Showing posts with label céramiste. Show all posts
Showing posts with label céramiste. Show all posts

22/04/25

Ceramist Alain Vernis @ HdM Gallery, Beijing - "Black" Exhibition

Alain Vernis | Black 
HdM Gallery, Beijing
9 April - 10 May 2025

HdM Gallery and Luohan Tang present Black, a solo exhibition by artist ALAIN VERNIS. The exhibition features over a dozen ceramic bowls, focusing on the artist’s exploration and enlightement of ceramics over the years.

Alain Vernis: The charm of simplicity

Alain Vernis's works are mainly pottery bowls. Since he set up his studio in the Haut-Morvan in 1985, he has started to make pottery with local clay. Alain Vernis didn’t learn from a master, he relied on his own exploration from kiln construction to firing. The primitive pit that he used then caused all of the pieces, shaped over ten years, to explode. He had no choice but to give up pit firing and build a new kiln. After years of adjustments, he came to discover the effects of diverse combinations of clay, water, duration of firing, type of wood. Black was once used by Taoism to discribe the invisible and intangible universe, “Darkness within darkness, the gateway to all understanding. ”  Darkness presents color and also the profoundness of Taoism. Alain Vernis uses black extensively in his works, shaping through “renouncement” and firing with “naturalness” . The combination of shape and glaze color explains the charm of simplicity.
 
Alain Vernis: Deep connection with Raku-yaki technique

The famous Raku-yaki technique of the Momoyama period in Japan in the 16th century is characterized by simplicity and naturalness. The seemingly "imperfect" works break the traditional aesthetic system of symmetry and glaze perfection, which is similar to Alain Vernis's works. Starting with a handful of clay, Alain focuses his perception on his hands and slowly kneads the bowl into shape, combining the beauty of form with the beauty of spirit. The surface of the bowl is either smooth or rough, with the glaze color bolding, and even natural flow appears. However, it was not until the 15th generation of Raku-yaki master invited him to Japan that he realized that he had such a deep connection with those masters of several centuries ago.
 
Alain Vernis was born in Sens, France in 1946 and currently lives and works in Morvan. His works have been exhibited in art institutions such as the Biracte Archaeological Museum in Burgundy, Guardian Art Center in China and Musée d‘art Moderne, Musée national de la Céramique, Musée de Bibracte, Musée Asrien Dubouché, Musée Bernard Palissy, Musée de Sarreguemines, Musée Joseph Séchelette in France.

HdM GALLERY
798 East Road, 798 Art District, No.2 Jiuxianqiao Road, Chaoyang District, 100015 Beijing

09/02/25

Elsa Sahal @ Musée La Piscine, Roubaix - Exposition "Pool Dance"

Elsa Sahal : Pool Dance
Musée La Piscine, Roubaix
1er mars - 1er juin 2025
« J’ai adopté la terre tout de suite parce que c’est un matériau domestique, non autoritaire ; je n’aime pas la virtuosité technique, la séduction qu’elle exerce, la fascination de la maîtrise, qui freine la liberté. Le corps est inséparable de ce matériau. Comme si la terre était déjà du corps. »
Artiste confirmée, ELSA SAHAL (née en 1975) incarne le renouveau de la sculpture en céramique. Diplômée de l’Ecole des Beaux-arts de Paris, elle s’initie aux côtés de Georges Jeanclos (1933-1997) au modelage de la terre puis fréquente l’atelier du sculpteur suédois Erik Dietman (1937-2002) qui lui enseigne que l’art peut mêler humour et liberté d’expression.

L’artiste aime le travail de la terre, le côté laborieux et physique de ce matériau. Cette technique traditionnelle lui permet de multiples métamorphoses autour des thématiques du corps et du genre qui reviennent avec constance dans son parcours créatif. Elsa Sahal sculpte avec une grande liberté figurative des corps morcelés et hybrides assumant leur puissance érotique. Dans cette exploration intime et organique de l’anatomie des deux sexes, formes érectiles, seins multiples, jambes et fesses, associent des éléments tournés aux parties modelées.

