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18/04/25

De verre et de pierre. Chagall en mosaïque - Exposition @ Musée national Marc Chagall, Nice

De verre et de pierre
Chagall en mosaïque
Musée national Marc Chagall, Nice
24 mai - 22 septembre 2025

Tout comme le vitrail, la tapisserie ou la céramique, la mosaïque fait partie des nouvelles expressions artistiques que Marc Chagall expérimente après la Seconde Guerre mondiale après son retour en France en 1949 à Vence. Elle ouvre à l’artiste de nouvelles voies dans ses recherches sur la lumière, la matière et la couleur et la création d’oeuvres monumentales dialoguant avec l’architecture.

L’entente artistique que Marc Chagall met en place avec les mosaïstes incarne une synergie où se rencontrent innovation et patrimoine, révélant la manière dont une technique ancestrale peut stimuler la création contemporaine. Ainsi, Marc Chagall réalisera de 1958 à 1986, quatorze mosaïques réparties entre le Sud de la France (Nice, Vence, Saint-Paul-de-Vence, Les-Arcssur Argens), les États-Unis (Chicago et Washington), Israël (Jérusalem) et la Suisse avec une oeuvre créée pour un hôtel particulier à Paris puis transférée à la Fondation Gianadda à Martigny en 2003.

Cette exposition est l’occasion d’offrir, pour la première fois, un panorama complet des quatorze projets de mosaïque réalisés par Chagall, à travers de nombreuses oeuvres et documents d’archives. Quelque vingt-cinq esquisses et maquettes préparatoires pour les mosaïques de Chagall illustrent le processus de recherches et de création de l’artiste, tandis que quatre à cinq pièces en mosaïque sont exceptionnellement réunies et constitueront un temps fort de l’exposition.

Cette manifestation est également l’opportunité de mettre en valeur la mosaïque Le Char d’Elie, réalisée en 1971 pour le musée national Marc Chagall en la présentant en vis-à-vis des deux maquettes de cette oeuvre dont celle inédite acquise en 2023. Un ensemble de peintures, dessins, gravures et lithographies complètent le propos.

Issues de collections particulières et d’institutions nationales et internationales, ces oeuvres sont mises en valeur par une scénographie faisant la part belle à de larges photographies de mosaïques en grand format ainsi qu’à des dispositifs destinés à faire découvrir cette technique ancestrale aux publics. Le musée rend accessible cette exposition au plus grand nombre par le biais de dispositifs tactiles permettant de comprendre la technique de la mosaïque, à destination de tous, notamment des familles et des personnes atteintes de déficience visuelle.

Exposition organisée par le Musée national Marc Chagall, le GrandPalaisRmn et le Museo d’Arte della città di Ravenna.

L'exposition sera accompagnée d'un catalogue, à paraître.

De verre et de pierre. Chagall en mosaïque
De verre et de pierre. 
Chagall en mosaïque
Catalogue de l'exposition
Rmn Edition

L’exposition sera présentée d’octobre 2025 à janvier 2026 au Museo d’Arte della citta di Ravenna (Italie).

Commissariat général de l'exposition

Anne Dopffer, Directrice des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes

Grégory Couderc, Responsable scientifique des collections du musée national Marc Chagall, Nice

A l’occasion de cette exposition, le catalogue raisonné des mosaïques de Marc Chagall sera publié le 24 mai 2025 sur le site :
Il est réalisé par l’Association des Amis de Marc Chagall, en collaboration avec le Comité Marc Chagall et les Archives Marc et Ida Chagall à Paris.

Musée national Marc Chagall
Avenue du Docteur Ménard, 06000 Nice

21/03/25

Rinko Kawauchi, M/E, Delpire & Co - Livre de Photographies

Rinko Kawauchi
M/E 
Delpire & Co, 2025 

Rinko Kawachi
Rinko Kawauchi
M/E
© Edité par Delpire & Co
Relié, toilé avec marquage argent
216 pages, 22 x 28,5 cm
EAN: 979-10-95821-80-9
Ouvrage bilingue français – anglais
En librairie le 27 mars 2025

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi
Abeille et les dieux

Abeille au cœur des fleurs
Fleurs dans les jardins
Jardins entourés de murs en terre
Murs dans les villages
Villages au cœur du Japon
Japon dans le monde
Monde au sein des dieux
Puis, puis… les dieux
Au cœur des frêles abeilles

Misuzu Kaneko
Ce poème de Misuzu Kaneko, poétesse japonaise du début du XXe  siècle injustement oubliée et redécouverte par le grand public japonais au moment de la catastrophe de Fukushima (ses poèmes étaient lus à la télévision), a inspiré à Rinko Kawauchi ce nouveau livre. Rendant hommage à cette autrice, la photographe explore notre rapport au monde nous incitant à reconsidérer nos liens en tant qu’êtres humains avec la nature.

Rinko Kawauchi a baptisé son livre M/E en référence à Mother/Earth mais n’en a gardé que les initiales (me en anglais) pour souligner le lien qu’elle entretient avec la terre-mère. Elle pose son regard singulier, empreint de douceur, sur le monde vivant pour en capter la beauté fragile : celle d’une goutte de rosée sur une feuille ou le front gigantesque d’un glacier devant lequel lévite le halo blanc d’un nuage de vapeur provoqué par l’effondrement de la glace dans la mer.

La démarche de l’artiste est très intuitive, ses images ne sont pas construites, elles « arrivent ». Le résultat : des images presque méditatives, comme issues d’un rêve. Elles peuvent être poétiques, mystérieuses, voire même bizarres. D’ailleurs elles ne sont pas parfaitement nettes. Rinko Kawauchi cherche l’éphémère, elle capture cet instant fugace qui précède l’accommodation de l’œil.

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi

L’artiste saisit aussi bien son environnement immédiat et sa famille que des sujets plus spectaculaires. Elle propose dans ce livre un dialogue entre des images d’Islande et du Japon, principalement autour de l’eau : nuages, pluie, arc-en ciel, glace, neige, torrents, brume... L’ouvrage est construit en jouant avec l’idée de transparence qui lui est chère. Les images sont imprimées sur un papier japonais très fin et se dévoilent progressivement. Des pages blanches, comme des silences, ponctuent les séquences. La couverture est, quant à elle, comme éclaboussée d’éclats d’argent qui reflètent la lumière.

Pour citer Teju Cole, l’auteur du texte qui clôt le livre : « les grands livres de photographie sont ceux qui modifient nos perceptions ». Celui-ci en fait assurément partie.

La photographe japonaise Rinko Kawauchi (née en 1972), connue pour ses images aux couleurs douces et lumineuses s’attache à dévoiler le mystère, la fragilité et la force de la vie sous toutes ses formes. Connue en France depuis son exposition à la fondation Cartier pour l’art contemporain en 2005, son œuvre fait partie de nombreuses collections publiques et privées à travers le monde. Son travail a été présenté cet été aux Rencontres d’Arles dans le cadre de l’exposition « Femmes photographes japonaise ». Attachant une grande importance au livre, elle a publié une vingtaine d’ouvrages. M/E est le cinquième à paraître en France.

