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25/01/19

Zhuo Qi @ Galerie Les filles du Calvaire, Paris : Y'a des jours comme ça

Zhuo Qi, Y'a des jours comme ça
Galerie Les filles du Calvaire, Paris
26 janvier - 23 février 2019

ZHUO QI
Je suis fatigué, 2012
Porcelaine (14,5 x 14 x 19,5 cm)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Zhuo Qi (né en 1985) est originaire de Chine (Fuxin), et se rend régulièrement à Jingdezhen, une ville envahie par la céramique qui génère aussi des montagnes de débris dans lesquels il puise souvent sa matière première. Après les Beaux-arts du Mans, et la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève, il approfondit ses recherches sur la céramique à l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges et conduit ses expériences dans les fours des manufactures.

Zhuo Qi nourrit son œuvre des incompréhensions linguistiques et sémantiques dont il est témoin, et parfois victime, en tension entre la culture chinoise et la culture occidentale : « Je n’ai pas d’autres choix que de composer avec ces malentendus, si courants. Ils sont l’opportunité d’élargir le langage, de jouer sur les sens et les signes. Je n’invente rien, je transforme et me saisis seulement de ce qui vit déjà dans l’imaginaire collectif ». Le rapport à la langue et au non-sens sont ainsi les éléments constitutifs de la démarche de Zhuo Qi, qui naviguant d’une langue à l’autre, donne forme aux malentendus.

ZHUO QI
Je suis fatigué, 2012
Grès (15,5 x 16 x 13cm)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire.

Il combine les savoir-faire chinois et français pour développer une technique qui lui est propre : une utilisation radicale et performative de la porcelaine. Elle est à la fois le matériau et le sujet. Il transforme et malmène les formes traditionnelles du céramiste pour réaliser des sculptures déconcertantes, radicalement étrangères à la fonction usuelle des objets qu’il fabrique, collectionne ou restaure. L’esprit iconoclaste de l’artiste se moque de la « délicate porcelaine » en lui incorporant des objets improbables (ours en peluche, briques, etc.).

Avec l’ensemble « J’ai allumé un vase », il l’attaque à coup de pétard, mêlant deux pratiques emblématiques de la culture chinoise : la technique traditionnelle de la céramique et l’usage populaire des pétards célébrant le calendrier chinois.

ZHUO QI
J’ai allumé un vase, 2015
Vidéo (1’7’’)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Présentée à la galerie, les chaises en porcelaine imitant le bambou illustrent ce principe du détournement. L’artiste est parti des chaises en bambou populaires de la région de Jingdezhen. Il se joue de la robustesse du matériau d’origine en créant des chaises « fatiguées » qui s’affaissent sous leur propre poids à la cuisson, se métamorphosent en « idée de la chaise » et ne représentent plus que le matériau bambou et sa portée universelle dans la culture chinoise : arbre, matériau de construction, aliment, support et instrument de l’écriture, motif de la peinture traditionnelle…

ZHUO QI
Dance of chairs, 2018
Porcelaine (50 x 53 x 40 cm)
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

En 2018, dans le cadre d’une résidence au Centre céramique contemporaine La Borne, Zhuo Qi a instrumentalisé le vase, l’objet par excellence du travail de potier. L’artiste a imaginé le projet à partir d’un constat vécu : un vase peut « survivre » à sa chute lorsqu’il contient des fleurs. Il propose alors une série de vases renversés, déformés, d’où jaillissent contre terre (et toujours en céramique), fleurs, branches, tiges et pétales. Là encore, l’artiste vide de son sens le conventionnel bouquet de fleurs érigé sur la table et bouscule l’art de vivre.

ZHUO QI
Méditation, 2018
Porcelaine, grès.
En collaboration avec Georges Sybesma
dans le cadre de la résidence La Borne
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

ZHUO QI
Méditation, 2018
Porcelaine, grès.
En collaboration avec Georges Sybesma
dans le cadre de la résidence La Borne

Il faut voir en Zhuo Qi, la posture d’un artiste iconoclaste des langages et des symboles mais se nourrissant de plusieurs héritages artistiques. « Y’a des jours comme ça » nous confronte à la vision d’une céramique imparfaite, image d’un « ratage » contemporain assumé.