L’histoire de la sculpture du XXe siècle a toujours nourri le travail d’Elsa Sahal. Initiée en 2015, la série des Pole Dance s’inspire des poses lascives et tournoyantes des adeptes de cette discipline aérienne autour d’une barre mais aussi de l’observation des Danseuses de Degas et des esquisses du sculpteur Auguste Rodin (1840-1917). Entre 1903 et 1912, ce dernier réalise une série de quatorze dessins et modelages en terre cuite de la danseuse et acrobate espagnole Alda Moreno.

Dans ce dialogue entre le présent et le passé, Elsa Sahal revisite le mythe grec de Léda et du cygne pour mieux le détourner. S’affranchissant du socle, ses Léda aux longs cous graciles et sinueux évoluent dans l’espace tels des acrobates en mouvement.

En écho au lieu, cette démonstration du travail de l’artiste sera enrichie de la sculpture Fontaine qui prendra place dans le bassin du musée et du grand bas-relief Eaux; enfin, le parcours est complété par la série plus récente des Maillots de bain.

Présentée dans l’écrin des cabines du musée, la sculpture décomplexée d’Elsa Sahal entre en parfaite résonance avec l’exposition  Rodin / Bourdelle. Corps à corps

Commissariat : Karine Lacquemant, conservatrice des collections arts-appliqués, La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent.

LA PISCINE, ROUBAIX
Musée d'art et d'industrie André Diligent

16/10/22

Carolein Smit @ Musée de la Chasse et de la Nature, Paris - Dents ! Crocs ! Griffes !

Carolein Smit
Dents ! Crocs ! Griffes ! 
Musée de la Chasse et de la Nature, Paris
18 octobre 2022 - 5 mars 2023

Inspirée par les mythes et les monstres, les contes et les légendes, l’artiste plasticienne CAROLEIN SMIT a fait de la céramique son médium principal. Ses animaux et créatures façonnés en porcelaine ou en grès nous plongent dans un monde volontiers onirique empreint d’étrangeté et de préciosité. On y sent d’emblée toute son attirance pour les époques anciennes, du Moyen-Age aux siècles baroques tandis que son goût pour les cabinets de curiosités ou cabinets des merveilles, les bijoux et les matériaux précieux, ne fait aucun doute.

Le bestiaire qu’elle déploie au Musée de la Chasse et de la Nature est d’une grande richesse : chiens, chouettes, hiboux, vautours, faons, licorne, singes et souris peuplent les salles aux côtés d’êtres hybrides mi-hommes mi-bêtes aux allures de faune, de guerrier, voire de chaman. Carolein Smit aime naviguer aux frontières du réel, de la mythologie et de l’iconographie religieuse populaire, en interrogeant toutes les formes de beauté. Dans ses sculptures animalières, le temps paraît suspendu. Les animaux sont saisis à l’arrêt comme prenant la pose pour le spectateur. Les yeux perçants des rapaces n’en sont que plus impressionnants, les mimiques des singes familières et celles des carlins, bouledogues ou chiens de chasse, plus attachantes encore.

Pourtant ce qui frappe avant tout dans ce travail, c’est l’extraordinaire traitement des surfaces, des pelages, des plumes et des épidermes, hyperréaliste et décoratif à la fois, sans aucune contradiction. Epoustouflante sur le plan technique, la céramique de Carolein Smit se pare de couleurs vives et brillantes. Chaque créature possède un socle, une terrasse, ornée, orfévrée ou décorée au naturel dans la veine de Bernard Palissy.

Désormais inscrites dans un panorama de la représentation animalière, les œuvres de Carolein Smit se distinguent par leur extrême singularité. Loin des codes de la sculpture du XIXe siècle exaltant la force, le mouvement voire la fureur des bêtes, sans rapport avec la vision stylisée des sculpteurs François Pompon ou Edouard-Marcel Sandoz, ni avec la description zoologique de Rembrandt Bugatti, les animaux de Carolein Smit s’apparentent plus, en dépit de leur matériau et de leur format, à ceux créés avec fantaisie par les joailliers. Ses animaux merveilleux et êtres fantastiques réunis sont à même de composer les récits les plus inattendus mêlant avec brio l’histoire de l’art européen, l’imaginaire des peuples amérindiens, les contes de fées et un certain romantisme noir. 

