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19/10/15

Annette Messager, Dessus Dessous, à Calais : Musée des Beaux-arts & Cité de la dentelle et de la mode

Annette Messager, Dessus Dessous
Calais : Musée des beaux-arts & Cité de la dentelle et de la mode
Jusqu'au 15 mai 2016


Portrait d'Annette Messager, 2014.
Photo (c) Marc Domage

Le musée des beaux-arts et la Cité de la dentelle et de la mode de Calais ont proposé à l'artiste Annette Messager d’investir leurs espaces. Pour la première fois depuis l'ouverture de la Cité de la dentelle et de la mode en 2009, est organisée une résidence artistique qui marque l'intérêt des deux établissements pour la création, et les liens opérés depuis longtemps entre art et mode, artisanat et industrie, création et patrimoine, savoir et savoir-faire, transmission et geste. « Dessus Dessous », c’est aussi l’exposition d’une histoire : celle des relations de l’artiste avec ses oeuvres plus anciennes et la ville de Calais.

15 oeuvres et installations, inédites en France pour la plupart et créées pour l’occasion, monumentales ou plus intimistes, sont présentées dans les espaces temporaires du musée des beaux-arts et dans les espaces permanents de la Cité de la dentelle et de la mode. Des oeuvres où il est question d’odyssée, de déplacements, de Rodin mais aussi de mode, de couturières, de collants et de soutiens-gorge. « Dessus Dessous », c’est une exposition exceptionnelle que l’artiste offre à Calais, ville qui l’a accueillie il y a déjà plus de trente ans et dont elle ne cesse de s’émerveiller devant la fabrication de la dentelle : « Ces petits morceaux de tulle ou de dentelle, si légers, si délicats, si sophistiqués, sortent magiquement du ventre d'énormes machines vibrantes et bruyantes, un mystérieux enchantement ! ».

Marquée dès son plus jeune âge par le « Monument des Bourgeois de Calais » d’Auguste Rodin, Annette Messager est attachée au corps comme les six bourgeois à leur corde. La clef disproportionnée et terrifiante de Jean D’Aire a servi de modèle à tous les objets du quotidien qu’elle a mis en scène par la suite. En 1982, elle présentait au musée des beaux-arts et de la dentelle de Calais une série fondatrice, « Chimères ». Le musée en acquérait une l'année suivante, de même qu'une oeuvre de la série des « Robes » en 1997. Trente années plus tard, suite à un dégât des eaux, elle redécouvre ses « Chimères » abîmées. Leur nouvel état lui inspire une présentation différente exaltant le dessus dessous. A partir de ces figures hybrides, qu’elle a transformées, elle propose une nouvelle oeuvre et déroule dans le parcours certains de ses avatars récents.

ANNETTE MESSAGER est une artiste française née en 1943 à Berck-sur-Mer, à 60 km de Calais. Ces installations réalisées à partir d’un étonnant répertoire de formes et de matériaux (peluches, écriture, animaux naturalisés, tissu, laine, photographies, broderie, dessins…), mêlant divers registres, sociaux et  politiques avec humour et sarcasme jouent de nos émotions, de nos sensations et de nos préjugés. Son oeuvre hybride évolue dans un monde de fiction autant que d’actualité, mêlant des éléments autobiographiques, intimes et des réflexions féministes, entre tendance tragique et univers ludique. Annette Messager a enseigné à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Elle a reçu le Lion d'or de la 51e Biennale de Venise en 2005 pour son installation Casino du Pavillon français, oeuvre qui s'inspire librement du personnage de Pinocchio. Elle était la première artiste française à se voir attribuer cette distinction. Elle est exposée et collectionnée à Paris, à New York et dans le monde entier.

CATALOGUE : ANNETTE MESSAGER, DESSUS, DESSOUS
Parution le 5 novembre. Editions Dilecta, bilingue français et anglais de 120 pages. Avec des vues d’exposition et les textes de Dominique Viéville, Yves Sabourin et Barbara Forest.

Musée des beaux-arts, Calais
www.musee.calais.fr

Cité de la dentelle et de la mode, Calais

www.cite-dentelle.fr

20/03/14

Expo Agnès Thurnauer à Nantes : Now when then, de Tintoret à Tuymans, Musée des Beaux-arts de Nantes / Chapelle de l’Oratoire

Agnès Thurnauer : Now when then, de Tintoret à Tuymans 
Musée des Beaux-arts de Nantes / Chapelle de l’Oratoire, Nantes 
Jusqu'au 11 mai 2014 

Alors que le musée des beaux –arts de Nantes est en travaux, il invite AGNES THURNAUER à mettre en oeuvre un dialogue entre ses oeuvres et une sélection de tableaux des collections du musée à la chapelle de l'oratoire. Cette installation d’Agnès Thurnauer au coeur du musée permet de saisir « un des plus grands principes qui structurent son oeuvre : son approche assidue de tous les genres historiques, leurs motifs, leurs formes » (Roderick Mengham). 

En regard des peintures de l’artiste se déploie une galerie de portraits, issus de la collection de peintures du musée des beaux-arts de Nantes. Au début, le portrait d’un jeune enfant, à la fin celui d’un vieil homme : l’accrochage suit l’ordre biologique du déroulement d’un cycle de vie et non l’ordre chronologique classique d’une présentation historique. L’âge du sujet représenté, prime sur la date de la figure peinte. Il s’agit ici de croiser des hommes et des femmes saisis à un moment de leur existence. C’est aussi une rencontre avec la peinture et des artistes dont nous devenons en regardant leurs oeuvres les contemporains. Ce déroulement, cette fresque juxtapose Greuze, Coppi, de Lempicka, Tintoret, Burne-Jones, Ingres, Richter, Tuymans, Hesse, Redon, Picasso et Claude Cahun.

Les oeuvres d’Agnès Thurnauer invitent à faire une lecture nouvelle de l’histoire de l’art. Présentés en séries, ses travaux révèlent ici différentes étapes en même temps que des thématiques récurrentes. Peinture initiale, Big Big/ Bang bang, Biotope, Peinture/modèle, Prédelle, ces ensembles constituent pourtant les chapitres d’une même histoire. Agnès Thurnauer est peintre et parle de l’expérience de la peinture et de ses messages. Dans sa pratique picturale elle organise la confrontation des images et du langage articulé (verbal ?) pour en inventer un autre. Elle se réfère, cite, détourne, transpose des oeuvres historiques (l’Olympia de Manet), des motifs (les ailes), des signes ou des mots. L’histoire de l’art occidental s’est longtemps écrite au masculin, en démontant ses codes Agnès Thurnauer interroge la représentation des femmes dans le monde de l’art : de la femme peinte, sujet du tableau, à la femme artiste, sujet créant.

Pour l’exposition à Nantes, Agnès Thurnauer a réalisé une sculpture –installation : Matrice. Cette sculpture est constituée de moules de lettres en résine blanche, offrant le langage comme un espace de circulation ouvert, à l’opposé de définitions closes. Le regard ainsi peut déambuler dans l’oeuvre, comme il le fait dans les tableaux de l’artiste, y faisant à chaque fois son propre cheminement. Ces matrices comme l’ensemble de l’oeuvre d’Agnès Thurnauer posent la question de la lecture de l’oeuvre et mettent l’accent sur la nature mouvante et toujours renouvelée du regard et de ses interprétations. 

Le catalogue est édité par Fage.

Commissaires : Blandine Chavanne, directrice musée des beaux-arts de Nantes, Alice Fleury, Hélène Retailleau et Catherine Grenier, commissaire associée.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE NANTES / CHAPELLE DE L’ORATOIRE
CHAPELLE DE L’ORATOIRE
Place de l’Oratoire – 44000 Nantes
www.museedesbeauxarts.nantes.fr 

17/03/14

Expo Fernand Léger - Biot & Nantes : Reconstruire le réel

Fernand Léger : Reconstruire le réel 
Musée national Fernand Léger, Biot, 1er mars - 2 juin 2014 
Musée des Beaux-arts de Nantes, 20 juin - 22 septembre 2014

Fernand Léger : Reconstruire le réel 
© Affiche Réunion des musées nationaux - Grand Palais, 2014 

Considéré comme un peintre « réaliste » en phase avec les éléments de la vie moderne, Fernand Léger propose, des années 1920 à l’immédiat après Seconde Guerre mondiale, des associations d’objets déroutantes, jouant de ruptures d’échelle, de mises en espace d’objets flottants, de motifs biomorphiques. S’il reste fidèle au « réalisme de conception » qu’il définit comme celui de la ligne, de la forme et de la couleur, Léger semble aussi attentif aux recherches plastiques des Surréalistes. Ami de Man Ray et de Duchamp, il retrouve, lors de son exil aux États-Unis, Masson, Tanguy, Matta, Breton, Ernst et affiche son amitié avec le milieu surréaliste, notamment lors de l’exposition « Artists in Exils » en mars 1942 à la galerie Pierre Matisse de New York.

Un regard approfondi sur l’oeuvre de Fernand Léger permet de dégager de grands axes qui semblent pouvoir être rapprochés de certains préceptes caractéristiques du surréalisme.

Fernand Léger, les contrastes d'objets et la perturbation des rapports d'échelle
Dans l’oeuvre de Fernand Léger, les rapprochements contrastés de formes sont à la base même des recherches engagées par l'artiste mais la confrontation incongrue d’objets devient aussi une modalité courante. L'objet est définitivement libéré de toute contrainte et devient une entité à part entière : parapluie, compas, boîte d’allumettes, trousseau de clefs en éventail, roulement à bille, balustre, machine à écrire, chapeau melon ... sont autant d'éléments qui figurent dans l'iconographie de Fernand Léger et dont le traitement, comme dans la Joconde aux clefs, permet de créer des « contrastes aigus » et des rencontres aléatoires, assez proches finalement de la définition du hasard objectif, chère aux Surréalistes. Ces derniers, rappelons-le, ont fait leur la célèbre phrase de Lautréamont : Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie, (Les Chants de Maldoror) pour en faire une des définitions de leur esthétique.