GALERIE LES FILLES DU CALVAIRE
17, rue des Filles-du-Calvaire, 75003 Paris
www.fillesducalvaire.com

29/01/18

Le Bleu des mers, Fondation Baur, Genève - Dialogues entre la Chine, la Perse et l’Europe

Le Bleu des mers, dialogues entre la Chine, la Perse et l’Europe
Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève
Jusqu'au 25 février 2018

Courtesy Fondation Baur, Genève

Inscrite dans le courant d’intérêt qui se développe pour les relations entre l’Extrême-Orient, l’Asie et l’Europe, l’exposition revient sur l’exportation de la porcelaine chinoise bleu et blanc dont le commerce se démocratisa au XVIIe siècle avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Ce siècle est connu pour être un véritable Âge d’or aux Pays-Bas. Grâce à sa réussite sur la route des Indes, la jeune République des Provinces Unies devint l’une des puissances commerciales les plus importantes d’Europe. Par sa tolérance de pensée, elle attira également nombre de personnalités, des écrivains, des penseurs, des savants qui créèrent un foyer culturel où purent s’épanouir les arts et les lettres. La bourgeoisie des négociants, enrichie du commerce maritime vers les Indes, fut le principal commanditaire d’œuvres d’art et acheteur de curiosités exotiques. Ce commerce avec l’Orient eut naturellement un effet sur la vie et l’art dans les provinces unies. Les porcelaines chinoises, en particulier, ont exercé une profonde influence sur la culture néerlandaise et l’aménagement des intérieurs. Elles entrèrent également dans les peintures de nature morte ou Vanités, où elles devenaient symbole d’une certaine prospérité. Ces tableaux nous révèlent ainsi l’utilisation de cette précieuse vaisselle et son impact dans la vie quotidienne.

Lorsque l’approvisionnement en porcelaines diminua drastiquement en raison des troubles politiques en Chine à la fin de la dynastie Ming (1368-1644), notamment la guerre civile qui sévit dans ce pays entre 1644 et 1647, les céramiques chinoises furent momentanément remplacées par des copies japonaises et perses. Depuis des siècles, la Perse importait en effet cette vaisselle de Chine, vaisselle qui avait inspiré les potiers et les peintres de miniatures.

Le visiteur a l’occasion de découvrir, au fil des salles, une mise en regard des peintures de natures mortes figurant des porcelaines bleu et blanc - si prisées par une Europe en expansion et en quête d’exotisme - face aux porcelaines qui les ont inspirées, leurs copies en faïence perse et des miniatures du monde de l’Islam avec des représentations de céramiques. 

Dans un dialogue transculturel avec les collections de la Fondation Baur et en particulier les céramiques d’exportation de la donation de Thérèse et John-D. Blum reçue en 2002 ainsi que du legs de l’ambassadeur et Mme Charles Müller accepté en 2004, le visiteur peut admirer de nombreuses et précieuses œuvres provenant de partenaires européens : des peintures des musées des Beaux-Arts de Besançon, Chambéry, Cherbourg, Lille, du musée du Prado à Madrid, du musée Rietberg et du Kunsthaus à Zurich, du MAH et du Cabinet d’arts graphiques et de la Galerie De Jonckheere à Genève, ainsi que des céramiques du musée Ariana à Genève, du Victoria and Albert Museum à Londres, des musées Guimet et des Arts décoratifs à Paris et de collections privées. 

Exposition réalisée avec le soutien d’une fondation privée genevoise et de De Jonckheere, Genève - Monaco

Commissariat de l’exposition : Monique Crick
Commissaire invitée : Yolande Crowe

Auteurs du catalogue : Monique Crick, Yolande Crowe et Alice Frech

Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient
8 rue Munier-Romilly - 1206 Genève – Suisse
www.fondation-baur.ch

05/09/16

Eiko Fukagawa - Olivier Gagnère @ Galerie Maeght, Paris

Regards sur la porcelaine
Eiko Fukagawa - Olivier Gagnère
Galerie Maeght, Paris

8 septembre - 8 octobre 2016


Eiko Fukagawa
Eiko Fukagawa
Square Shizuku, 2016
16,5 x 7 x 16,5 cm

L’exposition Regards sur la porcelaine à la Galerie Maeght réunit le designer français Olivier Gagnère et la designer japonaise Eiko Fukagawa qui expose pour la première fois en France. La puissance graphique et colorée du parisien dialoguera avec les compositions élégantes et raffinées de l’héritière de la célèbre manufacture Fukagawa-Seiji. Les liens étroits qu’entretiennent la Galerie Maeght, Olivier Gagnère et Eiko Fukagawa remontent au début des années 1990. Le designer est alors captivé par la pâte et la polychromie si particulières qui font la renommée de la manufacture japonaise. Il réalise ainsi dans leurs ateliers des porcelaines éditées par La Galerie Maeght. Pour Isabelle Maeght, directrice de la Galerie : « tous deux puisent dans l’expertise ancestrale des plus grandes manufactures une immense liberté de création. Ils partagent une exigence et une audace formelle rares. » Par cette exposition, c’est à la fois la porcelaine et le dialogue entre ces deux designers qui sont célébrés.

