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05/12/10

Exposition Heemskerck et l’humanisme au Musée des Beaux Arts de Rennes

Heemskerck et l'humanisme. Une œuvre à penser
Affiche de l'exposition Heemskerck (c) Musée des Beaux-Arts de Rennes, 2010Musée des Beaux-Arts de Rennes
Jusqu'au 4 janvier 2011

Le musée des Beaux-Arts de Rennes présente jusqu’au 4 janvier 2011, l'exposition-dossier Heemskerck et l'humanisme consacrée à MAARTEN VAN HEEMSKERCK (Heemskerk, 1498 - Haarlem, 1574), l'un des plus grands artistes de la Renaissance dans les anciens Pays-Bas.

Plus que tout autre, Heemskerck mérite le qualificatif d’artiste humaniste : passionné par la culture antique qu’il découvre avec enthousiasme lors de son séjour à Rome de 1532 à 1536, Heemskerck rentre à Haarlem imprégné des idées de la Renaissance italienne. 

L'exposition-dossier s'articule autour du chef d'œuvre de l'artiste conservé à Rennes, le célèbre  Saint Luc peignant la Vierge (vers 1553), dont elle met en lumière l'inspiration humaniste, commune avec l'œuvre graphique de l'artiste, présentée pour la première fois en France, avec 64 dessins, estampes et livres anciens. A partir des années 1550, Heemskerck réalise en effet de nombreux dessins (près de 600) pour la gravure, qui constituent désormais la partie la plus importante de son activité. Il s'empare de ce nouveau moyen d'expression artistique, qui lui apporte une renommée européenne, pour diffuser des sujets originaux et érudits, en étroite collaboration avec de grands humanistes haarlémois. Hadrianus Junius, médecin, historien et philologue, est l'auteur de nombreux vers accompagnant les estampes d’Heemskerck, et Dirck Volkertsz Coornhert, graveur et théologien, lui suggère les thèmes de plusieurs séries d’allégories morales. 

L'exposition aborde successivement trois aspects fondamentaux de l'humanisme : l’intérêt pour le corps humain, la place centrale de l’homme dans l'univers et son éducation morale : « Les hommes ne naissent pas hommes, ils le deviennent » écrit Erasme. 

o L'étude et la représentation du corps humain requièrent des connaissances antiques et scientifiques qui font de l'artiste un intellectuel à part entière (première section). 

o La représentation de saint Luc en médecin sur le tableau de Rennes répond aux allégories astrologiques illustrant la place de l'homme dans le cosmos (deuxième section). 

o Les allégories délivrant des leçons pour la vie quotidienne – trait plus spécifique à l’humanisme nordique – sont nourries de savantes lectures, de Pétrarque à Érasme (troisième section).

 

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE RENNES 
20 quai Emile Zola
35000 RENNES

 

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29/11/10

Exposition Photographies Ellen Kooi, Hors de vue – Institut Néerlandais, Paris

Ellen Kooi : Out of Sight / Hors de vue
Institut Néerlandais, Paris
Jusqu'au 22 décembre 2010

 

ELLEN KOOI, Siblini – Rim, 2006

Photographie © ELLEN KOOI, Siblini – Rim, 2006.
Courtesy Galerie Les Filles du Calvaire, Paris, France

 

Dans le cadre du Mois de la Photo 2010, l’Institut Néerlandais à Paris présente la première grande exposition rétrospective en France de la photographe néerlandaise ELLEN KOOI. L’œuvre d’Ellen Kooi a été couverte d’éloges et louée par différents critiques d’art et des commissaires de grands musées pour son originalité et son esthétique aliénée. Un travail photographique féerique et inspiré par des paysages parfois très néerlandais, comme les grandes surfaces des polders et les digues. Ainsi, les photographies d’Ellen Kooi étonnent, intriguent, voire émerveillent. On s’interroge sur ce que l’on regarde  ; une image chimérique, parfois inquiétante ou bien une « vraie » image dont la mise en scène serait savamment orchestrée.