Fernand Léger et la recherche d'un nouvel espace : objets décontextualisés et objets en apesanteur
Comme les Surréalistes, Fernand Léger est fasciné par « l’art de la vitrine », cet assemblage insolite d’objets rendus libres du fait de leur décontextualisation. Ainsi, l’oeuvre de l'artiste connaît-il une période dite des « objets dans l’espace ». Il semble ainsi évoluer du monumental au sculptural et donne la priorité à une perspective inversée, repérable dans de tourbillonnantes compositions. C'est à une sorte d'oxymore visuel auquel aboutissent alors ses compositions où les objets initialement inertes sont subitement ramenés à la vie par leur mise en mouvement. Si les compositions antérieures faisaient en effet reposer les objets sur des supports (tables, guéridons), tels des ancrages dans le réel, les objets sont désormais dégagés des lois de la gravité : ils sont comme en apesanteur sur des fonds colorés, souvent monochromes, parfois seulement reliés à des cordes, torons, tresses ou autres rubans.

Fernand Léger et le biomorphisme
Souvent intéressés par les sciences du vivant, de nombreux artistes ont, dans cette période, recours à un vocabulaire formel que l'on peut qualifier de biomorphisme. Des artistes comme Arp, Miró, Tanguy ou Dalí ont fait leur ce langage qui fait lien entre le réel et l’imaginaire. Entre 1929 et 1933, Fernand Léger abandonne l'univers mécanique et industriel au profit, à son tour, de formes naturelles, d'essence minérale, végétale ou animale. Il subit l'influence de Jean Painlevé dont le cinéma scientifique élargit la conscience visuelle de l'époque en scrutant le monde microscopique. Léger délaisse le spectacle de la vie moderne pour une approche plus lente du réel. De la série des objets dans l'espace, il garde le fond neutre où flottent ses formes abstraites, souples et molles qui semblent toutes venir du monde organique.

Fernand Léger et les objets décontextualisés
Constituée de dessins austères en noir et blanc qui évoquent la technique de la gravure par leurs jeux d'ombre et de lumière, une étrange série graphique témoigne d'une recherche minutieuse du sujet. Choisis dans le périmètre quotidien de l'artiste, les objets appréhendés (veste, gants, lunettes, compas…) subissent une manière de métamorphose par agrandissement de leurs formes et par soustraction à leur univers habituel. Fruit d’une intense observation du réel, les dessins d’objet se font ainsi support de l’imaginaire et se dotent d'une puissance lyrique entièrement nouvelle.

Ainsi, l'exposition que le musée des beaux-arts de Nantes et le musée national Fernand Léger à Biot présentent cette année, entend explorer les rapports de l'oeuvre de Fernand Léger avec les préceptes d'un mouvement qui, à première vue, semblent lui être bien étrangers. L'exposition « Fernand Léger : reconstruire le réel » se propose de mettre en évidence les similitudes entre des mondes qui semblent très éloignés mais qui, étant contemporains, peuvent tout de même présenter certaines connivences.

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes et le musée des Beaux-arts de Nantes.

Commissaires de l'exposition : Blandine Chavanne, directrice du musée des Beaux-arts de Nantes, Maurice Fréchuret, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes, Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger, Claire Lebossé, conservatrice chargée de l'art moderne au musée des Beaux-arts de Nantes, Nelly Maillard, chargée des collections au musée national Fernand Léger.

FERNAND LEGER. RECONSTRUIRE LE REEL : Catalogue de l'exposition 

Fernand Léger : Reconstruire le réel 
22 x 29 cm, broché avec rabats, 144 pages, 120 illustrations 
Editions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2014 

Sommaire :
- Le réel transposé, Maurice Fréchuret
- « Il faut toujours laisser une route libre pour les artistes », Blandine Chavanne
Contrastes d'objets par Claire Lebossé
- La question de l’objet vu du cinéma, Jean-Michel Bouhours
- Léger le démiurge, Thierry Dufrêne
- Le pragmatisme de Léger, Megan Heuer
Objets dans l'espace par Claire Lebossé
- Contrastes d’objets, 1930, Jacqueline Chénieux-Gendron
- La Joconde aux clés, Emmanuelle de l'Ecotais
Biomorphisme par Diana Gay
- Brut et parfait ou l’objet « tout cru », Guitemie Maldonado
- Semence d’étoile, Le cosmos biomorphique de Fernand Léger, Arnauld Pierre
Objets décontextualisés par Diana Gay
- L’imagination matérielle de Fernand Léger, Nicolas Surlapierre
Abécédaire, Petit-répertoire de formes référencées dans l’oeuvre de Fernand Léger par Nelly Maillard
- Biographie par Nelly Maillard
Liste des oeuvres exposées
Bibliographie indicative

Auteurs :
Maurice Fréchuret, Directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Blandine Chavanne, Conservatrice générale du patrimoine, directrice du Musée des Beaux-arts de Nantes
Claire Lebossé, Conservatrice du patrimoine, chargée des collections d’art moderne au musée des Beaux-Arts de Nantes
Jean-Michel Bouhours, Conservateur collections historiques, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
Thierry Dufrêne, Professeur à l’université Paris 10 Ouest Nanterre et à l’Institut national d’histoire de l’art
Megan Heuer, Historienne d’art
Jacqueline Chénieux-Gendron, Directrice de recherche CNRS émérite et membre du comité André Breton
Emmanuelle de l’Ecotais, Chargée des collections photographiques au Musée d’art moderne de la ville de Paris
Diana Gay, Conservatrice du patrimoine au musée national Fernand Léger
Guitemie Maldonado, Professeur d'Histoire de l'art à l'École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris
Nicolas Surlapierre, Directeur des musées de Belfort
Nelly Maillard, Chargée des collections au musée national Fernand Léger

Musée national Fernand Léger
Chemin du Val de Pôme - 06410 Biot
Site internet : www.musee-fernandleger.fr

Musée des Beaux-arts de Nantes
Chapelle de l'Oratoire, Place de l'Oratoire - 44000 Nantes
Site internet : www.museedesbeauxarts.nantes.fr

02/01/14

Joseph Cornell et les surréalistes à New York, Musée des Beaux-Arts de Lyon

Joseph Cornell et les surréalistes à New York 
Musée des Beaux-Arts de Lyon 
Jusqu'au 10 février 2014 

L’exposition Joseph Cornell et les surréalistes à New York s’intéresse à l’œuvre de l’artiste américain, pionnier du collage, du montage et de l’assemblage, des années 1930 à 1950. Elle propose de situer son œuvre dans le contexte du surréalisme, courant qui connaît alors son apogée aux Etats-Unis. Plus de 250 œuvres seront montrées parmi lesquelles des pièces majeures de Joseph Cornell (1903-1972), mais aussi d’artistes emblématiques du surréalisme comme Salvador Dalí, Marcel Duchamp, Max Ernst et Man Ray alors installés à New York. Cette exposition est la première consacrée à Joseph Cornell dans un musée français depuis l’exposition itinérante organisée par le Museum of Modern Art de New York et présentée au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1981.

Souvent présenté comme un satellite dans la constellation surréaliste, Joseph Cornell est une figure essentielle de la création en Europe et aux Etats-Unis après la seconde Guerre mondiale. L’exposition se concentre sur les années 1930-1950, qui correspondent aux années de maturité de l’œuvre de l’artiste et à une phase de diffusion importante du surréalisme aux Etats-Unis. Le travail de Joseph Cornell se caractérise par la diversité et l’interrelation des pratiques et des formats en deux et trois dimensions : collages, pièces et boîtes réalisées à partir d’objets trouvés. L’artiste utilise aussi la photographie et le cinéma, ses « films collages » sont novateurs, ainsi que ce qu’il appelait ses « explorations », archives en tout genre de documents imprimés. 

Le surréalisme a eu une influence déterminante sur l’œuvre de Joseph Cornell. Il est à l’origine de sa méthode de travail : le collage et les processus associés que sont le montage, la construction et l’assemblage. Si Joseph Cornell doit beaucoup au surréalisme, notamment sa conception fondamentale de l’image comme produit de la juxtaposition poétique, l’inverse est également vrai. L’exposition permet de mieux comprendre ce que l’artiste a apporté au courant. Cette exposition a pour première ambition de faire découvrir l’un des plus grands artistes du 20e siècle et de dévoiler les échanges entre les scènes américaine et européenne. Si les courants transatlantiques avaient déjà été explorés en 2008 dans une précédente exposition, Repartir à zéro comme si la peinture n’avait jamais existé, c’est une autre traversée artistique et intellectuelle qui est proposée ici. 

L’exposition est organisée en collaboration avec le Fralin Museum of art, University of Virginia et avec le concours de collections françaises et étrangères, publiques et privées. Elle sera présentée au Fralin Museum of art dans une version adaptée. Cette manifestation est organisée avec le soutien de Terra Foundation for American Art, du réseau de coopération culturelle FraMe (French Regional American Museum Exchange), de la Fondation Annenberg, et de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique.