DELPIRE & CO
13, rue de l’Abbaye - Paris

15/02/25

Un exil combattant. Les artistes et la France 1939-1945 @ Musée de l'Armée - Invalides, Paris + Catalogue, Editions Gallimard

Un exil combattant. Les artistes et la France 1939-1945
Musée de l'Armée - Invalides, Paris
26 février - 22 juin 2025

Nombreux sont les artistes, intellectuels et combattants qui aux prémices de la Seconde Guerre mondiale quittent leur pays pour différents exils. Qu’ils soient persécutés, opposants au fascisme et au nazisme, militants, responsables politiques, intellectuels ou artistes, français ou étrangers, ils se retrouvent sur le territoire métropolitain, point de départ vers une autre destination, fuyant l’Occupation et la France de Vichy pour l’exil. L’exposition Un exil combattant. Les artistes et la France 1939-1945, propose un voyage émouvant à travers les arts et l’histoire, révélant comment les artistes et les intellectuels en exil ont mis leur créativité au service des valeurs de liberté.

Cette exposition s’inscrit dans le cadre des commémorations nationales des 80 ans de la Libération. À travers le prisme des arts, de la communication, de l’éducation et des sciences, l’exposition met en lumière un combat culturel intense visant à gagner les coeurs et les esprits des pays neutres et alliés. Elle souligne également la persistance de la liberté d’action et de création, incarnée par l’esprit des Lumières, dans les territoires ralliés. Un « certain esprit français », défendu aussi par des artistes étrangers soutenant ces valeurs, comme le sculpteur et peintre américain Alexander Calder.

Ce parcours inédit, structuré en quatre parties géographiques qui retracent diverses formes d’exil, s’intéresse tant aux combattants de la France libre qu’aux réfugiés exilés hors d’Europe. Comme le général de Gaulle et son gouvernement, les combattants et intellectuels de la France libre rejoignent Londres pour y mener des actions de politique culturelle et d’information. À Marseille, l’américain Varian Fry se charge d’évacuer des artistes d’avant-garde et des intellectuels vers les États-Unis.

De Londres à Sydney, en passant par New York, Brazzaville, Buenos Aires, Cuba ou encore Alger, les visiteurs découvrent les parcours variés et les engagements courageux de nombreuses personnalités. Parmi elles, des figures marquantes comme René Cassin, Germaine Krull, André Masson, Wifredo Lam, Maria-Elena Vieira da Silva, Henry Valensi, Fernand Léger, Jean Hélion, Anna Marly, Micheline Rosenberg, Georges Duthuit, Jean Gabin, et bien d’autres.

La scénographie plonge le visiteur à partager les destins, les émotions, les luttes et les espoirs notamment à travers la reconstitution de deux lieux emblématiques de la France aux États-Unis : l’atelier New-yorkais du sculpteur Ossip Zadkine – exilé dès 1941 – véritable sanctuaire de créativité et de résistance, ainsi que la célèbre librairie new-yorkaise Gotham Books, à l’atmosphère vibrante où l’esprit français s’épanouissait en pleine guerre.

COMMISSARIAT, MUSÉE DE L’ARMÉE - INVALIDES
Vincent Giraudier, chef du département de l’historial Charles de Gaulle
Sylvie Le Ray-Burimi, conservateur en chef du patrimoine, cheffe du département beaux-arts et patrimoine
Assistés de Louise Le Bars

LE CATALOGUE DE L'EXPOSITION

Un exil combattant. Les artistes et la France 1939-1945
Catalogue co-édité par Gallimard et le Musée de l'Armée
Sous la direction de Vincent Giraudier et Sylvie Le Ray-Burini
Parution : 20-02-2025 
Collection Albums Beaux Livres chez Gallimard
320 pages, 380 ill., sous couverture illustrée, 195 x 255 mm
ISBN : 9782073098252

PRESENTATION DE L'EDITEUR
Dès l’été 1940, partout dans le monde resté libre ainsi que dans les territoires d’Afrique, d’Asie et du Pacifique ralliés à la France libre, des artistes, des écrivains, des intellectuels et des scientifiques français et francophones, souvent réfugiés ou persécutés, engagent un combat culturel pour gagner les coeurs et les esprits des opinions publiques des pays neutres et alliés à la cause de ceux qui refusent la défaite de la France. Qu’ils soient Français libres ou non, tous ont contribué au rayonnement international de la culture française dans cette période troublée.

Les auteurs sollicités pour le présent catalogue dressent un panorama de la production artistique, culturelle et scientifique en exil. De l’architecture à la joaillerie, de l’édition au cinéma, du surréalisme à l’atome, autant de sujets aussi méconnus que passionnants sont illustrés par les photographies des trois cents objets, documents et œuvres d’art présentés dans l’exposition. Au coeur de cet ensemble, une sélection de quarante-deux portraits commentés de ces artistes et intellectuels ayant oeuvré pour la Résistance redonne un visage à des personnalités toujours hors norme, parfois tombées dans l’oubli, rappelant que l’exil de chacun et la manière dont il a été vécu sont uniques.
LES AUTEURS

Jacques Cantier, professeur d’histoire contemporaine, université Toulouse-Jean-Jaurès
Cécilie Champy-Vinas
Anne-Sixtine Clevenot
Olivier Courteaux, historien
Diane Dosso, docteure en histoire des sciences, responsable des archives de l’Institut de biologie physico-chimique (IBPC - Paris Ve) et du projet ANR FondaScience (2023-2027)
Tom Dutheil, conservateur adjoint, musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie
Nicolas Engel, conservateur en chef, en charge des collections Afghanistan-Pakistan, musée Guimet – musée national des arts asiatiques
Dr. Romain Fathi, senior lecturer in history, Australian National University
Jordan Gaspin, chargé d’études documentaires principal, département contemporain, musée de l’Armée
Vincent Giraudier 
Claudine Grammont, cheffe du cabinet d’art graphique, Musée national d’art moderne
Laurent Jeanpierre, professeur de science politique, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne
Eric Jennings, professeur d’histoire contemporaine, université de Toronto
Béatrice Joyeux-Prunel
Carine Lachèvre 
Christine Laurière, CNRS (UMR9022 Héritages), co-directrice de Bérose, encyclopédie internationale des histoires de l’anthropologie
Louise Le Bars 
Sylvie Le Ray-Burimi 
Bruno Leroux, ancien directeur historique de la Fondation de la Résistance
Elisabeth Magotteaux, doctorante en histoire de l’art contemporain, Sorbonne Université
Pierre Manenti, normalien, historien du gaullisme
Chantal Morelle 
Lucie Moriceau-Chastagner, adjointe à la cheffe du département beaux-arts et patrimoine et responsable des collections photographiques, musée de l’Armée
Didier Ottinger, directeur adjoint, MNAM - Centre Pompidou
Fanny Pascual, maître de conférences en histoire contemporaine, Université de la Nouvelle-Calédonie
Guillaume Piketty
Charles Riondet, docteur en histoire
Bernard Toulier, conservateur général honoraire du patrimoine, expert UNESCO
Vladimir Trouplin
Olivier-René Veillon, historien du cinéma, producteur, en charge de la mission cinéma du ministère des Armées

