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03/11/10

Manga Impact ! Le monde de l’animation japonaise

 

Manga Impact - Phaidon - 2010

 

Parution Novembre 2010 chez PHAIDON

Manga Impact !
Le monde de l’animation japonaise
Sous la direction de Carlo Chatrian et Grazia Paganelli 

Composée de deux idéogrammes, «  man » – qui désigne, selon le contexte, l’imprécision ou la légèreté – et « ga » – la représentation graphique –, l’expression « manga » a longtemps été traduite par « dessin au trait libre » ou « esquisse au gré de la fantaisie ». Si elle est utilisée dès la fin du XVIIIe siècle, elle n’est vraiment connue de l’Occident qu’avec Hokusai, à la fin du XIXe siècle, qui l’utilise pour désigner ses recueils de croquis et de caricatures. Existant sous leur forme actuelle depuis le milieu du XIXe siècle, les mangas sont aujourd’hui tirés à des millions d’exemplaires et font partie intégrante du quotidien des Japonais.

Prépubliés dans des magazines bon marché imprimés sur papier recyclé, ils paraissent par épisodes puis, en cas de succès, sous forme de volumes reliés. Chaque catégorie de citoyens a son manga : il y en a pour les filles (les shôjo) et pour les garçons (les seinen ou les shonen). On distingue également différents genres, tels les mecha mettant en scène des robots, les hentai, sexuellement très explicites, les lolicom, plus ou moins érotiques ou encore les yaoi, genre mettant en scène des amours homosexuelles masculines.

Tezuka Osamu peut être considéré comme le premier créateur moderne de manga (mangaka). Grand admirateur de Walt Disney, c’est lui qui va en définir les canons en créant le personnage d’Astro dont les yeux et la tête surdimensionnés ne sont pas sans rappeler les traits de personnages comme Bambi ou Mickey. Depuis les années 1960, les mangas à succès sont systématiquement adaptés en séries de dessins animés destinés à la télévision (anime) et diffusés partout dans le monde comme les Pokémon ou les Doraemon.

 

nausicaa

Nausicaa, p. 182 de Manga Impact ! (courtesy Phaidon)

 

C’est d’ailleurs en 1978, avec la série télévisée Goldorak, que le manga est popularisé en France. Tout au long des années 1980 et 1990, une génération entière d’enfants va grandir en découvrant ces animes aussi différents que Candy, Albator, Heidi ou Les Chevaliers du Zodiaque. Au même moment, le phénomène s’accentue avec l’apparition des consoles et jeux vidéo. Dans sa version papier, le manga caracole aujourd’hui en tête des ventes de livres et est devenu un phénomène éditorial majeur, notamment en France, qui est désormais, après le Japon, le pays le plus gros consommateur de mangas au monde.

Pour s’y retrouver dans cet univers tentaculaire, Manga Impact  ! privilégie une approche simple et didactique en récapitulant tous ces éléments, depuis les films mondialement connus jusqu’aux derniers projets d’avant-garde des nouvelles générations d’auteurs et d’animateurs.

Atom Astro Boy Manga Impact  ! Le monde de l’animation japonaise présente, par ordre alphabétique,  plus de 300 entrées consacrées aux réalisateurs, producteurs, compositeurs, scénaristes, films et personnages les plus célèbres de l’animation japonaise.

Atom Astro Boy, p. 24 de Manga Impact ! (courtesy Phaidon)

Ce livre présente les grands réalisateurs les plus influents comme Miyazaki Hayao (Le Voyage de Chihiro, Le Château ambulant) et Otomo Katsuhiro (Akira), tout en donnant des informations complètes sur une myriade de séries télévisées, de studios et d’artistes – comme Dragon Ball, le studio Ghibli ou Tezuka Osamu. Il explore également la dimension historique, culturelle, sociale et économique de l’animation japonaise, tout en étudiant les développements de la technique et l’arrivée de l’informatique dans le paysage cinématographique.

Richement illustré et conçu dans l’esprit d’un manga, Manga Impact  ! Le monde de l’animation japonaise constitue une véritable encyclopédie, un livre de référence propre à satisfaire tout autant les néophytes, les fans de mangas et de films d’animation, et les cinéphiles.

 

Hokuto No Ken

Page 94 de Manga Impact ! Courtesy Phaidon

 

MANGA IMPACT ! – LES 13 ESSAIS : 

13 essais écrits par les plus grands spécialistes internationaux analysent l’importance de cette forme d’art et l’impact que le manga et le film d’animation ont eu en Europe, en particulier depuis le milieu  des années 1970.