Commissaires d'exposition : Sylvie RAMOND, Conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon 
Matthew AFFRON, Muriel and Philip berman Curator of Modern art, Philadelphia Museum of Art

Cette exposition est accompagnée d’un riche catalogue publié aux éditions Hazan :

Joseph Cornell et les surréalistes à New York
Catalogue de l'exposition, Courtesy Hazan

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le Ministère de la culture et de la communication / Direction des musées de France. 

Musée des Beaux-arts de Lyon

11/12/13

Musée des Beaux-arts de Bordeaux : Réouverture et nouveautés

Réouverture et nouveautés au Musée des Beaux-arts de Bordeaux 

Attendue depuis bientôt quatre années, la réouverture complète du musée des Beaux-Arts, le 19 décembre, est l’occasion de redécouvrir la richesse de ses collections, avec un accrochage entièrement revu et des espaces rénovés.

Institution culturelle majeure de Bordeaux, le musée des Beaux-Arts est créé sous le Consulat, en 1801 par l’arrêté Chaptal. Installé depuis 1881 dans les deux ailes construites par l’architecte Charles Burguet dans les jardins de la mairie, il est l’un des dix plus importants musées en région, par la richesse de ses collections.

Fermée en totalité depuis quatre ans, l’aile nord, consacrée à l’art des XIXe et XXe siècle, a bénéficié d’importants travaux de rénovation. La muséographie a été entièrement revue, avec un nouveau matériel muséographique (vitrines, socles, banquettes), des cimaises colorées, une signalétique conçue pour une meilleure approche des oeuvres. Les verrières naturelles, entièrement réhabilitées, apportent le meilleur éclairage qui soit.

Le parcours chronologique met en évidence les points forts du musée : la Restauration, époque importante de l’histoire bordelaise, ouvre les années romantiques avec le chef-d’oeuvre tutélaire du musée, La Grèce sur les ruines de Missolonghi de Delacroix. Suivent les grands mouvements esthétiques du siècle, l’académisme (avec Bouguereau), le réalisme et l’école de Barbizon (avec Corot, Huet, Daubigny, Boudin...) ou la peinture animalière (avec la bordelaise Rosa Bonheur), sections où les collections du musée s’honorent de nombreuses oeuvres importantes. Rolla, d’Henri Gervex, retrouve les cimaises du musée où il était déposé par l’Etat depuis 1933. A ses côtés, sont exposés l’impressionnisme et le naturalisme des années 1870-1880.

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle correspondent à une période remarquablement riche pour Bordeaux et pour son musée : Odilon Redon, figure majeure du symbolisme, Albert Marquet, un des fondateurs du fauvisme, André Lhote, compagnon du cubisme, Jean Dupas, pour les années « Art déco », sont tous nés à Bordeaux. Le parcours leur dédie en conséquence une place particulière. A leurs côtés, la présence d’oeuvres importantes de Matisse, Valloton, Picasso, Braque... accompagne le visiteur dans une promenade lumineuse à la découverte de l’art moderne.

Le parcours s’achève avec une salle consacrée à la non figuration et à l’art abstrait, comme une introduction proposée aux amateurs de continuer logiquement leur visite au CAPC, musée d’art contemporain de Bordeaux. Au centre de la galerie, une allée des sculptures permet une confrontation passionnante avec les peintures présentées sur les cimaises : de Barye, Carpeaux, Rodin, Despiau à Zadkine ou Morellet...

L’accent a été mis sur la médiation, avec de nombreux documents d’information mis à la disposition des visiteurs (panneaux historiques, cartels développés, fiches de salles), tous traduits en anglais et en espagnol). Des tablettes numériques complèteront ces dispositifs, disposées tout au long du parcours, pour permettre à tous les publics un accès renouvelé aux oeuvres et aux artistes, ludique et savant à la fois.

A l’occasion de cette réouverture, l’aile sud du musée, consacrée à l’art du XVe au XVIIIe siècle, rénovée il y a quelques années, a été rafraichie. Les salles, désormais, proposent une ambiance plus chaleureuse mise au service des oeuvres et pour le confort du visiteur. Un nouvel accrochage est proposé, notablement enrichi, qui remet en lumière les points forts de la collection : Pérugin, Titien, Véronèse, Rubens, Van Dyck, Ruysdael, Murillo, Reynolds, Lawrence, Greuze, Taillasson...

C’est donc à une véritable renaissance du musée que le public est aujourd’hui convié. Au total, ce sont près de 350 oeuvres qui sont à nouveau visibles, dont un grand nombre de chefs-d’oeuvre célèbres. C’est aussi l’occasion de renouer avec les grands artistes que Bordeaux a vu naître : Rosa Bonheur, Odilon Redon, Albert Marquet, André Lhote, Roger Bissière...

Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
20, cours de l’Albret
33000 Bordeaux

14/06/13

Expo Design Espana, Bordeaux, Musée des Arts décoratifs, Galerie des Beaux-arts

Design Espana
Musée des Arts décoratifs de Bordeaux
Galerie des Beaux-arts, Bordeaux
14 juin - 16 septembre 2013


Design:España
Affiche de l'exposition 
© Musée des Arts Décoratifs-mairie de Bordeaux

Le panorama espagnol en matière de design se révèle tout à fait passionnant. Une production dynamique, des designers reconnus, des techniques innovantes, une présence internationale : la modernité espagnole s’exporte et a conquis une place mondiale. Le succès actuel de Patricia Urquiola ou de Jaime Hayon en est le signe. Selon l’architecte et designer Juli Capellà, le design espagnol est non seulement une réalité tangible et consolidée mais aussi l’un des secteurs où l’Espagne trouve sa meilleure projection internationale. Le musée des Arts décoratifs de Bordeaux propose un panorama de la création espagnole en ce domaine.

Javier Mariscal, fauteuil Alessandra, 1995 
Moroso Ed - photo © Estudio Mariscal

Josep Maria Coderch, Lampe (suspension) 
© Vinçon, Barcelone

L’ambition de cette exposition est de faire découvrir au public français les apports de l’inventivité espagnole en matière de mobilier, de graphisme et de design, avec un regard rétrospectif sur la création plus ignorée du 20e siècle. L’actualité du design y est présentée avec des personnalités qui rencontrent aujourd’hui une projection internationale. Autour d’objets emblématiques de la culture populaire espagnole sont évoqués le design industriel, le design graphique et le design contemporain. C’est l’occasion de découvrir la totale singularité de notre voisin ibérique.

Martin AZUA, siège OM 
Ed Mobles 114 - Photo © Martin Azua


Martin AZUA, Rebotijo 
Photo © Daniel Riera et Martin Azua

Au terme de 40 années de dictature, l’Espagne était un pays méconnu et fermé, avant d’exploser sur le plan international dans les années 80 dans une Movida effervescente, suivie d’une Olympiade (1992) qui prépara son entrée dans la Communauté européenne. Pendant un siècle, la créativité du pays s’était pourtant toujours affirmée : avec l’Art nouveau et les mouvements catalanistes du siècle nouveau à Barcelone, puis dans une première tentative d’adhésion à la modernité internationale (1929, Exposition universelle de Barcelone), tentative interrompue à la fin de la Seconde République, puis dans une singularité industrielle rendue plus originale par l’isolement des années de dictature. Et enfin, avec la Transition, dans l’explosion des années 80 et 90 ont coexisté un parti-pris de modernité et une tendresse non reniée pour le folklore vernaculaire, coexistence très originale portée à la connaissance du monde par les films de Pedro Almodóvar.

Camper Store Tokyo 2009 
© Hayon Studio

Par ailleurs, trois locomotives économiques, la Catalogne, le Pays Basque et Madrid entretiennent depuis le début du XXe siècle un grand nombre d’initiatives industrielles dans lequel le design n’est pas oublié. Après Oscar Tusquets et Javier Mariscal dans les décennies précédentes, Patricia Urquiola, Jaime Hayon ou le jeune Nacho Carbonell incarnent la nouvelle génération. Ils ne sont plus perçus aujourd’hui comme les simples emblèmes d’une modernité surprenante mais plutôt comme les auteurs d’un nouveau design international, né en Espagne.

Musée des Arts décoratifs, Bordeaux
L'exposition du musée des Arts décoratifs a lieu à la Galerie des Beaux-Arts:
Galerie des Beaux-Arts
Place du colonel Raynal - 33000 Bordeaux - France
HORAIRES : La galerie est ouverte tous les jours de 11h à 18 sauf mardis et jours fériés.
www.bordeaux.fr

19/06/12

Exposition Flore et faune, MBAC, Ottawa

Flore et faune. 400 ans d’artistes inspirés par la nature 
Musée des beaux-arts du Canada - MBAC, Ottawa
Jusqu’au 9 septembre 2012


La nature est depuis des millénaires une source d’inspiration artistique dans toutes les cultures. Des taureaux ornant les grottes de Lascaux et le palais de Cnossos aux jardins des fresques de Pompéi, en passant par les natures mortes hollandaises, les études botaniques du XIXe siècle et les projets de land art du XXIe siècle, la nature est vue soit comme une simple réalité, soit comme un objet de curiosité, de consolation et de régénération spirituelle. Les artistes n’ont de cesse d’exprimer sa complexité sous des formes intimes ou épiques, analytiques ou expressives. Jusqu’au 9 septembre 2012, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) présente Flore et faune. 400 ans d’artistes inspirés par la nature, une exposition qui réunit plus d’une centaine d’œuvres allant du XVIe au xxIe siècle, qui reflètent cette histoire plurielle et éclectique.

