LIGNE SUR WWW.PIASA.FR

11/11/16

James Ensor, Un chef d'oeuvre inédit mis en vente par Sotheby's

James Ensor, Squelette arrêtant masques, 1891
Chef-d’oeuvre inédit de James Ensor mis en vente par Sotheby's à Paris

Sotheby’s a l’honneur de dévoiler un chef-d’oeuvre de l’artiste James Ensor qui sera mis en vente le 7 décembre à Paris. Peint à Ostende en 1891, ce tableau magistral et inédit est demeuré dans la même famille depuis près d’un siècle, caché de tous les regards.


James Ensor
JAMES ENSOR
Squelette arrêtant masques, 1891
Estimation : 1 – 1.5 million €

Considérée comme l’une des plus importantes redécouvertes de l’oeuvre de l’artiste, Squelette arrêtant masques est l’un des tableaux les plus aboutis du peintre. Il fait écho à certains chefs-d’oeuvre conservés dans les plus prestigieux musées du monde.

Datée de 1891, la période la plus accomplie de l’artiste, Squelette arrêtant masques est magistrale à plusieurs titres : l’extraordinaire fraîcheur de ses couleurs, miraculeusement préservée, le sujet iconique mettant en scène les figures emblématiques de l’art d’Ensor et la composition modernité inouïe.

Squelette arrêtant masques est ainsi un des plus beaux exemples du génie du Maître d’Ostende. C’est un privilège pour Sotheby’s de pouvoir maintenant révéler ce chef-d’oeuvre inconnu du public.

Avant sa mise en vente à Paris, ce tableau magistral sera présnté au public à Bruxelles lors d'une exposition du 22 au 25 novembre chez Sotheby's.

SOTHEBY'S
www.sothebys.com

10/11/16

Art Suisse, Sotheby's Zurich

Art Suisse / Swiss Made
Sotheby's Zurich
29 novembre 2016

Ce mois de novembre lève le voile sur une nouvelle vente d’Art Suisse / Swiss Made. A cette occasion, Sotheby’s est ravi de proposer la sensationnelle peinture de Félix Vallotton, Au Marché, ainsi qu’un groupe d’oeuvres remarquables issues du Mouvement nabi, période dont les oeuvres sont aujourd’hui parmi les plus recherchées. Aux côtés de ce chef-d’oeuvre se tiendront également deux peintures d’exception : une superbe toile du même artiste, La cuisinière, qui dépeint une scène d’intérieur, ainsi qu’un magnifique portrait réalisé par Cuno Amiet : Schlafende Bretonin.

Le centenaire du Dadaïsme et le surréalisme suisse sont aussi honorés par l’équipe d’Art Suisse de Sotheby’s, qui propose une sélection de travaux qui explorent le développement de ces mouvements majeurs de l’histoire de l’art suisse ; notamment à travers des oeuvres réalisées par Le Corbusier. La période contemporaine est quant à elle mise en valeur grâce à des fascinantes réalisations constructivistes d’artistes suisses parmi lesquels Max Bill, Fritz Glarner et Camille Graeser. Cette grande variété d’oeuvres proposées aux enchères par Sotheby’s illustre donc l’incroyable diversité de l’influence et de la production artistique suisse.

En prévision de cette vente qui se tiendra le 29 novembre prochain, Stephanie Schleining, co-directrice du département d’Art suisse chez Sotheby’s, déclare : « Le mouvement nabi est un exemple parfait des connections qui lient la production artistique suisse à la scène internationale. Vallotton et Amiet ont tous deux joué un rôle clé dans l’évolution du modernisme en Europe, notamment grâce à leurs interactions avec Paul Sérusier et Edouard Vuillard ainsi que par l’influence de Paul Gauguin. En termes d’histoire de l’art, l’influence suisse s’étend bien au-delà des frontières et nous sommes fiers que les oeuvres présentées dans notre vente reflètent cet aspect.»

A cela, Urs Lanter, co-directeur du département d’Art suisse chez Sotheby’s, ajoute : « La vente automnale d’Art Suisse / Swiss Made inclut une merveilleuse sélection de travaux provenant d’une importante collection privée suisse. Ces oeuvres témoignent de la passion du collectionneur pour l’art de son temps, en particulier pour des artistes constructivistes tels que Max Bill et Camille Graeser, qui étaient étroitement liés à l’avant-garde allemand ».