Eiko Fukagawa

Eiko Fukagawa
Portrait d’Eiko Fukagawa

Depuis 1650, la famille Fukagawa perpétue et enrichit une tradition exigeante. Au coeur de la région d’Arita, berceau de la porcelaine japonaise au XVIIe siècle, la manufacture Fukagawa-Seiji est reconnue dans le monde entier pour l’extrême finesse de ses décors, la tension de ses lignes, la pureté de ses couleurs.

Grand Prix de l’exposition universelle de Paris de 1900 pour un grand vase de fleurs réalisé par Rokuro Wheel, la célèbre maison est fournisseur officiel de la famille impériale japonaise depuis 1910.

Produisant tous ses matériaux, glaçures et teintures en interne, la manufacture compte aujourd’hui sept maîtres-artisans. Auprès d’Eiko Fukagawa comme auprès des designers invités, ces ouvriers mettent la précision de leur savoir-faire au service de la création pour inventer le futur de la porcelaine.

A la fois designer et directrice de la manufacture, Eiko Fukagawa maîtrise toutes les possibilités de la technique. Elle offre au regard vases, théières et tasses dans une harmonie où se mêlent brillant, mat, lisse, nuances colorées traditionnelles ou modernes.

Pour sa première exposition en France, Eiko Fukagawa présentera ses porcelaines mais aussi d’inédites oeuvres graphiques sur papier ainsi que des diptyques sur biscuit (porcelaine non cuite, peinte avec des pinceaux traditionnels de calligraphie). À l’invitation d’Isabelle Maeght, la designer a en effet accepté de créer ses toutes premières oeuvres uniques dans lesquelles son coup de pinceau s’avère aussi délicat et fort que ses porcelaines.

« Inspirée par la nature, l’eau, la terre, le vent, j’aime peindre sur la porcelaine, avant comme après cuisson. À mes yeux, chacune de ces techniques offre ses propres contraintes et d’innombrables possibilités. En peignant sur biscuit et sur papier, j’ai eu le sentiment de repousser des limites et d’atteindre de nouveaux territoires d’expression », explique la designer.

Olivier Gagnère

Olivier Gagnère
Portrait d’Olivier Gagnère, 2014
Photo : Eric Alexandre
© Galerie Maeght, Paris.

Designer inclassable, classique contemporain, Olivier Gagnère cultive les échanges avec les plus grands ateliers et manufactures mondiaux. Isabelle Maeght a souhaité rendre hommage, par cette exposition, à ses diverses collaborations, soulignant la richesse du dialogue entre artiste et maitres-artisans. De Quimper à Arita, de Limoges aux ateliers Parigi en passant par Gien, Olivier Gagnère observe, expérimente, se laisse surprendre. Toujours plus curieux des techniques et des savoir-faire, le designer trouve dans les ateliers de véritables sources d’inspiration. L’ensemble sélectionné pour cette exposition retracera ce riche parcours et dévoilera les dernières créations de l’artiste.

Les amateurs auront ainsi le plaisir de découvrir :
- les créations réalisées par Olivier Gagnère à Arita en 1992 dans les ateliers Fukagawa-Seiji,
- les pièces créées en 1989 à l’invitation de la faïencerie Henriot-Quimper pour son tricentenaire comme les vases récemment rhabillés aux couleurs de Gauguin,
- la collection culte dessinée pour la maison Bernardaud en 1994,
- la collection Parigi réalisée dans l’intimité des célèbres ateliers florentins et éditée par la Galerie Maeght en 2014,
- ainsi que les nouvelles éditions signées l’an passé pour les faïenceries de Gien.

En dessinant, décomposant, rebâtissant à coups de carrés, de cercles, de cônes, de couleurs, de vides, de contrastes, de reliefs, en utilisant les couleurs traditionnelles propres à chacune des manufactures tout en se les appropriant, le designer a inventé un vocabulaire qui est devenu le « style Gagnère ».

Olivier Gagnère et la Galerie Maeght : dès 1989, le designer réalise pour la Galerie Maeght un premier ensemble de verreries à Murano, avant de créer en 1992 le fameux ensemble de porcelaines à la Manufacture Fukagawa d’Arita et en 2014 l’étonnante série Parigi. Ces expositions s’accompagnent de dessins et de linogravures originales réalisés à l’imprimerie ARTE-Adrien Maeght.