« La collection du Musée regorge d’œuvres remarquables que, pour toutes sortes de raisons, les visiteurs ont rarement l’occasion de voir », a indiqué le directeur du MBAC, Marc Mayer. « Les amateurs d’art, mais aussi les amoureux de la nature, apprécieront  de parcourir sans se presser cette superbe exposition. »

Flore et faune examine comment la nature a inspiré peintres, graveurs, photographes, sculpteurs et artisans au fil des siècles. Explorant les multiples facettes des répliques des artistes au monde naturel, l’exposition est, du point de vue des techniques, de l’échelle et des styles, extraordinairement variée grâce à ses dessins, estampes, peintures, photos, sculptures et céramiques qui vont du paisible et du contemplatif au novateur et à l’audacieux. Toutes les œuvres, sauf quatre, proviennent des collections du Musée. Un grand nombre d’illustres artistes canadiens et étrangers sont représentés dont Lorraine Gilbert, Aganetha et Richard Dyck, Geoffrey James, Bertram Brooker, David Milne, Lucian Freud, M.C. Escher, Charles Rennie Mackintosh, Frederick Evans, Camille Corot et Rembrandt.

Exposition Flore et faune : un bref aperçu
L’œuvre la plus ancienne présentée dans Flore et Faune est une aquarelle indienne du XVIe siècle qui représente le souverain moghole Bābur surveillant l’aménagement d’un jardin. L’exposition comprend aussi des gravures d’insectes de Wenzel Hollar, des études très élaborées du XVIIe siècle. Une photographie du moderniste allemand Karl Blossfeldt donne à voir une plante dont les feuilles sont sur le point de se dérouler, alors qu’Adriene Veninger, une artiste canadienne contemporaine, a croqué des plantes aux feuilles desséchées et enroulées. Il y a aussi une gravure de Lucian Freud, peintre réputé du sujet humain, qui a exécuté des études de nature très détaillées lorsqu’il ressentait le besoin de s’isoler des gens. L’exposition présente plusieurs autres œuvres fascinantes que les visiteurs prendront plaisir à découvrir ou redécouvrir.

Flore et faune dans le Marché By : Photographies de Lorraine Gilbert
Dans le cadre de l’exposition, des œuvres de la photographe de paysage et artiste de renom qui vit et travaille à Ottawa, Lorraine Gilbert, prendront la vedette dans le Marché By pendant la durée de l’exposition. Ses photographies numériques grand format réalisées par d’habiles montages composés de centaines d’images captées au cours de plusieurs mois seront exposées dans la cours des beaux-arts,  à l’intersection des rues Saint-Patrick et Sussex, entre les rues Saint-Patrick et Murray;  et de la Maison de fer-blanc, située entre les rues Murray et Clarence.

Les commissaires de l'exposition Flore et faune

Ann Thomas est conservatrice de la photographie au Musée des beaux-arts du Canada. A ce titre, elle a organisé de nombreuses expositions et installations et rédigé plusieurs catalogues et publications, dont Lisette Model (1990), Le no man's land. Les photographies de Lynne Cohen (2001) et Photographies modernistes du Musée des beaux arts du Canada (2007), Photographies américaines 1900-1950 du Musée des beaux-arts du Canada (2011). Commissaire de Photographie et science. Une beauté à découvrir (1996), elle a aussi participé à la rédaction du catalogue de l’exposition et en a assuré la direction. Elle a également corédigé diverses publications. Parmi ses projets actuels, lui tiennent particulièrement à cœur la poursuite de cette série d’expositions et des catalogues qui les accompagnent à partir de la collection de photographies du Musée et la réalisation d’un projet de recherche indépendant sur la photographie et l’art de l’époque post-électrification.

Andrea Kunard est conservatrice associée de la photographie au Musée des beaux-arts du Canada. Depuis 1998, elle a présenté un certain nombre d’expositions majeures, dont Mouvance et mutation (2000), Susan McEachern. Multiplicité de sens (2004), Michael Semak (2005), La photographie peinte (2006), Involontaire, Jin-me Yoon (2006), Cheryl Sourkes. Caméra publique (2007), Regard d’acier (2008), Scott McFarland, La réalité aménagée (2009) et contribué à la Biennale canadienne. C’est ce que c’est. Acquisitions récentes d’art actuel canadien (2010). Elle a donné des cours sur l’art canadien, l’histoire de la photographie et la théorie culturelle aux universités Carleton et Queen’s. En outre, elle a récemment publié The Cultural Work of Photography in Canada (2011) aux éditions McGill Queen’s University Press. Elle a également rédigé plusieurs articles sur la photographie historique et contemporaine qui sont parus dans diverses publications comme The Journal of Canadian Art History, l’International Journal of Canadian Studies, Early Popular Visual Culture, Muse, C Magazine et ETC Montréal. 

MBAC - Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa 

Sources : Katherine Stauble, Ajointe à la conservation, Fonds Sobey, photographie, Musée des beaux-arts du Canada, Atelier en nature, Vernissage été 2012 ; Ann Thomas, conservatrice de la photographie, MBAC, et Andrea Kunard, conservatrice associée de la photographie, MBAC.

17/05/12

Exposition Arnaud Maggs: Identification, MBAC, Ottawa, présente un parcours artistique sur quatre décennies



Arnaud Maggs. Identification 
Musée des beaux-arts du Canada, MBAC, Ottawa
Jusqu'au 16 septembre 2012

Les visiteurs du Musée des beaux-arts du Canada - MBAC, à Ottawa, ont la chance de pouvoir voir ARNAUD MAGGS. IDENTIFICATION, une exposition qui suit le parcours sur quatre décennies de l'important artiste photographe canadien, Arnaud Maggs, né en 1926 à Montréal. L'exposition regroupe aussi bien des oeuvres anciennes qui ont établi sa renommée internationale que des productions récentes.

Y figurent ses premières séries de portraits, ses monumentales installations élaborées à partir d’écrits éphémères – factures, notes, étiquettes et livres rares –, ses compositions sur la typographie des enseignes et systèmes de numérotation, des pièces sur des livres rares, ainsi que son propre Scrapbook (2009), un recueil de notes et d’images qu’il a commencé à amasser alors qu’il travaillait comme graphiste. Toutes ces œuvres racontent quelque chose sur les gens, les lieux et les expériences qui l’ont marqué. On peut les voir comme autant de portraits de l’artiste.

« Au cours des quarante dernières années, le Musée et son institution affiliée, le Musée canadien de la photographie contemporaine, ont acquis plus de soixante-œuvres d’Arnaud Maggs, dont huit installations majeures », a indiqué le directeur du MBAC, Marc Mayer. « Nous sommes heureux d’en réunir aujourd’hui un certain nombre d’entre elles, dont plusieurs n’ont été que rarement exposées, pour cette première exposition que nous consacrons à cet artiste important. »

Arnaud Maggs, de graphiste à photographe de mode à artiste
En 1973, après une belle carrière comme graphiste et comme photographe de mode, Arnaud Maggs décide, à 47 ans, d’abandonner le travail commercial pour devenir artiste. Comme le souligne la commissaire de l’exposition et conservatrice de l’art contemporain au MBAC Josée Drouin-Brisebois dans le catalogue qui accompagne l’exposition, l’expérience personnelle de l’artiste est intrinsèquement liée à son art et à sa vision du monde : « Quand on étudie la production de Maggs, on constate que ses projets peuvent être reliés à des événements qu’il a vécu, à des gens qu’il a rencontrés, à des lieux où il est allé. Maggs choisit ses sujets par goût personnel et pour rendre hommage aux gens qui ont eu une influence sur sa pratique. » Parmi ces derniers, l’on retrouve, notamment, l’artiste conceptuel allemand Joseph Beuys et le photographe français Eugène Atget.

Arnaud Maggs : un parcours artistique sur quatre décennies
Organisée thématiquement, et en partie chronologiquement, Arnaud Maggs. Identification est répartie sur quatre salles. La première salle présente des portraits réalisés entre 1976 et 1980 ; la deuxième, des œuvres photographiques mettant en vedette des papiers éphémères; la troisième est consacrée à des œuvres réalisées entre 1968 et 2011 et dans lesquelles on retrouve la présence de lettres et de chiffres ; et la dernière expose des œuvres photographiques dont les livres rares sont l’objet. Les visiteurs peuvent également découvrir le fascinant Scrapbook d'Arnaud Maggs.

Cet album de coupures est le fruit d’un travail d’introspection, d’un retour de Maggs sur ses propres archives. Cette œuvre en quatre parties regroupe des objets divers qu’il a glanés au fil des ans et que, depuis 1975, il colle, bien en ordre, dans des albums personnalisés : étiquettes de bagage, timbres, billets de toutes sortes, photographies. A l’instar d’autres œuvres de l’exposition, l’album remplit une fonction autobiographique car il raconte l’évolution de la carrière et de la personnalité de Maggs, et son passage du travail de graphiste à celui d’artiste. Témoignage identitaire, cette œuvre peut être interprétée comme un portrait de l’artiste au travail.

La sélection de matériel d’archives présentée dans l’exposition aide à comprendre le changement qui s’opère quand Maggs photographie des objets trouvés et les transforme en en modifiant l’échelle et en les ordonnant pour créer des typologies. Les installations qui en résultent peuvent être interprétées comme des monuments aux êtres disparus et oubliés, et l’expérience que nous en faisons, des actes de mémoire.

Les photographies d'Arnaud Maggs : De la physionomie humaine aux objets d’archives
De 1976 jusqu’à la fin des années 1980, Maggs s’intéresse à la fois aux systèmes de classification et d’ordonnancement et à l’étude de la physionomie humaine. Le rapport entre sujet et spectateur est un autre élément important de ses œuvres. Maggs répertorie, dévoile et expose ses sujets comme s’il s’agissait  de spécimens dont on peut scruter, analyser et comparer les formes et les traits physiques.