DES ARTISTES SUISSES AUX ORIGINES DU MOUVEMENT NABI

Au Marché est un exemple fascinant des peintures réalisées par Félix Vallotton dans sa période nabie, qui a été déterminante pour la suite de sa carrière et dont les oeuvres sont aujourd’hui les plus recherchées. Cette superbe composition dépeint le marché animé d’un quartier populaire, au coeur du Paris de la fin du XIXe siècle. Grâce à des couleurs vives posées en à plat et des contours simplifiés, aux côtés de surfaces texturées typiques du mouvement nabi, Félix Vallotton illustre de manière originale une scène ordinaire de la vie parisienne. Le recours à ces procédés rappelle les estampes japonaises, et évoque la gravure sur bois que Vallotton a remise à l’honneur, notamment dans les illustrations publiées dans La Revue blanche à cette époque.


Félix Vallotton
Au Marché
Lot 17, Est. CHF 1,5 – 2 millions

Au Marché est une oeuvre majeure de ce mouvement marquant de la fin du XIXè siècle, préfigurant l’avant-garde du XXe siècle, et est porteuse de très grand intérêt pour les collectionneurs d’art post-impressionniste européen (Lot 17, Est. CHF 1,5 – 2 millions).

Les Nabis cherchaient à exprimer en toute liberté leur réalité intérieure et la dimension décorative, symbolique, voire spirituelle de la peinture. Ainsi, ils rejetaient les conventions académiques de l’art, notamment la perspective réaliste.


Félix Vallotton
La Cuisinière
Lot 26, Est. CHF 350’000 – 450’000

Issue de la même période dans la carrière de Vallotton, La Cuisinière est un complément parfait à l’oeuvre Au Marché. Le tableau montre l’exploration de cet aspect décoratif de la philosophie nabie réalisée par l’artiste suisse. Ici, Félix Vallotton a porté une attention particulière aux détails. Sa représentation de l’intérieur est ancrée dans la réalité, influencée par des maîtres anciens hollandais et français. A nouveau, on constate le choix d‘une scène du quotidien, où on y aperçoit Hélène Chatenay, sa compagne de l’époque. Ainsi, Vallotton offre un aperçu intime et exquis de ce moment (Lot 26, Est. CHF 350’000 – 450’000).


Cuno Amiet
Schlafende Bretonin, 1893
Lot 13, Est. CHF 300’000 – 500’000

Les années 1890 représentent également une période clé dans les travaux de Cuno Amiet. Après avoir étudié les Beaux-Arts à Munich et Paris, il ne se satisfait plus des approches conventionnelles de la peinture qui prévalaient à l’époque. Entre mai 1892 et juin 1893, Cuno Amiet a passé du temps dans le village de pêcheurs de Pont-Aven qui, depuis le séjour de Paul Gauguin en 1886, attirait de nombreux jeunes artistes.

L’oeuvre pionnière d’Amiet, Schlafende Bretonin, révèle son interprétation de la philosophie nabie : des traits et des contours de pinceau audacieux qui encadrent des plans de couleur plats. De la même manière, ces techniques illustrent l’analyse des pratiques de Gauguin entreprise par Cuno Amiet, tout en rappelant les estampes japonaises très présentes dans les travaux de Vallotton. Un tableau tel que Schlafende Bretonin illustre parfaitement cette période de la vie d’Amiet qui s’est avérée cruciale pour le reste de sa carrière. Ce sont des oeuvres d’avant-garde comme celle-ci qui qui ont poussé Erich Hekel à inviter le peintre suisse à rejoindre « Die Brücke », un groupe d’artistes expressionnistes allemands (Lot 13, Est. CHF 300’000 – 500’000).

LE CENTENAIRE DADA


Le Corbusier
Nature morte au portrait de famille, 1940
Lot 62, Est. CHF 300’000 – 400’000

Les premières années du XXe siècle ont vu naître à Zurich un mouvement qui a incontestablement gagné une importance internationale : le dadaïsme. Ce dernier s’est positionné comme « anti-art », avant d’évoluer dans les explorations puissantes et rêveuses du surréalisme. La vente d’Art Suisse / Swiss Made rend hommage à ce mouvement, notamment grâce à une série d’oeuvres réalisées par Le Corbusier, dont Nature morte au portrait de famille, 1940. Ce tableau montre l’utilisation magistrale de la couleur et de la composition par l’artiste (Lot 62, Est. CHF 300’000 – 400’000).