Galerie Maeght, Paris
www.maeght.com

Expositions 2016-2017 à la Galerie Maeght :
Regards sur la porcelaine Eiko Fukagawa - Olivier Gagnère, 8 septembre - 8 octobre 2016
Nicolas Alquin, 13 octobre - 26 novembre 2016
Gravures et éditions, 1er décembre 2016 - 7 janvier 2017
François Lamore, 12 janvier - 18 février 2017

12/04/14

Porcelaine de la Manufacture royale de Berlin : Acquisition par le musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication annonce l'acquisition de deux vases pots-pourris en porcelaine de la manufacture royale de Berlin 
Le musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau vient d’acquérir, grâce au mécénat d’Axa, deux vases pots-pourris en porcelaine de la manufacture royale de Berlin.
Ces deux œuvres d'intérêt patrimonial majeur furent offertes en 1805, en cadeau diplomatique, par la reine Louise de Prusse à l'impératrice Joséphine. La Prusse de Frédéric-Guillaume III, malgré une neutralité acquise depuis le traité de Bâle en 1795, hésitait entre la France et la Russie. Bonaparte, en  1803, chercha une entente avec elle, qui n'aboutit qu'au traité de Schönbrunn, le 15 décembre 1805, après la victoire d'Austerlitz. Le cadeau de la reine Louise, qui se situe dans ce contexte de rapprochement, se devait d'être exceptionnel. Ce fut par ailleurs une des commandes les plus importantes reçues par la manufacture de Berlin au début du XIXème siècle. Elle n'était connue que par des sources historiques jusqu'à la réapparition des deux pots-pourris en 2011.
Leur exécution représenta une véritable prouesse technique et un enjeu de premier plan pour la manufacture royale de Berlin qui engageait sa renommée artistique dans une pareille entreprise et entendait rivaliser avec la manufacture française de Sèvres. Vases par leur forme, mais pots-pourris par leur destination, ils furent munis pour cet usage d'un couvercle ajouré, en bronze doré. La forme et les décors furent l'objet de nombreuses discussions aussi bien parmi les responsables de la manufacture qu'à la cour, où la reine Louise et ses conseillers intervinrent dans le choix des vues de Malmaison. Le travail préparatoire comme les nombreux essais et les difficultés d'exécution expliquent le délai de deux ans qui a couru entre la commande en 1803 et la remise en 1805.
Le musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau réunit les exemples les plus marquants des fabuleuses collections de porcelaines de l'impératrice Joséphine. Certains chefs-d’œuvre de Sèvres (comme le cabaret égyptien) ou des manufactures parisiennes (comme le célèbre service à dessert de Dihl et Guerhard) en font aujourd'hui l'un des lieux incontournables pour la connaissance de l'art de la porcelaine. L'entrée de ces pots-pourris d'une qualité d'exécution éblouissante, vient enrichir de façon spectaculaire ses collections. Ils sont actuellement présentés au musée du Luxembourg à Paris, dans le cadre de l'exposition "Joséphine", qui se déroule jusqu'au 29 juin.
C'est le recours au dispositif fiscal de l'article 238bis 0A du code général des impôts qui a permis cette acquisition remarquable, en créant des conditions favorables à l'entrée dans les collections publiques d’œuvres reconnues d'intérêt patrimonial majeur, grâce à un avantage fiscal exceptionnel consenti aux entreprises mécènes.
La ministre de la Culture et de la Communication salue l'action en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel français mené par le Groupe Axa et le remercie pour cette première opération effectuée pour le musée national de Malmaison.

05/12/10

Arts Asiatiques: Art Chinois, Sotheby’s Paris – Vente du 16-12-2010

Deux sculptures Arahts Ajita et Cudapanthaka en bronze doré, XVe-XVIe siecle - Lots 78 et 79 - Photo courtesy Sotheby's

Deux sculptures en bronze exceptionnelles 
provenant d’une collection privée européenne
Arahts Ajita et Cudapanthaka en bronze doré
Lots 78 et 79, estimation : 350 000 / 500 000 € chacun*
Photo courtesy of Sotheby's

 

La diversité des œuvres majeures de la prochaine vente d’arts asiatiques le 16 décembre chez Sotheby’s à Paris offre un riche panorama de la créativité et de la virtuosité de l’art chinois quelle que soit la discipline.

Les plus beaux exemples sont les deux arahts, Ajita et Cudapanthaka en bronze doré sino tibétain, XVe - XVIe siècle (lots 78 et 79, reproduits ci-dessus, estimation : 350.000 / 500.000 € chacun), qui proviennent d’une collection particulière européenne. Issus à l’origine d’une série de seize, ces arhats, étaient tous placés dans le même sanctuaire à l’est et à l’ouest du Bouddha Shakyamuni dont ils étaient les disciples. On connaît leur position grâce à l’inscription gravée sur leur base. Sur les seize, cinq sculptures sont répertoriées, une est conservée au Victoria and Albert Museum de Londres, une autre au  Staatliches Museum für Völkerkunde de Munich, les trois autres sont entre des mains privées. Sept sont donc désormais sept en comptant les deux proposés lors de la vente.