L’exposition Dents ! Crocs ! Griffes ! compte une cinquantaine d’œuvres en céramique et se tient dans la salle d’exposition temporaire du musée mais également, tel un jeu de piste et d’échos, dans les salles du parcours permanent. Les colliers de chiens exposés au musée de la chasse et de la nature ont retenu toute l’attention de l’artiste. Hérissés de clous et de piques pour protéger les chiens des morsures de sangliers ou de loups, ces colliers en métal martelé sont devenus sous sa main de somptueuses parures conférant aux canidés un statut quasi princier. Spécialement créée pour l’exposition, une imposante fresque en céramique illustre avec féérie un conte de chasse ancien sur fond bleu nuit tandis que des singes habitent avec fantaisie les salons classiques du musée…

CAROLEIN SMIT est une artiste hollandaise de renommée internationale. Elle est née à Amersfoort aux Pays-Bas en 1960, elle vit et travaille actuellement en Belgique, près de Liège. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques en Suisse, en Allemagne, Turquie et Chine. Elle a participé à de nombreuses expositions dans des musées et centres d’art : au Bonnefantenmuseum de Maastricht, au Boijmans van Beuningen de Rotterdam, à la Maison Rouge à Paris, au Musée d’Art moderne de la ville de Paris. Elle a fait l’objet d’une exposition rétrospective au Victoria and Albert Museum à Londres et au Drents Museum des Pays-Bas, en 2018. Dents ! Crocs ! Griffes ! produite par le Musée de la Chasse et de la Nature est sa première exposition personnelle en France. 

Musée de la Chasse et de la Nature
60 - 62 rue des Archives, 75003 Paris
______________




26/03/22

André Metthey (1871-1920) @ MUDO, Beauvais - Musée de l'Oise - La quête du feu et de la couleur

André Metthey (1871-1920) 
La quête du feu et de la couleur
MUDO - Musée de l'Oise, Beauvais
26 mars – 18 septembre 2022

André Metthey - Affiche de l'exposition
André Metthey
Affiche de l'exposition

André Metthey

André Metthey (1871-1920)
Bouteille : Héraclès et la biche de Cérynie, Vers 1911-1920
Terre vernissée
Collection particulière
Photographie © Alain Beulé

André Metthey
André Metthey (1871-1920)
Étude préparatoire d’assiette
Pastel, fusain et crayon sur papier fin
Paris, musée des Arts décoratifs, inv. 2015.166.21
© MAD, Paris - Photographie : Jean Tholance

Un siècle après la dernière rétrospective consacrée à André Metthey (ou Méthey) au Musée Galliera, le MUDO - Musée de l’Oise met à l’honneur l’ensemble de l’oeuvre de ce céramiste qui se distingue par sa diversité, sa complexité, mais aussi son ampleur. Le nom d’André Metthey est aujourd’hui rattaché à la « céramique fauve » et aux noms d’André Derain, Maurice Denis, Jean Puy ou Georges Rouault avec qui il collabore autour de 1907. Cette exposition monographique met en avant un ensemble représentatif de l’oeuvre d'André Metthey. Elle présente ses premiers grès, typiques des années 1900 et sa première collaboration avec des sculpteurs tels qu’Albert Marque, Alexandre Charpentier ou Denys Puech.

Denys Puech & André Metthey
Denys Puech (1852-1954), André Metthey (1871-1920)
Couple : Le Baiser, Vers 1903-1906
Grès
Collection particulière
Photographie  © Alain Beulé

Henri Matisse & André Metthey
Henri Matisse (1869-1954), André Metthey (1871-1920)
Assiette à tête de jeune femme, Vers 1907
Faïence stannifère
Grenoble, musée de Grenoble, inv. MG 2913-2
© Succession H. Matisse. 
Photo © Ville de Grenoble/ Musée de Grenoble – J.L Lacroix.