Jean Arp
L'agressif
Lot 66, Est. CHF 150’000 – 200’000

Figure dominante de l’art abstrait, Jean Arp fait également partie de cette section, avec son étonnante sculpture en bronze nommée L’agressif (Lot 66, Est. CHF 150’000 – 200’000). Aux côtés d’oeuvres élaborées par Le Corbusier et par Arp figure une merveilleuse nature morte de Gino Severini. Cette dernière met parfaitement en valeur les liens qui ont unis des artistes aussi bien helvétiques qu’européens, durant la première moitié du XXe siècle. A noter qu’elle comprend une dédicace à l’architecte suisse Fernand Dumas, qui était un ami proche de Severini. Celui-ci a d’ailleurs travaillé avec de nombreuses figures notables du modernisme, telles que Le Corbusier ou encore Arp (Lot 64, Est. CHF 80’000 – 120’000, pas d’illustration).

CONSTRUCTIVISME: MAÎTRES DE L’ABSTRACTION

La seconde partie de notre vente de novembre propose des oeuvres issues d’une importante collection privée suisse. L’ensemble de ces travaux témoigne de l’admiration de leur propriétaire envers des artistes constructivistes comme Max Bill, Fritz Glarner ou encore Camille Graeser.


Max Bill
Gelbes Quadrat mit roten Verfärbungen, 1984
Lot 93, Est. CHF 50’000 – 70’000

Connu pour ses peintures à la fois géométriques et épurées, Max Bill est représenté avec trois tableaux proposés aux enchères, dont Gelbes Quadrat mit roten Verfärbungen, 1984 (Lot 93, Est. CHF 50’000 – 70’000). Par ailleurs, sa passion pour le design moderne se retrouve dans trois sculptures géométriques en métal (Lots 97-99, Est. CHF 20’000 – 25’000 chacun).


Fritz Glarner
Tondo, 1966
Lot 67, Est. CHF 25’000 – 35’000

La géométrie est évidemment au coeur du constructivisme et de l’art concret, tout comme elle est centrale au travail de Fritz Glarner. Ce dernier a d’ailleurs été hautement influencé par Piet Mondrian ainsi que par les peintres du mouvement De Stijl. Deux oeuvres sur papier de notre vente donnent un aperçu fascinant de l’oeuvre de cet artiste : Tondo, 1966 et Abstrakte Komposition, 1967 (Lot 67 et 68, Est. CHF 25’000 – 35’000 et CHF 20’000 – 30’000).


Camille Graeser
Relation mit schwarzem Quadrat
Lot 91, Est. CHF 70’000 – 90’000

Le genevois d’origine Camille Graeser est mis en lumière à travers sa fabuleuse toile Relation mit schwarzem Quadrat (Lot 91, Est. CHF 70’000 – 90’000). On ne peut parler de maîtres de l’abstraction sans citer Olivier Mosset et John Armleder, deux artistes également genevois qui ont connu un succès bien au-delà des frontières suisses. Deux oeuvres de Mosset datant de 1986 seront mises aux enchères : Ohne Titel (2 schwarze Bänder auf grünlichem Hintergrund) (Lot 86, Est. CHF 20’000 – 25’000) and Ohne Titel (Grünes Farbfeld mit Kreis) (Lot 87, Est. CHF 20’000 – 25’000). Quant à Armleder, il s’agit de Ohne Titel, 1987 (Lot 88, Est. CHF 20’000 – 30’000).

PEINTURES DU XIXe SIÈCLE


Robert Zünd
Luzern im Abendlicht von Tribschenhorn
Lot 3, Est. CHF 80’000 – 120’000

Le XIXe siècle ne sera bien évidemment pas oublié par la vente d’Art Suisse / Swiss Made. Ainsi, Sotheby’s propose plusieurs oeuvres d’artistes hors pair de cette période. Parmi eux se trouve Robert Zünd, véritable maître dans l’art de capturer la sérénité et le calme des paysages suisses. Il sera représenté à travers une peinture illustrant Lucerne au crépuscule, Luzern im Abendlicht von Tribschenhorn (Lot 3, Est. CHF 80’000 – 120’000).