MUSÉE DE L’ARMÉE - INVALIDES
Hôtel national des Invalides, 129 rue de Grenelle, 75007 Paris

29/01/25

Mon petit Chantilly par Marie Sellier - GrandPalaisRmnÉditions - Jeunesse

Mon petit Chantilly par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions - Jeunesse
Parution : 29 janvier 2025

Pour les plus jeunes, GrandPalaisRmnÉditions propose une collection qui leur permet une découverte ludique et largement illustrée des grands Musées et lieux du Patrimoine. Marie Sellier est l'autrice des textes et use de son talent pour présenter l'Art et les lieux prestigieux qui les exposent, avec des mots simples, adaptés au public Jeunesse. C'est à Chantilly que nous emmène le dernier livre de cette collection.

Mon petit Chantilly
par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions 
Relié, 22 x 22 cm - 48 pages - 40 illustrations
Code EAN : 9782711880768 - Prix : 10 €

Mon petit Chantilly
 par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions 

Mon petit Chantilly
 par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions 

Entre le château, le parc et les grandes écuries, impossible de s’ennuyer au domaine de Chantilly ! Il y en a pour tous les goûts : fans d’histoire ou d’art, amoureux de la nature ou encore passionnés de chevaux.

Ancienne forteresse médiévale complétée d’un château partiellement détruit à la Révolution, ce n’est qu’au XIXe siècle qu’est construite la partie la plus moderne du château, dans un style inspiré de la Renaissance qui lui confère une allure digne d’un conte de fées.

Le dernier propriétaire du château au XIXe siècle s’appelle Henri d’Orléans, duc d’Aumale. Il a pour ancêtre le frère de Louis XIV, et a eu une vie particulièrement romanesque ! Il a consacré son immense fortune à réunir une incroyable collection d’art et de livres. Le château, outre une somptueuse bibliothèque, abrite la seconde plus grande collection de peintures anciennes après le Louvre. Dans la galerie de peintures, on peut voir des chefs-d’œuvre signés Raphaël, Clouet, Ingres ou Delacroix, accrochés comme on le faisait au XIXe siècle.

Les Grands Appartements, à travers des lieux emblématiques comme la galerie des Batailles ou la Grande Singerie, permettent de découvrir le faste des grands seigneurs de l’Ancien Régime. Le Parc comprend un jardin anglais romantique, un jardin anglo-chinois avec un hameau ainsi qu’un grand parterre à la française dessiné par le fameux jardinier de Louis XIV, André Le Nôtre. Il abrite également les Grandes Écuries, construites au XVIIIe siècle par le prince de Condé, qui sont encore aujourd’hui l’un des hauts lieux de l’art équestre.

Marie Sellier est l’autrice d’une centaine d’ouvrages jeunesse sur l’art. Romancière et scénariste, elle a consacré livres et scénarios à des artistes majeurs (Camille Claudel et Auguste Rodin, Van Gogh, etc.) et a travaillé avec de nombreuses illustratrices contemporaines. Au GrandPalaisRmn, elle a signé de nombreux succès, parmi lesquels L’Afrique, petit Chaka… (2001, avec Marion Lesage) ou, plus récemment, L’Arbre de Sobo (2018, avec Charlotte Gastaut) et Où vont les lapins la nuit ? (2022, avec Marie Assénat). Officier des Arts et des Lettres (2013) et Chevalier de la Légion d’honneur (2014), elle a également présidé le Conseil permanent des écrivains (2012-2014) et la Société des gens de lettres (2014-2019).

Dans la même collection : 

Mon Petit Orsay
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Louvre
, par Violaine Bouvet-Lanselle et Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Picasso
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon Petit Cluny
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Ma petite Orangerie
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon Luxembourg
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Guimet
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Versailles
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Fontainebleau
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

06/05/24

Stephen Dock, Echos. La photographie à distance du conflit, Delpire & Co - Texte de Joan Fontcuberta - Rencontres d’Arles 2024

Stephen Dock 
Texte de Joan Fontcuberta
Echos. La photographie à distance du conflit
Livre publié par Delpire & Co, juin 2024
Rencontres d’Arles 2024 
1e juillet - 19 septembre 2024


Stephen Dock - Joan Fontcuberta
Stephen Dock /
Texte de Joan Fontcuberta
Echos. La photographie à distance du conflit
Delpire & Co, 2024
© Delpire & Co
Photographie © Stephen Dock

Stephen Dock
Stephen Dock
Syrie, 2012
Photographie © Stephen Dock
« La vie est dangereuse. Les images peuvent contribuer à attiser le feu. Celles sélectionnées par Stephen Dock appartiennent à la catégorie des images qui permettent le temps long de la réflexion. » Extrait du texte de Joan Fontcuberta
Obsolescente avant même d’être saisie, la photographie de reportage est devenue une marchandise dont la durée de validité s’amenuise de plus en plus. 

Échos – La photographie à distance du conflit, dont le titre renvoie à la notion d’image rapportée, est le refus de nourrir une mythologie visuelle traditionnelle de la guerre qui n’est peut-être plus en phase avec la réalité du monde actuel. En tentant de déconstruire un registre photographique, Stephen Dock propose une image générique de la guerre moderne. 

Plus d’une décennie après sa couverture du conflit syrien, le photographe questionne son archive de milliers d’images. Lui contestant la qualité de preuve, il y recherche un rapport plus sensible, donc plus juste, à la guerre, à la violence, aux humains qui la vivent dans leur chair. S’éloignant de tout traitement documentaire, Stephen Dock s’affirme dans un processus de réinterprétation et de réappropriation de ses images. Il développe de nouvelles formes, en se concentrant sur la perception. Il créé à partir de la substance même des images. 

Étirées, dépouillées, recadrées, le photographe qui hier tentait de capter les faits, entrave aujourd’hui volontairement ses propres productions. Du bruit au silence, le photographe ne se tourne plus directement vers le sujet. Il n’obéit plus à l’obsession de faire des images mais les dissèque et opère sur la matière organique. Il met en exergue et en confrontation les deux principaux supports de diffusion de l’image mécanique et numérique qui se succèdent et s’entremêlent : le papier et le pixel. 

Un texte stimulant de l’artiste-essayiste Joan Fontcuberta replace son travail dans le courant actuel de la post-photographie.