Plat en porcelaine bleu blanc, Chine, Dynastie Ming, Epoque Yongle, XVeme siècle - Lot 32 - Photo courtesy of Sotheby's La porcelaine chinoise est également très largement représentée dans cette vente. A commencer par un plat au bouquet en porcelaine bleu blanc, Dynastie Ming, époque Yongle (1403-1424) et par une aiguière dans le gout ottoman datant également de l’époque Yongle (lot 32, estimation :  80.000 / 120.000 € – Photo courtesy Sotheby’s), ou encore un magnifique pot tankard  toujours en porcelaine bleu blanc (lot 33, estimation : 150.000 / 200.000 €) datant du  règne de Xuande (1426-1435), ainsi qu’un  plat bleu blanc à fond jaune portant la marque de l’empereur Zhengde (1506-1521) (lot 36, estimation : 100.000 / 150.000 €).  Cette dernière pièce provient de la collection de l’ambassadeur d’Allemagne en Extrême Orient pendant le premier quart du XXème siècle.

 Amitayus en porcelaine de la famille rose, Chine, Dynastie Qing, Epoque Qianlong - Lot 196 - Photo courtesy Sotheby's

La perfection atteinte sous la dynastie Qing est magnifiquement représentée par un Amitayus en porcelaine de la famille rose d’époque Qianlong (1736-1795) (lot 196, estimation : 60.000 / 80.000 € – Photo courtesy Sotheby’s) et une très belle gourde en porcelaine bleu blanc, également d’époque Qianlong (lot 199, estimation :  80.000 / 120.000 €).

 

Vase en bambou sculpté, Chine, Dynastie Qing, Epoque Qianlong, XVIIIeme siècle - Lot 15 - Photo courtesy of Sotheby'sL’éventail des arts de la Chine ne serait pas complet sans de très beaux objets d’art et jades sculptés. Les objets particulièrement dignes d’intérêt sont ceux issus des ateliers de lettrés comme par exemple un petit repose-pinceaux en bronze tâché d’or portant la marque de l’empereur Qianlong (1736-1795) de la dynastie Qing  (lot 75,  estimation : 3000 / 5000 €), ainsi que quelques  coupes libatoires en corne de rhinocéros très finement sculptées (lot 23, estimation : 40.000 / 60.000 € et lot 77, estimation : 70.000 / 90.000 €) ainsi qu’un vase en bambou sculpté escaladé par quatre enfants se faisant la courte échelle (H 19,5 cm, cf. photo courtesy Sotheby’s) toujours d’époque Qianlong (lot 15, estimation : 30.000 / 40.000 €). 

Pour la section des jades sculptés notons le sceptre ruyi du XVIIIème siècle (Lot 210, estimation 60.000 / 80.000 €), et un  écran de table impérial en jade vert épinard gravé de poèmes d’époque Qianlong (1736-1795) (lot 211, estimation 100.000 / 150.000 €).

Cette vente ne se cantonne pas aux arts de la Chine mais s’étend jusqu’au Vietnam d’où est proposé une collection de porcelaines dites  “Bleus de Huê” provenant de la cité interdite et ayant appartenu ensuite au prince Bao Long. Quant au Japon, il est représenté par des objets d’art en métal prouvant l’habileté des artisans japonais, comme une paire de vases d’époque Meiji (1868-1912) (lot 359, estimation : 20.000 / 30.000 €) et par une série complète des fameuses 36 vues du Mont Fuji d’Ando Hiroshige (1797-1858) (lot 401, estimation 15.000 / 20.000 €) et d’autres ensembles d’estampes japonaises.

Au total, ce sont 415 lots qui sont présentés lors de cette vente. Quatre journées d’expositions sont proposées aux amateurs d’arts asiatiques souhaitant voir ces pièces de toute beauté de plus prêt. Concernant les photos des lots, l’ensemble peut être consulté (à un format plus grand que sur ce blog et possibilité de zoomer), accompagné de fiches descriptives sur le site de Sotheby’s.

Exposition
Samedi 11 Décembre 10h - 18h
Lundi 13 Décembre 10h - 18h
Mardi 14 Décembre 10h - 18h
Mercredi 15 Décembre 10h - 18h

* Les estimations sont hors commission d’achat.

Vente dirigée par Cyrille Cohen.

www.sothebys.com