L’une des premières œuvres que le visiteur peut voir en entrant dans l’exposition est 64 Portraits Studies, est une étude sur la physionomie humaine. Considérée par Arnaud Maggs comme sa première « œuvre d’art », elle regroupe dans une grille des portraits de face et de profil, semblables à des photos d’identité, de 16 femmes et de 16 hommes. Leur regard complètement détaché du monde et l’arrangement systématique des images donnent à l’ensemble un ton résolument clinique. Par son caractère objectif, 64 Portraits souligne les traits particuliers de chaque visage et attire notre attention sur le « nombre infini de proportions qui fait que chacun de nos corps est si remarquablement différent ».

Comme l’ont noté divers spécialistes, la fascination de Maggs pour la typographie, associée à sa formation de graphiste et de lettreur, et évidente dans plusieurs de ses œuvres. La série photographique Hotel Series en est un exemple. Arnaud Maggs a réalisé cette série durant un séjour à Paris en 1991. Voulant saisir l’essence de Paris, il trouve son inspiration dans les innombrables enseignes d’hôtel qui jalonnent les petites rues. Après en avoir photographié plus de 300, il élabore son propre système de classement et regroupe les images en fonction de leur typographie : lettres avec ou sans empattement, mécanes, noir sur blanc, blanc sur noir. Dans les titres, les hôtels sont identifiés par leur adresse, plutôt que par leur nom. Ces photographies qui, ensemble, composent une sorte de carte géographique relatent les déambulations quotidiennes de l’artiste dans Paris.

En outre, l’intérêt de l’artiste pour la beauté et la forme des choses transparaît constamment dans son œuvre. Quand Arnaud Maggs commence à passer ses étés en France au milieu des années 1990, un important changement se produit dans les sujets de ses photographies. Il fréquente les marchés aux puces, ces « mines de trésors, d’idées, de matériaux », et collectionne les vieux papiers, les écrits éphémères : étiquettes, enveloppes, factures, etc. Ces fragments du passé, il les photographie et les archive dans des œuvres comme la série de photos Les factures de Lupé, qui documente les achats d’un couple de la haute bourgeoisie ayant vécu à Lyon dans les années 1860. Chaque photographie fait ressortir la beauté du papier coloré, de la typographie, de la calligraphie. Arnaud Maggs estime que nos gribouillages sont « probablement nos plus beaux dessins et ceux qui jaillissent d’un mouvement subconscient ».

L’œuvre d’Arnaud Maggs fait partie de nombreuses collections canadiennes. Il a notamment remporté le Prix Gershon-Iskowitz, le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des Arts du Canada, ainsi que le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2006. Né à Montréal en 1926, Arnaud Maggs travaille et vit à Toronto.

Catalogue d'exposition : Arnaud Maggs. Identification
L'exposition s’accompagne d’un catalogue bilingue de 240 pages abondamment illustré et produit par le Musée des beaux-arts du Canada. L’ouvrage contient un essai de la commissaire de l’exposition et conservatrice de l’art contemporain du Musée des beaux-arts du Canada, Josée Drouin-Brisebois, une interview avec l’artiste, du directeur adjoint du Norton Museum of Art, en Floride, Charles A. Stainback, et une notice biographique chronologique, par l’adjointe à la conservation en art contemporain du MBAC, Rhiannon Vogl. Le catalogue à couverture souple est disponible à la Librairie du MBAC ainsi qu'en ligne sur le site internet du musée (lien ci-dessous).

Source : Josée Drouin-Brisebois,  Arnaud Maggs. Identification. Musée des beaux-arts du Canada, 2012.

MBAC - Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa 
www.beaux-arts.ca

01/03/12

Expo Tobeen à Bordeaux au Musée des Beaux-arts

Tobeen - Un poète du cubisme
Musée des Beaux-arts de Bordeaux

8 juin - 16 septembre 2012

L'oeuvre de Félix-Elie Bonnet dit TOBEEN (Bordeaux, 1880-1938,  Saint-Valery-sur-Somme) est celle d'un peintre fortement imprégné de ses origines bordelaise qui participe activement au renouvellement artistique mené par les avant-gardes qui sont les acteurs de la naissance de l’art moderne.

Né à Bordeaux en 1880, Tobeen fait partie du cercle du collectionneur et mécène Gabriel Frizeau. Il gardera des liens d'amitié avec certains de ces intellectuels et artistes entourant l'esthète bordelais, comme le critique Olivier Hourcade et surtout André Lhote avec qui il partage très vite un grand intérêt pour le cubisme.

Tobeen TOBEEN (1880-1938)
La nageuse, Collection privée
Courtesy Musée des Beaux-arts de Bordeaux

Il s'établit à Paris en 1907 et fréquente les artistes regroupés à Montparnasse, à la Ruche, foyer de l’avant-gardisme parisien, où il trouve un premier atelier. Cette même année, Pablo Picasso peint Les demoiselles d'Avignon et sonne le coup d'envoi du cubisme. Tobeen est aussi un proche du cercle de Puteaux, côtoyant Jacques Villon, Metzinger, Gleizes et prêche, comme eux, pour un art dont le "sujet devenait le métier" (Jacques Villon).

Dès 1911, il expose à Paris, au Salon des Indépendants dans la salle des cubistes. Mais c'est en 1912 qu'il se fait remarquer, au Salon de la Section d'Or où il présente onze oeuvres en compagnie du groupe qui, sous l'impulsion de Picabia, déferle rue de La Boétie, avec les grands noms de l’art moderne que sont Metzinger, Juan Gris, Gleizes, Marcel Duchamp, Marcoussis, Picabia, Fernand Léger, André Lhote ou encore Jacques Villon et Alexandra Exter.

Son oeuvre qui rencontre alors un grand succès est Les Pelotaris, déjà présentée au Salon des Indépendants de 1912 et acquise par le critique d'art Théodore Duret. Quant au critique du Mercure de France, Gustave Kahn, il juge le peintre "compréhensif, robuste, sculptural, dans ses Pelotaris".

Autre oeuvre remarquable, Le bassin dans le parc de 1913, acquise par Gabriel Frizeau et donnée au musée des Beaux-Arts de Bordeaux par son fils Jean en 1947. Tobeen pousse le cubisme jusqu'à l'abstraction, tout en suggérant, grâce à une touche légèrement mouchetée, les variations de lumière irisant un point d'eau. Guillaume Apollinaire, dans ses commentaires du Salon des Indépendants de 1913, note ses « efforts fervents vers le beau ».

La même année, Tobeen est sélectionné avec trois oeuvres à l’Armory show de New York, Chicago et Boston.

De cette phase cubiste, Tobeen conservera une vision synthétique de la nature qu'il appliquera aussi à la scène de genre et aux portraits. Il ne se départira pas de cette vision de constructeur, qu’il adoucit d’une touche mouchetée qui confère à ses oeuvres, notamment à ses bouquets, un aspect velouté captant la lumière dans une douce sensualité.

La fracture de la première Guerre mondiale entraîne, comme chez beaucoup de ses confrères, un abandon de l’avant-garde artistique. Mais l’adoption d’une figuration qui doit au cubisme une structuration de l’espace et une synthèse des formes maintient l’oeuvre de Tobeen dans la modernité.

Cette exposition rétrospective constitue un événement important dans la mesure où il s'agit de la première consacrée à l'artiste.  Elle comprend une centaine d’œuvres, paysages, portraits, scènes de genre et natures mortes. Ces oeuvres proviennent d’institutions publiques ou de collections particulières de France, des Pays-Bas et de Belgique. Tobeen - Un poète du cubisme ne manquera pas de séduire par les thèmes mêmes que l'artiste aborde, notamment sa série consacrée au Pays Basque. Dans des gestes rituels, les pêcheurs ramènent le poisson, les femmes ravaudent les filets alors que dans le lointain brille le petit port de Socoa. Aucune mièvrerie dans cette peinture, mais une construction rigoureuse de rythmes géométriques que couleurs et matière harmonisent selon un songe intérieur. "La peinture doit être architectonique, décorative d'une surface sans recherche imitative, mais suggestive" écrit le peintre.

L'exposition Tobeen a été proposée au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux par deux chercheurs néerlandais, Edo et Rosella Uber. Les Musées des Pays-Bas sont en effet riches en oeuvres de l'artiste qui, de son vivant même, a exposé tant à Amsterdam, Rotterdam qu'à La Haye. Après sa présentation cet été  à Bordeaux à la galerie des Beaux-Arts, Tobeen - Un poète du cubisme sera exposée cet automne 2012 au musée Flehite à Amersfoort, aux Pays-Bas.

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE BORDEAUX : www.bordeaux.fr

14/10/11

Expo Comme Jamais ! Bordeaux Galerie des Beaux-Arts. Exposition d’oeuvres singulières des collections du MBA de Bordeaux

Exposition: Comme Jamais ! Oeuvres singulières de la collection, Galerie du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, 24 novembre 2011 - 27 février 2012

L’exposition d’automne Comme jamais ! à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux aura lieu du 24 novembre 2011 au 27 février 2012. Cinquante œuvres des collections du musée des Beaux-Arts vont rejoindre les cimaises de la Galerie des Beaux-Arts pour une nouvelle présentation dont l’entrée sera libre. L’exposition permettra de profiter des collections permanentes pendant la période de rénovation et de fermeture du musée, entre le 1er octobre et le printemps 2012.

Cette exposition invite à découvrir des œuvres des collections du musée des Beaux-Arts de Bordeaux jamais ou rarement exposées. Elle donne à voir pour la première fois des œuvres sorties des réserves du musée, en fait découvrir d’autres nouvellement restaurées, d’autres encore récemment acquises. On peut aussi en redécouvrir certaines sublimées par une nouvelle présentation.