Photographies de Stephen Dock / Texte de Joan Fontcuberta

Prix : 39 € / Format : 21 x 28 cm / Pages : 120 / EAN : 979-10-95821-72-4

Exposition des Rencontres d’Arles 2024, du 1e juillet au 19 septembre 2024, sous le commissariat d’Audrey Hoareau

Delpire & Co, Paris

31/03/24

Exposition Jean Hélion @ Musée d'Art Moderne de Paris - " Jean Hélion, La prose du monde", une rétrospective

Jean Hélion, La prose du monde
Musée d'Art Moderne de Paris
22 mars - 18 août 2024

Le Musée d’Art Moderne de Paris propose une exposition rétrospective de l'œuvre de Jean Hélion (1904 - 1987), peintre et intellectuel dont l’œuvre traverse le XXᵉ siècle : Jean Hélion est l’un des pionniers de l’abstraction qu'il introduisit en Amérique dans les années 1930, avant d’évoluer vers une figuration personnelle à l’aube de la seconde guerre mondiale.

Revenu en France après la guerre et salué dans les années 1960 par la nouvelle génération des peintres de la Figuration narrative comme Gilles Aillaud ou Eduardo Arroyo, Jean Hélion bénéficiera de son vivant de nombreuses expositions dans les galeries et les institutions françaises et internationales comme celle du MAM en 1977 et 1984 - 85, la dernière rétrospective ayant été présentée au Centre Pompidou en 2004. Malgré son importance et sa singularité, son œuvre reste aujourd’hui encore peu connue du public.

Organisée de manière chronologique, l’exposition Jean Hélion, La prose du monde rassemble plus de 150 œuvres (103 peintures, 50 dessins, des carnets ainsi qu’une abondante documentation), rarement présentées au public, provenant de grandes institutions françaises et internationales ainsi que de nombreuses collections privées.

Né en 1904 en Normandie, Jean Hélion s’oriente d’abord vers des études d’architecture à Paris. Après une brève expérience montmartroise en 1929, il se lie à Théo van Doesburg et Piet Mondrian, s’oriente vers l’abstraction géométrique et participe au groupe Art Concret ainsi qu’à la création du collectif Abstraction-Création qui rassemblera les meilleurs représentants de l’art abstrait entre les deux guerres. Ami de Calder, Arp et de Giacometti, il est également proche de Max Ernst, de Marcel Duchamp ou de Victor Brauner.

En 1929, il commence la rédaction des Carnets, réflexion sur la peinture qu’il poursuivra jusqu’en 1984. Jean Hélion est également proche des écrivains de son temps : Francis Ponge, Raymond Queneau, René Char, André du Bouchet... et n’a de cesse de les associer à son parcours artistique.

À partir de 1934, Jean Hélion s’installe aux États-Unis où il se lie d’amitié avec Marcel Duchamp. Il devient l’un des acteurs les plus importants de l’abstraction et une figure éminente de la vie artistique américaine, conseiller auprès de grands collectionneurs.

Pourtant dès le milieu des années 1930, ses formes s’animent, préfigurant un retour à la figure humaine. Fidèle à son intuition, Jean Hélion se détourne alors de l’abstraction en 1939 au moment où celle-ci commence à s’imposer sur la scène internationale, pour s’intéresser davantage à la figure humaine et « au réel ».

Pressentant la fragilité des choses au moment où éclate le second conflit mondial, Hélion procède alors à une reconstruction de l’image à partir de son langage abstrait : les œuvres qui en résultent présentent des scènes de rue tirées du quotidien où toute sentimentalité est absente.

Interrompant sa carrière de peintre, Hélion s’engage pendant la guerre aux côtés de l’armée française; il est fait prisonnier en 1940. Le récit de son évasion They Shall Not Have Me, publié en 1943 et récemment traduit en français deviendra un best-seller.

De retour à Paris en 1946, marié à Pegeen Vail (fille de Peggy Guggenheim), il peine à trouver sa place sur la scène parisienne. Malgré tout, il réinvente la figuration en abordant différents styles et nombreux sujets : le nu (Nu renversé, 1946), le paysage (Le Grand Brabant, 1957), la nature morte (Nature morte à la citrouille, 1946 ou Citrouillerie, 1952), l’allégorie (À rebours, 1947, Jugement dernier des choses, 1978 - 79), la peinture d’histoire (Choses vues en mai, 1969) et vue d’atelier (L’atelier, 1953 acquis récemment par le MAM avec le soutien des Amis du Musée d’Art Moderne et le Fonds du Patrimoine). Paris, la rue, les choses où se mêle le songe, sont une source d’inspiration inépuisable pour écrire sa « prose du monde ».

Commissaire :  Sophie Krebs
Commissaire invité : Henry-Claude Cousseau
Assistés d'Adélaïde Lacotte

Catalogue

Jean Hélion - Catalogue
Jean Hélion, La prose du monde
Éditions Paris Musées
248 pages, 45 €
L’exposition est accompagnée d’un catalogue publié sous la direction de Sophie Krebs et Henry-Claude Cousseau, commissaires de l’exposition, et préfacé par Fabrice Hergott, avec les contributions de Vincent Broqua, Pierre Brullé, Éric de Chassey, Céline Chicha-Castex, Oliver Koerner Von Gustorf, Brigitte Léal, Guitemie Maldonado, François-René Martin, Emmanuel Pernoud.
Sommaire

Présence d’Hélion, Fabrice Hergott
Notre jour enfui, Pierre Bergounioux
Le voir et l’intelligible ou la peinture et son double, Henry-Claude Cousseau
Affinités parisiennes, Sophie Krebs
1904-1928 – Les années d’apprentissage
1929-1939 – De la forme à la figure. « Un abstrait devenu figuratif ». Des virages à double sens, Guitemie Maldonado
Calder-Hélion: mobiles et équilibres, Brigitte Leal
1940-1949 – Entre réel et imaginaire. Portrait d’Hélion en peintre du dimanche, Emmanuel Pernoud
Tomber, relever, se relever. Hélion et les maîtres anciens, François-René Martin
1950-1965 – Le parti pris des choses
Choses vues en mai. Une peinture de comportement, Éric de Chassey
1980-1987 – À perte de vue. Hélion, à titre d’exemple, Pierre Brullé
Le talentueux M. Hélion, Oliver Koerner von Gustorf
Œuvres exposées
Expositions personnelles (sélection)
Ouvrages cités
Bibliographie

MUSÉE D’ART MODERNE DE PARIS
11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris

19/03/24

Atelier Picasso - Roman Graphique @ Editions Skira - Illustrations de Giulia Masia & Texte de Luca Masia

Atelier Picasso - Roman Graphique
Editions Skira
Parution Avril 2024

Atelier Picasso
Atelier Picasso
, Skira, 2024
Giulia Masia & Luca Masia
Couverture reliée, 20 x 28 cm 
176 pages,160 illustrations
ISBN 978-2-37074-240-7

Ce roman graphique écrit par Luca Masia et illustré par Giulia Masia offre une nouvelle perspective sur Pablo Picasso, sa vie et son entourage artistique, par le biais d’une histoire vraie, celle du tailleur Michele Sapone et de sa famille sur la Côte d’Azur dans les années d’après-guerre. 
 