Albert Anker
Kücheninterior mit Grossmutter und Kind
Lot 6, Est. CHF 80’000 – 120’000

Le talent du maître portraitiste Albert Anker brillera quant à lui grâce à Kücheninterior mit Grossmutter und Kind (Lot 6, Est. CHF 80’000 – 120’000), une oeuvre sur papier illustrant de manière remarquable un paisible intérieur paysan.

EXPOSITIONS

Sotheby’s Geneva, Hôtel Beau-Rivage
13 quai du Mont-Blanc
12-14 novembre 2016, de 10h à 18h

Sotheby’s Zurich, Talstrasse 83
25-27 novembre 2016, de 10h à 18h

SOTHEBY'S
www.sothebys.com

07/11/13

Un témoignage de la conquête de l'Amérique aux Enchères

Marc Labarbe découvre une rare peinture du XVIème siècle, témoignage capital de la conquête de l’Amérique 
Vente aux enchères mardi 3 décembre 2013 Hôtel des Ventes Saint Aubin à Toulouse

Détenant le record du plus beau coup de marteau réalisé aux enchères en France depuis de nombreuses années (vente d’un rouleau impérial chinois à plus de 22 millions d’euros en mars 2011), Marc Labarbe, vient de faire une autre découverte qui sera mise aux enchères le 3 décembre prochain à Toulouse et qui devrait, cette fois-ci intéresser les institutions américaines. 

Il s’agit d’une peinture exceptionnelle datant du milieu du 16ème siècle représentant « Outina, chef Timucua » attribuée à Jacques Le Moyne de Morgues (1533-1588), dessinateur et cartographe du roi de France Charles IX, qui a accompagné l’expédition de 1564 destinée à fonder une colonie française et protestante en Floride. 

Attribué à Jacques LE MOYNE DE MORGUES (1533-1588)
Outina, Chef Timucua
Encre et aquarelle sur panneau de peuplier ou tilleul préparé 58,5 x 42,5cm 
Vente Marc Labarbe à Toulouse, 3 décembre 2013

Un témoignage capital de la conquête du Nouveau Monde
L’importance historique des descriptions de la vie des indiens d’Amérique et des plantes indigènes faites par Le Moyne de Morgues est capitale. Ce peintre n'est connu aujourd’hui que pour quelques rares dessins qui figurent dans les musées (*) et qui témoignent de son talent, mais la trace de ses oeuvres peintes est inexistante. (*) Trois albums d’études aquarellées et miniatures de plantes et d’animaux réalisés par Jacques Le Moyne de Morgues (1533-1588) figurent dans les Musées : deux démembrés sont conservés à Londres, au Victoria and Albert Museum et au British Museum. Le troisième est à la Garden Library à Washington. 

Les femmes timuacas dont les époux sont morts, à la guerre ou de maladie, se placent sous la protection d’Outina en l’implorant de venger la perte de leurs époux
Theodore de BRY : America, vol.2, planche 18 (1591)
Image courtesy Marc Labarbe, Toulouse

Les spécialistes et conservateurs de musées anglais et américains et les experts français se sont donc penchés avec un grand intérêt sur cette peinture qu’ils ont pu identifier grâce aux gravures de Théodore de Bry (1528-1598) qui a utilisé les travaux que Le Moyne de Morgues avait reproduits de mémoire. En effet, ce dernier, ayant précipitamment fuit la Floride, n’était revenu de son périple américain qu'avec quelques témoignages aquarellés de la faune et de la flore aujourd'hui répartis dans différents musées.

Ces éditions de Théodore de Bry furent à l'époque les premières images de la colonisation européenne dans le Nouveau Monde et ont permis de populariser l'arrivée des français dans ces contrées. 

La découverte
Sauvée lors du déménagement de la ferme du Château de Médan dans les Yvelines il y a 40 ans, cette peinture était restée dans les placards du propriétaire actuel, un client de la maison de ventes, venu demander conseil et expertise auprès de Marc Labarbe.

Le contexte historique
La Floride, découverte en 1513 par l’espagnol Juan Ponce de Léon, fut d’abord explorée par les espagnols avant qu’en France, le chef des Hugenots, l’amiral Gaspard de Coligny, réussisse à convaincre le roi Charles IX que le succès futur de la France dépendait de l’Amérique.