Le parcours composé par les équipes du musée des Beaux-Arts permet ainsi la découverte de plusieurs séries de tableaux et dessins pour la plupart inconnus du public :

- Les nouvelles acquisitions : deux acquisitions majeures du musée sont présentées pour la première fois : Portrait de Matisse d’Albert Marquet et Bordeaux. Le voilier blanc. Effet du soir qu’Eugène Boudin a peint en 1874. En outre Le Christ et la Samaritaine, un dessin d'Odilon Redon, et Portrait de femme de Théo Van Rysselberghe font partie des dons de la Société des amis des musées de Bordeaux en 2010.

- Exceptionnellement sortis des réserves : des artistes italiens, flamands ou français comme Alessandro Tiarini, Gaspare Diziani, Pieter Brueghel, Noël Coypel ou encore le contemporain Claude Lagoutte avec Voyage en France, ce rouleau de 17 mètres qui demande un espace approprié pour son déploiement.

- Des œuvres récemment restaurées : L'Adoration des bergers d'Abraham Hondius peinte sur ardoise, et aussi Sacrifice d'André Masson dont l'étude et la restauration complexes ont demandé trois ans au Centre de recherche et de restauration des musées de France.

- Des redécouvertes : c’est l’occasion d’apprécier de nouveau des peintures majeures, parfois éclipsées par d’autres sur les murs du musée : Sainte Famille avec Sainte Dorothée de Paul Véronèse, L'Homme à la main sur le cœur de Frans Hals, Portrait de John Hunter de Sir Thomas Lawrence ou encore Paysage de Venise d'Odilon Redon.

Pour cette exposition, le musée des Beaux-arts propose de présenter un petit nombre d’œuvres, mais chacune d'elle sera mise en valeur par un espace clair, élargi, évitant les interférences. Elle offre la possibilité d’une approche plus intime et plus intense des œuvres.

Galerie du Musée des Beaux-Arts, Bordeaux
Place du colonel Raynal - 33000 Bordeaux

12/06/11

La Fondation du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Présentation de la Fondation du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

La Fondation du Musée des beaux-arts du Canada dont la création date de 1997 est un organisme philanthropique constitué d'un conseil d'administration bénévole et de bienfaiteurs de toutes les régions du Canada voué à assurer la viabilité à long terme et le succès du Musée des beaux-arts du Canada. Sa principale mission consiste à recueillir des dons et à administrer des fonds de dotation pour le Musée des beaux-arts du Canada. Ses bureaux se situent au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa. La Fondation apparaît ainsi comme un organisme traduisant l'institutionnalisation des différents aspects du travail autour du mécénat et des donations antérieurement effectués dans le cadre du MBAC sans ce statut spécifique de Fondation.

Au travers du mécénat la Fondation du MBAC offre ainsi un appui constant au Musée. Grâce aux donateurs des différentes régions du Canada mais aussi quelques uns de l'étranger, les fonds recueillis par la Fondation ont permis la mise en place d'un programme de rayonnement de la collection permanente et l'organisation d'expositions itinérantes. Son action a ainsi permis l'accès d'un plus grand nombre de visiteurs aux oeuvres de la riche collection permanente du MBAC. La Fondation a aussi contribué à l'enrichissement de cette collection permanente du Musée.

La Fondation du Musée des beaux-arts du Canada est présidée par Thomas d'Aquino. Il notait récemment : « Nous sommes des bénévoles dévoués et nous sommes fiers de travailler avec l'équipe de professionnels du Musée qui comptent parmi les plus accomplis du monde. Le Musée des beaux-arts du Canada est à la fois un trésor national et un centre d'excellence artistique international. Grâce à la Fondation, nous sommes déterminés à faire valoir les remarquables réalisations du Musée, tant au Canada que sur la scène internationale » (Communiqué de presse daté du 10 juin 2011).

Son vice-président est le président du Musée, Michael Audain. Il souligne également l'importance du mécénat en soulignant : « Les Mécènes distingués jouent un rôle de premier plan dans les efforts déployés par le Musée pour atteindre ses objectifs. Par leur leadership et leur générosité, ils inspirent les Canadiens à appuyer cette grande institution et favorisent une appréciation toujours plus grande des arts visuels. » (Communiqué de presse déjà cité) 

Actualité de la Fondation du MBAC : la Fondation rend hommage à ses principaux donateurs et mécènes 

Les bienfaiteurs du Musée des beaux-arts du Canada se réunissent à Ottawa le 13 juin 2011 à l'invitation de la Fondation du Musée des beaux-arts du Canada et en présence de David Johnston, gouverneur général du Canada. Plus de 100 invités venus des quatre coins du Canada et de l'étranger prendront part à cette réception organisée par le Musée des beaux-arts du Canada pour les remercier. C'est la juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, qui présidera la soirée à titre de marraine de l'événement. 

« Nous sommes très honorés d'accueillir au Musée les amis et admirateurs de notre précieux trésor national, a souligné Thomas d'Aquino, président du conseil d'administration de la Fondation du Musée et président des Mécènes distingués. Mes collègues administrateurs de la Fondation se joignent à moi pour saluer les loyaux bienfaiteurs du Musée qui reconnaissent l'importance des arts visuels dans la vie culturelle canadienne. » De même, le directeur général du Musée, Marc Mayer, a déclaré : « La Fondation est un exemple éloquent de bénévolat. La Fondation nous soutient financièrement et nous aide à mieux faire connaître le Musée, sa collection permanente et ses expositions temporaires. Les Mécènes distingués à qui nous rendront hommage le 13 juin sont une illustration des initiatives philanthropiques qui permettront au Musée de réaliser ses objectifs ambitieux. »

FONDATION DU MUSEE DES BEAUX-ARTS DU CANADA
www.fondationmbac.ca

05/12/10

Exposition Heemskerck et l’humanisme au Musée des Beaux Arts de Rennes

Heemskerck et l'humanisme. Une œuvre à penser
Affiche de l'exposition Heemskerck (c) Musée des Beaux-Arts de Rennes, 2010Musée des Beaux-Arts de Rennes
Jusqu'au 4 janvier 2011

Le musée des Beaux-Arts de Rennes présente jusqu’au 4 janvier 2011, l'exposition-dossier Heemskerck et l'humanisme consacrée à MAARTEN VAN HEEMSKERCK (Heemskerk, 1498 - Haarlem, 1574), l'un des plus grands artistes de la Renaissance dans les anciens Pays-Bas.

Plus que tout autre, Heemskerck mérite le qualificatif d’artiste humaniste : passionné par la culture antique qu’il découvre avec enthousiasme lors de son séjour à Rome de 1532 à 1536, Heemskerck rentre à Haarlem imprégné des idées de la Renaissance italienne. 

L'exposition-dossier s'articule autour du chef d'œuvre de l'artiste conservé à Rennes, le célèbre  Saint Luc peignant la Vierge (vers 1553), dont elle met en lumière l'inspiration humaniste, commune avec l'œuvre graphique de l'artiste, présentée pour la première fois en France, avec 64 dessins, estampes et livres anciens. A partir des années 1550, Heemskerck réalise en effet de nombreux dessins (près de 600) pour la gravure, qui constituent désormais la partie la plus importante de son activité. Il s'empare de ce nouveau moyen d'expression artistique, qui lui apporte une renommée européenne, pour diffuser des sujets originaux et érudits, en étroite collaboration avec de grands humanistes haarlémois. Hadrianus Junius, médecin, historien et philologue, est l'auteur de nombreux vers accompagnant les estampes d’Heemskerck, et Dirck Volkertsz Coornhert, graveur et théologien, lui suggère les thèmes de plusieurs séries d’allégories morales. 

L'exposition aborde successivement trois aspects fondamentaux de l'humanisme : l’intérêt pour le corps humain, la place centrale de l’homme dans l'univers et son éducation morale : « Les hommes ne naissent pas hommes, ils le deviennent » écrit Erasme. 

o L'étude et la représentation du corps humain requièrent des connaissances antiques et scientifiques qui font de l'artiste un intellectuel à part entière (première section). 

o La représentation de saint Luc en médecin sur le tableau de Rennes répond aux allégories astrologiques illustrant la place de l'homme dans le cosmos (deuxième section). 

o Les allégories délivrant des leçons pour la vie quotidienne – trait plus spécifique à l’humanisme nordique – sont nourries de savantes lectures, de Pétrarque à Érasme (troisième section).

 

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE RENNES 
20 quai Emile Zola
35000 RENNES

 

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11/10/10

Erró, 50 ans de collages, Musée des Beaux Arts de Dôle

Erró, 50 ans de collages
Musée des Beaux-Arts de Dôle
 
Jusqu’au 16 janvier 2011

Le musée des Beaux-Arts de Dôle présente l’exposition ERRO, 50 ans de collages et revient sur le travail original de création de cet artiste d’origine islandaise, figure incontournable de la Figuration Narrative depuis 1964. Le musée, dont la collection d’art contemporain est essentiellement centrée sur ce courant, l’a valorisé à travers de nombreuses expositions monographiques ou collectives : Rétrospectives Monory, Peter Saul, Bernard Rancillac, Gérard Fromanger notamment, La Figuration Narrative dans les collections publiques, etc.. Dès 1985, une exposition monographique au musée des Beaux-Arts de Dole avait été consacrée à la série des musiciens produite par Erró.

Cette nouvelle exposition apporte un éclairage inédit sur l’œuvre découpé et collé de l’artiste et révèle la part secrète de son travail, trop souvent réduit à sa seule production picturale.