Michele Sapone cousait des tissus comme l’on peint des toiles. Originaire d’un petit village du sud de l’Italie, près de Caserte, il s’installe à la fin de la Seconde Guerre mondiale à Nice, où il crée son propre atelier. Grâce au peintre florentin Manfredo Borsi, il rencontre les artistes locaux et réussit à mettre en lumière son talent artisanal. Au cours des années, il noue une amitié sincère avec Pablo Picasso et se lie également avec les artistes et peintres parmi les plus importants de l’époque dont Arp, Campigli, Giacometti, Hartung, Magnelli, Miró, ou Severini. 
 
En échange de costumes élégants et vêtements de travail, pantalons de cérémonie et manteaux d’hiver, Michele Sapone reçoit de ses amis artistes des toiles et des dessins qui forment, au fil des ans, le cœur d’une importante collection.
 
Élevée dans ce riche et stimulant environnement, sa fille Aïka développe une passion pour l’art. Elle grandit entourée d’artistes, pose pour Picasso et Giacometti, se dispute avec Hartung ou apparaît sur des clichés de David Duncan ou Edward Quinn… En 1973, grâce à la collection de son père et à la proximité de la famille avec les artistes, elle ouvre à Nice avec son mari Antonio, la Galerie Sapone, toujours en activité aujourd’hui. La première exposition est alors consacrée à Picasso, qui décède malheureusement quelques jours seulement avant l’inauguration, le 8 avril 1973. 
 
Cinquante ans plus tard, ce roman graphique revient sur cette facette méconnue de la vie de Picasso et des amitiés artistiques qui ont vu le jour dans la lumière de la Côte d’Azur. 

Illustrations - Giulia Masia est illustratrice indépendante. Après avoir terminé ses études à l’IED, elle a commencé à travailler pour plusieurs maisons d’édition et agences. Elle a été nominée pour d’importants prix d’illustration, tels que l’Annual Illustratori Italiani, le 3x3 Annual (USA) et le CQ Journal. Elle a fait partie des 50 illustrateurs primés lors du concours Golden Pinwheel Young Illustrators. 
 
Textes - Luca Masia est écrivain et créatif publicitaire. Il s’occupe de fiction, de télévision, de dramaturgie théâtrale et de communication d’entreprise. Il a travaillé au sein d’agences internationales de premier plan, a collaboré avec la Triennale de Milan pendant près de dix ans, et a écrit des textes et des livres sur l’art, le design et l’architecture. 

SKIRA

05/11/23

Omar Victor Diop | Lee Shulman & The Anonymous Project @ Paris Photo 2023 - Exposition présentée par les galeries Binome et Magnin-A

Omar Victor Diop | Lee Shulman & The Anonymous Project
Galeries Binome et Magnin-A
Paris Photo 2023 
9 - 12 Novembre 2023 

De la rencontre de Lee Shulman / The Anonymous Project et d'Omar Victor Diop nait la série Being There, au croisement des univers des deux artistes. Spécialiste de l'autoportrait, le photographe sénégalais s'immisce dans les images diapositives vernaculaires de la collection The Anonymous Project. Travail de mise en scène en studio et de remontage des images orchestré par Lee Shulman, la série revisite en une soixantaine d'oeuvres les archétypes de la société des Trente Glorieuses. Ces photographies augmentées questionnent les fondements de notre société contemporaine. Being there, en réparant l'absence ouvre une conversation sur notre histoire. 

Les galeries BINOME et MAGNIN-A, représentant respectivement l'un et l'autre artiste, s’associent pour dévoiler Being There à Paris Photo 2023. Une collaboration inédite entre deux artistes et leurs galeries au soutien d'un projet fort, par ailleurs porté par la publication du livre éponyme aux éditions Textuel.

Omar Victor Diop & The Anonymous Project, Being There
Taous Dahmani, Omar Victor Diop, The Anonymous Project
Edité par Textuel, Octobre 2023
29 x 27 cm, relié, 104 pages
ISBN : 978-2-84597-944-4

Présentation par l'éditeur : 
Politiquement incorrect ou délicieusement subversif ?

Ce livre est le fruit d’une collaboration jubilatoire : le réalisateur Lee Shulman, créateur de The Anonymous Project, a proposé à Omar Victor Diop, autoportraitiste sénégalais, de se glisser dans les photographies anonymes de sa collection de diapositives américaines des années 1950 et 1960. Images de célébrations ordinaires où l’on voit essentiellement des familles issues de la classe moyenne blanche et privilégiée poser à table pour fêter un anniversaire, à la plage, au milieu d’un barbecue ou devant leur rutilant pavillon. Omar Victor Diop s’immisce ainsi dans des univers où il n’a pas été invité, dans le contexte de l’Amérique ségrégationniste d’après-guerre, comme s’il avait toujours fait partie du cadre. Lee Shulman et Omar Victor Diop proposent une nouvelle façon d’agiter les esprits et d’interroger les représentations, avec humour. Leur performance fonctionne comme un révélateur.
GALERIE MAGNIN-A
118 Boulevard Richard-Lenoir, 75011 Paris
www.magnin-a.com

GALERIE BINOME
19 Rue Charlemagne, 75004 Paris
galeriebinome.com

PARIS PHOTO 2023
Grand Palais Ephémère
www.parisphoto.com

17/05/23

Pascal Haudressy - Monographie aux Editions Skira - Sous la direction de David Rosenberg

Pascal Haudressy
Nouvelle monographie éditée par Skira
Sous la direction de David Rosenberg

Pascal Haudressy
PASCAL HAUDRESSY 
Parution mai 2023
Editions Skira
Édition reliée bilingue en français et anglais
24 x 32 cm, 160 pages
100 illustrations 
39 € - ISBN 978-2-37074-206-3

Pascal Haudressy
PASCAL HAUDRESSY
Heart, 2009
Boucle numérique : étude de bruit génératif
150 x 100 cm 
Édition de 6 exemplaires, collection particulière, Allemagne

Artiste français d'origine tatare, Pascal Haudressy (1968-2021), a développé une œuvre singulière et innovante mêlant sculpture, peinture et nouvelles technologies. Cette monographie, qui fait suite à un premier ouvrage publié par Skira en 2011, permet de découvrir les multiples facettes de son art et rend hommage à la mémoire de l'artiste, disparu prématurément à l'âge de 53 ans.

Après dix années à l’Unesco en tant que responsable de projets culturels, où il a notamment lancé les « Drapeaux de la Tolérance », un projet avec des artistes tels que Robert Rauschenberg, Gordon-Matta Clarke ou Friedensreich Hundertwasser, Pascal Haudressy décide de se consacrer à son travail artistique en 2005. Développant une approche esthétique singulière, il est le pionnier d’un nouveau format centré sur le mouvement, la matérialité et l’immatérialité. Dans son travail, Pascal Haudressy explore les profondes mutations de notre monde marqué par la coexistence du digital et du biologique. Chacune de ses œuvres forme un lien ou une réconciliation entre le passé et l’avenir, la nature et l’activité humaine, la science et le mythe, l’Orient et l’Occident.