En 1562, Coligny confia à Jean Ribaut, un des meilleurs navigateurs de France, la première expédition. Un véritable engouement pour les Indes occidentales avait vu le jour en France, et la colonisation de la Floride était un enjeu stratégique pour la France, visant à briser le monopole ibérique sur le commerce des Indes.*
En 1564, Le Moyne de Morgues accompagna la seconde expédition à l’origine de la fondation de Fort Caroline. Il réalisa la première cartographie de la colonisation française en Floride.

Le sujet de la peinture
Les oeuvres de Le Moyne de Morgues racontent l’arrivée des français et leur accueil par les Timucuas. Elles décrivent l’organisation politique et les coutumes des indiens avec un souci minutieux de vérité ethnographique.

Il dépeint ici, Outina, un chef Timuaca qui impressionne les Occidentaux par sa musculature, ses tatouages recouvrant l’entièreté de son corps, ses cheveux enjolivés de plumes et d’une queue de raton-laveur, ses vessies de poissons gonflées ornant ses oreilles. Sa parure métallique et son bâton lui donnent un air guerrier et protecteur de son territoire regardant de haut les petites caravelles des Occidentaux.

Cette peinture est estimée 50.000/80.000€ mais devrait créer la surprise.

Commissaire-priseur : Marc Labarbe, Toulouse
Expert : Cabinet Eric Turquin, Paris

01/03/12

Vente Art impressionniste et moderne, Paris, Artcurial


Art impressionniste et moderne
Artcurial | Briest - Poulain - F. Tajan
Vente le 22 mars 2012, Paris

La vente d’Art impressionniste et moderne organisée par Artcurial | Briest - Poulain - F. Tajan le 22 mars prochain s’affiche comme un des principaux rendez-vous du printemps à Paris pour les collectionneurs de cette spécialité. Un choix de près de 150 œuvres (dessins, sculptures, peintures) couvrant les années 1880 à 1950 donnera un large aperçu des mouvements artistiques de la 1ère moitié du 20e siècle.

Pour la période impressionniste, on relève une huile sur toile d’Eugène Boudin « La maison du fermier environs de Dunkerque, 1889 », estimée 30 000-40 000 € (reproduite ci-dessous), au côté d’œuvres de Albert Lebourg, Armand Guillaumin, Gustave Loiseau ; les amateurs remarqueront une oeuvre de l’impressionniste américain Théodore Butler « Vue de New-York » estimée 6 000-8 000 €, ainsi qu’un ensemble de peintures par Louis Hayet, compagnon de Georges Seurat dans les recherches néo-impressionnistes.

EUGENE BOUDIN
Eugène Boudin (1824-1898)
La maison du fermier environs de Dunkerque, 1889
Image Courtesy Artcurial | Briest - Poulain - F. Tajan
Estimation : 30 000-40 000 €

Le cubisme est représenté par un important tableau d’André Lhote « La chaumière indienne » estimée 60 000-80 000 €, mais aussi par l’oeuvre de Jacques Villon « Réflexion », estimée 35 000-45 000 €. Des compositions de Frantisek Kupka, de Jean Hélion, d’Henri Nouveau, seront également proposées aux amateurs d’oeuvres sur papier.

Mention spéciale pour une rare toile du peintre américain, d’origine allemande, Hans Hoffmann « Paysage, 1935 » estimée 40 000-60 000 €.

La tradition figurative du 20e siècle sera dominée quant à elle par une vue de Montmartre datée 1914 de Maurice Utrillo, huile sur toile estimée 50 000-60 000 €. Plus avant dans le siècle, des oeuvres de Charles Camoin, Henri Manguin, Louis Valtat, Maximilien Luce viennent enrichir cet ensemble.
Des céramiques de Pablo Picasso et des oeuvres sur papier de Bernard Buffet, ainsi qu’une vue de village de 1943 par Maurice Estève estimée 20 000-30 000 € reflètent les tendances de la figuration dans l’immédiat après-guerre en France.