Georgette Agutte
Georgette Agutte
(1867-1922)
Cactus rouges (dans trois cache-pots de Metthey), Vers 1920
Huile sur fibrociment
Grenoble, musée de Grenoble, MG 2351
Photo © Ville de Grenoble / Musée de Grenoble - J.L. Lacroix

Sa production la plus célèbre fait l’objet d’une recontextualisation inédite en montrant la diversité des pièces décorées par des peintres aussi variés qu’Henri Matisse, Louis Valtat, Aristide Maillol, Kees Van Dongen, Maximilien Luce ou encore Mary Cassatt. L’exposition fait également découvrir des aspects méconnus de son oeuvre comme son travail pour le grand décor ou ses dessins préparatoires qui mettent en lumière ses ambitions de coloriste. Les couleurs et les riches motifs jaillissent de ses terres cuites vernissées qui annoncent les prémices de l’Art déco. C’est grâce à cette production que Metthey connait un vif succès auprès de ses contemporains. Ses pièces se retrouvent ainsi dans les collections de Marcel Sembat, Jeanne Louise Guerin, André Gide ou encore celle du peintre Paul Signac. L’exposition permet d’entrer dans l’intimité de ce céramiste précurseur grâce à des photographies et archives inédites qui retracent son parcours singulier et sa brève carrière brisée par la tuberculose alors qu’il est au sommet de sa gloire. Il décède à Asnières, dans son atelier, le 31 mars 1920.

André Metthey
André Metthey (1871 -1920)
Chouette, Grès
Collection particulière 
Photographie © Alain Beulé 

André Metthey
André Metthey (1871 -1920)
Bouteille à décor d'oiseaux
Grès
Collection particulière 
Photographie © Alain Beulé 

André Metthey
André Metthey (1871 -1920)
Coupe à décor d'une frise de cinq
personnages féminins et d'oiseaux
Terre venissée
Collection particulière 
Photographie © Alain Beulé 

Cette exposition s’inscrit en lien étroit dans ce qui constitue l’identité du MUDO - Musée de l’Oise, reconnu notamment pour ses collections Art nouveau, Art déco et céramiques. Une sélection de près de 200 oeuvres issues de prestigieuses collections privées et publiques (Petit-Palais à Paris, Musée des Arts décoratifs de Paris, Musée d’Art moderne de Paris, Musée de Grenoble, Musée d’Art moderne de Troyes, Musée départemental Maurice Denis, Musée des Beaux-Arts d’Agen, Musée d’Orsay, Musée de l’Hôtel-Dieu) constitue ce parcours organisé selon une présentation chrono-thématique qui souligne l’évolution et la richesse de l’oeuvre d’André Metthey.

Parcours de l'exposition :
- André Metthey : De la sculpture à la tentation du grès
- André Metthey et les avant-gardes
- André Metthey et les Fauves
- André Metthey : dessinateur et décorateur
- André Metthey : De la couleur avant toute chose

Commissariat :
Adélaïde LACOTTE, doctorante en histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Sylvain PINTA, attaché de conservation du patrimoine, chargé des collections céramiques au MUDO – Musée de l’Oise.

André Metthey - Catalogue

André Metthey  
La quête du feu et de la couleur
Co-édité par Lienart Éditions et le MUDO-Musée de l’Oise, Beauvais
23 x 28 cm, 216 pages, 220 illustrations, broché avec grands rabats
Date de publication : Avril 2022
34 € – ISBN : 978-2-35906-377-6

Catalogue de l'exposition sous la direction d’Adélaïde Lacotte, doctorante en histoire de l’art sur l’oeuvre d’André Metthey à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Sylvain Pinta, attaché principal de conservation du patrimoine, chargé des collections céramiques et chargé des collections XIXe et XXe siècles au MUDO-Musée de l’Oise à Beauvais. Avec les contributions de Dominique Forest, conservatrice en chef du département moderne et contemporain au musée des Arts décoratifs de Paris, Antoinette Le Normand-Romain, directrice générale honoraire de l’Institut national d’histoire de l’art, conservateur général honoraire du patrimoine, Léa Jaurégui, doctorante en histoire de l’art sur Les Usages de la sculpture et l’industrialisation à l’Université Libre de Bruxelles et Clémence Gaboriau, doctorante en histoire de l’art sur Maurice Denis, illustrateur à l’Université Paris-Sorbonne Paris IV.