Pascal Haudressy
PASCAL HAUDRESSY
Diptych Project, 2017/ Piero Viti - LABOTIV
« Ce sont les inter-mondes, les émulsions, les interrelations entre les médiums qui m'intéressent et que j'aime perturber. Les choses sont mouvantes et mutantes, en particulier à notre époque. Ce changement perpétuel de perception, de perspective, nous ouvre un nouvel espace d'incertitude et de liberté. »  -- Pascal Haudressy
Images digitales et réalité virtuelle, intelligence artificielle et robotique : les mutations du réel et la pluralité des expériences nouvelles qui en découlent constituent le point de départ de la réflexion et de la pratique artistique de Pascal Haudressy.

Pascal Haudressy
PASCAL HAUDRESSY 
Step 1-C (acides aminés), 2010
Marbre 270 cm
Édition de trois exemplaires, collection particulière, Londres, Royaume-Uni

Pascal Haudressy
PASCAL HAUDRESSY 
Light Painting, Magenta and Blue, One Stripe, 2021
Impression et acrylique sur toile et vidéo projection
200 x 200 cm

Dessin et sculpture, selon lui, ne peuvent plus être envisagés en termes de structures figées, mais comme des activités et des formes génératives en devenir. Il expérimente en introduisant délibérément des bugs, des « virus » dans le flux des calculs qui sous-tendent ses images numériques. Des mutations improbables se font ainsi jour, les contours se faisant et se défaisant, les formes se réordonnant ou se désagrégeant sans cesse.

Pascal Haudressy a participé à de nombreuses expositions internationales et ses œuvres figurent dans d'importantes collections. En France, elles ont notamment été présentées en 2018 au Centre Pompidou ainsi qu'au Grand Palais lors de l'exposition Artistes & Robots.

Cet ouvrage édité sous la direction de David Rosenberg, auteur et commissaire d'exposition, rassemble les contributions de spécialistes qui furent des proches de l'artiste : un essai de Domitille d’Orgeval, historienne de l’art contemporain, un entretien avec Jérôme Sans, co-fondateur du Palais de Tokyo et commissaire d'exposition, les textes de Jérôme Neutres et de Françoise Paviot, commissaires d’exposition, ainsi que de Miguel Chevalier, artiste.

EDITIONS SKIRA

02/12/22

Michael Snow @ Galerie Martine Aboucaya, Paris - Autour de son nouveau livre

Michael Snow
Autour de son nouveau livre
Galerie Martine Aboucaya
15 novembre 2022 - 10 janvier 2023

Michael Snow
Michael Snow
La collection de photographies de ma mère
Photo courtesy of Galerie Martine Aboucaya

La galerie Martine Aboucaya présente sa cinquième exposition personnelle de Michael Snow (Toronto, 1928).

Figure clef du cinéma expérimental et musicien de renom, Michael Snow a développé au fil de sa carrière une pratique polymorphe et transversale mêlant film 16mm, peinture, sculpture, vidéo, photographie, dessin, écriture, holographie et musique. Il aborde ces différentes expérimentations à travers de nombreux écrits théoriques, publiés dans des catalogues, des revues, ou restés inédits (Des écrits 1958-2001, recueil de textes commentés par l’artiste, publié par le Centre Georges Pompidou en 2002).

L'exposition s'est construite autour de son nouveau livre intitulé "La collection de photographies de ma mère". Cet ouvrage reprend  fidèlement l'album photo familial. Voilà ce qu'en dit l'artiste :
Pour ses amis et sa famille, ma mère, Marie-Antoinette Françoise Carmen Levesque Snow Roig se surnommait «Toni». Elle signait ses lettres « Toni». Elle était née le 21 février 1904 à Chicoutimi et elle est décédée à Toronto le 19 février 2004 (vraiment, elle a vécu roo ans). Son père s'appelait Elzéar Levesque (1875-1937), avocat, et pour quelque temps le maire de Chicoutimi. Son père, également Elzéar, était capitaine de bateaux sur la rivière Saguenay et le fleuve Saint-Laurent. Sa femme, Delphine Tremblay, était d'origine innue (montagnaise). La mère de Toni s'appelait Caroline Dénéchaud Levesque. Le père de Caroline s'appelait Macaire Dénéchaud. Son père à lui, Claude Dénéchau*, possédait une seigneurie près de la ville de Québec à Berthier-sur-mer. Le père de Claude, Jacques Dénéchaud, vint de la France et arriva à Québec en 1752; il était chirurgien et apothicaire. En 1924, Toni a épousé Gerald Bradley Snow à Toronto. Il a été arpenteur dans la région du Lac Saint-Jean et il était aussi ingénieur civil supervisant la construction de deux ponts près de Chicoutimi. John Snow, charron de son état, fut le premier Snow en Amérique du Nord britannique. Il est arrivé d'Angleterre en 1816 et s'établit dans la région devenue depuis Hull/Ottawa. Son fils, également prénommé John, était arpenteur-géomètre. Toni et Gerald Bradley Snow eurent deux enfants, Denyse et Michel (l'auteur de ce livre). Ma mère a soigneusement gardé les merveilleuses photos des trois lignées familiales (Dénéchaud, Levesque et Snow). Et elle a noté l'identité des gens qui apparaissent dans les images, ainsi que le lieu, la date et les circonstances de l'événement photographié. Les photos sont si belles et si historiques que je souhaite les partager avec tous et toutes.
L'exposition évoque et partage un vécu à la fois intime et collectif en réunissant principalement 3 oeuvres : Autour de l'île, Sinoms et Cityscape. Le livre lui, ponctue et arrête le temps. Michael Snow nous permet de découvrir un peu de son enfance. Et nous reconnaîtrons partout ici les mouvements de caméra chers à  Michael Snow comme dans Wavelength (1967), Back and Forth (1969), La Région Centrale (1971) et Rameau's Nephew (1974).

Michael Snow a fait l’objet de nombreuses expositions monographiques de par le monde. Ses œuvres figurent dans plusieurs grandes collections - Museum of Modern Art, New York; Ludwig Museum; Tate London; MNAM, Centre Georges Pompidou; Musée d’art Moderne de la Ville de Paris; FRAC Lorraine; Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg; Musée des Beaux Arts, Canada; Art Gallery of Ontario; National Gallery of Canada...

GALERIE MARTINE ABOUCAYA
5 rue Sainte Anastase, 75003 Paris

28/10/22

Brahim Alaoui, Regard sur les artistes modernes et contemporains arabes - Éditions Skira

Brahim Alaoui
Regard sur les artistes modernes et contemporains arabes
Éditions Skira - Parution Novembre 2022

Brahim Alaoui
Regard sur les artistes modernes et contemporains arabes
© Éditions Skira 2022

Cinquante portraits d’artistes arabes modernes et contemporains, photographiés dans leurs ateliers ou lieux de vie, viennent composer un vaste panorama de l’art au Proche-Orient et en Afrique du Nord depuis la fin de la Seconde guerre mondiale à nos jours.