Commissaire-priseur : Francis Briest

EXPOSITION du 16 au 19 mars 2012, de 11h à 19h
Hôtel Marcel Dassault - 7 rond-point des Champs-Elysées - 75008 Paris

www.artcurial.com où vous pouvez consulter le catalogue de la vente

14/10/10

Ouverture d’ARTCURIAL Marseille – Stammegna & associéz

OUVERTURE D’ARTCURIAL MARSEILLE - STAMMEGNA & ASSOCIÉ

Le 5 octobre dernier, la maison de ventes aux enchères Artcurial étend son réseau en France : après Toulouse, Deauville et Lyon Artcurial ouvre un bureau de représentation et d’expertises à Marseille, en partenariat avec Marc Stammegna.
Le célèbre galeriste marseillais est également le fondateur de la Fondation Monticelli et inaugurera une nouvelle galerie en novembre, 18-22 rue Edmond Rostand Marseille VIe, qui sera le siège d’Artcurial Marseille - Stammegna & Associé.

L’inauguration d’Artcurial Marseille – Stammegna & Associé a eu lieu le 5 octobre à la Fondation Monticelli (Fortin de Corbières L’Estaque) avec une exposition en avant-première des 30 plus beaux lots vendus par la maison parisienne lors du second semestre 2010 (sur invitation).

L’exposition marseillaise reflétera les domaines d’expertises dans lesquels Artcurial s’est bâti une solide réputation : art moderne et contemporain, design, art déco, bijoux et montres, voitures de collection… On y découvrira notamment des tableaux de Maurice Utrillo, issus de la Collection Pétridès, les œuvres fauves d’Auguste Chabaud, aux côtés d’un exceptionnel siège de Ron Arad, d’une Mercedes 300SL (dite papillon), de planches originales de bande dessinée, de tableaux anciens et XIXe et de mobilier ancien…, autant de spécialités qui séduisent en permanence de nouveaux clients aussi bien à Marseille qu’à Paris.

Par ailleurs, Artcurial Marseille – Stammegna & Associé organisera également des journées d’expertises régulières lors desquelles ses spécialistes se tiendront à la disposition des collectionneurs soucieux de valoriser au mieux leurs biens.

ARTCURIAL MARSEILLE
18 rue Edmond Rostand
13006 Marseille

05/03/09

Vente aux enchères de photographies anciennes et modernes

Galerie de Chartres, le 7 mars 2009 - Maîtres Jean-Pierre LELIEVRE - Pascal MAICHE - Alain PARIS, Commissaires-Priseurs Associés
Parmi les ventes on relève un album, jugé rare, de 10 photographies par les frères Bisson. Il est intitulé « Exposition régionale de Rouen 1859 ». Le catalogue de la vente précise que cet album a été réalisé par les frères Bisson à l’occasion d’une exposition industrielle à Rouen. comprenant. Les dix photographies représentent principalement des bâtiments et le hall d’exposition de matériels et machines industrielles. Leur format est de 21 x 31 cm à 22,5 x 36,5 cm. Il s'agit de tirages sur papier albuminé avec un timbre à sec sur certains cartons du montage indiquant « Photographe de S.M. l’empereur ». Sur certaines épreuves on trouve le cachet rouge «Bisson Frères Photos». Les commissaires-priseurs précisent en outre que cet album ne figure pas dans le catalogue « Les frères Bisson photographes » de la Bibliothèque nationale de France. L'album a été estimé à un prix de 10000-12000 euros.
D'autres photographies des frères Bisson seront mises aux enchères :
Bisson Frère - « Portrait de la Comtesse de Blacas ». Négatif papier, tirage albuminé. c.1855. Cachet humide à l’encre noire «Bisson Frères Photog.». 20,5x14,5 cm. Estimation : 500-600 €
Bisson Frères - « Chutes de Gresstach », 1862. Tirage albuminé. 44x32 cm. Cachet humide à l’encre rouge «Bisson Frères». Reproduit page 224 n°188 du catalogue « Les frères Bisson photographes » de la Bibliothèque nationale de France - Estimation : 1200-1500 €
Bisson Frères - « Suisse », c. 1855. Tirage albuminé. 34x44 cm. Cachet humide à l’encre noire «Bisson Frères» et cachet sec « Dépôt général de photographies, 35 boulevard des capucines ». Estimation : 1000-1200 €
Bisson - « Rome, Arc de Titus ? » Tirage albuminé vers 1858/1863. 37,5x26 cm. Cachet humide à l’encre noire « Bisson Jeune Photog. de S.M l’Empereur ». Estimation : 600-700 €
Bisson Frères - « Vue de Suisse », c.1862. Tirage albuminé. 38x23 cm. Cachet humide à l’encre rouge « Bisson Frères ». Estimation : 1200/1500 €
Bisson Frères (attribué à) - « Cathédrale de Rouen », c. 1860. Mention manuscrite en bas à droite de l’épreuve « Rouen 110, portail principal porte centrale ». Timbre à sec « Placet succ. » Tirage albuminé. 41,7 x 35,7 cm. Estimation : 400-500 €
Au catalogue de cette vente figure également une photographie réalisée par Edouard Baldus : « Le pont du Gard » - Tirage papier salé - 1853. Négatif papier, tirage papier salé. Signature « E. Baldus » au crayon sur le carton de montage dans le coin droit de l’épreuve. 27x44 cm. Estimation : 3000-5000 €
On relève aussi un album de photographies prises au Japon dans les années 1878-1880 par le studio Stillfried et Andersen. Le catalogue précise qu'il s'agit d'un " Très bel album en laque comprenant cinquante photographies de types et personnages japonais : Betto, marchand ambulant, prêtre, geisha...etc. Certaines des épreuves sont réalisées d’après les négatifs de Beato, rachetées par le studio Stillfried et Andersen, c. 1878-1880. Tirages albuminés aquarelles. Petite étiquette sur un carton de montage du studio « Stillfried et Andersen Yokohama » ". Estimation : 8000-10000 euros.
Parmi les photographies modernes figurent notamment des oeuvres de Brassaï, Robert Doisneau, Willy Ronis. De ce dernier figure au catalogue un « Nu provençal ». Tirage argentique d’époque signé postérieurement en bas à droite. Au dos, figure le tampon « Photos Willy Ronis à l’Isle sur Sorgue » et écrit de la main de l’artiste : « Gordes été 1949-pour Lucette avec l’affection du vieux Will 8/80 ». 25x20 cm. Estimée à 2500/3000 €. C'est la plus importante estimation pour les photographies modernes. Cela doit être du à la rareté des photographies de nus réalisées par Willy Ronis.