MUDO - MUSÉE DE L’OISE
1 Rue du musée, 60000 Beauvais
www.mudo.oise.fr

25/01/19

Zhuo Qi @ Galerie Les filles du Calvaire, Paris : Y'a des jours comme ça

Zhuo Qi, Y'a des jours comme ça
Galerie Les filles du Calvaire, Paris
26 janvier - 23 février 2019

ZHUO QI
Je suis fatigué, 2012
Porcelaine (14,5 x 14 x 19,5 cm)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Zhuo Qi (né en 1985) est originaire de Chine (Fuxin), et se rend régulièrement à Jingdezhen, une ville envahie par la céramique qui génère aussi des montagnes de débris dans lesquels il puise souvent sa matière première. Après les Beaux-arts du Mans, et la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève, il approfondit ses recherches sur la céramique à l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges et conduit ses expériences dans les fours des manufactures.

Zhuo Qi nourrit son œuvre des incompréhensions linguistiques et sémantiques dont il est témoin, et parfois victime, en tension entre la culture chinoise et la culture occidentale : « Je n’ai pas d’autres choix que de composer avec ces malentendus, si courants. Ils sont l’opportunité d’élargir le langage, de jouer sur les sens et les signes. Je n’invente rien, je transforme et me saisis seulement de ce qui vit déjà dans l’imaginaire collectif ». Le rapport à la langue et au non-sens sont ainsi les éléments constitutifs de la démarche de Zhuo Qi, qui naviguant d’une langue à l’autre, donne forme aux malentendus.

ZHUO QI
Je suis fatigué, 2012
Grès (15,5 x 16 x 13cm)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire.

Il combine les savoir-faire chinois et français pour développer une technique qui lui est propre : une utilisation radicale et performative de la porcelaine. Elle est à la fois le matériau et le sujet. Il transforme et malmène les formes traditionnelles du céramiste pour réaliser des sculptures déconcertantes, radicalement étrangères à la fonction usuelle des objets qu’il fabrique, collectionne ou restaure. L’esprit iconoclaste de l’artiste se moque de la « délicate porcelaine » en lui incorporant des objets improbables (ours en peluche, briques, etc.).

Avec l’ensemble « J’ai allumé un vase », il l’attaque à coup de pétard, mêlant deux pratiques emblématiques de la culture chinoise : la technique traditionnelle de la céramique et l’usage populaire des pétards célébrant le calendrier chinois.

ZHUO QI
J’ai allumé un vase, 2015
Vidéo (1’7’’)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Présentée à la galerie, les chaises en porcelaine imitant le bambou illustrent ce principe du détournement. L’artiste est parti des chaises en bambou populaires de la région de Jingdezhen. Il se joue de la robustesse du matériau d’origine en créant des chaises « fatiguées » qui s’affaissent sous leur propre poids à la cuisson, se métamorphosent en « idée de la chaise » et ne représentent plus que le matériau bambou et sa portée universelle dans la culture chinoise : arbre, matériau de construction, aliment, support et instrument de l’écriture, motif de la peinture traditionnelle…

ZHUO QI
Dance of chairs, 2018
Porcelaine (50 x 53 x 40 cm)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

En 2018, dans le cadre d’une résidence au Centre céramique contemporaine La Borne, Zhuo Qi a instrumentalisé le vase, l’objet par excellence du travail de potier. L’artiste a imaginé le projet à partir d’un constat vécu : un vase peut « survivre » à sa chute lorsqu’il contient des fleurs. Il propose alors une série de vases renversés, déformés, d’où jaillissent contre terre (et toujours en céramique), fleurs, branches, tiges et pétales. Là encore, l’artiste vide de son sens le conventionnel bouquet de fleurs érigé sur la table et bouscule l’art de vivre.

ZHUO QI
Méditation, 2018
Porcelaine, grès.
En collaboration avec Georges Sybesma
dans le cadre de la résidence La Borne
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

ZHUO QI
Méditation, 2018
Porcelaine, grès.
En collaboration avec Georges Sybesma
dans le cadre de la résidence La Borne

Il faut voir en Zhuo Qi, la posture d’un artiste iconoclaste des langages et des symboles mais se nourrissant de plusieurs héritages artistiques. « Y’a des jours comme ça » nous confronte à la vision d’une céramique imparfaite, image d’un « ratage » contemporain assumé.

GALERIE LES FILLES DU CALVAIRE
17, rue des Filles-du-Calvaire, 75003 Paris
www.fillesducalvaire.com