Exposition conçue par le Centre Pompidou (exposition du 15 février au 24 mai 2010) et réalisée par le musée des Beaux-Arts de Dole. Elle a été organisée avec le soutien de la DRAC Franche-Comté, du Conseil général du Jura, du Conseil régional de Franche-Comté et de l’Association des Amis des musées du Jura. Elle s’inscrit dans le cadre de l’année Utopies & Innovations organisée par la Métropole Rhin-Rhône.

Musée des Beaux Arts de Dôle, 2 octobre 2010 - 16 janvier 2011

Le catalogue de l’exposition sera présenté dans le message suivant.

04/10/10

Expo Corps a Corps à Dunkerque au Musée des Beaux-Arts

Corps α corps
MBA - Musée des Beaux-Arts, Dunkerque

Jusqu’en Octobre 2011

 

CORPS A CORPS - Exposition au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque

Affiche de l’exposition au MBA de Dunkerque. Sur l’affiche, une photo de Nicole Tran Ba Vang, Sans titre 06, série Collection printemps/été 2001, 2001 © ADAGP, Paris 2010. Courtesy MBA de Dunkerque / Ville de Dunkerque.

Quatrième invitation à explorer la diversité des collections des musées de Dunkerque, Corps α corps met en exergue le corps, objet de tous les fantasmes et désirs, sujet de fascination des artistes depuis des temps immémoriaux. Commencée en mai, cette exposition ce termine ce mois-ci.

Avec les deux affiches ci-dessus et ci-dessous, le Musée des Beaux-Arts de Dunkerque souligne parfaitement sa volonté de mettre en lumière la diversité des approches du corps par les artistes. Cette différence peut être liée aux changements culturels d’une époque à une autre. Mais parmi les artistes d’une même époque, les différences sont également importantes.

 

CORPS A CORPS - Exposition au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque

Affiche de l’exposition au MBA de Dunkerque. Sur l’affiche, une peinture de Charles Zacharie Landelle, Suzanne au bain, 19e siècle © Pierre Moine. Courtesy MBA de Dunkerque / Ville de Dunkerque.

Charles Zacharie Landelle

Oeuvre figurant sur la seconde affiche. Charles Zacharie Landelle, Suzanne au bain, 19e siècle © Pierre Moine. Courtesy MBA de Dunkerque / Ville de Dunkerque.

Certains diront que le sujet a été maintes fois rebattu. Pourtant, les démarches d’artistes contemporains tendent à prouver que cette fascination est toujours d’actualité puisqu’elle est cœur de leurs recherches artistiques. A croire que le sujet est inépuisable. Car depuis les représentations des plus classiques, proches d’un réalisme extrêmement codifié, les représentations du corps ont donné lieu à diverses partitions artistiques, à leurs débuts scandaleuses, qui continuent aujourd’hui d’alimenter le débat.

Qu’il est pourtant loin le temps où pudeur et mœurs contraignaient les artistes à se plier aux règles de bienséance. Le chemin parcouru depuis leur laisse une liberté d’expression sans entrave mais cela ne signifie pas pour autant que leur démarche emporte systématiquement l’adhésion de chacun.

Joseph Felon

Joseph Felon, Andromède, 1849
© Philippe Beurtheret. Courtesy MBA Dunkerque

Le corps est l’une des données constitutives de l’existence humaine : c’est dans et avec son corps que chacun de nous naît, vit et meurt. C’est dans et par son corps qu’on s’inscrit dans le monde et que l’on rencontre autrui. À la fois objet matériel qui s’inscrit dans le devenir et le paraître et objet que nous sommes (signe de notre humanité et de notre subjectivité) le corps trouve tout son intérêt lorsqu’on cherche à comprendre ce qu’est l’homme. C’est ce qui intéressait le musée et c’est ce que l’exposition Corps α Corps cherche à montrer : comment le corps, objet de multiples représentations et aussi d’obsessions dans notre civilisation contemporaine, objet aussi d’enjeux extrêmement divers, de l’initiation rituelle à la séduction ou même à la domination, incarne-t-il la personne humaine au sein du monde dans lequel elle vit ?

Aristide Emilie Numa Bourel

Aristide Emilie Numa Bourel, L’Ecorcheuse de raies, 1875
© Jean-Claude Mallevaey. Courtesy MBA Dunkerque

L’exposition du musée des Beaux-Arts offre un parcours en cinq volets présentant diverses approches.

- Corps, parure, apparence
- Corps, séduction, sensualité
- Corps, tension, énergie
- Fragments, morceaux, é-cor-chures
- Corps émergents, corps évanescents

Le point de départ de ces questionnements est la collection des musées de Dunkerque, enrichie d’œuvres d’autres institutions de l’Euro-région, musées, FRAC, de galeries, de chercheurs, d’artistes ou de collectionneurs ; celles-ci viennent renforcer ou éclairer les différentes séquences (voir liste des prêteurs ci-dessous).

Tony Oursler

Tony Oursler, How does it feel, 1995
Installation vidéo © Tony Oursler.
Courtesy MBA Dunkerque

 

Commissaires de l’exposition

Aude Cordonnier, conservateur en chef
Claude Steen-Guélen, attaché de conservation
Nadia Rambaud, chargée de médiation
Avec l’assistance de Pauline Lourdel, étudiante en master à Paris

Listes des prêteurs

Musée/site archéologique départemental, Bavay ; Château-musée, Boulogne-sur-Mer ; Musées royaux d’art et d’histoire de Belgique, Bruxelles ; Musée des Beaux-Arts, Calais ; Musée de la Chartreuse, Douai ; Musée du Dessin et de l’Estampe originale, Gravelines ; Musée départemental Henri Matisse, Le Cateau-Cambrésis ; Musée d’Histoire naturelle et d’Ethnographie, Lille ; Musée du Quai Branly, Paris ; Musée de l’Hôtel Sandelin, Saint-Omer ; Musée départemental -Atelier du Verre, Sars-Poteries ; Musée des Beaux-Arts, Valenciennes ; FRAC Nord-Pas de Calais ; Galerie Serge Le Borgne, Paris ; Henri Cueco ; Angèle Etoundi Essamba ; Bertrand Gadenne ; Nicole Tran Ba Vang ; Jabiru Prod, Toulouse ; Terredocs, Toulouse ; Maïté et Paul Dequidt, Wormhout ; Eugène-Jean Leroy

INFORMATIONS PRATIQUES
Musée des Beaux-Arts
Place du Général-de-Gaulle - 59140 Dunkerque

www.ville-dunkerque.fr

Dates et horaires: Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h15 et de 14h à 18h. Fermé le 1er mai, le 15 août, le 1er novembre, les 24 et 31 décembre après-midi, le 25 décembre.

Tarifs : Billet commun pour le LAAC et le musée des Beaux-Arts, valable 7 jours. Entrée individuelle : 4 € 50 / Tarif réduit : 3 € / Tarif 18-25 ans : 1 € 50. Gratuit pour les moins de 18 ans et chaque premier dimanche du mois.

21/09/10

Expo Judit Reigl, Nantes, Musée des Beaux-Arts - Depuis 1950, le Déroulement de la peinture

Judit Reigl 
Depuis 1950, le Déroulement de la peinture
Musée des Beaux-Arts de Nantes 
Commissaires : Blandine Chavanne et Alice Fleury 
9 octobre 2010 - 2 janvier 2011

Le musée des Beaux-Arts de Nantes organise une rétrospective de Judit Reigl présentant la richesse et la complexité du travail de cet artiste majeure. Son parcours est illustré à travers une sélection d’environ 90 peintures et quelques œuvres sur papier issues de collections publiques françaises, de collections partculières françaises et étrangères ainsi que de l’atelier de l’artiste. 

Biographie de Judit Reigl

Après avoir suivi les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Budapest de 1941 à 1946, Judit Reigl reçoit une bourse pour partr en voyage d’étude en Italie. Ce séjour initatque durera trois ans et sera l’occasion de découvrir les œuvres qui vont marquer son art, tout en questonnant l’actualité de sa propre créaton. A son retour, Judit Reigl (née en 1923 à Kapuvar) décide de quiter défnitvement son pays natal, la Hongrie, pour la France. Après huit tentatives, elle réussit à traverser le « rideau de fer » et arrive finalement à Paris le 25 juin 1950.   

Elle peint des images oniriques qui atirent très vite l’atention d’André Breton. Toutefois, à la recherche d’un « automatisme total à la fois psychique et physique », elle entreprend à partir de 1953 la réalisaton d’une œuvre picturale abstraite, qui l’éloigne rapidement du groupe surréaliste. Ce moment de sa carrière est marqué par une intense gestualité (Eclatement, Centre de dominance). Au cours des années 1960, la figure humaine ressurgit à nouveau dans ses deux séries Homme puis Drap, Décodage, mais de manière quasi spectrale, sur des fonds vides. Ses Déroulement des années 1970-80, défnis par l’artiste en tant qu’« action dans la durée pour trouver cette source fixe qui permet que le mouvement existe », illustrent un retour à l’abstracton et entérinent l’importance du geste dans la démarche picturale de l’artiste. 

Le travail de Judit Reigl, de ses premières œuvres jusqu’à ses développements les plus récents, témoigne d’une lutte avec la matière et la forme, d’une insatiable recherche sur la matérialité de la peinture et l’identité du corps humain. Sa peinture échappe à toutes classifications puisqu’elle passe librement de l’abstraction à la figuration (anthropomorphique) sans contradiction aucune. Ces passages successifs, ces allers-retours d’une série à l’autre caractérisent ainsi l’ensemble de son œuvre.