L’ouvrage présente une génération d’artistes modernes - dont Shakir Hassan Al-Saïd, Etel Adnan, Farid Belkahia, Abdellah Benanteur, Mounir Canaan, Inji Aflatoun, Paul Guiragossian, Saliba Douaihy, Adam Henein - souvent formés dans l’Europe d’après-guerre et qui, une fois de retour dans leurs pays, entamèrent une réflexion sur leur identité et élaborèrent leur propre modernité post-coloniale. L’ouvrage rend aussi compte d’une nouvelle génération au tournant du XXIe siècle – Ghada Amer, Kader Attia, Mounir Fatmi ou Youssef Nabil – qui s’est émancipée des voies classiques de la représentation, explore de nouveaux médiums, et s’impose sur la scène internationale de l’art contemporain. 

Dans cet ouvrage qui s’enrichit d’un important entretien avec la critique d’art Pascale Le Thorel qui a permis de contextualiser ses rencontres avec les différents artistes, l’historien de l’art et commissaire d’exposition Brahim Alaoui propose ainsi sa vision des évolutions et des voies nouvelles de l’art moderne et contemporain arabe depuis les débats de l’ère post-coloniale jusqu’à aujourd’hui où se mêlent utopies, tragédies, résistances et espérances. 

BRAHIM ALAOUI

D’abord chercheur au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Brahim Alaoui a ensuite été directeur du musée de l’Institut du monde arabe à Paris où il a organisé entre 1987 et 2007 de prestigieuses expositions. Il partage désormais sa vie entre des activités de conseil en ingénierie culturelle, d’édition et le commissariat d’exposition. 

Édition en français - Reliée – 16,5 x 24 cm -
376 pages - 250 illustrations - ISBN 978-2-37074-195-0 - 49 €

Monographie de Philippe Cognée, Editions Skira - Par Julie Chaizemartin, Marc Donnadieu, Guy Tosatto

Philippe Cognée
Éditions Skira Paris et Galerie Templon
Parution Septembre 2022

Philippe Cognée
PHILIPPE COGNÉE
© Éditions Skira 2022 / Galerie Templon

Né en 1957, PHILIPPE COGNÉE est peintre, graveur et dessinateur. Représenté par la galerie Templon depuis 2002, il est aujourd'hui reconnu comme l'un des principaux artistes français de sa génération qui furent à l'origine d'un intérêt nouveau pour le médium de la peinture, et ce, dès les années 1990. 

Procédant par effets de « floutage et amélioration », son travail se distingue par une approche et une technique particulières par le biais desquelles il cherche à transcender la banalité quotidienne en perdant le sujet choisi - fleurs, architectures, objets, foules, vues familières - dans le flou. Son travail pose notamment la question de l’épuisement de l’image et de la condition humaine dans son rapport à l’environnement urbain, il interroge le rôle de la peinture dans une société où l’image, sous les effets des nouvelles technologies, est à la fois omniprésente et appauvrie.

Philippe Cognée photographie ou capte en vidéo ses sujets puis en photographie quelques images diffusées sur un moniteur. Ces images, telles quelles ou déconstruites ou ré-assemblées, sont ensuite projetées sur la toile ou sur un panneau de bois. L'artiste utilise alors une peinture à l'encaustique faite de cire d'abeille et de pigments de couleur pour reproduire les images choisies. Il dispose cette peinture au pinceau sur la toile, puis recouvre celle-ci d'un film plastique sur lequel un fer à repasser chauffe la cire pour la liquéfier, étalant et déformant les formes, ce qui a pour effet de créer un enfouissement trouble du sujet dans la matière. Le film plastique, lorsque décollé, produit à certains endroits des manques dûs à l'arrachage de la couche picturale. L'image semble alors piégée sous une surface glacée.

Au cours de sa carrière, Philippe Cognée a notamment pu porter son attention sur des sujets tels que des architectures ou des lieux - supermarchés, abattoirs - liés à la société de consommation. Dans sa peinture, des monuments tels que le Centre Georges Pompidou, la basilique Saint-Pierre de Rome ou le Musée Guggenheim de Bilbao apparaissent non dans leur structure réelle et objective mais tels qu'ils pourraient exister dans notre mémoire. Ces images viennent restituer une réalité altérée par le souvenir et la subjectivité de l'artiste. 

Depuis 2006, Philippe Cognée s'est également intéressé aux clichés satellite diffusés sur Internet ainsi qu'aux clichés Google Street View à 360° qui lui permettent d'explorer le monde entier depuis son atelier, de travailler sur les bâtiments et d’observer les différents régionalismes et particularismes architecturaux.

Aujourd’hui, ses paysages champêtres, champs de coquelicots ou de tournesols, bien qu'évoquant le plein air des impressionnistes, viennent témoigner d'une réalité autrement plus étouffante. Diptyques ou triptyques, étrangement déserts, figés dans une lumière ambigüe, ces morceaux de campagne familière fascinent autant qu’ils inquiètent. Leur apparente immuabilité, traversée de couleurs vives voire incongrues, leurs surfaces en dripping ou grattées, font état d'une forme de résistance : résistance contre le réalisme, résistance contre la superficialité au sens propre comme figuré. Les terres agricoles deviennent sauvages et les forêts tourmentées, elles s'inscrivent dans une majesté qui contraste avec une sensation de disparition imminente, chaque paysage se faisant le constat d’un irréconciliable malentendu entre nature et culture.

Auteurs

Julie Chaizemartin
Critique d'art et journaliste, Julie Chaizemartin écrit notamment pour artpress, Le Quotidien de l’Art, Beaux-Arts Magazine et Transfuge.

Marc Donnadieu
Commissaire d'exposition, Marc Donnadieu est actuellement conservateur en chef à Photo Élysée à Lausanne.

Guy Tosatto
Historien de l'art et conservateur, Guy Tosatto est directeur du musée de Grenoble depuis septembre 2002. 

Édition bilingue en français et en anglais - Reliée - 23,5 x 30 cm -
288 pages - 220 illustrations - ISBN 978-2-37074-198-1 - 45 € 

24/10/22

Livre de photographies de Kiki Xue, Potraits - Éditions Skira - Essai et entretien par Denise Wendel-Poray

Livre de photographies de Kiki Xue, Portraits
Éditions Skira - Parution Novembre 2022

Kiki Xue
Kiki Xue
, Portraits
© Éditions Skira 2022

KIKI XUE est né en 1986 en Chine dans la province du Sichuan. Il vit et travaille à Paris. Alors étudiant en mathématiques, c’est par hasard qu’il s’est tourné vers la photographie en collectionnant les livres des « grands maîtres de la photo » avant d’apprendre les techniques de la photographie. Depuis 2010, il s’est imposé comme l’une des principales figures émergentes de la photographie de mode. Il a notamment remporté le prix PhotoVogue à Milan et collabore avec les magazines Vogue et L’Officiel en Italie, ainsi qu’avec Harper’s Bazaar en Chine.
« Je travaille comme un réalisateur de film : je pense mon script avant ma création. Mais je suis à la fois réalisateur et scénariste », explique Kiki Xue. Également peintre, Kiki Xue est très sensible à l’art de la Renaissance. « J’apprécie ses couleurs vives, ses effets de profondeurs et de jeu d’ombres, et les lumières de ces chefs-d’œuvre (…) J’expérimente d’ailleurs des combinaisons de couleurs en peinture, pour pouvoir un jour les utiliser en photographie ». 
Dans ses décors picturaux, ses modèles – souvent des femmes – évoluent, « sensibles, et pleins d’émotion ». Son art mêle noblesse et modernité dans une interrogation sur la beauté à travers ses multiples formes temporelles, culturelles et ethniques, ou à travers ses troubles, ce qui l’a amené, dans ses nouvelles séries, à s’extraire de la mode pour se diriger vers l'art contemporain. 