24/06/08

Leica M8 numerique - Premier exemplaire vendu aux enchères

Leica vient de vendre aux enchères le premier exemplaire du Leica M8 numérique au profit de Reportères sans Frontières

C'est un amateur russe de Leica qui a remporté la vente aux enchères du premier exemplaire de série du LEICA M8 lors de la 13e édition de la Westlicht Photographica Auction, pour un montant de 24 000 euros. Leica Camera AG versera le produit de la vente à l'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF). Andreas Kaufmann, le président du directoire de Leica Camera AG, remettra le chèque à Robert Ménard, président et fondateur de RSF en 1985, dans le cadre du festival de photographie d'Arles, le mardi 8 juillet 2008 au stand Leica dans l'espace van Gogh.

Le prix de 24.000 € fait du premier Leica M8 le plus cher appareil numérique jamais vendu aux enchères. Ce montant, inhabituel pour un appareil numérique de série, aux fonctions absolument identiques à celles des autres modèles de série, souligne le grand prestige que les Leica M ont atteint ces dernières années, devenant de véritables objets de culte et de collection. Outils de travail des professionnels et des amateurs exigeants, les Leica M sont conçus pour offrir un maximum de robustesse et de longévité. Pour le propriétaire, cela se traduit par une fiabilité et une valeur qui ne se démentent pas pendant des dizaines d'années.

Reporters sans frontières - RSF

Plus d'un tiers de la population mondiale vit dans des pays où la liberté de la presse n'existe pas. Reporters sans frontières oeuvre au quotidien en faveur de l'accès à l'information pour tous. Un réseau de plus de 130 correspondants signale les atteintes à la liberté de la presse, où qu'elles se produisent dans le monde. L'organisation révèle ces violations en informant les médias et le public par des communiqués de presse et des campagnes. Reporters sans frontières défend les journalistes et collaborateurs des médias emprisonnés ou persécutés pour leur activité professionnelle. L'organisation dénonce les mauvais traitements et la torture dont ils sont victimes dans de nombreux États, soutient les journalistes menacés dans leur propre pays et, si nécessaire, accorde un soutien financier à leurs familles.

Un complément d'information est disponible sur le site http://www.rsf.org/