Les œuvres de Judit Reigl ont été récemment exposées au Musée Natonal d’Art moderne, Centre Pompidou dans l’expositon elles@centrepompidou (mai 2009 - février 2011). Elles sont récemment entrées dans les collections du Metropolitan Museum of Art, du MOMA à New York et de la Tate Modern à Londres. Une importante rétrospective lui a été consacrée au Centre for Modern and Contemporary Arts à Debrecen en Hongrie (17 juin - 19 septembre 2010).

L'exposition

L’exposition présente de manière chronologique les grands moments qui jalonnent la carrière de Judit Reigl, et permet de rendre hommage à une artiste dont le parcours se situe à l’écart des modes mais croise cependant tous les questionnements de la peinture contemporaine. Les expérimentations de Judit Reigl sont proches de celles menées dans les années 1950 par des artistes comme Jean Degottex ou Simon Hantaï, ou encore de celles du mouvement Supports-Surfaces dans les années 1970.

Le parcours de Judit Reigl répondant à celui de la collection de peintures du musée, parallèlement à l’exposition, un nouvel accrochage est présenté dans les salles d’art moderne et contemporain. 

Une programmation de musique, films et lectures accompagne l’exposition.
L’expositon bénéficie du soutien de la Société Générale.

Commissaires de l'exposition
Blandine Chavanne est conservatrice en chef et directrice du musée des Beaux-Arts de Nantes
Alice Fleury est chargée de la collecton d’art contemporain au musée des Beaux-Arts de Nantes

Un catalogue 
Publié chez Fage, le catalogue de l'exposition réunira des textes de :
Blandine Chavanne,
Alice Fleury,
Guitemie Maldonado, maître de conférences à l’Université de Paris I,
Alison de Lima Greene, conservateur au Musée des Beaux-Arts de Houston,
Marcelin Pleynet, critque d’art et essayiste,
des textes de Judit Reigl,
et un entretien de Jean-Paul Ameline.

Musée des Beaux-Arts de Nantes 
10 rue Georges-Clemenceau - Nantes
www.museedesbeauxarts.nantes.fr
Tramway : ligne 1, arrêt Duchesse Anne + Busway (place Foch)

01/09/10

Un point de vue sur la photographie contemporaine en Europe de l’Est - Musée des Beaux-arts de Nantes

Un point de vue sur la photographie contemporaine en Europe de l’Est  
La collection de la Société Générale 
Musée des Beaux-arts de Nantes 
Jusqu'au 12 septembre 2010 

Le musée des Beaux-arts de Nantes présente un choix de photographies provenant de la collection de la Société Générale. Cette sélection transnationale montre la diversité et le dynamisme de la scène artistique d’Europe de l’est (Slovaquie, Serbie, Hongrie, Slovénie, etc.) en proposant les œuvres de sept artistes, qui témoignent d’une vision polyphonique de l'art au sein d'un seul médium, la photographie : Erik Binder, Danica Dakic, Dominika Horakova, Panos Kokkinias, Gabor Ösz, Klavdij Sluban, Matej Andraz Vogrincic. Bien que les travaux de ces artistes réunis ici ne puissent se résumer à un vocable unique, leurs sujets de prédilection sont liés à des préoccupations communes : l'histoire, la mémoire, le jeu sur les codes de la représentation, la relecture des avant-gardes ou plus largement celle de l'histoire de l'art. 

Le musée des Beaux-arts de Nantes conserve dans ses collections plusieurs œuvres d'artistes contemporains originaires d'Europe de l'Est comme Marina Abramovic, Jana Sterbak ou Anri Sala. Quelques-unes de ces œuvres sont présentées en contrepoint de l’exposition. 
  
Artistes exposés

Erik BINDER
Né en 1974 à Bratislava (Slovaquie) 
Vit et travaille à Bratislava 

Expositions personnelles (sélection) : 
2004 : Go and Kill it!, Galerie & Projekte Mathias Kampl, Berlin, Allemagne. 
2004 : Kunst-fu Featuring Zden SPACE, Gallery Priestor for Contemporary Arts, Bratislava, Slovaquie. 
2003 : Superstart /with Kamera skura/, Czechoslovak Pavilion, La Biennale de Venise, Italie. 
2001 : Youth Forbidden, Gallery of Emil Filla, Ústí n. Labem, République Tchèque. 
2001 : Windows of Space Wide Open, Gallery Priestor for Contemporary Arts, Bratislava, Slovaquie. 

Expositions collectives (sélection) :  
2008 : Micro-narratives Tentation des petites réalités, Musée d'art moderne, Saint-Etienne, France. 
2004 : Challenge, GJK/Synagogue, Trnava, Slovaquie. 
2004 : EU Positive, Akademie der Kunst, Berlin, Allemagne. 
2003 : Stadt in Sicht - Neue Kunst aus Bratislava, Kunstlerhaus, Vienne, Autriche. 
2001 : Oskar Čepán Art Prize, City Gallery Bratislava, Slovaquie. 
   
Danica DAKIC  
Née en 1962 à Sarajevo (Bosnie) 
Vit et travaille entre Sarajevo et Düsseldorf (Allemagne) 

Expositions personnelles (sélection) : 
2009 : Danica Dakic, Kunsthalle Düsseldorf, Allemagne. 
2008 : Triptychon, Mala Galerija, Museum of Modern Art Ljubljana, Slovénie. 

Expositions collectives (sélection) :  
2010-2011 : Isole Mai Trovate : Islands Never Found, Palazzo Ducale, Gènes Italie; State Museum of Contemporary Art, Thessaloniki, Grèce; Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole, France. 
2009 : El Dorado. Ueber Das Versprechen Der Menschenrechte, Kunsthalle Nürnberg, Allemagne. 

Dominika HORAKOVA 
Née en 1974 à Bratislava (Slovaquie) 
Vit et travaille entre Bratislava et Prague (République Tchèque) 

Expositions personnelles (sélection) : 
2002 : Can You Show me What Do You Have In Your Bag, Open Gallery, Bratislava, Slovaquie. 
2000 : 25 Hours at Day, Prague, République Tchèque. 
2000 : Clinically Tested, Linhart Foundation, Prague, République Tchèque. 

Expositions collectives (sélection) :  
2008 : Micro-narratives Tentation des petites réalités, Musée d'art moderne, Saint-Etienne, France. 
2007 : Central europe Revisited I, Sala Terrena, Eisenstadt, Autriche. 

Panos KOKKINIAS 
Né en 1965 à Athènes (Grèce) 
Vit et travaille à Athènes 

Expositions personnelles (sélection) : 
2007 : Galerie Xippas, Paris et Athènes
2006 : Findings, Artissima 13, Turin, Italie.  

Expositions collectives (sélection) :  
2009 : Realities and Plausibilities. Re-enacting Realism in Contemporary Photographic Art, Galerie Xippas, Athènes, Grèce. 
2009 : Auto. Sueno y Materia, Laboral, exposition itinérante: Centro de Arte y Creacion Industrial, Gijon & Centro de Arte Dos de Mayo, Madrid, Espagne. 
2007 : The Athens effect : l’image photographique dans l’art contemporain, Maison Européenne de la Photographie, Paris, France. 

Gabor OSZ 
Né en 1962 à Dunaujvaros (Hongrie) 
Vit et travaille à Amsterdam (Hollande) 

Expositions personnelles (sélection) : 
2009 : Echoes Worlds End Contemporary, Londres, Grande-Bretagne. 
2009 : Colors of Black and White : From Pigment to Light, Galerie Loevenbruck, Paris, France. 
2006 : Gabor Osz, Gallery van der Grinten, Cologne, Allemagne. 

Expositions collectives (sélection) : 
2008 : Nature as Artifice  - New Dutch Landscape in Photography and Video Art, Kröller-Möller Museum, Otterlo, Pays-Bas. 
2005 : L'invention du paysage, Musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier, Lons-le-Saunier, France. 
2005 : Contemporary Dutch Photography, Kumho Museum of Art, Séoul, Corée du Sud. 

Klavdij SLUBAN 
Né en 1963 à Paris (France) 
Vit et travaille à Paris 

Expositions personnelles (sélection) :  
2006 : Musée des Beaux-arts de Canton, Chine. 
2003 : Musée d'Art Moderne, Ljubljana, Slovénie. 

Expositions collectives (sélection) :  
2003 : Image et Paysage, 16 photographes français, Jakarta, Indonésie. 
2003 : Festival International de Skopelos, Centre de la Photographie, Grèce.  
1998 : K. Sluban et les jeunes détenus de Fleury-Mérogis : les lieux d'un piège. Maison Européenne de la Photographie, Paris, France. 
1994 : D' Est en Ouest, Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris, Fance. 

Matej Andraz VOGRINCIC 
Né en 1970 à Ljubljana (Slovénie) 
Vit et travaille à Ljubljana 

Expositions personnelles (sélection) :  
2003 : Moon Plain, Museum of Modern Art, Ljubljana, Slovenie. 
2002 : Moon Plain, SOFA Gallery, Christchurch, Nouvelle Zélande. 

Expositions collectives (sélection) :  
2005 : Slovene Art 1995-2005: Territories, Identities, Nets, Museum of Modern Art, Ljubljana, Slovenie. 
2005 : The First Line, 26th Biennale of Graphic Arts, Ljubljana, Slovenie. 
2004 : Slovene Art 1985–1995, Museum of Modern Art, Ljubljana, Slovenie. 

Le catalogue de l'exposition est publié chez Burozoïque 

Musée des Beaux-arts de Nantes
Salles d’art contemporain
18 juin - 12 septembre 2010