- Des Doga Eiga au film d’animation. Une histoire de l’animation japonaise.

- Les perceptions enfantines. Pensées sur le génie japonais de l’animation.

- Éros anime : le manga prend vie.

- Regarder mieux et plus longtemps. Le temps de l’artifice et le temps de la réflexion.

- Comment le manga a réinventé la bande dessinée.

- Graphisme sur ordinateur ou retour aux origines ? La question de l’évolution du cinéma d’animation.

- La puissance de Dieu. Genèse et évolution des super-robots.

- Mes yeux s’amusent bien. Manga et pédagogie de la violence.

- La manne manga.

- Les relations entre manga et film d’animation.

- Jeux vidéo + manga + animation. La convergence croissante des médias.

- L’inquiétude de l’âme. Formes infinies du paysage dans l’animation japonaise.

- De la cité au réseau.

 

MANGA IMPACT ! – LES AUTEURS

Calimero L’intérêt de l’ouvrage repose bien entendu sur la qualité des auteurs qui y ont contribués. C’est grâce à la pertinence de leur analyse que Manga Impact ! Le monde de l’animation japonaise ne s’adresse pas seulement le “grand public” mais constitue aussi un ouvrage de référence pour les passionnés de mangas, disposant déjà d’un bon niveau de connaissance sur le sujet.

Calimero, page 27 du livre (courtesy Phaidon)

Car les auteurs sont à la pointe de l’information et de la réflexion sur les sujets qu’ils abordent.

Philip Brophy est musicien, cinéaste, auteur et universitaire.

Carlo Chatrian est critique de cinéma et consultant pour différents festivals de films.

Jonathan Clements est l’auteur de Schoolgirl Milky Crisis: Adventures in the Anime and MangaTrade et coauteur de The Anime Encyclopedia.

Jordi Costa est critique de cinéma et auteur de nombreux articles sur le cinéma asiatique.

Luca Della Casa est membre du comité de sélection de films et d’anime asiatiques pour le Future Film Festival de Bologne.

Stéphane Delorme est rédacteur en chef des Cahiers du cinéma.

Davide di Giorgio est critique de cinéma et auteur d’une rubrique pour le magazine en ligne Sentieri Selvaggi .

Daniele Dottorini est critique de cinéma, maître de conférences et consultant pour plusieurs festivals de cinéma.

Stefano Gariglio travaille dans le sous-titrage de films et est membre de l’association culturelle neo(N)eiga.

Paul Gravett est critique, maître de conférences, conservateur et historien de la bande dessinée.

Erwan Higuinen est journaliste et critique pour Les Inrockuptibles.

Fabrizio Liberti est chargé de la programmation de films pour la chaîne de télévision italienne Rai Uno.

Helen McCarthy est l’auteure de Osamu Tezuka, le dieu du manga et coauteure de The Anime Encyclopedia.

Fabrizio Modina est un artiste et un collectionneur de figurines connu dans le monde entier.

Giona A. Nazzaro est critique de cinéma et membre du comité de sélection au Festival dei Popoli, à Florence.

Maria Roberta Novielli enseigne le cinéma japonais à l’université Ca’ Foscari, à Venise.

Grazia Paganelli est critique de films et responsable de la programmation au musée national du Cinéma de Turin.

Gianni Rondolino est un historien du cinéma reconnu dans le monde entier et éditorialiste pour La Stampa.

Michel Roudevitch est illustrateur, scénariste, animateur et réalisateur et travaille dans le domaine du film d’animation depuis les années 1960.

Mario A. Rumor est le rédacteur en chef de la revue MANGA!

Stephen Sarrazin est critique d’art et de cinéma, commissaire d’expositions et enseignant.

David Surman enseigne la conception de jeux vidéo, University of Wales, Newport.

Carlo Chatrian et Grazia Paganelli dir., Manga Impact ! Le monde de l’animation japonaise, Phaidon, 2010, 296 pages - 250 x 290 mm - Broché - 500 illustrations couleur - ISBN : 978 0 7148 5717 6 - 39,95 EUR

04/09/10

Art contemporain : un musée dans les parkings de Lyon

Art contemporain - Architecture - Design : A la découverte de la collection souterraine des parkings lyonnais

 

Ceci n'est pas un parc

Ceci n’est pas un parc – © Editions Libel, Lyon – Septembre 2010

 

Un nouveau livre ce mois-ci aux éditions Libel (Lyon) : Ceci s'est pas un parc, sous la direction de François Gindre. Il y est question de parcs de stationnements, de parkings, en sous-sol construits à Lyon au début des années 1990. Et pourtant l'ouvrage n'intéressera pas uniquement les architectes ou étudiants en architecture, loin de là. Car c'est d'une collection d'oeuvres d'artistes contemporains prestigieux jamais publiées, exposées dans un cadre original, dont il est question dans ce beau livre. Avec une centaine d’illustrations à l’appui.

