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22/02/23

Julia Pirotte, photographe et résistante @ Mémorial de la Shoah, Paris

Julia Pirotte,
photographe et résistante
Mémorial de la Shoah, Paris
9 mars - 30 août 2023

Julia Pirotte
Julia Pirotte,
photographe et résistante
Mémorial de la Shoah, Paris
Affiche de l'exposition

Julia Pirotte
JULIA PIROTTE
Mindla Diament photographiée par sa soeur Julia Pirotte.
France, avant 1944. © Julia Pirotte/Mémorial de la Shoah.

Julia Pirotte
JULIA PIROTTE
Fillette tenant une tasse, camp de Bompart, Marseille (Bouches-du-Rhône).
France, 1942. © Julia Pirotte/Mémorial de la Shoah.

JULIA PIROTTE (1907-2000), née Gina Diament, grandit entre Konskowola et Lublin en Pologne, dans une famille juive pauvre, son père est mineur. Arrêtée à 17 ans pour son engagement dans la jeunesse communiste polonaise, elle passe quatre ans en prison. En 1933, elle fuit la Pologne pour rejoindre sa sœur Mindla, réfugiée en France. Tombée malade en Belgique, soignée par le Secours rouge international, elle commence ensuite à travailler comme ouvrière. A Bruxelles, elle épouse l’ouvrier et syndicaliste Jean Pirotte et elle rencontre la future résistante Suzanne Spaak. C’est elle qui l’encourage à entreprendre une carrière de photojournaliste et qui lui offre un Leica Elmar 3, dont Julia Pirotte ne se séparera plus jamais. Parmi ses premiers reportages, elle réalise une enquête sur les mineurs polonais à Charleroi ainsi qu’un voyage aux Pays Baltes pour l’agence de presse Foto WARO.

En mai 1940, suite à l’invasion de la Belgique par l’Allemagne nazie, elle prend le chemin de l’exode. Elle se fixe à Marseille où elle retrouve sa sœur et arpente la région pour les journaux le Dimanche illustré, la Marseillaise, le Midi Rouge

Julia Pirotte met la photographie au service des causes qu’elle défend.: les conditions de vie précaires des habitants du Vieux-Port et les enfants juifs du camp de Bompard et les maquis de la Résistance. Résistance qu’elle rejoint très tôt tout comme sa sœur Mindla. Agent de liaison pour les FTP-MOI, elle transporte tracts et armes et fabrique des faux-papiers.

Le 21 août 1944, présente au plus près des combattants, elle documente par ses photographies l’insurrection et la libération de Marseille.

Julia Pirotte
JULIA PIROTTE
Insurrection de Marseille du 21 août 1944.
Marseille, France, 21 août 1944.
© Julia Pirotte/ La contemporaine, Bibliothèque,
Archives, Musée des mondes contemporains.

Julia Pirotte

JULIA PIROTTE
Manifestation de la liberté, après la libération de la ville de Marseille.
France, Marseille, 29 août 1944.
© Julia Pirotte/ La contemporaine, Bibliothèque,
Archives, Musée des mondes contemporains.

Après la guerre, elle retourne en Pologne. Elle y pose un double regard : un pays où l’antisémitisme n’est pas mort et un pays en reconstruction. En 1946, elle est l’une des seules photographes présente à Kielce juste après le pogrom et elle réalise l’un de ses reportages les plus poignants, témoignage de l’antisémitisme toujours virulent. La même année, elle accompagne les convois de rapatriement de mineurs polonais de France et, en 1948, elle couvre le Congrès mondial des intellectuels pour la paix de Wroclaw auquel participent, entre autres, Pablo Picasso, Irène Joliot-Curie, Aimé Césaire, elle prend d’eux des portraits empreints d’humanisme.

Cette exposition est une invitation à parcourir la vie et la carrière de Julia Pirotte à travers des interviews d’elle, ses reportages photographiques les plus connus (Bompard, l’insurrection de Marseille, le pogrom de Kielce), mais également son regard humaniste et universaliste qu’elle porte sur les femmes, les enfants et les hommes rencontrés sur son chemin.

Une attention particulière sera portée sur les femmes, engagées et militantes, qui ont été déterminantes pour son parcours : sa sœur Mindla, exécutée en 1944 à Breslau par les nazis, Suzanne Spaak, nommée Juste parmi les Nations pour avoir sauvé de nombreux enfants juifs à Paris, Jeanne Vercheval, féministe et pacifiste belge.