Ainsi, ses photographies révèlent-t-elle un travail de composition, de mise en scène et d’attention au détail. Loin de considérer la photographie de mode comme une pratique mineure, l’artiste y puise inspiration et stimulation pour créer en parallèle de véritables tirages d’art. Ses séries se concentrent autour du nu, du portrait et du costume traditionnel auxquels s’ajoutent un intérêt croissant pour les fleurs. 

Cet ouvrage, qui comprend un essai approfondi de Denise Wendel-Poray et un entretien entre l'autrice et l’artiste, se propose d’explorer la pratique de Kiki Xue dont la connaissance de l’art et de son histoire infuse l'œuvre. 

Édition trilingue en français, en anglais et en chinois - Reliée -
25 x 32 cm - 160 pages - 63 illustrations - ISBN 978-2-37074-197-4
Parution novembre 2022

21/10/22

Dessins bolonais du XVIe siècle dans les collections du Louvre @ Musée du Louvre, Paris

Dessins bolonais du XVIe siècle dans les collections du Louvre
Musée du Louvre, Paris
21 Septembre 2022 – 16 Janvier 2023

Cette exposition propose de découvrir l’évolution du dessin bolonais tout au long du XVIe siècle à  travers une sélection de quarante-quatre feuilles, en mettant en valeur des personnalités artistiques majeures aux côtés d’autres demeurant parfois encore dans l’ombre, mais ayant énormément dessiné. L’exposition accompagne la parution du tome XII de l’Inventaire général des dessins italiens, consacré à l’école bolonaise du XVIe siècle, comprenant des dessins exécutés par des artistes natifs de la ville de Bologne, ou bolonais d’adoption, actifs avant l’arrivée des Carrache.

Dans les toutes premières années du Cinquecento, dans les ateliers de Francesco Francia, Peregrino da Cesena, Marcantonio Raimondi ou Amico Aspertini s’affirme une nouvelle manière de dessiner, raffinée et élégante, qui pousse parfois jusqu’au fantasque. Les personnalités moins connues d’Innocenzo da Imola, Bagnacavallo, Biagio Pupini et Girolamo da Treviso, actifs entre 1515 et 1550 environ, imprégnées de culture classique et raphaélesque, contribuent progressivement à la création d’un style nouveau, caractérisé par des effets d’ombre et de lumière particulièrement intenses, qui ouvrent la voie à la manière moderne.

Vers le milieu du siècle, Pellegrino Tibaldi importe à Bologne, depuis Rome, un nouveau langage monumental inspiré de Michel-Ange et dont le raffinement calligraphique doit beaucoup à Perino del Vaga.
 
Puis, dans la seconde moitié du XVIe siècle, Prospero Fontana, Lorenzo Sabatini ou Orazio Sammachini, après s’être distingués dans plusieurs décors palatiaux, exportent leur style dans toute l’Emilie, puis, lorsqu’ils furent appelés au service du pape bolonais Grégoire XIII, à Rome et ses alentours.

Dans ces mêmes années, avec ses dessins de facture soignée, mais énergique, Bartolomeo Passerotti, l’artiste le plus puissant de l’école bolonaise, impose son nouveau regard analytique du naturel, prémices du langage artistique de la génération suivante.
 
Commissariat : Roberta Serra, ingénieur d’études au département des Arts graphiques, musée du Louvre.

Dessins Italiens du musée du Louvre
Inventaire général des dessins italiens, Tome XII
Dessins bolonais du XVIe siècle dans les collections du Louvre
Catalogue de l’exposition 
Sous la direction de Roberta Serra, musée du Louvre
Coédition musée du Louvre éditions / Silvana Editoriale
400 p., environ 600 ill., 95 €

MUSÉE DU LOUVRE
Rue de Rivoli, 75001 Paris

05/10/22

Monographie de L'Atlas, Editions Skira - Par Paul Ardenne et David Rosenberg

Monographie de L'Atlas
Éditions Skira - Parution Octobre 2022

L'Atlas
Couverture L'Atlas 
© Éditions Skira 2022

Figure majeure du street art français, Jules Dedet Granel, dit L’Atlas, né en 1978, trouve par ses recherches autour de l’écriture le point de départ de son travail plastique et pictural. Ayant étudié la calligraphie dans plusieurs pays arabes, il crée ses propres typographies originales. Il est particulièrement animé par l’idée de créer un langage pictural universel, qui soit un juste équilibre entre la forme et la lettre, entre l’acte et l’intention. Ses œuvres prennent pour point de départ la signature de l’artiste – L’Atlas, qu’il décline de mille manières.

Cette monographie avec les essais de Paul Ardenne et David Rosenberg présente les variations infinies du langage codifié de l'artiste, entre art optique, abstraction, street art, pop art et minimalisme, depuis les années 1990 où il s’est fait connaitre par ses interventions radicales dans l’espace public et les années 2000 depuis lesquelles il développe un travail en atelier et expose ses œuvres dans des galeries d’art urbain contemporain.

L’Atlas présente la particularité de rechercher et de renouveler systématiquement son approche et son expression de la lettre et de la ligne, du rythme codifié de l’écriture, cherchant la frontière de l’illisible, et menant méthodiquement son œuvre vers l’abstraction et le minimalisme ; il considère toute forme comme une lettre et toute lettre comme une forme, ce qui l'a conduit à travailler récemment avec des urbanistes pour donner une troisième dimension à son art et réinvestir l’espace public d'une autre manière redonnant ainsi un sens à la dimension architecturale de son travail.

Auteurs

Paul Ardenne est historien de l'art, commissaire d'exposition et écrivain. Il enseigne l'histoire de l'art contemporain à l'Université d'Amiens. 

David Rosenberg est commissaire d'exposition. Il collabore régulièrement avec différents musées, fondations et galeries à travers le monde. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’art moderne et contemporain. 

Édition bilingue en français et en anglais - Reliée - 23 x 29 cm -
208 pages - 130 illustrations - ISBN 978-2-37074-185-1 - 39 €

Signature à la Galerie Perahia le 15 octobre 2022 de 17h00 à 22h00 
24 rue Dauphine, 75006 Paris