Georges Adilon, Daniel Buren, Patrice Carré, Peter Downbrough, Jody Elff, Dror Endeweld, Philippe Favier, Marin Kasimir, Joseph Kosuth, Véronique Joumard, Valérie Jouve, Matt Mullican, François Morellet, Michel Verjux, Lauwrence Weiner.

Tous ces artistes prestigieux sont exposés dans des parcs de stationnement lyonnais et c'est cette collection originale que Ceci n'est pas un parc s'attache à faire découvrir ou re-découvrir. On savait que sous Lyon se trouvaient des richesses archéologiques mais ce sont des oeuvres bien contemporaines que vous invite à apprécier ce livre beau livre "collector".

184 pages, 100 illustrations N&B et couleur, 24 x 28 cm, belle impression et mise en page, couverture cartonnée, publication septembre 2010 aux Editions Libel, 45 €

En librairie ou sur www.editions-libel.fr

21/06/10

Vivre l’intime. Un livre collectif sous la direction de Diane Watteau aux éditions Thalia

Livre à Paraître > Analyse sur l’art contemporain

Vivre l’intime

Sous la direction de Diane Watteau, Editions Thalia, juin 2010

La couverture du livre n’a pas encore été dévoilée mais l’ouvrage devrait sortir dans toutes les bonnes librairies cette semaine. Il est en effet prévu que Diane Watteau, qui a assuré la direction de cet ouvrage collectif, participe à des séances de présentation de l’ouvrage et de signature cette semaine.

Vivre l’intime rassemble les textes d’une quinzaine d’auteurs et un cahier de reproductions des oeuvres présentées dans l'exposition (Conversations intimes) [les parenthèses ne sont pas de nous ; elles font partie du titre de l'exposition] au Musée départemental de l’Oise de Beauvais (19 juin - 31 octobre 2010). Avec Evelyne Artaud, Diane Watteau est commissaire de cette exposition.

Vivre l’intime se compose d’une rencontre entre des auteurs de champs diversifiés sous le signe du « désir d’intime » dans l’art contemporain. Une rencontre à la fois éthique, esthétique et politique de spécialistes de l’art contemporain et de la culture de l’intime : entre un collectionneur, Antoine de Galbert, des historiens de l’art, Bernard Lafargue et Xavier Vert, des critiques d’art, Gilles Froger, Jean-Marc Huitorel, Françoise Parfait, Claude-Hubert Tatot et Diane Watteau, des philosophes et psychanalystes, Alain Chareyre-Méjan, Monique Schneider, Geneviève Morel, Sabine Prokhoris et Gérard Wajcman, des artistes, Yann Beauvais et Paul-Armand Gette, ainsi qu’une juriste, Judith Ickowicz.

Vivre l’Intime est publié dans la nouvelle collection « Conversations » des éditions Thalia (diffusion Gallimard). Cette nouvelle collection est dédiée à des textes d'analyses et de réflexions rigoureuses par des auteurs dont la compétence sur le sujet traité est reconnue.

Que ce soit Diane Watteau qui assure la direction de cet ouvrage collectif est un bon indicateur du sérieux de l'analyse et du bon niveau de la réflexion sur un sujet très intéressant mais complexe. Il suppose une approche pluridisciplinaire afin d’en aborder les différentes dimensions. C'est bien ce choix de la pluridisciplinarité qui a été fait et c'est tant mieux. Un sociologue aurait aussi certainement apporté un éclairage intéressant sur un tel sujet. Mais ne doutons pas que parmi tous les auteurs de qualité réunis autour de Diane Watteau, certains ont intégré l’optique sociologique dans leur analyse.

Diane Watteau (1961, Paris) est peintre, critique d’art (membre de l’AICA), maître de conférences en arts plastiques à l’Université Paul Valéry de Montpellier III (2001). Elle est membre de l’équipe de Recherche de l’IRIEC de Montpellier III ; membre du GRAF art contemporain (1991 à 1998) académie d’Amiens ; agrégée en arts plastiques (1988) et enfin, membre du comité de rédaction de Savoirs et Clinique, revue de psychanalyse.