L’exposition, à visiter gratuitement, présente une centaine de tirages originaux et modernes conservés dans les fonds du Mémorial de la Shoah, de La contemporaine de Nanterre, de l’Institut historique juif de Varsovie et du Musée de la Photographie de Charleroi.

Commissariat de l'exposition : Caroline François, chargée des expositions et Bruna Lo Biundo, chercheuse indépendante. 

MÉMORIAL DE LA SHOAH
17 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris

05/12/10

Exposition Heemskerck et l’humanisme au Musée des Beaux Arts de Rennes

Heemskerck et l'humanisme. Une œuvre à penser
Affiche de l'exposition Heemskerck (c) Musée des Beaux-Arts de Rennes, 2010Musée des Beaux-Arts de Rennes
Jusqu'au 4 janvier 2011

Le musée des Beaux-Arts de Rennes présente jusqu’au 4 janvier 2011, l'exposition-dossier Heemskerck et l'humanisme consacrée à MAARTEN VAN HEEMSKERCK (Heemskerk, 1498 - Haarlem, 1574), l'un des plus grands artistes de la Renaissance dans les anciens Pays-Bas.

Plus que tout autre, Heemskerck mérite le qualificatif d’artiste humaniste : passionné par la culture antique qu’il découvre avec enthousiasme lors de son séjour à Rome de 1532 à 1536, Heemskerck rentre à Haarlem imprégné des idées de la Renaissance italienne. 

L'exposition-dossier s'articule autour du chef d'œuvre de l'artiste conservé à Rennes, le célèbre  Saint Luc peignant la Vierge (vers 1553), dont elle met en lumière l'inspiration humaniste, commune avec l'œuvre graphique de l'artiste, présentée pour la première fois en France, avec 64 dessins, estampes et livres anciens. A partir des années 1550, Heemskerck réalise en effet de nombreux dessins (près de 600) pour la gravure, qui constituent désormais la partie la plus importante de son activité. Il s'empare de ce nouveau moyen d'expression artistique, qui lui apporte une renommée européenne, pour diffuser des sujets originaux et érudits, en étroite collaboration avec de grands humanistes haarlémois. Hadrianus Junius, médecin, historien et philologue, est l'auteur de nombreux vers accompagnant les estampes d’Heemskerck, et Dirck Volkertsz Coornhert, graveur et théologien, lui suggère les thèmes de plusieurs séries d’allégories morales. 

L'exposition aborde successivement trois aspects fondamentaux de l'humanisme : l’intérêt pour le corps humain, la place centrale de l’homme dans l'univers et son éducation morale : « Les hommes ne naissent pas hommes, ils le deviennent » écrit Erasme. 

o L'étude et la représentation du corps humain requièrent des connaissances antiques et scientifiques qui font de l'artiste un intellectuel à part entière (première section). 

o La représentation de saint Luc en médecin sur le tableau de Rennes répond aux allégories astrologiques illustrant la place de l'homme dans le cosmos (deuxième section). 

o Les allégories délivrant des leçons pour la vie quotidienne – trait plus spécifique à l’humanisme nordique – sont nourries de savantes lectures, de Pétrarque à Érasme (troisième section).

 

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE RENNES 
20 quai Emile Zola
35000 RENNES

 

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Exposition de Photographies de Sabine Weiss

Sabine Weiss - Un Demi-Siècle de Photographie
5 novembre 2008-25 janvier 2009
Maison Européenne de Photographie
5-7 rue de Fourcy
75004 Paris
Site internet
Métro: Saint Paul ou Pont Marie. Bus: 67, 69, 96 ou 76.
Horaires : Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés. Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30.
Tarifs : Plein tarif: 6 € - Demi-tarif: 3 € pour les plus de 60 ans, famille nombreuse, étudiant, enseignant, demandeur d'emploi, bénéficiaire de l'aide sociale et du RMI, Maison des artistes, les abonnés des lieux partenaires - Gratuité aux moins de 8 ans en individuel, personne handicapée , accompagnateur de groupe, personnel de la Ville de Paris, carte presse et tous les mercredis dans la tranche horaire 17 à 20 heures.