L’imagerie très particulière d’Ellen Kooi a plusieurs origines. Tout d’abord, sa prédilection pour la mise en scène est sans doute issue du théâtre, milieu dans lequel elle a débuté son travail de photographe. Elle s’en inspire à l’évidence dans ses compositions et préfigure d’ailleurs celles-ci par des croquis, et, tel un metteur en scène, utilise ses modèles comme des acteurs. Le spectateur est souvent confronté à des personnages dans des positions/actions incongrues qu’elle implante dans un milieu urbain ou dans des paysages verdoyants, telles six femmes pêchant en arc de cercle sur un quai du bout du monde ou bien une femme appelant un interlocuteur improbable devant une bouche d’égout.

Avec ces mises en situations quelque peu extravagantes, on peut également rattacher son travail penchant pour l’univers surréaliste. Cette prédilection pour l’absurde et l’humour fait écho aux travaux de nombreux artistes néerlandais tels que Teun Hocks.

On relève parallèlement, dans son œuvre, d’autres caractéristiques de la photographie néerlandaise contemporaine. Ainsi, ses images, mélange de réalité et de symbolisme, dont l’unicité des compositions est achevée en explorant les possibilités du numérique, sont certainement liées au goût pour une photographie manipulée que l’on retrouve chez de nombreux plasticiens néerlandais. Ces artistes, amoureux de l’étrange, tels que Inez van Lamsweerde, se font remarquer depuis quelques années par des manipulations oserions-nous dire plus « génétiques » que simplement numériques de l’image. Ellen Kooi quant à elle met à profit cette technique pour accentuer la « dé-réalisation » des mises en scènes et renforce ce procédé par l’usage d’éléments cinématographiques. D’une part, les prises de vues à la Hitchcock, souvent basses ou en contre plongée, imposent au spectateur une perception de la scène au niveau du sol comme s’il débouchait sur un monde dont il serait l’intrus tel Alice aux pays des merveilles. D’autre part, l’irréalité des scènes irisées de couleurs très particulières – qu’elles soient foues, saturées voire criardes – contribuent à nourrir l’aspect cinématographique du décor. Enfin, les photographies, souvent prises en format panoramique, confortent cette vision en cinémascope.

Née à Leeuwarden en 1962, Pays-Bas, ELLEN KOOI vit et travaille à Haarlem, Pays-Bas. Etudes artistiques : Académie d’Art Minerva ABK, Groningue, Pays-Bas (1981-1987) ; Post graduate en art à la Rijksacademie van Beeldende kunsten (Académie Nationale des Beaux-Arts), Amsterdam, Pays-Bas (1993-1994)

En 2010, elle a également exposée au Centre Image ⁄ Imatge, Orthez, 16 juillet - 25 septembre 2010 : Ellen Kooi, photographies, ainsi qu'à Paris Photo avec la Galerie Les Filles du Calvaire et à la Fiac avec la Galerie Beaumontpublic.

Expositions prévues en 2011 :

Imaginary Realities, 15 janvier - 10 avril 2011, avec Astrid Kruse Jensen, Stedelijk Museum, Bois-le-Duc, Pays-Bas
Ellen Kooi: photographies, 20 avril - 5 juin 2011,  Le Château d’Eau, Toulouse, France
Photo Event, juin - septembre, Mechelen, Belgique

Site internet d’Ellen Kooi : www.ellenkooi.nl

CATALOGUE D'EXPOSITION : il est édité par Filigranes Editions avec un texte de Bernard Marcelis, critique d’art, et une introduction de Frits Gierstberg, chargé des expositions au Musée néerlandais de la Photographie à Rotterdam.

Cette exposition de photographies est organisée en collaboration avec la Galerie Les Filles du Calvaire, Paris : www.fillesducalvaire.com

Elle est organisée en partenariat avec la galerie municipale du Château d’eau à Toulouse et le centre Image/imatge d'Orthez ; avec l’aide de la Fondation Mondrian, Amsterdam. Avec le soutien de Thalys.

INSTITUT NEERLANDAIS 
121, rue de Lille
75007 Paris

Horaires d'ouverture : Tlj sauf le lundi, de 13h à 19 h

www.institutneerlandais.com

17-11 -> 22-12-2010